J’ai eu l’occasion, presque par coïncidence, d’assister à l’avant-première du film « Jésus, l’enquête » adapté du roman Jésus : la parole est à la défense (The Case for Christ, sorti en 1998). Je tiens à préciser que j’ai découvert l’histoire à cette occasion, n’ayant pas eu l’opportunité auparavant de lire le livre. D’ailleurs, je n’ai entendu parler du film que la veille de l’avant-première.

Relativement séduit par la bande annonce et plus encore par les appréciations globalement positives et constructives données par les premiers spectateurs parisiens, je décide de rejoindre un groupe d’amis en ville pour aller voir cette curiosité cinématographique avant qu’elle ne soit bannie ou censurée, laïcité oblige.

Synopsis éclair pour savoir de quoi l’on parle : Lee Strobel est un journaliste d’investigation américain qui travaille pour un grand journal de Chicago. Sa vie bascule peu à peu lorsqu’il se rend compte que sa femme s’intéresse au Christianisme, se convertit à Jésus Christ et se fait baptiser. En sceptique-athée convaincu, il fait tout pour la décourager et tente de chercher la faille dans l’histoire de la résurrection de Jésus qui la fera revenir à la raison. A mesure qu’il enquête, Lee accumule malgré lui les preuves et les faits qui font apparaître que Jésus est bel et bien ressuscité, comme c’est écrit dans la Bible. A cours d’hypothèses et de contre-arguments, il est bien obligé d’admettre la vérité : le Seigneur Jésus est Dieu et il est ressuscité. A noter que ce film (et le livre) est autobiographique. Lee Strobel existe réellement et donne toujours des cours de théologie dans plusieurs universités américaines. Les sceptiques pourraient prétendre que ce film est cousu de fil blanc. Eh bien non. C’est une réalité que beaucoup de gens encore, et heureusement, rencontrent dans leur vie !

Jésus, l’enquête
Un film américain de Jon Gunn
Avec Mike Vogel, Erika Christensen, Faye Dunaway, Frankie Faison
Genre : Historique, Drame, Biopic
Durée : 1h52min
Sortie en France le 28 février

Outre la mise en scène très bien réalisée, le film est suffisamment long (presque deux heures, mais on ne s’ennuie pas) pour permettre au spectateur d’observer avec attention chaque étape de la conversion lente mais effective de Lee. Et qui plus est, on n’a aucun mal à s’identifier à ce personnage borné, condescendant, égoïste et en recherche de vérité. C’est avec désespoir et même pitié que l’on observe le personnage s’enfoncer dans une contradiction ridicule et autodestructrice. On en viendrait presque à le plaindre et prendre parti pour lui tellement l’isolement qu’il ressent doit être terrible. Et pourtant, la solution à tout son malheur n’est pas bien compliquée. Comme un leitmotiv, un mot revient fréquemment aux oreilles du spectateur, l’amour. Jésus est mort sur la croix par amour. Ce n’est en rien quelque chose que la raison, la science et toutes les preuves possibles pourront étayer. Uniquement la foi. C’est d’ailleurs avec une habileté certaine que l’un des personnages, mentor de Lee, admet que croyants et athées font « un acte de foi » quand ils décident de reconnaître Jésus comme Dieu ou de le rejeter.

Même si l’œil aguerri relèvera les mécanismes hollywoodiens et la romance prédominante, ce film est une petite gifle mesquine adressée à tous les raisonnements anti-Christ sans queue ni tête. Par ailleurs, c’est aussi une bonne recette éventuelle pour amener des scientifiques et savants en recherche à découvrir la vérité. Tous les stéréotypes athéistes sont débusqués et démolis un à un sans merci. Les athées prennent systématiquement le parti de la science et des faits. Qu’à cela ne tienne; le film montre comment des médecins, des psychiatres de renom, de grands penseurs et philosophes attestent les récits bibliques.

L’avocat du diable dira peut-être que ce film se penche uniquement sur la résurrection de Jésus, élément central du Christianisme selon un des personnages, alors qu’il y a probablement une multitude de choses incongrues aux yeux du non croyant. Le spectateur blasé pourra aussi voir dans ce film un bon divertissement, touchant sûrement, mais suffisamment classique et bien tourné pour ne pas provoquer davantage de questionnement. Qui sait, cependant, ce que les graines semées par le biais de ce film pourront produire ultérieurement.

Avant-premières cette semaine

Lundi 19 février
– Méga CGR de Bayonne à 20h00
– Mégarex de Haguenau à 20h15
– Pathé Quinconces du Mans à 20h30
Jeudi 22 février
– Nef de Grenoble à 20h15
– Gaumont St-Serge d’Angers à 19h45
– Ciné Pôle Sud Basse-Goulaine de Nantes à 20h00
– Gaumont Comédie de Montpellier à 19h30
Vendredi 23 février
– Pathé Paris de Nice à 20h00
Samedi 24 février
– Les Enfants du Paradis de Chartres à 16h00
– Ermitage de Fontainebleau à 16h00
– Kinépolis de Rouen à 19h30
Dimanche 25 février
– Capitole-Studios Le Pontet en Avignon à 16h30

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Je leur donnerai un même coeur, Et je mettrai en eux un esprit nouveau; J’ôterai de leur corps le coeur de pierre, Et je leur donnerai un coeur de chair.

Et vous, qu'en pensez-vous ?