Ce réveil de Pensecola attire des milliers et des milliers d’auditeurs dans la ville et dans la région, dans le pays et qu’il y a des conversions. Et la base de ce réveil, c’est la repentance. C’est-à-dire que les gens se repentent. Les vieux chrétiens, ceux qui sont rétrogrades reviennent; et c’est ce qui est intéressant, c’est que les chrétiens rétrogrades, on les rebaptise, puisqu’on estime qu’ayant rétrogradés, ils sont retournés dans le monde et il faut qu’ils se réengagent dans les eaux du baptême.

Quelques critères qui confiment qu’on est en marche dans cette direction :

1°) Premier point qu’on voit dans cette église qui est comme la nôtre, pentecôtiste classique, cette église est ancrée dans sa racine juive; c’est-à-dire que la racine d’Israël est honorée. La vision du Jubilé, c’est-à-dire qu’Israël rentre dans son jubilé, sa cinquantième année d’existence. Egalement la prise de conscience, qu’en évangélisant les païens, nous hâtons aussi la restauration d’Israël. Puisque quand le nombre des païens sera rentré dans le salut, le Messie reviendra. Les chrétiens qui n’évangélisent pas n’ont pas compris la vision d’Israël ni celle de Dieu et ont besoin de se réveiller. Le salut vient des juifs. Nous croyons à la restauration de Jérusalem comme capitale spirituelle de la planète. Nous ne devenons pas des juifs, nous ne faisons pas du légalisme religieux juif, nous ne judaïsons pas, mais nous croyons à la réalité d’Israël. Nous prions pour la paix de Jérusalem. Nous sommes reliés comme un cordon ombilical avec l’Etat d’Israël, avec sa restauration, avec la bénédiction de Dieu.

2°) La racine pentecôtiste classique ; cette église de réveil a ses racines pentecôtistes très classiques, avec des ministères pastoraux, diaconaux, anciens, respectés et respectables, avec la notion de l’église locale, la notion de formation des jeûnes, la notion du salut des âmes, la notion des responsabilités des responsables. C’est-à-dire que quelqu’un qui est responsable dans l’église assume les conséquences de sa responsabilité. Elle est aussi reliée aux exemples et aux témoignages des aînés. Ces gens-là ont la notion de l’église locale très développée, et ils ont le courage de vivre l’identité de leur église locale.

Nous sommes nous aussi en route vers cette vision. Certains chrétiens pensent que la soupe du voisin est meilleure que la nôtre; c’est toujours mieux ailleurs ! Et quand on a besoin d’eux à l’église, ils ne sont pas là ! Nous devons aimer notre assemblée, aimer les frères et les soeurs, et avoir conscience que Dieu veut nous visiter. Pas comme Pensecola, ou comme Toronto, mais le Seigneur nous visitera comme Lui le veut. Il est le Seigneur de son église ! Nous ne recherchons pas des méthodes, mais nous recherchons le Seigneur.

3°) La vie de prière : avant que le réveil ne vienne ils ont eu 2 ans et demi de prière où ils ont développé cette perspective de vie de prière que nous sommes en train de placer devant vous. Que ce soit au niveau des jeunes, au niveau de groupes comme musiciens, comme choristes, comme enfants, adultes, groupes de maisons, chaînes de prières 24 h sur 24 h. Il y a eu une mise en place progressive de la prière pendant la journée, et 2 ans après le feu est descendu. Le ciel s’est déchiré et le feu de Dieu était là. Et maintenant, il se manifeste.

Il faut que nous ayons conscience de ce qui se passe au milieu de nous; cette préparation à la vie de prière est quelque chose que Dieu est en train de faire. C’est le temps de Dieu de nous lancer dans la prière; c’est le temps de Dieu de nous lancer dans l’évangélisation. Ne restons pas dehors, nous ne pourrons pas rattraper le train !

4°) La notion du jeûne : nous avons reçu des enseignements; mais nous allons maintenant, - tout ceux qui le pourront - enclencher des jeûnes pratiques périodiques. Le jeûne, n’est pas seulement un moyen pour persuader Dieu, mais le jeûne nous aide à entrer dans la prière. Le jeûne nous permet d’entrer dans la prière. La vraie prière est un don de Dieu. « Je répandrai un esprit de supplication » a dit le prophète Joël. Or cet esprit de supplication, qui est l’esprit de la prière, ne peut venir parfois que lorsqu’on se met à jeûner. Ce n’est pas le jeûne qui est la vraie prière, mais le jeûne est la porte qui va me permettre de déboucher dans une vraie prière inspirée ou suscitée par l’Esprit de Dieu. Alors si vous ne savez pas prier ou que vous êtes froids, commencez à jeûner un peu. Jeûnez non pas pour persuader Dieu, mais jeûnez pour commencer à avoir un esprit de prière. Il nous est dit de Daniel, lorsqu’il a prié les vingt et un jours, « il se prépara à chercher la prière par le jeûne ». Je voudrais chacun et chacune, dans ses possibilités, à chercher l’esprit de prière par le jeûne.

Dans cette église, n’importe qui ne peut pas distribuer la Sainte Cène. Il y a exclusion ou excommunication de personnes dont la vie ne correspond pas à l’évangile professé. Il n’y a pas de musiciens dans l’équipe de musique ou de choristes dans la chorale qui ont une vie double. « Soyez saints comme je suis saint. » La distribution de la Sainte Cène est faite par des responsables et des chrétiens solides; le pain et le vin distribués c’est la communion au corps et au sang de Christ.

Les bergers sont responsables des âmes qui leur sont confiées.

L’église reçoit un enseignement clair sur le péché pour ne pas perdre l’onction par la légèreté.

Les baptêmes ne sont pas donnés à ceux qui ne sont pas réellement passés par la repentance.

Le baptême des rétrogrades : c’est assez original, mais cela se tient dans ce sens : si nous perdons l’onction, nous avons besoin de revenir et d’être pardonnés de notre vie passée. Parce que nous aurons peut-être souillé, même en étant chrétiens de nom, notre vie, notre corps. Le baptême, c’est la purification de tout notre être.

5°) Les prières positives : ils ont découvert que plutôt être ces chrétiens qui gémissent toujours, ils ont découvert qu’en réalité ce genre de prière sont des prières de malédictions. Chaque fois que nous gémissons par habitude, nous sommes en train de faire des malédictions. Ils ont découvert que la prière qui porte, la prière qui est exaucée ce n’est pas celle qui fait du bruit, mais c’est celle qui est pleine de foi, c’est celle qui est positive de la Bible. Chaque fois que vous avez une pensée, cherchez un texte ou une histoire de la Bible, et priez sur ces paroles. Priez la parole et priez sur la Parole, positivement. Quand nous avons des paroles positives, elles enlèvent les critiques, les amertumes, les incrédulités.

6°) Ce point concerne les jeunes : il y a eu un mouvement au sein de la jeunesse avant le réveil. La jeunesse fait partie du temps de Dieu pour le réveil. L’accent a été mis des semaines, des mois avant, sur le temps qui s’écoule, et le temps opportunité pour servir Dieu. Nous voulons dire aux jeunes que le temps qu’ils vivent dans leur jeunesse, est un temps qui doit être à profit pour servir Dieu. Cherchez la vocation; marchez avec Dieu; utilisez tous les moyens, tous les temps de la jeunesse pour vous préparer et former cette armée d’élites. Le réveil a commencé au sein d’une réunion de jeunesse, un samedi matin; les jeunes se sont mis à prier normalement un samedi matin, et voilà que la prière s’est prolongée et l’onction est descendue et le lundi matin, ils étaient encore en prière. Depuis le réveil se manifeste; des milliers d’âmes se convertissent. Chaque mois, il y a des centaines de baptêmes avec la repentance. La délinquance est tombée de 22 % dans la localité, reconnue par les autorités. C’est un fruit du réveil authentique. Les jeunes sont aussi encouragés à suivre un cours de discipline très pratique, les engageant dans une marche quotidienne avec Jésus, pour que cela ne reste pas au niveau des sentiments.

7°) Le temps de Dieu : Dieu agit à son heure, à son temps, à un temps donné selon un calendrier divin, selon sa saison spirituelle. Nous devons nous attendre à Dieu; nous devons Le chercher; nous devons, tranquillement, avec foi, pas découragés, dans la foi Le chercher, en mettant en place progressivement dans la direction de Dieu, tout ce qui vient d’être développé.

Ma conclusion sera d’ inviter chacun à oser vivre ces choses dans notre assemblée. Nous devons vivre notre temps local de préparation au réveil en nous formant, en priant ensemble, en évangélisant ensemble, en développant une vie solide familiale, de couple, et être un témoin solide, véridique, en ne trompant pas les gens par un faux christianisme. Saisissons ce temps de préparation que nous sommes en train de vivre. Notre relation avec Israël, l’esprit de prière, la formation, l’évangélisation, la sanctification, l’amour fraternel, la repentance et l’engagement, ce sont les points que Dieu est de mettre en place. Alors travaillons ensemble. Amen. Le réveil commence par chacun d’entre nous.

2 Rois ch 4 v 1 à 7 « Qu’as-tu à la maison ? »

Cette femme n’a plus rien; elle a des dettes et le créancier veut se payer en prenant ses deux fils comme esclaves. Humainement, elle n’a aucune solution, plus de réponse, de provision. Et dans l’extrême de sa situation, elle va voir le prophète Elisée et lui raconte sa vie. Cet homme très ouvert, très sensible spirituellement, va lui poser cette question : « qu’as-tu à la maison? » Elle répond « rien » et elle se reprend « sauf un vase vide ». Dans sa tête, elle n’avait rien mais en réfléchissant, il lui restait un chose, un vase d’huile. C’est ce vase d’huile qui va tout changer. Et ce qui va changer, ce n’est pas le vase d’huile; c’est la façon dont Elisée va lui apprendre à gérer sa vie dans son besoin qui va enclencher le miracle.

C’est la façon dont nous allons capter ce qui va être partager que notre vie va changer ou que la vie de notre vie d’église va pouvoir vivre la marche en avant après laquelle nous soupirons.

Quand nous regardons les besoins : besoins financiers, spirituels, d’évangélisation, de prière, d’investissement, de ministères, besoins de toutes sortes de choses qui nous dépassent, parce que quand on regarde les situations, c’est tellement grand, qu’on se dit qu’on a rien pour répondre. Mais j’aimerais vous rappeler que le chêne, le grand chêne, l’arbre commence tout simplement par une toute petite graine. Que la plus grande des avalanches commence par une petite boule de neige et que le ministère de Jésus a commencé par un tout petit enfant dans une crèche. C’est extrêmement important de comprendre cela dans notre société où nous voyons toutes les possibilités que nous avons et que nous sommes noyés et incapables d’y répondre, parce que nous regardons les buts à atteindre qui nous dépassent, que nous oublions qu’ELisée avait compris et dont il partage le fruit avec cette femme : « Qu’as-tu à la maison? »

Quand Dieu commence quelque chose de grand, c’est toujours avec le peu que nous avons. Ce n’est pas avec le peu où les choses que nous lui demandons, mais c’est avec le peu que nous avons. Il y a en chacun d’entre nous quelque chose qui va enclencher le miracle si nous le comprenons. Ce n’est pas quelque chose que Dieu va nous donner, mais c’est quelque chose que nous avons déjà. La clé du miracle, c’est savoir et commencer avec le peu que nous avons. Commençons avec le peu que nous avons.

Quand Jésus a fait le miracle de la multiplication des pains; il y avait là cinq à dix mille personnes, femmes et enfants compris, et Jésus demande à ses disciples ce qu’ils ont. Ils n’ont rien si ce n’est trois pains et deux poissons. Mais Jésus fait asseoir les gens par groupes de cinquante personnes, et il nous est dit que Jésus a pris le peu qu’ils avait, il a levé les yeux vers le ciel et l’a donné à Dieu. Il a rendu grâces pour ces trois pains et ces deux poissons : » Merci Père d’avoir répondu à ma prière ». Il rompt et c’est la multiplication. Il est parti avec ce qu’Il avait. Il est parti parce qu’Il n’a pas regardé au nombre de personnes à nourrir; Il est parti non pas parce qu’Il a regardé au peu qu’Il avait; Il est parti parce qu’Il a regardé plus haut; parce qu’Il a regardé au Père qui avait la puissance de multiplié le peu qu’Il avait; Il a levé les yeux au-dessus du problème; Il a regardé au-dessus du besoin.

Savez-vous quand vos prières sont exaucées ? C’est quand vous priez ! Votre prière est exaucée avant que vous viviez l’expérience de l’exaucement; mais elle est exaucée. « Croyez que vous l’avez reçu et vous le verrez s’accomplir. » a dit Jésus. Le miracle est chacun d’entre nous. Amen.

Jésus a levé les yeux; Il n’a pas regardé à l’élément; Il n’a pas regardé à ce qu’Il avait; Il n’a pas regardé la foule; mais Il a regardé à Celui qui a tout pouvoir dans les cieux et sur la terre. On peut voir dans le coeur humain de Jésus, cette attente positive et certaine. Il ne priait pas pour se lamenter. Mais Il priait parce qu’Il savait que c’était le moyen par lequel Il avait reçu; et Il recevait : « Père, je sais que tu m’exauces toujours. » Nous ne pouvons pas dire que nous n’avons rien; il y a toujours quelque chose quelque part chez quelqu’un. Il y a toujours quelque chose dans notre vie, dans notre maison avec lequel Dieu veut faire le miracle.

Dieu opère toujours par une attitude positive. Dieu veut bénir notre assemblée. Une église qui fonctionne ne peut pas rester toujours petite. Là où il y a la vie, il ne peut pas y avoir de faibles résultats ou de médiocres résultats. Dieu veut que nous bougions avec le peu que nous avons. Alors comment bouger ? Si nous sommes ce que nous devons être, nous ferons ce que nous devons faire; et si nous faisons ce que nous devons faire, nous témoignerons de Jésus et nous ne pourrons garder petite une église digne du Nouveau Testament.

Le prophète a demandé à la veuve de prendre tous les vases qu’elle pourrait trouver et de rentrer dans sa maison et de fermer à clé. Au travers de cela, je fais un appel de construction. Ce n’est plus le temps de courir à droit ou à gauche. Je ne suis pas en train de critiquer les conventions, je suis seulement en train de contester le côté maladif de certains chrétiens qui n’arrivent pas à s’enraciner dans l’église locale. Ces gens ne verront jamais le réveil dans leur vie.

Elisée a dit à cette femme, tu prends tes vases et tu fermes la porte de ta maison derrière toi. Il faut regarder à Dieu. Il n’y a rien qui remplace la recherche personnelle de Dieu au travers de sa Parole. On ne veut pas critiquer telle ou telle mouvement, ou visitation de Dieu, mais on veut être visité par Dieu. On veut la visitation de Dieu; mais comme Dieu la veut pour nous, pour notre église. Mais on ne va pas la copier à droite ou à gauche avec des résultats malsains comme on peut en voir en tant que pasteur. Combien d’églises sont divisées ? Le Corps de Christ est divisé ? Il nous faut rechercher une solidarité en tant qu’église locale. Nous devons avoir le courage ensemble de chercher Dieu; de développer ensemble un esprit de prière; de développer ensemble un esprit d’évangélisation; de développer ensemble la communion fraternelle.

Elle a fermé la porte de sa maison. Il faut arrêter de discuter avec ceux du dehors. Je suis parfois étonné de voir des gens du dehors savent des choses de nos églises qu’ils sont incapables de comprendre. Il faut fermer les portes du dehors et remplir les vases à l’intérieur. Il faut pendant un temps, non pas se couper du dehors, mais arrêter de courir après n’importe quoi. Nous devons chercher le Seigneur dans notre famille spirituelle. Et quand le ciel sera ouvert, déchiré, alors on ouvrira portes et fenêtres, et on sera capable de digérer les nouveaux. Mais actuellement les nouveaux rentrent et nous contaminent et des jeunes seraient rapidement embarqués dans le monde. Nous avons devant nous un temps de préparation. Il ne faut pas raconter notre vision à tout le monde.

Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. Et cette femme a fermé la porte. Elle a commencé à verser l’huile dans les vases vides. Si nous voulons un miracle, quoi que ce soit que nous demandions nous devons le donner autour de nous. Si nous voulons la joie, donnons la joie. Si nous voulons la paix, devenons un instrument de paix. Si nous voulons être bénis, devenons une bénédiction. Quoi que ce soit que nous voulions dans notre vie, donnons-le ! C’est là toute la médiocrité de notre vie chrétienne.

La veuve a commencé à verser l’huile dans les vases vides. Le miracle a continué aussi longtemps qu’il y avait des vases vides. Quand tous les vases ont été remplis, le miracle s’est arrêté. L’espoir, la réalité du miracle est en chacun d’entre nous, il est en nous, il est dans l’église. L’espoir de chacun dans l’église consiste à trouver des vases vides, trouver des coeurs blessés, des gens avec un besoin, de trouver un besoin chez les uns, chez les autres et de le combler. Ne pas être toujours centrés pour faire du bien aux chrétiens, mais il y a un monde qui a besoin de nous. Nous devons être centrés sur les gens qui ont un besoin parce que les gens sont des vases vides et c’est nous qui devons les remplir. Trouve des blessés et guéris-les ! Nous vivrons le miracle !

Témoignage d’un pasteur de dix mille membres

[ Quand je suis venu à Phoenix en Arizona, j’ai décidé que j’allais consacrer ma vie à remplir des vases vides. Maintenant, mon église était délibérément « classe ». Ils étaient très concernés par le standing des gens, et notre église vivait dans son petit cocon douillet. Nous étions environnés de gens meurtris par la souffrance. Un nombre incalculable d’enfants n’avaient jamais même connu leur papa. J’ai vu le Conseil et je leur ai dit:

- « Conseil, je voudrais que vous me permettiez d’acheter 4 bus pour emmener ces enfants à l’Eglise ». Le Conseil ne voulait pas, mais ils ont accepté, et nous avons commencé à utiliser ces bus et à y faire monter ces pauvres gamins. Le premier dimanche, il y avait une différente sorte de petits enfants dans les ailes de notre église. Ils portaient des vêtements pourris et avaient le visage sale, mais chaque bus était rempli.

Je suis retourné vers le Conseil et leur ai demandé s’ils acceptaient que j’achète 10 bus de plus. Ils n’étaient pas vraiment d’accord, mais ils ne voulaient pas que leur nouveau pasteur devienne fou, aussi ils ont accepté et nous avons eu 10 bus supplémentaires.

Un mois plus tard, je suis retourné dire au Conseil:

- « j’ai besoin de 10 nouveaux bus ».

Ils ont dit :

- « OK »

Et nous avons eu 10 nouveaux bus. Un mois plus tard, les 24 bus étaient remplis. J’ai dit à mon Conseil:

- « les 24 bus sont pleins, il faut que nous en achetions encore 10 ».

Ils ont une fois de plus accepté. Deux mois plus tard, j’ai retrouvé mon Conseil pour leur dire: - - « tous nos 34 bus sont remplis chaque dimanche et il y a toujours plus d’enfants à emmener ».

Je leur ai dit que nous ne pouvions en emmener davantage par manque de place pour eux dans l’Eglise et les diacres ont dit: « Loué soit Dieu !»

Je leur ai dit:

- « Prenons les bus le samedi pour emmener les enfants, et nous appellerons cela l’école du dimanche de samedi. »

Puis le dimanche, nous remplirions les bus avec d’autres enfants. Bientôt nos bus et notre église allaient drainer plus de 3 500 enfants.

Juste à cette époque, j’ai vu au premier rang de l’Eglise un jeune homme qui était assis; il souriait pendant ma prédication. Après la réunion, il a couru vers moi et m’a dit:

- « Je vous ai vu à la télévision et vous avez fait cette déclaration: Si vous voulez être béni, trouvez un besoin et comblez-le . »

Puis il me dit:

-« Cela m’a tellement enthousiasmé que j’ai emprunté de l’argent à la banque pour m’acheter un billet d’avion pour venir ici, à Phoenix. »

Je dois te dire qu’il y a 400 000 personnes âgées à Phoenix. Il me dit:

- « Si vous m’engagez, j’atteindrai ces personnes âgées. »

Je lui ai dit que je n’en avais pas les moyens, mais il m’a répondu:

- « je travaillerai gratuitement. »

Le salaire me semblait correct, alors je l’ai engagé. La première chose qu’il a faite a été d’acheter 30 magnétophones. Il les a emmenés dans les homes de personnes âgées qui ne pouvaient pas venir à l’Eglise. Chaque semaine, il leur apportait le sermon et, une fois par mois, il leur donnait la Sainte Cène. La seconde chose qu’il a faite a été de former 30 adolescents pour aller prêcher dans les maisons de repos, et ils ont commencé à prêcher, à lancer des appels, à prier pour les malades, et des gens ont ainsi découvert le salut. Puis ils ont voulu venir à l’Eglise, j’ai dû alors voir les diacres pour obtenir leur accord et acheter de nouveaux vases.

Un jour, mon téléphone sonne, c’était une petite dame de ces maisons de repos. Elle me dit:

- « Frère Barnett, j’ai été sauvée lors d’une réunion ici, et je veux venir dans votre Eglise. »

Je lui ai répondu:

- « OK, un bus passera vous prendre. »

- « Mais je ne peux pas prendre ce bus. »

- « Mais oui, vous pouvez. »

Elle me dit:

- « Non, je ne peux pas, frère Barnett. »

- « Mais bien sûr vous pouvez. »

- « Non, vous ne comprenez pas; je n’ai plus de jambes et je suis dans une chaise roulante. »

J’ai commencé à pleurer et lui ai dit:

- « Ma petite dame, je ne sais pas comment je vais faire, mais donnez-moi deux semaines, je vais essayer de trouver une solution pour vous emmener à l’Eglise. »

Vous voyez, j’ai trouvé un besoin: j’ai trouvé une douleur; je suis enthousiasmé. Chaque fois que je trouve un vase vide, c’est une opportunité pour un miracle.

Un jour, je descendais une rue à vélo, j’ai vu un bus ! Chaque fois que je vois un bus, ça m’excite. Le chauffeur a sauté du bus et a couru vers le côté, a tiré une manette et abaissé tout le côté du bus. Je n’avais jamais vu un bus comme celui-là auparavant, alors je l’ai bien regardé. Il a appuyé sur un bouton et un ascenseur est sorti, et quand il est arrivé en haut, une petite dame en chaise roulante y est montée puis descendue. Je me suis dit:

- « Il m’en faut 4 comme ça! » et j’en ai trouvé quatre !

Le dimanche suivant, nous avons utilisé ces bus et quand j’ai regardé mon public ce matin-là, il y avait 65 chaises roulantes au premier rang et sur les ailes. Je n’avais jamais entendu autant de pleurs comme j’en ai entendus ce jour-là dans mon église. Ce n’était pas les personnes dans leurs chaises roulantes, mais bien les membres consciencieux de mon église « classe ».

Le ministère des chaises roulantes connaît une croissance si rapide que récemment nous avons dû déménager tout un côté de l’église, et nous avons eu plus de 800 chaises roulantes installées dans cette partie de l’église. Les chaises roulantes envahissent l’église !

Vous voyez, nous avons trouvé un nouveau besoin, dit-il. Nous avons trouvé des vases vides, et c’est mon message. Nous devons consacrer nos vies à trouver des vases vides et les miracles continueront aussi longtemps que nous trouverons des vases à remplir.

Ainsi l’Eglise continue à croître. Un jour, un homme est venu me dire:

- « Pasteur, me permettez-vous d’aller dans les rues y chercher les sans-abri, ceux qui dorment dans les rues, »

- « OK, vas-y! »

Nous lui avons acheté des bus, et il a commencé à amener ces gens à l’Eglise. Chaque dimanche soir, nous avons des centaines de personnes qui viennent remplir tout le balcon de l’Eglise. Après la réunion, nous leur donnons à manger, des vêtements, la possibilité de prendre une douche, un shampooing et le coiffeur. Maintenant, nous avons acheté 10 maisons et 2 grandes missions pour les loger. Aujourd’hui, nous comptons 2 500 sans-abri qui viennent chaque semaine. Nous voyons les bénédictions du réveil commencer à éclore quand nous sortons et trouvons des vases vides.

Tout dernièrement, j’ai senti que notre Eglise avait besoin d’un réveil, nous nous sommes donc mis à prier pour cela. Le Seigneur m’a conduit à convoquer l’Eglise pour une réunion spéciale, et j’ai dit que je voulais que tous ceux qui connaissaient un besoin dans notre ville viennent à cette réunion. Plusieurs centaines de personnes sont venues à cette rencontre. Un homme s’est levé et a dit:

- « Je connais un besoin ! Je suis juif, et la ville est remplie de juifs qui ont besoin de Jésus. »

Il a dit que nous avions besoin de commencer un ministère pour les juifs et j’ai dit:

- « Je te nomme maintenant rabbin principal de la nouvelle église juive ».

Et nous sommes sortis, avons rassemblé les juifs et commencé une église juive au sein de notre Eglise.

Un autre homme s’est levé et nous a rappelé que seule Salt Lake City (ville des Mormons) avait plus de Mormons que Phoenix; nous avions besoin de commencer un ministère auprès des Mormons.

Je lui ai dit:

- « Je fais de toi le nouvel évêque de l’église mormone ».

Et il a commencé à atteindre des Mormons pour Christ, et nous avons eu une église mormone au sein de notre Eglise.

Une jeune femme s’est ensuite levée au premier rang et a commencé à pleurer. Elle a dit qu’avant d’être sauvée, elle était une prostituée. Elle nous dit que les rues sont pleines de gamines qui se prostituent et que personne ne les aime et ne leur parle de Jésus.

- « Pasteur, puis-je commencer un ministère pour ces filles? »

Je lui ai répondu:

- « Je fais de toi maintenant la responsable de la nouvelle église de prostituées. »

Elle a commencé à sortir et à les gagner à Jésus, à les amener à l’église et elles ont commencé à trouver le salut.

Un autre homme s’est levé:

- «Nous avons beaucoup de sidéens dans notre ville, et personne ne va vers eux. Ils sont comme les lépreux des temps anciens, des intouchables avec lesquels personne ne veut avoir affaire. Pasteur, puis-je commencer un ministère pour eux ?»

Je lui ai permis, il a commencé à les amener à l’église, et plusieurs sont déjà sauvés.

Une autre femme s’est écriée:

- « Et les jeunes filles enceintes en dehors du mariage ?! Elles avortent parce qu’elles ont peur que si elles gardent leur bébé, elles soient rejetées par l’Eglise. Pasteur, je veux ouvrir ma maison pour ces jeunes filles pour leur donner une chance et peut-être les gagner à Jésus. »

Elle a ouvert sa maison et l’a remplie de ces jeunes filles. Sa voisine n’a pas beaucoup apprécié cela et a vendu sa maison pour déménager. Alors notre soeur a acheté la maison et l’a remplie de jeunes filles. Chaque dimanche matin, ces jeunes filles viennent à l’église dans un de nos bus pour entendre parler de Jésus.

Eglise! Nous avons besoin d’élargir notre cercle d’amour. Il doit être assez large pour inclure chacun. Parce que Jésus est mort pour eux tous.

Un autre frère s’est levé et nous a dit:

- « Avant de venir à Jésus, j’appartenais à un gang de motards. Je vendais de la drogue. J’étais un de ces Hell’s Angels (Anges de l’Enfer). M’aideriez-vous à commencer une église pour les motards ? »

J’ai pensé tout de suite: « Oh non! Non! Je ne veux pas commencer un truc comme ça! », mais il m’a dit:

- « Pasteur, tu as dit que le cercle d’amour avait besoin d’être vraiment grand. »

Je n’oublierai jamais le premier dimanche où je les ai entendus venir sur leurs bécanes. J’ai pensé que, pour sûr, ils allaient anéantir l’Eglise, mais ils ont connu une croissance tellement rapide qu’en deux ans ils ont maintenant une église d’environ 400 hommes « Exhell’s Angels », sauvés et délivrés par la puissance de Dieu.

Je dis que nous avons besoin d’atteindre un monde qui se meurt. Le maître a dit: « Prend tous les vases vides que tu peux trouver. » Aujourd’hui, nous avons 180 ministères (services) qui répondent à divers besoins.

Chaque fois que je rencontre une souffrance, je commence un ministère. Oh, le monde est rempli de gens qui ont mal, qui souffrent. C’est mon message pour toi, la chose la plus importante, tout ce dont tu as besoin pour ton miracle est dans ta maison. Ne passe pas à côté: tout ce dont nous avons besoin pour toucher notre ville est dans la maison. Les gens dont tu as besoin pour toucher ta ville sont dans ton église. Nous sommes ces gens-là ! Nous avons le miracle en nous !

Tout ce dont tu as besoin pour toucher la nation entière, cette semence est dans la maison. Tout ce dont nous avons besoin pour atteindre le monde entier est dans la maison. Et pourtant voilà ce que nous faisons, c’est nous regardons au but que nous devons atteindre; nous regardons au grand rêve que Dieu nous a donné et nous disons: « Je n’ai rien dans la maison. »

Laisse-moi te raconter une histoire merveilleuse. A cette époque, notre Eglise avait une bonne croissance. J’avais besoin de nouveaux équipiers dans mon Conseil, et un homme de 76 ans est venu me voir:

- « Pasteur, je veux être l’homme qui visite les hôpitaux pour toi. »

Il n’avait aucune qualification particulière. Je l’ai regardé dans les yeux et j’y ai vu quelque chose que j’aime, aussi je l’ai laissé devenir pasteur-aumônier pour les hôpitaux. Il a aujourd’hui 90 ans, et l’année dernière il a visité plus de 6 000 personnes à l’hôpital. Il m’a donné le nom et l’adresse de plus de 2 000 personnes qu’il a conduit à Jésus-Christ rien que l’année dernière. Assis là dans la maison, sous la forme d’un vieillard de 90 ans, il y avait un miracle.

Je sais que je parle aujourd’hui à de jeunes miracles, il y a un miracle en toi. Ne dis pas que tu es trop jeune ou trop vieux. Ne dis pas que tu ne peux pas le faire. Il y a un miracle dans ta maison.

Nous pensons que si nous pouvions avoir tel ou tel musicien, tel ou tel responsable notre problème serait résolu. Mais il est là le responsable; il est dans ta maison ! Pour chaque besoin, il y a quelqu’un dans la maison qui a quelque chose. Allons-nous oser nous lever !

Je me rappelle la première fois que je suis venu à Phoenix en Arizona. J’avais besoin d’engager un collaborateur. Je n’avais pas vraiment beaucoup d’argent, j’ai donc regardé dans la maison pour y trouver quelqu’un de moins cher. Il y avait dans l’église un ancien joueur de football américain professionnel. Il était grand, fort et beau gars... Je l’ai engagé pour le travail parmi les jeunes. Pendant une année, il a été le pire leader musicien qui puisse exister dans le monde. Un jour, il a commencé à prier, et il priait deux à trois heures chaque matin, puis il a commencé à lire sa Bible et à mémoriser les versets. C’est à cette époque que le réveil a éclaté, et il est venu un jour me voir pour me dire:

- « Pasteur, accepteriez-vous que je puisse commencer une conférence pour athlètes ? Je veux rassembler les plus grands athlètes du monde et tenir avec eux une conférence du Saint-Esprit. »

J’ai accepté. A la première conférence, nous avons eu 50 athlètes, à la suivante 159, puis 500, puis 700. Et il y a quelques jours, nous avions 1 000 athlètes des plus renommés et des plus riches au monde qui sont venus, à leurs propres frais, passer 3 jours avec nous. George Foreman, champion du monde poids lourds en boxe, a été l’un d’eux ainsi que Elander Hollyfield. Ces hommes viennent à cette conférence pour y apprendre comment être remplis du Saint-Esprit. Aujourd’hui, c’est la plus grande conférence pour athlètes au monde, et elle a commencé avec un homme dans la maison. Elle a commencé juste avec un bon serviteur laïque. Je te dis que tout ce que nous avons besoin pour atteindre notre ville et notre nation est dans la maison. Les talents, les finances, le miracle sont dans la maison.

Sais-tu que tous les membres de mon équipe pastorale, sauf un, sont sortis du rang de l’église même ? Le miracle est dans la maison. J’ai quelque chose d’important à te dire: « Ne dis jamais qu’il n’y a rien dans la maison, parce que Dieu vit dans la maison. » L’omnipotence vit en toi, le Saint-Esprit de Dieu lui-même vit en toi. Ne dis pas qu’il n’y a rien dans ta maison. Tu as des pensées; ne méprise pas tes pensées parce que Dieu te parle au travers de ta pensée, et tu pourrais mépriser les pensées de Dieu lui-même. Je suis effrayé que nous puissions ainsi empêcher Dieu d’agir en disant: « Il n’y a rien dans la maison. »

Un jour, j’ai eu faim d’en connaître davantage sur le Saint-Esprit. J’ai lu tous les livres que j’ai pu sur le Saint-Esprit. Je suis allé vers les pères de notre dénomination et leur ai posé des questions sur une marche profonde avec le Saint-Esprit. Je pense que dans la plupart des cas ils étaient tous aussi confus que je l’était. Puis j’ai décidé de lire la Bible pour y découvrir le Saint-Esprit.

Sais-tu ce que j’y ai découvert sur le Saint-Esprit ? J’ai découvert qu’il est une personne, que tu peux lui parler. Toute ma vie, on m’avait enseigné que tu dois juste prier au nom de Jésus, mais jamais t’adresser au Saint-Esprit. Un jour, j’ai lu dans la Bible que tu dois prier le Maître de la Moisson, mais qui est le Maître de la Moisson? Le Saint-Esprit.

Un vieux et fameux prédicateur priait un jour, aux Etats-Unis, et il priait depuis un bon moment, disant: « Oh Dieu,... » puis il priait encore un bon moment Jésus, puis encore le précieux Saint-Esprit. Un jeune théologien qui l’avait entendu, lui a dit: « Vous ne devez pas prier de cette manière. Il vous faut prier uniquement le Père dans le nom de Jésus, et pas le Saint-Esprit. » Le vieux prédicateur a répondu: « Quand vous faites partie de la famille, vous parlez à tout le monde. Et quand vous êtes un membre de la merveilleuse famille de Dieu, vous parlez au Saint-Esprit. »

Sais-tu ce que j’ai fait ? J’ai fait du Saint-Esprit mon partenaire de prière. Passe des heures avec Lui comme si c’était ton meilleur ami.

Ne dis donc jamais : « je n’ai rien dans la maison ». Le Saint-Esprit de Dieu vit dans la maison. Je crois que beaucoup de gens ont besoin d’une révélation de Dieu qui soit de première-main.]

Fin de citation

Frères et soeurs, vous avez chacun et chacune d’entre vous un ministère. Vous êtes chacun pour votre part le miracle dont Dieu a besoin. Le miracle est en vous. La moisson est grande et il faut y aller. Que Dieu puisse se révéler dans nos coeurs. Il suffit de vouloir se lever et d’aller à la rencontre des vases vides. Amen.

Prédicateur Pierre Truschel Pasteur Centre du Plein Evangile « LE CHANDELIER » 33, avenue de Vizille - 38000 GRENOBLE Tél. 04 76 70 47 70