Et dans ce siècle présent, aucun n’est exempt des luttes et des combats. Et même si dans la vie nous prenons une assurance, nous pouvons avoir des accidents. Tout en ayant prié, il y a des réalités qui sont parfois dues au péché et qui règnent dans le monde. Et Jésus vivait au milieu de toutes ces choses, en vainqueur jusqu’à l’heure - quand c’est l’oeuvre de Dieu - où Il va être « mangé » par cette puissance de péché qui régnait dans le monde. Il va être assailli par la puissance démoniaque qui utilisait les hommes. Il va être submergé par la haine humaine, par la violence de la nature humaine. Ce n’est pas fortuitement que tout cela se passe. Mais volontairement, Il se laisse livrer. Il sait que c’est l’heure. Il se laisse arrêter. Il se laisse juger. Il se laisse mettre à mort. Et par sa mort volontaire, se chargeant des iniquités du monde entier, Il va devenir l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux et toutes celles qui plus tard, au fil des siècles, allaient placer et placent leur confiance dans cette mort expiatoire.

Et dans Jean ch 17, nous avons cette grande prière de Jésus où Il parle de porter de fruits, où Il dit «vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande; ect... ». Et nous trouvons là tout un équilibre de la vie de Jésus et où il n’y a pas seulement la joie de l’Esprit, la vie de l’Esprit, les dons de l’Esprit de manifester. Mais une vie équilibrée, c’est toujours une vie qui vit la puissance, une vie qui vit la sainteté et une vie qui vit l’obéissance. On ne peut pas les séparer. Un chrétien qui est désobéissant se trompe lui-même. Il peut exercer des dons, il peut manifester la puissance de Dieu; son coeur est comme une pomme qui a un ver dedans; tôt ou tard il finira mal. L’obéissance est le rééquilibrage de la marche avec Dieu. C’est pour cette raison que Jésus a dit : «vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.» Jésus ne nous a pas livrés à nos sentiments, à nos émotions momentanées; nous ne sommes pas comme «des yoyos» quand l’atmosphère est bonne, ça monte..., et quand le problème est là, ça descend... Jésus savait de quoi nous étions formés et Il veut toujours nous conduire à aller bien plus loin que cette dimension. Il veut faire de nous des hommes et des femmes équilibrés.

Quand vous étudiez la vie humaine de Jésus, sa façon de se conduire dans la foule, sa façon de parler, sa façon d’agir, sa façon d’avoir compassion, sa façon dont Il aborde les gens, dont Il les touche, Il ne leur en met pas plein la vue. Regardez Sa délicatesse et Sa maîtrise. C’est un homme équilibré, parfait. Et nous retrouvons toujours cet appel à l’équilibre; ce que la Bible appelle le bon sens. L’apôtre Paul dira «que personne ne vous trouble dans votre bon sens.» On voit souvent dans le peuple de Dieu, que les gens avalent n’importe quelle prophétie sous prétexte qu’il y a l’onction; ils n’ont pas de bon sens. Nous devons comprendre que dans la profondeur de Dieu, il y a un équilibre pour notre vie que le Seigneur veut établir. C’est important. Car actuellement, c’est souvent le monde qui nous redresse, nous les chrétiens. On voit des scandales dans le monde, mais on voit aussi des scandales dans l’Eglise : scandales financiers, de moralité, des scandales de tout genre. Le monde est en train d’obliger les chrétiens à mettre de l’ordre dans leur maison. Il y a une finalité à laquelle Dieu oeuvre et veut oeuvrer dans notre vie.

Jésus, dans cet équilibre qui était le sien, va, à la fois, projeter dans cette prière l’avenir en rappelant le passé, en précisant ce qu’Il a fait dans le passé. Mais Il va aussi montrer quel était le socle même, le fondement même de Son ministère. Il dira : «je leur ai fait connaître ton nom.» Il parle au passé. C’est à dire que pendant les trois années de ministère quel a été le rôle de Jésus ? On pense tout de suite aux miracles de Jésus..., la puissance de Jésus..., les guérisons de Jésus..., Jésus qui marche sur l’eau..., la démonstration d’Esprit et de puissance. Et on pense que c’est tout cela la réalité du ministère de Jésus. Non. Toutes ces choses ne sont que des accompagnements, que des moyens complémentaires. Mais l’objectif profond, la raison profonde, je dirai le ministère de Jésus était de révéler le nom de son Père. C’est le but de ses trois années de ministère.

Quand Thomas lui dira «montre-nous le Père et cela nous suffit...» Jésus lui dira «Comment, cela fait si longtemps que je suis avec toi et tu ne m’as pas connu. Car celui qui m’a vu, a vu le Père.» Jésus a toujours cherché à ouvrir l’intelligence spirituelle et à illuminer les yeux des coeurs. D’ailleurs, Il dira : «personne ne peut venir à moi si le Père ne l’attire.» Il avait besoin de cette action du Saint-Esprit pour que les yeux intérieurs des gens s’ouvrent à sa messianité. Il avait également besoin, quand Il prêchait, de l’action du Saint-Esprit dans les coeurs pour que leurs yeux s’ouvrent et pour qu’Il puisse leur révéler le Père. Il dira aussi : «Moi et le Père nous sommes un.» Il ne parle pas de manifestations; Il ne parle pas de miracles; Il ne parle pas de guérisons; Il dira : «je leur ai fait connaître ton nom.»

Nous voyons là la pierre de touche du ministère de Jésus, celle de faire connaître le nom du Père. Le disciple n’est pas plus que son maître et c’est l’appel de Dieu pour vous et moi. Ce n’est pas tellement d’en mettre plein la vue aux gens par des miracles et des prodiges; mais de faire connaître aux autres le nom de notre Dieu.

En Hébreux, le nom c’est la personnalité. En hébreux, quand on donne un nom, cela reflète tous les caractères de la personne. Et notre ministère, à nous chrétiens, enfants de Dieu, c’est de faire connaître le nom de Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. Nous avons à notre tour, désespérément besoin - et c’est la base de la vie chrétienne - de connaître la personnalité profonde de notre Dieu. Notre vie chrétienne est ratée si nous ne connaissons pas le nom de notre Dieu. Parce que c’est cela la raison d’être du ministère de Jésus.

Le service que Dieu attend de vous et de moi, c’est simplement la manifestation de la connaissance de Dieu au travers de ma vie, au travers de ta vie, au travers de notre vie. Le ministère, le service ce n’est pas faire quelque chose pour Dieu, ce n’est pas travailler pour Dieu, ce n’est même pas sauver quelqu’un; le ministère profond d’une église, le ministère profond de chacun d’entre nous, c’est partant de l’intérieur vers l’extérieur, être ce parfum de bonne odeur, non seulement du Christ en nous, mais le parfum de bonne odeur au travers duquel le nom de notre Dieu est visible et compréhensible.

Quelqu’un a dit «il est plus facile d’être un écho qu’une voix.» Cela veut dire que nous pouvons lire des quantités de livres, assister à tous les séminaires organisés, écouter et réécouter toutes les cassettes, aller de prédicateur en prédicateur, courir de convention à convention..., mais j’aimerais dire que, plus que lire des livres, plus qu’écouter des cassettes, plus que d’être branchés sur des orateurs, nous devons avoir une vie secrète dans le sanctuaire de Dieu, pour que nous connaissions personnellement son Nom. Le grand drame souvent, c’est qu’on voit que ceux qui lisent le plus, qui écoutent le plus de cassettes, qui courent le plus, à un moment donné, se révèle pour eux cette triste réalité; ils vivent des expériences mais ils ne connaissent pas son Nom; ils ne Le connaissent pas Lui personnellement. C’est le problème de tous les réveils. On parle souvent plus de l’onction que de la Parole de Dieu. On s’attache aux manifestations mais on ne connaît pas son Nom. Et c’est seulement la connaissance de son Nom qui va nous changer. Ce ne sont pas les manifestations qui vont nous changer.

Jésus a dit : «Je leur ai fait connaître ton nom.» Jésus continue : «et je le leur ferai connaître.» Nous avons affaire là au ministère actuel du Seigneur Jésus assis à la droit du Père. Il est le garant d’une alliance nouvelle, selon la Parole de Dieu. C’est-à-dire qu’Il garantit notre foi; Il garantit notre confiance; Il garantit notre espérance en Lui; et Il garantit également devant Dieu et devant le monde indivisible, les promesses de Dieu pour notre vie et pour l’éternité. Il est le garant. Il est Celui veille. Il est Celui qui suit. Il est Celui qui couvre. Il est Celui qui rappelle. Il est Celui qui intercède pour nous à la droite du Père. Et nous avons auprès du Père un Avocat, Jésus-Christ homme.

Il y a donc non seulement le travail que Jésus a accompli pendant qu’Il était sur la terre. Mais il y a également le travail que Jésus continue d’accomplir dans le ciel, dans notre vie. Ce travail fondamental qui est le ministère par excellence de Jésus, c’est de nous faire connaître le Nom de son Père. Jésus dira : «personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut Le révéler.»

Je vous rappellerai les trois fêtes en Israël : la fête de Pâques, la fête de Pentecôte et la fête des Tabernacles. Dans la tradition évangélique classique, la fête des Tabernacles c’est le retour du Seigneur et la fin de tous les problèmes dans le ciel, la fête des Tabernacles, la troisième fête. Mais en réalité, il y a une progression dans la marche chrétienne. La Pâque c’est le salut; la Pentecôte c’est la manifestation du Saint-Esprit; mais il y a également une troisième dimension avant le retour du Seigneur et que Jésus veut faire vivre à son Eglise, c’est de lui donner de vivre pleinement son héritage sur la terre avant d’être enlevée. Jésus ne veut pas enlever une Eglise qui n’est pas prête. Essayez d’imaginer le jour de son mariage, une épouse mal habillée, toute sale; elle fait honte à son mari; elle fait honte à sa famille; elle fait honte à tout le monde. Et pouvez-vous imaginer que Jésus va faire honte à son Père en lui présentant une Epouse sale. Ce n’est pas possible. Il est absolument indispensable que cette Eglise avec tous les problèmes qu’elle a - quand je dis Eglise, je parle de tout le Corps de Christ - soit purifiée. L’Eglise est inapte à l’enlèvement aujourd’hui. Le Corps de Christ, il faut bien le reconnaître, est dans un état lamentable. Dieu veut restaurer l’Eglise. La clé, le seul moyen, ce ne sont pas les manifestations ou nos expériences; la seule façon que Dieu a prévue de vous faire avancer, c’est de Le connaître Lui. Parce que quand on Le connaît Lui, on est changé à son image. «Nous qui le contemplons, nous sommes transformés à son image de gloire en gloire par l’Esprit du Seigneur.»

Pourquoi y-a-t-il de chrétiens tellement fragiles ? Tout simplement, parce qu’ils ne connaissent pas son Nom. Ils connaissent des réponses à leurs prières; ils connaissent des bénédictions, des manifestations; et ils ne Le connaissent pas Lui, par son Nom.

Et comme il y avait trois fêtes en Israël, le tabernacle avait trois dimensions également : le parvis avec l’autel, le Fils; le lieu saint où se trouvait le chandelier le Saint-Esprit; et la troisième partie le lieu très saint là où se trouvait l’arche, le propitiatoire là où se révélait la chékina le Père. Tout juif devait passer par le parvis; ensuite le sacrificateur dans le lieu saint; et le souverain sacrificateur dans le lieu très saint.

La Parole de Dieu nous dit que pour nous chrétiens, nous avons tous accès dans le lieu très saint. Le voile a été déchiré et nous sommes invités à nous approcher avec assurance du trône de la grâce sachant que nous trouverons miséricorde et que nous serons secourus dans tous nos besoins.

La vie chrétienne réussie, ce n’est pas la vie du parvis, du salut, de l’autel du sacrifice, ce n’est pas la relation avec Jésus d’abord, ce n’est pas non plus la connaissance de Jésus ou du salut par le Fils de Dieu. La vie chrétienne va beaucoup plus loin; elle ne s’arrête pas au salut et à la régénération et à la nouvelle naissance. Mais elle continue par le lieu saint, par l’action du Saint-Esprit, les dons du Saint-Esprit, les baptêmes de l’Esprit, les manifestations de l’Esprit. Mais la vie chrétienne ne s’arrête pas encore là; elle va encore plus loin; elle va jusque dans le lieu très saint là où se trouve le Père. «Je leur ferai connaître ton Nom.»

Charles Finney disait : «sans l’illumination intérieure de notre intelligence par le Saint-Esprit, notre foi, nos expériences sont condamnées à devenir un désastre plus tard.» Il avait raison et l’exemple des réveils le montre. Si je ne reçois pas dans ma recherche de Dieu, si je ne vis pas dans ma communion avec Dieu la révélation, l’illumination surnaturelle, par le Saint-Esprit de la Personne de Dieu, ma vie chrétienne tôt ou tard finira dans le chaos. Nous devons comprendre que la vraie vie chrétienne est une vie en profondeur. Ce n’est pas de la superficialité due à une ambiance ou à une atmosphère. Dans nos milieux charismatiques, il y a parfois un tel déséquilibre dans le témoignage chez certains chrétiens sur leurs lieux de travail, que nous les responsables, parfois, ont en a honte. Si nous sommes malades spirituellement, soignons-nous ! Mais nous n’avons pas le droit de faire un contre témoignage pour l’église. Et le moyen de nous sortir de tous nos problèmes, c’est de demander à Jésus de nous révéler le nom du Père.

Jésus continue sa prière : «... afin que l’amour dont tu m’as aimé, soit en eux.» On parle souvent de légalisme religieux. Qu’est-ce qu’un esprit religieux. Un esprit religieux, c’est faire croire aux autres qu’on a quelque chose qu’on n’a pas. Un esprit religieux ne veut pas dire que quelqu’un a une discipline de vie et que d’autres, qui sont tellement fainéants, ne veulent pas avoir. Un esprit religieux ne veut pas dire absence de discipline de vie. La preuve, c’est que tous les hommes et toutes les femmes de Dieu qui ont fait quelque chose ont été obligés de se discipliner pour porter du fruit à l’heure de Dieu. Dans cette parole de Jésus, nous trouvons la clé pour pouvoir nous sortir de notre mauvais coeur, et de notre nature charnelle, et qui nous empêchera de faire le mal que nous ne voulons pas faire, et nous fera faire le bien que nous ne pouvons pas faire. La racine du mal dans le coeur et non dans les règlements.

Et je voudrais placer devant vous au travers de tout cela, le fait de voir par l’illumination intérieure, le fait de connaître la personnalité du Père, et qui va pouvoir vous montrer l’amour que le Père a pour son Fils. Le Père aime le Fils et Il lui a remis toutes choses. Le jour du baptême de Jésus, le ciel s’est ouvert, l’Esprit de Dieu est descendu et une voix a fait entendre ses paroles : «tu es mon fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection.» L’amour du Père pour son Fils. Et pourquoi voyons-nous tellement de chrétiens rétrogrades ? Pourquoi voyons-nous tellement de chrétiens liés par le monde ? Pourquoi voyons-nous tellement peu de chrétiens au moment du jeûne et de la prière ? Parce que dans le coeur, il y a quelque chose qui ne leur a pas été révélé. Cette révélation, c’est l’amour du Père pour son Fils. Quand nous recevons, par le Fils, la révélation du Père, nous découvrons l’amour incroyable que le Père a pour le Fils, et alors nous commençons à aimer Jésus réellement. Alors nous réalisons que dans cette révélation du Père pour son fils, qu’en connaissant son Nom - ce Nom nous communique cet amour que le Père a pour son Fils, nous commençons à aimer Jésus comme jamais nous ne l’avons aimé auparavant. Et plus la révélation s’accomplit, plus nous aimons Jésus. « ...afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux.»

Aimons-nous Jésus réellement ? Nous voyons notre vrai amour par notre décision à renoncer à notre propre volonté. Aimons-nous Jésus dans la gestion de nos biens matériels ? Dans la gestion de notre vie conjugale ? Dans la gestion de notre famille ? Dans l’implication de notre vie d’église ? Est-ce que nous aimons Jésus ou alors nous sommes des religieux ? Le religieux, c’est celui qui a l’apparence mais en réalité c’est mort au-dedans de lui. Nous avons désespérément besoin de cette illumination intérieure. Cela veut dire, que nous avons besoin d’une vie de prière et de recherche personnelle dans le jardin secret avec Dieu. Personne ne peut remplacer cela. Pourquoi y-a-t-il tellement de problèmes chez les chrétiens, parce qu’ils manquent d’une vie secrète avec Dieu.

Le Père communique et révèle son amour pour son Fils à son Eglise afin que le Fils soit aimé par les fidèles, comme Il est aimé par le Père. Cela veut dire que dans nos vies, il doit y avoir une priorité avant les activités, avant de faire quelque chose pour Dieu. Et la priorité par excellence, c’est de chercher le Seigneur et de compter sur Lui pour illuminer les yeux de mon coeur et me faire connaître le nom de son Père, et pour qu’au travers de la connaissance du caractère du Père je puisse connaître aussi l’amour que le Père a pour Jésus.

La prière personnelle est indispensable comme la prière communautaire est irremplaçable. Quand nous venons à une réunion à l’église, notre part n’est simplement de louer ou d’adorer, mais c’est de toucher le Père et d’être touchés par le Père, c’est d’entrer dans sa présence vivante pour que l’illumination du Saint-Esprit nous Le révèle Lui, et quand nous L’avons Lui, Il puisse nous montrer l’amour de son Fils, et cet amour va couler en nous. Et nous aimerons de plus en plus Jésus. La passion pour Jésus va nous étreindre. Avons-nous de la passion pour Jésus ? Cette passion qui est prioritaire dans tous les domaines. Une réunion communautaire de louange est réussie lorsqu’à un moment donné la révélation du nom de Dieu se réalise, parce qu’à ce moment-là la vie divine nous conduit à Jésus.

Jésus continue : «...et que je sois en eux.» Le résultat de cet amour pour Jésus au milieu de nous et en chacun d’entre nous, va permettre à Jésus d’agir pleinement dans son Eglise.

Je résume : «je leur ai fait connaître ton Nom. Je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux.» Le cycle est complet. Jésus nous révèle le Père; l’Esprit de Dieu révèle l’amour du Père pour son Fils; l’amour pour le Fils devient nôtre; nous aimons le Fils; la vie du Fils va se développer de plus en plus dans notre vie individuelle et communautaire; nous devenons, à notre tour, porteurs du Nom de Dieu - non pas avec des paroles, mais par l’essence, le parfum vivant que nous sommes devenus, - et nous faisons connaître le nom de notre Père qui Lui va illuminer les yeux des coeurs pour que les gens connaissent l’amour que le Père porte à son Fils; et les gens vont être passionnés pour Jésus. C’est le cycle complet d’une vraie évangélisation. Nous devons gagner des âmes. Dieu est en train de former un peuple solide, fort, loyal dans la vision profonde de l’amour du Père pour son Fils, afin que cet amour demeure en nous, et comme l’a dit Jésus «nous nous aimions les uns les autres.»

Frère et soeur, l’église est constamment traversée par toutes sortes de courants, et je voudrais vous dire, quand vous entendez quelque chose séparez le foin de la paille; mangez ce qui est bon mais ayez la capacité spirituelle de laisser ce qui est mauvais. C’est tragique de voir la fragilité du peuple de Dieu. L’Eglise de Jésus-Christ est en danger alors qu’Elle a les plus belles promesses devant Elle actuellement. Dieu agit de partout. Mais nous devons avoir le courage de calmer le jeu là où parfois les gens deviennent détraqués, et sont là pour détruire l’église locale. Et je ne critique personne mais ce que je plaide, c’est que chacun connaisse le nom de son Dieu et que chacun ait une passion pour Jésus. Et si nous avons la passion de Jésus nous aimerons sa famille. Ne disons pas que nous aimons Jésus, si nous ne sommes pas là quand cette même famille a besoin de nous.

Nous avons eu dernièrement un week-end de délivrance et je voudrais apporter quelques précisions : nous croyons à la délivrance, mais la délivrance n’est pas la panacée qui répond à tous les problèmes. Ce n’est pas parce que nous disons «amertume vas-t-en, qu’elle va partir ! » Elle ne part que dans la mesure où c’est un démon qui est là. Mais souvent la racine de l’amertume c’est notre nature charnelle; ce sont les blessures; ce n’est pas démoniaque mais c’est la nature de péché. On ne chasse pas la nature de péché, mais on y renonce en la crucifiant. Renoncer à l’amertume, renoncer au mensonge est beaucoup plus difficile que de demander une imposition des mains pour chasser un démon qui n’existe pas. La clé de la guérison, c’est de Le connaître Lui. La guérison intérieure du vieil homme n’existe pas; il a été crucifié. Notre vieille nature a été crucifiée avec Christ, et c’est Christ qui vit en nous. A partir de ce moment-là, notre vie chrétienne est basée sur la foi au Fils de Dieu. Nous sommes en Christ. A notre conversion, Dieu nous a placés en Christ, et nous pouvons nous approcher de Dieu à n’importe quel moment. Cette approche de Dieu instantanée est due par la persévérance à Lui demander de nous révéler sa présence, et recevoir l’illumination de sa présence. C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Nous nous approchons de Dieu couverts par la justice de Jésus. Je Le connais Lui. Je l’aime Lui. Il est notre justice, Lui.

Egalement, je pense qu’une personne peut avoir une malédiction sur va vie de plusieurs générations parfois, mais je ne crois qu’il faille écouter quelqu’un qui vous dise que votre arrière-grand-père a fait de la magie que vous devez être délié. Vous êtes encore tributaire d’un homme ou d’une femme et devenir esclave de cette personne, parce qu’elle peut se tromper ! Vous allez vous mettre à chercher la malédiction au fond de vous, alors que vous n’en avez même pas ! Par contre, quand Dieu vous le montre avec l’aide de quelqu’un mais vous en recevez la révélation, c’est différent. On peut donc se laisser lier par un lien prophétique. Je crois à toutes ces vérités mais à l’heure de Dieu, dans la révélation de Dieu confirmée au fond de mon coeur et par la Parole par le Saint-Esprit. Enormément de chrétiens sont liés par la prophétie. On est libre. Dieu nous a mis en Jésus-Christ. Et s’il y a un démon, c’est au Saint-Esprit de le révéler. Il faut qu’il parte. C’est à la Parole de Dieu de le révéler et ce n’est pas à moi de chercher. Parce que si je fouille dans mon coeur, je vais trouver une vraie poubelle! Nous avons besoin du Saint-Esprit, car c’est Lui seul par la Parole de Dieu, qui pourra nous éclairer sur ces choses. Ne devenons pas esclaves d’un homme. C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Mais ne faîtes pas de cette liberté pour vivre selon la chair.

Il a été question également d’un esprit de contrôle. Un esprit de contrôle c’est quand quelqu’un étouffe les autres, qu’il veut tout contrôler, tout s’assujettir, qu’en dehors de lui il n’y a pas de salut, pas d’autorité. Un esprit de contrôle, c’est un esprit oppressant. Mais ce n’est pas un esprit de contrôle de préserver l’église de l’anarchie, d’empêcher les chrétiens parfois illuminés de faire n’importe quoi pour que les autres en supportent les conséquences. Ce n’est pas un esprit de contrôle. Mais ce sont des conducteurs et des bergers que Dieu a donnés à son Eglise pour la protéger. Certaines personnes ne supportent aucune discipline. Souvent c’est le résultat de problèmes vécus dans leur enfance, parents divorcés, père dur, possessif... toutes sortes de raisons peuvent aigrir. Et quand ces personnes viennent à l’église, elles viennent avec ces problèmes-là et ne supportent pas l’autorité des anciens, car inconsciemment, il y a l’image du père qu’elles ne supportent pas. Ces personnes posent des problèmes.

Nous avons besoin de redécouvrir la vie de famille. Dieu nous aime individuellement et communautairement. Nous avons besoin de nous aimer les uns les autres. Nous avons besoin de grandir dans la connaissance de son Nom. Amen.

Prédicateur Pierre TRUSCHEL - Pasteur Centre du Plein Evangile « Le Chandelier » 33, avenue de Vizille - 38000 GRENOBLE Tél. 04 76 70 47 70