Toucher Dieu
Il existe le danger, et c’est normal, quand nous venons à l’Eglise le dimanche matin, de prendre des habitudes : la louange..., les instruments..., on choisit les cantiques pour amener chaque chrétien dans une disposition intérieure..., puis on partage la Sainte Cène ou c’est la prédication..., puis c’est l’offrande..., et on repart à la maison. Une usure possible de ce rythme inconscient peut parfois s’installer. Nous avons ainsi des schémas d’approche de Dieu.
Message donné par Pierre Truschel, Culte du Dimanche 15 mars 1997
Ephésiens ch 4 v 17 à Ephésiens 6 v 20
Quand nous visitons le Corps de Christ, en général on se rend compte que, dans l’Eglise de Jésus-Christ, malgré la musique, malgré la louange, malgré l’adoration, malgré les efforts de ceux qui conduisent un culte pour nous amener à le peuple de Dieu à s’approcher de Dieu, beaucoup repartent et n’ont pas touché Dieu. Parce que lorsque nous venons au Culte, nous venons pour toucher Dieu; et que si nous ne Le touchons pas, - que ce soit conscient ou inconscient - nous sommes non seulement frustrés, mais il manquera une communication de vie. Et cette communication de vie manquant, n’ayant pas eu ce rafraîchissement, ce stimulant, pendant toute la semaine, la vie va nous manquer pour nous aider à revenir le dimanche suivant avec joie, avec liberté, avec force.
Il est absolument indispensable que les temps de louange que nous vivons communautairement ou individuellement, c’est-à-dire à la maison, ne soient pas des temps simplement d’expression devant Dieu, parce que nous raterons l’essentiel. Mais au contraire la louange, l’approche de Dieu ont pour objectif, à la fois individuellement à la maison et à la fois communautairement quand nous nous assemblons dans l’église, de nous permettre de toucher Dieu et à Dieu de nous toucher. Un culte personnel à la maison ou un culte communautaire où Dieu n’a pas pu nous toucher et où nous n’avons pas pu toucher Dieu, est un culte qui n’a pas atteint son objectif. Cela devient un formalisme religieux ou une atmosphère évangélique. Mais ce qui manque, c’est la nourriture que seul Dieu peut donner lorsqu’Il nous touche ou lorsque nous Le touchons.
Je voudrais ce matin, vous placer sur des pistes, afin que vous réalisiez que la louange dans la marche chrétienne c’est aussi toucher Dieu d’une façon vivante, surnaturelle. Et comme il y avait trois parties dans le tabernacle, le parvis, le lieu saint et le lieu très saint, de la même façon quand nous nous approchons de Dieu, il y a au travers de notre vie - corps, âme, esprit - une marche en avant dans la louange, dans l’approche de Dieu pour qu’à un moment donné, notre être intérieur, notre esprit, puissent recevoir au fond de nous-mêmes, la nourriture du lieu très saint et puissent recevoir l’attouchement divin de Dieu. Jésus a dit : «Ce que Dieu cherche, ce sont des adorateurs en esprit et en vérité.» C’est en esprit; et c’est sur le terrain de l’Esprit que nous devons déboucher dans notre culte personnel et aussi dans notre culte communautaire.
Dans le ch 14 de Lévitiques, nous trouvons des règlements qui sont donnés par Moïse à la nation d’Israël et aux sacrificateurs, quand une maison avait la lèpre. La maison, les pierres de la maison avaient des taches de lèpre, et alors l’habitant de cette maison devait appeler le sacrificateur qui, lui, vérifiait et faisait racler les murs, enlever le salpêtre, et devait constater si cette lèpre était incurable ou si au contraire, en lavant, en nettoyant, en grattant les pierres on pouvait éliminer ce mal et revivre dans la maison. On peut constater que c’était extrêmement important parce que sinon cette maison était maudite. La lèpre était le signe d’une malédiction, d’une contagion; et cette maison devait être détruite, renversée si la lèpre s’y maintenait.
Les choses de l’Ancien Testament ont été écrites avec une pensée spirituelle pour nous. C’est-à-dire, que c’était l’ombre des choses à venir. Et dans toutes les réalités matérielles que nos voyons dans les lois cérémonielles ou dans les lois en Israël, ces réalités ont un enseignement spirituel, une vision spirituelle. Il y a une marche spirituelle pour nous, comme il y en avait une pour ceux des Israélites qui comprenaient la signification de ces choses.
Par exemple, David dira que ce que Dieu agrée, ce ne sont pas les sacrifices et les offrandes - quoi que Dieu les demandait - ce que Dieu agrée, c’est un coeur pur. Le roi David était un homme qui avait un pressentiment spirituel extrêmement fort, puisqu’à son époque, dans sa génération, il avait compris que ce qui comptait, ce n’était pas les holocaustes qu’il apportait, mais le coeur, l’esprit dans lequel il apportait ces holocaustes. David était déjà, avant son temps, un homme spirituel qui comprenait les mécanismes profonds spirituels que voulaient enseigner les lois cérémonielles juives.
Pour la lèpre dans la maison, il y a également un enseignement spirituel pour nous, que Dieu veut pour la maison et pour la famille.
Nous avons lu Ephésiens ch 4 et nous voyons toute la vie sociale d’un chrétien : vie sociale à la maison, vie au travail, vie parentale, vie filiale. En un mot, Paul montre la marche chrétienne dans les choses pratiques de la vie. Par exemple, les relations avec le patron «soumettez-vous à un maître difficile». Nous vivons actuellement une culture où la tendance, souvent, est à la grève. Dans la relation sociale avec nos supérieurs, que ce soit dans le monde, dans l’Eglise, dans le Corps de Christ, dans la famille, au niveau du couple, et parce que le diable et la société veulent détruire ces choses dans notre coeur, nous avons besoin de revenir aux Saintes Ecritures et à la pensée spirituelle de Dieu. Et non pas nous aligner et vivre les principes de vie de la société. Au fur et à mesure que les temps avancent, nous devons devenir de plus en plus courageux pour ne pas hurler comme les loups, pour ne pas bêler avec les moutons. Le chrétien est un homme qui puise sa direction, non pas dans les dernières nouvelles médiatiques ou dans la pression de ses collègues, qui aligne sa vie personnelle, professionnelle, conjugale, familiale, sociale, sur la Parole de Dieu. Il faut comprendre que l’enjeu de la vie d’Eglise se fait à la maison. Et cela explique pourquoi lorsque Dieu donnait, dans l’Ancien Testament, des lois sur la lèpre, Il insistait terriblement, sur le fait d’avoir une maison propre, une maison purifiée. Parce qu’une maison où il y avait une gangrène, une lèpre, était une maison maudite.
Il est absolument important de comprendre que ce n’est pas en arrivant au culte, le dimanche matin que toutes les choses vont changer dans note vie. Que ce n’est pas en arrivant au culte et en vivant l’atmosphère ou l’ambiance d’une réunion; où une minorité a prié, où celui qui conduit la louange, où les musiciens, la chorale ou autre, essaient d’amener la vie, pour que Dieu se manifeste. Ce n’est tout cela qui amène la vie; la vie doit d’abord venir, à la base, à la maison. Notre vie ne doit pas être construite sur l’Eglise, dans l’Eglise. Mais les bases d’une vie de louange, d’une relation vivante avec Dieu, se construisent à la maison.
Comment vivez-vous dans votre maison ? Y-a-t-il la lèpre dans tel ou tel endroit de votre maison,? Quels sont les programmes de télévision que vos enfants regardent ? Quels sont les dessins animés - matérialisations de démons - que vos enfants regardent pendant des heures ? Quelles sont les paroles que vos enfants entendent à la maison ? Quels sont les tableaux ? Quelles sont les photos ? Quels sont les posters qui sont sur les murs de votre maison ou que des enfants de chrétiens peuvent avoir dans leur chambre ? Quel est le bruit ? Quelle est la musique que vos enfants écoutent ? La maison est un lieu important. L’atmosphère dans votre maison est importante. Ce n’est pas une ou deux heures dans l’église le dimanche matin qui vont changer les choses. Vous n’aurez même pas le temps de vous mettre dans l’Esprit de Dieu. Ce n’est pas en deux heures que l’on peut rattraper six jours de la semaine.
Si la lèpre est dans notre maison, si des choses injustes se passent dans notre maison, - dans notre couple, dans notre relation parents enfants, ou enfants parents - avec des personnes dont la Parole de Dieu nous demande de nous éloigner, que nous voulions ou que nous ne le voulions pas, la lèpre est dans notre maison et la Parole de Dieu nous dit qu’il y a malédiction.
Par la télé, par la radio, par les formes médiatiques diverses, nous devons comprendre qu’il y a toute une stratégie du malin pour pénétrer dans nos familles, dans nos maisons, et d’influencer les jeunes, les aînés, d’influencer les raisonnements, les émotions, les désirs et la consommation pour qu’à la maison, l’onction de la présence de Dieu par le Saint-Esprit soit attristée. A partir de ce moment-là, j’appartient à un formalisme religieux, j’ai tout simplement des habitudes chrétiennes, je marche par des principes évangéliques, mais je ne connais pas Dieu et je n’ai pas de communion vivante avec Dieu. De temps en temps, Dieu m’exauce dans mes prières, mais je ne Le connais pas Lui.
Beaucoup trop de chrétiens se bagarrent entre eux pour qu’ils puissent affirmer que dans leurs maisons tout va bien. Parce que si la paix est dans notre maison, nous sommes ouvriers de paix; si la présence de Dieu est dans notre maison et dans notre coeur, si la présence de Dieu est dans chaque membre de notre famille, quand nous viendrons à l’église, nous apporterons cette paix.
Nous avons lu : «que toute amertume, toute rancune, toute animosité, toute critique, soient ôtées du milieu de vous... » Alors pourquoi le peuple de Dieu n’arrive-t-il pas à se débarrasser du chiendent d’avoir constamment des histoires ? Parce que le problème est à la maison. Souvent on dit que c’est le pasteur ou les anciens qui ne font pas leur travail. Ce n’est pas vrai. Une vie d’église dépend, en premier, de la vie vécue de chacun d’entre nous à la maison. Ce que nous vivons, faisons, disons à la maison, notre comportement dans notre lieu de travail, la relation avec notre conjoint, avec nos enfants, avec nos parents, c’est tout cela qui fait de nous, soit un chrétien solide, soit un religieux qui tôt ou tard posera des problèmes.
Nous la construisons notre vie chrétienne, à la maison. Nous ne la construisons pas en venant au culte ou en écoutant un prédicateur. Nous la construisons, chez nous, à la maison. A la fois dans notre relation les uns avec les autres dans le foyer, et avec Dieu dans notre culte personnel, dans la lecture personnelle de la Parole de Dieu, parce que c’est seulement cette attitude qui va nous aider à aller de l’avant.
Très peu de chrétiens arrivent à lire longtemps la Bible. Très peu de chrétiens arrivent à prier très longtemps. Notre société nous bloque là-dessus. Nous sommes pris par les pressions de la vie. Je comprends tout à fait que tout le monde n’a pas le temps d’un responsable à plein temps, qui peut prendre du temps dans la prière dans l’étude de la Parole - nous ne sommes pas tous logés devant Dieu à la même enseigne. Mais il est clair, que chacun d’entre nous, nous avons notre manne quotidienne à prendre, à manger et à digérer, dans la méditation quotidienne de la Parole de Dieu; il ne peut pas y avoir de jeûne.
Alors quand nous venons à l’église, le dimanche, nous ne venons pas pour recevoir, pour être bénis ou pour recevoir l’onction, parce que nous sommes censés l’avoir reçue à la maison, déjà. Et c’est l’erreur magistrale de la majorité des chrétiens. Lorsque nous venons à l’église, ce n’est pas pour recevoir une prophétie, ce n’est pas pour être bénis, mais nous venons pour apporter justement à nos frères et soeurs, cette vie personnelle, cette vie familiale par la prophétie, par les dons spirituels, par l’amour fraternel sincère, par l’entraide. Nous venons à l’église pour apporter. Nous venons à l’église pour compléter nos frères et soeurs. Nous apportons, dans l’ensemble que nous formons maintenant toutes les familles réunies, - non plus à la maison en tant que famille individuelle - nous apportons tout d’abord à Dieu notre culte de louange et de reconnaissance communautaire, c’est-à-dire toutes les familles réunies, devant Dieu, dans l’assemblée locale.
On constate parfois, que la notion d’église locale être quelque chose de complètement balayée; cela le malin cherche à la détruire. Les gens ont envie d’aller ailleurs, ils y vont. Ce sont leurs émotions, leurs relations, leurs amitiés qui dirigent leurs vies. On a envie d’aller à l’église, on y va. On n’a pas envie d’aller à l’église, on n’y va pas, ect... On suit ses émotions et on n’a surtout pas compris le rendez-vous important de la notion de famille que représente l’église locale.
Vous trouvez également ce phénomène au sein de la famille. Prenons l’exemple d’un jeune, d’un enfant qui va où il veut, quand il veut, qui fait ce qu’il veut; il n’est jamais présent au repas de la famille; aucune contrainte, aucune servitude de la famille, aucun respect de la famille. Il n’a pas compris.
Mais j’aimerais souligner que Dieu a voulu l’église locale. Dieu a voulu que dans chaque localité, chaque vielle, il y ait une église formée de croyants de cet endroit. C’est cette notion de famille où tout le monde va se retrouver pour se réjouir ensemble dans l’église locale.
Et j’aimerais préciser également ceci : ce n’est pas parce que vous travaillez dans l’église, que vous participez à telle ou telle activité, que c’est la réelle marche chrétienne. Non. Votre première priorité dans la vie, ce n’est pas d’abord l’église quand on se rassemble, mais c’est d’abord la vie à la maison pour que mes enfants, pour que mon mari, pour que ma femme, pour que ma famille soient solides en Dieu, avec le culte familial, dans la relation mutuelle, dans le témoignage aux autres membres de la famille. Et accomplir ce verset comme Josué a dit : «Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel.» C’est la première réalité authentique de ma vie chrétienne.
Puis ensuite, il y a le travail dans le monde. Dieu a voulu que vous ayez un travail dans le monde. Nous ne devons pas fuir cette notion-là puisque Dieu veut que nous travaillons. Et la majorité des membres d’une église travaille dans le monde. Nous ne sommes pas tous appelés à être à plein temps. Notre vocation est une vocation dans le monde. Par notre travail nous devons la développer. Et nous devons vivre cette réalité pour que là où nous travaillons, nous soyons des gagneurs d’âmes. Ce n’est jamais qu’une minorité, ceux qui sont appelés spécialement, tirés en dehors de cette vision générale du monde du travail, seulement ceux-là seront appelés à un moment précis, à lâcher leur travail, - non pas parce qu’ils n’ont pas de travail - mais parce qu’ils sont appelés à le laisser, parce que Dieu appelle toujours quand on travaille et dans le travail. Certains seront donc appeler à sortir de leur travail parce qu’ils seront appelés par Dieu, et ils seront au service de Dieu à plein temps. Il n’y a pas l’un plus spirituel que l’autre; ce sont des appels différents. La majorité dans une église n’est pas appelée à être à plein temps. Mais la majorité de l’église est appelée à être un témoin dans sa maison, dans sa famille, sur son lieu professionnel, dans son quartier.
Lorsque nous aurons compris cela, à partir de ce moment-là, nous réaliserons que c’est tout un programme dans notre vie personnelle en tant que père de famille, en tant que mari, en tant que mère de famille, en tant qu’épouse, en tant que fils, en tant que fille, en tant que grand-père, en tant que grand-mère, ect, il y a donc déjà la cellule familiale qui doit grandir dans cette stature d’amour, de victoire, de pureté, où rien de souillé ne peut subsister, où tout ce qui a besoin d’être purifié le soit.
Frères et soeurs, que se passe-t-il chez vous, à la maison ? Quand vous êtes ailleurs que font vos enfants ? Que lisez-vous ? Que constituent vos loisirs ? Il est important de se poser la question. Y-a-t-il de la lèpre à la maison ? Quelles sont les paroles qui raisonnent à la maison ? La parole est créatrice. Dieu a tout créé par sa Parole ? Même l’Ecclésiaste met en garde contre les paroles parce que l’oiseau ailé les emportera. Savez-vous que nous pouvons attirer des mauvais esprits chez nous, à la maison, par notre langage et par le contenu de nos paroles à la maison ? Nous pouvons être chrétiens et avoir un démon à la maison. La lèpre est quelque chose qui a besoin d’être enlevée radicalement sinon il y a ouverture à la malédiction. Quelle est la relation dans votre couple ? Quelles sont vos relations entre mari et femme ? Quelles sont les relations intimes dans votre couple ? Quand nous nous sommes mariés, esprit, âme et corps, nous sommes devenus une seule chair. Est-ce que vos relations sont justes avec votre conjoint ? Pour les jeunes, est-ce que vous vous préservez purs pour le jour du mariage ? Alors on en met plein la vue; on travaille pour Dieu et à la maison, c’est la lèpre. Nous ne pouvons pas tromper Dieu. Mais pour toutes ces choses-là, il y a toutes sortes de victoire à remporter.
Et quel est le rôle de l’église ? C’est d’être un témoignage communautaire, face à Dieu et pour Dieu, face au monde invisible. Les ministères sont donnés pour vous aider à grandir dans votre vie spirituelle vous-mêmes à la maison. Ils ne sont pas donnés pour que vous soyez dépendants d’hommes mais que votre relation avec Dieu à la maison devienne tellement juste, que toute votre famille marchera avec Dieu. Les ministères sont comme des béquilles momentanées qui doivent vous aider à parvenir à l’état d’adulte. Quelquefois on rencontre des chrétiens de quarante années de vie chrétienne, et qui ont des problèmes, des bagarres entre eux, des zizanies, des critiques de tout genre. C’est comme des ornières, cela recommence toujours. Jacques le dit «ce qui sort de ta bouche c’est ce qu’il y a dans ton coeur.» Une source ne peut pas donner de la bonne eau et de la mauvaise; ou elle est bonne ou elle est mauvaise. C’est ce qui sort de notre bouche, par notre langue, qui révèle la réalité de ce qui est au fond de nous. C’est valable à la maison, dans notre travail, à l’école ect... et bien sûr à l’église.
Frères et soeurs où en êtes-vous ? Puisse-je me permettre une question sous forme de plaisanterie : ce matin, êtes-vous venus à «la messe» (les habitudes)? Ou est-ce que vous êtes venus adorer Dieu ? Nous devons être des vainqueurs à la maison, dans notre vie et lorsque nous nous rassemblons, que ce soit pour devenir meilleurs.
Connaissez-vous Dieu ? Je ne dis pas : connaissez-vous les bénédictions de Dieu? Connaissez-vous des exaucements de Dieu ? Connaissez-vous des réponses à vos prières ? Mais je pose cette question : connaissez-vous Dieu ? Le Seigneur Jésus personnellement ? Lui ? Dans une relation éclairée par le Saint-Esprit. Au-delà des manifestations. Au-delà d’une atmosphère.
Je le disais dernièrement, on peut sentir une atmosphère dans une réunion; on est bien; le Seigneur est là. Je peux savoir que le Seigneur est là parce que je réalise qu’il y a l’onction sur l’auditoire. Mais est-ce que je Le connais Lui ?
Quelques points pour toucher Dieu et comment Dieu pourra nous toucher, si nous prenons le bon sentier. Nous ne dépendons ni d’un orchestre, ni de la chorale, ni de celui qui conduit la louange. Nous ne sommes pas conditionnés par tout cela. Nous sommes conditionnés par notre relation avec Dieu au fond de notre coeur. Notre relation avec Dieu est avant tout une relation individuelle et personnelle. C’est la clé pour être touché par Dieu soit dans mon culte personnel soit quand je viens à l’église.
Ä Ouvrir son coeur à Dieu : Je lui ouvre mon coeur. Je ne me crée pas un personnage; je ne fais pas semblant d’être un spirituel. Et la première chose que je fais quand j’ouvre mon coeur à Dieu, je lui parle avec sincérité et je reconnais l’état de mon coeur. On fait sauter le masque. C’est entre Dieu et nous. Il faut avoir le courage d’être honnête avec Dieu et de lui dire l’état de notre coeur.
Ne disons pas à Dieu ce que nous croyons qu’Il aimerait entendre. Mais disons à Dieu ce qu’il y a réellement au fond de nous. Rendons nous transparents à Dieu. Sur la carte de visite de Dieu, il est écrit : « on peut tout me dire... » Pourquoi ? Parce qu’avec Dieu, ce n’est pas ce que vous aurez fait de bien ou de mal qui Lui permettra de vous bénir. Mais parce que vous vous serez approchés au nom de sa grâce, dans l’honnêteté. Dieu nous accueille non pas parce que nous avons été des supers-saints; il n’y en a pas. Mais Dieu nous accueille parce que nous avons confiance en sa bonté. C’est cela la nouvelle alliance. Nous nous approchons de Lui parce que nous avons confiance en sa miséricorde.
La seule chose qui peut bloquer Dieu, c’est notre refus de Lui ouvrir notre coeur. «Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité.» Ce n’est pas le nombre de paroles de repentance qui compte, mais c’est la sincérité du coeur. Parce que Dieu sonde notre coeur. Et lorsque nous sommes prêts à reconnaître nos défaillances, nos lacunes, notre faiblesse, nous avons déjà remporté la bataille. Parce que dès que nous nous ouvrons à la lumière, le sang de Jésus nous lave et nous purifie de tout péché et nous pouvons alors, nous approcher avec assurance du trône de la grâce, sachant que nous trouverons miséricorde et que nous serons secourus dans tous nos besoins.
Ä S’adresser à Dieu par la parole : que les paroles soient vraiment sur nos lèvres. Il y a là un mécanisme créateur de la parole. Dieu a tout créé par sa parole. Dieu nous a donné une bouche, des lèvres. Dans notre vie personnelle, il ne suffit pas que nous ouvriions notre coeur à Dieu à l’intérieur de nous-mêmes, mais il faut aussi que nos lèvres, nos paroles expriment cette ouverture. C’est extrêmement important d’ouvrir la bouche devant Dieu, parce que c’est la clé de la bénédiction. Nous devons vaincre la timidité, notre mutisme, par cette marche en avant. Nous devons vaincre la chair, parce que c’est la chair qui nous dit de rester la bouche fermée et de prier à l’intérieur de notre coeur, pour que nous ne remportions pas la victoire par la parole.
Ä Pardonner : apportons tout péché au Seigneur afin qu’Il le purifie. Péché à confesser. Pardon à accorder. Dans la réelle préparation dans un culte comme le nôtre, il devrait y avoir cette approche de Dieu, les uns et les autres, ouvrant nos coeurs et nos lèvres, nous nous purifions, nous nous nettoyons rapidement de tout ce qu’il peut y avoir de mauvais en nous. Nous pardonnons là où nous avons besoin de pardonner. C’est anormal de voir que les chrétiens n’arrivent pas à se pardonner. C’est anormal, cela révèle que vous avez un problème au fond de vous, et ce problème terminera mal votre vie. Parce que le pardon, c’est la clé de la guérison. Par la notion de non-pardon nous pouvons voir ceux qui veulent toujours avoir raison. Nous ne devons pas prêter attention à ce que les gens pensent de nous, mais à ce que Dieu pense de nous. Pour nous, nous devons remettre notre sort entre les mains de Dieu et donner la vie, la paix, et le démontrer par le pardon que nous accordons. Ne cherchons pas à discuter, à avoir raison. Laissons tout cela au Seigneur et soyons ouvriers de paix. Que rien ne vienne faire obstacle dans votre relation avec Dieu.
C’est clair que si nous avons un problème avec quelqu’un, nous aurons un problème avec Dieu. Parce que nous ne pouvons pas dire que nous aimons Dieu si nous n’aimons pas notre frère. C’est un mensonge que le diable a réussi à mettre dans notre coeur. Ces problèmes sont à régler. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de garder de l’animosité, même si elle est justifiée. Parce que cela va nous détruire. Même si nous avons raison. Un cadavre qui a raison, c’est un cadavre quand même ! Quelqu’un a dit : « pardonner ou périr », et cela guette tout le monde. Le chrétien ne peut subsister que s’il pardonne. C’est difficile, mais c’est possible parce que nous aimons le Seigneur.
Ä Rejeter notre fardeau sur Jésus. Ne fixons pas nos yeux sur nos problèmes. Quand on est dans la louange, on fixons les yeux sur Jésus. En un mot, rejetons sur Lui tous nos fardeaux, nos problèmes. Nous nous déchargeons sur Lui. Nous n’y pensons plus. Nous sommes là pour Lui et tout ce qui dans notre vie, nous bloque, nous pèse, nous le Lui remettons. Et alors deux choses se passent : d’un côté cela me libère et me permet de louer Dieu. Mais d’un autre côté, cela permet à Dieu de s’en occuper. Dans l’approche de Dieu, nous devons nous décharger sur Lui de tout ce qui peut nous tourmenter. Et alors nous pouvons nous remplir de Jésus; nous oublions le reste et nous sommes là pour Lui.
Ä Louer Dieu. Nous allons commencer à louer Dieu, à le remercier pour tout ce qu’Il nous a accordé. Nous allons Lui rendre grâces de tout ce qu’Il nous a déjà donné dans notre vie passée et dans ces derniers temps, tel exaucement de prière, telle bénédiction. Nous Le louons pour son pardon. Nous Le louons pour l’incroyable possibilité que nous avons de pouvoir nous approcher ainsi de Lui, malgré notre vie faussée. Nous le louons pour sa grâce, pour son amour, pour sa fidélité. Nous passons par la porte de l’action de grâces et nous rentrons dans la chambre de la louange. Nous Le louons pour ce qu’Il est. Nous commençons à Le louer pour ce qu’Il nous a fait, et ensuite pour ce qu’Il est. Mais il faut que cela sorte de nos lèvres. Et quand nous sommes seuls il est bon de Le remercier à haute voix. Il y a une puissance de vie dans la louange à haute voix.
Tout ce qui vient de précéder doit se faire dans notre langue maternelle. Certaines personnes prient toujours en langue parce qu’en réalité, elles se cachent derrière leur parler en langue. Avant de parler en langue, réglons d’abord l’état de notre coeur. Nous pouvons parler en langue sans être remplis du Saint-Esprit. Parce que c’est un capacité que nous avons reçue par la baptême du Saint-Esprit. Mais la gestion peut être mal faite. Nous devons nous approcher de Dieu d’abord avec notre intelligence, pour que nous ne nous cachions pas par un parler en langue, pour que nous ne nous évadions pas de notre itinéraire qui est de mettre de l’ordre dans notre coeur devant Dieu, par notre intelligence. Chaque fois que nous parlons en langue, notre intelligence est stérile; elle ne comprend pas. C’est pour cette raison que nous devons d’abord faire travailler notre intelligence.
Et à un moment donné, lorsque nous allons arriver au bout de notre prière intelligente, nous allons prendre le relais pas la louange en langue. Mais pour ne pas tomber dans un parler en langue qui à la fin ne nous édifiera plus d’une façon consciente, de temps en temps, nous reprendrons la louange par un langue intelligible. Et alors ma prière sera, de temps en temps en louange intelligente, et de temps en temps exprimée par la louange sera en langue. Puis l’interprétation de la louange en langue nous sera communiquée.
Pour que ces choses aient lieu, il faut mettre de l’ordre à la maison. Toutes les sociétés du passé ont été liquidées par la perte de la notion de la famille. Toutes les civilisations antiques ont été détruites quand la famille a été détruite. Notre société détruit la famille. L’église va à la destruction si les chrétiens ne se réveillent pas dans la vision de la famille. Le diable attaque la famille humaine et la famille spirituelle. Israël avait douze tribus, mais il n’y avait qu’un endroit où le peuple pouvait se rassembler pour le culte, c’était au temple à Jérusalem. Il y avait plusieurs familles, plusieurs tribus mais un seul endroit où tous devaient, trois fois par an, se réunir pour adorer Dieu, le temple de Jérusalem.
De la même façon, nous avons des familles différentes, chacun pour notre part. Mais nous n’avons qu’une assemblée locale où le jour du Seigneur nous nous retrouvons ensemble. Le rôle de la sainte cène, c’est que nous nous retrouvions ensemble pour le jour du Seigneur, et non pas chacun de son côté. Tout cela pour favoriser l’esprit de famille, mais également pour que chaque chrétien puisse mettre au service de l’autre, le talent, le don qu’il a reçu. Que le Seigneur nous donne d’aller de l’avant ensemble. Amen.
Prédicateur Pierre TRUSCHEL - Pasteur Centre du Plein Evangile « Le Chandelier » 33, avenue de Vizille - 38000 GRENOBLE Tél. 04 76 70 47 70
Ajouté par Admin le vendredi 9 juin 2006 dans la rubriqueSermons

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