Ephésiens ch 4 v 8 à 16

Il y a quelques années en arrière, nous étions avec mon épouse et d’autres frères, allés en Inde visiter l’oeuvre du frère Komanapalli. Et là-bas nous avions assisté à une reconnaissance de ministères. Il y avait là une soixantaine de pasteurs stagiaires qui, devant un rassemblement régional - à peu près 9 mille personnes, devaient être ordonnés, ce que nous appelons, en France, une reconnaissance de ministères. Ces pasteurs devaient être reconnus devant tout le monde, dans le cadre de toutes les églises. J’avais été frappé et ébahi à un moment donné, de ce que le frère Komanapalli, ministère apostolique et ses adjoints qui étaient dans l’oeuvre du ministère, avaient demandé, gentiment, fraternellement, à ces pasteurs qui allaient être officiellement reconnus et recevoir l’imposition des mains pour l’installation dans le ministère, de s’engager à aimer les frères et soeurs pour lesquels maintenant ils allaient se mettre au service ; de s’engager également à aimer le Seigneur ; de s’engager à aimer les âmes ; de s’engager aussi à aimer leurs collaborateurs, les anciens, les diacres, les diaconesses de leurs églises ; et enfin de s’engager à avoir un esprit, un coeur de serviteur, de soumission envers leurs propres responsables et l’équipe des ministères. Et j’ai été étonné de voir que spontanément, dans la joie, ils avaient dit « oui ». En rentrant en France, j’ai donc raconté cela et on m’a répondu, qu’en Europe cela ne marchait pas.

Mais il y a quelques temps, j’ai été en Italie et j’ai assisté à la même chose. Ce n’était plus en Inde, c’était en Europe. J’ai vu également là, deux couples de diacres qui allaient être reconnus, qui allaient être installés dans le service. C’était également un rassemblement d’églises italiennes. Chacun de leurs pasteurs a présenté le diacre et la diaconesse en disant le bien qu’il pensait d’eux et pourquoi il pensait que le frère avait réellement une vocation diaconale et que son épouse était vraiment un exemple à côté de lui. Quand les deux pasteurs ont eu présenté les diacres devant tout le monde, ensuite le ministère apostolique s’est levé et a demandé à ces couples s’ils voulaient s’engager à servir leurs frères et soeurs, s’ils voulaient s’engager à se mettre au service de leurs frères et soeurs. Cela s’est fait dans un esprit de famille et dans la joie. C’était une disposition de coeur ; cela venait réellement de leur être intérieur, j’insiste sur ce point. Egalement, le ministère apostolique leur a demandé s’ils s’engageaient aussi à être soumis de coeur aux équipes des anciens et aux ministères de leurs églises. Les deux couples ont dit « oui ». On leur a aussi posé la question, à savoir s’ils étaient prêts à se soumettre aux ministères apostoliques de l’oeuvre, dans un état de coeur, de serviabilité, et enfin s’ils étaient prêts à s’engager à être soumis les uns aux autres quand ils reconnaîtraient que Dieu a donné une fonction à quelqu’un, dans un esprit de service. Ces couples ont accepté et ensuite tout le monde a pris la Sainte Cène.

Il y avait là des églises différentes. C’était la même famille d’églises quand nous nous retrouvons. J’ai été incroyable frappé de l’unité profonde, et non pas seulement apparente. On sentait vraiment spirituellement au moment où le pain et le vin sont passés, du fait qu’il y avait eu de la part de ceux qui étaient à la tête un engagement d’être serviteurs de ceux qui étaient sous leurs ordres, qu’il y avait eu un engagement de ceux qui étaient sous les ordres d’être soumis et de respecter l’autorité de ceux qui étaient au-dessus. Le fait qu’il y avait un engagement de coeur à se mettre au service des autres créé et avait créé entre eux, malgré la distance, une unité de la base au sommet, une unité horizontale les uns envers les autres et une unité verticale.

Cela m’a beaucoup interpellé et je me suis beaucoup interrogé. Souvent il y a certaines choses qu’on ne peut pas dire : les chutes de certains, l’incapacité que parfois les chrétiens de nos églises ont de se supporter. Dans une réunion l’autre jour, un des frères a dit «en réalité, nous ne sommes pas les pasteurs de certains de nos chrétiens. » C’était vrai. On a l’impression qu’on n’est pas l’équipe pastorale de certains frères et de certaines soeurs. Je pense que nous pouvons être indépendants, nous pouvons mener notre propre vie, mais nous raterons notre vocation. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens ont raté leur vocation. Ils sont là, ils chantent des cantiques, mais ils sont au bord de la route. C’est fini pour eux. S’ils ne reviennent pas, ils n’accompliront jamais la vocation pour laquelle ils ont été appelés.

Rappelons-nous quand nous nous sommes convertis, nous avions envie de servir; nous voulions foncer. Combien d’entre nous, dans l’oeuvre de Dieu, alors qu’on se rappelle le désir qu’on avait au départ, on s’aperçoit qu’aujourd’hui on vivote, on survit, on a des tensions, des bagarres, des problèmes, des combats, des joies, des peines. Beaucoup n’ont pas accompli la vocation après laquelle ils soupiraient au départ de leur conversion. C’est facile de dire que c’est la faute des autres, c’est toujours comme cela. On s’excuse facilement. Mais je pense que fondamentalement, profondément, la cause est le manque d’unité du coeur. Nous n’avons jamais osé en tant que Français, aller au bout de ce que la Parole de Dieu dit.

Je voudrais dire ce matin, dans la perspective des choses qui viennent dans le futur, qu’il ne s’agit pas d’être Français, Africains, Européens ; il s’agit pour nous, pour des jours de restauration de l’église, d’accepter d’être bibliques, même là où ça peut nous coûter.

Pendant des années j’ai cru que les gens manquaient d’enseignement. On a enseigné, on a apporté ; on a fait des formations, des camps d’enseignement, on a ouvert une école biblique etc... Mais ma plus grande surprise a été de découvrir, qu’en réalité pour beaucoup de gens, ce n’était pas parce qu’ils n’étaient pas enseignés qu’ils ne marchaient pas convenablement, ce n’était pas parce qu’ils ne savaient pas, mais tout simplement, c’est parce qu’ils ne voulaient pas. Votre vie, ma vie chrétienne, d’une façon ou d’une autre, n’accomplira jamais sa vocation. Vous pourrez avoir des résultats apparents. Nous pouvons nous satisfaire de l’état dans lequel nous nous trouvons. Mais nous pouvons aussi, comme le dit l’apôtre Paul, « oubliant ce qui est en arrière, je me porte en avant afin de gagner Christ et sa puissance de résurrection. » accomplir notre identité, trouver le plein développement de notre personnalité dans le plan de Dieu. Et je voudrais vous dire, qu’il n’y a que l’acceptation de l’obéissance à ce que Dieu nous montre dans sa Parole, par son Esprit, aux travers des uns, au travers des autres, et l’acceptation réellement en tant que chrétiens nés de nouveau, d’être serviteurs des autres. Il n’y a que cela qui compte, que ces choix de bases qui me permettront d’y arriver. Un frère disait « je ne sais pas quel est le plan de Dieu pour ma vie... » Le plan de Dieu est très simple. Si nous cherchons quel est le plan de Dieu pour notre vie, commençons à servir ceux qui sont devant nous, ceux qui sont autour de nous ; mettons-nous à leur service, c’est le plan de Dieu.

Beaucoup de chrétiens qui courent les conventions se font du bien, mais ils sont « indécrotablement » coincés sur eux-mêmes. Il y a des gens à visiter à l’hôpital ; il y a des frères et soeurs à visiter, ceux qui sont isolés à voir ; il y a tout un travail journalier que personne n’aime faire. Ils préfèrent aller dans une réunion où il y a l’onction ! Ecouter un grand prédicateur ! Tout le monde aime cela ! Mais ce n’est pas une vraie spiritualité de vouloir cela. C’est être un petit chrétien. Mais la vraie maturité chrétienne, c’est de se mettre au service des autres ; pas seulement le dimanche, mais dans la semaine, en aidant, en partageant, en soutenant, en montant la garde ; tout ce travail caché qui seul nous accompagnera dans le ciel.

Quand vous serez là-haut, vous pourrez dire que vous avez assisté à tel séminaire, à telle convention, etc... ce que nous entendrons, ce n’est pas « quelle est ta doctrine...? » Mais « combien d’âmes as-tu introduit dans le Royaume de Dieu ? Combien de fois ta vie a-t-elle pu servir à sauver des âmes directement ou indirectement ? » C‘est la question qui nous sera posée. Le reste, ça ne montera pas plus haut que la terre. Je pense que courageusement, honnêtement nous devons nous poser des questions pour ne pas rater notre vocation chrétienne. Parce qu’on peut filer au bout et en arrivant se rendre compte qu’on s’est trompé. C’est terrible, nous ne pourrons pas rattraper les années, rattraper le temps perdu, rattraper nos mauvais choix. A un moment donné c’est trop tard ; on a trop vieilli ; on ne peut plus retrouver nos vingt ans. Et nous ne pourrons pas retrouver la vocation que, par désobéissance à certaines choses, nous avons peut-être contournée.

Pourquoi je dis tout cela ? C’est parce que dimanche dernier j’étais dans une église annexe et j’ai demandé au pasteur stagiaire qui devait être reconnu en tant que ministère responsable de cette église s’il était d’accord de s’engager avec sa femme devant toute l’église, en disant qu’il désirait servir cette église, servir les frères et soeurs, et avoir un coeur de serviteur ; et s’il était d’accord pour leur dire et le dire à toute l’équipe des anciens et des diacres, à tous les chrétiens. Il a dit « oui ». J’ai parlé de la même façon aux anciens et je leur ai demandé s’ils étaient d’accord de faire une déclaration, à la fois sur ce couple et sur un couple diaconal qui devait être reconnu aussi. Ils étaient d’accord. Puis je me suis tourné vers toute l’assemblée et j’ai demandé s’il était d’accord pour accepter la soumission de coeur aux ministères dans l’oeuvre et aux ministères apostoliques. J’ai entendu de la part de ce jeune pasteur cette parole : « non seulement je suis d’accord mais j’en ai besoin. » Il a été voté à majorité absolue responsable de cette église annexe.

On peut grandir et être respecté par le canal de l’esprit de soumission les uns aux autres. Je ne pense pas qu’on va continuer pendant des années, à assister aux bagarres, aux zizanies des gens qui peut-être ne nous prennent pas pour leur pasteur ou leur responsable car cela détruit l’unité ! Et ce sont des interdits dans la marche en avant de l’église ! Cela donne des accès aux démons. Le combat spirituel, ce n’est pas d’abord de lutter, de crier contre les démons, mais c’est d’enlever de nos coeurs, de nos mentalités, de notre esprit d’indépendance, de rébellion bien souvent déguisée, tout accès aux puissances, afin que l’onction puisse se répandre.

L‘apôtre Paul a parlé de diversités de ministères dans l’oeuvre puis divers ministères dans l’église locale. Les ministères dans l’oeuvre, sont ceux qui débordent l’église locale. Apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs, docteurs, ces ministères s’exercent au démarrage dans l’église locale. Mais à un moment donné, ça va plus loin pour certains. Je pense qu’il est absolument nécessaire de revenir aux bases. Iil y a des coups durs, les gens sont attaqués, des serviteurs de Dieu sont attaqués dans leur vie, dans leur foyer, au travers de leurs enfants. On se rend compte également que d’après les statistiques, depuis 30 ans il y a de moins en moins de baptisés. On développe la louange, on développe l’adoration, on est super informé, on a des séminaires, on a tous l’onction... mais quand on fait le bilan pratique, on n’a jamais eu aussi peu de baptisés que cette année. Et je dirai qu’il y a dix ans en arrière, nous n’avions pas toute cette connaissance-là mais nous avions beaucoup de baptêmes : 60 à 70 par an. Nous devons reconnaître qu’il y a là quelque chose qui cloche et qu’il faut courageusement se laisser interpeller et revenir aux puits de notre père Abraham et les recreuser. C’est pour cette raison que dans les semaines à venir, nous allons mettre en avant l’intercession et l’évangélisation. Non pas le mettre en avant comme quelque chose de légaliste mais parce que c’est notre raison d’être.

Trois thèmes vont se présenter. Nous avons eu un samedi pendant toute une journée un temps d’informations, de formation pour ceux qui aspirent à une charge de responsable de groupe à la maison. Je vous dirai honnêtement que personnellement, mon idée serait de mettre l’église dans les maisons pendant la semaine ; la formation biblique par petits groupes dans les maisons ; la prière dans les maisons en laissant à l’église même des temps forts, pour des sessions de formation spécialisée : tel week-end pour tel domaine ou tel point. Le dimanche matin bien sûr, on se retrouve ensemble avec un message oint du Seigneur, mais l’église est à la maison, pour que la vie se manifeste pendant la semaine, et afin que quand on vient à l’église le dimanche, les gens ne viennent pas pour toujours recevoir, mais qu’ils apportent dans la communion fraternelle, la richesse que les uns ou les autres ont reçu pendant la semaine dans les groupes de maisons diverses.

Il y a trois départements : Le département de la formation. Dans ce qui a été présenté l’autre jour, c’est une école biblique qui vient dans l’église où chaque chrétien peut se former, par petits groupes pour faciliter un moment de partage ; formation régulière. Ensuite formation exceptionnelle pour des thèmes, des schémas, des séminaires, des conventions.

Le département de l’intercession : les temps sont difficiles, et, nous allons développer les vocations. Tout le monde n’a pas toutes les vocations pour l’intercession. Il y a ceux qui jeûnent plus facilement ; ceux qui prient plus facilement ; ceux qui ont ce fardeau plus facilement. Nous allons laisser se développer les vocations de prière, d’intercession, de combat spirituel.

Le département de l’évangélisation et le témoignage.

L’un doit finir à l’autre et l’autre doit être le résultat des deux autres. On n’est pas formé pour se faire plaisir. On est formé pour devenir efficace et porter du fruit.

Je voudrais dire encore ceci: quand nous nous convertissons et que nous sommes passés par les eaux du baptême, nous sommes appelés à réaliser que nous avons vécu trois conversions. La première conversion que vous et moi avons vécue, c’est la conversion à Dieu. Se convertir de nos idoles au Dieu vivant. La deuxième conversion, c’est la conversion à nos frères et soeurs. Je me converti à Dieu et je me converti à mes frères et soeurs en la foi. « Si quelqu’un dit qu’il aime le Seigneur et qu’il n’aime pas ses frères, il est pire qu’un infidèle ; il se trompe lui-même ». La véritable conversion à Dieu s’exprime par l’amour que je porte à mes frères et soeurs. Si je ne porte pas pratiquement, concrètement, par l’action, l’amour authentique à mes frères et soeurs, cela révèle que je n’aie pas un véritable amour envers le Seigneur. Conversion à Dieu ; conversion à mes frères. La troisième conversion, c’est la conversion au monde, aux gens du monde, c’est-à-dire, les aimer, les attirer à l’évangile, leur témoigner dans la sagesse, se mettre à leur niveau, être serviteurs et servantes de ceux du monde. Nous ne sommes plus du monde quant à l’origine de la vie ; nous avons une vie divine. Mais nous sommes serviteurs de ce monde qui a besoin de voir un témoignage authentique. Le problème, ce n’est pas de comprendre cela. Le problème c’est que souvent, nous ne le voulons pas. Parce que cela nous coûte. Mais Jésus a dit que c’était cela se charger de sa croix. C’est renoncer, à un moment donné par amour pour Dieu ; c’est renoncer par amour pour mes frères ; c’est renoncer par amour, pour le monde, pour les gens du monde.

Il y a quelques instants nous avons pris la Sainte Cène, le pain, le vin, symboles de l’unité en Christ du corps brisé, le sang versé. Si notre église dans nos relations de chaque jour, à la maison, en petits groupes, dans sa relation ensemble quand nous nous rencontrons, si notre église est une Sainte Cène permanente dans nos pensées, dans nos raisonnements - non pas seulement la Sainte Cène du dimanche matin, mais la Sainte Cène un style de vie - alors ce monde où il y a tant de suicides, ce monde où 13 jeunes par jour se suicident en France, ce monde où il y a tant de personnes seules, ce monde viendra à l’église parce qu’il verra combien on s’aime et réalisera qu’il a besoin de cet amour, et il mangera et boira avec nous, le pain et le vin du Seigneur.

La clé, c’est que nous acceptions, nous en tant que responsables dans la diversité de nos ministères, de nous engager à être vos serviteurs, à vous aimer, à être à votre service. Cela ne veut pas forcément dire que nous allons faire ce que vous voulez, mais servir nos prochains dans l’autorité de Dieu qu’Il donne à chaque fonction. Ce n’est pas une question de supériorité. Être un conducteur, ce n’est pas être supérieur. C’est simplement avoir une autorité de fonction. J’ai besoin d’exercer une autorité parce que j’ai telle responsabilité. Être conducteur sous-entend une autorité à exercer dans tel ou tel domaine. Ma part de fonction et ma soumission de coeur, c’est accepter de reconnaître et de me soumettre à cette autorité dans tel ou tel département pour lequel le frère ou la soeur a été reconnu. Engagement de nous les responsables ; nous voulons nous engager à vous servir, à vous aimer. Mais également, engagement de chacun d’entre vous, du peuple de Dieu à nous aimer, à ne pas écouter les critiques, à aimer les frères, à nous mettre au service des uns aux autres, à être soumis aux uns et aux autres, à reconnaître la diversité des fonctions. En un mot, un engagement de loyauté, un engagement de fidélité, une alliance.

Je vous propose de réfléchir : est-ce que vous êtes dans votre église ou est-ce que vous pensez qu’il faudrait aller dans une autre ? Il y a beaucoup d’églises à Grenoble et dans les environs. Je suis parfois étonné, lorsque des gens me disent qu’on les a invités ici ou là..., on peut faire du racolage, c’est tellement facile de passer des tracts sous la main.. Au lieu d’essayer de gagner des chrétiens à droit ou à gauche, essayez de gagner des inconvertis, c’est cent fois plus propre. Et c’est ça la maturité chrétienne. Combien d’âmes vont nous suivre dans l’oeuvre du salut.

Voilà ce qu’on va vous présenter, une loyauté, une fidélité, une présence. Parce que si je suis là quand une dent me tombe, on ne peut pas compter sur vous..., vous pouvez dire qu’il y a une chose intéressante ailleurs..., si j’écoutais les choses intéressantes, je serai toujours absent... Je voudrais dire simplement, apprenons à être ensemble. Le livre des Actes dit « qu’ils étaient ensemble... » et si parfois dans l’unité, dans l’harmonie, il y a quelque chose d’intéressant ailleurs et que quelqu’un d’entre vous aille, il n’y a aucun problème à cela. Mais que diriez-vous d’un enfant qui est constamment absent, qui n’est jamais à table quand la famille se réunit ? Je pense qu’un véritable père ou une véritable mère remettrait de l’ordre pour que l’enfant ne perde pas l’esprit de famille. Nous ne devons pas perdre l’esprit de famille ; je pense que beaucoup d’entre nous l’ont perdu. On veut retrouver cela parce que c’est à cela que sont attachés la bénédiction, la visitation et le réveil dans lequel Dieu est en train de nous conduire.

Ou vous aimez la famille que nous sommes, ou vous en aimez une autre ! Priez pour que le Seigneur vous montre quelle est la vôtre. Mais ne clochez pas des deux côtés. Non seulement vous serez déçus tôt ou tard, mais vous décevrez les autres, et vous aurez raté votre vie. Et une vie ratée, vous ne pourrez plus jamais la rattraper. Engagement, on n’aime pas ce mot, mais c’est biblique.

Je laisse cette image devant vous : imaginez un arbre fruitier. Il y a le tronc ; il y a les racines qui rentrent dans le sol. Et toute oeuvre a un tronc et des racines de base. C’est cela le ministère apostolique. Le ministère apostolique, c’est le ministère qui est le fondement. L’apôtre Paul dit : « Dieu a établi d’abord des apôtres... » ; ministères de fondement. Puis il y a le tronc avec ses racines ; puis il y a des branches qui sortent. Ces grosses branches qui sortent, ce sont les autres ministères de l’oeuvre qui collaborent, cette équipe de ministères : prophètes, docteurs, évangélistes, pasteurs. Puis ensuite dans ces grosses branches, il y a des branches plus petites pour la gestion locale dans chaque église, le collège des anciens. Ce sont des fonctions différentes diaconales, responsables d’activités de tout genre. Puis vous avez le feuillage qui représente tous les paroissiens, les brebis. Et à un moment donné, quand un arbre est en bonne santé vous avez le fruit et les fruits. Les feuilles par la sève sont reliées aux branches, reliées au tronc, reliées aux racines. L’esprit d’indépendance, l’individualisme est tout simplement un mauvais esprit que nous avons accepté pour nous tranquilliser, mais qui ne correspond absolument pas à la réalité biblique et vivante que Dieu a prévue.

Que Dieu nous aide à être vrais. J’étais extrêmement indépendant avant ma conversion et il a fallu que j’apprenne ; cela a été la lutte dure. Le grand problème, c’est pourquoi les églises du Tiers Monde ou d’Afrique ou autres, sont en train de nous gagner ? Parce qu’ils ont naturellement par leur éducation, le sens communautaire.

Ce n’est pas de la domination ni un joug ni un esprit de contrôle ; vous êtes libres. Mais ne faisons pas de cette liberté un encouragement à l’indépendance. Mais librement j’accepte de me soumettre aux uns et aux autres. Et en tant que responsable, je me soumets à un frère quand il s’agit de faire de telle ou telle chose dans le domaine du diaconat, parce que personnellement si je prends une clé à mollette, je casse tout ce que je fais. J’accepte de me soumettre à ce que le frère a reçu et que je n’ai pas. C’est cela la grâce de Dieu. Amen.

Prédicateur Pierre TRUSCHEL - Pasteur Centre du Plein Évangile « LE CHANDELIER » 33, avenue de Vizille - 38000 GRENOBLE Tél. 04 76 70 47 70