Comme un sillon Il creuse, Il casse les mottes de terre les plus dures, pour rafraîchir, pour redresser, pour, en un mot, visiter l’église par rapport à l’épée tranchante de la Parole de Dieu, pour que dans ces temps de la fin, cette église devienne efficace, sans tache, ni ride, ni rien de semblable; devienne efficace dans tous les domaines de la vie pour être prête à affronter les temps difficiles de la fin qui viennent où ce sera très dur, mais en même temps très glorieux. L’Esprit de Dieu est en train de construire voire même de remettre certaines interprétations de la Bible en cause, ou plutôt les rectifier, parce que les choses parfois qu’on a apprises ou acceptées sans vérification, sans modulation, l’Esprit de Dieu est en train de restaurer certaines choses mais aussi de guérir certaines personnes.

Nous vivons dans un temps très difficile. Je vais aller tout de suite au vif du sujet. Je voudrais ce matin parler, peut-être d’une façon particulière, de ceux qui ont ou qui vivront un problème de divorce, un problème de séparation. Nous vivons des temps où l’on voit de plus en plus des situations de divorce, des situations de rejet, des situations de souffrance, des situations d’adultère, des situations diverses auxquelles notre société n’était pas préparée, ou l’Eglise même n’était préparée, pour lesquelles l’Eglise avait donné des réponses toutes faites, parce que c’est toujours pareil " au malheur le mépris, c’est la devise des heureux ! " Dans la mentalité de beaucoup d’entre nous qui sommes issus du milieu catholique, dans la mentalité de beaucoup, le divorcé ou la divorcée a souvent mauvaise presse. Parce qu’on dit " après tout ils étaient deux... et s’il y a divorce c’est que forcément les deux sont coupables... " C’est très facile à dire et c’est très facile de se réfugier dans ce genre de rejet qui fait énormément de problèmes, qui fait énormément souffrir des personnes séparées ou seules ou rejetées, et parfois même se sentir jugées par les autres chrétiens de l’assemblée.

Prenez un voleur; si tout à l’heure en rentrant chez vous, on a cambriolé tout votre appartement. On a emporté tous vos objets. On en emporté tous vos biens. Et voilà que vous rentrez à la maison et il n’y a plus rien ! Vous savez aussi bien que moi que le vol n’est pas juste. Ce n’est absolument pas juste qu’on vous vole. Et imaginez que vous réagissiez en disant : " ce n’est pas juste qu’on me vole; le vol c’est mauvais; donc on va punir; on va condamner le voleur... " Là tout le monde est d’accord ! " mais on va condamner aussi le volé ! " Mais ça c’est pas juste. Qu’on condamne le voleur c’est une chose; mais qu’on condamne le volé c’est autre chose. C’est la même chose dans la pensée de bien des chrétiens : " si tu es divorcé c’est que tu as fait une faute. " Même si l’autre t’a trompé, même si l’autre t’a trahi, même si l’autre a fait adultère et t’a rejeté, aux yeux de beaucoup de chrétiens, dans leur esprit légaliste, on vous regarde comme un coupable. Alors que c’est l’autre qui a trompé, c’est l’autre qui a fait la faute.

Il faut le dire, que dans nos églises, il y a cette pression inconscience, cette pression du coeur, cette pression de la mentalité, cette pression de la dureté du coeur, cette pression de l’incompréhension, parce que tant qu’on y est pas passé, on ne comprend pas beaucoup. C’est la devise des heureux, ils n’ont pas vécu cela. Donc haro sur le baudet ! Il faut forcément comprendre que des paroles sont sorties de nos lèvres; que des paroles, des jugements, des attitudes voire même de supériorité ont eu lieu parce qu’on a dit " après tout ils étaient deux, donc les deux ont fauté, les deux ont tort. " Ce qui n’est pas vrai du tout. Nous devons comprendre que sur ce terrain-là aussi, l’Eglise a besoin de réparer ses torts envers certains ou envers certaines; que parfois des slogans tout faits, des enseignements tout faits, - et moi personnellement je le reconnais aussi - parfois, dans nos incompréhensions nous avons parfois créé, et l’Eglise en général - je ne parle pas simplement de la nôtre, je parle de la mentalité - nous avons créé un joug sur les chrétiens de telle façon que les délaissés, les divorcés, les trahis sont souvent considérés comme des chrétiens de seconde zone. Nous, on est les meilleurs, on a notre mari, on a notre femme...

C’est extrêmement important ce que je vais partager ce matin, parce qu’il faut que ça aussi, soit amené dans la souveraineté de l’Esprit Saint. Nos comportements, nos structures mentales, nos héritages éducatifs qui parfois sont extrêmement durs et légalistes, et j’ose parfois le dire pentecôtistes légalistes destructeurs. J’ai vu des serviteurs de Dieu être balayés. Il faut qu’on sorte cela; il faut qu’on arrache ça de notre mentalité, pour qu’il y ait aussi un temps de guérison, un temps de restauration, un temps d’humiliation pour tous ceux d’entre nous qui ont prononcé des paroles à la légère qui font plus mal qu’un glaive, et qui ont créé des situations de rejet, de blessures intérieures auprès de frères et de soeurs.

Nous devons comprendre l’importance de ce que je vais partager ce matin. Parce que c’est quelque chose qui est incontournable dans la marche en avant. Et nous devons être au clair, non pas de ce que Pierre, Jacques ou Jean peuvent dire, mais de ce que le coeur de Dieu peut ressentir. Nous avons besoin de cela. J’aimerais ce matin vous entraîner dans le coeur de Dieu.

Premièrement, on voit que pour le mariage, le divorce est un problème social aujourd’hui. C’est un problème social contemporain majeur, parce qu’il n’y a pas seulement la séparation de deux êtres qui vont souffrir. Il y a également la conséquence sur les enfants, la conséquence sur le milieu familial, la conséquence sur les relations familiales et la conséquence sur la société toute entière. Parce qu’une société qui encourage le divorce est une société qui prépare sa ruine définitive. Et cependant au-delà des individus, au-delà de tout cela, on voit également que derrière tout cela, il y a une puissance de destruction, la puissance du mal, les démons qui agissent au travers des normes sociales, culturelles par toutes sortes de moyens, au travers des coeurs aussi de ceux qui souffrent à cause de cela. Nous devons comprendre aussi qu’il y a une stratégie également de destruction au travers de la destruction du couple. Au travers de la division du couple, il y a la destruction de l’ambiance, de l’unité familiale, du rayonnement familial, il y a une destruction planifiée des ténèbres par rapport à la société.

Je dirai encore que tragiquement aussi le divorce est rentré dans l’église. Le divorce est rentré d’une façon très forte dans l’église, et c’est aussi sur ce terrain-là que l’église peut sombrer. Si elle n’arrive pas à gérer; c’est de plus en plus compliqué; il y a des situations de plus en plus incroyables auxquelles on n’a jamais été habitué avant. En tant que pasteur on est confronté à des situations qu’on ne peut pas régler avec deux versets bibliques. Il y a parfois des ramifications, des incidences, des racines, des conséquences qui dépassent largement une simple parole. Parfois on peut simplement dire " par la grâce de Dieu je peux te donner un avis mais je ne peux pas en dire plus.. " Parce que parfois la Parole de Dieu ne répond pas à toutes les situations. Maintenant nous vivons des choses étonnantes ! Dans l’église aussi, il faut comprendre que si nous n’arrivons pas à gérer cela, dans le cadre de l’église - et quand je parle du cadre de l’église, je ne parle pas d’une gestion légaliste doctrinale ou de règlement - je parle de la compréhension spirituelle et des dispositions intérieures du coeur de chacun d’entre nous. Il faut que nous arrivions à gérer cela spirituellement de coeur, de relation affective, d’accueil, mais aussi d’accompagnement et de compréhension et de combat spirituel.

Qu’est-ce qui a ouvert la voie pour que le divorce soit aussi courant parmi les chrétiens. Il y a deux grandes raisons :

1) on a donné une mauvaise image du mariage dans l’église; celle-ci ayant abandonné les critères de Dieu et de l’Écriture. La notion de mariage est devenue quelque chose d’humain même dans l’église. Tellement influencée par les notions humaines de relations, elle a perdu de vue ce qu’est réellement à la base dans la pensée de Dieu, dans la structure de Dieu, le mariage.

Dans une quinzaine de jours je parlerai " Dieu fait les mariages " parce qu’on a aussi le poids, le fardeau des célibataires, le fardeau de ceux qui sont seuls. Quand on a une famille c’est bien. Mais ceux qui se retrouvent seuls le soir, il y a aussi ce problème à gérer. Il y a aussi à savoir ce que Dieu donne. Notre église doit aussi apprendre à gérer le problème des célibataires, hommes ou femmes, de ceux qui sont seuls, de ceux qui n’ont pas l’accompagnement, de ceux qui aspirent à se marier - c’est tout à fait biblique d’aspirer au mariage - et qui ne trouvent pas de conjoints. Je voudrais aussi répondre à ceux-là. Il y a une clé pour toutes choses. Et il y a aussi pour ceux parmi nous qui entendront, qui liront, qui écouteront par cassette ce message, une clé pour chacun.

Donc la première raison pour laquelle il y a aussi des problèmes dans l’église, c’est que nous n’avons par suivi, au moment du mariage, les critères bibliques, les critères de Dieu pour le mariage.

2) La deuxième cause principale de l’augmentation du divorce parmi les chrétiens, c’est que beaucoup ont reçu une mauvaise préparation au mariage. Ils y parviennent sans une nette compréhension de sa nature et de ses obligations. Très souvent aussi, ils n’ont pas reçu l’instruction et l’éducation qui leur permettraient de faire face à ces obligations. Le résultat peut se comparer à un couple dans un bateau dont chacun des deux ne sait pas s’il doit ramer ou tenir le gouvernail ou barrer. On pense qu’il suffit d’un petit coup de foudre, d’une petite rencontre, une petite visite pastorale, un petit bouquin à lire et on s’imagine qu’on est prêt pour le mariage. C’est là que je voudrais encore dire non ! La preuve, combien de couples qui ne marchent pas bien du tout, en étant mariés à l’église. Il y a une préparation à faire. C’est pour cette raison que dans l’avenir nous voulons de plus en plus préparer la mariage. Parce que cette chose-là devrait être faite à la maison par les parents. Mais ça ne l’est pas fait bien souvent. Et nous devons comprendre qu’il y a actuellement un blocage dans l’éducation familiale à la maison. Et c’est malheureusement l’église qui doit venir au secours de la famille parce qu’à la maison, il n’y a plus ce travail qui est fait. L’éducation est extrêmement importante. Et nous devons comprendre, par rapport aux parents, c’est une chose d’avoir des enfants et c’est autre chose de les éduquer. C’est autre chose d’amener ses enfants à être adultes, conscients, maîtres d’eux-mêmes, responsabilisés dans la vie, et pouvant devenir des responsables. Ce n’est pas une société laxiste, ce n’est pas une éducation laxiste qui fera de vos enfants des hommes et des femmes accomplis. C’est une éducation qui prend des années. C’est à la fois une responsabilité, un devoir, mais c’est un privilège glorieux parce que les parents vont se reproduire de génération en génération, au travers de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Travail éducatif ! ça manque ! Nous avons énormément de gens mal élevés. Et tout l’ensemble porte les conséquences de ces choses-là. Parce que le père n’a plus sa place; parce qu’il a démissionné; parce que la mère est dépassée; ou parfois aussi n’assume plus ses responsabilités. Notre société a un problème énorme. Et l’église, dans ses temps difficiles, doit justement montrer l’inverse, et montrer que là où la société est un bateau qui coule sur le terrain éducatif, l’église est le bateau qui nage. Dans le monde l’eau est dans le bateau. Dans l’église le bateau est sur l’eau. Il est important de comprendre ces choses-là.

Nous allons aller plus loin. Il n’a jamais été dans l’intention de Dieu que le mariage se termine par un divorce. Au départ dans la Parole de Dieu, et dans la réalité, un divorce c’est toujours une fracture, un brisement, une séparation entre l’homme et les plans, les critères de Dieu. Mais ce n’est pas cependant une raison, je le répète, pour traiter les divorcés de manière arbitraire et j’ose le dire, anti-biblique. Ce n’est pas parce que je suis de telle ou telle nationalité ou que je considère le divorce de telle façon que ces choses-là doivent prendre racine dans l’église. Il n’a jamais été dans l’intention de Dieu que les gens volent, et pourtant il y a des voleurs ! Il n’a jamais été dans l’intention de Dieu que les gens divorcent, et pourtant il y a des adultères ! Et est-ce que celui qui est victime de l’adultère doit souffrir autant que celui qui a commis l’adultère ! Vous vous rendez bien compte que ce n’est pas juste. Mais c’est dans la mentalité de bien des chrétiens. On pointe celui ou celle qui est divorcé ! On devient juge alors qu’en réalité on n’a absolument pas souffert de cette expérience-là ! Je vous conseille de ne jamais juger, parce qu’un jour votre femme ou votre mari va vous plaquer et vous comprendrez ce que cela veut dire ! J’ai remarqué que parfois des prédicateurs cognent dur contre les autres sur ce genre de légalisme, après Dieu permet qu’ils tombent eux-mêmes dedans ! Les raisonnements les plus spirituels tombent comme de la poussière ! Faites attention ! Ne jugez jamais personne, vous risquez d’y passer !

En matière de divorce l’église a souvent adopté une telle attitude en refusant de faire une distinction entre la partie innocente et celle qui est coupable. Le divorce est mauvais, alors l’église pour se donner bonne conscience et garder bonne conscience, dit " puisqu’il y a eu divorce, on va condamner les deux ! " Interdiction de se remarier pour l’autre ! C’est tellement facile !

Vous devez comprendre, et je parle aussi à ceux qui, parmi nous, ont vécu ces expériences que d’autres comme nous, nous ne pouvons parfois pas comprendre, parce que nous n’y sommes pas passés. Vous devez comprendre qu’au-delà du tragique du rejet, au-delà du tragique de l’incompréhension, au-delà du tragique d’être rejeté, méprisé, trahi, abandonné, pour quelqu’un qui a vécu cela, il y a une blessure beaucoup plus profonde que la perte matérielle, que l’assistance alimentaire du conjoint qui s’en va ! Il y a quelque chose de beaucoup plus profond. Il y a une blessure de rejet qui est au plus profond de cette personne et qui l’a marquée à vie ! Je ne parle pas des enfants qui pensent au mariage et n’en veulent plus ! Ils ont tellement vu des choses dans leur propre famille ! Ou ils n’ont plus confiance dans un mariage parce qu’ils ont vu ce que c’était un mariage dans leur famille ! Combien il y a de guérisons et non pas de condamnations à apporter autour de nous

Je dirai que beaucoup seraient tentés de remettre l’expression, " il n’y a pas de parties innocentes! " Alors comme je l’ai dit un peu plus haut, si on vous vole est-ce qu’on va vous condamner autant que le voleur ? On ne vous condamne pas puisque vous êtes une victime. Nous devons comprendre dans nos têtes, que quelqu’un qui souffre d’un divorce est aussi victime que si vous vous faites voler votre caisse ! Il y a une souffrance ! Une injustice ! Profonde !

On va devenir de plus en plus pratique. La Bible autorise-t-elle le divorce ? Parce qu’il faut quand même se poser la question ! Souvent au cours d’une cérémonie de mariage ou lorsqu’on discute on n’a jamais le temps d’aller au fond des choses. Est-ce que la Bible autorise le divorce ? Oui ou non ? Est-ce que c’est un laxisme ? Est-ce que c’est une mondanité ? Est-ce que c’est suivre le monde ou est-ce que la Bible, la Parole de Dieu, est-ce que Dieu dans son coeur permet le divorce ? Il faut se poser la question. Et bien, la Bible répond ! Elle dit sans ambiguïté aucune que Dieu permet le divorce. Je dirai même que dans certains cas, Dieu l’a ordonné ! Vous prenez Esdras dans la restauration d’Israël, dans la reconstruction de la nation d’Israël après la déportation les enfants d’Israël qui étaient revenus au pays et qui avaient pris des femmes étrangères, qui en avaient même eu des enfants... Qu’est-ce qu’Esdras a fait ? Il ne leur pas seulement proposé de renvoyer leurs femmes, il leur a ordonné de le faire de la part de Dieu. C’était un ordre. Le divorce était un ordre. Je parle là du temps d’Esdras. Vous devez comprendre que cet homme qui était scribe de l’Éternel, qui restaurait la nation n’a pas fait quelque chose comme cela... parce qu’il avait simplement un esprit religieux hérité des pères... Non. Dieu permettait; Dieu ordonnait dans cette situation-là le divorce.

J’aimerais dire pour avoir une perspective biblique, de savoir si pour le conjoint, il y a une libération de l’obligation maritale dans la Bible; en un mot de savoir si le divorce est permis dans la Bible.

Nous devons voir au travers des Ecritures trois grandes phases. La première phase, c’est avant la loi; la deuxième phase c’est pendant la loi avec Moïse; la troisième phase, c’est avec Jésus-Christ, aujourd’hui pour le temps de l’église.

Voyons en premier cette notion de divorce, de séparation avant la loi de Moïse. En Israël avant Moïse, la sanction pour l’adultère était la mise à mort immédiate. Quand la personne responsable de l’adultère était mise à mort, il mourrait et l’autre conjoint était libéré par cette mort et pouvait se remarier. Nous devons laisser nos concepts catholiques ou autres. Je répète : avant la loi, avant Moïse, quand un homme ou une femme commettait adultère, donc trompait physiquement, son conjoint, il était mis à mort. Il n’y avait pas un avocat qui lui faisait avoir un soutien alimentaire; il était mis à mort. Un exemple au travers de Juda, un des patriarches, qui avait des fils qui les uns après les autres mourraient parce qu’il s’était marié avec une jeune femme Tamar et qui selon loi du Lévirat, chaque fils devait prendre la femme du frère. Les deux ou trois premiers sont morts. Juda ne voulait pas marier son dernier fils avec cette femme parce qu’il pensait que la mort des autres venait d’elle,. Un jour il est allé dans un champ; une prostituée était là; il a couché avec elle et plus tard on lui a appris que sa belle-fille Tamar était enceinte. Qu’a-t-il dit ? Il a ordonné immédiatement qu’on la fasse sortir et qu’on la brûle. Genèse ch 38 v 24 . Alors Tamar a sorti les objets qu’elle lui avait pris au moment de son acte de prostitution. Il reconnaît que c’est à lui et à partir de ce moment-là, il lui épargne la vie. Mais sinon Tamar aurait été brûlée vive. Il ne faut pas penser que c’était un cas isolé, c’était systématique. Il n’y avait pas de pardon pour l’adultère. Les personnes étaient mises à mort. Pour deux raisons : premièrement pour éviter le mal; et deuxièmement cela permettait à l’autre de se remarier. Par la mort du coupable l’autre était libéré. Nous devons comprendre le côté éducatif. La peine de mort ainsi imposée au coupable dans un mariage, libérait automatiquement celui qui était innocent et lui permettait de se remarier.

Deuxième période, la période sous la loi de Moïse. On retrouve de nouveau dans Deutéronome ch 22 v 22, la peine encourue en cas d’adultère. La part de l’homme ou de la femme en faute, était la mort. Une fois encore la peine de mort pour le coupable, libérait automatiquement l’innocent qui pouvait se remarier. Il faut comprendre cela. Quand on amène à Jésus une femme, donc sous la loi de Moïse, une femme accusée d’adultère, ces gens qui l’accusent disent " Moïse a dit... " C’était le verdict. L’adultère était mis à mort. Je vais vous dire quelque chose : si le nombre d’hommes ou de femmes qui ont trompé leur épouse ou leur mari étaient mis à mort, on aurait beaucoup plus de remariages possibles. Est-ce que vous commencez à comprendre l’incroyable coeur tordu de l’être humain. On projette sur l’autre...! Mais si on appliquait la loi de Moïse, si on appliquait la loi avant Moïse, on n’aurait pas ces discussions sans fin des légalistes et des anti-légalistes, de ceux qui ont le coeur dur, de ceux qui condamnent facilement et de ceux qui absolvent trop facilement ! L’homme ou la femme est liquidé ! Et l’autre fait ce qu’il veut ! Je veux quand même vous montrer que ce n’est pas facile. Il est tellement facile de pointer du doigt ! C’est autre chose que d’accompagner et d’aider la souffrance profonde qui peut être là. La période sous la loi de Moïse, c’est également la condamnation.

Dans le Nouveau Testament, Romains ch. 7 v 2, Paul dit : " ainsi une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant. " Alors les chrétiens toujours avec leur pensées du légalisme religieux juif, disent : " regardez ce que Paul dit ! " Adultère ou pas, elle est mariée ! Elle est coincée ! Je connais des femmes qui, à mon avis, ont perdu des années de leur vie pour une fausse interprétation biblique que des gens leur ont imposée, mais qu’eux-mêmes n’étaient pas capables de porter dans leur propre vie. Je dirai honnêtement qu’il vaut mieux se marier que de brûler. Mais je voudrais ce matin, libérer certains peut-être. Je voudrais ce matin, briser certaines choses dans nos mentalités. Je dirai que dans nos églises charismatiques, on est capable de faire du très beau, et on est capable d’être destructeur méchant, dur, rebelle, légaliste, destructeur. Parce que quand il n’y a plus l’Esprit de Dieu, le diable vient. Nous devons comprendre le nombre de paroles, de critiques qui ont été prononcées et qui se prononcent au coin des rues, au coin des chambres ou au cours d’un repas; le nombre de destructions qui sont amenées là pour détruire quelqu’un dont on ne connaît pas la souffrance.

En lisant ce texte de Romains, on n’oublie souvent que cette même loi qui lie une femme à son mari pour la vie, demande également la mise à mort du coupable. Si tu te réfrènes à la loi, si tu te rattaches à la loi pour dire qu’une femme est liée à son mari adultère pendant toute sa vie, il faut que tu aies aussi le courage de mettre ce bonhomme à mort ! Il faut que tu aies le courage de le mettre à mort ! Ou alors arrête de brandir la loi ! Nous devons comprendre cela.

Je dirai aussi que le Nouveau Testament nous dit en plus de cela que, celui qui invoque un trait de loi, qui prend un passage de la loi comme une règle de justice pour son salut ou pour la vie, doit appliquer toutes les règles de la loi. Pas seulement prendre un trait qui me plaît et mettre l’autre de côté. Si tu veux ton salut et ta marche chrétienne par la loi, tu es obligé d’observer toutes les règles de la loi ! Et tu es aussi à ce moment-là obligé d’observer la condamnation à mort ! Il y a des chrétiens qui ne sont pas capables de tuer une mouche, comment voulez -vous qu’il tue quelqu’un ! Vous sentez bien que, entre les slogans tout faits, la dureté du coeur, l’incompréhension, je dirai la bêtise souvent, et la méchanceté déguisée sous des normes bibliques, il y a quelque chose qui ne va pas. La Bible dit et Jacques nous le rappelle " Car quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. Car tous ceux qui s’attachent aux oeuvres de la loi sont sous la malédiction de la loi. "

Mon frère, ma soeur, et je me parle autant à moi, parce qu’on évolue aussi, si tu condamnes par la loi un frère ou une soeur, par les souffrances de sa vie, en le regardant comme un chrétien de seconde zone, tu tombes sous la malédiction de la loi; la malédiction repose sur toi. Et c’est pour cette raison que je suis persuadé que bien des chrétiens traînent des problèmes de manque de joie, de manque de vie, parce qu’ils sont sous une malédiction. Vous devez comprendre que la vie chrétienne c’est une bagarre, où il faut qu’on expurge de nos têtes, où il faut qu’on enlève de nos structures, où il faut qu’on arrache de nos coeurs, notre façon de penser. On est beaucoup trop léger. Je voudrais dire quelque chose de très important, ma Bible à moi et la vôtre, Elle dit très simplement qu’un jour dans l’éternité au trône de Dieu, je serai jugé par la Parole de Dieu. Ce n‘est pas Dieu qui me jugera. Ce n’est même pas le Fils qui me jugera parce qu’Il a délégué son autorité. Mais c’est la Parole qui a été annoncée qui vous jugera ! Donc vous devez comprendre que chacun et chacune d’entre nous un jour, nous comparaîtrons devant la Parole de Dieu. Et notre vie actuelle doit nous aider à laisser l’autorité de cette Parole et l’Esprit de cette Parole - cette Parole est esprit et vie - changer nos vies, changer nos raisonnements, briser nos structures. Notre participation doit apprendre au travers de l’acceptation des Ecritures, de leur enseignement et leur esprit, parce qu’au travers de la Parole je suis en contact avec la Parole vivante. La Parole écrite révèle mes besoins et la Parole vivante, le Christ répond à mes besoins par la foi. Il est donc important que vous laissiez cette Parole oeuvrer en vous et que vous vous revêtiez par les besoins qu’Elle révèle, par vos faiblesses, vous vous revêtiez de la justice parfaite de la Parole vivante faite chair, Jésus. La Parole un jour nous jugera. Je dirai encore, il est à la fois illogique et anti-biblique de faire observer le commandement de la loi qui unit une femme à son mari pour la vie, et de renier l’obligation de cette même loi qui la rend automatiquement libre par la peine de mort, si son mari commet adultère. Nous devons comprendre que dans la nouvelle alliance ce genre d’arguments ne tient plus.

Nous allons arriver à la troisième période inaugurée par Jésus au travers de l’évangile. Dans le Nouveau Testament, Jésus déclare très clairement, explicitement le divorce, l’accepte sur la base de l’infidélité conjugale. Matthieu ch 5 v 32 " Mais moi je vous dis que celui qui renie sa femme sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. " Nous devons comprendre, pour bien saisir la pensée de Jésus et non pas l’adapter à notre propre " sauce ", que quand Jésus parle du mot infidélité conjugale, il existe différentes traductions. Chaque bible a son traducteur, et Segond qui a donné ce mot infidélité, a donné simplement le sens d’infidèle. Mais nous devons comprendre que les paroles que Jésus a prononcées sont beaucoup plus larges qu’une infidélité. Le mot grec traduit par " infidélité conjugale " est " pornéa " qui signifie impudicité, c’est-à-dire se limitant aux péchés sexuels des personnes non mariées. Cependant, de plus en plus les découvertes des langages, la connaissance originelle des mots est beaucoup plus riche dans ces temps de la fin où l’archéologie et toutes sortes de choses permettent de saisir d’une façon beaucoup plus proche la réalité des textes et des mots prononcés. Dans le Nouveau Testament, le mot " pornéa " est utilisé pour décrire toutes les formes de sexualité illicites ou contre nature: l’adultère, la prostitution, l’impudicité, toutes sortes de rapports sexuels illicites, l’adultère qui s’apparente aussi à la fornication, l’infidélité sexuelle d’une femme mariée, les rapports sexuels contre nature en général.

Dans le Nouveau Testament le mot " pornéa " avec le verbe qui est en tiré est utilisé dans les exemples suivants. Par exemple dans Actes ch 15 v 20 les chrétiens païens sont exhortés à s’abstenir de " pornéa " c’est-à-dire par seulement du péché sexuel pour des personnes non mariées; l’avertissement de Paul dans Actes s’adresse aussi à des couples mariés. Dans 1 corinthiens ch 5 v 1, Paul décrit un homme qui vit avec la femme de son père comme " pornéa ". Ici cela se comprend à la fois en tant qu’inceste, en tant qu’adultère. Dans 1 Corinthiens ch 5 v 9, Paul demande aux chrétiens de ne pas s’associer avec des chrétiens qui se rendent coupables de " pornéa ". Quand on voit des chrétiens qui sont souvent copains avec des gens qui vivent dans l’impudicité sans problème, mais qui pointent du doigt une divorcée, alors ça c’est spirituel ! Paul dit 1 Corinthiens ch 5 V 9 de ne pas s’associer avec des chrétiens qui se rendent coupables de " pornéa ". Et cela il ne le limite pas aux non mariés, c’est-à-dire aux célibataires. Il s’adresse aux célibataires et il s’adresse aussi aux mariés. C’est-à-dire que le mot impudicité " pornéa " le mot que Jésus a utilisé, s’applique autant à des célibataires qu’aux couples mariés. Au verset 7 de son Epître, Jude applique " Pornéa " à l’inconduite sexuelle de Sodome et de Gomorre. Le plus grand péché de cette ville était l’homosexualité. Et cela comprenait les homosexuels célibataires et les homosexuels mariés. Ca existe aujourd’hui encore et cent fois plus, je dirai.

Un jour une femme m’a appelé. Son mari, représentant de commerce était parti. Il voyageait souvent. Il rentrait pour le week end. Un jour son mari a fait une analyse de sang, il est reparti le lendemain au travail. Deux jours après le laboratoire a téléphoné, cet homme avait le SIDA. La femme se demandait comme cela se faisait. Et elle a découvert que son mari était homosexuel.

Un autre cas en Suisse. J’arrive. Il y avait un homme atteint du SIDA dernier degrés, grabataire. Il ne mangeait plus depuis une semaine. Un cadavre ambulant. Trois enfants. Le pasteur m’a demandé de venir prier. Sa femme a dit qu’elle ne le lâcherait pas. Cet homme était homosexuel ! Trois enfants ! Ça existe dans nos églises parfois aussi. Il avait trompé sa femme, avait attrapé le SIDA et était à l’article de la mort. Ça ne se voit pas ça ! Mais le divorcé, on le voit ! Mais là, ça ne se voit pas ! Vous devez comprendre que l’église doit briser ce coeur dur qui est le sien. Je dirai simplement ceci, il est donc clair que " pornéa " englobe la fornication, l’homosexualité, la zoophilie c’est-à-dire les rapports sexuels avec les animaux, l’inceste, l’adultère.

Et il est clair que Jésus - je reviens maintenant à mon sujet - admet le divorce dans ce genre de pratique d’un des conjoints, lorsque c’est nécessaire et pour toutes ces raisons. Et il faut en arriver à cette compréhension que la loi et l’évangile en arrivent à la même conclusion en ce qui concerne " pornéa " l’infidélité telle que Jésus l’a prononcée. Il libère l’innocent de ses obligations maritales. Je m’explique. Si dans une alliance qu’est le mariage où nous nous engageons à nous demeurer fidèles, dans les bons et dans les mauvais jours, jusqu’à ce que la mort nous sépare, il y a deux conditions : premièrement je m’engage à être fidèle et comme conséquence, l’autre s’engage aussi, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Mais je vais maintenant vous dire quelque chose, imaginez qu’on loue cette église à quelqu’un pendant une soirée. Il nous la demande pour un mariage et voilà qu’on apprend qu’il veut en faire une boîte de nuit ce soir-là. On s’est engagé. Si on apprend que le gars fait tout autre chose que ce que dit le contrat, nous avons le droit de casser le contrat. Et bien de la même façon, quand on s’engage dans le mariage, si l’un ou l’autre pratique la " pornéa ", l’impureté dans toutes ses dimensions, l’autre a le droit de briser le mariage. Parce qu’il y a eu brisement. Il n’y a pas eu respect de l’engagement mutuel. Un contrat engage les deux.

Je continue. Il y a cependant une différence. Sous la loi, la libération se faisait par la mort physique imposée au coupable. Sous l’évangile, l’innocent a le choix de se libérer par le divorce ou par le pardon. Je redis. Dans la nouvelle alliance, l’innocent a le droit, quand il y a eu " pornéa " de se libérer de l’obligation jusqu’à la mort du mariage, par le divorce ou de pardonner et de se réconcilier. Pour moi personnellement, la réconciliation et le pardon doivent être au préalable précédés d’une réelle repentance et d’un contrôle de la responsabilité de la personne.

Une personne qui a obtenu un divorce sur des bases bibliques est-elle libre de se remarier ? Pour ça aussi, on a des raisonnements tout faits. C’est facile; je suis marié; j’ai une femme qui m’aime; c’est bien ! Mais l’autre qui a été trahi. Il faut comprendre que ni le langage de la Bible, ni la culture biblique, ni le caractère de Dieu ne suggèrent qu’une personne ne soit légalement libre de divorcer mais pas de se remarier. Au contraire, la liberté de remariage est explicitement affirmée, à la fois dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament. Là aussi, il faut revenir clairement aux réalités profondes. Sous la loi, Moïse dit que si un homme divorce de sa femme légalement et elle répudie, elle est libre de devenir la femme d’un autre. Deutéronome ch 24 v 1 et 2. Sauf en cas d’adultère où l’adultère devait être mis à mort. Mais le divorce était quelque chose de légal. Je ne dis pas que Dieu dit : " je veux que vous divorciez ". Je ne dis pas ça du tout. Je montre simplement la bêtise légaliste de chrétiens qui condamnent les autres et qui placent sur eux un joug. C’est cela que je veux dénoncer ce matin. Sous la loi, où il n’y avait pas l’aide du Saint-Esprit comme pour nous aujourd’hui, sous la loi mais dans la dispensation du peuple de Dieu, Dieu permettait le divorce. Dans Deutéronome ch 24, Moïse dit que si le second mari de la femme divorce ou meurt, son premier mari ne peut pas se remarier avec elle. En appelant l’homme avec qui elle était auparavant mariée, son premier mari, Moïse indique clairement que le premier mariage a été légalement annulé. Cela veut dire, que sous la loi au temps de Moïse dans tout le peuple d’Israël et jusqu’à la venue de Jésus, c’est encore valable aujourd’hui pour ceux qui ne sont pas chrétiens, vous devez comprendre que le divorce légal était quelque chose de légal. Ce n’était pas un coup de canif à la volonté de Dieu. C’était une permission de Dieu, que Jésus va reprendre : " Dieu vous l’a permis. " Pourquoi ? A cause de la dureté de votre coeur. Il est clair que Dieu hait le divorce; mais jamais au détriment de l’innocent qui lui en supporte les conséquences, alors que le coupable se porte comme un charme. J’ai eu des entretiens père de trois ou quatre enfants, le gars courrait dégagé, libre, tout heureux, et elle par une fausse interprétation des Ecritures portait le joug de la solitude, le joug de l’éducation des enfants, n’avait même pas de pension alimentaire. Tout le monde disait " alléluia "! Mais elle souffrait cette femme ! Ça vous montre combien nous les chrétiens on est des pauvres gens ! On comprend rien du tout et on a le coeur dur ! On pense qu’à nous. Il faut que ces choses-là soient évacuées de nos églises.

Je dirai que dans le Nouveau Testament il est écrit : " si tu es lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien. N’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme. Mais si tu t’es marié, tu n’as point péché. " Souvent on dit que quelqu’un qui était divorcé, qui se remarie, c’est mauvais. Ce n’est pas vrai du tout. Ça c’est notre éducation culturelle. " tu t’es marié ", ce texte s’adresse à la fois aux vierges, à la fois aux couples, à la fois aux familles, " si tu t’es marié... " " Il vaut mieux se marier " dira Paul " que de brûler. " Je voudrais dire, un fardeau dans une église, c’est parfois des hommes divorcés, des femmes divorcées qui courent à droite, qui tombent parfois sous la séduction de prédicateurs. Combien je vois parfois des femmes fragiles qui courent, qui adulent tel homme... elles sont seules..., elles ont un besoin affectif... et l’esprit séducteur prend le relais... Je vous le dis honnêtement, on a eu l’occasion de marier certains qui sont pasteurs aujourd’hui. Au lieu de voir un gars, une fille draguer, être toujours en train avoir des luttes, des larmes, constamment frustré, maries-toi ! Il vaut mieux se marier que de brûler ! Attention on arrivera à parler du célibat. C’est clair que quelqu’un qui peut, qui a reçu cela de Dieu, qui a la capacité dans la joie, dans la consécration de marcher pour Dieu, dans le célibat c’est formidable; homme ou femme. Mais si tu n’as pas le don, ne joue pas au victorieux..

Une personne qui est physiquement libérée d’un conjoint et qui se remarie ensuite, n’a pas péché. Aucune trace de culpabilité ou d’infériorité ne doit donc poursuivre la personne qui obtient le divorce sur les bases bibliques et légitimes et qui ensuite exerce son droit de remariage. Une telle personne n’est pas un chrétien de seconde classe. Il faut le dire. Du point vue humain, la question du divorce se règle au tribunal, soit civil soit religieux. Cependant, au-delà de toutes les décisions humaines, il existe des principes divins de justice qui ne changent pas. Un principe est constant dans toute la Bible. L’innocent ne doit pas être traité en coupable. Et le coupable ne doit pas être traité en innocent. Dans la Bible, de la première page jusqu’à la dernière et dans le coeur de Dieu, il y a un principe incontournable, vous n’avez pas le droit de considérer un innocent comme un coupable, et vous n’avez pas le droit de traiter un coupable comme un innocent. Quand on voit la complicité de chrétiens parfois avec des coupables, ça fait mal au ventre ! Des lâches ! Il faut que notre église soit forte dans la pureté ! Forte dans l’onction ! Et forte dans la véracité ! Et forte dans l’amour ! Nous devons porter ceux qui souffrent ! Du point humain, je dirai ceci, l’innocent ne doit jamais être traité comme le coupable. Moïse dira d’ailleurs que "le juge, celui qui absout le coupable et qui condamne le juste sont tous deux en abomination à l’Eternel. Malheur à ceux qui justifient le coupable pour un présent et enlèvent aux innoncents leurs droits. "

Imposer la même sanction à un conjoint coupable et à celui qui est innocent est fondamentalement injuste. Je répète : imposer la même sanction à un conjoint coupable de " pornéa " et à celui qui est innocent remet en cause la véritable nature de la justice. Ce n’est pas parce qu’il y a eu de l’égoïsme dans le couple, ce n’est pas parce qu’il y a eu des disputes, des querelles des deux côtés, ce n’est pas sur cela que Dieu base sa sanction. Qui a commis " pornéa " ? C’est ça le critère aux yeux de Dieu. Qui a commis l’infidélité " pornéa " ? C’est celui-là qui est coupable. C’est celle-là qui est coupable. Vous n’avez pas le droit et je n’ai pas le droit de reprocher à l’un ou à l’autre qui a tort. Cela ne nous regarde pas. Qui a commis l’adultère ? Qui a commis le " pornéa " ? Qui est coupable ? C’est celui-là qui doit être mis à mort selon la loi ! Et dans la loi, Dieu reconnaissait que l’un pouvait être innocent et que c’était le coupable qui devait mourir ! Dieu n’a jamais fait mourir les deux ! Nous, on bloque la vie de tous. Dieu envisage évidemment la possibilité que la culpabilité d’une personne soit établie à l’exclusion de l’autre. Lorsque un conjoint brise la clause d’usage par " pornéa ", l’autre est de fait libéré de la clause temporelle, c’est-à-dire jusqu’à ce que la mort nous sépare.

Sous les ordonnances du Nouveau Testament, il y a une situation par laquelle le chrétien peut être libéré de son lien de mariage. Elle est écrite par Paul dans 1 Corinthiens ch 7 v 10 à 16 Le verset 15 " si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare; le frère ou la soeur ne sont pas liés dans ces cas-là... " Cela veut dire en bon français qu’ils sont libres ! Là vous devez aussi le comprendre. Premier verset " aucun conjoint... " v10 et 11. Paul traite le cas de deux chrétiens mariés. La position est claire et sans ambiguïté. Aucun conjoint n’est libre de divorcer sauf pour pornéa " sauf pour adultère. Vous ne vous entendez pas avec votre mari, vous ne vous entendez pas avec votre femme, vous voulez divorcer, vous avez tort ! Vous l’exposez à devenir adultère et vous vous êtes en route pour l’adultère. Vous n’avez pas le droit de divorcer pour incompatibilité d’humeur. La Bible dit que seul l’adultère ou " pornéa " me permet de divorcer. Mais pour tout le reste je dois ou vivre avec mon conjoint, ou Dieu me permet de me séparer mais rester célibataire, ou plus tard de me réconcilier avec lui. C’est la Bible ! Je répète, - sauf en cas d’adultère " pornéa " où le divorce est permis, la Bible est claire, je n’ai pas le droit de divorcer de mon conjoint pour problème de caractère, problème n’importe lequel. Je peux me séparer mais jamais me séparer à vie; ou même si je me sépare à cause d’un mari violent; mais jamais le remariage. Là le remariage est interdit formellement ! Donc ne venez pas nous demander un remariage dans ces cas-là, on vous le refusera.

Par contre, Paul continue en parlant d’un croyant marié à un non-croyant. Là il dit clairement, tout d’abord le croyant doit le gagner par la douceur. Que la femme doit gagner son mari par sa douceur, par sa soumission, par son caractère. Elle doit tout faire pour le gagner à l’évangile par son comportement, par son attitude. Mais si ayant fait devant Dieu et dans sa conscience, tout ce qui est possible, et que le conjoint lui, refuse cette approche, refuse et s’en va - c’est lui qui s’en va - à ce moment-là la Bible dit que le conjoint qui reste, le chrétien n’est pas lié. Et quand on dit qu’il n’est pas lié, c’est qu’il est libre. Et quand on dit qu’il est libre, c’est qu’il a droit de se remarier. Paul donne au conjoint croyant l’obligation de chercher à maintenir la paix dans le mariage et de gagner le conjoint non-croyant. Mais lorsque celui-ci rejette l’approche et refuse de continuer à vivre ce mariage, en abandonnant le chrétien, celui-ci est libéré du lien du mariage, et ainsi libre de contracter un autre mariage. Cependant il y a deux conditions à ce remariage : d’abord il faut que les conditions civiles de la loi soient respectées, et que deuxièmement le nouveau conjoint doit être chrétien engagé. Cela doit être une direction de Dieu qui conduit ce mariage et pas simplement un désir physique ou autre.

Qu’en est-il de ceux qui ont connu l’échec d’un mariage ou d’un divorce dans le passé et qui viennent à Christ pour être sauvés ? Comment Dieu les considére-t-Il ? Vous avez été divorcé avant votre conversion, vous vous convertissez; est-ce que vous êtes un chrétien de seconde zone ? Est-ce que vous êtes un chrétien qui a droit au strapontin au fond de l’église ? Ou est-ce que vous avez droit à être un chrétien comme les autres ? Oui ! Je voudrais vous dire la bonne nouvelle, vous avez le droit à un nouveau départ ! En Jésus-Christ toutes choses sont devenues nouvelles !

En ce qui concerne le pardon la Bible est sans ambiguité. Quand Dieu vous pardonne vos péchés, Il pardonne tous vos péchés. Vous avez peut-être connu un divorce parce que c’est vous qui avez fauté, vous vous convertissez, vous êtes lavé, purifié C’est pourquoi Jésus dit : " tout péché contre le Saint-Esprit ne sera pas pardonné, mais tout blasphème sera pardonné aux hommes. " Actes ch 13 Paul dit aux Juifs : " quiconque croit est justifié par Lui de toutes les choses dont vous pouviez être jugés par la loi de Moïse. " Dans 1 Corinthiens ch 6 Paul écrit aux chrétiens de Corinthe. " Ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs n’hériteront du Royaume de Dieu, et c’est là ce que quelques uns d’entre vous étaient. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés, au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de Dieu et par la foi en Christ. Ils ne sont pas seulement pardonnés; ils sont justifiés; ils sont pardonnés; ils sont acquittés; ils sont considérés par Dieu comme justes et n ’ayant jamais péché. " Et moi je le dis honnêtement, si c’était sur la base de ces raisonnements, je ne serai pas là ce matin, car ma vie était loin d’être glorieuse.

Ceux qui remettent en question le droit de telle repentance et un tel nouveau départ dans la vie, ignorent cet avertissement de Pierre dans Actes ch 10 " Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. "

Trois exemples :

1) Deux divorcés non chrétiens se marient ont des enfants et se convertissent. Est-ce juste de leur dire " vous vivez dans l’adultère? Vous devez rompre votre mariage et soit retourner vers vos anciens conjoints ou demeurer célibataires ? " Que va-t-il se passer pour les enfants ? Dans l’esprit de l’évangile, il est clair que Dieu vous a donné un nouveau départ. Faites tout pour racheter les années passées et veillez à ne pas retourner à vos anciennes voies. On encourage les gens à aller de l’avant.

2) Deux personnes non chrétiennes se marient puis divorcent, mais pas à cause d’une infidélité. Ensuite le mari se remarie et ainsi commet l’adultère selon les critères des Ecritures. Plus tard la femme se convertit. Est-elle libre de se remarier du fait que son premier mari a commis adultère ?

3) Deux personnes non chrétiennes se marient puis divorcent. Après le divorce elles se perdent de vue. La femme ne sait pas si l’homme s’est remarié ou s’il vit avec une femme qui n’est pas son épouse. Puis la femme se convertit. Est-elle libre de se remarier ?

Nous voyons là toutes sortes de situations qui vont devenir de plus en plus compliquées. Et nous devons laisser cela aux conducteurs, de régler les problèmes, d’encourager, de parler, d’agir, comme devant être jugés par une loi de liberté, mais pas par une loi de condamnation.

La chose la plus terrible, c’est le rejet. J’ai parlé de la condamnation mais je voudrais terminer quand même en parlant des souffrances de ceux qui ont vécu ces choses, au milieu de nous et dans l’Eglise en général. Je voudrais vous dire que quelle que soit l’amertume, quel que soit le rejet, quelle que soit la trahison, quelles que soient les choses qui ont pu être vécues, Jésus est celui qui guérit. Jésus est celui qui guérit et qui restaure. L’apôtre Paul a dit : " oubliant ce qui est en arrière... " il y a un plan de Dieu pour la vie de chacun; il y a un plan de Dieu pour la vie de chacune; il y a un plan de Dieu pour vous quelle qu’ait pu être la trahison, quelle qu’a pu être la destruction, quel qu’a pu être le rejet. Quelle qu’ait pu être votre souffrance il y a un plan pour vous. Ce n’est pas parce que les démons ou les hommes ont voulu détruire votre vie que le plan de Dieu est anéanti. Faites comme Paul : " oubliant ce qui est en arrière, je me porte en avant les yeux fixés sur Jésus. " S’il y a parmi nous et si quelqu’un vient parmi nous - parce que de plus en plus nous aurons des situations comme celles-là - qu’on ne soit pas là pour faire les grands religieux, les supers saints; mais qu’on soit des gens d’amour qui portent le fardeau de ceux qui ont supporté le rejet. Parce que c’est à cause du rejet que Jésus est mort rapidement à la croix. Il n’est pas mort physiquement comme cela, mais c’est parce qu’Il était rejeté même par son Père. Il a été rejeté. Et le rejet ne doit jamais exister au milieu de nous. Quel que soit le coupable, quel que soit l’innoncent nous devons nous aimer les uns les autres.

Frères et soeurs, je voudrais dire soit pour ceux qui sont au milieu de nous, soit vous en rencontrerez, ceux qui vivent ces souffrances-là, il faut leur proposer de s’ouvrir à Dieu. Ne te caches pas; dis à Dieu ta souffrance, ton rejet, ton amertume, ta solitude.

Deuxièmement, proclame par les meurtrissures de Jésus que tu as été guéri, dans tes blessures intérieures. Proclame-le. Quand tu souffres, proclame-le ! Jusqu’à ce que tu proclames que tu es plus fort que ce que tu ressents et alors la victoire est en route ! Et la paix de Dieu viendra !

En enfin troisième point, ne considère pas que ta vie est finie. Ne considère pas que pour toi c’est terminé à cause du comportement d’un homme, à cause du comportement d’une femme, à cause du comportement de tes voisins. Oubliant ce qui est en arrière, aies confiance dans l’amour de Dieu. Tu vis de la justice de Jésus. Tu vas de l’avant et le plan de Dieu, si tu oses le croire, si tu n’abandonnes pas, si tu mets la main à la charrue et que tu continues, le plan de Dieu quels que soient les contours et les détours, le plan de Dieu s’accomplira dans ta vie ! Et la volonté de Dieu pour toi est bonne, agréable et parfaite ! Amen.

Prédicateur Pierre TRUSCHEL - Pasteur Centre du Plein Evangile " Le Chandelier " 33,avenue de Vizille - 38000 GRENOBLE Tél 04 76 70 47 70