Les géants
Pour ce temps de rentrée, ce premier dimanche de septembre, nous avons senti le besoin de réunir le maximum de frères et soeurs de l’église et tous ceux qui veulent participer et vivre dans la famille de Dieu. Nous avons senti la nécessité de vous donner rendez-vous pour un temps devant Dieu pour parler à votre coeur, parler à votre conscience. Nous vivons un croisement; nous vivons des temps assez troubles, que ce soit dans le monde, que ce soit également dans l’église Corps de Christ, que ce soit dans les différentes assemblées.
Message donné par Pierre Truschel, Culte du Dimanche 6 septembre 1998
Et dans le Corps de Christ, partout, dans les églises locales, dans les ministères, dans les responsables, dans les couples, il y a énormément de luttes, de combats; il y a également énormément de refroidissement - excusez-moi - par l’usure, le vieillissement; parfois même par les déceptions; par les échecs que Dieu permet aussi pour nous interpeller, parce que les échecs nous interpellent plus que les réussites, mais aussi parce que Dieu permet que le Malin nous touche pour que dans ces temps difficiles, le réel peuple de Dieu se lève comme un sous-marin qui sort de l’eau. Il fait un triage dans votre vie comme dans la mienne. Il fait un triage au milieu de nous, c’est pour cela qu’Il permet les luttes, les défis, et excusez-moi de vous dire, c’est pour cela qu’Il permet les tentations; c’est pour cela qu’Il place devant vous et devant moi des chemins différents. Afin qu’au travers de ce que nous choisissons, l’état profond de notre coeur vienne à la lumière. Pourquoi ? Parce que la Parole de Dieu est claire, Dieu est obligé de nous faire passer par là parce qu’Il nous prépare pour des temps à la fois difficiles mais aussi des temps glorieux.
Nous avons vécu des temps difficiles dans notre assemblée ces dernières années; au niveau des collaborateurs, au niveau de l’oeuvre, de la mission, au niveau de ma maladie personnelle. Et j’aimerais vous remercier tous pour avoir tenu le coup dans l’unité et dans la fidélité; remercier toute l’équipe pastorale, toute l’équipe des anciens, tous les responsables parce que vous avez été formidables; remercier le peuple de Dieu pour la fidélité dans vos prières, dans votre soutien. Il faut savoir que dans beaucoup d’églises, beaucoup de serviteurs de Dieu sont attaqués, dans leur église, dans leur corps, dans leur famille, dans leurs enfants, dans leur conjoint. Il y a un temps de fournaise. Dieu commence par les serviteurs de Dieu, parce qu’il faut qu’ils puissent montrer l’exemple.
J’aimerais ce matin parler à votre coeur et à votre conscience (message personnel aux membres de l'Eglise du Chandelier).
Les choses que nous avons suggérées se sont mises en route et nous vous demandons pendant toute cette année de respecter vos engagements, afin que les soucis financiers soient pour un temps réglés. Nous laissons Dieu conduire le reste.
Je voudrais vous dire, ce matin, pour ce temps de rentrée, que nous sommes en plein reconstruction. Nous sommes dans un virage qu’il ne faut pas rater. Notre église a connu des temps forts. Elle a aussi depuis quelque temps connu une sorte de vieillissement, une sorte de routine, de fléchissement - je n’ose pas dire le mot de rétrograder. Mais bien des chrétiens, déçus, ont perdu leur engagement pour le Seigneur. Cela fait partie également du désert; le peuple hébreux, en sortant d’Egypte et avant d’entrer dans le pays de Canaan, a connu tous les découragements, les usures, les différentes étapes tests du désert. Et nous avons connu ces choses-là, non pas pour être écrasés, mais nous devons accepter de traverser ces difficultés parce que le meilleur est devant nous. Et si Dieu a permis que nous connaissions la destruction de notre église, s’Il a permis différents problèmes, l’oeuvre missionnaire aussi a été touchée, et si nous avons connu ces temps difficiles, c’est parce que devant nous il y a quelque chose de bon que Dieu a préparé.
Nous devons comprendre que plus l’objectif est grand plus la formation est profonde et parfois dure. Nous ne devons pas rater le moment que nous vivons actuellement. Parce que nous pouvons le rater dans notre vie, dans notre couple, dans notre foyer, dans notre famille, mais aussi dans l’église. Et alors nous ne pourrons pas le reprocher à Dieu. Le rôle des ministères c’est de nous rendre conscients des temps de choix, des orientations, des options à prendre. Mais aussi de l’état d’esprit dans lequel parfois nous devons avoir le courage de revenir et avoir le courage de persévérer jusqu’à la pleine victoire.
Quand Israël est entré dans Canaan, Moïse avait envoyé les douze espions. Sur les douze espions, dix sont revenus et ont dit qu’ils n’y arriveraient jamais ! Qu’il y avait des géants ! Des problèmes à ne plus en finir ! Des villes fortifiées avec des murailles infranchissables ! Bref, ils ont montré tous les dangers; et ils étaient réels ! Ils ont développé toutes les réalités contraires. Des réalités qu’il fallait affronter. Et Dieu ne leur a pas éviter d’affronter ces choses-là.
Comme pour nos luttes, nos combats, Dieu ne nous les évitera pas. Ce qu’Il veut nous faire comprendre c’est que nous devons avoir la foi pour les affronter et pour les vaincre ! C’est cela un vrai chrétien. Un chrétien ce n’est pas seulement quelqu’un qui prie pour qu’il n’ait plus de problèmes; le chrétien c’est quelqu’un qui prie pour qu’il ait la victoire dans le problème.
Donc ces espions sont revenus de Canaan et seulement Josué et Caleb ont dit : " Dieu a fait des promesses... " Et dans notre vie personnelle comme dans notre vie communautaire, Dieu nous a fait des promesses -par des prophéties données par des serviteurs de Dieu de passage... et ils n’étaient pas des chanteurs qu’on a écouté pendant quelques instants... Mais ces choses-là nous ont été données pour que dans les jours difficiles que nous pouvons rencontrer, nous connaissions ce que Dieu nous a promis. Nous serrons ces choses-là sur notre coeur et par la foi nous traversons l’épreuve et nous en triomphons. Josué et Caleb ont dit : " Dieu a fait des promesses ! C’est Dieu qui est notre ombrage! C’est Dieu qui va nous aider ! "
Et pour nous, je pense que nous avons quelques géants à affronter. Je ne dis pas nous allons les éviter; je ne veux pas vous tromper. C’est une fausse théologie. Dieu ne nous enlève pas les épreuves; Il en enlève certaines. Mais d’autres Il ne les enlève pas parce qu’Il veut que nous les vainquions et que nous nous en sortions.
Nous avons donc quelques géants que nous rencontrons actuellement dans notre vie personnelle. Mais j’aimerais parler au niveau communautaire.
1er géant qui se dresse devant nous pour nous empêcher d’entrer dans les promesses de Dieu, dans notre assemblée: c’est l’incompréhension du principe de renoncement; l’incompréhension que nous avons de la Parole de Dieu en ce qui concerne le renoncement. Le renoncement que la Bible appelle crucifier la chair. Crucifier la chair dans le français courant veut dire : renoncer. C’est le géant par excellence. La Parole de Dieu nous dit que notre cité à nous est dans les cieux et que l’ennemi de la croix c’est celui qui s’attache aux choses de la terre. Nous sommes sauvés pour nous préparer pour le ciel. Nous sommes sauvés pour nous attacher aux choses célestes. Nous sommes sauvés pour nous transformer pour cette réalité éternelle. Tandis que le problème du chrétien ou de la tentation ou de l’incompréhension du renoncement c’est de vouloir quand nous nous convertissons, que Dieu nous bénisse et nous rende heureux sur la terre. En réalité celui qui s’attache au choses de la terre, selon l’épître aux Hébreux, est un ennemi de la croix. Lorsque en tant qu’homme, femme, chrétien ou n’importe lequel d’entre nous, notre réalité est pour la terre, sans nous en rendre compte nous sommes devenus bibliquement parlant un ennemi de la croix. Et quand on considère le matérialisme, la peur du lendemain, les priorités, les affections, les désirs, la gestion courante de la vie - ce sont des choses par rapport à la terre - on se rend compte qu’il y a un grand nombre de chrétiens dans le peuple de Dieu qui sont devenus sans même sans rendre compte ennemis de la croix. C’est un drôle de géant celui-là.
Pour voiler cela, on peut être séduit par une fausse théologie nous parlant de liberté. Le chrétien est libre ! Il est libre du péché ! Il est libre de la loi ! Il est libre du Malin ! Mais écoutez bien, il est esclave volontaire de Dieu et de son prochain. Je répète : le chrétien authentique est libre de la loi, libre du péché, du malin et des ténèbres, mais il devient esclave volontaire de Jésus-Christ et de son prochain. Il a crucifié sa chair. Accepter d’être esclave de Jésus, accepter de nous mettre au service de notre prochain, c’est cela la crucifixion ! Parce qu’on n’en a pas envie ! C’est cela l’évangile. Il n’y en a pas d’autres. Et si vous avez un autre évangile, frère et soeur, vous êtes perdus tant que vous restez dans cet esprit-là !
Le chrétien libéré est un chrétien qui a une fois pour toutes accepté de renoncer à sa propre vie et qui a accepté de servir Christ et de servir son prochain. Il a crucifié sa chair et ses choix, ses renoncement successifs vont avoir lieu toute sa vie. Tout notre vie nous aurons des moments où il va falloir lâcher les choses auxquelles nous tenons. A ce moment-là, ce chrétien vit par la foi dans le Seigneur Jésus et son Esprit. Nous cherchons Jésus; nous nous nourrissons de Jésus par la foi; nous puisons la vie de Jésus qui a lui-même vécu cet aspect de renoncement et au fur et à mesure que nous nous remplissons par la foi de cette vie de Jésus, cette vie de renoncement devient réelle et authentique en nous. Mais nous avons encore des luttes. Nous ne renonçons pas par masochisme; nous ne renonçons pas par légalisme; nous ne renonçons pas parce qu’on nous dit de renoncer; nous renonçons par amour pour Jésus.
Frère et soeur, là où nous ne renonçons pas, nous révélons que nous n’aimons pas Jésus sur ce terrain-là. Le terrain où nous ne renonçons pas est la révélation que nous n’aimons pas Jésus sur ce terrain-là. On peut par légalisme dire qu’il faut aller à l’église le dimanche matin. C’est du légalisme ! Mais dire que je veux tremper mon caractère, me fortifier, apprendre l’exercice de la discipline, alors je m’arrache du lit, sinon je me couche plus tôt le soir... Mais je veux honorer mon Dieu le dimanche matin à l’église. Ca c’est le renoncement ! Le renoncement c’est avoir le désir de plaire à Dieu en renonçant à nos couvertures, en renonçant à notre lit et en renonçant à notre sommeil. Le choix du renoncement c’est dire que le lendemain nous n’arriverons pas à nous lever alors nous nous couchons tôt le soir... Tous les jours de notre vie nous avons des choix et des options pratiques à faire. Et beaucoup n’y arrivent plus.
Quand s’installe une excuse inconsciente, mon caractère ma volonté s’affaiblissent; mon esprit de discipline, ma relation avec Jésus s’affaiblissent. A ce moment-là, je ne peux plus voir parce qu’un voile s’est mis entre. Et à ce moment-là, il y a un vieillissement qui s’installe dans ma vie, un vieillissement qui s’installe dans l’église et dans ce vieillissement, il y a le danger du relâchement, et la foi devient un orthodoxie froide et la liberté devient de la mondanité charnelle chrétienne.
Frères et soeurs, avez-vous encore dans votre coeur devant Dieu, la flamme de la consécration ? La Bible répond que si nous ne l’avons plus, nous sommes morts quoique vivants.
2ème géant ce géant que nous rencontrons au niveau du Corps, au niveau de l’impact de notre assemblée, de notre famille, et devant lequel maintenant beaucoup baissent les bras : c’est le combat incessant contre la chair, les tentations continuelles. Parce qu’être chrétien ne supprime pas le combat contre la chair. La chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit. Et dans notre vie, jusqu’à notre dernier souffle, nous aurons des combats, des tentations à l’intérieur, dans le coeur, dans la vie. Nous triompherons de plus en plus de certaines; mais d’autres doivent s’accomplir parce qu’il y a un travail de formation, de préparation et de purification que le Seigneur fait dans notre vie jusqu’à la fin, pour nous préparer à la gloire.
Le deuxième géant contre lequel notre église est confrontée, c’est le combat contre la chair, les tentations continuelles, car la vérité de la Parole ou la vérité tout court, ne débouche sur la sanctification que par la lutte persévérante et la foi sincère en Jésus. Il y a des luttes, des combats pour grandir dans la sanctification et pour, jour après jour, puiser en Jésus la nourriture, la force, l’action de l’Esprit dont nous avons besoin; pour, en Lui, nous dépouiller constamment des oeuvres de la chair; pour nous revêtir de sa vie de résurrection. Les luttes, nous les aurons tous les jours de notre vie. Nous nous rendons compte que les gens ne luttent plus, ils sont terrassés. Et pour s’excuser ils inventent une théologie ou ils écoutent une fausse doctrine d’une bonne théologie à l’eau de rose. Je ne dis pas cela pour vous accuser, car je le réalise moi aussi pour ma propre vie. Mais Dieu m’a fortement secouer durant ma maladie. Je réalise que les souffrances sont nécessaires. Dieu a élevé à la perfection son propre Fils par la souffrance. La souffrance que nous rencontrons est un avertissement, un appel de Dieu pour réaliser davantage le feu pour Le servir.
On a besoin de la foi pour puiser le Saint-Esprit en Christ. Ephésiens ch 6 v 10 nous rappelle que nous avons des combats, non pas contre la chair, mais contre les puissances, les autorités, les dominations. Donc au travers de nos tentations, de nos luttes incessantes que nous rencontrons dans la vie dans une société pourrie qui nous matraque par les médias et toutes sortes de choses, il faut savoir que derrière ces réalités de la chair, il y a les puissances de manipulation. Et nous n’avons pas seulement à régler le problème de la chair en y renonçant volontairement, mais nous avons également à comprendre le combat spirituel. Parce que cette chair est utilisée par les démons et les puissances pour nous bloquer, pour nous freiner, pour nous faire dérailler. Mais i l y a toutes les armes de Dieu pour nous :
Ä la vérité pour ceinture. Trop de gens mentent. Pas seulement la vérité de la Parole de Dieu, mais la vérité de la conscience.
Ä Le zèle c’est-à-dire les bonnes dispositions. La promptitude de servir que sont les chaussures du zèle de l’évangile.
Ä La cuirasse de la justice avec laquelle nous nous protégeons parce que ce n’est plus ma justice mais celle de Christ. Mais nous devons demeurer dans cette justice par la marche dans la lumière. Par cette lumière, nous marchons dans cette justice.
Ä Le casque du salut. L’assurance du salut. La vie dans le salut. La communion avec Jésus pour vivre dans cette foi du salut.
Ä Le bouclier de la foi pour éteindre tous les traits enflammés du Malin. Il n’est pas dit pour amortir les traits enflammés du Malin, mais pour les éteindre. Le trait enflammé du Malin va s’éteindre parce qu’à un moment donné, il va nous lâcher.
Ä L’épée de l’Esprit. La Parole de Dieu. L’action du Saint-Esprit. La communion avec l’Esprit de Dieu avec laquelle nous utilisons la Parole de Dieu, ou plus tôt Lui utilise la Parole de Dieu au milieu de nous, au travers de nous.
Frères et soeurs cela nécessite une lecture journalière des Ecritures. Le vrai évangile nous appelle au combat et ce n’est pas facile.
Nous sommes sauvés en espérance et nous n’avons pas encore atteints le but; il y a un combat pour y arriver. Mon frère, ma soeur, nous sommes sauvés en espérance. Si nous nous arrêtons en cours de route, nous y laisserons notre vie spirituelle. C’est un combat jusqu’à la fin de notre vie. Il faut faire attention de ne pas disperser nos forces. Nous devons conquérir la couronne de la gloire céleste éternelle et non pas la réussite ici-bas, celle qui est matérielle sur cette terre. Souvent cette réussite matérielle nous refroidit et nous perd. Nos yeux sont fixés sur l’éternité, sur la couronne éternelle. Et pour pouvoir avoir cette couronne, il va falloir se dépouiller et renoncer à bien des choses auxquelles nous sommes attachés. Dieu va placer ce chemin devant nous, non pas pour nous embêter mais pour nous former et pour nous libérer et pour nous faire grandir dans sa stature. Le but de Dieu c’est l’éternité. Avoir tout rater quand nous serons devant le tribunal de Christ, c’est terrible ! Etre sauvé au travers du feu ce sera tragique ! Par ignorance ! Par lassitude ! Par découragement ! Par séduction ! Par rejet de la pensée de Dieu ! Par endurcissement de la conscience et du coeur !
Comme pour les Israélites en Egypte, il y a les pressions de tout bord du Pharaon moderne et la tentation de se laisser vivre. Quand Moïse est descendu de la montagne avec les tables de la loi, le peuple de Dieu était dans le chaos. Ils dansaient, se réjouissaient. Ils avaient fait un veau d’or mais en réalité dans leur tête le veau d’or était une représentation matérielle du dieu d’Israël. Ils avaient fondé leur petite religion... ils regardaient ce qu’ils avaient laissé en Egypte. Et bien des chrétiens regardent en arrière ce qu’ils auraient pu gagner en restant dans le monde. Aaron a fléchi devant la pression de la masse. Et je voudrais dire que les serviteurs de Dieu ont une sacrée pression du peuple pour nous pousser à faire certaines choses parce qu’eux ne veulent plus les faire. Aaron n’a pas la taille pour dire non. Et il laisse le veau d’or se faire. Et quand Moïse descend, il entend les chants et les danses. Et là il se met en colère. Dieu se met en colère parfois et Moïse aussi, qui était l’homme le plus patient le plus doux de toute la terre, nous dit la Bible.
Alors que fait-il ? Vous allez transposer cela dans la vision spirituelle. Il va se mettre à la porte du camp et il va crier : " que tous ceux qui sont pour l’Eternel et pour Moïse son serviteur, qu’ils viennent à côté de moi. " Essayez d’imaginer deux millions de personnes, avec tout le laisser-aller, la mondanité, la corruption; il y a ceux qui n’osent rien dire parce qu’ils ont peut de la masse, peur des autres; il y a les liens familiaux. La chose inattendue, c’est la tribu de Lévi qui vient auprès de Moïse comme un seul homme. Moïse dit à cette tribu : " vous allez traverser le camp en prenant chacun votre épée et tout homme ou femme que vous verrez qui par son comportement à blasphémer le Dieu d’Israël, vous le tuerez sur place. " C’est terrible un tel ordre ! Mais c’est Moïse qui l’a donné sur l’ordre de Dieu. Et ce jour, trois mille personnes ont été tuées, des membres de leur propre famille. Dieu ne change pas. Quand plus tard Jésus dira : " si quelqu’un aime son père, sa mère, sa femme, ses enfants plus que moi, il n’est pas digne de moi... " Nous devons comprendre cela. Les gens bien souvent ont baissé les bras devant l’étalon de mesure de Dieu. Non seulement, ils ne sauvent pas les leurs, mais ils les perdent par leur lâcheté; et ils se perdent eux-mêmes dans leur engagement du départ. C’est dur ! C’est inhumain ! Cela n’a rien à voir avec l’amour sentimental de ce monde ! C’est divin ! C’est de la folie aux yeux de la logique humaine mais c’est une puissance de Dieu pour celui qui croit. Plus tard toute la tribu de Lévi a été sortie du toutes les tribus et a été entièrement consacrée à l’Eternel !
Ce matin, je voudrais être franc avec vous. Le plan de Dieu ce n’est pas que vous veniez à l’église le dimanche matin pour louer et adorer Dieu, et la semaine mener votre petite vie tranquille ! Non. C’est une hérésie ! Notre vie est une vie de choix. On ne va pas continuer comme cela ! Certains ont perdu l’appel de Dieu sur leur vie par leur mauvais choix. Ils sont heureux mais ils ont perdu leur ministère ! Jeune homme, jeune fille, homme, femme, père, mère, il faut qu’on se réveille, qu’on se bouge ! Ça coûte de renoncer ! Ça coûtera peut-être votre vie de dire oui ! Mais vous aurez la couronne de la vie éternelle !
La pression de Pharaon était : " donnez-leur du travail, et les hébreux penseront à autre chose "! Nous vivons une société qui matraque les chrétiens de travail afin qu’ils n’aient plus assez de temps libre pour Dieu. Mais ça nous oblige à revoir nos temps libres, à revoir nos loisirs, à revoir la gestion journalière de notre emploi du temps. Nous ne cherchons pas une excuse par la pression de Pharaon mais nous modifions notre système de vie chaque jour, pour avoir le temps qu’il faut avec Dieu. C’est cela que le géant veut détruire ! Nous devons réagir impérativement en vivant la communion de la vie de Jésus.
3ème géant : Le refus des contraintes. Déjà dans le monde on sait aujourd’hui que plus personne ne veut assumer des responsabilités. L’homme veut être libre et sans contrainte. Il ne veut se laisser lier par personne et par rien. C’est l’état d’esprit de notre société. C’est également valable dans les associations de ce monde; elles ne trouvent plus de bénévoles pour les aider. Le même fléau, le même esprit, la même puissance, la même domination est entrée dans l’église et dans les raisonnements des croyants. Et dans l’église aujourd’hui, les chrétiens ne veulent plus être responsables parce qu’il ne veulent pas se laisser lier. Beaucoup de chrétiens refusent toutes formes de contraintes de la vie qui aliènent leur liberté individuelle. La vie chrétienne est justement faite de ces petits renoncements successifs continuels, de chaque jour, où nous acceptons de perdre notre liberté pour servir Dieu et les autres. Sous prétexte de liberté, beaucoup de chrétiens sont devenus esclaves de leur incapacité de renoncer à leur liberté pour aider dans l’oeuvre de Dieu. Et c’est une minorité qui doit porter jusqu’à épuisement le fardeau de l’oeuvre toute entière.
Le véritable évangile n’est pas d’abord que Dieu veut nous exaucer dans nos désirs. Le véritable évangile, c’est l’ordre de Dieu de sortir de notre vie de péchés, d’égoïsme, de se tourner vers Christ pour recevoir un coeur nouveau, et par son Esprit, dans la communion avec son Esprit, vivre un nouveau style de vie à la gloire de Dieu et pour le salut de notre prochain. L’évangile nous rappelle à sortir du péché et des ténèbres et à vivre pour Dieu pour être transformés pour le règne éternel. La terre n’est que le lieu de préparation à l’au-delà et non le but. Le devoir doit triompher dans notre volonté face à ce que nous avons envie, quand ce que nous avons envie m’empêche d’être libre pour servir Dieu et mon prochain. Nous devons apprendre à capituler et à renoncer à ce que nous avons envie et à nos plans humains, parce que l’amour de Christ nous presse pour le salut des autres et pour la gloire de Dieu. La vraie église c’est nous dans notre vie d’ensemble et dans nos activités. Le symbole du tabernacle, du temple, c’était la représentation spirituelle de ce que nous devons être et vivre ensemble. L’église locale, notre assemblée, n’est pas une église en tant que bâtiment où nous venons le dimanche au culte. Dans la pensée de Dieu, dans le plan de Dieu, dans la volonté de Dieu pour nous, l’église locale est une école de formation pour être des disciples. Le rôle de l’église, c’est de nous former ensemble pour être des disciples. L’église locale est une école de formation pour être des disciples, qui ont et qui acceptent de renoncer à eux-mêmes, qui se chargent de leur croix chaque jour et qui servent le Seigneur, parce que c’est leur raison d’être sur la terre.
Actuellement nous avons ici au milieu de nous un problème de continuité dans les décisions, dans les engagements que nous avons pris. Nous nous rendons compte, et c’est notre première responsabilité à nous les pasteurs, les anciens, car nous avons décidé certaines choses que nous n’avons pas mise en pratique. Et comme résultat aujourd’hui, un flottement, le découragement s’est installé chez beaucoup. Et c’est notre faute à nous les responsables ! C’est pour cela que ce matin nous voulons vous placer devant un Jourdain à franchir. Et nous veillerons à ce que jusqu’au bout, le plan se réalise.
Nous avons besoin de ré-accepter la discipline du respect des engagements pris, du compte-rendu mutuel les uns aux autres de nos absences ou de nos présences, pour éviter les trous dans les activités. On voit souvent ce fléau qui est à la fois une absence d’éducation, une incompréhension totale du combat spirituel de l’esprit de destruction qui utilise ces gens au moment où ils le font cela; on voit des personnes être inscrites dans des activités et qui ne viennent pas et qui ne s’excusent même pas ! Nous pouvons avoir des excuses valables pour nos absences, mais le souci du Corps, le souci de l’efficacité me demande de téléphoner au responsable de l’activité. Ou quand nous n’avons pas pu venir, il faut s’excuser c’est de la bonne politesse purement du monde, mais à plus forte raison pour nous les chrétiens. Il nous faut accepter à nouveau cette discipline que personne ne veut plus. On peut dire que c’est trop lourd. Mais non ! C’est nous qui sommes devenus trop pesants...
Nous sommes aujourd’hui à l’entrée d’un " Canaan spirituel ". Ces moments sont faits pour nous faire construire. Et pendant les semaines qui viennent, nous voulons reconstruire tout ce que le vieillissement, l’usure, les luttes, les combats, les attaques ont pu faire sauter. Nous voulons reconstruire notre assemblée pour en faire une église vivante. Parce que c’est nous l’église. Nous avons aujourd’hui un Jourdain à franchir et une nouvelle circoncision du coeur et de notre volonté à accepter. Dieu nous demandera des comptes à chacun.
Nous avons pris la décision ferme avec les responsables d’aller jusqu’au bout de ce que nous entreprenons et de ne pas laisser s’estomper les orientations prises. Nous nous sommes entendus au conseil des anciens pour que la marche régulière journalière de l’église soit assumée par les deux pasteurs et tout l’ensemble des anciens sous ma couverture apostolique, tandis que pour un temps, je m’occuperai personnellement plus particulièrement à redonner un nouveau souffle de vie en intervenant dans les différentes activités clés de l’église. Reprenant contact non seulement avec les responsables mais aussi avec les équipes dans les différents domaines pour engendrer une multitude de nouveaux responsables jeunes et plus âgés, hommes ou femmes, qui accepteront une véritable discipline de Dieu dans leur service et dans l’oeuvre de Dieu. Ce matin, je fais un appel pour un engagement pas pour quelques jours; mais un engagement qui va prendre toute votre vie et qui va vous arracher de notre style de vie, de nos plis, de nos ornières. Nous voulons ramener l’église dans les maisons. Frères et soeurs, voulez-vous circoncire votre coeur et franchir avec nous le Jourdain pour aller de l’avant dans le pays qui est devant nous ? Nous avons une pépinière de gars et de filles mais ils ne peuvent pas continuer comme cela, sinon ils vont se perdre. Au contraire il doit y avoir des ministères qui se lèvent parmi eux. Nous envisageons la multiplication de nombreux responsables pour qu’il y ait plein de petites lumières dans les différents quartiers dans toute l’agglomération. Et le dimanche matin ce sera le rassemblement de tout le Corps, nourri, actif durant la semaine et qui viendra pour apporter et nous verrons la gloire de Dieu.
Ce matin, prenez la décision de vous engager avec nous en faisant confiance au Seigneur qui nous aidera en réponse à notre foi. Amen.
Prédicateur Pierre TRUSCHEL - Pasteur Centre du Plein Evangile " Le Chandelier " 33, avenue de Vizille - 38000 GRENOBLE Tél. 04 76 70 47 70
Ajouté par Admin le vendredi 9 juin 2006 dans la rubriqueSermons

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