1 Samuel ch 18 v 1 à 5 - ch 22 V 1 et 2

Quand nous considérons le comportement de David, sa vie, elle est très instructive pour chacun d’entre nous. C’est un jeune homme qui a connu sa formation dans les champs alors qu’il était berger de son père; une formation dans le silence; une formation face aux risques des animaux, face à la capacité de garder et de soigner les brebis. Il disait lui-même qu’il avait appris à compter sur Dieu, en attendant le temps de Dieu, en chantant des cantiques, en développant ses capacités musicales, voire même poétiques dans ces parcs à brebis. C’est un garçon qui humainement n’a pas d’avenir particulier. Il n’a rien du point de vue de ce monde pour attirer les regards. Lui non plus, d’ailleurs on le voit dans la réaction avec ses frères dans l’esprit de la famille, ne fait rien pour essayer de se promouvoir. Il apprend à compter sur Dieu dans une attente silencieuse. Et soudain sa vie va basculer lorsqu’il est envoyé par son père pour apporter de la nourriture à ses frères sur le champ de bataille. Là, il va entendre les défis de Goliath. Et alors que tous paniquent, c’est l’heure de Dieu pour lui. Ce jeune homme inconnu va tout à coup basculer dans la notoriété nationale et internationale sans l’avoir cherché. Il y en a qui essaient à la force du poignet de se faire un nom dans les choses de Dieu. Mais lui ce n’est absolument pas le cas. Il le dira lui-même, son succès est dû tout simplement à la faveur de Dieu, et non pas à sa propre recherche ou à ses ambitions personnelles, ou à ses propres efforts. Il a tout simplement été trouvé prêt au moment où c’était l’heure de Dieu dans sa vie. Il va gagner Goliath et avoir du succès. Et très rapidement, son succès avec Dieu amène l’hostilité, la jalousie. Les femmes Israëliennes vont chanter « Saül a battu ses mille, David a battu ses dix mille! » Saül ne peut pas supporter cela. Et dès ce moment Saül qui, lui, avait la soif du pouvoir, va s’opposer, autant qu’il le pourra, pendant tout sa vie, au développement de David.

Nous venons de lire également que David est un homme d’alliance. Jonathan, le fils de Saül fait alliance avec lui. Et dans la mentalité sémitique, cela démontre le caractère fiable de ce jeune homme. Jonathan fait alliance avec David qui rentre dans l’alliance. Cela veut dire que David est un homme fiable. Ce n’est pas quelqu’un qui changeait constamment ses relations, ses priorités, ses obligations. Il savait ce qu’était une alliance. Et il va grandir pour arriver jusqu’au trône, avec bien des péripéties. Il va instaurer, au maximum de sa maturité, la musique, la louange, mais également un système de formation pour la classe des sacrificateurs, la formation des Lévites, également faire tout un travail de conquête, que nous nous pourrions spirituellement appeler l’évangélisation pour annoncer et proclamer la supériorité du Dieu d’Israël, en établissant et en formant une armée de métiers des quatre cents hommes qui sont venus le rejoindre. Les uns avaient des créanciers; les autres étaient mécontents; d’autres avaient senti que David avait quelque chose que ni Saül ni les autres n’avaient. Ils avaient également probablement entendu les prophéties qui avaient été données par Samuel quand il avait oint d’huile le jeune David devant ses frères. Sa famille, ses frères, au lieu de le bloquer (excusez-moi comme cela arrive souvent dans l’oeuvre de Dieu, - Jésus dira lui-même qu’un prophète n’est méprisé que dans sa patrie), quand il est obligé de fuir Saül, viennent le rejoindre également dans la caverne d’Adullam. Et de ces quatre cents hommes qui le rejoignent, il va en faire des héros à son exemple. Finalement, il va préparer sa succession en préparant le jeune Salomon, en préparant l’argent pour le temple que Dieu va lui interdire de construire et dont il confiera la construction à Salomon. Et non seulement David va préparer l’argent, mais il va également préparer une masse d’hommes, des responsables, des chefs de guerre, établissant solidement pour son successeur la famille spirituelle d’Israël. Il va être un type de Christ appelé Fils de David, homme selon le coeur de Dieu.

J’aimerais donc prendre 3 aspects dans la vie de David pour partager avec vous quelques réflexions, qui je pense doivent nous être utiles. Ces 3 terrains de réflexion sont :

Ä l’intégrité de coeur; la loyauté. C’est quelque chose qui était la marque même de David. C’est quelque chose d’intérieur.

Ä le comportement pratique; l’apparence. C’est quelque chose d’extérieur.

Ä la musique.

La loyauté ou l’intégrité de coeur

David était un homme d’alliance, comme nous l’avons vu. Nous avons eu l’avantage incroyable d’avoir entendu des prédicateurs donner de très beaux messages sur ce thème, mais malheureusement, bien souvent, nous ne les mettons pas toujours en pratique. Pour la plupart, nous avons entendu le message qui avait été partagé sur l’alliance par le sang, où Abraham fait alliance avec Dieu. C’est Dieu qui marche lui-même au travers des morceaux d’animaux coupés. Egalement, nous nous souvenons de cette alliance de sang faite où on frottait les blessures des deux chefs de guerre. Pour Abraham, il n’avait simplement qu’à croire à l’engagement que Dieu prenait avec lui.

Nous retrouvons cela aussi à la croix, où le Père lui-même est dans son Fils à la croix, réconciliant le monde avec lui-même. Et lorsque le corps physique de Jésus est déchiré par la souffrance et par les blessures, le Père est en Jésus créant une alliance nouvelle. Et notre part à nous, c’est d’oser croire à la décision unilatérale de Dieu dans cette alliance. La foi d’Abraham comme notre foi nous est comptée à justice.

Dans le Moyen Orient, la notion d’alliance est une chose extrêmement sacrée. Quand nous prenons la Sainte Cène, nous entrons également dans ce cadre d’alliance où nous ne nous rappelons pas seulement la nouvelle alliance dans le sang de Jésus, dans le corps brisé de Jésus, mais nous renouvelons également l’alliance que nous avons faite les uns avec les autres, puisque nous participons tous à un même pain, et que nous sommes les membres d’un même Corps. Nous ne sommes pas seulement membres de l’alliance faite avec Dieu, mais nous sommes entrés dans une alliance les uns avec les autres. A cette époque-là, lorsqu’on violait une alliance, c’était la malédiction, c’était la perdition ou c’était la mort. De la même façon, si je ne suis pas un homme d’alliance par rapport à ma communauté, par rapport à mes frères et soeurs, au lieu de prendre une bénédiction, je prends une malédiction. L’apôtre Paul disait : «C’est pour cette raison qu’un grand nombre sont malades et qu’un grand nombre sont morts. » Il y a des dangers de maladie et de mortalité et parfois des dangers de blocage. David était un homme d’alliance et il savait respecter ses engagements. Nous vivons une société où même les chrétiens ne respectent plus leurs engagements. On en est pratiquement devenu incapable. Quand on a envie de faire quelque chose, on le fait..., quand on n’a pas envie, on ne le fait pas ! J’aimerais placer devant vous cette vision réelle de l’intégrité du coeur ou la loyauté.

David avait quatre cents hommes; des mécontents, des gens qui avaient des dettes et d’autres encore qui venaient pour toutes sortes de raison, et il va en faire une nation d’élites. Non pas tellement par les enseignements qu’il va donner, mais il va en faire une nation d’élites par son exemple propre, par son comportement propre, en étant d’abord vrai lui-même avec lui-même; et ensuite en sacrifiant ses intérêts personnels devant ces hommes pour Dieu. Quand ces hommes avaient tendance à tout lâcher, lui montrait qu’il donnait toujours priorité à Dieu en étant lui-même un guerrier, donc en donnant l’exemple. Mais en étant un adorateur musical, puisqu’il va créer plusieurs instruments de musique; il va être un poète musicien; il va être également un homme de prière prophétique; il va à la fois être fort comme guerrier et il va être extrêmement tendre de coeur par rapport à son intégrité, par rapport à sa sensibilité à la vie de l’Esprit. Il le sera pendant toute sa vie, malgré ses moments où il craque, où il tombe, il se relèvera toujours parce qu’il aura cette capacité toujours tout à nouveau de s’humilier devant la vérité de son péché et de revenir sincèrement et profondément à Dieu. Il va toujours être fidèle à ses alliances, à sa famille puisqu’il va s’occuper de son père et de sa mère quand il est obligé de fuir. Il va être fidèle à son alliance spirituelle pour la nation d’Israël puisqu’à la fin de sa vie, il va encore se débrouiller pour trouver l’argent nécessaire à la construction du temple et pour le bien de toute la gloire d’Israël.

David avait su également attirer les regards de l’Esprit de Dieu sur lui dans les petites choses. Nous pensons souvent que c’est en faisant de grandes choses que nous attirons le regard de Dieu sur nous. Ce n’est pas vrai. David a attiré les regards de Dieu dans les petits choix cachés. Il y a des choses silencieuses que David a faites, soit dans les champs, soit dans sa famille, et qui ont littéralement attiré sur lui l’attention du Saint-Esprit; et attirant le regard du Saint-Esprit, il a attiré le regard de Dieu. Et à un moment donné, alors que lui ne s’y attend pas du tout, au jour de Dieu, il est devant Goliath, et là, éclate la gloire de Dieu.

Je m’adresse aux jeunes comme aux aînés. Le choix de votre avenir, ce n’est pas ce que vous faites, les succès ou les réussites, mais c’est ce que vous décidez au plus profond de vous-mêmes dans les petites choses. C’est celui qui est fidèle dans les petites choses à qui Dieu, plus tard, confiera de grandes choses. Il y en a qui se disqualifient ou qui se disqualifieront; qui ont pourtant des capacités humaines ou spirituelles mais ils les négligeront parce qu’au moment du choix faible, caché ou simple, ils font le mauvais choix. Notre avenir à tous, nous le décidons dans les choix simples que nous avons fait à un moment donné. Rien ne permettait de prévoir que David allait tout à coup se trouver face à Goliath; personne, ni même lui, ni sa famille ! Personne. Mais sa formation avait commencé dans la garde de ses troupeaux. Plus tard, il le dira : «je ne m’occupe pas de choses trop élevées pour moi. » Au jour de Dieu sa vie a basculé. Il savait vivre sa propre identité avec Dieu personnellement. Et il l’a montré dans l’affaire de Goliath, il a eu le courage d’aller à contre courant. Il n’était pas une photocopie spirituelle des «copains»; il n’était pas une photocopie de tout ce qui se faisait à droite ou à gauche dans le camp d’Israël. Il était lui-même. Il avait un nom, le sien. Il avait une identité et il avait le courage de l’affirmer au moment où il a fallu: «un homme selon le coeur de Dieu» dira la Bible. Il avait su cultiver, développer une identité personnelle.

J’aimerais dire que nous voulons former et multiplier dans les jours qui viennent un grand nombre de responsables de petits groupes d’évangélisation, dans les familles, dans les maisons, pour que l’église soit en travail dans les maisons durant la semaine. Nous voulons multiplier, que ce soit dans les jeunes ou chez les plus âgés, des petits groupes d’évangélisation pour que la vie d’évangélisation de l’église, la vie de l’église ne se passe pas seulement le dimanche - parce que le dimanche est consacré aux rassemblements - mais pour que la vie d’église se passe dans votre maison, dans votre foyer. Car c’est là que l’oeuvre de Dieu doit se faire. On se rend compte qu’il y a un décalage énorme par rapport à ce qui se passe le dimanche et ce qui se passe à la maison durant la semaine. Souvent ce qui se passe à la maison est tragique par rapport à la réalité apparente de ce qui se passe dans l’église le dimanche.

Il est important de basculer tout à nouveau cette réalité en ramenant l’église, comme au départ dans les maisons. Je ne dis pas qu’il y a suppression du grand rassemblement - de temps en temps on se rencontre. Mais le principe de la vie de l’église est une église à la maison. « Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel » a dit Josué. Pour que ces choses se fassent, il y a une nécessité absolue d’une loyauté fidèle par rapport aux autres responsables qui vont se multiplier, par rapport aux rassemblements de toute la famille spirituelle que nous formons le dimanche et les autres moments importants, selon le besoin et la relation avec la vie des églises ou des assemblées soeurs. En un mot, plus nous avons besoin et plus nous voulons multiplier le nombre de responsables, plus nous devons pouvoir compter sur la loyauté, sur la fidélité, sur la notion d’alliance dans laquelle ces responsables acceptent d’entrer et dans laquelle nous acceptons qu’ils rentrent. Alliance entre responsables; Alliance par rapport aux peuple; Alliance en Dieu dans la fidélité, dans la loyauté et dans l’amour fraternel profond. D’où la nécessité d’une vie intégrée à l’extérieur, c’est-à-dire pendant la semaine, tout en gardant la notion de la famille spirituelle.

Là aussi, on a vu que bien souvent, dans l’oeuvre de Dieu, il y a une déstabilisation de bien des vies. Et le résultat final de ces vies, c’est le désastres. Les résultats sont tragiques. Tout simplement, parce qu’on n’a pas compris la notion d’alliance. Ces personnes rencontrant des difficultés sont allées prendre des conseils à l’extérieur, et on les a tuées à l’intérieur. Il nous faut comprendre que dans la notion d’alliance, dans la vision de Dieu, dans l’esprit de la famille spirituelle, il y a, à la fois des obligations de relation, mais aussi des droits de protection. Dieu nous a choisi pour nous faire vivre ensemble une vie communautaire. Il est donc important que nous nous rendions compte, lorsque nous nous convertissons, nous entrons dans l’église locale, que nous entrons dans une alliance de relation, de loyauté, d’intégrité, de fidélité. C’est pour cette raison que constamment dans les Epîtres, les apôtres nous exhortent à ne pas médire, à ne pas calomnier, de toujours rechercher la paix. Pourquoi ? Parce qu’ils savaient ce que voulait dire l’alliance du Sang de Jésus dans la communauté fraternelle. La nécessité, à la fois de la vie dans les maisons, la nécessité de la loyauté et de la fidélité dans les rassemblements particuliers de l’église. La notion de la famille spirituelle est quelque chose d’important et doit être absolument rétablie. Nous sommes frères de sang !

Dimanche dernier, nous avons entendu une cassette nous rappelant l’incroyable héritage familial des pères spirituels et des mères spirituelles, des fils spirituels et des filles spirituelles. Mais on se rend compte que dans la vie de chaque jour, les gens ont piétiné cette notion, et dans l’église aussi cette notion est piétinée. Parce que les gens sont tellement faussés par l’éducation moderne qu’ils ne comprennent plus la valeur et la puissance de cet héritage de nos pères. Il est absolument indispensable que nous ayons conscience que vous et moi, nous faisons partie d’une famille. Je suis parfois étonné de voir que, lorsqu’un frère ou une soeur font une projection un soir de la semaine, ou même lorsqu’il y a des baptêmes qui sont le résultat de prières, qui sont le résultat d’évangélisation, que la moitié les chrétiens ne sont pas présents. Ils n’ont même plus le sens de la famille qui accueille des nouveau-nés. C’est tragique. Mais c’est le thermomètre qui montre combien l’esprit de famille a pris un coup. Avant lorsqu’il y avait des baptêmes, c’était la joie parce qu’il y avait plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent. Maintenant vous avez la moitié de l’église qui ne vient pas. Frères et soeurs, je voudrais ce matin, placer devant vous la loyauté, l’intégrité de coeur par rapport à la notion de la famille spirituelle où les nouveau-nés sont intégrés et accueillis dans la famille.

Il y a une faiblesse chez beaucoup de chrétiens dans la capacité de se sacrifier. Faiblesse chez beaucoup dans la capacité du sacrifice personnel. Pourquoi les gens n’arrivent-ils plus à se sacrifier ? L’autre jour dans l’équipe des responsables, quelqu’un a dit que les jeunes ce n’est pas facile..., ils sont toujours mécontents..., ils font ce qu’ils veulent. Et cette personne comprenait ce que c’était que de diriger une église. Je lui ai répondu que quand elle était plus jeune, elle nous en avait fait bavé aussi ! Elle venait de comprendre parce qu’elle était maintenant responsable, que c’était fini la consommation, et que maintenant il fallait porter les autres. Ce n’est pas facile aux dirigeants de porter des chrétiens. Ce n’est pas facile aux dirigeants de jeunes de porter les jeunes. Ce n’est pas facile pour des pasteurs ou des anciens de porter des aînés. Surtout à l’heure actuelle avec la notion de la famille qui est littéralement battue en brèche. Et quand je cite le terme famille, je ne parle pas seulement de la famille humaine, je parle de cette entité, de cette identité familiale de ce Chandelier, cette famille spirituelle que nous formons.

Il y a des écueils à éviter si on est loyal. Quand je me suis converti, j’ai vu des jeunes bien commencer. Ils prêchaient; ils s’engageaient avec Dieu à fond. Mais aujourd’hui on ne les voit plus. Dieu m’a toujours garder parce que même quand ça n’allait pas dans ma vie, que je ne comprenais pas toujours ce qui se passait, je n’étais pas toujours d’accord, mais parce que Dieu m’avait appris la notion de fidélité, la notion d’alliance avec mes frères et soeurs dans la foi, le ministère et l’église ont augmenté. Je veux m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Je voudrais leur dire qu’ils peuvent mettre en l’air leur vocation future; cette vocation future se prépare dans la capacité de loyauté et d’intégrité par rapport aux frères et soeurs dans la foi.

Je dirai encore ceci par rapport à la dispersion. On a parfois l’impression que les gens pensent qu’on ne veut pas qu’ils se rendent dans certains rassemblements. Seulement je voudrais dire que tout doit se faire dans la lumière. Si nous nous dispersons, nous ne serons pas dans notre famille quand on aura besoin de nous. Et nous pouvons faire les plus grandes choses si nous ne sommes pas à la réunion de prières où on a besoin de nous, nous avons tout raté. Nous ne devons pas nous produire nous-mêmes, mais chercher la gloire de Dieu.

Frères et soeurs, je voudrais seulement ce matin, en disant cela, que Dieu puisse travailler les consciences, car nous avons, pour beaucoup d’entre nous, les consciences appesanties par rapport à l’engagement mutuel les uns avec les autres. Nos maisons et nos familles doivent redevenir l’église et non le bâtiment utilisé le dimanche matin qui est le remplacement de la messe. La vie chrétienne, c’est de la vie. L’église ce n’est pas le bâtiment, c’est nous tous ensemble réunis. C’est pour cette raison que dans la vie d’église, il y a le rassemblement ensemble qui est important, mais il y a aussi le travail de la maison, la spiritualité à la maison.

J’aimerais donc plaider la loyauté des uns par rapport aux autres; la loyauté par rapport aux responsables; la loyauté par rapport à l’église; - l’Epître aux Hébreux nous recommande : « n’abandonnez pas vos rassemblements comme c’est la coutume de quelques uns »; la loyauté par rapport aux terrains que je vais partager dans les points suivants. J’aimerais que vous demandiez au Seigneur que votre conscience, votre façon de voir, votre façon de vous engager, votre façon de réagir, votre façon d’être ne soit pas comme tout le monde, mais qu’au contraire vous soyez un homme ou une femme de Dieu, digne de l’alliance.

Le comportement

Je parlerai du comportement et de l’aspect extérieur ou culturel. La Parole de Dieu nous rappelle de ne pas faire de notre liberté un prétexte pour vivre selon la chair. En Dieu, il y a la notion du beau, de l’esthétique, du propre, du juste, du véritable, au-delà des cultures, au-delà des influences spirituelles sur les cultures, et qui peuvent inspirer les cultures. Après Mai 1968, lorsque j’étais surveillant général au lycée à Voiron, il était interdit d’interdire. Il y a depuis Mai 1968, quelque chose qui est rentré dans la logique des structures mentales de la société où on a l’impression que d’être propre, que d’être correct, que d’être bien habillé, c’est être un vieux rétro. Alors que dans la nature même du coeur de Dieu, il y a la beauté, l’esthétique, la propreté, la correction. Ce n’est pas une affaire de culture; c’est une affaire de relation avec le coeur de Dieu.

Je prendrai un exemple dans le cadre de l’habillement, dans le sens du sacré et du profane, dans une notion claire de la mondanité. Qu’est-ce que pour beaucoup de chrétiens la mondanité ? Refuser la mondanité ne veut pas dire s’habiller comme une vieille personne; ou s’habiller comme le siècle passé; ou ne pas être à la page par rapport à la culture environnante. La mondanité, c’est l’amour du monde, l’orgueil, la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie, c’est-à-dire se satisfaire soi-même. En un mot, c’est l’esprit du monde. L’esprit du monde, ce n’est pas de rester vieillot. L’esprit du monde, ce n’est pas non plus d’être à l’avant-garde de tout. L’esprit du monde, c’est l’esprit dans lequel je m’habille; c’est l’esprit dans lequel je me maquille (pour les filles); c’est l’esprit dans lequel je me conduis; c’est l’esprit qui se manifeste au travers de mon habillement. Ce n’est pas l’habillement en lui-même, c’est l’esprit qui est derrière qui compte d’abord en priorité.

La Bible parle de la maîtrise de soi, la pudeur, la spontanéité de coeur tout en gardant le contrôle de la vieille nature de péché qui nous fera peut-être chuter après des moments d’expériences les plus belles. Il y a le problème dans notre génération de la culture et du légalisme. Est-ce que le fait d’être à la page, le fait de vivre au siècle d’aujourd’hui est forcément mauvais pour un chrétien. Qu’elle est la différence entre la culture et le légalisme ? Nous pouvons prendre là l’exemple de l’outre. Notre assemblée a une histoire. Elle a un passé. Et nous avons constamment besoin au fil des générations de recycler cet exemple de l’outre pour qu’elle ne soit pas branchée sur 20 siècles en arrière, et qu’elle ne soit pas non plus branchée sur 20 siècles en avant; il faut qu’elle vive comme un témoignage vivant à son temps et à son heure.

Prenons l’exemple du pantalon : lors de la soirée des jeunes dernièrement, beaucoup de jeunes filles portaient le pantalon. Et je dois dire qu’il y avait parallèlement à ce style d’habillement jeune d’aujourd’hui - parce que le pantalon pour les femmes fait partie maintenant aussi de la culture - il y avait face à ce que certains plus âgés auraient appelé la mondanité, il y avait la spontanéité de la jeunesse, dans sa simplicité et dans son témoignage et qui était valable. Donc le problème du pantalon n’est pas que les jeunes portent le pantalon; le problème n’est pas qu’à un moment donné, dans la vie de chaque jour il y a un style de vie, un style d’habillement. Le problème n’est pas là. Le problème n’est pas le pantalon ou la jupe ou le maquillage. Le problème se trouve dans l’impureté, l’impudicité, l’occasion de chute, la recherche de soi, le fait d’attirer la convoitise des autres, la paresse. C’est tout cela le péché. Je peux par mon comportement, garçon ou fille, choquer. Je peux porter un pantalon décent et je peux porter un pantalon moulant qui va faire apparaître toutes les parties. Et là, ce n’est plus de la culture. C’est de l’impudicité au sein de l’assemblée. Parfois, certaines personnes portent des collants, c’est ahurissant ! Où est leur conscience ? Elles n’ont même plus conscience qu’avec leurs vêtements moulants elles sont en train d’être suggestives. Ce n’est pas de la culture, c’est de l’impudicité ambulante. C’est sur cette notion que j’aimerais attirer votre attention.

Frères et soeurs, je voudrais dire que le pantalon et la jupe font partie de la culture qui a évolué. Mais la minijupe et le pantalon moulant ne font pas partie de la culture mais font partie de l’immoralité. Je crois aussi que la féminité par excellence est tout de même la jupe. C’est pour cette raison que nous avons demandé que le dimanche à cause du manque de repaires de notre société, la jupe soit portée par les femmes. C’est beau de voir des femmes porter des jupes correctes, parce que notre société a besoin de faire la différence avec le chrétien ou la chrétienne et surtout quand nous honorons le Seigneur. Dans les réunions de prières, je n’arrive pas, j’ai de la difficulté à voir des personnes prier et trembler sous l’Onction dans un pantalon moulant où ça touche l’impureté. Comment se fait-il que ces personnes ne s’en rendent pas compte; aveuglées, séduites ou pas nées de nouveau... ? Frères et soeurs, je fais appel aux pères et aux mères; je fais appel aux maris; je fais appel aux épouses, pour pouvoir dire à un jeune « ton jeans est trop moulant...! ». Ce n’est pas aux pasteurs ou aux anciens à dire ces choses, mais c’est à eux ! Je ne suis pas en train de me battre contre le pantalon mais contre l’immoralité. Il nous est arrivé de recevoir et d’accueillir des groupes de personnes venant de l’extérieur dans des rencontres inter-églises et dans ces groupes qui sont venus, certains avaient les cheveux longs ou autres... on ne va pas les excommunier; on ne va pas sortir du monde. Nous gardons une relation fraternelle avec les frères qui ont une autre conception que nous. Nous n’essayons pas de les critiquer, mais nous essayons de les gagner par notre propre comportement plutôt que par nos paroles. Nous les aimons, mais nous ne nous laissons pas influencer. Nous voulons garder notre identité. J’appelle cela de l’intégrité, de la loyauté.

Toutes ces choses que je viens de détailler ne sont pas des jugements, mais je voudrais insister sur le fait d’avoir le courage d’être une famille spirituelle à nous, où la différence d’âge de se fait pas sentir. Ce qui est important c’est qu’il y ait au milieu de nous la pudeur, le respect de l’autre, et qu’absolument rien ne puisse entraîner une manifestation d’immoralité ou d’impureté : une lettre pouvant être lue par tous les autres.

La Musique

Dans le livre de Daniel nous trouvons le récit des trois compagnons de Daniel, au moment où le roi Neboukadnetsar a fait inaugurer une statue. A un moment donné, (Daniel Ch3), à l’ordre du roi, tout le monde devait se prosterner devant cette statue au son des instruments de musique. La musique a toujours été utilisée. On voit que les trois compagnons de Daniel vont faire savoir au roi qu’ils ne se prosterneront pas devant la statue. Le roi répond que tous ceux qui ne se prosterneront pas seront jetés dans une fournaise ardente. Les trois compagnons de Daniel vont alors faire confiance à Dieu et sur l’ordre du roi, ils sont jetés dans le feu. Mais Dieu les a préservés et leur témoignage au prix de leurs vies a amené la réputation du Dieu d’Israël dans tout l’empire du roi Neboukadnetsar.

La musique aujourd’hui est l’un des domaines qui est le plus grand porteur émotionnel de notre génération. Les jeunes écoutent quatre heures de musique par jour. Le marché financier de la musique est extrêmement florissant et important même dans l’église. Pour la musique, il existe une théologie de la tente de David. (1 Chroniques Ch13 et suivants); la restauration de la tente de David. Qu’est-ce que cela veut dire ? On dira que David quand il a fait transporter l’arche, il l’a fait transporter à Milo dans le tabernacle. Et là, il y avait toute la vieille sacrificature avec Elie; c’était austère, convenable, sérieux. C’était, en un mot, vieillot. Mais David a déménagé l’arche et il la fait venir à Jérusalem, au Mont Sion, et là, il l’a placée sous une tente. Il a organisé toute une série de chantres, de musiciens, de prophètes, 24 heures sur 24, jour et nuit, selon les classes, et la louange musicale, prophétique, chantée, s’élevait vers Dieu. Et dans bien des milieux évangéliques, aujourd’hui, on parle de la pensée de Dieu de restaurer la musique, de briser un petit peu le côté vieillot de nos rassemblements chrétiens et d’amener la louange, d’amener la musique 24 heures sur 24 dans l’adoration devant le Dieu vivant, par la prophétie musicale, l’interprétation musicale, par le diversité musicale dans les assemblées ou dans les rassemblements : la restauration de la tente de David.

Il y a également, à cause de cette vision, - et probablement certaines choses sont justes - une multiplication des groupes, des styles de groupes, des productions différentes, avec également la multiplication des discussions animées sur le rythme, sur tel choix musical: Rock évangélique; Hard-Rock évangélique; Rap évangélique; Reggae évangélique ect..., dans l’évangélisation, et d’autres disent aussi, dans l’église. Parce que la musique est neutre ! Il y a même eu des propositions de Charte de musique pour le monde évangélique qui encore une fois, a fait des divisions.

Il y a également des discussions sur les groupes : certains voudraient un groupe; certains voudraient un élitisme c’est-à-dire quelques uns qui ont l’appel et qui chantent alors que la majorité les écoute; d’autres parlent de la chorale parce qu’elle permet à tout le monde de chanter, elle permet au maximum de s’intégrer. Il y a également un affaiblissement de la capacité musicale du chrétien moyen. Les enfants chantent beaucoup moins bien qu’avant. Il y a une baisse de la qualité. Nous devons faire attention !

Sous des prétextes de vocation, il existe des courants, des modes. Le dernier C.D., la dernière cassette, la dernière vidéo, le dernier groupe, la dernière importation. Et tout cela coûte de l’argent ! J’aimerais seulement poser quelques questions : est-ce qu’on chante pour soi, ou est-ce qu’on chante pour Dieu ? Ecoutons-nous un groupe ou une chorale, ou est-ce que ce groupe ou cette chorale nous fait chanter Dieu ? Sommes-nous sensibles à l’origine du chanteur ? De la composition ? De la source ? De la musique ? Ou est-ce que nous sommes sensibles à ce que nous chantons ? Que nous dansons parfois ? Sommes-nous conscients encore du sens du sacré et du sens du profane ? Ou est-ce qu’il n’y a plus de différence entre le sacré et le profane ? Est-ce que je peux, comme je l’ai vu à la fin de certains mariages chrétiens, chanter et danser sur Mickaël Jackson ou Bob Marley, qui était un prêtre de la drogue, sans me souiller ? Si je le fais, cela montre que j’ai une insensibilité quelque part qui est tragique. Est-ce que je vais me souiller en me laissant aller sur quelque chose qui n’a rien à voir avec la pureté de Dieu ? Est-ce qu’une soirée est réussie parce que je me suis bien défoulé ? Ou parce que j’ai honoré Dieu ? Quand je me suis marié, le lendemain matin, on était au culte. La soirée du mariage était un témoignage pour les inconvertis aussi !

La musique touche l’âme, les émotions. Elle peut créer un monde d’illusions face à une réalité beaucoup plus lourde. Savez-vous que les perfections du son et la qualité musicale aujourd’hui sont fausses, parce que c’est le produit de la technologie avancée. La beauté du son ne correspond plus au son qui sort de la gorge du chanteur. C’est du trucage. La qualité ne correspond plus à la vérité de celui qui chante puisqu’il a l’aide, le soutien, de toute sa technologie et de toute l’électronique. En un mot, on nous fait chanter Dieu sur des trucs qui sont des créations humaines, mais qui ne correspondent plus à la vraie beauté humaine ! C’est la beauté de l’électronique ! Où en sommes-nous ? La perfection du sceau et la qualité musicale rendue parfaite par l’électronique ne correspondent plus à la réalité qui sort de la gorge de ceux qui chantent. C’est une fausse perfection qui peut entraîner une onction musicale, comme il existe une onction pour l’acteur de théâtre ou de cinéma, séduisant, travaillant l’âme et les émotions mais ne touchant plus l’être intérieur dans la vérité. Parce qu’il n’y a plus de vérité profonde.

Beaucoup confondent les douces émotions avec la réalité profonde de la présence de Dieu qui transforme et qui rend actif et non pas consommateur. La vraie présence de Dieu nous pousse à servir et tout ce qui n’est qu’émotionnel nous pousse à consommer. Quand on voit la difficulté d’avoir, à l’heure actuelle, des responsables, d’avoir du recrutement pour les colos, pour le travail, on se rend compte qu’on a à faire à une génération qui consomme. Pour moi, la musique est devenue pour beaucoup une drogue évangélique qui a remplacé une réelle relation avec le Seigneur Lui-même.

David Wilkerson dit lui-même : « nous ne voulons plus Jésus lui-même; nous voulons que ce qu’Il peut nous donner. Nous louons un Jésus que plus personne ne prie car seule la prière prolongée nous fait pénétrer dans l’intimité du caractère de Jésus. Les chrétiens ne prient plus! Les jeunes ne prient plus ! Les responsables ne prient plus ! Mais tous ont des cassettes musicales ! Ils ont remplacé leur temps de prière personnelle par la musique. » La Bible nous dit que c’est le travail de l’âme, et que l’âme c’est le siège de nos pensées, le siège de nos émotions, le siège de notre volonté, et quand l’âme est démultipliée dans ses actions, développée, cela se fait au détriment de ce que la Bible appelle l’esprit, l’être intérieur. Cela explique que plus les chrétiens sont émotionnels, plus les chrétiens sentent des choses, moins ils servent dans un esprit de sacrifice. Ils sont devenus incapables de se sacrifier parce qu’ils sont liés par leur âme. Jésus dira que tous nous seront salés de feu. Et pourquoi Dieu permet-Il des difficultés dans votre vie comme dans la mienne ? Pour qu’il y ait une séparation entre l’âme et l’esprit. Parce que ma volonté propre que je développe ainsi en développant le travail de mon âme, va devenir à un moment donné tellement forte que je deviens incapable de renoncer à ma propre volonté. Cela explique l’absence de sacrifice répandue maintenant dans les églises. On consomme, mais on est devenu incapable de se sacrifier pour les autres.

Prenons également le problème du rythme. On en discute beaucoup. Personnellement je ne discute pas sur les problèmes du rythme. J’ai été initié à toutes les danses typiques africaines dans les années en arrière. Mais je crois qu’un mauvais esprit peut vous donner des chaleurs; je crois que le Saint-Esprit peut vous donner des chaleurs; je crois qu’un chant de guerre chrétien est un chant de guerre; je crois qu’un chant de guerre du monde est un chant de guerre; c’est un peu la même chose. Je crois qu’un chant de guerre démoniaque est également un chant de guerre. Donc je ne propose pas de discuter sur des rythmes. Je propose que l’on remplace cette discussion par cette parole de l’Ecriture : « faites tout pour la gloire de Dieu par l’Esprit de Dieu qui est en vous. »

Nous devons nous poser certaines questions : est-ce que cela nous rapproche de Dieu ? Ou est-ce que cela nous centre sur nous-mêmes ? Quel est le fruit véritable ? Une attraction ? Les gens ont été intéressés parce qu’ils se reconnaissent ? Ou parce qu’ils se sont convertis et qu’ils sont nés de nouveau ? C’est autre chose ! Est-ce que c’est donc une attraction ? Ou une conversion de celui qui écoute ? Jésus est-Il révélé par l’illumination surnaturelle des paroles ? Y-a-t-il révélation spirituelle des paroles chantées ? Y-a-t-il développement du fruit de l’Esprit, la paix, la joie, l’humilité, etc...? Y-a-t-il développement de l’engagement pratique au renoncement à nous-mêmes et à nos aises, à nos intérêts propres pour le service de Dieu et pour notre prochain ? Ou est-ce que la musique est devenue une drogue pour nos « bons petits chrétiens évangéliques » ? Pourquoi y-a-t-il tellement de jeunes chrétiens qui ont besoin de délivrance ? A cause de la musique ! Ce n’est pas normal que les enfants de chrétiens, à un moment donné, aient besoin de délivrance. Cela devrait interpeller les parents. Quelle est la porte qui a été ouverte ? Avons-nous comme résultat une vie de foi, de louange, de prière, d’engagement pratique ? Puis-je souligner, acceptons-nous encore la pensée de nous sacrifier ? Tirons-nous du vieux et du neuf ensemble, ou sommes-nous embarqués dans un modernisme effréné, ou dans un vieillot légaliste ? Y-a-t-il fuite des responsabilités par une mentalité de consommateurs invétérés ? La musique est-elle pour les chrétiens un instrument ou est-ce qu’elle est devenue notre maître ? L’esprit de famille, l’esprit d’unité, de respect mutuel, de loyauté est-il développé ? Est-ce que mes gestions financières sont toujours équilibrées ? Est-ce que je donne encore ma dîme selon Malachie au lieu de dépenser inutilement ? Y-a-t-il chute sexuelle après un gros défoulement « évangélique musical » ? Est-ce que le don musical ne doit pas être exprimé au travers du canal de la sanctification ? Ou faut-il vivre ce que l’on voit parfois dans certains groupes que l’on côtoie - les gens nous en mettent plein la vue musicalement durant la réunion et ensuite ils fument leurs cigarettes dans les coulisses ? Est-ce que c’est cela Dieu ? On parlera des dons de grâce mais la valeur de mon don c’est la capacité de sanctification dans laquelle je l’exprime ? Pour nous, laissons les autres agir comme ils veulent, mais nous, nous voulons servir le Seigneur.

En conclusion, je vous propose de revenir à une spontanéité dans la crainte et dans la joie du service. Je vous propose une tenue correcte par rapport à l’impudicité, par rapport à l’immoralité, par rapport à la bienséance, avec une identité qui nous est propre; non dans la crainte ou dans la critique les uns par rapport aux autres; mais dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu, c’est-à-dire la paix, la joie, l’engagement, l’esprit de sacrifice par le Saint-Esprit. L’apôtre Paul a dit : « affectionnons-nous aux choses d’en haut; n’aimons point le monde, mais servons Christ le Seigneur. »

Chers amis, au lieu de nous bagarrer sur des sensibilités musicales, bagarrons-nous sur la pureté, sur l’amour fraternel, pour l’évangélisation, pour gagner des âmes, pour manifester les dons de l’Esprit, pour vivre notre identité propre au Chandelier. Amen.

Prédicateur Pierre TRUSCHEL - Pasteur Centre du Plein Evangile « Le Chandelier » 33, avenue de Vizille - 38000 GRENOBLE Tel. 04 76 70 47 70