Six textes sources peuvent être retenus, qui sont à la base de tous les Libertés et Droits Fondamentaux.

En France, il s’agit de

Au niveau international, il s’agit

Déclaration des Droits de l’Homme de 1789:

« Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.(…) »

PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION DU 27 OCTOBRE 1946

« Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et les libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après : (…) »

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

Préambule:

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946.

En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'Outre-Mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique (…) »

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948:

« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme,

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression,

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations,

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,

L'Assemblée générale ''Proclame La présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction".(…) »

Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme de 1950:

« Considérant la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948;

Considérant que cette déclaration tend à assurer la reconnaissance et l'application universelles et effectives des droits qui y sont énoncés;

Considérant que le but du Conseil de l'Europe est de réaliser une union plus étroite entre ses membres, et que l'un des moyens d'atteindre ce but est la sauvegarde et le développement des droits de l'homme et des libertés fondamentales;

Réaffirmant leur profond attachement à ces libertés fondamentales qui constituent les assises mêmes de la justice et de la paix dans le monde et dont le maintien repose essentiellement sur un régime politique véritablement démocratique, d'une part, et, d'autre part, sur une conception commune et un commun respect des droits de l'homme dont ils se réclament;

Résolus, en tant que gouvernements d'Etats européens animés d'un même esprit et possédant un patrimoine commun d'idéal et de traditions politiques, de respect de la liberté et de prééminence du droit, à prendre les premières mesures propres à assurer la garantie collective de certains des droits énoncés dans la Déclaration universelle,

Sont convenus de ce qui suit (…)

Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne de 2000:

Les peuples de l'Europe, en établissant entre eux une union sans cesse plus étroite, ont décidé de partager un avenir pacifique fondé sur des valeurs communes.

Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l'Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d'égalité et de solidarité, elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l'Etat de droit. Elle place la personne au coeur de son action en instituant la citoyenneté de l'Union et en créant un espace de liberté, de sécurité et de justice.

L'Union contribue à la préservation et au développement de ces valeurs communes dans le respect de la diversité des cultures et des traditions des peuples de l'Europe, ainsi que de l'identité nationale des Etats membres et de l'organisation de leurs pouvoirs publics au niveau national, régional et local; elle cherche à promouvoir un développement équilibré et durable et assure la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, ainsi que la liberté d'établissement.

A cette fin, il est nécessaire, en les rendant plus visibles dans une Charte, de renforcer la protection des droits fondamentaux à la lumière de l'évolution de la société, du progrès social et des développements scientifiques et technologiques.

La présente Charte réaffirme, dans le respect des compétences et des tâches de la Communauté et de l'Union, ainsi que du principe de subsidiarité, les droits qui résultent notamment des traditions constitutionnelles et des obligations internationales communes aux Etats membres, du traité sur l'Union européenne et des traités communautaires, de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des Chartes sociales adoptées par la Communauté et par le Conseil de l'Europe, ainsi que de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes et de la Cour européenne des droits de l'homme.

La jouissance de ces droits entraîne des responsabilités et des devoirs tant à l'égard d'autrui qu'à l'égard de la communauté humaine et des générations futures.

En conséquence, l'Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés ci-après (…) »

Les points communs entre tous des préambules démontrent qu’ils ont une même source d’inspiration, qu’ils défendent les mêmes valeurs et que leur but est identique.

Tous ce textes sont marqués de la « philosophie » du droit naturel, « philosophie » chère aux Lumières et qui a fait naître tout le système politiquer occidental actuel.

Cette philosophie part d’un constat: l’homme , lorsqu’il est à l’état de nature (par opposition à l’état civil qui correspond à celui de la société) a des droits qui sont intrinsèques à sa nature humaine. C’est ce que veulent dire les préambules lorsqu’ils affirment que l’homme a des droits naturels inaliénables.

La « philosophie » explique ensuite que l’homme va quitter cet état de nature régit par la loi du plus fort pour vivre en société.

Seulement, pour conserver la paix, les hommes vont conclure un pacte: le contrat social.

Celui-ci va légitimer le fait u’ils vont se soumettre à une puissance qui représente la volonté générale et qui est destinée à les diriger.

Rousseau a défini ce contrat social dans les termes suivants: « chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale; et nous recevons en notre corps chaque membre comme partie indivisible de tout ».

L’union de tous les membres du corps forme une personne publique qui s’appelle la République ou corps politique.

Le terme République est utilisé pour expliquer quel est l’origine du pouvoir.

Il signifie que c’est un mandat officiel conféré par le peuple qui donne le pouvoir à celui qui l’exerce; au contraire d’un point propre, comme un droit divin ou un droit d’hérédité pour la monarchie.

Le peuple, qui est la source du pouvoir et qui le délègue, est souverain: cela se traduit dans le textes par le concept de Souveraineté Nationale.

Cette souveraineté s’exprime à travers la Démocratie qui est le mode d’exercice du pouvoir, dont notre Constitution de 1958 a résumé le principe : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

On peut observer maintenant le tableau suivant qui établit un parallèle entre cette philosophie et les vérités bibliques:

A la lecture de ce tableau , on conclut facilement que « la philosophie » du droit naturel est totalement anti-biblique et surtout anti-Christ, car elle a justement pour but de remplacer Christ.

Cette « philosophie» place l’homme au cœur de tout et en fait un dieu.

Oui, un dieu, car les guillemets qui enserrent le mot « philosophie » ont justement pour but de dénoncer l’utilisation de ce terme et de révéler maintenant qu’il s’agit bel et bien d’une religion.

Comme l’énonce la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, ce droit de l’homme est sacré. Il s'agit de droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme. Selon le dictionnaire Larousse, le terme religion signifie l’ensemble des croyances et dogmes qui définissent le rapport de l’homme vers le sacré.

En conséquent, la « philosophie » du droit naturel, qui définit l’ensemble des droits que l’homme a, par sa nature et, dont le caractère est sacré, ne peut pas être qualifiée de philosophie mais bien de religion.

Or, on vient de le voir, cette religion est en totale opposition avec les vérités de la Bible.

Il est alors aisé de la qualifier d’anti-Christ!

Cette dénonciation de la philosophie du droit naturel en tant que religion, et plus globalement de tout l’humanisme de la philosophie des Lumières, ne peut se faire sans dénoncer en même temps le philosophes qui alimentent cette religion.

Qui sont les philosophes qui se targuent de défendre le Droits de l’Homme , la Démocratie et la République et qui ont aidé à leur implantation, si ce n’est les francs-maçons et donc, la Franc-maçonnerie.

A ce sujet, nous pouvons citer l’allocution du Président de la République, M. Jacques Chirac, à l’occasion du 275ème anniversaire de l’Ordre Maçonnique en France le 23 juin 2003:

« Mesdames et Messieurs les Grands Maîtres, Mesdames et Messieurs, Je suis heureux de recevoir aujourd’hui le représentativités d’une tradition philosophique qui a pris une part si importante, en France et dans le monde, à l’élaboration et à la diffusion des idées républicaines.

Il est des histoires qui contribuent à forger l’histoire, des événements qui font avancer la cause de la liberté. La création , en 1728, de la première loge française set de ceux-là. Vous avez choisi de fêter ensemble cet événement. Et vous avez voulu y associer les maçonneries étrangères.

A toutes et à tous, je vous souhaite la plus chaleureuse des bienvenues. En vous recevant aujourd’hui, j’ai souhaité rendre hommage au rôle civique de vos sociétés de pensée. Un rôle actif de défense et de réaffirmation des principes républicains, un rôle de vigilance, un rôle de réflexion. Cet anniversaire est aussi pour vous l’occasion de donner une idée juste de la franc-maçonnerie au-delà des clichés et des idées reçues.

Vous inscrivez votre engagement dans l’héritage des Lumières.

Lumières de la raison, de la tolérance, de la solidarité humaine, lumières de la liberté, la liberté absolue de conscience, la liberté de douter, parce que le doute est moteur du progrès. ''Une liberté que résume bien le triptyque: provoquer et non imposer, suggérer sans proclamer interroger plutôt que répondre. Bref, la vraie liberté de l’homme parvenu à s’affranchir tant des passions que des carcans sociaux''.

Alain Bauer, dont je salue l’initiative qui nous réunit aujourd’hui, a évoqué la naissance de la maçonnerie en France à l’aube du XVIIIe siècle, avec cette belle formule que je lui emprunte: « C’est le peuple de l’Encyclopédie qui essaie de devenir celui des Lumières.»

Né dans les spasmes des guerres civiles et religieuses angolaises, l’idéal maçonnique celui d’Isaac Newton, rêvait de substituer aux dogmatiques le débat sur le progrès scientifique, de desserrer l’étreinte, de casser les rigidités, pour instaurer un espace de liberté, hors des tabous et des index de l’époque.

Cette histoire, ce convictions la franc-maçonnerie peut les assumer avec fierté. Elles fondent son engagement. Elle marquent ses traditions.

Trois siècles ont passé et vous tenez à ce que vos travaux continuent de s’accomplir dans la liberté, le refus des certitudes, l’ouverture internationale, en recherchant toujours l’indispensable sérénité dans laquelle doit être menée la réflexion loin de l’agitation du monde.

Sa fidélité aux traditions, son engagement au service de l’homme, la franc-maçonnerie les a chèrement payés, persécutée par tous le totalitarismes

Les heures noires de l’Occupation et de la Collaboration l’ont douloureusement marquée. Dès août 1940, une lexicalisation anti-maçonnique était promulguée. Les obédiences étaient dissoutes, leurs locaux occupés, leurs temples dévastés, leurs archives détruites, leurs collections pillées.

Les francs-maçons ont été dénoncés, leurs noms livrés à l’occupant nazi. Beaucoup d’entre eux furent déportés et trouvèrent la mort dans les camps.

Jamais dans son histoire, la franc-maçonnerie française, qui s’est toujours développée dans le plus grand respect des institutions et des lois, n’avait eu à subir un tel déchaînement de violence et de haine. Cet acharnement ne peut s’expliquer que par l’indéfectible attachement des francs-maçons à la République.

La République, ils ont aidée à naître répandant les idées de raison et de progrès. Ils l’ont veillée lorsqu ‘elle était fragile ou attaquée. Ils l’ont nourrie de leur exigence et de leur réflexion Ils ont toujours été au premier rang de ses défenseurs.

Au XVIIIe et au XIX siècles, ils furent naturellement de tous les combats contre l’autoritarisme.

Dans les tavernes des origines, ils ont contribué à diffuser le valeurs qui furent celles de la Révolution française et que proclame la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

Dans le grand élan de 1848, ils militent pour les libertés politiques et syndicales, la liberté de la presse, la liberté d’association, l’abolition de l’esclavage.

Après avoir contribué à faire naître la IIIième République, ils sont nombreux à s’engager dans la ligue des Droits de l’Homme, pour que triomphe l’innocence u Capitaine Dreyfus.

Quelques années auparavant, ils avaient préparé, pour une très large part, et ardemment soutenu la loi de 1882, la loi capitale pour la République, qui créait un enseignement primaire obligatoire, laïque, gratuit.

Avec la même fermeté, le même enthousiasme, ils appuient la loi de 1901, qui garantit la liberté d’association, puis celle de 1905, qui sépare le églises et l’État.

Le Combat pour la laïcité doit beaucoup à leur engagement.

Combat pour la tolérance et pour une fraternité fondée sur le respect de l’autre et qui ne s’arrête pas aux différences aux origines, aux religions.

Au fil du temps, à mesure que s’est enraciné la République, que se sont imposés les valeurs universelles qu’elle défend, la franc-maçonnerie française a su attirer des femmes et des hommes engagés dans la vie sociale et représentatifs de la France dans toute sa diversité.

Il n’est pas de grande question sociale, touchant à la condition humaine, que les francs-maçons n’aient abordée.

Récemment, individuellement ou de manière concertée, ils sont intervenus dans les débats sur la place des femmes dans notre vie publique, sur la bioéthique, l’accueil et la place des handicapés, l’avenir de l’école, la construction européenne, le développement durable, la mondialisation, la diversité culturelle, la question aussi du choc démographique et de l’adaptation nécessaire de la société française et de ses structures.

Parce que les francs-maçons ont d’abord à cœur l’exigence d’humanisme, ils sont aux avant-postes de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, contre les discriminations et tout simplement contre la violence.

Il n’est pour vous, de progrès individuel et collectif, de véritable vivre ensemble, qu’affranchis des passions et des impétrés particuliers, des communautarismes et des intégrismes, des ignorances et des protagonistes qu’elles engendrent.

Mesdames et Messieurs,

Cet anniversaire qui nous rassemble aujourd’hui, vous le vivez, j’imagine, comme un engagement renouvelé pour l’avenir, pour d’autres progrès, d’autres libertés.

''Aujourd’hui, je veux saluer votre action qui a joué un rôle essentiel dans l’enracinement de l’idéal républicain en France. En vous recevant toutes et tous, je souhaite vous témoigner le respect de la Nation pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites.''

Je vous en remercie »

L’allocution de M. Chirac nous en dit beaucoup sur la Franc-maçonnerie et suffisamment pour notre étude. Cette étude n’a effectivement pas pour but de pointer la franc-maçonnerie en tant que structure et organisation d’hommes mais de pointer l’antichristianisme des idées qu’elle a insufflées ou réinsufflées dans notre société occidentale.

Comme l’évoque Monsieur Chirac, la franc-maçonnerie représente les philosophes , les Maîtres à penser de notre société et aucune raison voudrait qu’elle s’en cache puisqu’elle se définit comme telle.

La franc-maçonnerie se définit comme ordre initiatique prodiguant un enseignement ésotérique, adogmatique et progressif ou comme un système particulier de morale; ou encore comme un ordre initiatique universel fondé sur la fraternité et visant à réunir les hommes par-delà leurs différences ou encore comme une association d’homme libres ou école de vie et un apprentissage de la liberté basés sur la tolérance le respect de l’autre et soi-même, et la liberté de pensée.

Les francs-maçons réfléchissent pour notre pays et notre monde occidental et cela particulièrement depuis le siècle des Lumières où ils ont émergé, non loin des révolutions, se constituant en loges en Angleterre, Irlande, Écosse, puis en France, puis dans toute l’Europe, puis aux Etats-Unis d’Amérique.

Bien sûr, le idées de la République de Démocratie et Droits de l’Homme ne datent pas de la Franc-maçonnerie car elles sont couramment associées aux philosophies de l’Antiquité Grecque (Platon, Aristote etc), et loin de moi l’idée de vouloir montrer que tous les hommes concepteurs de ces idées aient fait partie de la franc-maçonnerie -même si c’est le cas pour la plupart.

Cependant il est facile de montrer que le philosophes de l’antiquité grecque sont eux-mêmes les Maîtres à penser des Francs-maçons.

C’est ainsi que celui qui veut devenir franc-maçon doit au préalable passer par une initiation qui doit le « mettre en condition pour commencer à apprendre » .

Cet apprentissage commence par soi-même en mettant en pratique la devise de Socrate «Connais-toi toi-même ».

Cette devise était inscrite sur le fronton du temple d’Apollon à Delphes et se poursuit d’ailleurs par « et tu connaîtras les dieux ».

Apollon était le dieu grec de la beauté, de la Raison et des arts.

Sa philosophie vaudra à Socrate d’être accusé d’impiété et condamné à mort.

L’apprentissage franc-maçonnique continue par le principe que l’homme est perfectible (principe de Socrate et de la philosophie des Lumières) et le franc-maçon se donne pour but d’apporter sa pierre à l’édification du Temple symbolique de l’humanité, c’est-à-dire de participer à l’élévation morale et spirituelle de l’être humain.

Chaque maçon sait que l’achèvement de ce Temple ne pourra voir lieu tant qui n’aura pu édifier lui-même son propre temple intérieur qui passe par le fameux précepte de Socrate: que l’homme se connaisse en tant qu’homme.

Il s’agit de bâtir l’homme lui-même et, par lui, la société.

Ce travail sur soi-même ne peut aboutir qu’en franchissant les trois étapes initiatiques ou grades que sont :

  • L’Apprenti
  • Le Compagnon
  • Le Maître

Le grade de Maître s’acquiert par un passage initiatique de la mort à la résurrection qui apporte la maîtrise totale de soi - de l’esprit sur la matière.

C’est à cette condition seulement que le maçon devenu Maître est sensé pouvoir apporter une contribution juste et parfaite à l’édification du Temple de l’humanité.

Tous les gestes, instruments et matériaux utilisés pour la construction de la demeure sacrée deviennent symboliquement de moyens de hausser l’esprit humain à la lumière.

D’où les symboles franc-maçonniques des outils (équerre, compas, truelle etc) et le séléments (pierre taillée, temple etc) qui font référence à l’art de bâtir

C’est également pour cela que les francs-maçons nomment « Temple » le lieu où ils se réunissent.

Ce temple est symboliquement orienté vers la lumière naissante l’Orient, et c’est là que se tient le Vénérable, Maître élu par se pairs pour présider la loge.

On entre donc dans le Temple par l’Occident, en passant par deux colonnes, à l’image de celles qui se trouvaient à entrée du temple de Salomon, bâti par l’architecte Hiram, ancêtre mythique des francs-maçons.../..