MA REFLEXION SUR LE CHRISTIANISME par Jean-Jacques Albors
Par Jokebed , dimanche 8 juillet 2007 à 10:15 :: Exhortation :: #198 :: rss
L’Eglise doit faire son autocritique à cause des erreurs et des traditions acquises au cours des siècles pour revenir à l’enseignement de base de la nouvelle alliance.
La première des erreurs qui on pollué l’Eglise, outre l’arrière plan judaïsant fut après l’an 313, sa paganisation, c’est-à-dire l’ajout des traditions païennes et mythologiques.
L’Empereur Constantin avec son allié Licinius vont accorder la liberté du culte aux chrétiens, tous deux néanmoins restent des adeptes du monothéisme solaire, ( Sol dominus imperi romani) , L’Empereur émanation du soleil, fait figure de dieu de son vivant.
C’est vrai que l’édit de Milan prononcé en 313 reste un exemple de tolérance religieuse, toutefois il conserve le titre traditionnel de « pontifex maximus » qui fait de lui l’autorité suprême des religions païennes.
Il y à chez lui un mélange de conviction personnelle et de pragmatisme politique dans sa décision de reconnaître la liberté de culte des chrétiens.
Des sources historiques disent que Constantin est devenue chrétien lors d’une victoire militaire en 312, mais qu’il s’est fait baptiser sur son lit de mort en 337 !
Durant cette période il n’a pas été un « enfant de cœur », beaucoup de ceux qui lui ont résisté l’on payé de leur vie, y compris dans sa propre famille.
Les premières bâtisses datent de son règne : la basilique du Latran, Saint-Pierre à Rome, les églises du Saint-Sépulcre à Jérusalem , des Saints-Apôtres et de Sainte-Sophie à Constantinople.
Toutefois c’est le très controversé empereur Théodose quarante ans après la mort de Constantin qui va imposé le christianisme comme seule religion reconnue de l’empire.
Il assure l'unité religieuse de l'Empire en donnant la primauté au primat d'Occident, c'est-à-dire au Pape, et non à l'évêque d'Alexandrie, à celui d'Antioche ou à celui de Constantinople.
L’historien des religions, Jean Delumeau pose cette question significative: "Mais qui nous assure que lavenir du christianisme passe nécessairement par le maintien des institutions ecclésiastiques actuelles ?"
Et l’Eglise cesse d’être une église de proffessants, Théodose interdit tout autre forme de culte en dehors du Christianisme.
C’est le mariage du politique et du religieux si cher à nos voisins d’outre-Atlantique et la naissance de l’Eglise multitudiniste.
Là où, par une loi humaine, on prétend imposer aux âmes de croire telle ou telle chose, au gré de la volonté humaine, la Parole de Dieu n’est assurément pas présente !
Car la foi est une œuvre libre et on ne peut y forcer personne.
Deux choix dangereux s’offre à nous aujourd’hui : un laïcisme idéologique ou un intégrisme sectaire!
La laïcité fait partie des principes fondateurs de la république française, la rue n’est pas chrétienne ! Mais dans la rue, le chrétien doit garder son regard de chrétien. A l’école aussi. Dans l’entreprise aussi. La foi chrétienne n’est pas opposée aux sciences, bien entendu, mais ce n’est pas au scientifique de nous imposé la définition et surtout le sens de l’univers, de l’homme, de la vie, de l’amour, du rapport homme-femme… Il y a aujourd’hui une tendance à se regrouper en fédération pour se légitimé face aux regards des politiques !
Je suis pour la transparence,
Jésus-Christ à dit : (Matthieu 10 : 26-27)
« Ne les craignez donc point ; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le dans la lumière ; et ce que je vous dis à l’oreille, prêchez-le sur les toits. »
Ce regroupement des églises pose déjà des problèmes par les compromis qu’elle fait avec la parole de Dieu notamment dans certaines prises de positions non bibliques sur des sujets de société sensibles actuellement !
Que voulons-nous ? Une respectabilité ? Une légitimité ?
Ne devons nous pas prendre courageusement position, sans crainte des conséquences ?
Actuellement la tendance est au mélange et au compromis pour se couler dans le monde et ne pas déranger. Même en politique on ne procède pas ainsi, une véritable démocratie accepte des oppositions ! Nous devons tenir bon au sujet de l’Ecriture, sans faire de compromis, ainsi nous pourrons rester fidèles à l’enseignement que la bible donne sur elle-même et à ce que Christ dit d’ elle.
L’histoire du déluge nous enseigne que ce n’est pas la masse qui a raison , mais ceux qui prennent la Parole de Dieu au sérieux.
L’histoire nous enseigne deux tendances négatives :
Pour l’Eglise c’est une mise en place d’une théocratie à n’importe quel prix , si chère à St Augustin dans « la cité de Dieu » et à nos amis de l’autre côté de l’Atlantique. Pour le pouvoir temporel, c’est la mise en place d’une dictature, la pensée unique, un système oligarchique mondial !
La question n’est pas ce que dit la bible, mais ce qu’on choisit d’y lire ?
Une incitation au sectarisme ou plutôt une invitation à la tolérance ? Ce n’est pas la bible qu’il faut interroger, mais l’histoire !
Les croisades, l’inquisition et la St Barthélemy n’ont pas rendu caduque le message de paix des évangiles . Ces actions étaient des erreurs qui ont été dénoncées en leur temps par des fondamentalistes bibliques pacifiques ! Il nous faut être vigilent, fidèle dans notre lecture des évangiles pour débarrasser les scories des mauvaises interprétations.
L’Evangile doit être un pôle identitaire pour l’humanité :
"C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, Si vous avez de l’amour les uns pour les autres". ( Evangile de Jean 13 :35)
Je suis un fondamentaliste, mais c’est quoi un fondamentaliste ?
C’est une remise en question par une relecture constante des fondements de la vie chrétienne en cherchant à vivre en conformité avec la vérité de la Parole.
Le fondamentalisme instaure une différence qui dérange, elle questionne, juge l’immoralité, dans une société de plus en plus permissive.
Ce que n’est pas le fondamentalisme ?
Une nouvelle inquisition moderne !
L’un des six thèmes majeurs reconnus par la foi protestante n’ est –ce pas :
« SE REFORMER SANS CESSE »
Tout mouvement qui se présente comme l’Eglise Corps du Christ s’en donner la première place à la Bible sera tenté de considérer sa propre existence comme une fin en soi. Le danger c’est la perte de la faculté de se soumettre à une critique elle-même pour être constamment renouvelé !
L’Eglise de Jésus-Christ a besoin de réformes profondes pour revenir à la saine doctrine qui seule est susceptible d’apporter un vrai changement dans nos mentalités, une croissance spirituelle constante.
L’historien des religions, Jean Delumeau pose cette question significative :
“Mais qui nous assure que l’avenir du christianisme passe nécessairement par le maintien des institutions ecclésiastiques actuelles ?”
Où est l’erreur actuelle ?
Nos églises en majorité sont structurées de manière pyramidale et hiérarchique.
Notre environnements actuel ressemble à celui de Corinthe à l’époque de l’Apôtre Paul.
1) L’hédonisme
2) L’influence très forte de la société
3) Les traditions païennes !
Il nous faut vivre l’église selon les impératifs du Nouveau Testament et non pas selon des modèles rapportés du monde de l’entreprise , ou des normes de notre société.
Je me suis personnellement éloigné de ces tendances dans les années 80 sous l’influence des connaissances bibliques accumulées pendant trois années d’études accompagnées et de recherche personnelle.. Cette transition a été un cheminement difficile, vécue souvent dans l’indifférence générale elle s’est d’abord traduite par des convictions que je partageais avec des personnes dans la foi ayant un esprit ouvert !
Des convictions exprimées également dans l’enseignement et la prédication, mais toujours avec un sentiment d’échec et de déception. J’avais l’impression d’être une voix dans le désert durant les années 1980 à 1993.
Concernant la hiérarchie dans l’église !
En ce qui concerne la hiérarchie dans le choix et la formation des disciples, Jésus cherchait beaucoup plus à établir des serviteurs que des leaders. C’est ce qu’on doit retrouver aujourd’hui. Jésus a expressément interdit à l’église d’adopter les structures hiérarchiques qui prévalent dans le monde :
« Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur » (Matthieu 20, 26).
J.Oswarld Sanders a écris ces paroles si réelles :
« Nul ne peut aspirer à être un conducteur dans l’œuvre de Dieu s’il n’est pas préparé à payer un prix plus élevé que les autres ».
La démarche de Madame Zébédée pour ses deux fils est édifiante : (Matthieu 20 : 20-21)
Jésus-Christ donne la voie royale pour les « leaders » de tous temps :
Jésus les appela, et dit, "''__Vous savez que les chefs des nations tyrannisent, et que les grands asservissent .(modèles humains) Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; Et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave !"__''
Avoir voulu organiser la chrétienté en dénominations, est la raison principale des divisions du peuple de Dieu !
Que se passe t’il aujourd’hui ? Matthieu 12/ 38- 42 : « …Il leur répondit : une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas… »
Comment comprendre dans le contexte du texte de Marc 16 que Jésus ait pu dire qu’il ne sera donné d’autre signe que celui de Jonas ?
Il faut déjà comprendre que les signes ne remplaceront jamais la prédication de la Parole ; ils sont là pour la confirmer, l’attester.
Et lorsque ce n’est pas le cas, nous sommes en route pour l’apostasie .
Car quel est l’enseignement du signe de Jonas, sinon la repentance de Ninive ?
Mais c’est aussi le symbole de la mort et la résurrection de Jésus : le plus grand miracle donné parce que c’est le seul qui soit de nature à nous faire passer des ténèbres à la lumière ; et de la mort éternelle à la vie éternelle.
Comment j’interpréte les nouveaux mouvements de foule dans le Christianisme d’aujourd’hui.
Ceux qui n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés, se laissent séduire par des signes, et en redemandent s’en jamais parvenir au salut par la grâce !
Jésus a dit dans la parabole de Lazare et du mauvais riche (Luc 16/ 31) « s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuadés même si quelqu’un des morts ressuscitait ».
La leçon de ce verset est que si la Parole de Dieu (Moïse et les prophètes) ne réussit pas à produire la repentance en nous, aucun miracle ne pourra le faire.
Le miracle n’est pas une fin en soi.
Pour discerner les signes des temps, nous avons besoin de la boussole de la Parole de Dieu ! (discernement).
(Job 17/ 12) : « et ils prétendent que la nuit c’est le jour, que la lumière est proche quand les ténèbres sont là !
L’Apôtre Pierre nous donne un avertissement : "nulle prophétie de l’écriture ne vient d’une interprétation particulière".( 1 : 20).
Paul dit aux Galates (Galates 1/ 8 ) : «Si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème"
Paul place des « bornes » pour reconnaître la vérité de l’erreur, ces bornes se trouvent dans l’esprit général de la Bible exprimant toute la pensée de Dieu.
La réforme a mis tout l’accent sur l’écriture. Chacun connaît son mot d’ordre : « Sola Scriptura ». Ce n’était pas l’Eglise et l’Ecriture, ou l’Etat et l’Ecriture, mais l’Ecriture uniquement.
Toute Ecriture comme théopneustos (litt « soufflée par Dieu » et par conséquent « utile » comme étalon de la perfection intellectuelle et morale de quiconque entend être un « homme de Dieu ». ( voir 2 Timothée 3 :16)
Il n’y a pas besoin de lui adjoindre d’autres sources de connaissance ( la raison, l’expérience, la tradition ou d’autres religions) .
Evangéliste Jean-Jacques Albors albors@cegetel.net.
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Commentaires
1. Le jeudi 12 juillet 2007 à 08:52, par David
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