LA VOIE DU MAITRE par Kirk Cameron & Ray Comfort (3ème partie) ou « Dieu a un plan merveilleux pour votre vie !!! »
Par Jokebed , mercredi 25 avril 2007 à 07:45 :: Comment Partager votre Foi, Simplement , Efficacement et Bibliquement? :: #137 :: rss
Depuis quelques années, il est devenu très populaire dans certains cercles chrétiens de poser la fameuse question « Qu'est ce que Jésus aurait fait à ma place ? »
Et comme c'est très souvent le cas avec les « phrases formules », celle-ci a été amenée aux extrêmes: du « Qu'est-ce que Jésus aurait mangé ? » jusqu'au « Quel 4x4 aurait conduit Jésus », tout y est passé.
A première vue, il semblerait bénéfique et salutaire de demander ce que Jésus aurait fait dans une circonstance particulière mais cette question a un grand défaut, un « vice caché ».
Elle ouvre les portes aux spéculations, aux supputations, et aux hypothèses.
La réponse reste ouverte de telle façon que les gens peuvent faire dire à Jésus ce qu'ils auraient bien voulu qu'Il leur réponde.
Ils peuvent ainsi faire ce qui leur passe par la tête. Jésus a bon dos pour bien des choses, mais par contre, quand Jésus nous demande clairement au travers des écritures de faire quelque chose de bien précis, là, il n'y a plus personne, là nous attendons le « courriel céleste » pour réagir, là nous prions pendant des siècles… «
Qu'est ce que Jésus aurait fait ? »... « Je vais vous dire ce qu'il n'aurait pas fait. Il ne condamnerait pas les gens qui veulent un avortement. Il n'irait pas assaillir les gens en imposant sa religion.... » ou encore: « Jésus ne me condamnerait pas pour être si faible ou pour ce tout petit péché... ».
Une bien meilleure question à poser est celle-ci: « Qu'est ce que Jésus a fait ? ».
Cette question confine la réponse aux limites sûres et liables de la Bible. « Qu'est ce que Jésus a fait ».......quand il confronta les pécheurs ?
Comme nous le constatons dans les écritures, Jésus fit du problème une affaire de justice et non pas de bonheur (Mat. 5:20).
Il utilisa les dix commandements pour montrer, pour enseigner, pour expliquer aux pécheurs les critères de la justice de Dieu (Mat. 5:17-37).
Dans Marc 10:17-21, un homme vient en courant à Jésus, il s'agenouille devant Lui, et Lui demande comment obtenir la vie éternelle.
Il semblerait que le coeur humble et sincère de ce candidat de premier choix le confirme en tant que converti potentiel.
Pourtant, Jésus ne lui a pas donné le message de la grâce de Dieu.Il ne lui a même pas fait mention de l'amour de Dieu.
Il ne lui a pas non plus parlé de « la vie abondante » ou du « plan merveilleux pour sa vie ».Jésus utilisa la loi morale de Dieu pour exposer le péché caché de cet homme.
Cet homme était un transgresseur du premier des dix commandements. Son argent était son dieu, et on ne peut pas servir Dieu et l'argent.
Plus loin, les écritures nous révèlent que c'est l'amour qui a motivé Jésus à parler de la sorte au jeune homme riche.
A chaque fois que nous témoignons à quelqu'un, nous devrions examiner nos motifs. Aimons-nous suffisamment le pécheur pour nous assurer que sa conversion soit authentique ?
Si Jésus avait accepté ce qui paraissait de la part du jeune homme riche comme une véritable profession de justice, Il l'aurait probablement dirigé vers une fausse conversion.
Mais Jésus a utilisé la loi morale de Dieu pour exposer le péché caché de cet homme; à savoir son amour extrême pour l'argent.
Pourquoi Jésus utilisait-il les dix commandements ?
Comparée aux méthodes faciles et rapides que nous utilisons aujourd'hui pour engendrer des conversions instantanées, sa méthode paraît un peu archaïque.
Le docteur Martyn Lloyd- Jones nous donne la réponse: « ''Un évangile qui dit simplement « Venez à Jésus », qui le présente et l'offre comme un « ami », et qui nous promet « la merveilleuse nouvelle vie », n'est pas l'évangile du Nouveau Testament ». (L'essence même de l'évangélisation est de commencer par prêcher la loi; et c'est parce que la loi n'a pas été prêchée que nous avons autant d'évangélisation superficielle) La véritable évangélisation ...doit commencer par la prédication de la loi.'' »
De quelle planète ce gars nous vient-il ?... « L'évangélisation doit-elle toujours commencer par la prédication de la loi ? »...qu'est ce qu'il dit ?...
Est-il possible que ce soit vrai ?...
Est-ce biblique ?...
Est-ce que c'est vraiment ce que Jésus faisait ?
Continuez à lire et découvrez le pourquoi.
Mais tout d'abord nous voulons préciser que tout au long de cet enseignement nous utiliserons le terme « la loi » en référence à la loi morale de Dieu, à savoir les dix commandements.
Ceci est consistant et cohérent avec les références que Jésus faisait au sujet de « la loi » ou de « la loi et les prophètes » dans son enseignement. (Mat. 5:17, 7:12, 22:40, 23:23; Luc. 10:26, 16:16; Jean 7:19-23).
Quand l'apôtre Paul parlait de « la loi » dans Romains 2:20-23 et 13:8-9, il citait un certain nombre des dix commandements, et bien évidemment se référait à la loi morale de Dieu.
C'est aussi le cas avec d'autres auteurs, comme Jacques (2:10-11).
Quand vous utilisez la loi pour montrer aux pécheurs perdus leur véritable état, soyez prêts à ce qu'ils vous en remercient.
Pour la première fois de leur vie, ils verront le message chrétien comme une expression d'amour et de préoccupation pour le bien être de leur âme plutôt que du simple prosélytisme supposé vous donner une meilleure façon de vivre sur cette terre.
Ils commenceront à comprendre pourquoi ils doivent être « concernés » au sujet de leur salut éternel!!
La loi montre qu'ils sont condamnés par Dieu et elle les rend même « craintifs » ...et « La crainte de l'Eternel est le commencement de la sagesse » (Ps. 111:10; Pro. 9:10)
Regardez comment John Wesley réconciliait l'utilisation de la loi pour produire la crainte de Dieu avec amour: « La seconde utilité de la loi est d'amener le pécheur à la vie, au Christ pour qu'il puisse vivre. Il est vrai qu'en performant ces deux fonctions, la loi remplit le rôle d'un enseignant sévère. Elle nous conduit par force, plutôt que de nous attirer par l'amour. Et pourtant l'amour est le « ressort ou le moteur » de tout. C'est l'esprit d'amour, qui, par un moyen douloureux, déchire notre confiance dans la chair et nous laisse sans béquille sur laquelle nous appuyer. Cet esprit d'amour contraint le pécheur, dépouillé de tout, à crier dans l'amertume de son âme ou à gémir dans les profondeurs de son coeur... « J'abandonne toutes plaidoiries, Seigneur, je suis damné...mais Tu es mort. »
Vous êtes peut être tentés de dire que nous ne devrions jamais condamner les pécheurs.
Cependant, les écritures nous disent qu'ils sont déjà condamnés (Jean 3:18). La loi ne fait que montrer leur véritable condition.
Si vous dépoussiérez votre table de salon et pensez qu'elle est propre, ouvrez les rideaux et laissez entrer la lumière du soleil. Vous y trouverez très probablement ......de la poussière.
La lumière du soleil n'a pas créé la poussière, elle l'a exposée.
Quand nous prenons le temps d'ouvrir le lourd et imposant rideau du Saint des Saints et que nous laissons briller la loi morale de Dieu sur le coeur du pécheur, la loi lui montre tout simplement sa véritable condition devant Dieu.
Le Proverbe 3:23 nous dit que le commandement est une lampe et l'enseignement une lumière....
Vous êtes peut être familier avec l'idée que nous devrions d'abord nouer des liens d'amitiés avec un pécheur avant de lui parler du « plan du salut ».
Cependant, il peut se passer des jours, des semaines, des mois, voir des années avant de trouver l'occasion idéale pour aborder le sujet du péché.
D'un autre côté, si nous percevons le péché à sa véritable lumière comme étant ennemi de Dieu, et si nous comprenons l'urgence de la situation, à savoir que notre ami peut mourir dans la nuit et aussitôt affronter le juste jugement de Dieu, ne serions-nous pas motivés pour lui montrer sa dépravation par rapport à la loi ?
Ne serions-nous pas motivés pour utiliser la loi pour faire appel à sa conscience de façon à l'amener à la repentance et au salut ?
Prenons par exemple le cas véridique d'un homme qui a kidnappé une fillette de sept ans. Il l'a violée, il l'a étranglée, il a brûlé son petit corps et l'a abandonnée dans les bois. Imaginez le scénario suivant;
L'homme est arrêté et aussitôt emmené au tribunal. Il est devant le juge qui lui dit : « Toutes les preuves sont là. Vous êtes coupables. Cependant, je ne vais pas tout de suite m'occuper de votre culpabilité. Je voudrais premièrement m'intéresser à vos « besoins profonds ».
Êtes-vous heureux ?
Ressentez-vous un vide dans votre coeur ? »
Un pareil scénario est ridicule. N'importe quel juge qui agirait de la sorte serait renvoyé.
Ce criminel est devant le tribunal parce qu'il a commis un crime sérieux.
La seule préoccupation du juge devrait être le crime.
Justice doit être rendue. Cet homme doit être puni pour son crime horrible.
Ses « besoins profonds » n'ont rien à voir avec le crime.
Vous ne pensez peut être pas que le péché soit terrible, mais Dieu, lui, le pense.
Et la seule façon de comprendre le péché depuis Sa perspective est de le voir au travers des yeux de la loi.
Le péché est si terrible à Ses yeux qu'Il demande la peine de mort.
C'est pourquoi la question que nous devrions adresser est celle de la culpabilité du pécheur.
Vous me direz peut être que nous ne pouvons pas le convaincre de son péché. Seul l'Esprit Saint le peut.
C'est vrai; nous ne pouvons que faire briller la lumière de la loi dans le coeur du pécheur.
Dans Jean 8:3-1, c'est la colère de la loi qui a montré à la femme adultère qu'elle était condamnée.
Elle s'est littéralement retrouvée coincée entre un rocher et une grosse pierre.
Sans ces rochers pesants qui l'attendaient pour écraser sa chair pécheresse, elle serait probablement morte dans son péché et jetée en enfer.
Je doute qu'elle se serait jetée aux pieds de Jésus si la terreur de la loi ne l'y avait pas poussée.
Merci à Dieu parce que la loi l'a réveillée et l'a amenée à se réfugier dans le Sauveur.
La plupart des gens croient être riches en vertus, mais la loi leur montre qu'en réalité, ils sont en faillite morale et s'ils ne déclarent pas leur banqueroute, la loi réclamera impitoyablement jusqu'à leur dernière goutte de sang.
Voyez par vous même, demandez à n'importe quelle personne si elle se considère comme étant une bonne personne.
La grande majorité vous répondra que oui.
Pour vraiment aller au fond de ce que pensent les pécheurs d'eux même, demandez leurs s'ils sont en faillite morale (Romain 3:10-12; Jérémie 17:9). 99% des personnes à qui vous poserez la question, et spécialement ceux qui vont à l'église, vous répondraient que non.
Au sujet du légalisme.
Un soir, alors que nous étions en route pour annoncer la bonne nouvelle en plein air, il commença à pleuvoir. Et puis la pluie s'accentua, les éclairs, la terre semblait trembler à chaque coup de tonnerre. Une véritable tempête.
Nous décidâmes alors de nous consoler avec une grande pizza.
Il pleuvait tellement que nous dûmes nous abriter sous le auvent d'une salle de cinéma. Alors que nous étions tous entrain de déguster notre pizza, je remarquais une dame âgée qui était probablement sans domicile fixe et qui se battait avec un vieux morceau de fromage. Elle semblait étirer un morceau de caoutchouc avec les deux pauvres dents qui lui restaient. Je lui offrais une part de pizza, et à ma grande surprise, elle refusa....... Quelques instants plus tard, elle changea d'avis. Puis des policiers arrivèrent. Le propriétaire du cinéma les avait appelés pour exclure la vieille dame de devant son cinéma. Nous étions une bonne trentaine à être abrités sous cet auvent, et il avait décidé que seule cette pauvre vieille dame, qui était affamée et sans domicile fixe, devait dégager. J'ai entendu les policiers protester que la dame ne faisait rien de mal, elle s'abritait tout simplement de la tempête. Mais le propriétaire restait intransigeant, elle devait partir. Je me souvenais alors avoir dans la poche une liasse de billets de 5 euros. Chaque vendredi soir, je provoque un attroupement en posant des questions toutes simples et je donne cinq euros à chaque bonne réponse. Une fois que la foule se sent bien confortable, je passe aux choses spirituelles et je prêche l'évangile. Alors que la police commençait à évacuer à contre coeur la vieille dame, je m'avançais et attrapais sa main. Elle se recroquevilla et dirigea ses yeux remplis de crainte vers les miens, pensant probablement que j'allais la menotter. Quand elle vit que je plaçais dans sa main une liasse de billets, en une seconde, sa crainte se transforma en joie.
La Bible nous dit dans Timothée 1:8, « Nous savons que la loi est bonne si quelqu'un en use légitimement » (à savoir les raisons pour lesquelles elle a été dessinée).
De la même manière que le propriétaire du cinéma utilisa la loi pour une raison pour laquelle elle n'a jamais été créée (chasser une vieille dame sous la pluie, pendant une tempête), il y a ceux qui utilisent la loi de Dieu pour une raison pour laquelle elle n'a jamais été conçue.
Pour quelles raisons la loi de Dieu a-t-elle été instituée ?
Le verset suivant nous le dit; "La loi n'est pas faite pour le juste, mais...pour les pécheurs" (1 Tim. 1:9).
Nous en avons même la liste: les méchants, les rebelles, les impies, les meurtriers, les fornicateurs, les homosexuels, les kidnappeurs, les menteurs, etc.
La loi n'a pas été instituée pour ceux qui sont « sauvés » mais pour ceux qui ne sont « pas sauvés ».
Elle nous a été donnée comme un pédagogue pour nous conduire au Christ (Gal. 3:24). Elle a été principalement créée pour être un outil d'évangélisation. D.L. Moody a dit; « La loi peut seulement chasser un homme au Calvaire, pas plus loin ».
La loi n'a pas été créée pour que nous l'utilisions afin de nous justifier.
Personne n'ira au paradis en gardant les dix commandements. Les écritures sont très claires, « ....Ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus, le Christ, ....; parce que nulle chair ne sera justifiée par les oeuvres de la loi ».
La véritable fonction de la loi est tout simplement d'être un miroir qui nous montre notre besoin d'être « nettoyé ».
Ceux qui cherchent à être justifiés par la loi ont décroché le miroir du mur et ils essaient de se laver avec.
La loi ne doit pas non plus être utilisée pour produire du légalisme.
Une incroyable liberté nous a été donnée en Christ (Gal. 5:1), et il y a ceux qui essaient de voler cette liberté en plaçant la loi sur le dos des chrétiens.
Evidemment, les chrétiens s'abstiennent de tout désordre; ils ne mentent pas, ne volent pas, ne commettent pas d'adultère, etc.
S'ils tombent dans le péché (à l'opposé de plonger ou de s'immerger dans le péché), ils confessent et oublient, parce qu'ils savent que « sans sanctification, personne ne verra le Seigneur » (Heb.12:14).
Cependant, pour vivre sainement, la motivation du chrétien n'est pas le légalisme qui lui serait imposé par la loi. Pourquoi s'abstient-il de pécher ? Pour obtenir les faveurs de Dieu ? Non, elles sont déjà acquises en Christ.
Un chrétien vit une vie agréable à Dieu parce qu'il veut faire tout son possible pour montrer sa gratitude pour l'incroyable miséricorde qu'il a reçue par la bonne nouvelle. Sa gratitude n'est pas conduite par la culpabilité......pour essayer de payer Dieu pour la croix.
Non, ses motifs sont purs.
C'est comme le lépreux qui, en voyant qu'il était guéri, était débordant de gratitude.
Il s'est retourné vers Jésus et « glorifia Dieu à haute voix et se jeta sur sa face aux pieds de Jésus » (Luc 17:15).
Le motif pour la gratitude est l'amour, pas le légalisme.
Alors pourquoi un chrétien s'égarerait-il dans le légalisme ?
Pourquoi commencerait-il à dire aux autres croyants ce qu'ils peuvent ou ne peuvent pas faire ?
Ceci arrive simplement parce que la loi n'a pas été utilisée correctement au début de sa conversion.
Laissez-moi vous expliquer.
Si la nature spirituelle de la loi est utilisée dans l'évangélisation, celle-ci éliminera une bonne fois pour toutes, les pensées de légalisme de chaque nouveau croyant.
La loi leur révèle, qu'en dehors de la foi en Jésus, ils ne peuvent en aucun cas plaire à Dieu.
Alors qu'ils sont là, devant le tonnerre qui fait trembler la terre et les éclairs fracassants du Mont Sinaï, il leur vient à l'esprit que le Saint Créateur voit leurs pensées malfaisantes.
Ils se font alors tout petits. Ils commencent à comprendre que Dieu voit la convoitise comme un adultère et la haine comme un meurtre.
Les pécheurs coupables découvrent qu'ils sont « par nature des enfants de colère » (Eph. 2:3) et qu'ils doivent se réfugier à l'abri, en Christ, pour échapper à la pluie de l'indignation de Dieu.
Ils savent que c'est par la grâce et uniquement par la grâce qu'ils sont sauvés.
Les paroles d'un hymne célèbre « Rock of ages » ; ....Rien dans leurs mains ils amènent, simplement à la croix ils s'accrochent...
Les véritables croyants sont sauvés en sachant que rien ne les commande à Dieu.
Après toute une vie de bonnes oeuvres, à lire la Bible, à prier et chercher les égarés, ils ne sont sauvés que par grâce et seulement par grâce.
Ils ne sont que des serviteurs « inutiles » qui ne font que ce qu'ils devraient.
Ceux qui s'engagent avec Jésus sans la loi, peuvent le faire parce qu'ils recherchent la paix intérieure et l'accomplissement durable.
Ils viennent pour remplir le « vide créé par Dieu dans leurs cœurs ».
Ils ne tremblent pas. Ils ne s'échappent pas de la colère. Il n'y a pas de crainte. Pour eux, Dieu est un bénévole, la figure du père, mais surtout pas un Dieu Saint de colère.
Sans la loi, ils n'ont pas été dépouillés de leur propre justice.
Ils ne croient pas que leur juste récompense est l'enfer éternel.
C'est pourquoi en se déclarant chrétiens, ils pensent être foncièrement bons.
A cause de cette fondation défectueuse, ces croyants pensent plaire à Dieu en lisant la Bible, priant, jeûnant et en faisant des bonnes oeuvres.
Ils sont susceptibles d'être trompés dans la pensée que leurs bonnes oeuvres les conduisent à Dieu, et ils sont donc responsables pour s'être égarés dans les standards légalistiques comme « Ne prends pas! Ne goûte pas! Ne touche pas.» (Col. 2; 21).
La loi, quand elle est exposée avant que la grâce soit présentée, libère du légalisme ceux qui viennent au Christ.
Mais si la loi est négligée avant que le message de la croix soit présenté, ceux qui professent avoir la foi en Jésus sont disposés à s'égarer, tombant dans le légalisme et imposant des demandes aux autres croyants, les dérobant ainsi de la grande liberté qu'ils ont en Jésus, le Christ.
Regardez à la fonction de la loi dans le grand classique de John Bunyan, « Le progrès du pèlerin ».....
Christian: « C'est elle (la loi) qui a attaché mon lourd fardeau sur moi. » Fidèle: « Si elle n'avait pas été là nous serions tous les deux restés dans la Ville de Destruction » Christian: « Alors elle nous a fait une faveur. » Fidèle montre alors comment la loi nous alarme; « Elle ne l'a pourtant pas fait gentiment. » Christian: « Elle a joué le rôle d'un enseignant et elle nous a montré notre besoin. C'est elle qui nous a amené à la croix. »
Il y a beaucoup de merveilleuses références au travail des dix commandements cachées dans les pages de la parole de Dieu. Nous en dévoilerons quelques unes dans le chapitre suivant.....
« Sauvez en quelques uns, Oh chrétiens, par tous les moyens sauvez en quelques uns. De ces flammes là-bas, de la plus profonde obscurité, des pleurs, des gémissements et des grincements de dents, cherchez à en sauver quelques uns ! Que ceci, comme c’était le cas pour les Apôtres, soit le plus grand et le principal objectif de votre vie, que par tous les moyens vous en sauviez quelques uns » Charles Spurgeon
Il y a deux raisons qui expliquent pourquoi les églises semblent être pleines de chrétiens dont la vie ne correspond pas à ce qu'ils prétendent être.
Comme nous l'avons vu, l'évangile moderne a dégénéré en un moyen d'atteindre le bonheur plutôt que la droiture et nous avons manqué de montrer aux pécheurs qu'ils sont des « briseurs de loi », des « hors la loi », qui ont violé la loi morale du Dieu Saint.
Peut être que la grande erreur des prédicateurs modernes est d'assumer qu'un pécheur sait qu'il est un pécheur et par conséquent qu'il n'a pas besoin d'être confronté avec ce sujet.
Ils disent que les personnes qui ne sont pas sauvées ont seulement besoin de savoir que Dieu les aime et qu'Il peut leur pardonner. Ceci n'est pas vrai; ni bibliquement, ni expérimentalement.
La Bible nous dit que la plupart des gens pensent être bons (Pro. 20:6) et même l'apôtre Paul n'avait aucune idée de ce qu'était le péché.....jusqu'à ce que la loi lui donne l'intelligence pour comprendre sa véritable nature (Rom. 7:7).
Malgré la montagne de péchés de l'église, beaucoup pensent que c'est un petit monticule aux yeux de Dieu et ils se languissent de recevoir la récompense du ciel.
Considérez cet article, de K.Connie Kang du « Los Angeles Time », intitulé: « Le prochain arrêt : les Portes de Perles ou l'Enfer ? » ….Une écrasante majorité d'américains continue de croire qu'il y a une vie après la mort et que le paradis et l'enfer existent. Près des deux tiers croient que leur destination sera le paradis. D'un autre côté, seulement un demi pour cent croit aller en enfer. Ils pensent aller au paradis parce que, comme le dit la Bible, ils sont leurrés par la pensée qu'ils sont moralement bons….. Comme Paul, ils n'ont aucune idée de ce qu'est le péché jusqu'à ce que la loi leur ouvre les yeux…..
Regardez maintenant ce que croit un évangéliste internationalement réputé et d'où il a obtenu les informations pour élaborer ses croyances. « Au fur et a mesure des années, il a assoupli son message. Là où il insistait ardemment sur le péché et la repentance, il parle aujourd'hui de vide, de manque, de solitude, d'abandon et il se concentre sur la bonne nouvelle de Jésus et du pardon. Il a changé son approche après avoir parlé avec des psychologues sur plusieurs continents.......ils disaient que la grande majorité de leurs patients souffrent de « culpabilité irrésolue ». Quand je monte sur l'estrade, je suis convaincu que chaque personne en face de moi ressent le poids de sa culpabilité, même quand ils nient l'existence d'une telle chose. Je préfère leur dire la bonne nouvelle, qui est la véritable signification de l'évangile »
Quand je mets l'accent sur l'importance d'utiliser la loi dans l'évangélisation, je ne veux pas dire qu'il faille simplement y faire allusion.
La loi doit être « l'épine dorsale » de la présentation de l'évangile parce que sa fonction est de préparer le coeur pour la grâce. Martin Luther a dit; « Si elle est utilisée pour sa véritable fonction, elle humilie un homme et le prépare, s'il utilise la loi correctement, à désirer ardemment et à chercher la grâce ».
La loi est la verge et le bâton du berger pour guider les brebis à lui.
Elle est le filet du pêcheur, la charrue du fermier.
Elle est les dix trompettes d'or qui préparent la voie du Roi.
La loi assoiffe le pécheur de piété, afin qu'il puisse vivre.
Sa lumière sainte révèle la poussière du péché sur la table du coeur humain, afin que l'évangile, dans les mains de l'esprit, puisse parfaitement le nettoyer.
La loi devrait être considérée par l'église parce qu'elle prépare le coeur du pécheur à recevoir la grâce.
Dans Josué 3:14-17, Dieu coupa les eaux du Jourdan quand les pieds des prêtres, qui portaient l'arche de l'alliance, touchèrent l'eau.
Vous souvenez-vous du contenu de l'arche ?
C'était les deux tables de la loi. Pensez-vous que Dieu aurait ouvert les eaux si les prêtres s'étaient plaints que les deux tablettes étaient trop lourdes et qu'ils les avaient déposées sur le sol afin d'alléger leur charge ?
La loi est l'incarnation, la personnification de cet évangile que nous transportons, mais beaucoup ont négligé le caractère, les fondements, le tréfond le plus lourd de la loi et l'ont jugé « sans valeur » (Mat.23:23).
Ils ont sorti la loi de l'arche, dépouillant l'évangile de sa puissance.
J.C.Ryle a dit de la loi de Dieu; « Mais jamais, jamais, ne nous autorisons à la mépriser, à la négliger. Quand la loi est prise à la légère, c'est le symptôme d'un ministère ignorant, d'une religion mal en point ».
Le véritable chrétien prend plaisir à la loi de Dieu (Romain 7:22).
Les dix commandements sont comme les dix chameaux qui transportèrent le serviteur d'Abraham à la recherche d'une épouse pour son fils unique, Isaac (Gén. 24:10-20).
Quand le serviteur arriva dans la ville de Nahor, ses dix chameaux s'agenouillèrent en dehors de la ville, devant le puit, à l'heure où les femmes devaient puiser l'eau.
Il pria pour que la future épouse lui soit révélée par sa considération pour les chameaux.
Quand Rebecca vit les chameaux, elle courut au puit pour les abreuver.
Dieu le Père a envoyé son Esprit pour chercher une épouse pour son fils unique.
Il a choisi les dix commandements pour porter le message.
Malgré notre incapacité à distinguer clairement l'épouse du reste du monde, l'Esprit Saint lui sait que la raison principale qui a poussé l'épouse à puiser de l'eau du puit du salut est pour satisfaire les chameaux assoiffés de la sainte et juste loi.
Si la loi ne réclamait pas la mort pour le péché, nous n'aurions pas besoin d'un sauveur. Le véritable converti vient au sauveur simplement pour satisfaire l'exigence de la sainte loi.
L'épouse vierge a du respect pour les commandements de Dieu.
Elle aime la loi de Dieu pour ce qu'elle est (une expression de sa nature sainte) et pour ce qu'elle fait (elle nous montre notre besoin de grâce).
Comme Paul, elle prend plaisir dans la loi et dit avec le psalmiste : « Je cours dans la voie de tes commandements » (Ps 119:32).
Le véritable chrétien n'est pas comme Adam, qui fuyait Dieu dans le jardin, il prend plaisir à faire la volonté de Dieu parce que la loi de Dieu est dans son coeur (Ps 40:7-9).
La loi est comme la verge fleurie d'Aaron (Nom.17:8). Elle paraît comme un bois dur et mort, mais produit la vie de l'évangile. Dans Actes 7:44, Etienne dit : « le tabernacle du témoignage dans le désert », c'est ce qu'est l'Eglise.....un tabernacle du témoignage dans le désert de ce monde.
Si vous n'êtes pas certains que l'utilisation de la loi soit pertinente, introduisez la dans votre tabernacle de témoignage et voyez si elle bourgeonne.
Dans Nombre 21:6-9, Dieu envoie des serpents brûlants parmi les Israélites, qui eurent pour effet de leur faire admettre leurs péchés.
Quand le peuple se tourna vers Dieu dans un acte de repentance, Il ordonna à Moïse de façonner un serpent en bronze et de le placer sur un poteau pour que le peuple puisse le voir.
Ceux qui avaient été mordus et qui étaient donc condamnés pouvaient ainsi regarder au serpent et vivre.
Dans Jean 3:14, Jésus cite spécifiquement ce passage de l'ancien testament comme référence de son imminent sacrifice sur la croix afin de nous racheter de notre péché.
Les dix commandements sont comme dix serpents acérés qui transportent la malédiction vénéneuse de la loi.
Elle conduit les pécheurs à regarder vers celui qui est élevé sur la croix. Si la loi de Moïse n'avait pas réclamé la mort pour le péché, Jésus n'aurait pas eu besoin de mourir.
Le messie est devenu malédiction pour nous et nous a retiré de la malédiction de la loi.
L'ancien testament nous dit du messie qu'Il « magnifierait la loi, et qu'il la rendrait honorable » (Esa. 42:21).
Les leaders religieux ont déshonoré la loi.
Avec leurs traditions, ils ont tordu la loi de Dieu, la rendant inefficace (Mat. 15:6).
Ils ont entravé l'entrée du royaume de Dieu.
Voici ce que Jésus a dit d'eux; « Malheur à vous, docteurs de la loi ! Parce que vous avez enlevé la clef de la science, de la connaissance, vous n'êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient » (Luc 11:52).
Ils professaient être experts dans la loi de Dieu.
Mais parce qu'ils n'ont pas utilisé « la clef de la connaissance » pour amener les pécheurs au sauveur, ils entravaient le travail de la loi qui est un instrument pour briser le coeur du pécheur.
Discerner la différence....
La loi de Dieu prépare le coeur du pécheur pour la bonne nouvelle de l'évangile.
Sans ce travail de préparation, le coeur est endurci et il devient ainsi un candidat pour une fausse conversion. Ici et là nous pouvons entrevoir la différence entre un vrai et un faux converti.
Dans 1 Roi 3:16-28 nous lisons au sujet de deux femmes qui revendiquent la maternité d'un même enfant.
Salomon, dans sa sagesse, ordonna que l'enfant soit coupé en deux et ainsi découvrit l'identité de la vraie mère.
Regardons à quelques uns des parallèles;
De la même manière que les deux femmes vivaient dans la même maison, le vrai et le faux converti vivent ensemble dans la maison du Seigneur.
De la même manière que les deux femmes appelaient Salomon « Seigneur », le vrai et le faux converti appellent Jésus « Seigneur ».
Il a fallu la sagesse de Salomon pour discerner laquelle des deux mères était la véritable mère.
A la « fin des temps », Dieu enverra ses anges dans l'Eglise pour séparer les vrais des faux convertis (Mat. 13:39,49).
En attendant, ces faux convertis sont associés avec le peuple de Dieu; Ils sont l'ivraie parmi le blé, les vierges folles parmi les sages, les mauvais poissons parmi les bons.
Ils paraissent et jouent le rôle d'un chrétien.
Ils chantent les chants chrétiens, ils parlent « chrétien », mais leur coeur n'est pas droit avec Dieu.
Ils appellent Jésus, « Seigneur », mais ils ne font pas ce qu'Il leur dit de faire (Luc 6:46).
Parce qu'ils sont de faux convertis, leur agenda est centré sur eux mêmes. Ils n'ont jamais crié, « Pas ma volonté......mais que la tienne soit faite ». Ils ne sont pas vraiment concernés par les égarés.
Qu'est qui a indiqué à Salomon la véritable mère ?
C'est l'expression de son véritable amour. Elle aurait préféré perdre l'enfant plutôt que de le voir mourir, découpé en deux morceaux.
Il nous est très difficile de discerner les vrais des faux convertis, mais ils se découvrent, en général, quand les choses ne vont pas comme ils le voudraient.
Dans Actes 20:30, le verset nous met en garde, « Il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner des disciples après eux ».
Ils divisent plutôt que de se battre pour unifier le corps du Christ. Ils s'élèveront pour une peccadille et utiliseront l'épée de la division.
Les vrais convertis ont « la sagesse d'en haut ».
Cette sagesse est premièrement pacifique et ouverte à la raison. Ils préfèrent reculer de leurs propres « agendas » plutôt que de voir se diviser le corps du Christ.
Leur amour pour Dieu et pour la grande commission d'atteindre les égarés est leur principale préoccupation.
Jésus a dit que le monde reconnaîtra ses disciples par l'amour qu'ils ont les uns pour les autres (Jean 13:35).
Il a dit aussi, « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » (Jean 15:13-14).
Dans le chapitre suivant, nous regarderons de plus près à ce que Jésus nous a commandé de faire.
Remarquez l’ordre ; « pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes ». (Jérémie 1 :10).
Avant que nous puissions bâtir le royaume de Dieu en plantant la graine de la parole de Dieu, nous devons préparer le sol. La fonction de la loi morale dans les mains de l’Esprit Saint est d’arracher le péché, d’abattre les forteresses et de détruire la confidence du pécheur afin qu’il comprenne son besoin de se jeter dans la grâce de Dieu.
Depuis le tout début de son ministère, Jésus a clairement montré que sa mission suprême était d'atteindre l'humanité perdue avec l'évangile.
Il a dit : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes » (Mat. 4:19). C'est la raison pour laquelle il appela ses disciples....parce qu'il voulait leur enseigner comment « attraper » les hommes et les femmes. Dans Matthieu 5:17-20, Jésus déclare sa commission divine..... Magnifier la loi et la rendre honorable.
« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'a ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car Je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. »
Les leaders religieux ont abaissé et déshonoré la loi de Dieu.
Ils ont perverti ses préceptes saints et tordu ses ordonnances.
Ils ont annulé la puissance de la loi à accomplir sa mission; à savoir amener le peuple à reconnaître son péché et donc son besoin de repentance et de salut.
Ils ont « abandonné ce qui est le plus important dans la loi », limitant son rayon d'action à une simple apparence de piété (Mat. 23:23).
Jésus les appelait, « Conducteurs aveugles ! Qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau » (Mat.23:24).
Premièrement, Jésus a redressé ce que les leaders avaient tordu, et il a magnifié ce qu'ils avaient rabaissé. Il a aussi établi la permanence, l'immuabilité, l'invariabilité de la loi, que Dieu lui-même avait écrit dans la pierre et qui n'était pas prête de changer ou d'évoluer.
Ni un iota, ni un trait ne disparaîtra.
C’est le coeur de pierre du peuple qui devra changer, et s'il ne change pas, une pierre beaucoup plus grosse tombera sur eux et les brisera (Mat.21:44; Luc 20:18).
Ensuite, Jésus ouvrit la nature spirituelle de la loi, montrant comment Dieu « désirait la vérité au fond du cœur » (Ps. 51:6).
Remarquez comment il magnifiait ses préceptes; « Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d'être puni par les juges. Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: racca! mérite d'être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne......Vous avez appris qu'il a été dit: Tu ne commettras point d'adultère. Mais moi je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur." (Mat. 5:21-22, 27-28).
Plus tard dans le même discours, Jésus, le maître des enseignants, magnifia encore plus la loi en ouvrant le neuvième commandement: « Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne te parjureras point, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de ce que tu as déclaré par serment. Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c'est le trône de Dieu; ni par la terre, parce que c'est son marchepied; ni par Jérusalem parce que c'est la ville du Grand Roi. Ne jure pas non plus par la tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin » (Mat.5:33-37). J
ésus conclut cette partie de l'enseignement en disant; « Soyez donc parfait, comme votre Père céleste est parfait » (Mat. 5:48).
Cette déclaration a probablement laissé ses auditeurs sans voix, muets.....ce qui est certainement ce que Jésus recherchait, parce que la fonction de la loi est « ...que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu » (Rom. 3:19).
Qui peut donc se justifier devant Dieu s'il nous commande d'être parfait ?
Pas une seule personne.
Nos bouches sont fermées et nous ne pouvons que constater notre culpabilité. Certains ont suggéré que Jésus ne voulait pas vraiment dire « parfait » parce que cela demande que nous soyons « sans défaut, parfait ». Ils soutiennent qu'Il nous a demandé d'être « mature ». Si cela était vrai, Jésus aurait dit : « Vous devez être mature comme votre Père céleste est mature ». Appeler Dieu « mature » implique qu'il n'a pas toujours été mature, qu'il a été immature.
Une telle pensée est clairement contraire aux écritures.
Dieu ne change jamais (Mal.3:6).
Il a toujours été parfait et Il n'a pas besoin de « maturité ».
Sa loi aussi est parfaite, et si nous ne sommes pas parfaitement en accord avec Sa loi, nous périrons au jour du jugement.
C'est la raison pour la quelle l'apôtre Paul a dit que nous devons prévenir, avertir, alerter tous les hommes et que nous devons les enseigner dans toute la sagesse, de façon à présenter chaque homme « parfait » (Col.1:28).
Jésus a constamment utilisé les critères parfaits et la nature spirituelle de la loi de Dieu pour appeler les pécheurs à la repentance (Mat. 22:36-40; Marc 7:9-13; Marc 10:11-12; Marc 10:17-22; Marc 12:29-31; Luc 10:26; Luc 16:16-17; Luc 18:18-23; Jean 4:18; Jean 5:46-47; Jean 7:19).
Il accentuait sur la réalité du châtiment futur et il n'avait pas peur d'alarmer ses auditeurs. Il disait : « Serpents, race de vipères! Comment échapperez-vous à la condamnation de l'enfer ? » (Mat.23:33).
Il n'a jamais adouci des mots comme « péché » ou « repentance ».
Il n'avait pas peur d'appeler l'enfer… l'enfer.
Il est même allé très loin dans la description, il a donné de terribles détails: « ....le feu qui ne s'éteint jamais.....là où leur ver ne meurt jamais et où le feu ne s’éteint pas » (Mar. 9:43-44).
Il n'a pas non plus aguiché, appâté, attiré ses auditeurs en parlant « de la merveilleuse nouvelle vie ». Il n'a pas accommodé ses paroles quand il en venait aux « choses les plus importantes de la loi ». Quand il parle au jeune homme riche dans Matthieu19: 16-22, il n'essaye pas de développer un rapport, une relation de « non confrontation ».
Il n'était pas un sauveur « chercheur d'amitié ».
Libre de leur sang.
Tout au long des temps, il y a eu de proéminents prédicateurs et évangélistes qui ont pris à coeur les admonitions, les avertissements de Dieu. Dans Ezékiel 3:17-19; « Fils de l'homme, Je t'ai établi sentinelle pour la maison d'Israël; et tu entendras la parole de Ma bouche, et tu les avertiras de Ma part. Quand Je dirai au méchant, Tu mourras certainement, et que tu ne l'avertiras pas, et que tu ne parleras pas pour avertir le méchant de se détourner de sa méchante voie, afin qu'il vive, lui, le méchant mourra dans son iniquité, mais Je redemanderai son sang de ta main. Et si tu avertis le méchant, et qu'il ne se détourne pas de sa méchanceté ni de sa méchante voie, il mourra, lui, dans son iniquité; mais toi, tu as délivré ton âme ». Bien que labourer dans la prédication de l'évangile soit souvent ardu et lent, ces prédicateurs savaient, que s'ils prêchaient conformément au modèle, au dessin, de la parole de Dieu, et avec Son aide, ils délivreraient éventuellement des pécheurs de la mort et de l'enfer.
S'ils semaient dans les larmes, ils récolteraient dans la joie. Ils voulaient être avant tout de fidèles et véritables témoins.
S'ils prêchaient le véritable et le complet message de Dieu, ils seraient libres du sang de tout homme.
Ces prédicateurs, des hommes comme Wesley, Whitefield, Spurgeon et beaucoup d'autres, ont été très efficaces pour atteindre les égarés.
La clef était dans l'utilisation soignée et approfondie de la loi pour préparer le chemin de l'évangile.
Au fur et à mesure que le temps est passé, et que la réalité de l'enfer, du jugement et du péché ont perdu les faveurs dans une société de plus en plus pluraliste et séculaire, certains, dans l'église, ont commencé à modifier, à altérer, à transformer le message de l'évangile pour qu'il soit centré, focalisé, principalement sur l'amour de Dieu et sur la grâce de Dieu au lieu de continuer à utiliser la loi comme principal moyen pour amener les pécheurs à la repentance.
Malheureusement, leurs nouvelles méthodes ont un certain nombre de problèmes.
1: Elles ne sont pas Bibliques.
Ces méthodes ne sont pas Bibliques parce qu'elles ne suivent pas l'exemple Biblique de Jésus qui, Lui, équilibrait loi et grâce. Il a toujours prêché la loi aux orgueilleux, aux arrogants et la grâce aux humbles (Luc 10:25-26; 18:18-20; Jean 3:1-17). Pas une seule fois le Fils de Dieu n'a donné la bonne nouvelle (le message de la croix, de la grâce et de la miséricorde) à un orgueilleux, un arrogant ou un religieux. Il a suivit l'exemple de son Père: Il résistait les orgueilleux et Il graciait les humbles. (Jac. 4:6). Paul faisait de même. Comme nous le voyons à Athènes, il utilisa l'essence du premier et du deuxième commandement pour réprouver l'idolâtrie des Athéniens (Act. 17:15-34), et à d'autres occasions (Romain 2:22-23).
L'évangélisation Biblique proclame toujours la loi aux orgueilleux et la grâce aux humbles. Avec la loi, nous devrions briser les coeurs endurcis, et avec l'évangile, nous devrions panser, guérir les coeurs brisés.
Martin Luther, en commentant sur la façon correcte d'utiliser la loi, a dit; « C'est pourquoi ceci est l'utilisation appropriée et absolue de la loi; par les éclairs, les tempêtes, le son des trompettes (comme au mont Sinaï), et par la foudre, pour abattre et déchirer en pièces ce monstre appelé, l'opinion des justes. »
Sans la loi, il ne peut pas y avoir la connaissance du péché: « Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péchée ? Loin de là ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi......car sans la loi le péché est mort, mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi, je mourus » (Rom. 7:7-9).
La loi est l'instrument utilisé pour mettre à mort la vieille nature. Elle garantit que le pécheur est réellement « né de nouveau », et que nous avons traité notre nature « Adamique » en la clouant sur la croix.
La repentance qui vient par la condamnation par la loi certifie, assure, que le converti est une véritable nouvelle créature en Christ.
D'après Romain 7:7, la loi de Dieu, spécialement exprimée dans les dix commandements, est le moyen ou la voie Biblique pour réveiller les pécheurs. John Wesley a écrit; « La toute première fonction de la loi, est de convaincre, de persuader les hommes de leurs péchés; réveillant ceux qui sont encore endormis au bord de l'enfer....la méthode ordinaire de Dieu est de convaincre les pécheurs par la loi, et uniquement par la loi. L'évangile n'est pas la méthode que Dieu a institué, ou que le Seigneur lui-même ait utilisé, pour cette fin. »
A.W. Pink a écrit: « Aujourd'hui, les égarés ne sont pas en condition pour recevoir l'évangile et ce, jusqu'a ce que la loi soit appliquée dans leur coeur, parce que c'est par la loi que nous avons la connaissance du péché. C'est une perte de temps que de planter des graines là où le sol n'a jamais été labouré ou bêché ! Présenter le sacrifice de substitution du Christ à ceux dont la passion dominante est de se remplir de péchés, n'est rien d'autre que donner ce qui est saint à des chiens. »
Charles Spurgeon, en parlant sur la préparation du sol du coeur avec la charrue de la loi, a dit; « Une autre raison qui faisait que ce sol soit peu favorable, était qu'il n'était absolument pas préparé pour la graine. Il n'y a pas eu de labourage avant que la graine soit plantée, et pas de binage par la suite. Celui qui plante sans labourer peut moissonner sans faucille. Celui qui prêche l'évangile sans prêcher la loi, peut tenir ses récoltes dans la main, et il y aura très peu à garder pour lui. »
Quand Robbie Flockhart prêchait dans les rues d'Edinbourg, il avait pour habitude de dire: « Vous devez prêcher la loi, car l'évangile est le fil de soie, et vous ne pouvez le passer dans le coeur de l'homme à moins d'y avoir ouvert la voie avec une aiguille pointue; l'aiguille pointue de la loi entraînera le fil de soie de l'évangile. »
S'il doit y avoir une récolte après le semis, il doit impérativement y avoir un labourage avant qu'il y ait un semis.
Tout ceci est beaucoup plus logique, je ne comprends pas pourquoi je ne l'ai pas vu auparavant ! L'évangile étant tout au sujet de la grâce, je croyais, à tort, qu'il n'y avait aujourd'hui plus aucune utilité pour la loi. Mais la loi reste le « laboureur » qui brise le terrain du coeur de pierre, et l'aiguille qui ouvre la voie pour le fil de l'évangile. Sans le labourage, le sol n'est pas préparé et la graine ne peut pas s'enraciner. Sans l'aiguille, le fil ne peut pas pénétrer.
A quoi se référait Jésus quand il disait; « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens » ? Que nous montrait-il du doigt quand il disait; « Ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent » (Mat.7:6) ?
La perle la plus précieuse que possède l'église est « Le Christ crucifié ».
Quand la croix est prêchée aux orgueilleux, et que des décisions sont « gagnées » en utilisant des méthodes modernes d'évangélisation, ce qui arrivera par la suite est très prévisible.
Le nouveau converti s'éloignera très rapidement de la foi et foulera le sang du Sauveur sous ses pieds.
Ceux qui partagent régulièrement leur foi avec les égarés savent ce que c'est que de parler à ce qu'on appelle « un apostat ».
Ils ont généralement leur propre témoignage sur le pourquoi d'avoir tourné le dos à Dieu et bien souvent ils l'accompagnent d'un langage coloré et amer.
Ils savent ce qu'il faut dire en utilisant les bons mots parce qu'ils croient avoir marché la marche, et à cause de cela, ils savent comment faire du tort au royaume de Dieu.
Prenez le temps d'étudier les antécédents, les racines, l'historique des musiciens de rock occulte et écoutez leur venin antichrétien.
Creusez un peu, et bien souvent vous trouverez une espèce de profession, d'expérience chrétienne. Les apostats aigris (ceux qui ont prouvé être de faux convertis) déchirent verbalement en pièces ceux qui ont quelque chose à voir avec leur « expérience religieuse ».
Le prosélyte devient un double enfant de l'enfer.
Ceux qui fond une profession de foi sans avoir premièrement pris conscience, sans avoir compris leur complète dépravation et leur état de pécheur devant un Dieu Saint et Juste (ce que produit la loi), et qui ne se sont donc pas réellement repentis de leur péché, sont exposés à retomber dans leur ancienne façon de vivre, expérimentant ce que Pierre décrit dans 2 Pierre 2:22: « Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier. »
C'est le résultat tragique d'avoir jeté les perles de l'évangile de grâce aux orgueilleux, que la Bible appelle « chiens » et « pourceaux »
Les faux convertis n'ont jamais « crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Gal. 5:24).
C'est pourquoi, comme le cochon, leur inclination naturelle est de retourner se vautrer dans la boue. Les cochons ont besoin de se vautrer dans la boue parce qu'ils ont besoin de boue pour rafraîchir leur chair. C'est pareil avec les faux convertis. Comme ils ne se sont jamais vraiment repentis, leur chair n'est pas morte avec le Christ. Elle continue à brûler avec des désirs charnels. La chaleur de la convoitise est trop forte pour un coeur pécheur: c'est pourquoi le pécheur doit retourner à ses cochonneries.
Les méthodes modernes d'évangélisation, qui sont basées sur le message de l'amour de Dieu et son plan merveilleux pour nos vies, ont abandonné la loi et son pouvoir d’humilier le coeur orgueilleux et convertir l'âme. Elles accélèrent même quelque fois le processus d'évangélisation, rendant beaucoup plus facile les « engagements ». Elles provoquent en général moins d'opposition et paraissent obtenir des résultats. Mais, quel est l'intérêt d'une telle conversion, si le « converti » finit en apostasie ? D'après Pierre, « Sa dernière condition est pire que la première ».
2. Les nouvelles méthodes d'évangélisation ne mentionnent généralement pas le jour du jugement.
La Bible nous présente le terrible et grand jour du Seigneur comme la raison principale pour se repentir et croire au Sauveur. « Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir, parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon sa justice » (Act. 17:30-31).
Les méthodes modernes d'évangélisation ne sont pas fidèles à Dieu si elles ne font aucune allusion à l'approche du jour du jugement.
Jésus est mort sur la croix pour nous sauver de la colère à venir (1 Th.1:10).
Ceci est l'essentiel du message de l'évangile, mais dans beaucoup de présentations évangéliques contemporaines on ne mentionne même pas l'existence de l'enfer.
Le général William Booth, fondateur de l'armée du salut, a prévenu; « Au vingtième siècle, un évangile qui promet le ciel sans mentionner l'enfer sera prêché ». Exactement comme les méthodes actuelles. Prenez le temps d'étudier de plus près le contenu des traités populaires actuels et remarquez les manques;
1- Aucune mention du jour du jugement. 2- Rien sur l'enfer. 3- Absence de la loi de Dieu pour amener à la connaissance du péché personnel. 4- L'évangile est mis en avant comme moyen d'atteindre le bonheur plutôt que la sainteté.
C'est la recette parfaite pour une fausse conversion quand la graine tombe dans le coeur d'un auditeur au « coeur de pierre ». Il reçoit la parole avec joie et réjouissance, mais dans les temps de tribulation, de tentation ou de persécution, il abandonne.
Il y a toujours eu des faux convertis. George Whitefield a dit de son époque; « C'est la raison pour laquelle nous avons tant de convertis « Champignons », parce que leur terrain de pierre n'a pas été labouré; ils n'ont pas été convaincu par la loi; ce sont des auditeurs au terrain pierreux. »
Un grand prédicateur a dit; « La loi doit plus que jamais préparer la voie pour l'évangile. La négliger en instruisant les âmes résultera très certainement dans une fausse espérance avec l'introduction de faux critères d'expérience chrétienne, et remplira l'Eglise avec de faux convertis.....cela se passera dans le temps. »
J'hésite à être le critique des auteurs de littérature d'évangélisation moderne. Ils sont sincères, sérieux, aimants, saints, mais leur zèle pour les égarés manque de connaissances sur l'importance d'utiliser la loi de Dieu pour amener la vraie repentance.
Le résultat est une dévastation qui ne peut être ignorée.
Après avoir découvert l'hypocrisie rampante chez les soi disant croyants, le Docteur Bill Bright a écrit; « La croyance que les chrétiens sont appelés à une « bonne vie » peut avoir pour effet des membres d'église démoralisés. S'attendre à ce que la vie chrétienne soit un lit de rose peut être très décourageant pour un nouveau converti, de même pour les matures, quand ils sont bousculés par les « tempêtes » de la vie ».
Dans le même livre, l'auteur pleure sur le péché évident de l'église d'aujourd'hui.
3- Les méthodes modernes « vernissent » souvent le péché.
Quand la définition du péché est séparée des critères de la loi, le péché peut devenir un concept abstrait dans la pensée du pécheur. Dans l'évangile moderne, quand le péché est mentionné, la référence typique qui est donnée est: « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom.3:23). Si je n'étais pas chrétien mes deux premières questions sur ce verset seraient; « Qu'est ce que le péché ? », et « Qu'est ce que la gloire de Dieu ? ». Peut être avez-vous entendu dire que dans les temps anciens, lors des compétitions de tir à l'arc, on criait le mot « péché » pour faire savoir à l'archer que la flèche avait manqué la cible.
Mais quand on parle de péché, quelle est la cible ?
Si j'ai manqué la cible, j'aimerais au moins savoir où est la cible et à quoi elle ressemble, pour mesurer de combien je l'ai manquée, et pour savoir si je devrai abandonner ou tirer à nouveau.
Si la cible est la gloire de Dieu, qu'est ce que cela veut dire ? Le mot grec utilisé pour « gloire » dans Romain 3:23 est; « doxa », qui veut littéralement dire; « faire honneur à, adorer, louer ». L'humanité a raté la cible de Dieu en manquant de donner à notre créateur l'honneur, la louange et l'adoration qui Lui étaient dues.
Nous n'avons pas aimé Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme, de toutes nos pensées et de toutes nos forces, ce qui est l'essence même de la loi. (Marc 12:30-31).
En fait, l'affirmation « Tous ont péché » nous est donnée dans le contexte où Paul dit que la loi a laissé le monde entier coupable devant Dieu (Rom.3:19).
En d'autres termes, la loi est la cible par laquelle notre « meilleur tir » sera mesuré.
Si nous crions au pécheur; « péché ! », mais si nous ne lui disons rien sur la cible qu'il doit atteindre, nous le laissons croire qu'il peut tout simplement prendre une autre flèche et tenter un autre tir.
Par contre, quand nous affichons les critères élevés de la loi, nous montrons au pécheur son inhabilité à s'approcher de la cible, de sorte que son seul espoir sera dans le sauveur. Le pécheur convaincu est maintenant laissé avec un dilemme pressant: «
Maintenant quoi faire ?
Si ma vie dépend de ma capacité à atteindre la cible, mais que d'un autre côté, je ne peux pas atteindre la cible, quel espoir me reste-il ? ».
C'est seulement là que le pécheur est prêt à entendre et à recevoir le message de l'évangile du salut par Jésus, le Christ, parce que c'est seulement là qu'il réalise combien il est perdu et combien il est loin de la cible. Vérifiez le sol.
Voici le problème avec les méthodes d'évangélisation modernes: 90 % de la récolte se perd.
Ils se dessèchent et meurent dès que la lumière du soleil des tribulations, des persécutions et des tentations brille sur eux.
Nous les encourageons à être « arrosés » par la parole.
Nous leur donnons les fertilisants de conseils et de soutiens. Nous les suivons de près, mais à quoi bon ? Tout ça ne sert malheureusement à rien. Peut-être avons-nous besoin de vérifier le sol.
Si, avant de planter la graine de l'évangile, nous prenions le temps de retourner le sol du coeur avec la loi, avec la repentance l'effet serait l'élimination des pierres du péché.
Dieu nous a donné quelques indications sur l'endroit où nous devons planter. Le terrain du coeur humain est très dur. Les écritures l'appellent « le coeur de pierre » (Ezé.36:26).
J'ai entendu de nombreux prédicateurs dire qu'il est tout à fait normal de voir apostasier 75 % de ceux qui viennent au Christ.
Ils basent cette pensée sur la parabole du semeur, qui montre que seulement 25 % des graines tombent dans un bon terrain et produisent une moisson récoltable (Mar. 4:1-20).
Mais je ne pense pas que Jésus nous ait donné cette parabole comme consolation pour de décevants résultats « d’évangélisation ».
Je pense qu'Il nous l'a donnée pour notre instruction, afin que nous ne nous contentions pas d'un faible rendement.
Quand nous étudions de plus près la parabole du semeur, nous voyons que l'auditeur au « bon terrain », le véritable converti, a quelque chose que les autres n'ont pas.
Il a la compréhension (Mat.13:23) et il a « un coeur honnête et bon » (Luc 8:15). Cela veut-il dire que seules certaines personnes ont reçu d'une manière ou d'une autre la compréhension et un coeur honnête et bon, et que nous devons continuer à semer jusqu'a ce que nous les trouvions ?
Non.
Les écritures sont très claires; « il n'y a personne qui ait de l'intelligence » (Rom.3:11) et le coeur de l'homme n'est pas bon, mais trompeur et désespérément méchant (Jér.17:9).
Comment donc ces auditeurs au « bon terrain » ont-ils obtenu ces vertus nécessaires ?
Il est clair que quelque chose d'extérieur à eux même à du leur donner de l'intelligence et les amener au point d'avoir un coeur honnête et bon. Le labourage, qui est la loi, a tourné le sol de leur coeur, exposant leur méchanceté et relâchant les pierres du péché.
Quand les pierres ont été évacuées par la repentance, il reste le bon sol de l'intelligence et un coeur qui est prêt à recevoir la graine de l'évangile.
Dans un vieux film, il y a une scène où un officier de la loi entre dans un casino. Le manager du casino lui dit: « Allez-vous parler aux gens avant de les arrêter ? Vous devez leur signifier la loi pour qu'ils sachent ce qu'ils ont fait de mal ». N'est-ce pas logique ?
Comment les joueurs vont-ils se rendre calmement s'ils ne réalisent pas qu'ils ont brisé la loi ?
De même pour les pécheurs, comment peuvent-ils être amenés à la véritable repentance, et donc le véritable salut, s'ils ne réalisent pas avoir brisé la loi de Dieu ?
Si nous continuons à négliger l'importance de la loi pour amener les gens au salut, nous continuerons à constater les résultats dévastateurs qui nous sont révélés dans le prochain chapitre.
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