LA VOIE DU MAITRE par Kirk Cameron & Ray Comfort (8ème et dernière partie) ou « Dieu a un plan merveilleux pour votre vie !!! »
Par Jokebed , lundi 23 avril 2007 à 11:20 :: Comment Partager votre Foi, Simplement , Efficacement et Bibliquement? :: #144 :: rss
L’homme riche.
Il y a quelques années, j’ai lu l’histoire que Jésus a raconté sur Lazare et l’homme riche.
Et je l’ai interprétée d’une façon qui tranchait radicalement avec la plupart des versions.
En fait, j’ai cherché plusieurs commentaires et je n’en ai trouvé aucun de la même interprétation que la mienne.
Je l’ai donc soumise à sept hommes de Dieu.
Six d’entre eux lui ont trouvé un fondement biblique.
Le septième n’en était pas sûr.
Voici l’histoire telle que décrite dans la Bible : « Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui menait brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; même les chiens venaient lécher ses ulcères. Le pauvre mourut et fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi et il fut enseveli.
Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s’écria : père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue, car je souffre cruellement dans cette flamme. Abraham répondit : Mon enfant, souviens toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne puissent le faire, et qu’on ne parvienne pas non plus de là vers nous. Le riche dit : je te prie donc père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Abraham répondit : ils ont Moise et les prophètes ; qu’ils les écoutent.
''__Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.
Et Abraham lui dit, s’ils n’écoutent pas Moise et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait__ ». (Luc 16 : 19-31).
Maintenant je vous pose la question :
« Est-ce là une illustration du chemin du salut ? »
Si oui, elle diverge totalement de tout autre passage biblique relatif à la délivrance de la mort.
Ceux qui considèrent les bonnes œuvres comme un moyen d’entrer au ciel pourraient y trouver des arguments sans faille.
Examinons le passage à la lumière de cette pensée.
Tout d’abord, quel était le péché de l’homme riche ?
De toute évidence, c’était le fait de n’avoir pas donné à manger à Lazare.
Si c’était le cas, il aurait pu gagner le salut.
Si un non chrétien voulait gagner l’accès au ciel, devrait-il donc donner à manger aux sans abris ?
Quelle quantité de nourriture vaut la vie éternelle ?
Aucune, puisque c’est par la grâce, par le moyen de la foi, ce n’est point par les œuvres (Ephésiens 2 :8-9).
Le péché de l’homme riche n’a pas pu être le simple fait de ne pas donner de la nourriture à Lazare.
Peut-être que son péché était qu’il soit riche.
Dans ce cas, Abraham aurait dû être condamné, car lui aussi était riche.
La gloutonnerie était-elle le péché de l’homme riche ? Pas nécessairement.
Selon le « Vine’s Expository Dictionary of New Testament Words », le terme somptueusement signifie « bien ».
Pourquoi parle-t-on de son habillement ? Sa tenue ou la couleur de celle-ci était-elle en horreur à Dieu ?
D’un autre côté, qu’a fait Lazare pour mériter le salut ?
Sa souffrance dans cette vie a-t-elle apaisé la colère de Dieu, et lui a ainsi valu l’entrée dans l’autre vie ?
Si oui, alors cherchons la souffrance au lieu du Sauveur.
Comme les prophètes de baal, faisons-nous des incisions, ou alors rampons sur les marches d’une froide cathédrale jusqu’à saignement de nos blessures infectées puis faisons venir les chiens pour les lécher.
Si cette parabole est une illustration du chemin du salut, alors la justice éternelle peut être pervertie, Dieu peut être corrompu, et le sacrifice du méchant n’est pas en abomination au Seigneur.
Par conséquent cette histoire doit avoir une autre signification.
Qui est l’Homme Riche ?
Etablissons plusieurs principes d’interprétation de la Bible, qui nous aideront à démasquer le sens de l’histoire de Lazare et de l’homme riche.
- Le pourpre est la couleur de la royauté dans la Bible, Esther 8 :1-5
- Le fin lin représente la justice des saints, Apocalypse 19 :8
- L’église est considérée comme le « sacerdoce royal »
- Le tabernacle (un genre ou un symbole de l’église) était constitué de fin lin et de pourpre, Exode 26 : 1.
L’homme riche est un modèle de la prétendue église ; et le lépreux (la plupart des commentateurs de la Bible s’accordent à dire que Lazare en était un) un modèle du pécheur.
Examinons d’abord le cas de Lazare.
Les plaies nauséabondes du péché pénètrent son être tout entier.
Il est une chose malpropre. Sa justice est comme souillée, des loques de lépreux.
Ceux qui le touchent ont l’ordre de « haïr » jusqu’à la tunique souillée par la chair (Jude 1 :23).
Les esprits méchants, à l’instar des chiens affamés, se nourrissent des plaies de son péché, attendant de le dévorer à sa mort.
Il est couché à la porte de l’église, cette église riche et grasse de Laodicée, le sacerdoce royal des croyants, vêtue de fin lin et de pourpre, brillant somptueusement des éclats des enseignements sur la prière, la providence, la justification, la sanctification et la purification.
Cette église jouit de la « vie abondante » découlant des camps d’hommes, des camps de jeunesse, des séminaires sur le mariage, réunions des femmes, adoration, prière et louange ; réunions de jeunes, études bibliques, cassettes audio, cassettes vidéo, CD.
Elle se crée une multitude d’enseignants, ayant des « oreilles qui démangent », des oreilles tellement chatouillées par les fêtes, tellement engourdies par la suralimentation, qu’elles ne tiennent pas compte des cris silencieux de Lazare à la porte !
Nous sommes devenus semblable au peuple d’Israël quand Dieu leur parlait pendant leur prospérité, mais qu’ils disaient, « je n’écouterai pas » (Jérémie 22 : 21).
Le péché de l’Eglise ne réside pas dans le fait qu’elle soit riche, mais plutôt dans le fait qu’elle n’a pas la compassion de jeter ne serait ce que quelques miettes d’évangile aux pécheurs affamés qui sont à la porte.
Les pensées de l’homme riche ne concernent que lui-même.
Il est rempli de ses propres voies.
Nous avons construit pour nous-mêmes de somptueux bâtiments, avec de l’acoustique de pointe et des tapis colorés, où tels des chrétiens très à l’aise, nous avons des sièges matelassés et vivons dans le luxe pendant que les pécheurs sombrent en enfer.
Nous nous disons riches, mais nous sommes pauvres, aveugles, malheureux, misérables et nus.
Je remercie Dieu pour des sièges confortables et un bon système de sonorisation, mais pas au prix de la négligence des perdus.
Nous avons un luxe (spirituel) insolent sur le canot de sauvetage, alors que les gens se noient en masse autour de nous.
J’ai observé des multitudes de foules qui se concentraient autour des ministères de puissance, de guérison, de délivrance et de foi, et j’ai prié pour que ce que je suspectais ne soit pas vrai.
J’ai écouté le message prêché par ces hommes et ces femmes et j’ai espéré me tromper dans mon idée selon laquelle il y avait quelque chose de radicalement faux.
Ce qui me dérange n’est pas ce qu’ils disent, mais plutôt ce qu’ils ne disent pas.
Il y a la guérison dans l’expiation (qui ne prie pas pour que Dieu guérisse un être cher ?).
Il nous faut avoir foi dans les promesses de Dieu ; et l’histoire nous montre que Dieu bénit effectivement Son peuple et le délivre de la pauvreté, de la famine et de la souffrance.
Mais pourquoi ces serviteurs ne prêchent-ils pas Christ crucifié pour les péchés du monde ?
Ils mettent pratiquement la croix hors de leur message, au lieu de la citer comme le moyen d’accéder à la guérison et à la prospérité pour le peuple de Dieu.
Pourquoi n’y a-t-il pas de message contre le péché et pour l’exaltation de la justice de Dieu ?
Quand je regarde les marées humaines qui entourent ces prédicateurs, je sais qu’il y en a beaucoup qui ne connaissent pas la miséricorde de Dieu en Christ.
Ils n’ont pas été avertis à fuir la colère à venir.
Le jour du jugement n’est pas évoqué, l’enfer ne l’est pas non plus, encore moins l’appel à la repentance.
J’ai essayé de me montrer aimable envers ces prédicateurs et je leur ai trouvé des excuses en pensant que ce sont peut-être des enseignants dans le corps du Christ, dont le don spécifique est d’exhorter et d’encourager au lieu de chercher et sauver ceux qui sont perdus.
Cependant l’enseignant le plus doté de dons spirituels ne peut être excusé de ne pas se soucier du destin des impies.
L’apôtre Paul était le plus grand des enseignants, cependant il a supplié qu’on prie pour lui afin qu’il prêche l’évangile avec hardiesse comme il « doit en parler » (Colossiens 4 : 4).
Il dit « malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile ! » (1 Corinthiens 9 : 16).
Quelles sont les implications éthiques d’un capitaine de sapeurs pompiers, occupé à se rassurer que ses pompiers soient bien habillés, alors que les gens qu’ils doivent sauver sont en train de brûler vifs ?
Je prie que la lettre ci-dessous, qu’on m’a envoyée, ne soit pas une représentation des foules qui suivent ces prédicateurs de puissance, de paix et de prospérité :
''« Je ne sais pas si dernièrement je vous ai remercié de m’avoir sorti de ma fausse conversion. S’il vous plaît, ne permettez pas au découragement de vous empêcher de continuer à prêcher « les secrets les mieux gardés de l’enfer »".
"Je crois que c’est le message parfait pour réveiller les gens, indépendamment de leurs dénominations… je n’ai jamais pensé que le jour viendrait où je me nommerai moi-même ex-adepte des « paroles de foi »".
"Si Paul était Hébreux né d’Hébreux, j’étais un homme de foi né d’hommes de foi."
"J’écoutais les cassettes, je regardais les prédicateurs à la télévision, je lisais des livres, j’assistais aux séminaires, j’étais un homme de foi."
"Et tout cela était une perte de temps J’écris ceci pour vous montrer que si quelqu’un qui était aussi extrémiste que je l’étais peut être arraché d’une telle torpeur, alors je crois que quiconque ayant un peu d’honnêteté est candidat à cet appel au réveil".
"Non que je sois plus opposé aux erreurs de la doctrine de « Parole de Foi » qu’à celles des autres doctrines dans la chrétienté contemporaine, mais c’est celle qui m’est la plus familière. Comme n’importe laquelle de ces doctrines, sa plus grande erreur c’est d’être la large voie et la grande porte ».''
Si le fils prodigue était rentré chez son père plus tôt et qu’il avait réalisé que ses désirs étaient vils, il serait venu avec une attitude différente.
Au lieu de voir que ses désirs étaient portés vers la nourriture des pourceaux et dire, « père j’ai péché…traite-moi comme l’un de tes serviteurs » (Luc 15 :18-19) ; il aurait plutôt dit, « Père, je n’ai plus d’argent ». Au lieu de dire « traite-moi », il aurait dit « donne-moi ».
Au lieu de vouloir servir son père, c’est son père qui serait devenu son serviteur.
Telle est la catégorie de plusieurs qui sont dans le corps du Christ.
La loi n’a pas été utilisée pour leur montrer que leurs désirs malsains sont excessivement malsains.
Dieu est simplement un moyen pour eux d’atteindre leurs fins.
Admirateurs de l’amiral
Peu de gens voient à quel point la négligence de l’évangélisation est un grand péché, parce que très peu ont le moindre souci pour les perdus.
Beaucoup dans l’église pensent que nous sommes ici juste pour adorer le Seigneur, et que l’évangélisation c’est pour les quelques rares qui ont ce don. Pour eux, leur appel à adorer est un appel plus grand.
Il y avait un capitaine de navire respectable dont l’équipage faisait l’éloge. Ils l’estimaient tellement que tout le monde connaissait l’amour manifeste qu’ils avaient pour lui. Un jour cependant, le capitaine remarqua avec horreur qu’un paquebot avait heurté un iceberg et que les gens étaient en train de se noyer dans les eaux glaciales devant son navire.
Il dirigea directement son vaisseau vers cet endroit, se tint sur le pont et lança un appel passionné à son équipage afin qu’ils jettent les canots de sauvetage.
Mais au lieu d’obéir à sa demande, les membres de l’équipage levèrent les mains et s’écrièrent,
« Gloire au capitaine, Gloire à toi,
Nous t’aimons !
Tu es digne de notre louange ».
Pouvez-vous comprendre que leur adoration aurait dû être manifestée par leur obéissance à son ordre ?
Leur « admiration » n’était rien d’autre que des paroles vides.
Si nous adorons en esprit, nous adorerons aussi en vérité.
Le fait de lever nos mains en adoration à Dieu, mais en refusant de les tendre dans l’évangélisation pour Dieu n’est rien d’autre que de l’hypocrisie.
« Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras Lui seul » (Matthieu 4 :10), c’est plus qu’une simple réprimande à satan.
Si l’église faisait autant de bruit pour Dieu le lundi qu’elle en fait le dimanche, nous aurions un grand réveil.
Je Répéte
Si l’église faisait autant de bruit pour Dieu le lundi qu’elle en fait le dimanche, nous aurions un grand réveil.
L’évangéliste Bill Fay a parlé dans plus de cent cinquante conférences et églises. A chaque réunion il demande combien de gens ont rendu témoignage de leur foi durant l’année passée. Il n’a jamais trouvé d’église où plus de dix pour cent ont levé la main.
En Décembre 1999, dans une église de près de quatre mille personnes, il trouva seulement douze personnes qui avaient rendu témoignage de leur foi pendant l’année écoulée.
Au début de l’an 2000, le « Gatekeeper » (gardien du portail), le journal d’une grande dénomination, révéla que 97% de ses membres descendront dans leurs tombes sans avoir témoigner de leur foi.
L’évangélisation doit être le souffle de vie du corps du Christ. S’il n’y a pas de souffle dans le corps, il n’y a point de vie non plus.
Ce manque de compassion pour les perdus serait dû au fait que les chrétiens n’ont pas reçu d’enseignement sur la priorité de l’évangélisation malgré que cela soit très évident dans les saintes écritures.
Or, si nous sommes conscients de notre dette aux Juifs et aux païens, et que néanmoins nous refusons d’offrir le Pain de Vie, nous montrons par là que nous sommes l’homme riche dont Jésus a parlé.
Le problème c’est que nous, en tant que chrétiens, croyons que toute personne à qui nous parlerons des choses de Dieu commencera à nous contredire.
Nous créons notre propre monstre qui s’avère généralement être faux.
Vous verrez que la plupart des gens apprécient que quelqu’un ait pris le temps de s’occuper d’eux.
De temps à autre, une personne peut paraître indignée que vous parliez des choses de Dieu.
Si cela arrive, rassurez la vite que vous ne vouliez pas l’offenser et cherchez une autre cible autour de vous, et recommencez.
Rappelez-vous, les âmes éternelles sont en jeu.
J’ai toujours soutenu que la raison d’être de l’Eglise sur terre, c’est d’évangéliser le monde, être une lumière dans les ténèbres, prêcher l’évangile à toute créature.
Si nous adorons Dieu mais que néanmoins nous ignorons Son commandement de prêcher l’évangile à toute créature, alors notre adoration est vaine. Nous pouvons nous rapprocher de Lui avec nos lèvres, mais nos cœurs sont loin de Lui.
J’ai toujours dit que pour trouver la section « évangélisation » dans votre librairie chrétienne du coin, vous feriez mieux de prendre votre loupe.
Ce n’est pas la faute du libraire, cela indique juste où se trouvent les priorités de l’église moderne.
Fort de cette préoccupation, j’ai écrit un livre qui appelle les chrétiens à revenir à l’évangélisation, et j’ai envoyé le manuscrit à une organisation pour la relecture.
S’ils avaient pensé que le livre avait du potentiel, ils l’auraient transmis à un éditeur.
Voici ce qu’a dit le « relecteur » :
« J’aime beaucoup le contenu de ce manuscrit. Il contient un message dont les chrétiens ont grandement besoin, il s’agit de la Grande Commission. Néanmoins j’y vois un sérieux problème au niveau du marketing. Pour qu’elle connaisse de grandes ventes dans les librairies, son identité doit être claire. Où range-t-on ce livre dans la librairie ? Est-ce un livre de prière ? Un manuel d’étude biblique ? Ou alors est-ce un livre d’inspiration sur la « vie chrétienne » ?
Ils ont rejeté le manuscrit sur cette base. Malgré le fait que c’est un message vital, ils pensent que le « sérieux problème » réside non dans l’Eglise elle-même, mais dans la commercialisation du message.
L’entreprise évangélique
Un des prédicateurs américains des plus populaires a fait une déclaration qui a clairement révélé ses priorités.
Il a dit : « Il y a une chose qui a été faite au nom du Christ et sous la bannière du christianisme, et qui s’est avérée plus destructive pour la personnalité de l’homme, et désormais improductive pour l’entreprise de l’évangélisation. Il s’agit de la stratégie très souvent brute, fruste, et non chrétienne, par laquelle on essaye souvent de conscientiser les gens sur leur condition de pécheurs perdus ».
Qu’est-ce qu’il considère comme étant « l’entreprise évangélique », si ce n’est d’avertir les pécheurs de fuir la colère à venir ?
Le problème est clair.
Le christianisme moderne a dégénéré en un simple moyen d’auto amélioration, d’estime personnelle et d’indulgence personnelle.
Cette entreprise est auto centrée, au lieu d’être centrée sur et dans la volonté de Dieu.
Ce même prédicateur révèle la cause de son erreur en disant, « les dix commandements ont été conçus pour apporter la fierté et la dignité dans votre vie ».
Dans Luc 16 : 19-31, le problème de l’homme riche était qu’il était idolâtre.
L’idée qu’il se faisait de Dieu était erronée.
Il lui manquait la connaissance de Dieu, c’est pourquoi il n’avait pas peur de Dieu, et parce qu’il n’avait pas peur de Dieu, il ne Lui obéissait pas.
Il n’aimait pas son prochain comme lui-même.
Lazare était affamé à sa porte, et il ne s’en souciait pas.
L’ironie de l’histoire c’est que l’homme riche a attendu d’être en enfer pour commencer à se soucier des autres.
""J’ai des membres de ma famille qui pourraient ne jamais ressentir le besoin d’échapper à l’enfer jusqu’à ce qu’ils s’y trouvent. C’est alors qu’ils se sentiront concernés. Mais, si je ne me soucie pas de leur destinée éternelle maintenant, alors c’est de la mienne que vous devriez vous soucier"". KC

Quand les Israélites doutaient de Dieu, Il envoya des serpents parmi eux.
Les morsures mortelles de ces serpents provoquaient les Israélites à admettre qu’ils avaient péché.
Dieu envoya aussi un remède contre les morsures de ces serpents.
Il dit à Moïse de faire un serpent de bronze et de le placer sur un poteau.
Quand les Israélites regardaient ce serpent de bronze, ils étaient sauvés de la mort.
Plus tard, Jésus cita spécialement ce passage en référence au salut (Jean 3 :14)
Les dix commandements sont semblables à dix serpents qui transportent en eux le venin mortel de la loi de Dieu.
La loi nous convint de notre nature pécheresse et nous conduit à regarder à Celui qui est élevé sur la croix, le Sauveur, qui nous sauve de ce qui devrait être une mort certaine dû à notre jugement sous la loi de Dieu.
A qui sont les biscuits ?
Si vous rendez témoignage (si vous évangélisez) régulièrement, vous saurez que beaucoup, dans notre société contemporaine pensent être de bonnes personnes.
Ceci est le fait d’une nation qui a abandonné la loi de Dieu.
La loi est « bonne », mais quand il n’y a pas de connaissance de la loi, la notion de « bon » devient subjective.
Ceci était déjà le cas avec le jeune homme riche dans sa question : « Bon Maître, quel bien dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » (Matthieu 19 :16).
Jésus l’a repris à cause de son mauvais usage du mot bon.
Le jeune homme utilisait ce mot sans en connaître le véritable sens.
Les pécheurs font de même.
Un athlète pourra dire que « l’Homme bon Là-haut » l’a aidé dans une course.
Ou bien quelqu’un pourrait se justifier de son péché en disant : « Vous êtes quelqu’un de bon ou de bien ; dites-moi pourquoi la Bible nous dit que….. ».
C’est pourquoi je trouve frustrant de faire du bien à une personne qui ne sait pas que je suis chrétien.
Si j’aide à pousser une voiture, par exemple, je ne voudrais pas qu’il pense : « Je savais qu’il restait encore des personnes bonnes. Ceci me redonne foi en la nature humaine».
Plus les pécheurs trouvent des « bonnes » personnes, plus ils essayeront de se conforter dans leurs propres bontés et rejetteront la miséricorde de Dieu.
Comme le jeune homme riche, ils ont besoin d’être éclairés sur ce qu’est le bien.
Le moyen pour y parvenir est de suivre le chemin du Maître et de se débarrasser de sa prétendue bonté en s’appuyant sur les dix canons de la loi de Dieu.
Quand le jeune homme riche déclara avoir observé les six commandements que Jésus avait énumérés (voyez Matthieu 19 : 18-19), Jésus fit exploser quelque chose de la taille d’un boulet de canon sur le visage (c’est une image) du jeune homme en lui disant d’aller vendre tout ce qu’il avait, exposant par là le fait que le jeune homme avait en fait transgressé les premier et second commandements. Sa richesse était le dieu qu’il servait.
Une célèbre comédie musicale de Rogers et Hammerstein contient un chant avec les mots suivants : « Quelque part dans mon enfance, j’ai dû faire quelque chose de bien».
La jeune femme qui chante ce chant était tombée amoureuse et débordait de bonheur.
C’était sa manière de dire que Dieu la récompensait en la bénissant d’un amour vrai parce qu’elle le méritait.
Bien que Dieu récompense le bien et le mal, les mots de la jeune femme sont un exemple de la philosophie erronée du monde.
Tout bien qui nous arrive ne nous arrive pas uniquement parce que nous avons fait quelque chose de bien, mais parce Dieu est bon.
Jusqu’à ce que nous comprenions que « Nul ne fait le bien, pas même un seul » (Romains 3 :12), nous nous attendrons à des bénédictions pensant que nous sommes bons et que de là nous les méritons.
Quand la vie nous apporte de la souffrance, nous nous mettons en colère contre Dieu parce que nous pensons que Dieu nous doit le bonheur.
La loi ne nous donne pas seulement la compréhension de la grâce de la croix, mais celle de la grâce de la vie elle-même, à savoir que Dieu ne nous a pas traités selon nos iniquités.
La seule chose que Dieu nous doit, c’est Sa colère.
Un homme qui attendait dans un aéroport londonien, décida de s’acheter des biscuits au beurre.
Après avoir trouvé un siège, il ouvrit la petite boîte en fer, en sortit un biscuit et posa la boîte à côté de lui.
Il attendait son vol depuis un moment quand une femme d’âge moyen s’assit à côté de lui.
Un moment plus tard, sans lui demander la permission, elle se pencha, ouvrit la boîte de biscuits posée entre eux et se servit d’un biscuit.
L’homme était ébahi à la vue de ce que cette femme tout à fait étrangère venait de faire !
Se disant que c’était sans doute là une tradition locale, il lui sourit et se servit de même.
Quelques minutes plus tard, elle prit un autre biscuit.
Il sourit, maladroitement cette fois, et prit un autre biscuit.
La femme en prit un troisième.
Non mais pour qui se prend-elle ? Pensa-t-il.
Finalement, elle prit le tout dernier biscuit, regarda l’homme, le coupa en deux et lui en offrit la moitié.
La témérité de cette femme !
Plusieurs termes tels qu’impolie, impudente, présomptueuse traversèrent l’esprit de notre homme en un flash.
Alors qu’il était sur le point d’exprimer ses pensées, il se pencha en avant et vit que son paquet de biscuits était toujours à ses pieds, là où il l’avait placé.
En un instant, il réalisa que c’est lui qui avait été l’impoli, impudent et présomptueux.
Il avait mangé les biscuits d’une complète inconnue !
Il réalisa aussi que la réaction de cette dame à son comportement avait été en vérité très gracieuse.
Un monde non régénéré juge Dieu coupable des souffrances de l’humanité.
Pour eux, Il est injuste.
Mais la loi de Dieu jette soudain la lumière sur leurs conceptions erronées.
Elle révèle qui mange les biscuits de qui.
C’est nous qui sommes coupables de transgression.
Une vérité vient nous atterrer : nous sommes plus qu’impolis, impudents et présomptueux dans nos accusations.
Nous sommes des criminels coupables nous tenant devant un Juge indescriptiblement Saint et Gracieux en l’accusant de transgression.
A la lumière de la sainteté de Dieu, il est difficile de comprendre pourquoi Il accorde une bouffée d’air supplémentaire à une race pécheresse comme la nôtre.
Des blessures au visage
En Mars 1993, Sue et moi nous sommes heurtés physiquement (nos fronts se sont heurtés).
Heureusement, nous n’avons eu que des blessures sans gravité.
Je revenais de la salle de bain aux premières heures du matin lorsque Sue est sortie du côté opposé du lit.
Pour une raison que j’ignore, elle a baissé la tête pendant une seconde et nos têtes se sont heurtées, ce qui nous a valu une lèvre enflée chacun.
Elle se disait que je devais l’avoir vue dans la pénombre, or d’un lieu très éclairé j’entrais dans une chambre sombre.
Je n’ai rien pu voir.
Présumer qu’un homme non régénéré possède déjà la lumière nécessaire pour être sauvé, c’est se heurter à plusieurs versets qui affirment que nul ne comprend (Psaume 53 : 1-3 ; Romains 3 :11 ; 8 :7).
Si nous adultérons la parole de Dieu en « invalidant » la loi dans sa fonction à apporter la lumière aux pécheurs, nous aurons des convertis adultérés. Leurs cœurs aimeront le monde et les choses du monde.
Mais, du fait que nous enseignons à toutes les nations et, comme les disciples, ne cessons pas « d’enseigner et de prêcher Jésus comme étant le Christ » (Actes 5:42), nous verrons les pécheurs venir à « connaître Sa volonté, étant instruits par la loi ». (Rom 2 :18). « Instruits par la loi » suggère davantage qu’une référence occasionnelle aux dix commandements.
Cela signifie dispenser droitement la parole de vérité, comme un père en bout de table couperait le pain pour ses enfants.
Charles Spurgeon, donnant des leçons d’évangélisation à ses étudiants, leur dit : « Expliquez les dix commandements et obéissez à la divine injonction ; Montrez à mon peuple ses transgressions, et à la maison d’Israël ses péchés. Dévoilez, exposez la spiritualité de la loi, ainsi que l’a fait notre Seigneur ».
Le Pasteur Jack Hayford a écrit un article dans lequel il parle de plusieurs personnes venues au Seigneur après qu’il ait donné une série d’enseignements sur les dix commandements.
Il dit : « En tant que pasteur, j’en suis venu à admettre un fait dévastateur : après avoir reçu mes enseignements sur la grâce de Dieu, un nombre alarmant de brebis de mon troupeau se sont dit qu’il n’y avait rien à apprendre des commandements à présent que la loi, comme un maître, les avait menés au Christ. Beaucoup d’entre eux voient leur conversion comme un affranchissement de leur responsabilité vis-à-vis de la loi... ce qui va à l’encontre des objectifs même de Jésus ».
Il a vu les conséquences du déséquilibre entre la loi et la grâce comme étant quelque chose de « dévastateur ».
J’irais plus loin et dirais que ce qui est arrivé tout au long de la marche de l’église comme résultat de l’évangile moderne est tout à fait désastreux.
Un « nombre alarmant » de personnes pense qu’elles ont évolué hors de leur responsabilité vis-à-vis de la loi et vivent leur vie en conséquence, sans loi.
Elles ont une « forme de piété » (2 Timothée 3 :5).
Elles écoutent mais ne mettent pas en pratique ; ils écoutent les propos de Jésus mais ne font pas ce qu’Il prescrit, ce qu’Il ordonne.
Des convertis pécheurs
Le résultat direct de l’Eglise confrontée à l’enseignement biblique sur l’immutabilité de la loi de Dieu serait que les « pécheurs convertis » ne soient plus confortés dans leurs péchés.
Au lieu de traiter avec les symptômes de la non responsabilité des modes de vie, la fornication, la pornographie, l’absence de discipline, le manque de sainteté, le vol, le fait de battre les femmes, l’adultère, l’ivrognerie, le mensonge, la haine, la rébellion, l’avarice, etc., les pasteurs devraient traiter la cause.
Ils devraient dire, comme les écritures, « Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruit » (Matthieu 7 :18), et « La même source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? » (Jacques 3 :11).
Ils devraient informer gentiment leurs auditeurs, « C’est comme si vous aviez une fausse conversion ; il vous faut vous repentir de vos actes sans loi et faire de Jésus votre Seigneur ».
Et ensuite, sur la base de la loi de Dieu, les pasteurs devraient montrer « le caractère extrêmement pécheur » du péché et le don indescriptible de la croix.
Ceci devrait réveiller les faux convertis, mettre la plupart des psychologues chrétiens au chômage, et réduire le conseil (chrétien) au minimum.
Une claire compréhension de la réalité de la vraie et de la fausse conversion éclairerait les dirigeants d’église qui sont horrifiés par l’état de ce qu’ils voient comme étant « l’Eglise ».
Un dirigeant respecté a dit : « Sondages après sondages, des chercheurs ont trouvé que les styles de vie des chrétiens nés de nouveau sont virtuellement difficiles à distinguer de ceux des non croyants. Le taux de divorces parmi les chrétiens est identique à celui qu’on observe chez les non chrétiens. Les adolescents chrétiens sont sexuellement aussi actifs que les adolescents non chrétiens. La pornographie, le matérialisme, la gloutonnerie, la convoitise, l’envie et même l’incrédulité sont très courants dans nos églises. »
Un tel enseignement arrêterait également le zèle sans connaissance de l’évangélisation moderne en montrant que la catégorie des « convertis » tièdes n’existe pas.
Il n’y a pas de division entre le royaume de Dieu pour ceux qui sont tièdes et les autres. Nous devons être chauds et stimulants ou froids et indifférents.
Les convertis tièdes n’ont pas de part dans le corps du Christ ; en fait, ils pèsent lourd sur l’estomac de Son corps jusqu’à ce qu’Il les vomisse de Sa bouche au Jour du Jugement (Apocalypse 3 :16).
Parce qu’ils ne sont pas passés par le déchiquètement des dents affûtées de la loi de Dieu, ils demeurent durs et impénitents.
Ils n’ont jamais été brisés par la loi afin d’être absorbés par le flot sanguin du corps du Christ, pour devenir Ses mains, Ses pieds et Sa bouche.
Ils n’ont jamais entendu battre le cœur de Dieu, aussi leurs bras ne se sont pas tendus avec compassion vers les perdus, leurs pieds n’ont pas été chaussés avec la préparation de l’évangile de paix, et leurs bouches n’ont pas prêché l’évangile à toutes créatures.
Cette masse des convertis est comme le « rétrograde de coeur » qui « est rempli de ses propres voies » plutôt que par celles de Dieu (Proverbes 14 :14).
Leurs « Me voici, Seigneur, envoie-le » ne vient pas de la crainte de l’homme mais de la rébellion à la volonté du Dieu qu’ils appellent Seigneur et Maître.
"J’étais coupable de tiédeur. Mon désir pour les perdus était sincère, mais je m’étais résigné à des tâches autres que l’évangélisation parce que je ne me sentais pas à l’aise ou efficace en parlant de ma foi. Dieu a depuis renversé la vapeur, en m’amenant à une compréhension de la loi, et maintenant je suis en feu. "– KC
Dans II Rois 4 : 38 : 41, Elisée dit à ses serviteurs de faire un potage.
Cependant « L’un d’eux sortit dans les champs pour cueillir des herbes ; il trouva de la vigne sauvage et il y cueillit des coloquintes sauvages, plein son vêtement.
Quand il rentra, il les coupa en morceaux dans le pot où était le potage, car on ne les connaissait pas. »
Pendant qu’ils mangeaient le ragoût, les invités ont crié : « Homme de Dieu, la mort est dans le pot ! »
Elisée dit : « Prenez de la farine ».
Il en jeta dans le pot, et dit : « sers à ces gens, et qu’ils mangent ».
Et il n’avait plus rien de mauvais dans le pot. »
Les serviteurs du Seigneur sont allés dans le champ du monde et ont rapporté le vin sauvage de l’évangile moderne, qu’ils ont ajouté à l’église.
A présent, il y a la mort dans le pot.
Ce qui devrait donner une nourriture qui aide à vivre conduit au contraire à la mort.
Tandis que les pécheurs sont nourris d’un évangile empoisonné par l’évangélisation moderne, ils sont en train de consommer une mixture mortelle et de devenir de faux convertis.
La solution est d’ajouter la farine du brisement.
Juste comme la farine est produite par un processus de brisement, moudre le blé en poudre, ainsi également le poids de la loi brise la coquille dure de l’orgueil humain.
Les pécheurs sont humiliés sous la meule de la loi de Dieu.
La grande porte.
Jésus a dit : « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent » (Matthieu 7 : 13-14).
Il avertissait ainsi que la voie qui conduit à la destruction est large.
Mais plus que cela, il disait que cette voie avait une porte, et que beaucoup entreront par cette porte.
Si la voie de la destruction est la voie du monde, ce qui est l’interprétation habituelle, pourquoi Jésus l’a-t-Il appelé une porte par laquelle beaucoup entreront ?
Si c’était le cas, Il aurait dit que les impies sont nés sur le chemin de la destruction.
Cette pensée est confirmée par la conjonction que Jésus a utilisée pour lier les versets 13 et 14.
Il disait que le chemin de la destruction est large et que plusieurs entreront par là parce que le chemin qui conduit à la vie est étroit.
Il n’y a que deux portes : s’ils ne s’efforcent pas d’entrer par celle qui est étroite, ils entreront par la voie large.
Jésus a dit que les gens suivent la voie large parce que l’autre porte est étroite.
Il semble que Jésus, selon sa logique habituelle, nous parle là des vraies et des fausses conversions, comme Il l’a fait avec la parabole du semeur, des vierges sages et des vierges folles, du blé et de l’ivraie, des bons et des mauvais poissons, des brebis et des boucs, des bâtisseurs de maison sages et des insensés.
Il utilise encore ici le terme « beaucoup » en décrivant les faux convertis comme Il l’a fait en parlant de ceux « qui pratiquent l’iniquité » et qu’Il n’a jamais connus (Matthieu 7 : 22-23).
Vous souvenez-vous ce à quoi Jésus a comparé le royaume des cieux ? Il a dit : « Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l’autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller (Marc 13 :34).
Le portier devrait garder la porte.
Il devrait veiller et n’ouvrir qu’à ceux qui ont le droit de rentrer.
Au lieu de cela, nous avons abandonné la veille.
L’acceptable fourrage.
Le faux converti est comme le fils prodigue avant qu’il ne comprenne que ses appétits étaient vils, qu’il avait « péché contre le ciel » et aux yeux de son père.
Du fait que l’évangélisation moderne échoue à lui montrer le standard saint du ciel, il ne voit pas que son péché est dirigé contre Dieu.
Il pense qu’il est tout de même acceptable de désirer la nourriture des cochons.
Il retourne vers son père, mais son cœur est encore avec les prostituées.
Il choisit d’être avec le peuple de Dieu, mais il jouit secrètement des plaisirs du péché pendant une saison.
Il trouve aussi plus facile de mentir (des mensonges « blancs ») que de dire la vérité, plus facile de voler (crime en col blanc) que de payer pour quelque chose, plus facile de convoiter que d’être saint, plus facile de vivre pour lui même que pour les autres, plus aisé de nourrir sa pensée des choses du monde que des choses de Dieu.
Les pensées de celui qui se dit converti sont habitées par les choses de la chair parce qu’il est encore « lié par les liens de l’iniquité », ainsi que l’était Simon le magicien (Actes 8 : 23).
Comme Simon, il pouvait croire, s’associer aux apôtres et voir les miracles de Dieu.
Il pouvait passer par les eaux du baptême et impressionner plusieurs par ses duperies subtiles, mais ceux qui comprennent la parabole du semeur et ses importantes implications ne se laissent pas impressionner.
Ils voient au-delà de ses tours de passe-passe.
Ils peuvent voir, à leur grande horreur, qu’en prêchant un évangile sans loi, l’église est en train d’accompagner des multitudes dans la voie large qui mène en enfer.
Néhémie choisit deux hommes afin de rassembler les citoyens de Jérusalem.
Leurs noms étaient Hanani, ce qui signifie « gracieux, », et Hanania, ce qui signifie « Jah a accordé une faveur. »
Les écritures nous disent que Hanania leur a donné des ordres : « Les portes de Jérusalem ne s’ouvriront pas avant que la chaleur ne soit venue » (Néhémie 7 :2-3).
Dieu a accordé une faveur à l’humanité au travers de l’évangile de la grâce.
Ces fidèles serviteurs qui craignent Dieu chercheront des citoyens pour la nouvelle Jérusalem, et ils n’ouvriront pas les portes de la nouvelle Jérusalem avant que la chaleur du soleil ne soit venue.
Ils laisseront la chaleur de la loi faire son œuvre.
« Oh mes amis, nous sommes chargés avec d’innombrables activités d’église, alors que le véritable travail de l’église, qui est d’évangéliser et de gagner les perdus, est presque complètement négligé »
Oswald J. Smith

J'étais assis dans ma voiture, craignant de recevoir un coup de poing au visage.
Je venais de voir à la télévision une série d'avertissement sur la musique rock qui encourage la violence et le meurtre.
Le groupe qui me remua le plus s’appelait « The Dead Kennedy ».
Leurs chansons comprenaient des lyriques comme ceux-ci : « Je tue des enfants. J'aime les regarder mourir. Je tue des enfants, fais pleurer leurs mamans. Les écraser sous ma voiture, j'aime les entendre pleurer. Les alimenter en confiserie empoisonnée, pour gâter leur Halloween ».
Je me demandais maintenant si j’allais me faire « arranger » le visage par quelqu'un qui n'aimait pas ce que je faisais là, un monsieur dans la quarantaine, avec le poing serré et le visage sévère, et qui se dirigeait à grands pas vers ma voiture.
Il s'approcha de la fenêtre ouverte de mon véhicule, me regarda droit dans les yeux et demanda, « Etes vous Ray Comfort? » je répondis oui avec douceur.
Sans dire un mot, il souleva son grand poing, le fit pénétrer par la fenêtre, et laissa tomber vingt euros sur mes genoux.
Puis il parti sans dire un mot.
Il semblerait que Dieu aime à donner la victoire après ce qui semblerait être une situation désastreuse.
Israël était debout devant la mer rouge, prise au piège, sans voie possible d'évasion.
Alors Dieu a fait l'impossible.
Il a apporté la victoire à ce qui pouvait être un coup de poing sûr au visage.
Daniel fut jeté dans une fosse aux lions féroces.
De nouveau, Dieu apporta la victoire face à ce qui semblait être une défaite dévastatrice.
Jésus de Nazareth venait d’être crucifié.
Les disciples venaient de se disperser.
Certains croyaient que le corps avait été volé.
Combien plus sombre la vie pouvait-elle devenir?
Alors Dieu a révélé la lumière brillante de la résurrection.
Il a apporté la victoire suprême dans une situation de désastre suprême.
Code moral des criminels.
On raconte l'histoire d'une mère qui amena précipitamment son bébé de dix mois, qui souffrait d’un cas aigu de diarrhée, dans un hôpital près de son village à l'extérieur de Bogota, en Colombie.
Le jour suivant, quand elle vint pour récupérer son bébé, les yeux du nourrisson étaient bandés et couverts de taches de sang. Horrifié, elle demanda ce qui était arrivé au garçon, mais elle fut froidement coupée par un docteur qui lui dit que l'enfant était sur le point de mourir.
Paniquée, elle partie avec son bébé pour consulter un autre docteur, qui examina ses blessures et dit, « Ils ont volé ses yeux! »
Son bébé était la victime « de voleurs d’organes », qui enlèvent les yeux et vendent les cornées sur le marché noir.
Dans un sens, le bébé était chanceux, la plupart des victimes sont assassinées.
En 1980, quand les dix commandements ont été enlevés des écoles des Etats-Unis, les yeux d'une génération entière ont été enlevés. « Le commandement est une lampe et la loi une lumière » (Proverbes 6:23).
La suppression de la loi a laissé une génération dans l'obscurité absolue sur le plan moral.
Nous vivons actuellement un temps où la race humaine peut tuer, voler, détester, déshonorer les parents et insulter Dieu sans scrupules ni conscience.
En juin 1993, six membres d’un gang d’adolescents dans le nord-ouest d’Houston ont violé et tué deux filles de quatorze et seize ans.
Le chef du gang, Peter CANTU de dix-neuf ans, se vanta sur la façon dont lui et les autres membres avaient enlevé les deux jeunes filles, les avaient violées et sodomisées avant de les étrangler.
Selon son témoignage, « Il leur a pris quelque temps avant de mourir ».
Ils ont donné un coup de pied dans la bouche d’une des filles avec une botte d'acier, cassant trois de ses dents, l'ont ensuite étranglée avec une ceinture jusqu'à ce que celle-ci se casse.
Ils ont étranglé l'autre fille avec un lacet de soulier.
Ils se sont ensuite assurés de leurs morts en les frappant à coup de pied dans la tête.
Des crimes atroces comme celui-ci sont trop courant dans notre société sans loi.
La génération présente ne manque pas seulement des valeurs morales de ses grands-parents; elle n'a pas du tout de valeurs morales.
Dans les années précédentes, il y avait un code « moral » même parmi des criminels, « un honneur parmi des voleurs », quand ils volaient quelqu'un, ils ne le tuaient pas avec leurs armes à feu avant de partir.
Cela n’est plus le cas actuellement.
Ce qu'une génération bannit, les générations qui suivent le considèrent normal.
Il y a quelques années, une femme hésitait à marcher devant un groupe d’homme parce qu'ils pouvaient la siffler et la déshabiller des regards.
De nos jours, sa crainte est qu'elle sera méchamment violée, sodomisée et assassinée.
A la lumière des statistiques que nous avons vu au début de ce livre, il semblerait que l'ennemi a enlevé du corps du Christ sa capacité à être le sel et la lumière dans un monde sombre et se délabrant.
Jésus a averti que si le sel perdait sa saveur, il serait propre à rien sinon à être piétiné par les hommes.
C'est pourquoi plusieurs considèrent l'Eglise avec mépris.
Le monde nous a piétinés et il en récolte des conséquences épouvantables.
Nous vivons dans des temps d'obscurité totale, mais ce n'est pas un monde abandonné par Dieu, c'est un monde qui a abandonné Dieu.
Il peut, dans Sa grande souveraineté, ouvrir le poing serré de satan et déverser les richesses du réveil au pied de l'Église.
Eric W. Hayden, dans son livre « Spurgeon sur le réveil », a écrit, « Presque chaque livre qui traite du réveil spirituel ou d’un réveil de l'histoire commence en décrivant la situation de « pré réveil » en utilisant approximativement les mêmes mots.
Par exemple, vous lirez: « L'obscurité avant l'aube », « le sommeil de minuit et l’obscurité totale », ou « dissolution et décrépitude ».
W.T. Stead qui était un enfant du réveil gallois de 1859, en écrivant sur les réveils postérieure au vingtième siècle, a dit : « notez comment invariablement les réveils sont précédés par une période de corruption ».
Il y a un grand espoir pour les masses de faux convertis qui sont assis dans l'église.
C'est un champ qui nécessite un effort évangélique.
Le fait qu'ils soient toujours là témoigne qu'ils restent ouverts aux choses de Dieu.
L'histoire nous montre virtuellement que chaque réveil du passé a été un grand réveil parmi ceux qui pensaient être sauvés, sans l’être effectivement.
J'ai vu cet enseignement réveiller plusieurs faux convertis sur leur véritable condition.
Dieu les a profondément sauvés et de là, ils ont commencé à être les témoins qu’ils devaient être.
Attaque ennemie.
Laissez-moi vous partager quelques paroles de Martin Luther.
En parlant de l'utilisation de la loi comme le maître qui conduit les pécheurs au Christ, il a dit : « Voilà maintenant l'enseignement et la prédication chrétienne, avec laquelle Dieu soit loué. Nous la connaissons et la possédons et il n'est pas nécessaire de la développer davantage à présent, mais seulement pour avertir que nous nous appliquons à la maintenir dans la chrétienté. Car satan l'a attaquée durement et fortement depuis le début jusqu'à présent et il voudrait volontiers l'éteindre complètement en la foulant au pieds ».
L'ennemi a dupé l'église dans la croyance qu’elle avance en prenant des décisions pour le Christ.
Au lieu de cela, satan a envahi nos rangs et en a déshabillé l'évangile de sa puissance.
L'arche a été pillée.
John Wesley disait à ceux qui ont abandonné la loi dans sa capacité à préparer le coeur pour la grâce : « Oh prenez connaissance de ce que satan a gagné sur vous; et, pour le temps à venir, ne jamais penser ou parler avec légèreté, bien moins en vous habillant comme un épouvantail, de cet instrument béni de la grâce de Dieu. Oui, aimez-la et valorisez-la pour le bien de Celui par qui elle est venue et vers qui elle mène. Laissez-la être votre gloire et votre joie, à côté de la croix du Christ. Déclarez ses éloges et rendez-la honorable devant tous les hommes. »
Je sais que ses mots sont vrais.
L'ennemi déteste cet enseignement.
J'ai beaucoup d'exemples sur la résistance de l'ennemi, mais celui-la m’a particulièrement marqué.
Pendant des années, alors que j’enseignais sur ce sujet, nous avons essayé d'obtenir une cassette audio de cet enseignement afin de pouvoir le partager avec d'autres.
Chaque fois que nous écoutions la bande, nous constations un bourdonnement mystérieux, ou un silence de 15 secondes au milieu d'une illustration importante.
Puis, vers la fin des années quatre-vingt-dix, j'ai eu l’occasion de parler dans une grande église de Chicago qui avait un système de sonorisation très sophistiqué.
Ils me donnèrent un enregistrement audio d’une heure sans défauts sur la bande entière.
Sans défaut à part une petite phrase de neuf mots qui dû être enlevée parce qu'elle avait été coupée partiellement lors du retournement de la cassette.
Cette phrase de neuf mots qui dû être supprimée sur un enseignement d'une heure était : « Satan ne veut pas que vous entendiez cet enseignement ».
Le diable est tout à fait heureux si l'église chante sur la puissance de la présence de Dieu.
Ce qui le terrifie c’est quand l'église commence à utiliser cette puissance de la présence de Dieu pour atteindre les perdus. Rappelez-vous que dans l'ancien testament, l'arche de l'alliance signifiait la présence de Dieu.
Mais ce n'était pas l'arche qui était précieuse à Dieu, C’était ce que l'arche contenait.
Ne vous êtes-vous jamais demandés pourquoi Dieu s'est manifesté d'une façon si glorieuse que le prêtre dans la maison du Seigneur ne pouvait plus rien faire (1 Roi 8:10 - 11?).
C'est arrivé quand les prêtres ont introduit l'arche de l'alliance.
Les écritures nous indiquent ce qui était dans l'arche :
« Rien n'était dans l'arche sauf les deux tablettes de pierre que Moïse a amené à Horeb » (v.9).
Il semble que Dieu estime tellement Sa loi qu'Il ne pouvait pas retenir Sa présence glorieuse du temple.
Le psalmiste n'a pas dit : « Oh, combien j'aime votre arche! »
Paul n'a pas dit, « je suis heureux dans l'arche de Dieu ».
C'était la loi sainte de Dieu qu'ils ont aimée et qu’ils ont révérée.
Cette loi a été écrite du doigt de Dieu.
C'était une expression de son personnage.
Nous (individus tout comme Eglise) sommes « le temple du Seigneur », et si nous donnons à la loi morale sa place légitime, peut-être verrons-nous vraiment le pouvoir et la puissance de Sa présence, quelque chose que les démons redoutent.
satan déteste cet enseignement pour un certain nombre d'autres raisons :
- Il réveille les faux convertis sur leur véritable état.
- Il met la crainte de Dieu dans les coeurs de chrétiens et leur permet donc de marcher dans la sainteté.
- Il donne aux chrétiens une raison d’atteindre ceux qui sont perdus. La question n'est pas le bonheur de pécheurs dans cette vie, mais leur bien-être éternel à la lumière d'un créateur rempli de colère.
La lettre suivante est un exemple typique du merveilleux travail qu’accomplit la loi:
« Je suis une personne de cinquante-trois ans, J’ai commis tous les péchés. J'ai été baptisé et sauvé par la grâce de Dieu…ou du moins je le pensais. J’ai longtemps senti que quelque chose ne tournait pas rond. La semaine dernière ma femme a ramené une cassette de votre enseignement. Je l’ai attentivement écoutée. Bingo! J'ai immédiatement compris ce qui n’allait pas. Je n'avais pas été amené au salut par la loi. En même temps je me suis rendu compte que l'évangélisation est ce que je devais faire…J’écoute votre enseignement quotidiennement et j’ai perdu le compte de combien de fois je l'ai écouté. Dieu a mon coeur. J'ai la foi absolue, une Bible, une boîte et un tas de plein air autour de moi……. »
L'ennemi a attaqué l'utilisation de la loi dans l'évangélisation « dur et fort depuis le début jusqu'à présent ».
Cependant, notre grande consolation est que cet enseignement est l'enseignement de Dieu et je crois que c'est aussi le temps qu’Il a choisit pour le ramener à la lumière
Au risque de vous paraître mélodramatique, je vous demanderais de relire ce livre, simplement parce que l’expérience m’a montré que ces vérités seront bientôt captées de votre esprit…..à moins que vous fassiez l’effort concerté de les laisser couler profondément au fin fond de votre cœur.
J'ai lu et relu ce livre plusieurs fois.
''J'ai examiné tous les versets associés et j’en ai conclut que ces principes sont bibliquement solides comme du roc.
Rien dans toute notre vie chrétienne n'est plus important que l'étude de la manière efficace d’amener des âmes perdues au Christ.''
La passion du Seigneur est d’atteindre les pécheurs, les sauver du feu et les amener vers une relation d’amour avec le Père. C'est pourquoi Il vécu et mourut. Si nous suivons dans les pas de Jésus, comme notre Maître, nous devrions aussi avoir le même désir, c'est-à-dire chercher et sauver les perdues. – KC
A.W. Rose a écrit, « Il est vrai que beaucoup de gens prient pour un réveil mondiale. Mais il serait plus opportun et plus scriptural, pour la prière d’être adressée au Seigneur de la moisson. Cela élèverait et pousserait en avant des travailleurs qui prêcheraient intrépidement et fidèlement ces vérités qui sont calculées pour provoquer un réveil ».
L'utilisation de la loi dans l'évangélisation est la clef d'or du réveil.
C'est la réponse du ciel aux prières de ceux qui languissent pour le salut d’un monde attaché à l’enfer.
Si nous voulons voir le réveil, nous devons saisir cette clef avec une conviction inébranlable.
Vous souvenez-vous de l'expérience du Roi David avec l'arche? (2 Samuel 6:3-8)
Au lieu de la faire porter sur des poteaux par les fils de Kohath comme les écritures l’exigeaient; il la mit sur un char.
Comme l'arche se dirigeait vers Israël, les boeufs trébuchèrent et l'arche commença à se balancer.
Quand Uzzah tendit la main pour la stabiliser, Dieu le tua.
R.C. Sproul a dit qu'Uzzah avait présumé que sa main était plus propre que la saleté.
Nous avons mis l'arche de l'évangile sur le char de l’évangélisation moderne.
Aussi sincère que nous ayons pu être, n’osons surtout pas présumer pouvoir étendre notre main coupable et stabiliser les choses de Dieu et ensuite continuer dans notre ancienne façon de vivre.
Si nous craignons notre créateur, nous devons renoncer à nos propres voies et faire ensuite toutes les choses selon le modèle donné dans les écritures saintes.

Ne soyez pas étonnés si, dans une église de 22 000 membres, vous en trouvez seulement 300 qui soient préparées à atteindre les perdus.
Malheureusement, la plupart des chrétiens ont peur de partager leur foi avec des non croyants et ils préfèrent rester à la maison plutôt que d’évangéliser.
Une telle indisposition parmi les chrétiens d’églises est une véritable tragédie, mais elle vous laissera avec une armée (aussi petite soit-elle) de soldats qui gardent les yeux ouverts pour des opportunités de présenter le message de l’évangile aux égarés.
Ses soldats savent que la crainte qu’ils combattent n’est pas de Dieu. Ils savent qu’ « ils n’ont pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. » (Eph 6 :12) et ils sont ceux que Dieu utilisera pour Son dessein.

Le doigt de Dieu.
Dans Jean 8 : 1-11, il nous est conté l’histoire d’une femme surprise en flagrant délit de violation de la loi.
Elle a violé le septième commandement, et selon la loi de Dieu (et ses accusateurs), elle mérite la mort.
Ignorant leurs accusations, Jésus se penche et écrit quelque chose sur le sable qui condamne Ses auditeurs et les pousse à partir.
Vous êtes-vous jamais demandés ce qu’Il pouvait bien avoir écrit sur le sable ?
Quelques-uns pensent qu’Il a écrit les péchés des personnes qui se tenaient autour de Lui.
Si c’était le cas Il aurait sans aucun doute eu besoin d’une surface de sable bien plus grande.
Il y a cependant une autre manière de convaincre les gens d’avoir péché contre Dieu, et ceci ne nécessite pas d’écrire beaucoup.
Je suppose que lorsque Jésus s’est penché sur le sol, Il a écrit les dix commandements.
Après tout, qu’est-ce que Dieu a-t-Il écrit d’autre avec Son doigt ? (Exode 31 :18).
L’œuvre de la loi était écrite dans le cœur de Ses auditeurs, et ils partirent l’un après l’autre alors que leur conscience faisait son œuvre d’accusation, pointant courageusement la vérité de chaque commandement.
La loi nous dépouille de notre justice prétentieuse, du « Je suis plus saint que toi ».
Nous n’osons plus diriger notre doigt vers une autre personne alors que les dix doigts du Créateur Saint sont pointés vers nous.
C’est la loi qui amena la femme pécheresse aux pieds de Jésus.
Elle ne lui a pas laissé d’autre option que de s’enfuir de sa colère pour se réfugier dans les bras du Sauveur.
C’est son rôle.
La loi nous envoie vers Jésus afin de bénéficier de Sa miséricorde.
Mais plus que cela, c’est la colère de la loi qui nous fait apprécier la grâce.
On nous dit aussi dans cette histoire que Jésus écrivait comme s’Il n’entendait pas les voix des accusateurs.
On ne discute pas la loi, Il n’y a pas de plaidoyer.
Elle est écrite dans la pierre.
Elle dit sinistrement : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ezéchiel 18 :4).
La loi n’exige rien d’autre que la mort.
Elle n’entend pas les appels à la miséricorde ; elle est froide et impitoyable.
Les dix grosses pierres en appellent à la justice et à la justice seule.
La première fois que Dieu a écrit Sa loi, elle fut gravée sur de la pierre dure.
Si c’est la loi que Jésus a écrite sur le sable, ceci est tout un symbole en ce qu’elle peut être effacée d’un simple mouvement de la main puissante de Dieu.
C’est cela même qu’Il fit à la croix.
La Bible nous dit aussi que les accusateurs étaient venus lui tendre un piège.
L’homme arrogant et pécheur se tient en accusateur d’un Dieu sans péché.
Connaissez-vous un sceptique qui se moque de Dieu et de Sa parole ?
Accuse-t-il Dieu de crimes contre l’humanité ?
Pense-t-il que Dieu est responsable des famines, de l’holocauste et des guerres menées en Son nom ?
N’ayez pas peur de fermer la bouche de l’accusateur par la loi.
Faites-le taire (Romains 3 :19).
Retourner la colère de la loi contre lui.
Montrez-lui que c’est lui, et non pas Dieu, qui est coupable de ces crimes honteux.
Je me suis répété à plusieurs reprises dans ce livre parce que je voudrais que ces principes deviennent une seconde nature en vous.
Les gens demandent parfois le genre de résultats que nous obtenons avec cette approche d’évangélisation.
Le critère pour juger du succès ne devrait pas être combien de « décisions » nous obtenons, mais si nous suivons ou non le chemin du Maître.
Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, Jésus et les apôtres ont utilisé la loi dans l’évangélisation pour apporter la connaissance du péché à leurs auditeurs.
Les témoignages qui émanent de ce livre attestent de l’efficacité de cette méthode.
Cependant, le fait de l’utiliser ne garantit pas, bien entendu, le salut des personnes à qui nous rendons témoignage.
Permettez-moi de vous confier quelque chose de très personnel.
Un seul membre de ma famille est devenu chrétien.
Mon père a fait plusieurs confessions de foi durant des années, mais aucun fruit n’a jamais confirmé qu’il fût véritablement sauvé.
En juillet 2002, il eut une crise cardiaque, tomba et se brisa la hanche.
On le précipita à l’hôpital pour découvrir que son cœur ne travaillait qu’à 15 % de sa capacité.
Parce que ceci arriva à 12 000 Km d’ici, en Nouvelle-Zélande, je demandais à un ami chrétien là-bas de lui rendre une visite.
Il resta prés de vingt minutes à parler avec mon père, puis il pria pour lui.
J’ai alors appelé l’hôpital et j’ai demandé à papa s’il avait été heureux de cette visite.
Il chuchota : « Très heureux. »
Pendant ce temps mon frère, ma sœur et ma mère (parmi lesquels nul n’est chrétien) n’ont pas arrêté de dire qu’il paraissait avoir une grande paix.
Quatre pasteurs lui ont rendu visite, et chacun m’a assuré qu’il était évident que mon père était véritablement sauvé.
Il est mort deux semaines plus tard, après d’horribles souffrances.
Beaucoup de larmes ont été versées, mais je remercie Dieu de ce qu’Il est fidèle à Ses promesses, et j’attends de revoir mon père (au ciel).
Cela fait trente ans depuis ma conversion que je prie pour mes frères, mes sœurs et mes parents chaque jour.
Ils m’entendent prêcher.
Ils reçoivent mes livres et mes enregistrements avec joie.
Ils ne sont pas antichrétiens ; ils sont juste apathiques quand il est question de la vie éternelle.
Cependant j’enseigne aux chrétiens comment partager la foi de manière efficace.
Les gens apprennent, reçoivent de mon « expérience » presque chaque jour, et à ma grande peine, la plupart des membres de ma famille bien-aimée ne sont pas sauvés.
Ceci me maintient véritablement humble et me montre que ce que je partage n’est sûrement pas une méthode qui fait mouche à chaque coup pour entraîner les gens dans le royaume de Dieu.
Si c’était le cas, ma famille entière serait sauvée.
C’est en fait l’évangélisation biblique, et ceci signifie que nul ne peut aller au Fils à moins que le Père ne l’attire.
Ceci nous montre que nous pouvons fidèlement prêcher la loi, mais qu’elle sera une lettre morte, sèche et poussiéreuse si elle n’est pas accompagnée de la vie de l’Esprit.
Une tige pour mesurer.
Je suis sûr que vous êtes concernés par le salut éternel de ceux que vous aimez.
A la lumière de cela, voici une question un peu provocante : Quelle est la profondeur de votre amour ?
Voici une manière de la mesurer.
Vous êtes concernés par le salut de votre famille immédiate, mais qu’en est-il des autres membres de votre famille ?
Et de vos plus proches voisins ?
Et des étrangers ?
Etes-vous concernés par le salut des personnes que vous ne connaissez pas ?
Et qu’en est-il de vos ennemis ?
Etes-vous profondément préoccupés par le salut des personnes qui vous ont rayés de leur vie ?
Aimez-vous vos ennemis suffisamment pour être troublés par le fait qu’ils iront en enfer pour toujours s’ils meurent dans leurs péchés ?
Voici une manière de démontrer la profondeur de votre amour pour les autres.
Saluez-vous les étrangers ?
Ceci pourrait ne pas se faire naturellement, mais pour la cause de l’évangile, j’aimerais que vous tentiez l’expérience suivante. La prochaine fois que vous quittez un restaurant, ou n’importe où ailleurs où se trouve une personne debout, peut-être au comptoir attendant de payer quelque chose, étudiez l’expression de son visage.
Elle va probablement vous paraître un peu grincheuse.
Nous n’aimons pas l’admettre, mais chacun de nous paraissons un peu grincheux quand nous attendons quelque chose ; les fardeaux de la journée tendent à s’imprimer sur nos visages.
Voici donc l’expérience : oubliez vos craintes, puis d’une voix chaleureuse et enthousiaste, dites : « Bonjour »,
Puis regarder la personne changer d’expression ; elle va passer de grincheuse à heureuse.
Elle va presque certainement sourire.
Si par hasard la personne ne répond pas, vous n’avez rien perdu (vous vous sentirez juste légèrement idiot).
Toutefois, si elle vous sourit, vous avez là une occasion pour l’évangile.
Mettez la main dans votre poche (comme si vous veniez juste d’y penser), « Oh...avez-vous reçu un exemplaire de ceci ?"
C’est ce que je fais avec nos traités. Avec ces traités, plutôt que de passer pour un religieux bigot essayant de faire avaler de la religion à un parfait étranger, je passe pour quelqu’un qui tente d’éclairer la journée de l’autre.
Il y a une autre chose que j’ai trouvée efficace.
Une manière de se rendre rapidement crédible aux yeux des jeunes et particulièrement des adolescents, c’est de s’approcher d’un groupe de deux ou trois et de demander : « Avez-vous déjà lu ceci ? »
Et montrez-leur nos traités avec les devinettes.
Ils seront interpellés.
Par souci de crédibilité, ayez une dizaine de pièces de 1 €, ou quelques billets de 5 € et demandez (en tenant les pièces ou les billets à la main) : « Quelle est la capitale de l’Angleterre ? »
Si quelqu’un répond « Londres, » donnez lui une pièce ou un billet.
S’ils ne savent pas, demandez la capitale de la France, ou la capitale de votre pays.
Après deux questions simples (et après avoir donné une autre pièce ou un autre billet) dites : « Qui parmi vous pense être une bonne personne ou quelqu’un de bien ? »
Normalement, quelqu’un dira « Je suis une bonne personne ! »
Demandez alors : "On y va pour vingt euros ? Je vais vous poser trois questions. Si vous me prouvez que vous êtes quelqu’un de juste, de droit, je vous donnerai les vingt euros. On fait un essai ? »
Si l’un d’eux veut bien essayer, demandez-lui son prénom (disons que c’est Jean) et dites, « OK, Jean. Je vais vous poser trois questions pour voir si vous êtes une bonne personne. Allons-y. Avez-vous déjà menti ? »
La plupart des gens répondront oui.
Si Jean ne reconnaît pas avoir menti, insistez : « N’avez-vous jamais dit un mensonge, une exagération, ou une demi vérité ? »
Quand il répondra « oui », alors demandez-lui ce que cela fait de lui.
La plupart diront : « Un menteur », tandis que d’autres diront, « Une pas très bonne personne. »
Si Jean ne veut pas se définir comme un menteur, demandez-lui le nom que l’on vous donnerait si vous mentiez.
Ceci amène souvent la personne à admettre que quelqu’un qui ment est un menteur.
Une fois qu’il a reconnu être un menteur, demandez-lui s’il n’a jamais volé quoi que ce soit.
S’il dit que non, souriez et dites lui que vous ne le croyez pas parce qu’il vient juste d’admettre qu’il est un menteur.
Puis dites : « Voyons, soyez honnête. N’avez-vous jamais volé quelque chose de toute votre vie... même de très petit ?" Lorsqu’il répondra oui, demandez-lui ce que cela fait de lui.
Il dira plus que probablement : « Un voleur ».
Troisième question : « Jésus a dit : Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. »
"Avez-vous déjà regardé une femme en la désirant ?"
En général les hommes rient quand ils admettent l’avoir fait, aussi dites sobrement, « Jean, sur la base de ce que vous venez d’admettre, vous êtes un adultère de cœur, un menteur et un voleur, et vous devrez confronter Dieu au jour du jugement. Si, le jour du jugement, Dieu vous juge sur la base des dix commandements, serez-vous jugé innocents ou coupables ?"
S’il dit, « Coupable », demandez-lui alors s’il ira au paradis ou en enfer.
S’il répond, « En enfer », demandez-lui si cela le concerne.
S’il dit « Au ciel, » demandez-lui pourquoi.
Puis poursuivez avec ce verset: « tous les menteurs auront leur part dans le lac de feu » (Apocalypse 21 :8).
Ce verset peut paraître dur, mais citez-le de toute façon.
C’est la parole de Dieu, elle est efficace et puissante.
Citez également I Corinthiens 6 : 9-10 : « Ne vous trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. »
Ceci englobe le premier, le second, le septième, le huitième et le dixième commandement.
Il englobe aussi le cinquième, parce que celui qui s’avère être un voleur et un menteur a déshonoré le nom de ses parents.
Tout ce que vous cherchez à faire à ce moment-là, est d’éveiller la personne aux standards de la loi de Dieu et à son état désespéré devant le Juge de l’univers.
Montrez leur un véritable intérêt dans leur situation difficile.
Essayez ensuite de vous assurer que tous vos auditeurs (les autres adolescents) vous écoutent et faites leur savoir qu’eux aussi auront à confronter Dieu.
Dites : « Je ne veux pas que vous alliez en enfer. Vous ne voulez pas aller en enfer, et Dieu ne veut pas que vous alliez en enfer. Savez-vous ce qu’Il a fait pour que vous puissiez l’éviter ? »
Ici, amenez-les à la croix du calvaire en insistant sur leur besoin urgent de se repentir, parce qu’ils pourraient ne plus être là demain.
Une nuit de juillet 2002, je parlais avec deux jeunes frères, Kevin, 16 ans et Adam, 12 ans.
Ma femme Chelsea leur avait parlé de l’évangile durant prés d’une heure, puis elle vint dehors et me demanda de leur rendre mon témoignage parce que les questions de Kevin étaient assez semblables à celles que je me posais quand j’étais adolescent.
Nous avons parlé tous les trois environ deux heures et demie.
Kevin et Adam étaient sûrs d’eux, très bien informés sur la religion, la vie, la justice etc.
Ils posaient toutes les questions que vous pouvez vous imaginer, des questions pertinentes et intelligentes.
Je commençais par me montrer en bon auditeur ; je fermais la bouche et ouvrais les oreilles.
J’appréciais leurs questions et je les louais de ce qu’ils étaient de vrais penseurs.
Kevin avait une bonne intuition de la vérité. Il disait : « Pourquoi Dieu ne met Il pas au-dedans de nous quelque chose qui nous fasse discerner la vérité ? ».
Je lui parlais de sa conscience (le mot conscience signifie « avec connaissance ») et de son propre esprit qui rendait témoignage avec l’Esprit de Dieu que les paroles de Jésus sont la vérité.
Je remettais d’autres questions à plus tard (celles sur la Bible, sur l’évolution), mais ils ne les ont plus posées par la suite.
Je demandais à Kevin s’il se considérait comme une bonne personne.
Il me dit que oui.
Nous avons parcouru la plupart des dix commandements et les conséquences du péché selon la parole de Dieu.
J’utilisais plusieurs analogies : si une personne violait et tuait sa mère, cet homme mériterait-t-il d’être jugé ; les brebis qui se trouvent sur l’herbe paraissent propres jusqu’à ce qu’il neige, etc.
Kevin et Adam lancèrent alors quelques questions pour faire diversion, mais je faisais de mon mieux pour me maintenir dans le sujet pendant la demi-heure qui suivit.
Puis Adam eu froid et rentra à l’intérieur.
Kevin et moi avons continué la discussion pendant quarante minutes supplémentaires.
Je parlais de manière répétée de sa culpabilité et des conséquences du péché en enfer jusqu’à ce que je sente qu’il avait compris.
Puis il dit : « Dieu est en colère ? »
Je lui dis que oui, parce que « Dieu est en colère contre les méchants en tout temps » (Psaume 7 :12).
Quand je sentis que Kevin n’avait plus rien à dire devant la loi et qu’il se savait coupable, je le dirigeais vers la croix et la miséricorde de Dieu (en lui présentant une analogie avec le criminel coupable dont l’amende avait été payée.)
Adam revint m’écouter parler à Kevin.
Je leur rendis mon témoignage et expliquais combien je m’étais senti différent après avoir demandé à Dieu de me pardonner et de me changer.
Adam dit : « A t’entendre, tu sentais comme si tu étais né une nouvelle fois ? »
J’avais peine à croire les mots qu’il avait choisis.
Je n’aurais pas pu demander au Seigneur une aussi belle confirmation, un aussi clair encouragement, il saisissait !
Nous avons parlé ensuite de la raison pour laquelle Jésus est le seul chemin pour être sauvé (le parachute donné par le capitaine, les sacrifices des juifs étant une image du sacrifice de Jésus).
Nous avons parlé de l’offense horrible de rejeter le Fils de Dieu alors qu’Il est disponible pour tous les hommes partout! (Je lui ai parlé de la parabole du propriétaire de la vigne, des paroles de Jésus, etc.
J’ai insisté sur l’importance du sang du Christ, sur la résurrection, et sur le fait que les bonnes œuvres ne peuvent pas nous sauver.
Nous avons parlé d’un bon arbre produisant du bon fruit.
Kevin dit quelque chose comme : « Je n’avais jamais compris pourquoi Jésus était mort sur la croix jusqu’à ce soir».
« Ainsi Jésus est notre parachute » !
Puis il dit : « Vous ne pouvez pas comprendre Dieu jusqu’à ce que vous compreniez pourquoi Jésus est mort à la croix. »
Kevin me demanda si je péchais.
Je lui expliquais la différence entre nager dans le péché et tomber dans le péché.
J’utilisais l’analogie des eaux infestées de crocodiles pour décrire mon désir d’honorer la volonté de mon Père.
Adam dit alors : « Je commence à sentir un picotement tout le long de mon corps ».
Il commençait à éprouver des dispositions tendres dans son cœur.
Kevin dit que lui aussi et qu’il avait cette sensation quand il se sentait en présence d’une personne dont il savait qu’elle marchait avec Dieu.
Adam dit, les yeux pleins de larmes : « Ceci est une grande nuit pour moi. Je voudrais aller écrire dans mon journal toute cette expérience. Ceci est un tournant pour moi, bien que je sois si jeune. »
Je leur dit tout l’évangile, nous sommes repartis de la loi à la croix de nouveau, et ils ont tous les deux semblé comprendre pourquoi Jésus est le chemin vers le ciel.
La chose leur paraissait sensée et non plus agressive et blessante.
Je demandais à Kevin s’il pensait qu’il pouvait mourir ce soir-là.
Il dit que oui, et nous avons parlé de l’importance d’avoir son cœur en règle avec Dieu.
Je lui dis que s’il mourait dans ses péchés, il était un ennemi de Dieu, que la colère de Dieu était sur lui et qu’Il périrait sous
Son jugement.
Il devait se détourner de son péché une fois pour toutes et mettre sa foi en Jésus, le Christ, seul pour son salut.
Je me tournais et j’expliquais tout ceci à Adam également.
Je leur demandais si je pouvais prier pour tous les deux.
Ils dirent oui.
Je priais, et je leur demandais si j’avais dit quelque chose qui les avait offensés.
Ils secouèrent la tête indiquant que non.
Je leur dis que mon but était qu’ils acceptent l’offre de pardon et d’amour de Dieu, et qu’ils échappent ainsi à la colère à venir.
Ils me racontèrent comment Kevin avait failli ne pas venir ce soir-là et combien ils étaient reconnaissants d‘avoir pu avoir cet échange avec moi.
Je leur dis que c’est parce que Dieu les aimait et qu’Il voulait qu’ils connaissent la vérité qu’Il avait rendu cette rencontre possible.
Quand je leur parlais de l’eunuque éthiopien vers qui Dieu avait envoyé un messager, Adam dit : « C’est comme toi ici avec nous en ce moment ! »
Je leur rappelais également de ne pas laisser passer cette nuit, mais qu’ils la notent dans leur esprit et dans leurs cœurs et que ce soit un nouveau commencement, un nouveau départ, une nouvelle direction dans leurs vies.
Je les embrassais tous les deux et leur dit que je les aimais.
Ils me souhaitèrent bonne nuit et partirent dans leurs chambres ; je m’assis et je priais pour leur salut.
Deux jours plus tard, Adam me dit qu’il n’avait pas dormi cette nuit là pensant à ce dont nous avions parlé.
Son frère de même.
Puis il dit : « Je veux rejeter tous mes péchés et mettre ma foi en Dieu. »
Il me dit qu’il voulait naître de nouveau. Je me suis assis à côté de lui et l’ai regardé prier.
Presque immédiatement, il me dit qu’il aimait sa famille et voulait parler de l’évangile avec eux dès que possible. – KC
Votre rôle lorsque vous témoignez
Soyez tout à fait rassurés, vous n’avez pas à convaincre un pécheur de la réalité du jour du jugement.
Ceci est l’œuvre du Saint Esprit.
Jean 16 :8 dit que « le Saint Esprit convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement ».
La pensée de celui qui n’est pas sauvé ne peut pas comprendre le jugement de Dieu. : « Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas ! » (Psaume 10 :4-5).
Le terme utilisé pour « convaincre » dans Jean 16 : 8 signifie également « persuader ».
Seul le Saint Esprit peut convaincre un pécheur de son péché et le convaincre de jugement.
Nous en sommes incapables.
Tout ce que nous pouvons faire est de planter la semence de la vérité.
Quand le pécheur se repent et se confie en son Sauveur, c’est alors que le Saint Esprit vient habiter en lui et le scelle (Jean 14 :17 ; Ephésiens 1 :13).
Ce n’est pas non plus notre travail de convaincre quiconque de la divinité de Jésus.
Quand Pierre confessa Jésus comme le Fils de Dieu, Il dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont ni la chair ni le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
C’est Dieu qui révèle cette grande vérité, aussi laissons-Le accomplir cette tâche.
Le fait d’abandonner l’usage de la loi dans l’évangélisation a amené plusieurs dans l’Eglise à penser que l’apologétique était notre grande arme dans notre bataille pour le salut du monde.
On pourrait faire grand cas d’une telle pensée en cet « âge des lumières » quand des sujets tels que l’évolution et l’athéisme ont rendu ces temps uniques dans l’histoire.
Cependant, les arguments proviennent de l’intellect des pécheurs.
La pensée impie est comme un mur de briques ; elle a été bâtie pour tenir Dieu à l’écart.
Elle est en inimitié avec Lui.
Elle refuse de se plier à la loi de Dieu, « car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas » (Romains 8 :7).
L’entendement humain produit des arguments contre Dieu, aussi si vous restez à ce niveau, vous pouvez avoir à mener une terrible bataille.
La Bible cite la pensée comme lieu d’hostilité : « Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés… » (Colossiens 1 :21).
Ce mur d’antagonisme est dur et inamovible, aussi, habituez-vous à le contourner.
Apprenez à parler directement à la conscience (ceci est la bonne nouvelle, ceci signifie que nous pouvons être efficaces dans notre témoignage chrétien sans avoir appris à prononcer Australopithecus afarensis ou à définir le record fossile).
Quand vous vous adressez à la conscience, les autres choses deviennent sans intérêt.
La conscience est la partie de la nature humaine qui n’est pas ennemie de Dieu.
La conscience est l’alliée de Dieu.
Elle ne combat pas la loi de Dieu ; elle parle en sa faveur.
C’est le travail de la loi écrite dans le cœur « et qui rend témoignage » (Romains 2 :15).
La conscience témoigne pour Dieu.
C’est le témoin digne de confiance qui désigne la partie coupable dans l’auditoire du tribunal.
Elle présente l’évidence de la transgression de la loi.
A cause de ce qu’elle fait, nous devons lui laisser toute liberté de s’exprimer le plus rapidement possible.
Si nous voulons gagner notre cause, nous devons prendre notre principal témoin, l’élever et le laisser parler. Nous voulons fermer la bouche du criminel ; c’est ce qu’un usage légal de la loi produit (Romains 3 :19).
Elle condamne le coupable et le conduit à abandonner son système de défense, en sorte qu’il est obligé de rechercher uniquement la miséricorde du juge.
"S’il vous plaît, ne « sautez » les paragraphes qui précèdent. Ils parlent de quelque chose de tellement important qu’ils devraient être écrits sur le ciel. Si vous comprenez le principe biblique qui consiste à faire appel à la conscience de quelqu’un au travers de la loi morale de Dieu, la manière dont vous partagerez votre foi va connaître une véritable révolution. "– KC
Lorsque l’on parle des choses de Dieu, il est merveilleux de ne pas sombrer dans la panique quand la personne répond : « Je suis un catholique Romain. »
Avant que je comprenne l’usage de la loi, j’aurais pensé : « Quelle horreur ! Il va me falloir traiter la question de la transsubstantiation, la mariologie, l’infaillibilité papale, la messe, etc.».
Plus maintenant.
Il en va de même avec un protestant. Je fais pareil avec un musulman, un intellectuel, un évolutionniste, un athéiste, etc.
C’est juste une question de passer de l’intellect à la conscience.
La plupart des catholiques ont entendu parler de Jésus, de la croix, du péché, du salut, mais la plupart n’ont jamais entendu le vrai évangile.
Notre mandat est de « prêcher l’évangile à toutes créatures » (Marc 16 :15), et c’est l’évangile qui est la puissance de Dieu pour le salut (Romains 1 :16).
Une fois que la loi est rendue manifeste, les arguments rationnels habituels qui souvent brouillent le débat perdent toute pertinence.
Un matin, dans une grande église de l’Ohio, Kirk enseignait sur l’usage de la loi.
Quelques jours plus tard, nous avons reçu un courriel qui montre la puissance de la loi à préparer un cœur à l’évangile :
« Je vous ai entendus ce matin. Je suis un catholique et je l’ai été toute ma vie. Je ne peux même pas commencer à vous dire combien votre message m’a touché. Je suis resté sans parole de toute la journée, or je me tais rarement. C’était un bon silence parce que j’étais soudain si humilié. Je voudrais « prendre la balle et courir avec », ainsi que vous l’avez dit. Cependant, je suis confus. Voyez-vous, je n’ai jamais été secoué aussi durement dans un service catholique. Comment parlez-vous aux catholiques ? Je peux vous dire que la plupart d’entre eux ne veulent rien entendre excepté d’un prêtre. Je peux me tromper et j’aimerais bien… mais j’ai plein de questions sur la suite, que faire ensuite ; Tout le monde doit entendre ce message. Ma vie a été transformée depuis ce matin. Je ne puis vous remercier assez. Je vais m’arrêter ici et commencer à lire le livre que je me suis procuré ce matin ! Merci encore et que Dieu vous bénisse.»
Ainsi que je l’ai mentionné plus haut, nous devons raisonner les pécheurs sur la base de la loi.
Ne sous estimez jamais la puissance du raisonnement sur la réalité de l’enfer.
Apprenez à donner des scénarios extrêmes pour amener votre interlocuteur à un dilemme moral.
Dites : "Imaginez que quelqu’un viole votre mère et votre sœur, puis l’étrangle pour la tuer.
Pensez-vous que Dieu doive le punir ? »
Si la personne est raisonnable, elle dira « Oui, bien sûr. C’est sensé. »
Demandez alors : « Pensez-vous qu’Il doive punir les voleurs ? »
Puis continuez avec les menteurs, etc.
Dites lui que Dieu est parfait, saint, juste et équitable ; qu’Il punira tous péchés, jusqu’à toute parole inutile et que Sa « prison » est le lieu appelé enfer.
Ramenez le toujours à ses propres péchés.
Pensez à parler à sa conscience (« Vous savez distinguer entre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Dieu vous a donné une conscience,» etc.
Quelques personnes prêchent un enfer temporel (le purgatoire), ou l’annihilation (la croyance que l’âme cesse d’exister après la mort).
La Bible, cependant parle d’une punition, d’un châtiment conscient, éternel.
S’il pense que ceci est dur, dites lui que c’est effectivement le cas.
Si nous pensons que la punition éternelle est horrible, qu’allons-nous faire à ce sujet ?
Lever le poing vers Dieu ?
Quand des pensées aussi stupides pénètrent dans notre esprit, nous devons aller au pied de la croix et méditer sur le grand amour que Dieu a pour nous, qu’Il était en Christ réconciliant le monde avec Lui même.
De là, nous devons transformer l’horreur en préoccupation et plaider avec les pécheurs pour qu’ils fuient la colère à venir.
C.S. Lewis résuma toutes les terreurs de l’enfer en disant : « Il n’y a pas d’autre doctrine que je puisse plus volontier retirer du christianisme que la doctrine de l’enfer, si c’était en mon pouvoir. Mais elle est pleinement soutenue par les écritures et particulièrement, par les paroles mêmes de notre Seigneur ; elle a toujours été portée par l’église chrétienne, et même la raison la soutient. »
Voilà pourquoi la loi est si merveilleuse.
Elle donne de la rationalité à l’enfer, et par là, ouvre la voie à un cœur qui était fermé auparavant.
J’ai trouvé que c’était le cas juste avant le 11 septembre 2001, date de l’attaque terroriste sur la ville de New York.
Ce n’est pas tous les jours que l’on voit en direct à la télévision, trois mille personnes mourir en quelques secondes.
Cette terrible expérience fit qu’aujourd’hui les gens partout dans le monde se rendent compte de leur vulnérabilité et de la facilité avec laquelle ils peuvent perdre la vie.
Une occasion unique de rendre témoignage
C’est dans ce climat que je me suis retrouvé à parler à des centaines d’étudiants universitaires non sauvés.
J’ai souvent dit qu’une bonne prédication en plein air peut permettre de toucher et d’atteindre plus de personnes en trente minutes que l’église moyenne en un an.
Il y a quelques inconvénients, cependant.
Il est difficile de rassembler et de tenir une foule.
Souvent, des éléments perturbateurs peuvent apporter la confusion.
Toutefois, il semblerait que j’ai trouvé quelque chose qui peut atteindre plus de personnes en trente minutes que plusieurs bonnes prédications en plein air.
En août 2001, je téléphonais au président des associations d’étudiants d’une grande université dans ma ville natale (Eglise du Christ, Nouvelle Zélande).
Je lui demandais l’autorisation de leur rendre visite et de donner à chaque athéiste qui pouvait parler pendant vingt-cinq minutes sur « Pourquoi n’y a-t-il pas de Dieu » un honorariat de 100 euros.
Je proposais un « débat », mais sans argumentation.
Je commencerais pendant vingt-cinq minutes, soutenant simplement l’existence de Dieu, et ensuite mon opposant présenterait sa position et recevrait 100 euros pour le temps passé à parler.
Il répondit que ce serait intéressant, mais doutait que plusieurs ne viennent, vu qu’on était en période d’examens.
Je lui dis que j’aimerais essayer de toute façon et il accepta.
Peu de temps après, j’étais informé qu’un professeur de philosophie était d’accord pour participer au débat.
Voici le texte de la lettre promotionnelle du président des étudiants :
En période d’examens, plusieurs étudiants vont prier pour un miracle. Mais y a-t-il quelqu’un qui écoute ? UCSA est fier de vous présenter un combat pour le titre super lourd de la théorie du monde. Dans le coin sombre du ring, venu tout spécialement du département de philosophie de l’université et pour défendre l’athéisme, le Dr. Paul Studman. Dans le coin opposé, l’auteur de « Comment faire rétrograder un athéiste », qui défendra l’idée de création du monde par un Dieu tout puissant, Mr Ray Comfort. En jeu, une offre de Mr Ray Comfort à payer 250 000 Euros pour quiconque apportera une preuve scientifique qui confortera la théorie de l’évolution. La réunion ne sera retransmise sur aucun réseau télévisé ou radiophonique. Elle aura lieu en exclusivité dans la salle des réunions à une heure de l’après-midi, le mercredi 24 octobre.
J’arrivais dans le hall ce jour-là à 12h40 et je trouvais une douzaine de personnes.
A 12h45, il y en avait une centaine.
A treize heures, la salle était pleine de centaines d’étudiants, certains assis par terre, d’autres dans les portes et même le long des allées.
Il ne fait aucun doute qu’ils voulaient voir un chrétien mangé vivant par un professeur de philosophie.
Je parlais pendant vingt-cinq minutes.
Les grandes lignes pour l’existence de Dieu étaient :
(1) l’évidence de la création
(2) l’évidence de la Bible
(3) l’évidence de la conscience.
J’expliquais que si quelqu’un n’était pas chrétien, sa conscience était morte, et que j’allais la ressusciter en lui faisant parcourir les dix commandements.
J’expliquais que cela n’allait pas être une expérience plaisante, que c’était comme de se regarder dans un miroir, première chose dès le matin (pas une vue très agréable), mais que c’était absolument nécessaire pour présenter ma position, aussi je leur demandais de se montrer patients envers moi.
Ils m’accordèrent toute liberté de parcourir chacun des dix commandements, puis le jour du jugement, la croix, la foi et la repentance.
Le professeur partagea alors ses vues.
Ses mots étaient tellement ronflants et ses phrases tellement longues qu’il était facile à la fin d’une phrase d’en avoir oublié le début.
Franchement, il était difficile de rester éveillé.
Puis, enfin, après avoir terminé son exposé, il du partir, ce qui me laissa avec des centaines d’étudiants non sauvés me posant des questions comme : « Qui a fait Dieu ?» (Une de mes questions favorites).
Pendant la présentation, j’expliquais que l’évolution était non scientifique et qu’il n’y avait pas de preuve pour cette théorie.
Je leur dis alors d’aller sur www.wayofthemaster.com et de récupérer l’offre de 250 000 Euros du Dr Kent, s’ils pouvaient apporter une preuve scientifique sur l’évolution.
Il y eut un silence assourdissant tandis que chacun attendait d’entendre une preuve.
Nul ne dit quoi que ce soit, aussi sommes nous passés à la question suivante.
Un homme plus âgé (peut-être un professeur) demanda sarcastiquement si je croyais aux extraterrestres.
Je lui répondis que oui, et que la Californie avait un sérieux problème avec leur venue au travers de la frontière du côté de Mexico. Tout le monde ri, et il s’assit.
Je les remerciais pour leur attention.
Ils m’adressaient des applaudissements nourris.
Chacun des 250 traités que j’avais apportés avaient été pris.
La plupart étaient des exemplaires de notre traité qui fait taire les sceptiques : « La science confirme la Bible. »
Le professeur était satisfait avec ses cent euros, et j’étais ravi.
Voici ce que quelqu’un peut faire.
C’est beaucoup plus facile qu’une prédication en plein air.
Il n’y a pas de fauteurs de trouble, les gens sont déjà là... et personne ne va vous « taper » dessus.
Ceci est une opportunité sans précédent.
Ne laissez pas la peur vous arrêter.
Souvenez-vous, vous n’avez pas à débattre, priez simplement, présentez vos preuves, et mettez les traités à disposition. Assurez vous que vous parlez le premier en sorte que vous ne soyez pas tentés de répondre aux objections de votre opposant et d’être distrait de votre mandat.
Le mandat est simplement de présenter l’évangile, qui est « la puissance de Dieu pour le salut ».
Laissez-moi terminer par une citation de Georges MacLeod d’Ecosse :
« Je dis simplement que la croix devrait être élevée au centre de la place du marché tout autant qu’au clocher de l’église. Jésus n’a pas été crucifié dans une cathédrale entre deux bougies, mais sur une croix entre deux voleurs, sur le tas d’ordures de la ville, à un carrefour si cosmopolite qu’il fallut écrire le titre de sa condamnation en hébreux, en latin et en grec... dans le genre d’endroit où les cyniques parlent, où les voleurs maudissent, où les soldats jouent. Parce que c’est là qu’Il mourut. C’est pour ceux la qu’il mourut. C’est dans ce but qu’Il mourut. C’est le lieu même où les gens d’église devraient se trouver et ce par quoi ils devraient être concernés ».
Quelques mois avant que notre frère Bill Bright ne parte rejoindre le Seigneur, il a dit (se référant à l’église moderne) ; « Nous avons besoin de lancer une bombe sur l’église de Laodicée d’aujourd’hui. »
Je suis convaincu que l’usage de la loi dans l’évangélisation est cette bombe.
Merci d’avoir eu l’esprit ouvert et de m’avoir permis de vous ouvrir mon cœur. Que Dieu continue de vous bénir et qu’Il vous accorde les désirs les plus profonds de votre cœur tandis que vous faites de Lui votre joie.
« Aucun homme d’éducation ne peut se permettre d’être ignorant de la Bible »
Théodore Roosevelt . 1858 - 1919
Commentaires
1. Le dimanche 29 avril 2007 à 12:04, par Tglacius33
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