LA VOIE DU MAITRE par Kirk Cameron & Ray Comfort (7ème partie) ou « Dieu a un plan merveilleux pour votre vie !!! »
Par Jokebed , lundi 23 avril 2007 à 11:25 :: Comment Partager votre Foi, Simplement , Efficacement et Bibliquement? :: #143 :: rss
Comment partager votre foi ?
Peut être que vous êtes conscient de ne pas avoir partagé votre foi comme vous auriez du, et vous vous demandez comment commencer. En même temps, vous avez une véritable peur d’approcher des étrangers et de parler des choses de Dieu. Et si vous approchez quelqu’un, vous ne voulez pas tout gâcher. Toutes ces pensées se combinent en une grosse et froide boule de neige qui ne cesse de grandir.

Il est suffisamment difficile d’approcher des étrangers.
Que dites-vous à quelqu’un que vous ne connaissez pas ?
Comment approchez-vous vos voisins ? Ils sont même plus difficiles à approcher (Si c’est possible) que les étrangers.
Si vous vous trompez en témoignant à vos voisins, vous ne voulez pas commencer une querelle à vie.
Et puis il y a votre belle mère. La contrarier peut créer de véritables problèmes.
Ce sont des craintes que nous avons tous, et elles sont très réelles.
Il y a toutefois certains principes qui peuvent au moins nous aider à considérer nos craintes sous un autre angle.
Pensez à ce que vous craignez, puis pensez à la destinée terrible de ceux qui meurent dans leurs péchés.
Quel est le pire ?
Souvenez-vous que du point de vue évangélique, vous avez la même responsabilité qu’un pompier.
Pensez à son obligation morale alors qu’il regarde la mère crier à l’aide depuis le sixième étage d’un immeuble.
Voilà quelques simples suggestions pour pouvoir commencer :
Soyez amical. Parlez avec les gens. Pratiquez au parc, à la station essence, à l’épicerie, à la poste.
Peut être avez-vous déjà une personnalité sociable et amicale, mais si vous avez tendance à être timide et introverti, essayez de vous ouvrir un petit peu et commencez à parler aux gens.
Un simple : « Bonjour, comment allez-vous ? » n’est pas si difficile…
« Belle journée n’est-ce pas ? Je m’appelle untel ».
Avec un peu de pratique, n’importe qui peut apprendre à être amical.
La majorité des gens répondent cordialement à la cordialité.
Le fait de comprendre et de pratiquer cette vérité nous aidera à calmer notre imagination remplie de craintes.
Quelqu’un nous a écrit juste pour nous raconter comment avec un ami, ils sont allés au parc simplement pour pratiquer comment être amical avec des étrangers. Ils se sont tellement amusés qu’ils étaient maintenant impatients de sortir à nouveau et de mettre en pratique l’étape suivante.
Ne commencez pas avec la grâce.
Cela devrait être un grand soulagement de savoir que vous ne devriez pas vous avancer vers quelqu’un et parler de Jésus.
Il penserait très certainement que vous êtes « étranges ».
La lumière éclatante dans les yeux est toujours offensive.
Commencez dans le domaine naturel (Parlez des choses de tous les jours) et puis ensuite pivotez la conversation vers le domaine spirituel (Parlant des choses spirituelles).
C’est ce que Jésus fait dans l’épître de Jean au chapitre 4 versets 7 à 26.
Quand il rencontre la femme au puit, il commence par parler des choses naturelles (De l’eau à boire).
Vous pouvez commencer en parlant de football, ou du temps et ensuite, peut être, utiliser quelque chose sur les informations télévisées pour pivoter vers les choses spirituelles (L’eau vive).
Vous pouvez aussi simplement commencer en demandant à la personne si elle connaît une bonne église dans le quartier.
Vous pouvez utiliser un traité Biblique (Notre ministère peut vous fournir plusieurs modèles de traités Bibliques).
Dites simplement :
Vous : « Bonjour, vous habitez dans le coin ? »
La personne vous répond : « J’habite………… »
Vous, en rassemblant votre courage ; « Avez-vous reçu un de ces traités ?
C’est une bonne nouvelle…….descendez-vous d’une famille Chrétienne ? ».
Peu importe comment vous le faites, mais faites le.
Commencez dans le domaine naturel pour qu’il ne pense pas que vous êtes un ciboulot religieux et ensuite faites la transition comme vous le voulez.
Cela vous dirigera directement dans une conversation sur Dieu.
Souvenez-vous que, contrairement à ce que notre imagination blette et pleine de craintes nous chuchote sans cesse, la plupart des gens ne sont pas offensés quand nous abordons le sujet de Dieu.
Les quatre tremplins :
Si vous pouvez vous souvenir de ces quatre tremplins, il vous sera possible de conduire en toute confiance n’importe quelle rencontre d’évangélisation, et vous garderez le control de chaque conversation sur votre foi.
Vous saurez exactement où vous êtes et vous saurez exactement où se dirige la conversation.
Vous n’avez pas besoin d’étudier le Grec, et vous n’avez pas besoin de comprendre l’archéologie, simplement souvenez-vous de ces quatre points et vous pouvez commencer à dire au revoir à la plupart de vos craintes à évangéliser.
Il ne fait aucun doute que la chose la plus difficile à faire est d’évoquer les choses de Dieu.
1 : Vous considérez-vous comme étant une bonne personne, quelqu’un de bien ?
Vous serez surpris de trouver que les gens ne sont pas offensés quand vous leur demandez s’ils se considèrent comme étant une bonne personne.
S’ils disent non (ce qui n’arrive presque jamais), demandez-leur ce qu’ils veulent dire.
Souvenez-vous, vous les interrogez sur leur sujet favori……eux-mêmes.
Bien souvent, vous trouverez qu’ils plaisantent ou qu’ils ont fait quelque chose de mal dans leur vie.
Si non, attendez-vous à ce qu’ils disent : « Je suis une assez bonne personne » ou « je suis vraiment une bonne personne ».
Cette réponse nous révèle leur vanité orgueilleuse.
Vous êtes maintenant prêts à utiliser la loi (comme exprimée dans les dix commandements) pour les humilier……comme faisait Jésus (voir Marc 10 :17-22).
2 : Pensez-vous avoir gardé les dix commandements ?
Certains diront oui, d’autres diront non.
Peu importe, continuez simplement en disant : « regardons les de plus près pour voir si vous êtes une bonne personne ou non ».
Vous aimerez commencer avec le neuvième commandement (« Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain ») parce que la grande majorité des gens admettront avoir déjà menti…..au moins une fois.
Puis, vous pouvez demander s’ils ont volé, ensuite s’ils ont commis un adultère (convoitise), ensuite, s’ils ont déjà prononcé le nom de Dieu en vain.
Voici comment aller au travers de chacun d’entre eux (dans l’ordre où nous les utilisons généralement) :
Je commence généralement avec mentir, voler, et convoiter parce que les gens peuvent facilement les reconnaître comme péchés évidents.
Il semble que c’est ce que Jésus faisait dans Luc 18 :20.
Le neuvième commandement (Tu ne porteras point de faux témoignage contre prochain).
Après avoir dit : « Regardons à quelque uns des dix commandements et voyons si vous êtes une bonne personne »,
demandez simplement :
« Avez-vous déjà menti ? »
Certains admettront avoir menti, d’autres diront qu’ils ont à peine exagéré, d’autres encore vous certifieront qu’ils n’ont jamais menti.
Gentiment, pressez les un peu ;
« Vous voulez dire que vous n’avez jamais menti ? Même pas une petite exagération ? Même pas une seule fois ? »
En général, ils répondront : « Peut être, mais quand j’étais enfant ».
Demandez alors : « Qu’est ce que cela fait de vous ? »
Ils hésiteront à vous répondre mais poussez les à admettre : « un menteur ».
Cela peut vous surprendre, mais en les approchant ainsi, les gens ne se mettent pas en colère, ils deviennent sobres.
Ils peuvent essayer de vous dévier en disant : « Je ne crois pas la Bible », continuez simplement votre course.
S’ils insistent, dites : « Je sais que vous ne croyez pas la Bible. Je vous partage simplement ce que la Bible dit, O.K. ? Continuons ».
Le huitième commandement (Tu ne voleras point).
« Avez-vous déjà volé quelque chose ? »
Beaucoup diront qu’ils n’ont jamais volé.
« Avez-vous déjà pris quelque chose qui ne vous appartenait pas ? Peu importe la valeur ? Même quand vous étiez jeunes ? Soyez honnêtes devant Dieu ».
Certains tenteront de banaliser le vol en disant qu’ils ont volé étant jeunes.
Demandez, « Qu’est ce que cela fait de vous ? » et pressez les à dire, « un voleur ».
Le septième commandement (Tu ne commettras point d’adultère).
« Avez-vous déjà commis un adultère ?.
Encore une fois, la plupart diront que non.
Ajoutez alors, « Jésus a dit que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Avez-vous déjà regardé une femme avec une certaine envie ? ».
Le troisième commandement (Tu ne prendras pas le nom de l’Eternel ton Dieu en vain).
« Avez-vous déjà utilisé le nom de Dieu en vain ».
Certains tenteront de se sortir de celle la mais poussez un peu : « Vous voulez dire que vous ne vous êtes jamais servis du nom de Dieu pour exprimer votre colère ? ».
Presque tous répondront alors que oui.
Expliquez alors gentiment : « Au lieu d’utiliser des gros mots pour exprimer votre aversion, vous vous êtes servi du nom de celui qui vous a donné la vie et tout ce qui vous est précieux, c’est ce qu’on appelle blasphème et Dieu a promis qu’il ne laisserait pas impunis ceux qui blasphèment ».
A ce moment là, vous devriez remarquer quelque chose :
soit l’individu commence à s’assagir (Il est enfermé sous la loi. Rom. 3 :19) soit il commence à s’agiter.
Si la personne semble reconnaître sa culpabilité, vous pouvez dire :
« Vous venez d’admettre que vous êtes un menteur, un voleur, un blasphémateur, et un adultère de cœur, et nous avons vu seulement quatre des dix commandements ».
Par contre, s’il continue à se défendre (Je ne suis pas une mauvaise personne) alors continuez avec les autres commandements.
Le sixième commandement (Tu ne tueras point).
« Avez-vous déjà tué quelqu’un ? »
Evidemment ? La plupart vous diront que non.
Pointez simplement ; "Jésus a dit que si vous traitez votre frère d’imbécile, vous êtes en danger du jugement, et la Bible dit que si vous haïssez quelqu’un vous êtes considérés comme un meurtrier. Dieu ne juge pas simplement les actions, il connaît les intentions des cœurs ».
Le premier commandement (Tu n’auras point d’autre Dieu devant moi).
« Avez-vous toujours placé Dieu en premier dans votre vie ? ».
La plupart admettront que non. « Dieu a dit qu’il est supposé être le premier amour de notre vie. En fait, Jésus a dit que notre amour pour Dieu devrait être si grand que l’amour pour nos parents, nos enfants, nos amis et même pour nos propres vies, devrait être comme de la haine en comparaison ».
Le deuxième commandement (Tu ne te feras point d’idole)
« Vous êtes-vous déjà fabriqué une idole, un dieu qui vous arrange ? ».
Les gens diront en général que non.
« Avez-vous poursuivi l’argent plus que Dieu ? Alors vous avez fait de l’argent votre idole. Avez-vous donné au travail une plus grande place qu’à Dieu ? Vous avez fait de votre travail votre idole. Si vous pensez que Dieu est amour et qu’il ne vous enverra pas en enfer, vous avez raison parce que votre dieu n’existe pas. Il est le produit de votre imagination. Vous avez créé un dieu dans votre pensée avec qui vous êtes confortables, c’est ce qu’on appelle l’idolâtrie. C’est le plus ancien des péchés du Livre et Dieu a prévenu que les idolâtres n’hériteront pas du royaume de Dieu ».
Le quatrième commandement (Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier).
« Avez-vous gardé un jour de repos, pour le consacrer à Dieu ? ».
Dieu nous demande un jour sur sept pour que nous puissions nous reposer et le reconnaître, et vous ne lui avez pas donné ce qu’il a commandé.
Combien de fois avez-vous négligé de baisser la tête avant votre repas et de le remercier pour la nourriture qu’il vous a donné ?
Combien de milliers de fois pensez-vous avoir pris avec avarice sans remercier le Pourvoyeur ?
Le cinquième commandement (Honores ton père et ta mère)
« Avez-vous toujours honoré vos parents ? Les traitant comme Dieu veut que vous les traitiez ? Souvenez-vous que vos parents vous ont demandé de ne jamais mentir, de ne jamais voler…… »
Le dixième commandement (Tu ne convoiteras point……..quoique ce soit qui appartienne à ton voisin).
« Avez-vous déjà convoité, ou jalousement désiré quelque chose qui ne vous appartienne pas ?
La convoitise révèle un manque de gratitude pour ce que Dieu nous a déjà donné ».
3. Le jour du jugement, si Dieu vous juge par les dix commandements, serez-vous coupables ou innocents ?
Si l’individu n’a pas encore montré des signes de convictions, il commencera très certainement maintenant.
La plupart des gens ressentiront où vous voulez en venir avec cette conversation et vous répondront ; « Innocent ».
Mais ils doivent impérativement comprendre et confesser leur culpabilité pour venir à Jésus.
Voila comment vous pouvez les aider.
Lui : « Je suis une bonne personne. »
Vous : «Vous venez juste d’admettre que vous avez brisé les commandements de Dieu. De par votre propre admission vous êtes un menteur, un voleur, un adultère, un meurtrier et un blasphémateur. Pensez-y. Serez-vous innocents ou coupables ?
Lui : « Mais cela fait longtemps que j’ai fait ça. »
Vous : « Imaginez dire ça dans une cour de justice. « Monsieur le juge, je sais que je suis coupable, mais ça fait longtemps ». Il n’ignorera pas votre crime. Il s’assurera que justice soit faite et vous punira sans se soucier du temps qui s’est écoulé. La justice a puni des criminels de guerre plusieurs dizaines d’années plus tard, et Dieu n’oublie pas le péché, peut importe l’époque où la personne a péché. Serez-vous innocents ou coupables ? »
Lui : « Mais j’ai fait plus de bien que de mal »
Vous : « Pensez toujours à cette cour de justice. Si vous avez cassé la loi, vous êtes coupables. Peu importe combien de bonnes actions vous avez faite quand vous êtes jugés pour un crime. Vous avez cassé la loi de Dieu. Serez-vous innocents ou coupables ? »
Lui : « Mais c’est la loi des hommes, Dieu est différent ».
Vous : « Vous avez raison. Dieu ne peut pas être soudoyé. Et Ses critères sont bien plus élevés que ceux des juges humains. Il aime la justice et a promis qu’il punira non seulement les meurtriers, les violeurs, mais aussi les menteurs, les voleurs, les adultères et les blasphémateurs. Vous avez de gros problèmes, n’est pas ? »
Souvent, les gens se réveillent, conscients de leurs péchés, mais ne s’alarment pas.
En d’autres termes, ils comprennent qu’ils ont cassé la loi de Dieu, mais il semble qu’ils s’en moquent.
Votre but est de les voir alarmés, parce qu’ils devraient l’être, ils sont en grand danger.
Les lignes suivantes peuvent vous aider.
« Supposons qu’une puce électronique ait été placée derrière votre oreille et qu’elle enregistre tout ce qui vous passe par la tête pendant une semaine : chaque pensée secrète, chaque action et chaque mot qui sort de votre bouche. Puis, tous vos amis et toute votre famille sont rassemblés et toutes vos pensées sont projetées sur un écran géant pour qu’ils les voient. Comment vous sentiriez-vous ? Embarrassés ? Honteux ? C’est exactement ce qui se passera le jour où Dieu vous demandera de donner une explication pour tout ce que vous avez fait et dit durant votre vie entière. Toutes vos pensées secrètes seront exposées devant Lui. Vous avez vraiment un gros problème. »
Il est merveilleux d’obtenir une confession de culpabilité, mais si la personne n’est pas honnête et n’admet pas sa culpabilité, vous devez quelque part l’aider : « Si au moins vous étiez honnêtes…vous savez que vous êtes coupables devant Dieu. Et puis c’est ce que dit la Bible. Si vous prétendez être innocents, vous traitez Dieu de menteur. »
4. Destinée….irez-vous au paradis ou en enfer ?
Demandez gentiment : « Pensez-vous aller au paradis ou en enfer ? ».
Les gens ne seront pas offensés parce que vous leur posez une question plutôt que de leur dire où ils iront.
Certains diront « En enfer », mais la plupart diront « Au paradis ».
S’ils pensent aller au paradis, utilisez cette analogie :
''Considérez ceci ; Vous êtes devant un tribunal de justice, coupables d’un crime sérieux.
Il y a une amende de 50 milles euros. Le juge dit : « Vous êtes coupables, avez-vous quelque chose à dire avant que je passe la sentence ? »
Vous répondez : « Oui, monsieur le juge, je suis vraiment désolé pour ce que j’ai fait, pardonnez moi s’il vous plait ».
Un bon juge peut-il vous laisser partir simplement parce que vous lui dites que vous êtes désolés et que vous ne le ferez plus ?
Et puis il y a une amende de 50 milles euros à payer.
Par contre si quelqu’un paie l’amende pour vous, le juge peut-il vous laisser partir ?
Bien sur que oui, Une fois l’amende payée, votre dette envers la loi est satisfaite et le juge peut vous libérer.
De la même manière, nous sommes tous coupables devant Dieu, et Il ne nous laissera pas partir simplement parce que nous sommes désolés et Lui promettons de ne plus recommencer.
L’amende pour notre crime doit être impérativement payée.
Il y a deux milles ans, quelqu’un a payé l’amende pour nous. Jésus, le Christ, l’unique fils de Dieu, a souffert et Il est mort sur la croix à notre place.
Si nous nous détournons du péché et plaçons notre foi en Lui, Dieu déboutera notre dossier……pas seulement parce que nous sommes désolés, mais parce que
Jésus a payé l’amende.''
Si la personne vous répond en disant que c’est la justice des hommes et que les voies de Dieu sont différentes, soyez d’accord avec elle.
Dites lui que la justice de Dieu est de loin beaucoup plus dure que celle des hommes et que Ses critères sont infiniment plus élevés.
N’ayez pas peur de dire aux gens que s’ils meurent dans leurs péchés, la Bible dit très clairement qu’ils finiront en enfer.
Demandez : « Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que ça vous concerne ? Est-ce que ça vous préoccupe ?
S’ils répondent que cela ne les concerne pas, ou si vous sentez qu’ils ne sont pas humiliés et ne reconnaissent pas leur besoin du pardon de Dieu, il sera très utile de leur décrire à quoi ressemble l’enfer jusqu'à ce qu’ils montrent des signes de préoccupation.
D’après la Bible, l’enfer est un endroit de tourments conscients et éternels, où « les vers ne meurent pas et où le feu ne s’éteint pas » (Marc 9 :44),
« il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Luc 13 :28),
« châtiment éternel » (Mat.25 :46),
« l’opprobre et la honte éternelle » (Dan. 12 :2),
« …feu éternel…..l’obscurité des ténèbres est réservée pour l’éternité » (Jude 1 : 7,13).
Dites leur que vous ne voulez pas qu’ils finissent en enfer et que Dieu ne veut pas qu’ils finissent en enfer.
Plaidez avec eux. S’ils ne sont pas concernés, c’est peut être simplement parce qu’ils le cachent.
Ne vous sentez pas pressés, forcés de partager l’évangile avec un pécheur arrogant et vaniteux (rebelle, fier, obscène) qui ne veut pas reconnaître sa culpabilité devant Dieu.
Souvenez-vous, Jésus n’a pas partagé l’évangile avec le jeune homme riche parce que celui-ci avait premièrement besoin de la loi pour l’humilier.
Vous allez devoir être très attentif et bien écouter parce que l’humilité n’est pas toujours évidente à déceler.
Si une personne admet être concernée par la possibilité d’aller en enfer, alors là et seulement là, vous devriez lui présenter l’évangile.
Si vous êtes capables de détecter l’humilité (La personne ne se justifie plus et ne se défend plus), ou ses réponses indiquent qu’elle a été humiliée, vous avez alors maintenant le plaisir glorieux de partager l’évangile.
Et enfin partager l’évangile.
Commencez votre présentation de l’évangile de cette manière :
« Savez-vous ce que Dieu a fait pour que vous puissiez éviter d’aller en enfer ? Il a fait en sorte que vous puissiez être pardonnés. Mais la question est de savoir comment obtenir ce pardon ? ».
Prenez le temps d’expliquer le plan complet du salut :
« Dieu vous aime tellement qu’il a envoyé son fils unique pour souffrir et mourir à votre place, prenant sur la croix votre châtiment afin que vous puissiez vivre. Puis Jésus s’éleva d’entre les morts et vaincu la mort. C’est aussi simple que ça, vous avez cassé la loi et Jésus a payé votre amende. Si vous vous repentez (si vous vous détournez du péché) et si vous placez votre foi en Jésus comme votre sauveur, Dieu vous pardonnera et vous accordera la vie éternelle. Il vous changera de l’intérieur et fera de vous une nouvelle personne en Christ »
C’est maintenant le moment de magnifier l’amour de Dieu au pécheur.
La stupéfiante longueur, largeur, profondeur et hauteur de l’amour de Dieu pour les pécheurs.
C’est le moment de sortir Jean 3 :16.
Dieu offre le pardon complet pour le péché et le don de la vie éternelle gratuitement à ceux qui lui céderont tout au travers de la foi en Jésus, le Christ.
Demandez à la personne si elle a bien compris ce que vous lui avez dit.
Si elle accepte de se confesser, de se détourner du péché et de croire le Sauveur pour son salut éternel, faites la prier et demander à Dieu de lui pardonner.
La prière de confession.
Devrions-nous prier la traditionnelle prière du pécheur avec quelqu’un que nous croyons être disposé à se détourner du péché et à recevoir le Christ ?
Peut être qu’une analogie nous éclairera sur ce sujet :
Si quelqu’un que vous connaissez commet un adultère, le conduiriez-vous à sa femme et lui diriez vous ; « Répètes après moi : « Je suis vraiment désolé. Je n’aurais pas dû coucher avec cette femme ».
Il est plus que probable que vous ne le feriez pas.
Si quelqu’un vous dit qu’il veut prier là, tout de suite, encouragez-le.
Vous pourriez dire : « Vous pouvez priez maintenant. Confessez et détournez-vous de vos péchés, et ensuite, dites à Dieu que vous placez votre foi en Jésus comme Seigneur et Sauveur de votre vie. Donnez-lui votre cœur. Une fois que vous aurez prié je prierai pour vous ».
Assurez-vous que la personne possède une Bible (Donnez en lui une si nécessaire), et encouragez la à la lire chaque jour et à la mettre en pratique.
Encouragez la aussi à fréquenter une église qui croit en la Bible et qui est centrée sur le Christ.
Si la personne ne vous invite pas à prier avec elle, laissez-la partir, mais encouragez-la à penser à votre conversation et à mettre son coeur en ordre avec Dieu le plus rapidement possible.
Vous pouvez alors la laisser entre les mains d’un Dieu fidèle qui continuera à lui parler au travers de son Esprit Saint et qui la conduira à une véritable repentance en Son temps.
L’immune « presque Chrétien ».
Si vous avez affaire à une personne d’église qui connaît quelques versets de la Bible (Comme Jean 3 :16), vous avez probablement la rencontre la plus difficile de toutes.
La personne peut répondre à toutes les questions correctement, mais vous savez qu’elle ne vit pas comme le devrait un chrétien.
Voici quelques questions qui peuvent vous révéler son niveau de compréhension : « Êtes-vous nées de nouveau ? »
Si elle répond non, rappelez-lui que Jésus a dit qu’un homme doit être né de nouveau pour entrer dans le royaume de Dieu (Jean 3 :5).
« Quand avez-vous lu la Bible pour la dernière fois ? ».
Si elle vous répond que cela fait longtemps, exprimez votre inquiétude en disant : « Que penseriez-vous si vous envoyiez des lettres d’amour à votre femme et qu’elle ne prenne jamais le temps de les lire ? Vous commencerez à penser qu’elle n’est pas très intéressée par vous. Dieu vous a envoyé 66 lettres et vous les lisez rarement. Que doit-il conclure de votre amour pour lui ? »
Encouragez la personne à s’examiner pour voir si elle est dans la foi (2 Cor. 13 :5).
S’il n’y a pas de signes de nouvelle vie, s’il n’y a pas de fruits qui indiquent qu’elle est une enfant de Dieu, demandez lui ; « Vous considérez-vous comme étant une bonne personne ? » Si elle dit oui, quelque chose n’est pas normal et vous devriez la conduire au travers de la présentation de la loi.
Comment faire avec Mémé ?
Quelqu’un qui venait juste de lire cet enseignement m’a dit ; « Je comprend ce que vous dites et je suis d’accord avec vous.
Disons que je suis en route pour aller témoigner à ma grand-mère qui croit être chrétienne mais qui ne l’est pas.
Cela veut-il dire que je devrais lui dire : « Mémé, as-tu déjà regardé quelqu’un avec envie ? »
Bonne question.
La réponse est définitivement oui et non.
Voilà comment vous pouvez dire ce que voulez dire sans paraître irrespectueux.
Premièrement, commencez gentiment la conversation en lui demandant si elle vient d’une famille chrétienne, si elle fréquentait une église, etc.
Et puis dites lui ; « Tu sais ce qui m’a convaincu que j’étais un pécheur ? C’est les dix commandements. Je n’avais auparavant jamais réalisé que Jésus a dit : « quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur ». Je ne savais pas que Dieu voit toutes les pensées de notre vie. Mémé, penses-tu avoir gardé les dix commandements ? Te considères-tu comme une bonne personne ? »
Quand elle vous répond qu’elle est une bonne personne, dites lui ; « Bien, regardons à quelques uns des dix commandements pour voir si tu les as gardés ».
Mais surtout, Gardez toujours à l’esprit que vous n’êtes pas seul dans votre témoignage. Non seulement vous avez l’Esprit Saint pour vous aider, mais vous avez aussi la conscience de votre grand-mère qui travaille avec vous.
Le sujet de la souffrance.
Si quelqu’un vous demande, « Pourquoi y a-t-il tant de souffrances ? Des petits enfants naissent déformés, des gens meurent de terribles maladies, il y a des tremblements de terres et des tornades qui font des ravages. Tout ceci prouve que Dieu n’existe pas. Nous sommes tout seul. »
Comment répondre ?
Très souvent je raconte l’histoire suivante ;
« Trois philosophes sont assis dans un avion pendant un vol de nuit.
Le premier dit : « J’ai entendu dire que pendant la nuit, alors que la plupart d’entre nous dormions profondément, des terroristes ont pénétré dans le cockpit et c’est eux qui maintenant pilotent l’avion ».
Au moment même où il parlait, l’avion plongea brusquement sur la gauche et projeta un grand nombre de passagers contre la paroi, blessant quelques uns d’entre eux.
Une fois que le deuxième homme retrouva son calme, il dit : « A cause de ce qui vient de se passer, je ne crois pas que cet avion ait été dessiné ou construit ».
Malgré le ridicule de son affirmation, il continuait à prétendre que l’avion dans son ensemble (les sièges, les fenêtres, l’éclairage, la climatisation, les moteurs etc.) était apparu par accident.
Alors que le troisième philosophe commençait à répondre, l’avion plongea brusquement vers la droite.
Cette fois ci, le choc fut si violent que plusieurs passagers furent sérieusement blessés et deux personnes âgées tuées.
L’homme était visiblement secoué, mais il pu quand même partager sa pensée sur ce qui arrivait. Il croyait que tout allait bien dans le cockpit.
A ce moment là, quelqu’un passa une note écrite à la main au premier homme ; « Pirates de l’air ! Nous allons tous éjectés de l’avion. Parachutes sous sièges. Mettez-les maintenant. Soyez prêts sauter ! ».
Alors qu’il lisait ses mots, ses yeux s’élargirent. La note confirmait que quelque chose n‘était pas normal. Il regarda rapidement sous son siége et enfila le parachute, puis il passa la note au second philosophe.
Le deuxième homme lit la note, sourit et dit : « Cette note n’est même pas grammaticalement correcte. « Parachute sous sièges » n’est pas une phrase complète….. » Avec ça, il froissa la note et la jeta au sol.
Le troisième homme, encore tout secoué par les derniers événements, ramassa la note et la lit.
Il dit : « Elle me parait vraiment authentique. Elle est écrite sur un papier à en tête de la compagnie aérienne.
Ce qui se passe avec ces plongeons répétés ne fait que confirmer que quelque chose ne tourne pas rond……Oui, je pense que maintenant je crois que quelque chose ne tourne pas rond. »
Il s’enfonça profondément dans son siège, mais ne prit pas la peine de mettre le parachute et ne passa pas la note aux autres passagers.
Voila les trois réactions communes au message de l’évangile.
Le premier passager est le véritable converti. Il comprend que le problème de la souffrance (maladies, douleurs et mort) démontre que quelque chose ne tourne pas rond. La prise de conscience qu’il doit sauter au travers de la porte de la mort le pousse à croire au Sauveur (Mettre le parachute, le seul moyen d’être sauvé).
Le deuxième homme est un athée. Il se sert du problème de la souffrance pour faire un saut illogique dans la philosophie qu’il n’y a pas de Dieu.
Malgré toutes les preuves, il s’accroche à la croyance que toute la création, avec ses fleurs, ses oiseaux, le soleil, la lune, le royaume animal, le beauté des saisons, l’incroyable variété de fruits succulents, etc. est arrivée par accident.
La notion qu’un tel raisonnement frôle l’insanité n’entre même pas dans sa pensée irréfléchie et amoureuse du péché.
Il ne se soucie même pas d’étudier les avertissements des écritures.
Il s’élève au dessus de la pensée de son créateur et il devient arrogamment critique envers la parole de Dieu.
Il maintient qu’elle est pleine d’erreurs et qu’on ne peut s’y fier.
Le troisième personnage est une personne ordinaire. Elle croit en Dieu.
Elle croit même ce que dit la Bible. Elle est facilement convaincue que quelque chose ne va pas entre Dieu et les hommes….mais ne voit pas l’urgence de se revêtir du seigneur Jésus, le Christ.
Comment pouvons-nous réveiller ces deux hommes ?
Pour la réponse, retournons dans l’avion.
Le premier homme devrait demander aux deux autres philosophes de regarder par la fenêtre pendant un instant et puis penser à sauter de plus de 3 000 mètres d’altitude.
Leur connaissance de l’inflexibilité de la loi de la gravité devrait les réveiller et à partir de là, la logique devrait faire son travail.
La réalité de leur situation délicate devrait les faire regarder sous leur siège pour le parachute.
Le sujet de la souffrance ne devrait pas être évité par un chrétien.
Ce sont les preuves flagrantes que l’homme a rejeté Dieu, tout ne va pas bien à bord de l’avion.
La réalité de la souffrance travaille pour notre cause, et non contre.
Toutes ces choses, douleurs, maladies, sécheresse, tornades, tremblement de terre, etc. devrait provoquer la personne à enquêter sur ce qu’affirme « la note », la parole de Dieu et à être attentive à ses conseils.
L’ultime agent convainquant, bien sur, est l’inflexible loi de Dieu.
La connaissance de la loi et des terrifiantes conséquences pour avoir transgressé ses préceptes devraient permettre à la crainte de rentrer en scène, et la logique devrait alors pousser le pécheur à rechercher le sauveur qui est mort puis s’est élevé d’entre les morts afin qu’il soit sauvé.
La place de l’apologétique.
Bien que l’apologétique (La défense systématique de la foi) joue un rôle important en évangélisation, il est vital de réaliser que, pour atteindre les égarés, sa fonction est limitée.
Si nous limitons notre évangélisation à débattre sur l’existence de Dieu, l’inspiration des écritures, l’age de la terre, etc. nous sommes comme un pêcheur qui part pêcher avec des appâts mais sans hameçon.
Même s’il peut attirer les poissons, ils finiront gros, heureux, et finiront par s’échapper.
La fonction de l’appât est d’attirer les poissons et de cacher l’hameçon.
Quand le poisson se rapproche, le pêcheur tire l’hameçon dans la mâchoire et attrape le poisson.
L’apologétique est l’appât, et l’hameçon est la loi de Dieu.
C’est la loi qui fait appel à la conscience de l’homme et qui conduit à la connaissance du péché.
Le ton de la voix.
Il est primordial de demander à Dieu une attitude, un esprit et un ton approprié pour nos rencontres.
Nous ne voulons pas paraître comme un « je sais tout » ou un arrogant.
Notre attitude devrait être une humble compassion mélangée avec une profonde inquiétude.
Soyez résolus mais doux. Ne soyez pas hautains ou condescendants avec vos arguments.
Nous sommes appelés à parler avec douceur et respect, comme un docteur compatissant avec un malade.
Nous ne devrions jamais nous mettre en colère ou même élever la voix.
Nous avons la liberté de parler franchement si notre auditeur ressent que nous venons avec amour et préoccupation.
Expression.
Faites attention à votre langage corporel.
Ne pointer pas le doigt en le jugeant.
Ne vous élevez pas au dessus des gens, mais asseyez-vous à côté d’eux.
N’ayez pas un sourire vaniteux comme si vous gagniez un argument et ne croisez pas vos bras comme si vous grondiez un enfant.
Souvenez-vous, plus que tout, que vous êtes seulement un ancien pécheur sauvé par la grâce de Dieu, plaidant avec les autres pour qu’ils viennent au Christ.
Pratique.
Vous venez de lire ces principes et vous pensez peut-être que vous ne pourrez pas vous souvenir de toutes ces informations.
Ne vous inquiétez pas. Souvenez-vous simplement des numéros 1, 2, 3 et 4 de base et mettez les en pratique. Trouvez-vous un ami et répétez.
Vous avez bien dû pratiquer tout le reste dans votre vie…..marcher, écrire, lire, monter à bicyclette, conduire une voiture. L’évangélisation n’est pas différente.
Une fois que vous aurez mémorisé les quatre (1, 2, 3 et 4) questions de base et que vous commencerez à les mettre en pratique, vous débuterez alors une incroyable aventure évangélique.
Vous serez étonnés de constater que les réponses de vos auditeurs sont très prévisibles.
En un rien de temps, partager votre foi deviendra votre seconde nature. Dieu sera avec vous à chaque étape du chemin.
Commencer à témoigner de Jésus, le Christ, est une disposition de votre pensée.
Ce qui suit est un scénario que vous pouvez mettre en pratique afin de vous aider à démarrer :
Imaginez que vous êtes dans le jardin de Gethsémani.
Vous vous agenouillez en priant et transpirez de grosses gouttes de sang à la pensée de partager votre foi.
Dites maintenant : « Pas ma volonté, mais que la tienne soit faite ».
Cet exercice vous disposera à renoncer à vous-même et à vous charger quotidiennement de votre croix.
Vous devez seulement supporter le reproche de la croix pour un court instant.
Un jour viendra où vous l’échangerez pour une couronne.
Si vous avez traité vos craintes dans le jardin, à chaque fois que la crainte frappera à votre porte, vous pourrez envoyer la foi pour lui répondre.
Quand votre « trouillard » de cœur vous dira : « Tu ne peux pas », ignorez tout simplement ses chuchotements et dites : « J’ai traité le problème dans le jardin, maintenant je peux tout faire en Christ qui me fortifie ».
La prochaine fois qu’un démarcheur vous appelle au téléphone, vous serez tentés de vous débarrasser de lui en disant, « Je suis très occupé, laissez moi votre numéro et je vous rappellerais plus tard ».
Résistez à la tentation et pensez à la volonté de Dieu, pas la votre.
Il ne fait aucun doute que durant toute la journée on raccroche au nez de ces pauvres vendeurs, on s’en moque, on les insulte etc.
Alors laissez votre petite lumière briller au travers du téléphone.
Driiiing, Driiiiing,
Vous décrochez :
« Bonjour, mon nom est Paul, j’ai une très bonne affaire pour vous. Cela ne vous coûtera rien. J’ai simplement besoin de votre nom et votre adresse. »
Répondez ; « Bonjour, Paul. Ca fait plaisir de vous entendre. Avez-vous eu une bonne journée ? ».
Ecoutez sa réaction car votre véritable chaleur le choquera très certainement.
Puis demandez lui : « Vous considérez-vous comme étant une bonne personne ? »
……Et puis si jamais vous vous emmêlez les pinceaux, dites : « Je dois raccrocher, au revoir ».
Ne restez pas dans la tombe morte du silence.
Demandez à Dieu d’envoyer ses anges pour faire rouler au loin la pierre de la crainte.
Puis sortez de la tombe.
S’il vous plait, nous avons besoin de vous.
Ce chapitre peut vous paraître compliqué, mais il ne l’est pas.
Laissez-moi partager une rencontre d’évangélisation type.
Ma femme et moi étions récemment dans une grande surface.
Le vendeur était très serviable. Pendant qu’il nous servait, je lui passais quelques traités d’évangélisation.
Il en fut véritablement très reconnaissant.
Il faut dire qu’ils ne ressemblent pas à des traités religieux, en particulier l’un d’entre eux qui le fit bien rire car composé de devinettes amusantes.
Pendant que nous marchions dans le magasin, je pensais ; « Si je me soucie vraiment de cet homme, je dois lui témoigner ».
Et bien sur, les excuses vinrent immédiatement : « Tu ne peux pas faire ça, et puis tu n’as pas le temps. Il sera offensé…..bla, bla, bla, ad infinitum ».
J’ignorais le chuchotement et lui dit : « Ces traités que je vous ais donnés sont des traités d’évangélisation.
Il répondit : « Heu ? »
Alors je lui dis : « Ce sont des traités chrétiens, avez-vous des origines chrétiennes ? »
Il me dit : « Catholique »
Moi : « Vous considérez-vous comme étant une bonne personne ? »
Lui : « Oui, bien sur »
Moi : « Puis-je vous poser quelques question pour voir si c’est vrai ? ».
Lui : « Bien sur »
Moi : « Avez-vous déjà menti ? »
Lui : « Oui ».
Moi : « Qu’est ce que cela fait de vous ? »
Lui : « Un menteur »
Moi : « Avez-vous déjà volé quelque chose ? »
Lui : « Oui »
Moi : « Qu’est ce que cela fait de vous ? »
Lui : « Un voleur »
Moi : « Jésus a dit que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Avez-vous déjà fait ça ? »
Lui : « Oui »
Moi : « Le jour du jugement serez-vous innocents ou coupables ? »
Lui : « Coupable »
Moi : « Irez-vous au paradis ou en enfer ? »
Lui : « Quelque part entre les deux »
Moi : « Il n’y a pas de tel endroit »
Lui : « Ben……, en enfer »
Ses yeux étaient grand ouverts et son visage sobre, je lui dis alors : « Savez-vous ce que Dieu a fait pour que vous puissiez éviter d’aller en enfer ? »
Comme il me répondit qu’il ne savait pas, je le guidais donc au travers de la bonne nouvelle.
Quand il entendit le pardon de Dieu et le don de la vie éternelle, son expression faciale changea et il dit : « Wouah !!! »
Il n’était pas offensé et aucune de mes craintes ne s’était réalisée.
Je lui demandais alors s’il possédait une Bible et le quittais en lui donnant quelques littératures.
Tout ceci se passa en deux minutes.
Trouvez un autre cheval.
Il est très important de réaliser que vous allez aussi expérimenter ce qui semble être des échecs.
J’ai distribué des centaines de milliers de traités d’évangélisation.
J’ai vu beaucoup de personnes réagir très positivement.
Cependant, si j’obtiens un millier de résultats positifs et que j’en obtiens un de négatif, je ne sais pas pourquoi, mais c’est le résultat négatif qui restera dans ma tête.
Si quelqu’un me répond froidement : « Non merci », cela va droit dans mon cœur.
Je ne me suis jamais habitué au rejet.
Quand le rejet vous désarçonne de votre cheval évangélique, ne restez pas dans la boue. Debout. Dites : « Il faut que je trouve un autre cheval ! ».
Et continuez à atteindre les égarés jusqu'à ce que ce sentiment de rejet soit perdu dans la poussière de votre piste évangélique.
L’échec fait souvent parti de l’apprentissage.
En août 2003, Kirk Cameron, mon associé Mark Spence et moi-même étions à Ottawa au Canada à l’invitation de notre agent Canadien, le pasteur Chris Curry, pour diriger un séminaire des « Voies du Maître ». Kirk nous laissa car il avait un autre engagement, mais Mark, Chris et moi sortions en ville pour chercher des interviews potentielles pour notre programme de télévision.
La plupart des chrétiens sont un peu craintifs quand il s’agit d’approcher des étrangers, c’est la raison pour laquelle je voulais démontrer comment, en fait, c’est très facile.
La clef était de créer une atmosphère décontractée.
Je devais simplement approcher des étrangers (portant un microphone caché), me lier d’amitié avec eux (en leur donnant un traité), et ensuite leur expliquer ce que nous faisions.
C’est seulement à la fin de notre entretien que nous leur demandions l’autorisation d’utiliser le film.
Alors que j’étais devant la camera, j’essayais de paraître décontracté et je dis ; « Je vais vous montrer comment il est facile de se lier d’amitié avec des étrangers en leur donnant un traité. »
Une heure auparavant, je disais la même chose, mais au moment même où je terminais ma phrase, un jeune homme remarqua la camera et, furieux, se précipita vers nous le point levé vers le ciel.
Il était vraiment comme un fou.
Plus tard, il nous dit qu’il croyait que nous étions des policiers et suggéra que, la prochaine fois, Mark enlève ses lunettes noires parce qu’elles le faisaient ressembler à un flic.
Cette fois ci, Mark ne portait pas de lunettes et la camera ne pouvait pas être découverte.
Quatre jeunes étaient assis le dos vers nous.
Nous nous positionnâmes discrètement derrière eux et je fis mon introduction.
C’était simplement une affaire de savoir comment approcher des étrangers et une fois après avoir démontré comment cela était facile, je devais appeler Mark pour qu’il leur fasse signer l’autorisation d’utiliser la vidéo et ensuite les interviewer au sujet des choses de Dieu.
Alors que j’approchais les jeunes gens, leur chien s’avança vers moi d’un air menaçant.
Il avait le même regard que le jeune homme avec le point levé vers le ciel.
Cela n’aida pas à rendre l’atmosphère aussi détendue que je l’aurais souhaitée.
Heureusement, son propriétaire l’appela et s’excusa pour l’attitude territoriale de son chien.
Alors que je saluais les quatre jeunes gens, un argument éclata derrière moi, entre l’un d’entre eux et un autre gars qui venait de rejoindre le groupe.
Ceci non plus n’aida pas à garder l’atmosphère détendue, surtout qu’en fait, il était évident qu’il s’agissait d’une histoire de drogue.
En deux seconde, deux hommes plus âgés rejoignirent le petit groupe.
Ces deux là ressemblaient à des trafiquants. L’un d’entre eux avait définitivement une expression nerveuse.
L’autre avait une longue barbe rousse. Mr Nerveux me demanda qui j’étais et ce que je faisais là.
Il y avait de l’impatience dans sa voix. Puis il remarqua la camera.
Oulala !!! Ceci n’aida pas ses nerfs (ni les miens).
Mark réalisa qu’il venait d’être découvert et perçu une certaine tension dans l’air, il positionna alors Chris en face de lui avec le microphone, pour donner l’impression qu’il ne me filmait pas.
L’air était électrique. Je regardais maintenant directement nos deux trafiquants qui me demandaient expressément qui j’étais et pourquoi nous les filmions.
Chris, qui était devant la camera, ne semblait réussir à les tromper.
Je m’aperçu soudainement que quelques six centimètres de fil du microphone, qui devaient être cachés sous ma chemise, étaient visibles.
Quelques temps plus tôt, un ami m’avait offert une carte de visite plastifiée avec en gros caractères les initiales R.G. imprimés sur le drapeau Français.
En tout petit caractère, il était écrit Réveil Général Français.
J’aimais cette carte et la plaçais dans la partie photo de mon portefeuille de façon à ce qu’on puisse clairement la voir.
J’étais excité à l’idée de passer pour un agent des renseignements généraux. Mais là, je n’étais pas dans une bonne situation.
Je jetais un coup d’œil vers Chris pour chercher une certaine consolation que je n’étais pas seul dans cette situation très tendue.
Tout ce que je pouvais voir, c’était Chris qui se faisait interviewer.
Il me semblait que Mark pensait que ce que je faisais était ennuyeux et que Chris ferait une meilleure interview.
Je commençais alors à essayer d’expliquer ce que je faisais, quand un des trafiquants, furieux, me dit. « Tu es un imposteur !!!! ».
Il avait sans doute vu le fil du microphone qui dépassait de ma chemise.
S’ils m’attrapaient et trouvaient mon portefeuille avec la fameuse carte de visite des services secrets, ils n’allaient pas se soucier des petits caractères.
Je pensais ; « Bravo, je ne vais pas être tué pour ma foi, mais pour être un agent secret…..et cela ne va même pas être filmé !!!! »
Soudainement, celui qui discutait dit : « Je me casse d’ici ! ».
Son ami à la barbe rousse me regarda, et le suivit.
L’argument derrière moi venait de se terminer, je me tournais alors vers les trois jeunes gens qui étaient toujours en train de regarder les traités et je commençais à leur partager ma foi.
Ils étaient tellement ailleurs qu’ils n’avaient probablement aucune idée de ce que je leur partageai.
Heureusement, l’incident fut entièrement enregistré, montrant comment il est facile d’approcher des étrangers, et de s’en faire des amis en utilisant des traités.
La morale de l’histoire est la suivante :
Si vos efforts ne réussissent pas du premier coup, continuez jusqu'à ce que vous y arriviez.
Vous n’aurez pas à chaque fois un succès enthousiaste, mais même planter une graine peut plus tard donner de bons fruits.
Si vous suivez les quatre fameuses questions et que vous permettez à la loi de faire son travail de préparation du sol des cœurs endurcis, vous commencerez à voir des gens répondre avec la repentance.
Souvenez-vous que vous pouvez tout faire en Christ qui vous fortifie.
« Il n’y a pas de sujet où l’homme ait fait une plus grande erreur que celui de la relation qui existe entre la loi et l’évangile »
Charles H. Spurgeon . 1834 - 1892
Oubliez Jonas
La plupart d’entre nous qui connaissons le Seigneur sommes conscients que nous n’avons pas besoin de commettre un suicide intellectuel pour devenir chrétien.
Bien que le fait d’indiquer au monde que les écritures sont scientifiquement et archéologiquement correctes, puisse nous consoler, il y a quelque chose de très important que nous devons comprendre quand nous choisissons de prendre « la route intellectuelle ».
Nous devrions seulement l’utiliser comme bretelle vers « l’autoroute de la conscience ».
Si nous n’apprenons pas à accélérer dans la bretelle et à nous engager rapidement dans la file qui doit nous conduire à notre destination (la conversion d’un pécheur), nous provoquerons toutes sortes de congestion.
Recourir à l’intellect devrait simplement être un moyen d’arriver à ces fins là.
Discutons un instant avec Mr Fierdecoeur Albert.
Il est un prétendu intellectuel qui maintient que la Bible est remplie d’erreurs.
Par exemple, 1 Roi 4 :26 nous indique que « Salomon avait quarante milles stalles pour les chevaux de ses chars et douze milles cavaliers ».
Mais voilà que 2 Chr. 9 :25 diverge sur le compte : « Salomon avait quatre milles stalles pour les chevaux destinés à ses chars et douze milles cavaliers ».
Albert demande cyniquement, « Etait-ce quatre milles ou quarante milles stalles ? Un de ces deux versets est très certainement faux ».
Vous lui expliquez que vous croyez qu’il ne s’agit pas d’un seul récit.
Ce sont deux récits différents de deux différentes périodes dans la vie de Salomon.
Mais Albert ne marche pas. Il sourit cyniquement, remue sa tête d’une manière condescendante, et vous indique une autre erreur…….Et il en a plein !!!
Albert croit même qu’un jour viendra où la science découvrira les os d’un mâle juif de trente trois ans qui fut crucifié en dehors des portes de Jérusalem.
Il dit que les os seront datés de deux milles ans.
Il rit et dit : « Et alors, que ferez vous ? Je suis certain que malgré toutes les preuves, vous continuerez dans votre foi aveugle. Aucun doute. »
Vous vous sentez embarrassé.
Il vient juste de vous vider de votre dignité intellectuelle.
Vous voulez lui répondre ; « S’il vous plait, ne me classifiez pas comme un fondamentaliste chrétien sans cervelle, je ne suis pas stupide ».
Vous voulez le convaincre que la chrétienté est intellectuelle, mais vous n’y arriverez jamais, pour une simple raison.
Disons que vous répondiez adéquatement à toutes les questions cyniques d’Albert.
Vous l’époustouflez avec de puissants arguments, en utilisant des preuves archéologiques et scientifiques.
Vous l’avez époustouflé intellectuellement.
Tout ce qu’il vous reste à faire maintenant, est de le convaincre que Noé a réellement construit une arche et qu’il a accueilli les animaux deux par deux, que Jonas a vraiment été avalé par un poisson, que Salomon a tué milles hommes avec un os de mâchoire d’âne, que Daniel était vraiment dans une tanière de lions, que Moise a vraiment divisé la mer rouge en deux, et qu’Adam et Eve se promenaient nus…et mangèrent de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Pouvez-vous lui prouver tout ça ?
Observez ce que disait Paul sur comment persuader les hommes au sujet de Dieu :
« Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu » (1 Cor. 2 :1).
Pourquoi Paul n’éblouissait pas ses auditeurs avec des discours éloquents et des connaissances intellectuelles ?
Des étudiants de la Bible qui ont étudié ses lettres nous disent que Paul était extrêmement capable intellectuellement.
1 Cor.2 :5 nous dit pourquoi il restait intentionnellement éloigné de la sagesse du monde : « Afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu ».
Si les pécheurs sont convertis par l’intellect (l’intelligence des hommes), ils s’éloigneront par l’intellect.
S’ils sont simplement « argumentés » dans la foi, ils seront aussi facilement « argumentés » à en sortir dès qu’un étudiant estimé trouvera les preuves que « les os de Jésus ont été retrouvés ».
Cependant, si les pécheurs sont convertis par « la puissance de Dieu », ils seront gardés par « la puissance de Dieu ».
Aucun argument intellectuel ne pourra les faire vaciller parce qu’ils connaîtront le véritable changement de vie dû à leur conversion, et leur foi sera sécurisée dans le « Rocher des Ages » éternellement solide et sûr.
Si nous voulons atteindre les égarés, nous devons arrêter de croire que nous devons être des « je connais tout intellectuellement » et nous devons arrêter de perdre notre temps à argumenter chaque erreur présumée de la Bible.
Pensez plutôt à quelque chose d’infiniment plus important……le salut éternel des pécheurs.
Pensez-y, Dieu pourrait résoudre chaque argument intellectuel en un instant, il pourrait répondre à toutes les questions possibles et inimaginables, mais il a choisi autrement.
Il a permit aux choses improuvables d’exister, afin que l’arrogant les utilise comme excuses pour Le rejeter, mais que le modeste les accepte par la foi quand il Lui cède sa vie.
Nous devons nous « dépouiller nous-même » (Phi. 2 :7).
Il s’humilia lui-même en devenant semblable aux hommes.
Il voyagea, lui le Roi des Rois, sur le dos d’un âne.
On ne peut pas se mettre plus bas.
S’il a pu s’humilier pour notre salut, ne devons-nous pas faire de même pour le salut du monde.
Voici l’âne sur lequel Dieu, dans sa grande intelligence, a assis l’Eglise : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu ».
Dieu a choisi une voie unique pour accorder la vie éternelle à l’humanité.
Contrairement à tout ce que nous pouvons achever dans ce monde, dans le royaume de Dieu personne ne pourra se vanter d’avoir mérité le salut (Eph.2 :8-9).
Il y a plusieurs années, je m’occupais d’un club d’enfant.
Un jour, je demandais à une centaine d’enfant de s’aligner pour une distribution de bonbons.
Il y eu un empressement immédiat, et la file s’organisa d’elle-même en ce que je vis comme une ligne d’avidité.
Les enfants les plus grands, les plus égoïstes, étaient en début de file, et les plus petits, les plus timides étaient en fin de file.
Je fis alors quelque chose qui me donna beaucoup de satisfaction.
Je leur dis de faire un demi tour sur place, ce que tous firent, puis je leur dis de rester là ou ils se trouvaient.
Je pris alors un énorme plaisir en allant à l’autre bout de la file pour donner les bonbons aux petits enfants timides en premier.
Dans le monde, les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres, et ceux qui peuvent accomplir, accomplissent.
Mais Dieu nous fait savoir qu’il est allé à l’autre bout de la file avec le message de la vie éternelle.
Comment a-t-il fait cela ?
Simplement en choisissant ce qui est faible et méprisé.
Vous pouvez en avoir la preuve en demandant à un arrogant sceptique : « Croyez-vous que les récits Bibliques suivants sont réellement arrivés ? Adam et Eve, Jonas et le poisson, Josué et la muraille de Jéricho, Samson et ses longs cheveux, Daniel dans la tanière des lions, Moïse et la mer rouge ? »
Bien sûr qu’il ne les croit pas.
Croire de telles histoires fantastiques voudrait dire qu’il doit renoncer à sa dignité intellectuelle.
Qui ferait ça ?
Je vais vous dire qui : Ceux qui ont compris que Dieu a choisi les choses folles, faibles, déshonorantes et méprisées de ce monde pour confondre ceux qui pensent être sages.
Et, au passage, aucun de ces récits Bibliques n’a été, ni ne sera jamais, réfuté.
Il peut paraître humiliant de ne pas avoir la réponse à toutes les questions, mais apprenez à vous détendre en étant assis sur ce modeste âne.
Croyez Dieu.
Sa parole est certaine et vraie.
Cette humble bête de somme est en train de faire une véritable entrée triomphale.
C’est la voie du salut.
Alors, dans votre cœur, dites : « Beni soit le nom du Seigneur » parce que vous savez que c’est la voie qui mène le pécheur perdu au Calvaire.
Il ne peut pas être sauvé par son intellect.
Il doit être atteint par sa conscience, pour être conduit au Sauveur, vidé de sa vanité, assoiffé de la justice de Dieu qui vient par la foi.
Chacun d’entre nous doit s’humilier, être condamné, puis être crucifié avec le Christ, de sorte que nous puissions être ressuscités dans sa similitude.
Il n’y a pas d’autre voie.
Je le répète encore, un pécheur ne peut pas garder sa dignité s’il veut entrer par la porte du royaume de Dieu.
C’est trop modeste pour le digne, le distingué et le fier.
Ils doivent s’humilier et devenir comme des petits enfants (Marc 10 :15).
Ceci ne veut pas dire qu’il faille croire des choses fausses, mais plutôt croire la parole de Dieu même quand nous ne sommes pas encore capables de la prouver intellectuellement.
La raison pour laquelle un chrétien peut croire de tout son cœur la parole de Dieu (même en face de soi disantes preuves qui la réfutent) n’est pas qu’il a choisi d’ignorer son intellect, mais parce qu’il connaît la vérité transformante de la parole de Dieu au travers de la conversion.
La dignité intellectuelle et le cœur fier sont un tandem de première classe.
Si vous ne me croyez pas, prenez le temps de partager votre foi avec un universitaire séculier.
La Bible nous dit que « la connaissance enfle » (1 Cor. 8 :1), et c’est justement dans nos collèges que vous trouverez beaucoup d’étudiants enflés d’orgueil pour ce qu’ils croient savoir.
Dieu résiste à ceux qui sont fiers dans leurs cœurs ; Il les a en abomination (Pro. 16 :5).
Arrêtons donc d’essayer d’accommoder les pécheurs en satisfaisant leur intellect. Si vous voulez les voir sauvés, la loi doit les humilier.
Charles Spurgeon a dit : « Il doit y avoir une véritable et profonde conviction de péché. C’est ce à quoi le prédicateur doit travailler pour produire, parce que là où ce n’est pas ressenti, il n’y a pas eu de nouvelle naissance. »
Alors accélérez et adressez vous rapidement à la conscience.
Demandez simplement : « Vous considérez-vous comme étant une bonne personne ? »
Enfermez les sous la loi.
Montrez leurs qu’ils ont péché contre le ciel (qu’ils y croient ou non, leur conscience affirmera sa vérité), et que la justice éternelle réclame leur sang plein de péchés.
La loi de Dieu est semblable à la lame affûtée d’une guillotine qui tombe promptement sur le cou raide et inique du pécheur.
Il n’a pas le temps d’argumenter.
Rencontrez le docteur Connaitjuste.
Docteur Connaitjuste a un patient au cœur obstiné dans une pièce isolée.
L’homme a une maladie rare qui le tuera s’il ne respire pas de l’oxygène pure.
Mais ce patient obstiné ne voit pas le danger.
Il refuse de croire le diagnostic du docteur, il ne veut pas respirer au travers d’un masque à oxygène.
Par contre, il est consumé par quelque chose qu’il trouve bien plus intéressant….il nourrit sa tête avec des programmes de télévision « cochons ».
Docteur Connaitjuste ne panique pas.
Il n’essaie même pas d’argumenter.
Il quitte simplement la pièce, ferme la porte hermétiquement, et coupe l’arrivé d’air.
Il attend derrière la porte vitrée. Le scénario est très prévisible.
Son patient commence à gesticuler. Puis il essuie des gouttes de sueur sur son front.
Sa respiration commence à peiner, il est alors distrait du programme de télévision.
Il regarde le niveau d’oxygène. Puis, il tente de se soulever, de reprendre son souffle.
Soudainement il bondit sur le tuyau d’oxygène, ajuste le masque sur son nez et sa bouche. Il commence alors à respirer normalement.
Le docteur Connaitjuste chuchote : « ça ne rate jamais…..la volonté de vivre est prédominante »
Il est important de réaliser que certaines personnes ont de véritables entraves intellectuelles à la foi, et elles devraient toutes être adressées.
Cependant, le dilemme d’Albert Fierdecoeur est un peu plus profond.
La Bible nous prévient que dans les derniers jours les hommes se moqueront et diront qu’il n’y a jamais eu de déluge (Malgré la montagne de preuves).
Nous sommes mêmes prévenus que leur motivation pour être « volontairement…..ignorants » est leur amour pour la convoitise (2 Pierre 3 :1-7).
Non, Albert Fierdecoeur n’a pas vraiment un problème intellectuel avec la chrétienté.
Il a un problème avec son propre cœur. Il aime le péché. Il le boit comme de l’eau.
C’est à cause de ça qu’il n’est pas concerné par son salut éternel.
Sa pensée est consumée par quelque chose de bien plus intéressant.
Il se nourrit des plaisirs succulents du péché.
Ne paniquez pas. N’argumentez pas avec eux. Mais tournez le bouton qui coupe l’arrivée d’air.
Apprenez à faire ce que Jésus faisait. Utilisez la loi (Marc 10 : 17-22).
Andrew Murray a écrit :
« Pour convaincre le monde de la réalité de la chrétienté, il doit être premièrement convaincu de péché. C’est uniquement le péché qui rend le Christ intelligible. Montrez au pécheur la nature du péché en le faisant passer par les dix commandements. La réaction sera très prévisible. Regardez-le commencer à gesticuler alors que sa conscience fait son travail. Regardez la sueur couler sur son front. Regardez la crainte dans ses yeux alors qu’il commence à comprendre son péril. L’Esprit Saint réalise fidèlement son merveilleux travail. Il convint les pécheurs que la colère de Dieu est sur eux……et qu’il y a un enfer avide, affamé sous eux (Jean 16 :8). A moins de s’humilier, de se repentir, et de croire en Jésus, le Christ, ils périront. La lame affûtée comme un rasoir de la justice éternelle demeure sur eux (Jean 3 :36). Oubliez Jonas et la baleine. On se moque de savoir combien d’écuries avait Salomon. Si vous ne pouvez pas répondre à ces questions, ne vous en faites pas. Jésus n’a pas répondu à toutes les questions que lui posaient les septiques (Matthieu 21 :27). Mais il a accéléré le passage de l’intellect à la conscience en adressant les réelles issues qui séparent les gens de Dieu. Nous devrions faire la même chose. »
C’est la connaissance du danger qui fait qu’un pécheur amoureux du péché pantelle pour la vie et s’accroche au Sauveur qui nous donne la vie.
Une fois que vous aurez vu cela arriver plusieurs fois, vous aussi chuchoterez : « ça ne rate jamais…….La volonté de vivre est prédominante ».
Prends les deux tablettes et appelles moi quand tu seras en deuil.
Pourquoi y a-t-il si peu de soldats en ligne de front dans le corps du Christ ?
Plusieurs disent qu’ils aiment Dieu, lisent la parole, prient et louent Dieu avec passion, mais il en est si peu qui possèdent ce que Spurgeon appelle « une profonde tendresse, une profonde compassion ».
Ces personnes portent en elles, dans leurs âmes, une certaine angoisse au regard du sort des perdus.
Elles font fi de leur confort et cherchent à sauver les perdus par tous les moyens possibles. « L’amour du Christ les presse » (2 Corinthiens 5 :14).
Le mot grec traduit par « presse » indique que l’amour de Dieu les arrête, les préoccupe et les pousse vers les perdus.
Elles retirent leur veste de condescendance, revêtent l’armure de la lumière, et vont se battre pour gagner les âmes des hommes.
Ces ouvriers de la moisson sont ceux dont Jésus a dit qu’ils manquaient tragiquement (Matthieu 9 : 37-38).
Il nous a ordonné de prier pour que Dieu en envoie davantage.
Pendant des années, j’ai cherché à savoir ce qui forgeait ces âmes rares et courageuses.
Etaient-elles simplement des diamants qui étincelaient plus que les autres du fait d’un tempérament divin ?
Ces personnes étaient-elles nées intrépides de nature et leur témoignage courageux et zélé leur était-il venu naturellement, les faisant briller, rayonner, plus que ceux à qui une telle vertu manquait ?
Non, certains des témoins les plus zélés et les plus téméraires pour le Christ que j’ai connus sont d’un tempérament calme et d’un naturel plutôt timide.
Une nuit, vers la fin de 1994, j’ai trouvé la réponse.
Un ami, le Pasteur Mike Smalley et moi-même, nous nous trouvions dans la maison de Winkie et Faye Pratney au cœur du Texas. Winkie est un gars de Nouvelle Zélande, aussi était-ce quelque chose de spécial pour nous que de nous retrouver ensemble à dîner.
Il demanda un steak.
Winkie sortit pour mettre les steaks sur le barbecue, mais, à contrecœur, les rapporta à l’intérieur quelques minutes plus tard quand le barbecue se trouva à court de gaz.
Tandis qu’il les faisait cuire à l’intérieur, il nous expliquait qu’ils n’étaient pas aussi tendres que s’il les avait fait cuire sous la chaleur intense du barbecue.
Après quelques minutes, la maison tout entière fut remplie de fumée qui émanait de ce qu’il préparait.
Mais cela en valait la peine….les steaks fondaient dans la bouche.
Quand je fis observer la tendreté de mon steak, Winkie me dévoila son secret.
Il m’expliqua que le moyen de garder un steak tendre est de le saisir des deux côtés pendant quarante secondes sur un plat très chaud.
Ce procédé comprime et renferme le jus dans le steak.
Vous le cuisinez ensuite lentement, jusqu’à ce qu’il soit à point.
Vers trois heures le lendemain matin, ce qui produisait la tendresse de cœur tant désirée chez les chrétiens m’est « tombé dessus ».
Quand un pécheur vient sous la chaleur intense de la loi de Dieu, cette chaleur saisit, fige, retient en lui, un cœur tendre.
Voici comment cela arrive.
Tandis que la spiritualité de la loi pèse sur lui, elle lui montre le caractère extrêmement pécheur de son cœur.
Elle lui révèle que le fond même, le plus profond de sa nature est vil, que sa convoitise est un adultère, que sa haine est un meurtre, qu’il est un menteur, un voleur, et un rebelle, un pécheur égoïste et ingrat pour qui l’enfer est la seule destination appropriée.
Il commence à voir qu’il a aimé ce que son Créateur abhorre.
La loi lui montre que même ses soi disantes bonnes œuvres sont teintées d’une motivation égocentrique.
Cette connaissance, doublée du fait qu’il a grandement provoqué la colère de Dieu en transgressant Sa loi, est la chaleur qui scelle la tendresse de l’âme.
Quand la grâce est révélée, on l’embrasse comme un homme mourant de soif se saisit d’une cruche d’eau.
L’expérience de la chaleur pétrifiante de la loi le conduisant au point de la mort, combinée aux fleuves d’eau vive qui lui sont gratuitement donnés, procure la vertu d’une gratitude indicible.
Et ceci fait de lui un travailleur pour la vie.
La loi l’amène à comprendre que dans l’évangile, il reçoit un pardon si grand et qu’il est pardonné de tant de mauvaises choses, qu’à son tour il aime beaucoup, verticalement et de là, horizontalement.
Une telle tendresse ou compassion est difficile à cultiver chez quelqu’un qui possède déjà la connaissance de la grâce de Dieu en Christ.
Le fait qu’il connaisse la bonté de Dieu le prive de la peur de la colère.
Seuls ceux qui peuvent chanter, « et la grâce a calmé mes craintes », trouvent la grâce merveilleuse, éblouissante.
Voici pourquoi je crois que c’est une faute grave, que de dire à un pécheur coupable et non régénéré : « Dieu t’aime ».
Une telle connaissance ne donne pas l’occasion à la crainte d’entrer dans son cœur.
Au contraire, elle le prive de la profondeur de la gratitude qu’il aurait eu si la peur et la crainte avaient eu l’occasion de faire leurs œuvres.
C’est pourquoi les évangélistes éclairés n’ont pas peur de mettre un peu de chaleur quand ils parlent avec des pécheurs.
Ils savent que lorsque la fumée de la colère de la loi condamne le prisonnier devant leurs yeux, elle prépare en fait le cœur pour un pardon qui sera le bienvenu étant donné la peur qui étreint ce cœur.
Ils savent que les larmes que produit la crainte seront effacées par la douce main de la grâce de Dieu.
Ils savent que la douce main ne sera pas pleinement appréciée si on ne laisse pas la loi accomplir son œuvre nécessaire.
C’est la loi de Dieu qui expose le péché, et quand le péché est considéré sous la lumière pénétrante de cette loi, ainsi que nous l’avons vu, elle fait en sorte que la grâce abonde.
Le terme grec utilisé pour l’expliquer dans Romains 5 : 20 est hyperperisseuo, ce qui signifie « surabonder ».
Si j’étais un docteur qui sait que vous avez une terrible maladie, je manquerais certainement de sagesse en vous prescrivant un traitement sans vous avoir auparavant expliqué le sérieux de votre maladie.
Toutefois, je ne vous dirais pas simplement que vous souffrez de la maladie, mais je laisserais la crainte agir en vous pour votre bien.
Je m’en servirais pour vous amener à vouloir prendre le traitement.
Au moment où je vous montrerais les radios, j’observerais les gouttes de sueur perler de votre front et je me dirais : « Bien, il commence à se rendre compte du sérieux de sa maladie ».
La crainte ne va pas seulement vous amener à prendre la cure, elle vous amènera (dans les cas où la cure est reçue) à m’apprécier grandement, moi votre docteur qui vous l’ai accordée.
Un jour, je décidai de rendre témoignage à une très chère amie de ma famille qui nous rendait visite.
Son nom était Kristy, et à cette époque, elle avait treize ans.
Nous commençâmes, au cours d’une conversation fortuite, à parler de choses spirituelles.
Je lui proposais alors de lire quelque chose d’intéressant, un passage d’Apocalypse 20 sur le jour du jugement.
Je discutais ensuite avec elle, pour l’amener à comprendre l’amour de Dieu pour la justice et je lui dis que Dieu se devait de punir le péché où qu’il se trouve.
Nous avons lu d’autres passages sur les faux chrétiens et le lieu où ils passeraient l’éternité.
Elle était effrayée pour eux.
Nous avons parlé du miroir de la loi pour savoir si nous serions nous mêmes en sécurité au jour du jugement.
Après avoir parcouru les dix commandements, elle se sentit coupable et commença à confesser ses péchés secrets de vol, de mensonge, de haine, etc.
Je lui ai lu, à partir des écritures, la destinée des menteurs, des voleurs, des blasphémateurs, des calomniateurs, et des idolâtres.
Elle admit en faire partie. Elle conclu alors qu’elle serait coupable au jour du jugement et qu’elle irait en enfer pour l’éternité.
Elle était visiblement bouleversée car elle se sentait très concernée.
Je pouvais voir des larmes commencer à se former alors qu’elle tenait sa tête baissée.
De la voir réaliser son destin résolument orienté vers l’enfer brisa mon coeur, mais, dans le même temps me ravit, parce que je savais que cette fille était sur le point d’apprendre la meilleure nouvelle de toute sa vie.
La crainte et la culpabilité produites par sa conscience avaient entièrement étreint son cœur.
Le terrain était à présent prêt pour la semence de l’évangile.
Je demandai à Kristy si elle savait ce que Dieu avait fait pour qu’elle n’aille pas en enfer.
Bien qu’elle marmonna le mot : « …Pardon ?....», elle ne savait pas.
Je lui parlais de la mort et des souffrances de Jésus pour le prix de ses péchés.
Elle avait enfreint la loi, et Jésus avait payé son amende.
Je lui ai lu Esaïe 53 : 5-6.
Je lui montrais le chemin du salut par la repentance et le pardon des péchés.
Je lui demandais si elle était déjà née de nouveau.
Elle me dit que non, mais qu’elle voulait connaître le cœur nouveau promis dans les écritures, parce qu’elle craignait que même si Dieu lui pardonnait ses péchés, elle ne retombe dans le péché.
Quelle attitude merveilleuse ! Être apeurée à la pensée d’offenser Dieu…..une seule fois de plus.
Oh, bel Esprit de Dieu, je t’en prie, maintiens, soutiens cette crainte sainte en moi ! « La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse ».
Grâce à sa crainte du Seigneur, j’eu le privilège de lui détailler les merveilles de la fidélité de Dieu à créer en elle un nouveau cœur avec de nouveaux désirs, et Sa promesse de lui pardonner et de la purifier de toute iniquité (I Jean 1 :9).
Kristy pria en silence pour recevoir le pardon et un coeur nouveau et obéissant.
Alors j’ai prié pour sa protection, sa bénédiction et sa nouvelle vie en Christ.
Quand je lui ai demandé comment elle se sentait, son visage s’éclaira en un large sourire tandis qu’elle disait : « Beaucoup mieux. »
Elle me serra dans ses bras et me remercia de lui avoir parlé.
Je lui offrais une bible pour adolescents et l’encourageais à la lire chaque jour. Elle était très excitée.
Plus tard, ma femme Chelsea me dit que Kristy était très reconnaissante d’avoir finalement compris pourquoi Jésus était mort à la croix pour elle.
Kristy disait que cette histoire n’avait jamais auparavant signifié quoi que ce soit pour elle, même quand elle s’était avancée pour « accepter Jésus » à l’église.
Le jour où elle avait répondu à l’autel, elle avait simplement levé la main à l’invitation à « accepter Jésus dans son cœur, avoir ses péchés pardonnés et ainsi aller au ciel ».
Qui n’aurait pas accepté cela ?
Le problème était qu’elle n’avait aucune connaissance réelle de son péché, aussi ne pouvait-elle ni se repentir ni comprendre la Croix.
Mais quand la loi lui a révélé le caractère extrêmement pécheur de son cœur, elle a couru dans les bras de Jésus pour recevoir le pardon et un cœur nouveau.
Et dire que j’avais un jour pensé que la loi était passée de mode et qu’elle était maintenant inutile !
Gloire à Dieu de ce qu’Il a continué à m’enseigner ! KC
Un grand prédicateur demanda à un acteur connu pourquoi les interprètes faisaient souvent pleurer l’audience lorsqu’ils jouaient une histoire.
Il est rare qu’un ministre de la parole émeuve une congrégation à ce point.
L’acteur répondit que les interprètes dépeignaient la fiction comme si elle était la réalité, tandis que les ministres de l’évangile dépeignaient trop souvent la réalité comme s’il s’agissait d’une fiction.
Si nous croyions réellement que les âmes non régénérées allaient en enfer, nous prêcherions avec une passion accablante.
Nos cœurs gémiraient dans une prière constante.
Nous courrerions vers les pécheurs avec des paroles solennelles d’avertissement, nous nous emparerions d’eux, nous les supplierions de se détourner du péché.
Au lieu de cela, nous ne ressentons pas l’urgence.
Nous avons peur de parler franchement aux pécheurs de leurs péchés.
Nous pensons que de les exposer à la chaleur de la loi fera plus de mal que de bien.
Mais considérez la manière dont Jésus a parlé à la femme près du puits dans Jean 4.
Il lui a appliqué la chaleur de la loi (V18) et lui a parlé de ses propres transgressions.
Et quel fut le résultat ? Elle est immédiatement devenue une travailleuse (v.28-29).
On cite souvent la femme qui se trouvait au puits comme preuve que nous venons à Jésus pour qu’Il nous rende heureux.
Toutefois, dire que la « soif » dont il est question dans Jean 4 : 13-15 est une soif de bonheur est une simple conjecture.
La raison biblique pour laquelle nous venons au Sauveur est la justice, non le bonheur.
Le seul moyen pour cette femme de boire les eaux vives de la vie éternelle était de passer par la porte de la justice.
Jésus a dit que ceux qui avaient faim et soif de justice étaient bénis (Matthieu 5 : 6).
Il a dit qu’à moins que notre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, nous n’entrerons pas dans le royaume des cieux.
Il nous a dit de chercher premièrement le royaume de Dieu et Sa justice.
La femme au puit avait enfreint le 7è commandement, et sans la justice du Christ, elle aurait péri.
La loi crée en nous la soif d’une justice que nous n’aurions en aucun cas expérimenté.
J’ai reçu la lettre suivante au sujet de l’un de mes livres. Ceci montre la puissance de la loi à susciter la soif de justice :
''« Cet ami m’a toujours dit durant les huit dernières années, chaque fois que l’occasion se présentait, qu’on en avait fini avec la loi et que les dix commandements étaient fondamentalement inutiles. Bien entendu, j’essayais gentiment de suggérer que la connaissance du péché pouvait venir par tout autre moyen que la loi, mais cette hypothèse était toujours étouffée par la référence sucrée à l’amour et à la grâce...aussi je me taisais. Puis, j’ai décidé de sortir de ma réserve et j’ai donné le livre à cet ami, qui me l’a rendu le jour suivant. Il pleurait et était secoué par l’émotion. Il pouvait à peine parler. Il me dit : « Je viens juste de naître de nouveau ! ». Ce qui s’est réellement passé, je pense, a été que le plein impact de la puissance de la loi de Dieu l’a frappé et blessé en lui montrant clairement combien détestable était son péché. Il est resté dans cet état pendant plusieurs jours, et il n’arrêtait plus de louer le Seigneur ».''
Ce sont les deux tablettes de la loi qui avaient plongé son cœur dans le deuil.
Sept pécheurs effrayés
Vers la fin de l’année 1994, j’arrivais à Bâton Rouge pour une série de réunions.
Un jeune homme nommé Jeff me prit à part et m’exposa le plan qu’il avait pour que je puisse prêcher en plein air……à des funérailles truquées.
Après une courte sieste à l’hôtel, je rencontrais les autres, je mis au courant les porteurs (de cercueil), le « défunt » et la foule sur les choses à faire et celles à ne pas faire lors d’une prédication en plein air, puis, nous nous sommes rendus sur les lieux.
Arrivés sur l’aire de stationnement d’un Géant Casino, je pensais que nous allions acheter quelque chose, mais en fait nous venions louer la place que Jeff avait réservé pour notre…..performance.
Après avoir prêché environ cinq minutes, l’un des gardes de sécurité s’approcha de moi et me dit que je pouvais parler cinq minutes supplémentaires.
J’étais reconnaissant pour ce temps en plus. J’en parlais plus tard au pasteur qui était venu avec nous.
Il sourit et dit : « Quand vous avez commencé, j’ai dit à l’agent de sécurité : « Vous voyez toutes ces personnes autour du prédicateur ? Elles viennent dans mon église, et nous venons tous faire nos courses au Géant Casino ».
Après cela, nous nous sommes rendus sur un terrain près du campus de l’université et nous avons planté une fois de plus le décor pour les funérailles truquées.
Cette fois-ci, Jeff décida d’accorder un peu de repos à ma voix en prêchant lui même.
Tandis que nous organisions les porteurs, une sirène retentit derrière moi.
Je me tournais et vis un officier de police sur une moto faisant avec colère des signes en direction d’un fourgon plein de jeunes adolescents.
Au moment où le fourgon s’arrêtait sur le côté de la route, l’officier de police sauta de sa moto, couru vers le fourgon, en ouvrit la portière et maudit le conducteur.
Puis il le saisi, le poussa violemment hors de son siège et le plaqua contre le véhicule.
L’officier effectuait maintenant sur lui une fouille au corps tout en l’abreuvant d’obscénités.
Le jeune homme effrayé ne bougeait pas d’un poil.
D’après ce que je pouvais comprendre, l’officier avait fait signe au fourgon et ce dernier ne s’était pas arrêté.
Certains des passagers du véhicule avaient trouvé l’incident drôle, ce qui avait fait bouillir l’officier.
Là, se trouvait un officier de la loi en pleine colère, légèrement hors de lui, « un serviteur de Dieu, pour exercer la vengeance et punir celui qui a fait le mal » (Romains 13 :4).
Nous avons convenu qu’il ne serait pas très sage de prêcher en ce lieu, la loi paraissait si irritée, aussi nous nous sommes rendus à l’entrée d’un bar à environ trois kilomètres de là.
Pendant que Jeff prêchait, des adolescents à moitié ivres sortirent du bar et se mirent à se moquer de lui.
Ceci était la « copie » conforme au plan spirituel de ce que je venais juste de voir sur le plan naturel.
Ces jeunes refusaient de se soumettre à la loi et ils amassaient contre eux la colère qui sera révélée au jour de la colère.
Le jour viendra où la loi en colère les repoussera du siège des moqueurs méprisants et de là, il n’y aura plus d’échappatoire possible.
Au bout de cinq minutes, le directeur sortit et interrompit Jeff dans sa prédication (les membres de l’église locale ne fréquentaient pas son bar).
Tandis que nous retournions en direction du fourgon, nous arrivâmes à la hauteur des jeunes que l’officier avait arrêté.
Je me dirigeais vers le groupe et leur demandais ce qui s’était passé.
Le conducteur était encore manifestement bouleversé et me dit qu’il avait brûlé un stop, qu’il avait mis les pleins phares, et qu’il n’avait pas pu s’arrêter au signal de l’officier.
Ses six amis étaient tout aussi secoués par ce qu’ils venaient d’expérimenter.
Je ne pouvais que sympathiser avec le conducteur et lui dis que je trouvais moi aussi que l’officier avait visiblement perdu le contrôle de lui-même.
Je voulais leur rendre témoignage, mais je senti qu’aborder la question n’était pas la chose à faire.
Cela aurait été comme mettre du sel sur la blessure d’un enfant en détresse.
J’étais sûr que si je parlais de péché, de justice et de jugement à ce moment là, ils m’auraient demandé sans hésitation de m’éloigner de là.
A contrecoeur, je dis simplement que je les verrais plus tard, et je rejoignis notre groupe.
Alors que je me tenais là, quelqu’un me demanda si je leur avais rendu témoignage.
Je répondis que non tout en précisant que je ne savais comment aborder le sujet et que j’avais besoin d’un peu de temps pour rassembler mes idées.
Un moment plus tard, je retournai vers ces jeunes, bien déterminé à leur dire quelque chose sur leur salut éternel, même si je devais être traité rudement.
Soudain, je me souvins que j’avais dix billets de cinq euros dans mon portefeuille.
Je m’en servais lors de mes prédications en plein air, c’est quelque chose que je fais souvent pour illustrer certains points.
Quand je leur demandais à combien s’élevait l’amende, le conducteur leva la tête et dit : « A peu près 200 euros. »
Je sorti mon portefeuille, pris la poignée de billets et dit : « Ceci n’est pas grand chose, mais j’aimerais vous le donner en contribution au règlement de votre amende. »
Alors que je brandissais la liasse, je constatais avec grand étonnement qu’il y avait un billet de vingt euros.
Il faisait que cette liasse de billets paraissait beaucoup plus importante qu’elle ne l’était. Cela paraissait une petite fortune !
Plusieurs jeunes du groupe dirent poliment: « Oh…vous ne pouvez pas faire ça, c’est vraiment gentil de votre part… vous ne nous connaissez même pas. »
Le conducteur déclina gracieusement le présent, mais l’offre avait fait vibrer une corde dans leurs cœurs.
Ils pouvaient voir que je me préoccupais vraiment de leur situation et ma proposition me donnait à présent la liberté de leur parler de leur salut.
Je leur dis : « Je suis un prédicateur et j’ai un petit cadeau pour chacun d’entre vous. »
Je leurs donnai alors à chacun une pièce avec les dix commandements pressés dessus et je leur demandais s’ils avaient observé la loi de Dieu.
Quand je leur demandais s’ils avaient menti, volé, convoité, etc. chacun admit qu’il avait transgressé les commandements.
Je me tournais vers le conducteur et lui demandais s’il avait été effrayé lorsque l’officier représentant la loi l’avait poussé hors de son véhicule.
Il répondit qu’effectivement, il avait été terrifié.
Je lui dis alors : « Ce soir, vous avez transgressé une loi civile, mais à présent, vous savez que vous avez également transgressé la loi Divine.
Si la loi civile vous a effrayé, attendez de voir la face de Dieu au jour du jugement. »
Je leur expliquais l’évangile, leur demandais s’ils avaient des bibles, leur conseillais de les épousseter et de lire l’évangile de Jean.
Puis je leur serrais la main et les remerciais de m’avoir écouté, les laissant entre les mains du fidèle Créateur.
Tandis que je parlais, le conducteur détachait un ruban du tour de ses chevilles.
Il avait attaché des sachets en plastique sous ses chaussettes mais l’officier ne les avait pas trouvés lors de la fouille.
Dieu seul sait ce qui serait arrivé ce soir-là si le conducteur avait sorti le whisky et était reparti avec ses six amis ivres dans son fourgon.
La transgression cachée avait échappé à l’officier de la loi, mais rien n’échappe à la loi de Dieu.
La loi civile et la loi Divine ont accompli ce soir là un travail profond dans les cœurs de ces jeunes.
Je priais pour que ces sept « steaks » soient saisis et qu’un jour, sept travailleurs au cœur tendre puissent entrer dans les champs de la moisson et travailler dur mais joyeusement pour leur Maître.
L’information contenue dans le chapitre suivant est ce qui a réellement allumé un feu dans mon cœur pour que j’abandonne ma zone de confort et que j’aille vers les perdus……. Maintenant ! KC
« Rien de se que poursuit l’homme mortel n’est à comparer avec le combat pour gagner des âmes »
Charles H. Spurgeon
Un Dieu en colère.
Si notre croyance religieuse (notre théologie) met de côté le caractère central de la loi, et de ce fait ignore la nécessité de la conviction de péché par le Saint Esprit, nous ne verrons aucun mal à laisser un pécheur dans une fausse paix.
Dans Jérémie 8:11, Dieu dit au sujet des prophètes et des sacrificateurs d’Israël : « Ils pansent à la légère la plaie de la fille de mon peuple : Paix, paix, disent-ils ; et il n’y a point de paix. »
Voici comment on peut donner une fausse paix à un pécheur.
Demandez-lui simplement: « Avez-vous l’assurance d’aller au ciel quand vous mourrez ? »
Qui dans son bon sens ne voudrait aller au ciel ?
Ainsi, un bon nombre de personnes répondront quelque chose comme : « J’espère que j’irai au ciel à ma mort ».
A ce stade, dites : « Dieu veut que vous possédiez cette assurance. Nous avons tous péché et avons tous été privés de la gloire de Dieu, mais Dieu a envoyé Son Fils mourir à la croix pour nous afin que nous puissions avoir la paix avec Dieu. Quand nous nous repentons et nous confions en Lui, Dieu nous donne la vie éternelle. Il écrit notre nom dans le livre de vie. Voulez-vous accepter Jésus dans votre cœur en ce moment même et avoir votre nom écrit au ciel ? Je peux vous guider dans ce que l’on appelle la prière du pécheur tout de suite. Voudriez-vous prier ? Plusieurs le font.
Vous vous demandez peut être ? : « Qu’y a-t-il de mal dans tout ceci ? »
Voyons si je peux répondre à cette question par une anecdote.
Un homme aveugle se dirige involontairement vers le bord d’une falaise de plus de 300 mètres de profondeur.
Un évangéliste moderne s’approche de lui et lui dit : « Homme aveugle, je vais te faire un don merveilleux qui va t’apporter la paix. »
Il lui tend alors un lecteur de CD, et lui ajuste les écouteurs sur les oreilles.
L’homme privé de vue entend « Amazing Grâce », chanté par une chorale de 10 000 personnes.
Ses yeux privés de vue se dilatent de plaisir. Il sourit et dit : « Ce que vous avez dit est vrai.
Ceci est véritablement merveilleux. Merci beaucoup ». I
l serre la main de l’évangéliste, augmente le volume de son nouveau présent, et poursuit sa marche vers la falaise de plus de 300 mètres de profondeur.
Qu’est-ce que l’évangéliste moderne a fait ?
Il n’a pas su éveiller le pécheur à sa véritable détresse.
Au lieu de cela, il lui a donné une fausse paix.
A présent, l’homme aveugle ne se dirige plus uniquement vers une mort horrible, mais en plus, il est sourd à tout autre avertissement verbal.
Le message de paix a rendu un service indescriptiblement mauvais au pécheur aveugle.
Des millions de personnes ont reçu l’« assurance du salut », sans rien connaître de la repentance biblique.
La loi ne les a jamais réveillés.
On ne les a jamais avertis afin qu’ils se détournent des falaises de la destruction éternelle.
Aujourd’hui, à cause des techniques d’évangélisation contemporaines, leurs oreilles sont fermées au vrai message du salut.
Un professeur d’études religieuses nommé Wade Clark Roof a dit, dans son livre intitulé ; « Le marché spirituel des Baby boomers et la nouvelle version de la religion américaine », qu’un tiers des 77 millions de baby boomers américains se déclarent chrétiens nés de nouveau.
Selon Roof, ceci signifie qu’ils ont eu une « expérience spirituelle personnelle qui a changé leurs vies.»
Roof observe qu’uniquement la moitié à peu près de ceux qui se disent nés de nouveau fréquentent une église protestante traditionnelle.
Vingt pour cent ne vont pas à l’église du tout et un tiers d’entre eux croit à l’astrologie et à la réincarnation.
Il y a une autre tragédie cachée qui résulte de l’évangélisation moderne.
Après avoir entendu pendant des années le message, version moderne, de l’évangile, la plupart des croyants ont de Dieu l’image d’un Père bienveillant.
La pensée qu’un Dieu d’amour jugerait notre société par des catastrophes est inacceptable pour beaucoup.
Ainsi, les tragédies que sont les désastres « naturels » et les maladies mortelles sont considérées comme de simples grondements de « mère nature ».
El niňo, le réchauffement climatique, le refroidissement climatique, les toxines environnementales, tout, sauf le traitement qu’un Dieu Saint inflige à une société pécheresse.
Pourtant, il est aisé de voir que cette société a perdu la bénédiction de Dieu.
La « Société Américaine du Cancer » estime qu’il se déclare chaque année environ 1, 4 million nouveaux cas de cancer.
Pour couronner cette énumération, ces dernières années nous ont assaillis d’ouragans, d’inondations dévastatrices, de tremblements de terre, de sécheresses, de tornades et de guerres.
Le tragique dilemme qui se pose à l’église est le passage de la prédication de « Dieu t’aime » à « Dieu est en colère contre les méchants chaque jour ».
Pour plusieurs, l’écart est trop grand.
En conséquence, peu de prédicateurs ont le courage de dire que notre société vit sous le jugement de Dieu, et ceux qui le font sont jugés plutôt fanatiques.
Nous nous trouvons dans cette position parce que durant le dernier siècle, l’évangélisation moderne a abandonné la pierre scripturaire qu’est la loi de Dieu.
Sans elle, le monde est incapable de concevoir que Dieu puisse être en colère contre l’humanité.
Souvenez-vous, en dehors de toute considération de la loi, le jugement est totalement déraisonnable.
C.S. Lewis a dit : « Quand nous nous contentons de dire que nous sommes mauvais, nous considérons la colère de Dieu comme une doctrine barbare, mais dès lors que nous percevons réellement notre méchanceté, sa colère apparaît inévitable, un simple corollaire de la bonté de Dieu.»
La loi nous aide à nous rendre compte de notre méchanceté.
Dieu est gentil.
Une jeune femme sincère m’interpella tandis que j’exposais les dix commandements à une foule composée d’une majorité de non croyants.
Elle criait hardiment: « N’écoutez pas cet homme ! Dieu vous aime. »
Je m’arrêtais de parler et je lui demandais si elle se souciait du salut des gens à qui j’étais en train de parler.
Elle répondit que oui. Je l’invitais alors gentiment sur la tribune, où je lui demandais de donner son témoignage.
Après qu’elle eut (courageusement) parlé pendant un moment, je lui demandais où ses auditeurs iraient s’ils mouraient sans le Sauveur.
Elle répondit avec quelques hésitations « …L’enfer… ». Puis, elle se mit à pleurer en ajoutant : « Mais Dieu est gentil. »
Dieu est beaucoup de choses, Saint, Parfait, Juste, Aimant, Bon, mais il n’existe aucun fondement biblique qui permette de dire qu’Il soit « gentil ».
La jeune dame était gentille.
Elle était charmante.
Mais dire à des pécheurs que leur Créateur est « gentil » leur donnera l’impression qu’Il est « agréable, doux, délicat, aimable ».
Si c‘était là l’image que cette dame avait de Dieu, il n’est pas surprenant qu’elle ait été choquée par la révélation biblique de Sa nature.
Quelques temps après cet incident, une autre jeune femme m’a publiquement réprimandé parce que je prêchais sur le jugement à venir.
Elle criait : « Dieu vous aime…posez simplement la question à Jésus dans votre cœur en ce moment même ! »
Quand je lui demandais où irait la foule si ces personnes mouraient sans Jésus, le Christ, elle répondit : « Ils n’iront pas au ciel. »
Je lui demandais où ils iraient.
Elle répondit : « Ils ne seront pas avec Dieu. »
J’insistais pour qu’elle spécifie le lieu où ils iraient, et elle répondit : « Dans un endroit pas très agréable. »
Son dilemme était que la mention de l’enfer sans celle de la loi pour la justifier faisait de Dieu un tyran et attirait ainsi le mépris, la risée du monde.
Le Professeur Douglas Groothuis du Séminaire Evangélique de Denver a dit : « Certains évangéliques, qui pourtant embrassent les enseignements bibliques dans leur littéralité, voient l’enfer comme une tâche à recouvrir du vernis de l’amour divin ».
Ils recouvrent délibérément toute mention de la falaise vers laquelle se dirige l’homme aveugle.
Ils ne veulent pas alarmer ce dernier.
Il n’est pas étonnant dans ces conditions que le monde ait une connaissance erronée de la nature de Dieu.
Voici ce qu’en dit un article d’un Journal célèbre :
« Au fil des années, Raimond et Juliette Mimerand ont trouvé bien des choses à exiger de Dieu. Mais à présent, entre deux âges, ils les ont ramenées à une seule, essentielle : « Ne pas être malmenés par la vie ». Ainsi, à un moment donné durant les dix dernières années, les Mimerant ont commencé à bâtir leur propre église, récupérant les bouts de leur ancienne religion qu’ils aimaient et se débarrassant du reste. Le premier à partir fut un Dieu en colère, qui se venge et l’enfer. « Ca, c’est juste quelque chose qu’ils disent pour vous effrayer. » disait Raimond. Ils ont gardé Jésus, parce que Jésus tient à l’amour ».
Au camp Firelly, un camp annuel où ma femme et moi accueillons des enfants malades en phase terminale avec leurs familles, je me proposais pour une partie de golf avec quatre des pères présents.
Lors des deux premiers trous je plaisantais un peu et puis j’ai commencé par utiliser des traités sous forme de tests de coefficient intellectuel afin de briser la glace et de pouvoir témoigner.
Tous les papas échouèrent aux tests, ce qui me permis de leur rappeler que nos yeux pouvaient nous jouer de sacrés tours en nous empêchant de voir la vérité même quand elle se présentait devant nous en toute évidence.
Je demandais alors lequel souhaitait passer un autre test d’intelligence. « Cette fois ci, c’est au sujet de Dieu ».
Deux hommes se rapprochèrent de moi.
Daniel était l’un d’eux.
Daniel avait une personnalité forte et amicale.
Il vivait dans les quartiers déshérités du centre ville avec sa femme et ses quatre enfants.
Il avait connu une vie très dure.
La première question du test fut : « Y a-t-il un Dieu ? »
Daniel répondit : « Oui ».
Deuxième question : « Dieu est-Il concerné par le bien et le mal ? »
Daniel répondit : « Non ».
Les autres présents et moi-même regardions Daniel avec grand étonnement ; comment pouvait-il dire une chose aussi ridicule ?
Je n’avais jamais entendu de quiconque que Dieu soit indifférent au bien ou au mal, à ce qui était bon ou mauvais.
Quand je posais la question suivante : « Y a-t-il un enfer ? »
Daniel ne croyait pas qu’il y en eût un, parce que pour lui, vu que Dieu ne faisait pas attention à ce qui était mal, Il n’aurait certainement pas créé un endroit pour punir ceux qui faisaient le mal.
La personne à qui je devais rendre témoignage sur ce terrain de golf m’apparaissait maintenant avec toute évidence.
Avant que nous ne commencions la partie, je demandais à Daniel comment il se sentirait si une personne attirait sa femme derrière le terrain de golf, abusait d’elle, lui coupait la gorge jusqu’à ce qu’elle saigne à mort, puis la poignardait dans le cœur trente fois, juste histoire de s’assurer qu’elle était bien morte.
Je lui demandais s’il se sentirait concerné par une telle horreur faite à son épouse.
Bien sûr, dit-il : « Je l’attraperais et je le tuerais moi même. »
Je lui ai alors tenu le raisonnement que si lui, un simple homme, n’était pas indifférent au crime, combien plus Dieu était-il concerné par un acte d’une telle violence.
Il ne trouva rien d’autre à répondre que : « Dieu ne se préoccupe pas des choses terrestres, mais des choses célestes. »
Je percevais qu’il dissimulait quelque chose d’important derrière ce commentaire bizarre, mais je ne savais pas ce que c’était.
Alors, suivant l’exemple de Jésus, et avec l’aide de la conscience de Daniel et celle du Saint Esprit, je commençais à amener sur le tapis la question de la conviction au sujet de ses propres péchés.
Je le fis en lui demandant s’il considérait qu’il était bon.
Il dit : « Oui, je le crois. »
je lui demandai s’il avait gardé les dix commandements ?
Il dit qu’il ne le pensait pas, mais que cela importait peu, vu que plusieurs membres de sa famille allaient à l’église, et que leurs enfants avaient tourné bien pis que les siens.
Sa conclusion était que sa manière de vivre était meilleure.
« Avez-vous jamais menti ? » lui demandais-je.
Il me répondit que oui. Quand je lui demandais ce que cela faisait de lui, il dit sans hésiter, « Un menteur. »
Je lui demandais s’il avait déjà volé quelque chose. Il me dit : « Oui. »
Je lui demandais ce que cela faisait de lui. Il dit : « Un voleur. » A
lors je lui précisais que Jésus avait dit : « Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. »
Il admit sans difficulté qu’il était coupable de convoitise à l’égard des femmes.
Alors je lui dis gentiment : « Daniel, de votre propre confession, vous êtes un menteur, un voleur et un adultère dans votre cœur, et vous devrez confronter Dieu au jour du jugement. Et nous n’avons jamais parlé que de trois des dix commandements."
Nous parcourûmes plusieurs autres commandements, et à la station suivante, Daniel avait déjà admis qu’il était également un idolâtre et un blasphémateur.
Je lui demandai : « Si, le jour du jugement, Dieu vous juge sur la base des dix commandements, serez-vous innocent ou coupable ?"
Il marqua une pause et dit, « Coupable. »
Je demandai : « Croyez-vous que vous irez au ciel ou en enfer ? »
Il dit, « J’irai au ciel, parce que Dieu pardonne et ne se préoccupe pas des choses terrestres. Tout ce qu‘il faut, c’est un tout petit peu de foi et Il vous pardonnera toutes ces choses. »
Je dis : « Daniel, si vous étiez un criminel, coupable de crimes graves, que vous vous teniez devant le juge et que vous lui disiez, « Juge, je sais que je suis coupable, mais j’ai la foi que vous êtes un homme qui pardonne et que vous allez juste oublier ce que j’ai fait et me laisser partir », Est-ce que ce juge vous laisserait partir pour autant ?"
Il répondit que non. Nous tombâmes d’accord sur ceci : si un juge est un bon juge, il ne peut pas se contenter d’ignorer le crime, mais il doit s’assurer que la justice soit accomplie et que les criminels soi punis.
Aussi, je demandai, « Daniel, pensez-vous que Dieu est bon ? »
Il répondit : « oui ».
Je dis, « Si Dieu est bon, alors de par Sa nature, Il ne peut ignorer vos péchés, mais fera tout ce qui est en Son pouvoir pour que la justice soit accomplie et que vous soyez puni. »
Daniel dit avec colère : « Ne me dites pas ça ! »
Nous avons alors récupéré nos balles de golf, et sommes montés dans notre kart. Nous nous sommes rendus au trou suivant.
Nous n’avions finis que cinq trous, et nous ne jouions plus du tout au golf, étant complètement pris par notre conversation.
Les autres continuaient de jouer sans nous.
Daniel me dit que sa mère lui avait toujours dit qu’il ne pourrait fuir Dieu, que Dieu le poursuivrait et un jour l’attraperait.
Daniel détestait cette idée là. Il essayait désespérément de se convaincre qu’il était bon, voulant croire que Dieu ne tenait aucun compte des péchés du passé.
J’en suis revenu à la loi. Je lui dis que s’il était honnête, il savait que quand Dieu l’appellerait pour rendre compte de sa vie au jour du jugement, il serait coupable et recevrait la punition qu’il méritait.
Je lui fis savoir ce que la Bible dit sur son destin, que tous les menteurs avaient leur part dans le lac de feu, et qu’aucun fornicateur, idolâtre, adultère, voleur ou blasphémateur n’hériterait du royaume de Dieu.
Je lui expliquais que chaque fois qu’il péchait, il accumulait contre lui une colère qui serait révélée au jour de la colère; qu’il était un ennemi de Dieu à cause de ses méchantes actions, et que « la colère de Dieu demeurait sur lui. »
Je lui signalais que si Dieu devait lui rendre justice, il n’irait pas au ciel, mais passerait l’éternité en enfer.
A ce point, il me regardait avec effarement et je commençais à avoir très envie d’écourter la conversation.
Cependant, je savais que je devais poursuivre notre discussion, sinon toutes les avancées obtenues seraient perdues et Daniel se retrouverait spirituellement dans une position pire que lorsque nous avions commencé.
Il fallait que je continue à raisonner avec lui jusqu’à ce qu’il arrête de se justifier et de couvrir sa culpabilité par des excuses.
Ce ne fut pas facile, mais finalement son expression de colère envers moi se transforma en un regard de peur et de panique.
Il était coupable, et il le savait.
Daniel ne se défendait plus, il me fixait du regard. Il ressemblait à un homme découvert, exposé et sans échappatoire possible.
Il se détourna finalement de moi et se mis à regarder le plancher du kart de golf, comme s’il finissait par admettre qu’il était coupable devant Dieu et qu’un jour il devrait rendre compte de ses péchés.
On aurait cru que son cœur chavirait, aussi je lui demandai doucement s’il éprouvait le besoin du pardon de Dieu.
Il répondit que oui. Extérieurement il était calme, mais intérieurement, il bondissait de joie !
Maintenant qu’il était conscient de son besoin du salut, il pouvait se rendre compte qu’il avait besoin d’un Sauveur.
Le moment était venu de lui parler de Jésus. Je dis : « Bien que Dieu soit un Dieu de justice, Il est également un Dieu d’amour et de miséricorde, et Il a trouvé un moyen pour que vous puissiez être pardonné, Daniel ».
Il leva les yeux et me regarda avec curiosité.
Je lui dit : ''« Daniel, imaginez que vous soyez un criminel, coupable de crimes graves qui vous ont valu une amende de cinq millions d’euros ou une peine de cinquante années de prison. Si vous ne payez pas, on vous jettera en prison pour le reste de votre vie.
Mais voici que quelqu’un que vous ne connaissez même pas intervient et paie votre amende à votre place. Le juge considère l’argent de l’étranger et dit : « Daniel, cet homme a réglé la totalité de votre amende. Vous êtes libre. »
Et là, l’étranger vient à vous et dit : « Je sais que vous ne me connaissez pas, mais j’ai vendu ma maison et tous mes biens ; j’ai vidé tous mes comptes bancaires pour régler votre amende. J’ai fait cela parce que je vous aime ».''
Daniel écoutait attentivement.
Alors je dis : « Daniel, c’est là ce que Dieu a fait pour vous, Il a réglé votre amende. Dieu est devenu homme, en Jésus, le Christ. Il a souffert et Il est mort sur la croix pour payer le prix de votre péché. Vous avez enfreint la loi, et Jésus a payé votre amende. C’est aussi simple que ça. Et vous êtes libre, sur le fondement de ce que quelqu’un a payé votre amende. C’est à ce point là que Dieu vous aime, Daniel ».
Je lui expliquais qu’il ne pourrait jamais gagner son accession au ciel. Il avait menti, volé, commis l’adultère, était coupable d’idolâtrie et de blasphème, et n’avait aucune excuse.
Mais Dieu lui ferait don du pardon s’il se repentait de ses péchés et plaçait sa foi en Jésus, le Christ, seul pour son salut.
Nous parlâmes de la signification de la repentance.
Je lui racontais l’histoire du fils prodigue revenant chercher le pardon de son père.
Le père, l’ayant vu à distance, a en fait couru vers son fils, l’a soulevé dans ses bras et s’est réjoui, parce que son fils qui avait été perdu était maintenant retrouvé ; il était aveugle et maintenant, il voyait !
Je dis à Daniel que sa mère avait raison lorsqu’elle lui disait que Dieu l’avait cherché toute sa vie, mais ce qu’il ne comprenait pas, c’est qu’Il le poursuivait dans l’amour, de sorte qu’il suffisait à Daniel de revenir dans son bon sens, de se détourner de son péché, pour rechercher humblement le pardon de Dieu, pour trouver que Dieu était tout près.
Daniel s’assit silencieux et calme tandis que j’exaltais l’amour, la grâce et la miséricorde de Dieu en Jésus, le Christ.
Je lui parlais de son besoin urgent de se détourner du péché et de mettre sa foi en Jésus.
Je lui demandais s’il était possible qu’il mourût ce soir-là.
La fille de Daniel souffrait d’un cancer, c’est la raison pour laquelle il était venu au camp Firelly.
Il savait que les lendemains n’étaient jamais garantis, et il comprenait que chaque jour pouvait être le dernier.
Je lui dis que, parce que la Parole de Dieu dit qu’ « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, après quoi vient le jugement, » rien n’était plus important que de mettre son cœur en règle avec Dieu avant d’aller se coucher ce soir même.
Daniel hocha la tête signifiant par là son accord et dit : « C’est vrai. »
Nous avons atteint le bout du terrain de golf, avec chacun un score de trente ! (Nous nous sommes gardés de dire aux autres que nous n’avions fait que les cinq premiers trous).
Tandis que les autres rentraient se coucher dans leurs clubs, Daniel et moi parlions encore sur le parking.
Il s’assit devant le kart et commença à pleurer. Il dit : « J’ai fui Dieu toute ma vie, me voilà maintenant éloigné de Lui. Mais je ne veux plus fuir. »
Il commença à sangloter, tenant son visage entre ses mains.
Je l’entourais fort de mes bras et lui dis : « Daniel, voulez-vous que Dieu vous pardonne ? »
Il répondit d’une voix pesante : « Oui ».
Je lui demandai alors : « Voulez-vous vous détourner de tous vos péchés et donner votre vie entière à Jésus maintenant ? »
Il répondit : « Oui, je le veux ».
A ce moment là, j’étais si submergé par la présence du Saint Esprit que j’avais l’impression d’être le témoin d’un miracle.
Je demandais à Daniel de confesser ses péchés à Dieu, tous.
Je lui dit qu’il devait venir de manière tout à fait nette devant Dieu et Lui confesser qu’il était un menteur, un voleur et un adultère.
Il ne devait plus Lui cacher ses péchés mais devait les abandonner tous, et demander à Dieu de l’aider à se tourner vers Lui, à l’aimer et obéir à Jésus de tout son cœur.
Il commença à prier, confessant tranquillement ses péchés à Dieu.
Puis, je priai pour lui.
Je remerciai Dieu d’avoir pou