En 1993, les autorités de Washington se trouvèrent dans un dilemme public.

Les membres d’une ambassade étrangère avaient été verbalisés à plusieurs reprises pour avoir brisé la loi sur les stationnements.

Mais, bénéficiant d'un statut diplomatique qui les immunisait de toute poursuite pénale, ils n’éprouvaient aucune obligation de payer pour leurs violations.

A cette date, ils devaient à la ville 6 millions d’euros de contraventions impayées. Comment était-ce possible ?

Ils n'avaient tout simplement aucun respect pour la loi ou pour les agences qui représentent la loi parce qu'il n'y avait aucune crainte de future condamnation.

Par conséquent, ils devinrent irrespectueux de la loi.
Dans un effort de forcer ces « moqueurs de la loi » à payer leurs amendes, les autorités amendèrent une loi interdisant la registration des véhicules conduits par des contrevenants.

Il est donc maintenant impossible pour un contrevenant de conduire son véhicule.

Quelque chose de très semblable est arrivée dans l'église.

Les pécheurs sont devenus « irrespectueux de la loi » parce que l'église a négligé la prédication de la future condamnation pour ceux qui brisent la loi de Dieu.

Ils ont perdu tout respect pour la loi et pour l'agence (l'Eglise) qui la représente.

Un club de « strip tease » a un large signe où nous pouvons lire: « Nous n'avons pas créé le péché, nous l'avons simplement perfectionné ».

Une chaîne de télé se vantait de ses programmes pour adultes: « Nous vous garantissons de casser plus de commandements que n'importe quelle autre chaîne ».

On pouvait lire sur la couverture d'un magasine: « Sexe avec des adolescents qui folâtrent, des trucs si mauvais, que c'est bon...Nous avons si honte.... ».

Le monde séculier est dépourvu de toute crainte de Dieu.

Mais comment peut-on attendre d'eux qu'ils craignent le Seigneur quand la grande majorité de l'Eglise est offensée par le concept ?

Chaque jour qui passe, les pécheurs s'endettent un peu plus envers la loi, sans qu'ils le sachent, en vivant comme s'ils n'auront jamais à payer l'addition.

Ils s'amassent un trésor de colère qui sera révélé au jour de la colère (Rom. 2:5). Si, ce jour là, ils sont trouvés « endettés », ils paieront la note avec leurs âmes en enfer.

A moins qu'ils soient convaincus que le jour du règlement est venu, que Dieu amènera à la lumière et jugera tous les choses secrètes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ils continueront à croire que Dieu ne les tiendra pas responsables.

L.E. Maxwell, enseignant Biblique et principal de l'Institut Biblique de la Prairie à Alberta au Canada, a écrit comment ses étudiants étaient parvenus à la connaissance du salut : « Certains ont été touchés par la crainte, d'autres par l'amour ». Il remarqua qu'entre 1931 et 1949, sur 2 507 étudiants, près de 65 % avaient été touchés par la crainte et seulement 6 % par l'amour. Les autres 29 % avaient un autre motif ou ne pouvaient pas se souvenir des raisons pour lesquelles ils étaient venus au Seigneur. Ce point est extrêmement important. Il se réfère à la colère de Dieu, un problème avec lequel j'ai sérieusement lutté quand je suis tombé sur cet enseignement. De ce côté-ci du jour du jugement, on ne peut que supposer comment ceux qui n'ont pas été touchés par la crainte ont trouvé la repentance.

Cette pensée a provoqué l'enquête suivante. - Quand ils se sont repentis, de quoi se sont-ils repentis ? Ce devait être du péché ? - Quand ils ont compris qu'ils avaient péché contre Dieu, n'ont-ils pas craint ? N'avaient-ils pas suffisamment de considération pour Dieu pour produire la crainte du Seigneur, qui est le commencement de l'intelligence ?

Quand ils se sont détournés du péché, comment ont-ils fui de la colère à venir sans crainte ?
S'ils ont été touchés par l'amour de Dieu, vu par le sacrifice sur la croix, n'ont-ils pas été provoqués à la crainte par les mesures extrêmes que Dieu a du prendre pour les racheter à cause de leurs péchés ?

Sont-ils maintenant, en tant que chrétien, à un point où ils craignent Dieu ?

Que pensent-ils quand ils lisent dans la Bible que Dieu a tué un mari et une épouse parce qu'ils ont cassé le neuvième commandement (Actes. 5:1-10) ?

Concluent-ils que le psalmiste s'est trompé quand il a écrit: « Ma chair frissonne de l'effroi que tu m'inspires, et je crains tes jugements » (Ps. 119:120) ? Ont-ils obéi au commandement de Jésus: « Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre » (Luc 12:5) ? Dieu a donné une promesse pour ceux qui le craignent: « Bénis quiconque craint l'éternel, et marche dans ses voies ! » (Ps. 128:1). Le Psaume 2:11 nous commande: « Servez l'éternel avec crainte, et réjouissez-vous en tremblant ». C'est ce que faisait l'Eglise primitive, elle marchait « dans la crainte du Seigneur » (Actes 9:31). Les écritures sont très claires sur ce qui fait fuir les hommes du péché. C'est « la crainte du Seigneur » (Pro.16:6).

C'est pourquoi la conclusion de Maxwell était non pas une préoccupation pour ceux qui s'étaient réfugiés en Christ par la crainte, mais pour ceux qui ne l'avaient pas fait.

F.B. Meyer (1847-1929) questionna 400 « ouvriers » chrétiens sur les raisons pour lesquelles ils étaient venus au Christ; « une écrasante majorité répondit que c'était à cause de l'influence ou de messages sur la terreur du Seigneur ».

Cet enseignant Biblique réputé a alors dit: « Oh, ceci est plus qu'intéressant et très étonnant, spécialement de nos jours où nous sommes souvent réprimandés pour ne pas prêcher plus sur l'amour de Dieu ! »

R.C. Sproul a dit: « Jésus ne nous sauve pas vers Dieu, il nous sauve de Dieu ».

Il a aussi dit: « Pour l'église contemporaine, Il n'y a probablement aucun concept théologique plus répugnant que l'idée de colère divine. »

Si nous minimisons le péché en le dévalorisant aux yeux du pécheur, nous peignons Dieu comme un barbare en disant que l'enfer est la punition pour le péché.

Ceci mène beaucoup de croyants à farder, à maquiller, à cacher la mention de l'enfer. Jésus, d'un autre côté, a fait l'opposé. Il a prit le temps d'ouvrir la loi morale pour montrer au pécheur que la profondeur de son péché est « excessivement pécheresse » ou « condamnable au plus au point ». (Rom.7:13. Darby et LSG).

En utilisant la loi morale pour réveiller la conscience de l'homme, Jésus rendait la sentence du châtiment éternel raisonnable et juste aux yeux de la partie coupable.

De cette manière, Il faisait briller la lumière dans sa pensée obscure et lui donnait une bonne raison de se repentir et de chercher le pardon au travers de la grâce de la croix.

Au travers des années, j'ai partagé mes préoccupations sur l'évangélisation contemporaine en faisant très attention de ne nommer aucun nom.

Mais cependant, beaucoup ont deviné qu'à certaines occasions je faisais allusion à un traité incroyablement populaire intitulé; « les quatre lois spirituelles », écrit par feu Docteur Bill Bright de « Campus Crusade pour Christ ».

Plus d'un billion de copie ont été distribuées dans toutes les langues majeures dans le monde, et son approche est devenue « le » model de la présentation moderne de l'évangile.
En juillet 2002, nous fûmes invités à Orlando, en Floride, pour prendre le petit déjeuner avec le Docteur Bill Bright.
Après avoir déjeuné, nous nous installâmes dans son salon.

Cet homme de Dieu, saint, chaleureux, sincère et humble (il avait alors 81 ans) nous confessa alors qu'il avait été dans l'erreur.

Laissez-moi utiliser ses propres mots, écrits dans son livre, « le ciel et l'enfer », pour vous partager ce qu'il nous dit: « Dans Ses approximativement 42 mois de ministère public, il y a 33 occurrences enregistrées de Jésus parlant de l'enfer. Il ne fait aucun doute qu'Il a mis en garde sur l'enfer des milliers de fois. La Bible se réfère à l'enfer 167 fois. Je me demande à quelle fréquence ce sujet éternel est trouvé dans les pupitres d'aujourd'hui ? Je confesse que dans mon ministère j'ai négligé de déclarer la réalité de l'enfer autant de fois que l'amour de Dieu et les bénéfices d'une relation personnelle avec Christ. Mais Jésus a passé plus de temps à prévenir ses auditeurs de l'imminent jugement de l'enfer que de parler de la joie du ciel.....Je n'ai jamais ressenti le besoin de focaliser sur l'enfer en parlant aux gens. Cependant, dans la culture actuelle, en réponse à ce déclin régulier de vitalité morale et spirituelle, et dans l'indifférence grandissante de l'après vie, je suis arrivé à la conclusion du besoin d'une bien plus grande discussion sur l'enfer.........J'ai aussi réalisé que le silence, ou même une négligence bénigne sur le sujet, était une désobéissance de ma part. Être silencieux sur la destination éternelle des âmes c'est comme une sentinelle qui ne prévient pas les soldats d'une attaque imminente. »

Le Docteur Bright prit même le temps d'utiliser la loi comme il se devait, en mentionnant chacun des dix commandements, expliquant ensuite la loi en disant: « Briser ces commandements nous mènera tout droit en enfer sans l'intervention de la grâce et de la miséricorde de Jésus. »

En admettant qu'une... « négligence bénigne sur le sujet était une désobéissance de ma part », le Docteur Bright révéla son humilité honnête et son véritable amour de la vérité.

S'il vous plait, suivez l'exemple du Docteur Bill Bright et examinez vos méthodes d'évangélisation à la lumière de la parole de Dieu.

L'enjeu est le salut éternel de millions d'âmes. Vous n'avez pas besoin de jeter les quatre lois spirituelles, faites simplement quatre changements importants. - Premièrement, ne dites pas aux pécheurs que Jésus améliorera leur vie avec un plan merveilleux.
- Deuxièmement, ne faites pas l'erreur non Biblique de donner le « remède » avant de les avoir convaincu de la « maladie ». - Troisièmement, prenez le temps de suivre dans les pas de Jésus en ouvrant, en expliquant, les dix commandements. - Quatrièmement, souvenez-vous fidèlement d'inclure les réalités terribles du jour du jugement et de l'enfer.

Quand je suis devenu chrétien, j'ai été profondément touché par l'amour de Dieu.

Malgré tous mes péchés contre Dieu, Il envoya son fils pour mourir pour mes péchés et Il voulait une relation personnelle avec moi !

En pensant à ces choses, je réalisais que si je mourrais ce soir, je n'irais pas au paradis. J'avais ignoré Dieu toute ma vie. Non seulement je n'avais pas cru en Lui, mais j'avais aussi dénié sa propre existence.
Il y avait un élément de crainte, mais aujourd'hui, quand j'y réfléchi, je réalise que c'était simplement la crainte de ne pas aller au paradis.

La tragédie était que je n'avais jamais fait briller la lumière des dix commandements dans le puit sombre de mon cœur pour comprendre la profondeur des eaux pécheresses. Je n'avais pas vu mon coeur comme « désespérément mauvais » et « tortueux par dessus tout » (Jér.17:9). Il ne m'est jamais venu à l'esprit que Dieu était en colère contre moi, et que j'étais actuellement un ennemi de Dieu parce que je l'avais tant offensé.

Le résultat de ma piètre compréhension du péché et de l'enfer m'avait paralysé pour atteindre courageusement les égarés, la chose même par laquelle Jésus était le plus passionné.

Ceux qui viennent par la porte de la crainte et des tremblements perçoivent combien leurs péchés sont réellement offensifs et laids aux yeux de Dieu. Ils comprennent pourquoi Dieu est en colère avec eux et pourquoi ils méritent l'enfer.

Quand ils réalisent que Dieu leur offre le salut de sa terrible colère, leur gratitude envers le Sauveur est indéfiniment plus profonde. La profondeur de leur gratitude est directement proportionnelle à leur perception de leur péché......Peine superficielle égale gratitude superficielle......

Ayant une image claire de l'enfer, ma motivation pour atteindre les égarés, pour les arracher du feu, et pour les amener à l'abri de la croix est devenue beaucoup plus effective.

Peu de temps après avoir rencontré cet enseignement et la réalité de l'enfer, (........peut importe combien une personne se croit bonne ou charitable, celle ci se dirige tout droit vers un endroit de tourments éternels.............), j'ai commencé à perdre le sommeil. Je devais faire quelque chose. J'ai alors commencé à parler des choses de Dieu avec beaucoup plus d'urgence et plus régulièrement. Je pensais,.......et l'aimable serveuse du restaurant ? Comment, en bonne conscience, puis-je apprécier un bon repas, lui donner un pourboire, et ne pas lui mentionner le destin atroce vers lequel elle se dirige si elle ne se réfugie pas en Jésus ? Je ne pouvais plus dormir en pensant aux gens qui pouvaient mourir cette nuit.......après leur avoir souhaité de passer une bonne journée et sans leur avoir donné le message qui pouvait sauver leurs âmes éternelles. Je voulais retourner en vitesse au restaurant pour écrire sur une serviette le chemin de la vie éternelle et demander à la serveuse de le lire avant d'aller se coucher.

J'ai ensuite réalisé que je pouvais écrire mes propres traités évangéliques !

Peut être avez-vous pensé (comme moi) que distribuer des traités pouvait faire plus de mal que de bien.

Je me souviens avoir vu des « ostrogoths » distribuer, dans les rues, à toutes personnes qui passaient, « des saloperies de traités sur Jésus », affichant ainsi leur propagande religieuse à la figure des gens. Mais aujourd'hui, je reconnais qu'il y a aussi des chrétiens équilibrés dont la passion est d'atteindre les égarés. J'ai réalisé que les traités étaient en fait une bonne chose.

Cependant, il y a les traités effectifs, honnêtes et bien pensés et il y a les traités ennuyeux, offensifs et mal pensés. Je préfère ceux qui reflètent la profonde inquiétude que j'ai pour les gens qui ne connaissent pas Jésus. Maintenant, je donne des traités, au temps de fois que je le peux, en disant; « C'est pour vous, j'apprécierai vraiment si vous preniez le temps de le lire.

Il y a une bonne nouvelle à l'intérieur ».

Ce n'est peut être pas aussi bien qu'une conversation personnelle, mais au moins, cela me permet de partager la bonne nouvelle avec respect et délicatesse.

Récemment, j'étais sur une plage. Je remarquais un maître nageur sauveteur dans la cabane de secours. Il parlait au téléphone. Quand il eut fini, je m'approchais de lui, me présentais, et le remerciais pour veiller sur notre sécurité.

Je lui demandais : « Si vous voyez quelqu'un se noyer alors que vous parlez au téléphone, pouvez-vous en toute conscience détourner le regard et la laisser couler dans une mort horrible afin de pouvoir terminer votre conversation téléphonique ? » Il répondit; « Bien sur que non! »

Je lui expliquais alors, que de la même manière qu'il ferait tout son possible pour sauver une personne de la noyade, moi aussi je devais lui donner quelque chose qui le ferait réfléchir et je lui demandais de lire un traité. Avec le regard intrigué, il me répondit qu'il le lirait et me dit « merci ». Depuis que je suis passionné pour atteindre les égarés, je réalise que la bonne nouvelle sur papier est infiniment mieux que pas de bonne nouvelle du tout.

Il y a aussi beaucoup de personnes qui, après avoir reçu un traité, sont revenues me dire qu’elles avaient vraiment apprécié parce que ce bout de papier les avait fait réfléchir sur leurs croyances spirituelles.

Si vous n'avez aucun traité dans votre entourage, vous pouvez nous écrire ou mieux encore, écrivez lez vôtres.

Ce qui est important, c'est que vous fassiez quelque chose pour atteindre les égarés.

Voici la lettre d’un athée :

« Vous êtes vraiment convaincus d’avoir toutes les réponses, vous vous êtes vous-même dupés à croire que vous aviez 100 % raison. Et bien laissez moi vous demander une chose : vous considérez-vous être compatissant envers les autres humains ? Si vous avez raison, comme vous le pensez, et que vous y croyez, comment pouvez-vous dormir la nuit. Quand vous me parlez, vous croyez parlez avec quelqu’un qui se dirige tout droit vers la damnation éternelle pour subir des attaques terribles de douleurs sans fin que votre Dieu d’amour a créé, et malgré ça, vous restez là et ne faites rien.

Si vous croyiez vraiment que des milliers, chaque jour, tombent dans une destinée immuable et éternelle, vous devriez être dans la rue, fou de rage à leur aveuglement. C’est comme si vous étiez au coin d’une rue à regarder chaque personne traverser aveuglement pour se faire écraser par un bus et mourir. Et vous, vous restez là, passif, et ne faites rien.

Vous vous tournez les pouces, heureux, sachant qu’un jour le signal passera au vert et que vous pourrez alors traverser en paix.

Pensez-y. Imaginez les horreurs que doit renfermer l’enfer si la Bible dit vrai. Allez-vous laissé faire sans vous soucier des autres personnes mais seulement de vous-même. ? Si vous dites vrai, alors vous êtes sans cœur, sans émotions et purement égoïste et vous n’avez aucun droit de parler de sujets tels que l’amour et la compassion. »

James Franz.

Alors que j'attendais pour témoigner à deux jeunes femmes, je ne pouvais m'empêcher d'écouter le mauvais langage que l'une d'entre elle utilisait pour décrire une situation qui lui déplaisait.

Profitant d'une brèche dans la conversation, je leur donnais un traité chacune et détournais leur attention sur la loi de Dieu.

La jeune femme qui utilisait le mauvais langage prétendait être chrétienne, mais, après lui avoir dit que j'avais entendu son mauvais langage et que quelque chose n'était donc pas normal, elle reconnu être une apostate.

Elle était très versée dans la connaissance de la voie du salut, mais elle était intransigeante sur le fait qu'une personne ne devrait pas venir à Jésus à cause de la crainte du jugement à venir, de l'enfer ou de la colère de Dieu.

Elle disait que nous devrions venir à Jésus à cause de l'amour de Dieu, comme il l'a exprimé sur la croix.

Il était évident, d'après son style de vie, qu'elle avait une simple connaissance mentale de l'amour de Dieu et qu'elle ne considérait pas l'amour de Dieu digne de son attention. Quand je lui dis: « Jésus a dit de ne pas craindre celui qui a le pouvoir de tuer le corps, et qui après cela ne peut rien faire de plus, mais de craindre celui qui a le pouvoir de tuer le corps et de jeter votre âme dans la géhenne ». Elle me répondit: « Je pense que vous m'avez été envoyé aujourd'hui. »

Nous pouvons regarder à ces versets (Luc 12:4-5) sans réaliser leur implication.

Pensez-y.

Il fait nuit, et quelqu'un pénètre dans votre maison.

Il tient dans sa main un couteau de chasse avec une lame de plus 40 cm de long qui est affûtée comme un rasoir. Il est cagoulé. Il s'avance vers vous et dit: « Je vais vous trancher la gorge ». Il est sur le point de tuer votre corps....et Jésus a dit de ne pas le craindre ?

Bien sur que vous allez avoir peur. Vous allez être terrifiés. Qui ne le serait pas ? Dieu nous a donné un instinct de conservation. Jésus utilise une hyperbole, une déclaration extrême. Voilà en fait ce qu'il dit: « Quelqu'un va vous tuer ? Est-ce une situation effrayante ? Et bien ce n'est rien comparé à la terreur d'être dans votre péché devant le Dieu tout puissant le jour du jugement ».

De telles paroles sont étrangères à l'évangélisation moderne.

Dans, « La connaissance de la sainteté », A.W. Tozer a écrit; « La justice de Dieu s'élève pour toujours contre le pécheur dans une complète sévérité. L'espoir vague et léger que Dieu est trop bon pour punir les injustes est devenu un opiacé pour les consciences de millions. Il supprime la crainte et permet de pratiquer toutes sortes d'iniquités plaisantes alors que la mort se rapproche chaque jour de plus prés et que l'ordre de se repentir reste sans aucune considération. En tant qu'êtres moralement responsables, nous ne devrions pas plaisanter avec notre futur éternel. »

L'auteur et évangéliste, Mike Smalley a écrit: « Nombreux sont ceux qui se sentent en sûreté dans leur péché sans crainte ni préoccupation du jour du jugement parce que…Dieu est un Dieu d'amour et qu'il fermera les yeux sur mon péché. Ils oublient que l'amour n'a aucune place dans une cour de justice. La fonction de la cour est de présenter des preuves et de déterminer la culpabilité ou l'innocence. Ce sera le cas au jour du jugement. Tout ce qui sera évident ce jour là, sera l'amour brûlant du Dieu Saint pour la perfection absolue. Nous devrions craindre Dieu plus que tout autre et plus que tout dans le monde parce qu'il est un Dieu d'amour............Pourquoi ? La simple raison est la suivante; Vous et moi ne sommes pas les seules choses qu'Il aime. Il aime l'incorruptibilité. Il aime la sainteté et Il aime la justice. »

Un ami très proche me racontait que, jeune chrétien, la crainte de Dieu lui avait manqué. A ses yeux, Dieu était juste un bon copain. Un jour, il apprit que les parents de sa petite amie sortaient pour la soirée. Immédiatement, il s'agenouilla et pria instamment, « Seigneur, cela peut venir de Toi, je veux perdre ma virginité aujourd'hui, je saurai si ça vient de Toi si elle me demande de la rejoindre ». Elle l'invita et il devint un fornicateur ce soir là.

Puis, Il remercia Dieu pour lui avoir donner le désir de son coeur, ou du moins c'est ce qu'il croyait.

Quelques temps plus tard, il expérimenta la véritable repentance et aujourd'hui, il est vraiment sauvé et sert Dieu passionnément.

Le manque de crainte du Seigneur n'est pas réservé « aux bancs » d'églises.

Près de 40 % des pasteurs sondés admettent avoir eu une relation extra maritale depuis le début de leur ministère.

Ceux à qui il manque la crainte du Seigneur ne s'arrêteront pas à la fornication.

Un jour, un homme intelligent à dit: « Je crains Dieu le plus, et après, je crains celui qui ne le craint pas ».

Si quelqu'un ne craint pas Dieu, il vous mentira, il vous volera, il vous tuera même.......s'il pense qu'il peut ne pas se faire attraper.

Combien de mensonges ?

Un soir, un petit garçon de six ans s'approcha de son papa, qui, en tant que pasteur, avait compris combien il était si important qu'un pécheur ait la connaissance du péché.

Le petit garçon voulait demander à Jésus de venir dans son coeur mais son père, suspicieux qu'il manquait à l'enfant la connaissance du péché, lui répondit qu'il pourrait faire ça plus tard, quand il sera grand et le renvoya se coucher.

Un moment plus tard, le petit garçon sorti du lit et demanda à son père s'il pouvait donner sa vie à Jésus. Le père n'était toujours pas convaincu sur la compréhension du petit garçon, et, ne voulant pas que sa conversion soit fausse, le renvoya à nouveau dans sa chambre. Le petit garçon se leva pour la troisième fois. Cette fois, son père lui demanda s'il avait cassé les dix commandements. Le petit garçon ne pensait pas les avoir cassé. Quand son papa lui demanda s'il avait déjà menti, il répondit que non.

Son papa réfléchit un moment puis lui demanda: « combien de mensonge doit-on dire pour être un menteur? ».

Quand il fut établi qu'un mensonge suffisait pour être un menteur, l'enfant réalisa alors qu'il était un menteur et s'effondra dans d'incontrôlables larmes.

Quand son papa lui demanda s'il voulait demander Jésus dans son coeur, le petit garçon se mit à ramper en secouant la tête.

Il rampait (pour s'humilier) parce qu'il avait compris qu'il avait péché contre Dieu.

Il pouvait maintenant faire beaucoup plus que simplement « inviter Jésus dans son cœur ». Il avait obtenu la véritable peine selon Dieu.

Malgré son très jeune âge, le petit garçon pouvait pratiquer la repentance parce qu'à présent, il savait qu'il avait offensé Dieu.

Après avoir parlé sur l'importance de la crainte, L.E. Maxwell a dit: « Doit-on accueillir la majesté du Souverain Moral sans respect ? L'autorité de Sa loi est-elle sans conséquence ? N'y a-t-il rien à craindre de Dieu ? Un dilettantisme stérile manquera de nous le dire. Pourtant, l'histoire entière, ainsi que les écritures et l'expérience s'écrient contre une telle théologie émasculée et efféminée. »

C'est la crainte du Seigneur qui devrait stopper les chrétiens de diluer, d’adoucir et d’affaiblir le message que Dieu leur a confiés et de négliger l'éternel bien être des pécheurs. Leur dévotion pour la vérité sera récompensée. « Ceux qui reprennent le mauvais seront agréables, délectés et une bénédiction de bien viendra sur eux » (Pro. 24:25).

Il semble que, de son temps, John Wesley connaissait des prédicateurs qui refusaient de prêcher la loi pour amener la connaissance du péché. Ils justifiaient leurs méthodes en disant qu'ils prêchaient le « Christ crucifié ».

John Wesley pointa alors la méthode de prédication du « Christ crucifié » de Paul.

Quand Félix envoya chercher Paul, afin qu'il puisse « l'entendre concernant la foi en Christ », au lieu de prêcher Christ de votre manière (ce qui aurait probablement produit de la part du gouverneur des moqueries, des contradictions et des blasphèmes), « il raisonna sur la justice, la tempérance et le jugement à venir » jusqu'a ce que Félix (dur comme il était) « tremble » (Actes 24:24-25).

Allez et marchez dans ses pas. Prêchez Christ à des pécheurs insouciants, en raisonnant « sur la justice, la tempérance et le jugement à venir ».

La Bible nous donne encore plus d'indications sur le raisonnement de Paul.

Dans Actes 28:23, nous lisons : « Quand ils lui eurent fixé un jour, plusieurs vinrent auprès de lui dans son logis, à qui il expliqua et témoigna solennellement du royaume de Dieu, les persuadant concernant Jésus et par la loi de Moïse, et par les prophètes, du matin jusqu'au soir ».

Le but de notre prédication est de persuader les pécheurs « concernant Jésus ». Il est la voie, la vérité et la vie.

Sans Lui, ils périront.

Comment Paul prêchait-il ? Il utilisait les prophètes et la loi de Dieu. Les prophéties s'adressent à l'intellect de la personne et produit la foi en la parole de Dieu. Quand une personne réalise que la Bible n'est pas un livre ordinaire, qu'elle contient des centaines de prophéties incontestables qui accréditent son origine super naturelle, elle commence alors à reconnaître la crédibilité des écritures.

D'un autre côté, la loi de Moïse s'adresse à la conscience de la personne et conduit à la connaissance du péché.

Paul utilisait les deux, parce que les prophéties seules ne produisent pas une prise de conscience du péché.

Une présentation nouvelle de l'évangile.

Un couple charismatique très connu dont le but était d'atteindre des millions avec l'évangile annonçait avoir découvert une nouvelle méthode pour que les gens soient sauvés. Ils maintenaient qu'un ange avait dit à la femme comment obtenir des décisions instantanées. Imaginons que vous êtes dans un restaurant et que vous voulez que la serveuse se convertisse.

Voilà ce que vous devez lui dire:

Vous: « Savez-vous qu'il y a deux sortes de ravissantes serveuses ? ». Sa réponse: « Vraiment ? » Vous dites alors: « Oui! Celles qui sont sauvées et celles qui sont sur le point de l'être, laquelle des deux êtes-vous ? »

Si sa réponse est autre chose que: « je suis sauvé » dites: « Répétez après moi: Père, pardonnes mes péchés. Jésus, viens dans mon coeur. Fais de moi la personne que tu veux que je sois. Merci de m'avoir sauvée. »

Demandez alors à la serveuse où se trouve Jésus ? Si elle répond « dans mon cœur » dites « félicitation, vous êtes maintenant un enfant de Dieu ». Si elle répond autre chose? Faites lui encore répéter la prière après vous.

Ce couple insista aussi: « Quand vous parlez à quelqu'un, utilisez les mêmes mots que l'ange a prononcé, ça marche! Si vous changez les mots, ça ne marche pas. »

Cette technique que « l'ange » a donné à cette femme n'est pas nouvelle.

C'est une ancienne méthode manipulatrice de vente qui incite les clients à répondrent ce que vous voulez.

Cependant, il y a une importante différence.

Une serveuse est entraînée pour être sympathique avec les clients, pas seulement pour leur travail, mais aussi pour la taille de leur pourboire.

Pourquoi un ange de Dieu, après deux milles ans d'évangélisation, annoncerait-il soudainement une méthode qui n'est pas en ligne avec la parole révélée de Dieu ?

Dieu a-t-il subitement calculé une nouvelle méthode pour atteindre les égarés et envoyé son ange pour nous le dire ? A-t-il changé sa pensée concernant la façon d'atteindre le monde ?

Si un ange nous parle d'un évangile (ou d'une méthode d'évangélisation) qui n'est pas en ligne avec les écritures, nous devons le rejeter sans aucune hésitation.

Pourquoi devons-nous faire une telle chose, même si ça semble fonctionner ? Simplement parce que nous craignions Dieu à la lumière de l'avertissement de l'apôtre Paul (Gal.1:8). « Et même si nous, ou un ange du ciel, annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit maudit ! »

Je ne peux pas exprimer convenablement mon angoisse sur ce type d'évangélisation. Le cri de mon cœur est que les gens soient sauvés de l'enfer,

Mais, malheureusement, les méthodes modernes agissent à l'encontre de cette finalité!

J'ose dire qu'ils font le travail du diable plutôt que celui du Seigneur.

Dans Matthieu 13:25, il nous est dit: « Pendant que les hommes dormaient, leur ennemi vint, sema l'ivraie parmi le blé et s'en alla ».

Nous devons, en tant que chrétien, être attentif aux travaux de l'ennemi, comprendre les véritables et les fausses conversions et suffisamment craindre Dieu pour suivre son exemple d'évangélisation Biblique.

Nous devrions adhérer à l'avertissement de Paul contre « les falsifications de la parole de Dieu, petits changements discrets ou contrefaçons du message divin » (2 Cor. 2:17).

John Wesley décrivait ceux qui ne s'embarrassaient pas à utiliser la loi comme étant des « Bébés en Christ, étrangers à la véritable régénération. »

Le pasteur d'une très grande église du sud me racontait que dans son entourage chrétien, quand on remettait en question leur salut personnel, pratiquement chaque personne « perroquetait » la même phrase. Elle répondait: « J'ai reçu Jésus, le Christ, comme mon Sauveur et mon Seigneur, j'ai déjà réglé ce problème. » Mais au fond de son coeur ce pasteur savait très bien qu'il n'y avait aucun signe de régénération.

Il disait que c'était comme si les gens avaient été inoculés contre la vérité.

Ils l'ont été.

J'ai reçu la lettre suivante d'une mère très concernée: « C'est durant un camp de jeunesse que mon fils aîné « donna son coeur à Jésus » et qu'il fut baptisé. Mais depuis, il ne montre, à mes yeux, aucun désir réel de vivre pour Jésus. Je ne veux pas paraître critique, mais je ne vois ce désir sous aucune forme, quelle qu'elle soit. Je ne veux pas que la même chose se reproduise avec mes deux autres garçons. »

Dieu seul sait combien d'autres personnes ont vécu la terrible expérience de voir des proches faire une fausse profession de foi. Quand ces faux convertis s'éloignent, ils deviennent souvent aigris et leur dernière condition est pire que la première.

Ils sont inoculés contre la vérité.

Ils ont suffisamment de munitions pour faire de gros dégâts à la cause de l'évangile. Pourtant, malgré leur haine et leurs blasphèmes infects, mon coeur ressent bien de la peine pour eux parce qu'ils sont le triste produit des méthodes manipulatrices de l'évangélisation moderne.

La prochaine fois que vous rencontrerez quelqu'un qui est dans l'occulte ou dans une secte bizarre, creusez un peu, et ne soyez pas surpris de découvrir qu'il a autrefois « donné son coeur à Jésus ».

La Bible nous prévient que beaucoup de faux convertis quitteront l'Eglise: « Maintenant l'Esprit dit expressément que, dans les derniers jours, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et des doctrines de démons » (1 Tim.4:1).

La puissance conductrice.

Charles Spurgeon réitère l'importance d'accentuer, d'appuyer, d'insister sur la venue du jour du jugement; « Dieu a fixé un jour où il jugera le monde, et nous soupirons et crions jusqu'a ce qu'il mette fin au règne de la méchanceté et donne le repos aux opprimés. Frères, nous devons prêcher le retour du Seigneur, et le prêcher un peu plus que nous l'avons fait; parce que c'est la puissance conductrice de l'évangile. Trop nombreux sont ceux qui ont gardé ces vérités et ainsi, l'os a été enlevé du bras de l'évangile. Ces points ont été brisés, son tranchant a été émoussé. La doctrine du jugement à venir est la puissance par laquelle les endormis doivent être éveillés. Il y a une autre vie. Le Seigneur viendra une deuxième fois; le jugement viendra, la colère de Dieu sera révélée. Là où ce n'est pas prêché, je suis suffisamment audacieux pour dire que l'évangile n'est pas prêché. Il est absolument nécessaire pour la prédication de l'évangile du Christ que les hommes soient prévenus de ce qu’il leur arrivera s'ils continuent dans leur péché. Oh, oh, Mr Surgeon, vous êtes trop délicat pour dire à un homme qu'il est malade ! Vous espérez guérir les malades sans qu'ils le sachent. Alors vous les flattez, et qu'arrive-t-il ? Ils se moquent de vous; ils dansent sur leurs propres tombes. A la fin, ils meurent! Votre délicatesse est une cruauté; vos flatteries sont des poisons; vous êtes un meurtrier. Devons-nous garder les hommes dans un paradis de dupes ? Devons-nous les endormir dans un doux sommeil dont ils ne se réveilleront qu’en enfer ? Sommes-nous aussi devenus collaborateurs, partenaires, complices de leur damnation en utilisant un discours mielleux? Dans le nom de Dieu....Non. »

Dans son livre, « Stricking Incidents of Saving Grace », Henry Breeden nous parle d'un prédicateur de Colliery en Angleterre, qui avait obtenu un certain nombre de conversions sous son ministère. Puis, en 1861, un « étranger » passa par là et conduit quelques réunions dans lesquelles il y eu un grand nombre de personnes qui professaient leur foi en Jésus.

Le prédicateur nous raconte la suite et les effets déplorables: « Mais beaucoup d'entre eux, en peu de temps, étaient retournés dans le monde. En fait la faillite était telle que le pasteur qui me succéda dans ce circuit dit: « Il n'y a pas une seule personne, sur près de 90 qui professaient avoir obtenu la religion au travers des services de cet homme, qui continuaient à être membre de l'église de Colliery. » Auparavant, j'avais déjà observé dans d'autres endroits le même genre de choses concernant les efforts de telles personnes. C'est pourquoi j'étais si désireux de trouver les raisons de telles faillites. J'étais sûr que les personnes qui avaient été amenées sous mon propre ministère, avaient toutes continué dans la foi et qu'elles étaient, soit, membres de l'église là haut, soit, de l'église ici bas. Je m'installais donc calmement pour considérer cette affaire dans son entier. En y réfléchissant, je trouvais bientôt que la prédication qui ne s'adresse pas à la conscience du pécheur, et qui ne se bagarre pas pour briser l'esprit du non converti en appliquant la loi de Dieu, ne conduit presque jamais au salut de l'âme. Et ces hommes ne prêchent presque jamais la loi. Oui, c'est ça, et rien d'autre.» Par la loi est la connaissance du péché. Laissez un prédicateur avoir ce sentiment important brûler au plus profond de son âme par la lumière et l'amour enflammé de Dieu. Ensuite, laissez le partir et prêcher la vérité comme elle est en Jésus, et beaucoup, beaucoup d'âmes précieuses seront bientôt sauvées. Mais laissez le omettre de prêcher la loi, et peu importe ce qu'il fasse d'autre, car il peut accomplir de nombreuses et grandes choses, sous le ministère de cet homme, les véritables conversions seront rares. »

Je ne peux pas donner un plus grand « Amen! » à cette conclusion: « Oui, c'est ça et rien d'autre...par la loi est la connaissance du péché ».

Cet enseignement est si fondamental, et pourtant, beaucoup n'ont pas vu sa simple vérité.

Quand j'ai enfin compris le concept d'utiliser la loi pour témoigner, je tressaillais de joie à l'idée de remplacer le « plumeau à poussière » de l'évangélisation moderne par la puissance de feu concentrée des dix grands cannons.

Cependant, alors que je comprenais la fonction de la loi pour amener une personne à la croix en toute humilité, je me demandais si le message de la grâce n’avait pas quelque peu disparu dans le processus.

Des amis chrétiens m'avaient souvent rappelé la vérité que nous sommes « sauvés par grâce et non par la loi ».

Où était l'amour en disant aux gens qu'ils ont violé la loi de Dieu et qu'ils iront donc en enfer ? La loi les sauve-t-elle ? Non! Est-ce la crainte de la colère de Dieu qui les sauvera ? Jamais !

La beauté de la loi réside dans le fait qu'elle brise les coeurs orgueilleux et qu'elle montre aux gens leur culpabilité devant Dieu.

Une fois brisés et leurs péchés exposés devant Dieu, ils peuvent comprendre leur besoin de pardon et de grâce.

Ils ne sont plus arrogants et orgueilleux, mais plutôt humbles et assoiffés de miséricorde et de tendresse que Dieu offre sur la croix.

Comprenant maintenant que la mort est ce qu'ils méritent, ils peuvent à présent apprécier que « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que lorsque nous étions encore pécheur, le Christ est mort pour nous » (Rom.5:8).

Ils peuvent maintenant vraiment apprécier le sang précieux du Christ qui les sauve.

La demande rigoureuse de la loi de Dieu amplifie Son don (gratuit) de grâce.

Une fois que la lumière de la loi eut brillé sur mon coeur, j'étais horrifié, embarrassé et honteux, je l’avais terriblement violée. Mais ensuite, aussi clair que le jour, j'ai pu voir la beauté de la croix!

La loi a magnifié ma soif de Jésus.

J'ai enfin compris pourquoi Jésus est la seule voie qui mène au Père (Jean 14:6). Je suis très reconnaissant envers la loi pour ce qu'elle a fait afin de me conduire et me « coller » au Sauveur.

Sans la loi, le message de Jésus sur la croix n'aura aucun sens.

Aussi stupide que de suivre des séances de chimiothérapie en ignorant que vous êtes atteints d'un cancer.

Soumettriez-vous votre vie à Jésus en pensant que ce n'est pas nécessaire ? Ce serait comme vendre votre maison pour payer pour un crime que vous ne pensez pas avoir commis.

Sans la connaissance de la loi, les masses percevront la mort de Jésus comme la destinée malheureuse d'un homme bon, le juste châtiment d'un religieux lunatique, ou simplement une ancienne légende.

Mais avec la connaissance de la loi de Dieu, ils concevront clairement et pleinement qu'Il est leur seul espoir pour aller au paradis.

La loi permet à la grâce d'avoir tout son sens. Si je ne pense pas avoir brisé la loi, me dire que je vais en prison me semblera absurde. Si je ne pense pas mériter la prison, je n'apprécierais pas l'offre du juge d'effacer ma peine. Je penserais peut être que c'est un bon geste, mais complètement ridicule, parce que pour commencer je n'aurais jamais du être arrêté.

J'ai fait appel, je me suis défendu et j'ai accusé l'avocat général d'harassement.

De la même manière, si une personne ne pense pas être coupable et mériter l'enfer, elle ne s'humiliera pas et ne s'agenouillera pas pour supplier Dieu pour Sa grâce et Son pardon.

Elle n'appréciera pas le sang de Jésus répandu pour elle parce qu'elle ne pense pas en avoir besoin.

S'il n'y a pas de conviction de culpabilité, il n'y a pas de confession et pas de repentance.

Alors que si le criminel comprend clairement qu'il est coupable d'avoir brisé la loi et qu'il lui est donc profondément redevable, alors, il peut humblement admettre sa culpabilité, confesser son crime et implorer au juge son pardon.

Dieu nous a donné les dix commandements afin de nous montrer que nous avons violé une loi éternelle, que nous avons offensé le juge de l'univers et que nous serons jugés coupables devant la « cour sans compromis ».

C'est uniquement quand le pécheur percevra qu'il mérite le châtiment de l'enfer qu'il s'agenouillera comme l'homme du temple et qu'il dira: « Oh Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur ! » (Luc18:13).

C'est seulement quand le pécheur comprendra l'immondicité dans son propre coeur qu'il s'agrippera de toutes ses forces à la puissance purifiante de la croix et qu'il ne lâchera sous aucun prétexte.

C'est seulement quand il se sentira nu devant les yeux du Dieu qui voit tout qu'il affectionnera la robe blanche pure de la justice du Christ.

En omettant la loi dans notre témoignage, le problème est que la plupart des hommes et des femmes pensent être de « bonnes » personnes, et que leurs bonnes actions suffiront à leur gagner une place au paradis.

Mais la Bible dit: « Il n'en est aucun qui fasse le bien, non, pas un » (Rom. 3:12), malgré ça, chaque homme proclamera sa propre bonté.

C'est vrai!

La majorité des gens (même ceux qui professent être chrétiens) se considèrent « honorables ».

Regardez à Luc 18:18-23 et voyez ce que Jésus dit à l'homme qui cherchait la vie éternelle.

Jésus utilisa la loi pour exposer le péché d'idolâtrie de cet homme (son argent était son Dieu) et pour déclencher une prise de conscience de son besoin de pardon. Devrions-nous suivre dans les pas de Jésus ?

Quand Il témoignait aux orgueilleux, Jésus utilisait la loi.

C'est seulement quand il parlait à une personne qui était déjà humiliée, et repentante (comme le voleur sur la croix et Nicodème) qu'Il partageait simplement la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Jésus n'éliminait pas la grâce de la voie vers le salut; il savait simplement que la loi avait été dessinée pour les pécheurs au coeur endurci, afin de préparer la voie de la bonne nouvelle de la grâce.

Nous allons voir maintenant l'importance du motif du pécheur dans sa réponse à l'évangile.

« Savoir utiliser la connaissance, c’est avoir de la sagesse »

__''Charles H. Spurgeon 1834 - 1892''__