LA RESTAURATION DES HÉRITAGES DÉSOLÉS

Lorsque l’autel est rétabli, et que les fils de Lévi y présentent leurs offrandes, Dieu agrée le sacrifice et se souvient des alliances. Il ouvre alors les écluses des cieux pour faire descendre la pluie. Elie a été un précurseur. Par sa vie même il a rétabli l’autel de l’Eternel et est entré dans l’alliance.

Au mont Carmel, il a intercédé et la pluie est venue.

Il préfigure cette Eglise de la réforme qui enfante dans les douleurs, qui confronte publiquement la doctrine de Jézabel (la fausse grâce) et qui élève un autel communautaire à son Seigneur. Dieu entend le cœur de Son Epouse, la femme de l’Agneau.

Il est remarquable que l’expression «femme de l’Agneau» employée en Ap 21/9 se traduit par «Echèt Haséh». Le mot «Echèt», qui traduit la notion de femme en tant qu’épouse, a pour valeur 44, même valeur que le nom d’Elie «Elyaouh» . L’Eglise, transportant la nature de Christ, donne naissance à des «Elisée». 1Rois 19/16 nous appren qu’«Eliychah» (Elisée) est fils de «Chafat», mot qui veut dire «jugement». La valeur de ce dernier mot est de 47, même valeur que le mot «Maiym», les eaux, même valeur que le mot «Michrhah», onction, même valeur que le mot «Hamachiarh», Le Messie, même valeur que le mot «Edout», témoignage dans l’expression «l’esprit de la prophétie est le témoignage de Jésus».

Le jugement de Dieu dans son peuple est une nécessité pour recréer, comme nous l’avons vu au début de ce livre.

Les eaux du jugement doivent engloutir toute l’iniquité qui se trouve dans les églises. C’est la condition pour que la vraie onction de Notre Seigneur se libère et redonne vie à des sources éteintes.

Le vrai témoignage de l’Eglise est celui de la vérité que transporte l’épouse la femme de l’Agneau et non celui du mensonge religieux transporté par la prostituée, ensemble des systèmes religieux construits de mains d’hommes.

Le mot vérité «Emèt» et le mot Eglise «Quaal» tels qu’ils apparaissent dans l’Ecriture ont la valeur commune de 36. On sait que la bible dit que l’Eglise est la colonne et l’appui de la vérité, non pas les églises systèmes, mais l’Eglise, corps vivant du Seigneur. Autre fait aussi remarquable, l’expression, «la prostituée» (Ap 17/1), «Hayéchévèt», le mot «mensonge» (2The 2/11), «Chaquèr», et l’expression «homme de péché» (2Thess 2/3), «Hiych Harataah», ont pour valeur commune 60. Le nom «Eliychah», Elisée, a pour valeur 60, l’expression «Béèr mayim», puits d’eau, a pour valeur 61 et le mot «Nérhalot», héritages, dans l’expression «héritages désolés» d’Esaïe 49/8 a pour valeur 62.

Dans cette progression le message est clair. La double part de l’esprit d’Elie en Elisée juge l’iniquité, révèle les sources d’eaux et restaure les héritages désolés. La valeur d’ «Eliychah» est la même que ce qui est relatif à l’iniquité parce que la bible me parle de séduction. La séduction présente toujours un faux-semblant, fait miroiter ce qui est faux comme vrai, au point de séduire les élus s’il était possible par des faux miracles et des faux prodiges (2Thess 2).

La double part reçue par Elisée lui a permis de vivre 14 actes miraculeux qui symbolisent prophétiquement pour l’Eglise la restauration de 14 sources qui vont lui permettre de retrouver la totalité de son héritage.

- 1. La purification des eaux par le sel

2Rois 2/19,21: «Les gens de la ville dirent à Elisée: Voici le séjour de la ville est bon, comme le voit mon Seigneur; mais les eaux sont mauvaises, et le pays est stérile. Il dit apportez-moi un plat neuf, et mettez-y du sel. Et ils le lui apportèrent. Il alla vers la source des eaux, et il y jeta du sel, et dit: Ainsi parle l’Eternel: J’assainis ces eaux; il n’en proviendra plus ni mort ni stérilité. Et les eaux furent assainies, jusqu’à ce jour, selon la parole qu’Elisée avait prononcée».

Cet acte symbolise la restauration du témoignage de l’Eglise dans le monde comme «sel de la terre». L’Eglise doit retrouver sa saveur pour que le monde voie briller la splendeur de l’Evangile de Christ, sinon les ténèbres ne seront jamais confrontées.

Lorsque l’Eglise retrouve son rôle de sel, elle est lâchée dans les eaux des nations qui engendraient stérilité et mort, afin que la vie revienne. Tant que l’Eglise ne retrouve pas son rôle de sel, elle ne peut accomplir sa mission qui est de manifester le royaume de Dieu sur terre en y étant un témoin de la présence de Dieu. L’accomplissement de cette mission a un caractère décisif en ce qui concerne le retour du Seigneur (Mat 24/14: «Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin»). Ezéchiel (Ez 47) a vu le torrent jaillir du sanctuaire, cette eau qui descend du trône de Dieu dans les cieux, il l’a vu se jeter dans la grande mer pour y ramener la vie. Et de fait, partout où coulait ce torrent la vie était ramenée. Cependant, il se trouvait des endroits où malgré le cours du torrent, la vie n’était pas ramenée naturellement. Ce sont les endroits qui ont besoin d’être abandonnés au sel pour être assainis: il s’agit des marais et des fosses dont il est parlé au verset 11; de par leur forme ils ne permettent pas l’écoulement des eaux, ce sont des nids à microbes où les impuretés et maladies se développent facilement ce qui explique la nécessité d’un traitement spécial pour ces endroits: «Ses marais et ses fosses seront abandonnés au sel».

Lorsque l’Eglise retrouve sa saveur, Dieu la prend et la jette dans ces endroits qui ne reçoivent pas naturellement cette eau du ciel à cause de la force des ténèbres qui y règnent; et à ce moment-là, les ténèbres sont réellement confrontées: Esaïe 9: «Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière a resplendi sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort».

- 2. Le miracle avec l’huile de la veuve

2 Rois 4/ 3, 4: «Alors il lui dit: va, et emprunte dehors à tous tes voisins des vases, des vases vides, n’en demande pas un petit nombre. Puis rentre et ferme la porte sur toi et sur tes enfants, et verse dans tous ces vases, faisant ôter ceux qui seront pleins».

Ce miracle symbolise pour nous la restauration pleine et entière de la véritable évangélisation au niveau de ses fruits: la parole semée doit générer une communication de vie.

L’huile que Dieu met en nous doit couler dans les vases vides de nos prochains lorsque nous sommes à leur contact pour leur témoigner de l’espérance qui est en nous. Mais le miracle de l’huile qui coule dans les vases vides ne se produit que lorsque l’Eglise, restaurée dans son rôle de sel de la terre, a retrouvé sa saveur.

Et à ce moment-là, ce n’est pas simplement une croyance qui est communiquée, mais la vie. Comme ce qui est arrivé à la suite du témoignage de la Samaritaine: les gens de sa ville ont cru non seulement à cause de ce qu’elle avait dit de Jésus mais parce qu’à la suite de ce témoignage, ils L’ont entendu eux-mêmes (Jean 4/42). La vie de Jésus est en effet communiquée lorsque après l’annonce de la Parole, les vies sont véritablement remplies de Sa présence symbolisée par l’huile qui remplit les vases.

Dieu ne veut pas un peuple qui le connaisse de façon théorique par la compréhension intellectuelle qu’il peut avoir de sa Parole.

Ce qu’Il désire, c’est un peuple qui le connaisse réellement parce que la révélation de qui Il est, ne sera pas restée au niveau de la tête, mais sera descendue dans le cœur; c’est cela la vie éternelle: connaître Dieu comme un Dieu «vivant» qui communique la «vie» à ceux qui Le reçoivent.

- 3. La résurrection du Fils de la Sunamithe

2Rois 4/32,35: «Lorsque Elisée arriva dans la maison, voici, l’enfant était mort. Il monta et se coucha sur l’enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s’étendit sur lui. Et la chair de l’enfant se réchauffa. Et Elisée s’éloigna, alla ça et là par la maison, puis remonta et s’étendit sur l’enfant. Et l’enfant éternua sept fois et ouvrit les yeux».

Cette résurrection symbolise pour nous la résurrection de l’Eglise du Seigneur comme un Corps, un organisme vivant marchant dans la plénitude de l’Esprit de Dieu. Nous noterons que cette résurrection s’est faite en plusieurs étapes qui ont chacune une importance vitale en ce qui nous concerne:

-Les yeux sur les yeux, symbolise le fait que pour la ressusciter, Dieu va d’abord restaurer la vision de l’Eglise afin qu’elle voit comme Dieu voit.

-La bouche sur la bouche symbolise le fait qu’elle sera ensuite renouvelée dans la Parole de Dieu pour être la voix que Dieu désire qu’elle soit au milieu de cette génération perverse.

-Les mains sur les mains, c’est le signe que l’Eglise va être restaurée dans sa commission pour accomplir non pas ses propres oeuvres, mais celles que Dieu a préparées d’avance pour elle afin qu’elle les accomplisse.

Puis il est dit qu’Elisée a du se coucher sur l’enfant afin que sa chair se réchauffe. C’est le signe que la restauration des fonctions vitales ne suffit pas pour le miracle de la résurrection du Corps.

Pour qu’il se mette en mouvement il faut un fait essentiel: la chair doit se réchauffer car lorsque la mort a envahi les membres, le corps est froid et ne peut plus bouger.

La chair correspond à la foi comme nous l’avons vu au chapitre 1 de la deuxième partie. Dans le monde spirituel c’est la foi qui génère le mouvement: «nous marchons par la foi et non par la vue». Lorsque la vraie foi est là, alors nous pouvons voir la gloire de Dieu se manifester: c’est ce que Jésus a dit à Marthe au sujet de la résurrection de Lazare: «Si tu crois tu verras la gloire de Dieu». Mais pour que la foi produise en nous un mouvement qui nous fasse entrer dans les projets de Dieu, elle a besoin de l’activation de la plénitude de l’Esprit de Dieu en nous; c’est pourquoi nous voyons que l’enfant n’est revenu à la vie qu’après avoir éternué sept fois. Ces sept éternuements de l’enfant symbolisent l’Eglise qui ressuscite avec la plénitude de l’Esprit pour être une armée qui a les moyens de marcher avec autorité et puissance dans son appel.

C’est cette armée qui tirera avec détermination la flèche de victoire dont nous parlerons dans le dernier point.


-4. La purification du potage

2Rois 4/38: «Elisée revint à Guilgal, et il y avait une famine dans le pays. Il dit à son serviteur: mets le grand pot, et fais cuire un potage pour les fils des prophètes. L’un d’eux sortit dans les champs pour cueillir des herbes; il trouva de la vigne sauvage et il y cueillit des coloquintes sauvages. Quand il rentra, il les coupa en morceaux dans le pot où était le potage, car on ne les connaissait pas. On servit à manger à ces hommes; mais dès qu’ils eurent mangé du potage, ils s’écrièrent: la mort est dans le pot homme de Dieu! Et ils ne purent manger. Elisée dit: prenez de la farine. Il en jeta dans le pot, et il dit: sers à ces gens, et qu’ils mangent. Et il n’y avait plus rien de mauvais dans le pot».

La purification du potage par Elisée symbolise pour nous le retour du vrai message de la Croix qui seul amène la vraie vie. La restauration de ce message dans sa pureté provoquera l’anéantissement du message de la fausse grâce qui a introduit la mort dans l’Eglise par la fausse sécurité de salut qu’elle procure.

Ce message de fausse grâce, est l’erreur qui, ajoutée à la vérité de la Parole, en pervertit tout le contenu pour en faire une nourriture empoisonnée. Ce sont les aliments impurs qui, ramassés dans les champs du monde, sont amenés dans le temple du Seigneur par les esprits de Balaam et de Jézabel qui sévissent dans le peuple de Dieu pour le nourrir d’aliments sacrifiés aux idoles (Ap 2/14 et 2/20). Comme ce poison est mélangé à la vérité, beaucoup pensent pouvoir faire la part des choses en prenant ce qui est bon; mais c’est oublier que quelques gouttes de poison dans un potage suffisent pour donner la mort à ceux qui le boivent.

Et c’est pourquoi dans les derniers temps, Dieu a besoin de restaurer dans toute sa splendeur le véritable message de la grâce qui est révélé uniquement au travers de la Croix de Jésus-christ. Ce message, contrairement à l’humanisme de la fausse grâce, change profondément le centre de gravitation de l’homme, habitué à se centrer sur son moi, pour l’attirer à Dieu.

Il y a un message moderne de la Croix qui dit: «venez prendre», alors que le vrai message de la Croix dit: «venez donner votre vie, venez perdre vos revendications». Luc 9/23,24: «Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera».

Le substitut moderne de la Croix ne met plus le pécheur à mort, et laisse intact son attachement à son moi et à son ambition.

Mais nous devons comprendre que le message de la Croix est un baptême dans la mort de Jésus-Christ.


-5. La multiplication du don sacrificiel

2Rois 4/42,43: «Un homme arriva de Baal-Schalischa. Il apporta du pain des prémices à l’homme de Dieu, vingt pains d’orge, et des épis nouveaux dans son sac. Elisée dit: Donne à ces gens et qu’ils mangent? Son serviteur dit: Comment pourrais-je en donner à cent personnes? Mais Elisée dit: donne à ces gens et qu’ils mangent; car ainsi parle l’Eternel: on mangera, et on en aura de reste». Ce passage n’est pas sans rappeler les miracles de multiplication opérés par Jésus à partir du peu qui était mis par les disciples à sa disposition. Cet acte symbolise le fait que lorsque nous apportons le meilleur que nous avons à Dieu, même si c’est peu, Il le multiplie. Ici, dans ce passage, le meilleur est représenté par l’offrande que cet homme fait de ses prémices à l’homme de Dieu. La bénédiction de cette multiplication est une promesse de Dieu lorsque nous l’honorons avec nos biens. Prov 3/9,10: «Honore l’Eternel avec tes biens, et avec les prémices de tout ton revenu, alors tes greniers seront remplis d’abondance, et tes cuves regorgeront de moût».

Mais ce que Dieu attend de nous c’est l’offrande totale de nos vies.

Au travers de cet acte prophétique d’Elisée, Dieu nous parle de Sa volonté de restaurer dans l’Eglise le vrai culte. Paul nous en parle en Roms 12/1: «Je vous exhorte donc frères, par les compassions de Dieu à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu ce qui sera de votre part un culte raisonnable».

-6. La purification de Naaman

2Rois 5/1,12. C’est ici la confrontation des choses fortes du monde par les choses faibles que Dieu choisit d’utiliser; mais c’est aussi la confrontation de l’orgueil des grands par la folie de Dieu qui est plus sage que la sagesse humaine. Ainsi Dieu utilise puissamment ceux qui ont un coeur d’enfant. Matt 11/25: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les a révélées aux enfants».

Car le Seigneur fait éclater sa gloire lorsque nous sommes comme des enfants, jamais lorsque nous prétendons tout savoir. Dans ce dernier cas, nous devenons incapables de recevoir la révélation, ayant déjà une idée bien arrêtée de la façon dont elle doit arriver. La façon dont s’est opérée la purification de Naaman nous parle aussi du fait que Dieu va juger et confondre l’orgueil des forts: il est dit de Naaman qu’il était fort et vaillant et jouissait d’une grande considération.

Cette position sociale s’oppose à celle de la petite fille qui a été utilisée pour sa guérison: elle était une servante. Dieu va confondre les choses fortes du monde en se servant d’instruments humbles. Aussi, dans sa façon d’agir qui va sembler insensée à certains, Il va confondre l’orgueil des forts et des sages (1Cor 1/27).

Naaman a failli passer à côté de sa guérison parce qu’il s’était laissé offensé par la folie de Dieu manifestée au travers du prophète qui lui disait simplement d’aller se plonger sept fois dans le Jourdain. Non seulement cette procédure semblait trop simple, mais encore elle ne correspondait en rien au sérieux du rituel que devait revêtir la religion: «Voici: je me disais: il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Eternel son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux».

Mais Dieu se rie du rituel de la religion et manifeste sa gloire comme Il veut. 1Cor 1/25: «Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes».

-7. Le péché de Guéhazi

2Rois 5/15,27. Ce péché est caractéristique du mensonge et de la tentative de dissimulation d’Ananias et Saphira vis-à-vis du Saint- Esprit aux premiers jours de l’Eglise. Sur une parole de révélation de Pierre, le jugement de Dieu est tombé sur eux. La puissance du Saint Esprit agit toujours avec son feu. Le feu est nécessaire pour que la crainte de Dieu soit établie dans son peuple.

Parce que le peuple de Dieu n’a plus vu la manifestation de ce type de jugement apporté par la parole des prophètes, il a cru que Dieu avait changé. Le chapitre 5 du livre des Actes qui parle du jugement de Dieu sur Ananias, dit à la fin du verset 5: «Une grande crainte saisit tous les auditeurs». La même chose se produisit lorsque Saphira fut jugée à son tour. Verset 11: «Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses».


-8. Le fer qui surnage

2Rois 6/1,6: «Les fils des prophètes dirent à Elisée: Voici le lieu où nous sommes assis est trop étroit pour nous. Allons jusqu’au Jourdain. Et l’un d’eux dit: consens à venir avec tes serviteurs. Il répondit: J’irai. Arrivés au Jourdain, ils coupèrent du bois. Et comme l’un d’eux abattait une poutre le fer tomba dans l’eau. Il s’écria: Ah! Mon seigneur il était emprunté! L’homme de Dieu dit: où est-il tombé? Et il lui montra la place. Alors Elisée coupa un morceau de bois, le jeta à la même place, et fit surnager le fer».

Le fer qui surnage nous parle du proche retour de Jésus-Christ qui va frapper les nations avec le sceptre de fer, le fer de hache.

Par ses jugements, le Seigneur va faire monter son Eglise hors de l’eau des nations, comme Elisée qui fait flotter le fer pour le remonter à la surface de l’eau. L’Eglise est immergée dans le monde mais n’est pas du monde; et un jour elle devra s’élever hors de l’eau des nations pour partir à la rencontre de son Epoux avec qui elle reviendra pour régner sur elles. (Ps 149/5,9; Ap 2/26,27; Ap 19/15). Dieu imprime avec force dans son Eglise la réalité du retour de Jésus-Christ afin que Son Eglise comprenne que son royaume n’est pas de ce monde et que sa patrie est céleste. Philippiens 3/20: «Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ».

-9. Le discernement

2Rois 6/8,12. Dieu augmente la compréhension du monde spirituel pour que Son peuple soit mis au courant des stratégies de l’adversaire afin de déjouer ses plans. Une plus grande précision sera donnée dans la connaissance et la révélation prophétique, notamment dans l’intercession prophétique. Ce discernement est indispensable dans les temps qui viennent de s’amorcer depuis quelques années.


-10. Le combat

2 Rois 6/15,18: «Le serviteur de l’homme de Dieu de leva de bon matin et sortit; et voici une troupe entourait la ville, avec des chevaux et des chars. Et le serviteur dit à l’homme de Dieu: Ah! Mon seigneur, comment ferons-nous? Il répondit: ne crains point, car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. Elisée pria, et dit: Eternel ouvre ses yeux, pour qu’il voit. Et l’Eternel ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d’Elisée». Dieu élève son peuple dans la dimension du vrai combat spirituel en le faisant participer à son conseil céleste et en ouvrant ses yeux sur le monde spirituel angélique qui l’assiste dans ce combat. Les yeux de plusieurs s’ouvriront sur le fait que la victoire sur le terrain se gagne dans les lieux célestes par notre position (Eph 6/12). Bien trop souvent certains sont entrés dans ce combat sans en comprendre ni la nature, ni les règles.

La parole de Dieu nous dit en Ephésiens que ce combat est contre une organisation spirituelle démoniaque qui se trouve positionnée dans les lieux célestes et non sur la terre même si c’est sur la terre que nous voyons les conséquences de ce combat. Aussi, c’est en nous élevant dans les lieux célestes là où sommes assis avec Jésus-Christ que nous pouvons correctement entrer dans ce combat. Puis Paul nous parle aussi dans ce livre d’Ephésiens de toute une panoplie d’armes qui sont à notre disposition pour ce combat.

Mais nous devons comprendre que leur nature est également spirituelle et que nous ne pouvons les revêtir à la légère.

Si nous ne comprenons pas leur valeur spirituelle, elles ne nous sont d’aucun secours; pour les revêtir correctement nous ne pouvons le faire de façon psychique. Paul dit aux Corinthiens qu’elles ne sont pas charnelles mais spirituelles et puissantes par la vertu de Dieu pour s’attaquer à n’importe quelle forteresse de résistance démoniaque pour peu qu’elles soient utilisées avec discernement. 2Cor 10/3,4: «Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes par la vertu de Dieu pour renverser les forteresses».

Par ailleurs, sans discernement spirituel, nous ne combattons pas efficacement mais donnons des coups d’épée dans l’eau. Il existe certains groupes dits de combat spirituel où on entend les gens nommer le noms de tous les esprits possibles et imaginables pour les combattre dans la prière: ce sont des coups d’épée inefficaces.

C’est pourquoi Dieu lève une armée qui bouge avec la nuée, comme dans le désert.

Le vrai combat, c’est suivre le mouvement de la nuée.


-11. Les lépreux

2Rois 7/5,13. Dieu va utiliser ceux qu’on ne désire pas pour amener la réforme. Le roi n’a pas reçu le rapport des lépreux comme une bonne nouvelle car c’était des lépreux. Et sans l’intervention de l’un de ses serviteurs qui avait du insister pour envoyer des chevaux vérifier l’état de la situation (verset 13), la famine aurait continué inutilement dans le pays alors que Dieu était déjà intervenu pour apporter la délivrance en semant la terreur dans le camp des Syriens (verset 6).

A deux autres reprises dans la bible, nous voyons qu’une bonne nouvelle n’a pas été reçue en tant que telle parce que les instruments utilisés pour l’annoncer n’étaient pas ceux de qui l’on pouvait décemment recevoir la nouvelle.

En Luc 24, ce sont des femmes qui furent les premiers témoins de la résurrection de Jésus. Mais lorsqu’elles sont allées annoncer la nouvelle aux disciples, ceux-ci n’ont pas cru. Le genre d’instrument qu’elles étaient, des femmes, les a empêché de croire à la réalité de la nouvelle; le verset 11 nous dit ceci: «Ils prirent ces discours pour des rêveries, ils ne crurent pas ces femmes». La bible nous livre un autre passage de la même nature: en Actes 12 lorsque après l’arrestation de Pierre, celui-ci fut libéré par un ange du Seigneur, ce fut encore une femme, de surcroît une servante, qui l’aperçut la première: lorsqu’elle courut annoncer la nouvelle aux autres, il est dit au verset 15: «Ils lui dirent: tu es folle».

Ce qu’on peut supposer au travers de ces deux exemples, c’est que à l’époque les femmes n’étaient certainement pas considérées comme des instruments entrant dans les critères du «divinement correct».

Il en serait de même aujourd’hui, où à cause de certains schémas bien établis dans nos pensées sur la façon dont Dieu devrait agir et par qui Il devrait le faire, nous sommes en passe de rater Sa visitation.

Et pourtant Dieu s’apprête à nous surprendre par les instruments qu’Il utilise pour amener la vraie réforme. Cette réforme ne se fera pas comme on pense, où on pense, ni par qui on pense.


-12. Les 7 années de famine

2Rois 8/1,2: «Elisée dit à la femme dont il avait fait revivre le fils: lève-toi, va-t’en, toi et ta maison, et séjourne où tu pourras; car l’Eternel appelle la famine, et même elle vient sur le pays pour sept années. La femme se leva et elle fit selon la parole de l’homme de Dieu».

Dieu veut nous rendre attentifs à la parole des prophètes qui annoncent le jugement. Et pour sa protection, le peuple de Dieu ne devra pas négliger ces avertissements. Chaque fois que Dieu annonce le jugement, il met son peuple au large en l’avertissant par la parole prophétique. Amos 3/ 7,8: «Le Seigneur l’Eternel ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes».

Que le peuple de Dieu soit attentif aux avertissements des prophètes va libérer encore plus fortement ces paroles prophétiques d’avertissement: les prophètes seront ainsi encouragés à se mettre à l’écoute de Dieu pour transmettre ce qu’ils auront entendu de Sa part.

Il y en a beaucoup qui se taisent parce que cette écoute attentive n’existe pas. Parce que le peuple est sourd au son de la trompette, certaines sentinelles ont rangé leur instrument au placard; mais c’est bientôt le temps où Dieu va redonner du courage à ses serviteurs pour qu’ils annoncent ce qu’ils entendront de Sa part afin que son peuple soit averti à temps (Amos 3/6).


-13. Jézabel livrée aux chiens

2Rois 9. Sous le ministère d’Elisée, Dieu a oint Jéhu comme roi pour une mission essentielle: il devait exercer le jugement de Dieu sur la maison d’Achab en vengeant sur Jézabel le sang des prophètes de Dieu. Jéhu était chargé d’exécuter le jugement que Dieu avait décrété par la bouche de son serviteur Elie (1Rois 21/17,23). Jéhu était un capitaine de l’armée (verset 5), c’est pour cela qu’il représente prophétiquement des intercesseurs que Dieu oint spécialement pour cette mission.

Ils sont oints pour proclamer dans la prière d’autorité le jugement spirituel décrété par Dieu sur l’esprit de Jézabel; et ces prières feront descendre ce jugement partout où sévit cet esprit au milieu du peuple de Dieu.

Ces prières d’autorité ont le pouvoir de dévoiler au grand jour l’activité cachée et perverse de cet esprit, à un point tel que les eunuques qui ont pactisé longtemps avec cet esprit, ne seront plus aveuglés sur sa véritable nature.

Ils comprendront enfin qu’il n’y a aucune possibilité de paix avec Jézabel: ils la jetteront hors de la maison et livreront son cadavre aux chiens.


-14. La flèche de victoire

2Rois 13/15,19. Cette flèche nous parle du caractère de ce peuple de vainqueurs que Dieu lève dans les temps de la fin. Un peuple qui marchera dans une obéissance scrupuleuse par rapport aux instructions de son Dieu et qui ne se détournera ni à droite ni à gauche pour marcher dans d’autres voies. Un peuple qui à cause de son obéissance et de sa persévérance fera mordre la poussière à l’ennemi (Ap 12/11).

Ce peuple marchera dans la plénitude de son héritage restauré: l’onction du Saint Esprit, la puissance du martyr et la gloire cachée du Père.