L’ABANDON DE L’ALLIANCE

1Rois 19/10: «Car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et il ont tué par l’épée tes prophètes».

ABANDONNER L’ALLIANCE

Nous savons que l’alliance est abandonnée lorsqu’il n’y a plus d’obéissance à la Parole de Dieu et que le peuple ne sait plus ce que signifie la crainte de Son nom. Et cela commence lorsque nous nous éloignons de la Parole de Dieu: alors, nous ne connaissons plus Ses voies car c’est Sa parole qui éclaire le chemin devant nos pas: Ps 119/105: «Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier».

Nous abandonnons l’alliance lorsque nous commençons à rejeter la parole de Dieu comme seule norme de vie pour la remplacer par des préceptes ou des traditions humaines; ou lorsque cette parole ne nous fait plus trembler et que nous commençons à l’interpréter pour l’adapter à notre vie faisant ainsi un Dieu à notre image. Ce faisant, nous composons avec la parole de Dieu un menu à notre convenance en prenant ce qui nous convient, laissant de côté ce qui nous dérange. En agissant ainsi à l’égard de la parole de Dieu, nous brisons l’alliance d’amour car l’apôtre Jean nous dit 1Jean 5/3: «Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles».

C’est d’ailleurs une instruction qui provient de la bouche même de notre Seigneur Jean 14/15: «Si vous m’aimez, gardez mes commandements».

Par conséquent, ne plus obéir à la parole de Dieu revient à créer les conditions propices à la transgression de l’alliance, puisque toute alliance est basée sur des engagements des deux parties; et lorsque les engagements ne sont pas respectés par l’une des parties, c’est le signe que l’alliance est violée.

RENVERSER LES AUTELS

Lorsque les autels sont renversés, il n’y a plus de véritable adoration au seul vrai Dieu. Aussi, le feu de Dieu ne peut descendre pour consumer l’holocauste car le sacrifice offert n’est pas agréable.

C’est alors un feu étranger qui descend introduisant le mélange de l’idolâtrie. Lorsque les autels sont renversés, l’alliance de sang est brisée car le sang de Jésus ne constitue plus la seule offrande sacrificielle ouvrant le chemin du ciel: il devient un moyen parmi d’autres.

Lorsque les autels sont renversés, Dieu ne siège plus comme Roi dans nos cœurs mais y cohabite avec des idoles: le temple est pollué par des esprits impurs qui, se faisant passer pour le Saint-Esprit, introduisent la séduction et la prostitution spirituelles. L’un des signes manifestes que les autels sont renversés est lorsque nous cherchons à produire l’unité à n’importe quel prix en demandant à Dieu de faire descendre son feu sur cette unité. Mais c’est ce type de mélange qui prépare la voie au retour de la religion unique de la tour de Babel: «parler le même langage» pour être reconnu et accepté; mais c’est ici la fausse unité qui caractérise la prostituée qui se différencie profondément de l’Epouse qui elle, est pure sans mélange avec un cœur entier pour son Epoux. __ Renverser les autels nous sort de la protection de Dieu et nous fait encourir le jugement de la colère qui vient sur les fils de la rébellion, car le sang de Jésus ne peut témoigner en notre faveur.__


TUER LES PROPHÈTES

Les prophètes sont tués lorsqu’on rejette la voix du Seigneur; lorsqu’ils sont lapidés par la langue et que l’intimidation des responsables du peuple les refoule dans la grotte d’Elie ou les jette dans la citerne de Jérémie. Leur parole n’est à ce moment-là ni écoutée ni entendue parce qu’elle dérange.

Alors, on leur impose silence car leur discours est en décalage constant: ils disent de pleurer lorsque tout le monde a envie de rire; ils disent de chanter des complaintes lorsque tout le monde est dans la joie; il disent qu’il fait nuit lorsque tout le monde croit qu’on est en plein jour; ils disent que les murailles sont en ruine alors que tout le monde admire avec fierté ses belles constructions.

Lorsque les prophètes sont tués, les oreilles du peuple sont déformées, il perd l’habitude d’entendre la véritable parole de Dieu et s’accoutume à la séduction et accepte facilement l’erreur à la place de la vérité.

Paul dit à Timothée: «Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables» (2Tim 4/3,4).

Or, les oreilles déformées ouvrent la porte aux faux docteurs et faux prophètes qui marchent dans la voie de Balaam pour pervertir la voie de la vérité: ce sont ceux qui accepteront de dire au peuple ce qu’il a envie d’entendre en échange d’un salaire, des honneurs et l’assurance d’être acceptés.

Malheureusement, les oreilles déformées du peuple transforment aussi parfois des vrais prophètes de Dieu en voyants vils et méprisables, prophètes de coussinets qui prophétisent pour des morceaux de pain et d’orge.


LES CITERNES CREVASSÉES

C’est la conséquence de l’abandon de l’alliance. Jér 2/13: «Car mon peuple a commis un double péché: ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau». Les citernes crevassées sont une conséquence directe et inévitable de l’abandon de l’alliance. Car lorsque nous ne sommes plus au bénéfice de l’alliance de Dieu, les termes de la promesse ne s’accomplissent plus: les eaux du ciel sont retenues, la bénédiction ne coule plus et les puits sont à sec alors que le peuple a soif.

Alors, on a recours à un système alternatif pour faire venir malgré tout la bénédiction sur la terre desséchée afin que la vie revienne; et on construit des citernes. Mais par nature, les citernes ne peuvent fournir l’eau vive.

Nous construisons des citernes crevassées lorsque nous recourrons au contrôle religieux pour essayer de retenir le peu de vie présente dans les églises en tentant de colmater toutes les crevasses. Mais c’est la consternation: Jér 14/1,4: «La parole fut adressée à Jérémie par l’Eternel à l’occasion de la sécheresse. Juda est dans le deuil, ses villes sont désolées, tristes abattues, et les cris de Jérusalem s’élèvent. Les grands envoient les petits chercher de l’eau et les petits vont aux citernes, ne trouvent point d’eau, et retournent avec leurs vases vides; confus et honteux, ils se couvrent la tête. La terre est saisie d’épouvante, parce qu’il ne tombe point de pluie dans le pays, et les laboureurs confus se couvrent la tête».

Ces citernes crevassées ne réussissent bien souvent qu’à installer le peuple de Dieu dans une déception et une insatisfaction qui le plongent dans l’errance. Amos 8/11,13: «Voici les jours viennent dit le Seigneur l’Eternel, où j’enverrai la famine dans le pays, non pas la disette de pain et la soif de l’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Eternel. Ils seront alors errants d’une mer à l’autre .Ils iront ça et là pour chercher la parole de l’Eternel et ne la trouveront pas. En ce jour, les belles jeunes filles et les jeunes hommes mourront de soif».

La seule façon d’étancher cette soif sera d’entrer dans l’appel de Joël 2/ 17: «Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel et qu’ils disent: Eternel épargne ton peuple, ne livre pas ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations».