4-LE PROCESSUS DE RESTAURATION

L’Eglise ne devient une armée qui vit de Christ que lorsqu’elle est nettoyée des ingrédients de mort qu’elle a acquis dans ses sépulcres.

Elle doit passer par trois stades dans le processus de restauration: - LA PURIFICATION: c’est une action qui se situe au niveau de notre volonté. Le vrai soldat ne s’embarrasse plus des affaires de cette terre. - LA SANCTIFICATION: c’est une action qui nous amène à une soumission à la Parole. Les lois du royaume du Seigneur sont révélées par la Parole. - LA GLORIFICATION: cette action a pour but de produire en nous l’obéissance par la mise en pratique.

1. LA PURIFICATION

La vision du temple en Ez 8 montre que le temple peut être souillé dans ses trois éléments constitutifs. Mais c’est aussi une image de l’enfant de Dieu dans les trois parties de son être: le corps, l’âme et l’esprit, puisqu’il est dit que notre corps est le temple du St Esprit. Nous sommes souillés lorsque le cœur est partagé: c'est-à-dire lorsque dans notre cœur, Dieu cohabite avec autre chose, les idoles. La souillure du parvis. Les abominations dont il est parlé représentent l’amour du monde. Le verset 6 précise que cette abomination éloigne le Seigneur de son Sanctuaire. Le parvis est utilisé car c’est lui qui fait la frontière entre le lieu saint et l’extérieur, c’est à dire le monde. L’image peut être transplantée au niveau de notre être où notre corps physique joue le rôle du parvis.

Notre corps physique, par ses cinq sens, est en contact avec le reste, l’extérieur, le monde, et avec notre âme, le lieu saint. Le péché, ici, c’est la convoitise de la chair dans les choses du monde. L’amour du monde devient alors une idole, et qui dit amour du monde dit amour de l’argent et des principes mensongers du monde. 1Jean 2/15,16: «N’aimez point le monde ni les choses qui sont dans le monde.Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne vient point du Père, mais vient du monde».

Jac 4/4,5: «Adultères que vous êtes! Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Croyez-vous que l’Ecriture parle en vain? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’Esprit qu’il a fait habiter en nous».

L’esprit du monde, l’esprit de l’Egypte, génère l’impureté spirituelle dans l’église. Cet esprit donne la religion de la connaissance et s’oppose à la volonté de Dieu. Le refus de la volonté de Dieu nous sort de la protection de son amour, la peau (voir 2ème partie http://www.blogdei.com/pauletbarnabas/index.php/2006/12/14/72-reconstruction-de-l-eglise-par-christian-pellone-2eme-partie )

La souillure du lieu saint. Ez 8/14. Dans le temple, un autre groupe de personnes s’adonnent à l’idolâtrie: les femmes qui pleuraient Thammuz. Cette divinité païenne était perçue comme mourant chaque année en été pour revenir au printemps. On pleurait Thammuz en juillet, et on aurait voulu la garder.

Ces femmes sont l’image de ceux qui pleurent quand tout ne va pas selon leurs désirs. En s’apitoyant ainsi sur soi-même, on devient sa propre idole, celle de l’âme. Nous devons mourir à notre moi car Jésus est mort pour cela et nous ne nous appartenons plus. C’est Christ qui vit en nous et non notre moi.

Lorsque notre moi n’est pas passé par la mort de la croix, notre âme est l’habitation du vieil homme et de ses convoitises. Col 3/3,5: «Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, notre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie».

Tant que notre moi n’est pas passé par la mort de la croix, nous vivons la souillure du lieu saint et l’âme non régénérée prend le contrôle de notre vie pour nous faire mener une vie selon le pouvoir de la chair.

Le moi non crucifié laisse cours à l’esprit de l’Ethiopie qui génère la séduction spirituelle dans l’église. Cet esprit donne la religion du rituel et s’oppose aux lois de Dieu. Le refus de se soumettre aux lois de Dieu détruit l’espérance, les nerfs (voir 2ème partie http://www.blogdei.com/pauletbarnabas/index.php/2006/12/14/72-reconstruction-de-l-eglise-par-christian-pellone-2eme-partie ).

La souillure du lieu très saint. Ez 8/16. Un autre groupe d’idolâtres est représenté par les 25 hommes qui, le dos tourné au temple du Seigneur, se prosternent à l’orient, devant le soleil. On tourne le dos à la confiance et à la crainte de Dieu. Par cette attitude, on donne crédit au diable car on le craint plus que l’on ne devrait craindre Dieu.

La bible m’incite à ne craindre ni un homme, ni une idole, ni le diable, mais Dieu, Celui qui a le pouvoir de vie et de mort sur nous.

Ce qui caractérise toute idolâtrie, c’est précisément qu’à côté de Dieu et en dehors de Dieu, on craint et on honore autre chose, car on honore ce que l’on craint.

Et voici l’erreur de la plupart des enfants de Dieu: leur confiance ne repose pas uniquement et entièrement sur leur Père céleste. 

Rappelons-nous que nous sommes morts à Satan et que Jésus l’a dépouillé de toute sa puissance à la croix (Col 2/13,15). Notre esprit non régénéré par le Saint Esprit, est animé de l’esprit de Babylone qui génère l’orgueil spirituel dans l’église. Cet esprit donne la religion de la tradition et s’oppose à la mise en pratique. Le refus d’obéir à Dieu détruit la véritable foi, la chair (voir 2ème partie http://www.blogdei.com/pauletbarnabas/index.php/2006/12/14/72-reconstruction-de-l-eglise-par-christian-pellone-2eme-partie )

Ez 9/4. Ceux qui excusent encore la triple idolâtrie, «monde, moi, Satan», ne peuvent espérer être scellés pour l’enlèvement. Mais seuls le peuvent ceux qui aspirent à être libres. Rappelons-nous ce passage 2Rois 17/33 qui dit: «Ils craignaient l’Eternel et avaient en même temps leurs dieux, d’après la coutume des nations». Il est clair alors que la jalousie de Dieu soit excitée. Ez 8/3: «où était l’idole de la jalousie, qui excite la jalousie de l’Eternel».

Dieu est pur, parfait, saint, «à part» et Il ne peut tolérer que sa future Epouse l’Eglise soit autrement que pure et sainte, sans tâche, irrépréhensible.

Parce que le peuple n’a pas changé ni réformé ses voies, nous voyons dans Ezéchiel 9 que Dieu juge son peuple par le feu. Il épargne uniquement ceux qui ont un ardent désir d’être purifiés et sanctifiés par Lui. Dieu juge car l’idole de la jalousie, l’abomination est au cœur même du peuple de Dieu. Jér 7/30: «Ils ont placé leurs abominations dans la maison sur laquelle mon nom est invoqué, afin de la souiller». Jér 7/10,11: «Puis vous venez vous présenter devant moi, dans cette maison sur laquelle mon nom est invoqué, et vous dites: nous sommes délivrés! Et c’est afin de commettre toutes ces abominations! Est-elle à vos yeux une caverne de voleurs, cette maison sur laquelle mon nom est invoqué?»

2. LA SANCTIFICATION

1Cor 3/16,17: «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes».

Héb 10/8,10: «Après avoir dit d’abord: tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices, ni offrandes, ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché, il dit ensuite: voici, je viens pour faire ta volonté. Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes».

Héb 10/14,16: «Car par une seule offrande il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi; car après avoir dit: voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours là dit le Seigneur: je mettrai mes lois dans leur coeur et je les écrirai dans leur esprit».

Héb 10/19,22: «Ainsi donc frères nous avons au moyen du sang de Jésus une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est à dire de sa chair et nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu; approchons nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure».

De l’époque du Seigneur les religieux avaient laissé le temple être une caverne de voleurs. Jésus s’écriera: «Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous vous en faites une caverne de voleurs» (Matt 21/13). Juste avant, Notre Seigneur avec un fouet a chassé ceux qui vendaient et ceux qui achetaient, il a renversé les tables des changeurs et les sièges des vendeurs de pigeons. Il y a là une complicité manifeste entre les vendeurs et les acheteurs. S’il n’ y a pas d’acheteurs il ne peut y avoir de vendeurs.

Le temple du Seigneur, notre vie, doit être habité uniquement par l’Esprit de Dieu et comme IL est saint, nous devons être saint.

Le fouet représente l’action forte du Saint Esprit qui convainc de péché, de justice et de jugement. Dieu doit juger les voleurs du temple et détruire l’état d’esprit qu’ils y ont introduit.

Les tables des changeurs étaient destinées à changer la monnaie, elles représentent tout le trafic «prophétique» qui est fait avec l’Evangile. Les voleurs qui utilisent ces tables représentent les prophètes de coussinets qui prophétisent des enduits de plâtre par motif de gain.

C’est la voie de Balaam qui aime le salaire de l’iniquité. L’apôtre Pierre nous dit que cette voie promet la liberté mais ceux qui la pratiquent sont eux-mêmes esclaves de la corruption car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui.

Nous devons refuser ces oracles mensongers et dénoncer ceux qui les pratiquent. Beaucoup de frères et sœurs ouvrent les yeux sur ce qui se passe aujourd’hui dans le domaine dit prophétique. Sous prétexte qu’un «prophète» a parlé, on accepte tout et n’importe quoi, surtout quand les paroles données vont dans le sens de la bénédiction, de la sécurité, de la facilité.

La bible donne des critères sérieux concernant les vrais prophètes et les faux prophètes. Le message que transporte le vrai prophète est un message radical, libre de tout intérêt, un message de réforme du cœur et non pas un message de fausses sécurités.

Ils disent «paix, paix» mais il n’y a point de paix.

Le fouet doit passer dans les cœurs qui ont reçu et qui ont accepté ce genre de message. Les sièges des vendeurs de pigeons représentent les fausses doctrines qui ont été installées dans les coeurs par des faux docteurs. Le nombre d’enseignements «évangéliques» est effarant.

Chacun y va de sa connaissance, de ses doctrines, de ses techniques, de sa super découverte, de ses super enseignements pour que les chrétiens soient heureux, en paix, dans la joie, équilibrés. Chacun veut tout expliquer et donner les raisons de tout ce qui arrive.

Les églises meurent mais on a la solution pour les faire grandir.

L’esprit de ce siècle est entré dans l’église, mais il ne faut surtout pas le dénoncer de peur que les personnes quittent les assemblées. Alors on s’accommode du message de la fausse grâce. Toute cette quincaillerie doit être évacuée de nos temples.

Le seul message de vie est celui de la croix et de la croix vécue dans nos vies.

Paul ne voulait connaître chez les Corinthiens que Christ et Christ crucifié. Nous ne pouvons être sanctifiés que par l’offrande du corps de Jésus. La vraie Eglise est celle qui est offerte sur l’autel de la croix, celle qui se laisse former un corps pour le Seigneur.

Les lois de Dieu mises dans notre cœur, écrites dans notre esprit nous mettent à part, nous sanctifient. Jésus a dit que nous sommes sanctifiés par la vérité et que la Parole est la vérité. La vraie grâce ne consiste pas à être libre de la loi de Dieu mais en son accomplissement en nous par le sacrifice de Jésus.

Pour celui qui est réellement né de Dieu l’obéissance aux commandements de Dieu n’est pas pénible, car c’est Christ qui vit en lui.

Le Seigneur a déclaré que le sarment ne peut de lui même porter du fruit s’il ne demeure attaché au cep. Si nous ne demeurons pas en Lui nous ne pouvons pas non plus porter du fruit. Celui qui demeure en Christ et en qui Christ demeure porte beaucoup de fruit, le fruit de la sanctification.

Demeurer dans le Seigneur signifie accepter comme vraie sa Parole. Christ demeurant en nous signifie que sa Parole est vécue au travers de nous. Le message central de sa Parole est l’expiation du péché au moyen de sa mort sur la croix. Demeurer en Christ signifie donc ne plus demeurer dans le péché. Comment vivre dans le péché si nous nous sommes rendus morts au péché en acceptant de devenir une même plante avec Lui par la conformité à sa mort. Après sa mort Jésus est ressuscité et s’est assis à la droite de Dieu le Père, avec tout pouvoir dans le ciel et sur la terre. Christ demeurant en nous signifie donc être assis avec Lui dans les lieux célestes. Nous sommes donc vivants pour Dieu en Jésus Christ. Ainsi étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu nous avons pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle (Roms 6).

Le message de la vraie grâce commence par une condamnation. La loi de Dieu met à mort tout être humain, car aucun pécheur ne peut tenir devant elle. Dieu doit condamner le péché qui est dans notre chair. S’IL le fait par sa loi nous mourrons car le salaire du péché c’est la mort.

La vraie grâce c’est de savoir que Dieu condamne le péché qui est en nous en passant par Jésus Christ.

C’est Lui qui est mort pour nous, ainsi la mort de Christ doit agir en nous. Nous ne pouvons rien apporter par nos forces. Nous ne pouvons prendre la croix du Seigneur. Quand le Seigneur nous demande de renoncer à nous mêmes et de prendre notre croix, Il ne signifie pas que nous devions le faire par nos forces.

Prendre sa croix c’est réaliser que même si j’ai la volonté de faire le bien, je n’ai pas la puissance (Roms 7). En fait mourir à soi veut dire laisser mourir Christ en moi. Renoncer, c’est renoncer à notre pouvoir y compris celui religieux de vouloir faire le bien par nous-mêmes.

La seule chose que je puisse faire c’est de m’identifier à Christ. 2Cor 4/10: «portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps».

En fait c’est Christ qui meurt en nous et c’est Christ qui ressuscite en nous. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’expression «sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur». C’est un appel de Dieu dans le temps et la continuité. En effet Paul dit: «Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu» (2Cor 7/1).

Dans l’ancienne alliance le personnage qui me parle le plus fort de la sanctification est Moïse. En hébreu son nom «Moché» est formé de trois lettres «mèm», «chin», «hé» dont la valeur alphabétique est 39 = 3x13. Moïse préfigure le Messie d’Israël, celui qui, à la croix, a donné sa vie pour nous. Yéchoua a pris dans son corps, son âme et son esprit la malédiction de la loi à notre place.

Nous avons là un symbolisme fort: l’histoire nous rappelle que ceux qui subissaient la flagellation ne pouvaient supporter au delà de 40 coups moins 1, c’est à dire 39, trois fois 13.
Une série de 13 pour expier le péché du corps, une série de 13 pour expier le péché de l’âme et une série de 13 pour expier le péché de l’esprit. Lorsque le premier Adam a péché, les trois parties de son être ont été touchées par la mort. Lorsque le second Adam, Jésus Christ, celui qui n’a commis aucun péché, est mort, IL a expié le péché du corps, de l’âme et de l’esprit.

Le mot «Machiar» pour Messie ressemble de très près à celui de Moïse. Il est constitué des trois lettres «mèm», «chin», «rhèt» et sa valeur est de 42 = 39+3 = 6x7. Le rajout de 3 peut être interprété comme signe d’un accomplissement: ce que transportait Moïse, la loi du Sinaï, les 10 commandements, est accompli en la personne du Machiar, le Messie. Cet accomplissement est celui de la parole écrite sur des tables de pierre qui devient parole vivante écrite dans les cœurs par le Saint Esprit.

La lettre donne la mort car la loi de Dieu juge, mais la parole vivante qui est Jésus Christ donne la vie car IL a pris le jugement de Dieu pour nous faire grâce de sa vie. Le chiffre 6 est relatif à l’humain et le chiffre 7 est relatif à la perfection divine.

Jésus Christ, le Messie est donc l’homme parfait, qui a pu prendre la malédiction de la loi.

D’autre part Moïse a connu l’appel à la sainteté dès le départ (Ex 3). Il comprend qu’il ne peut se présenter devant Pharaon ni devant le peuple d’Israël en son nom.

C’est au nom de l’Eternel que Moïse se présentera. La sainteté consiste à changer de nom, d’identité.
L’Epouse de Christ porte le nom de son Seigneur, elle change d’identité par l’alliance, le mariage avec son Seigneur.

On a vu que le nom de Dieu se dit «Hachèm» qui veut dire le Nom. Ce mot est constitué des trois mêmes lettres que celui de «Moché», mais prises à l’envers, ce qui lui confère une valeur de 50, chiffre signifiant la libération, la révélation.
Le mot «Quadoch» qui veut dire saint est constitué de 4 lettres, «Quof», «Dalèt», «Vav», «Chin», dont la valeur est aussi 50.

La sanctification est la mise à part procurée par l’alliance d’un mariage, celui de Christ et de l’Eglise, un mariage qui change son nom. Rappelons la fin du message que le Seigneur a adressé à l’Eglise de Philadelphie: «J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau» (Ap3/12).

3. LA GLORIFICATION

La glorification est l’aboutissement du travail de purification et de sanctification de Dieu dans notre cœur: «Christ en nous l’espérance de la gloire». Elle est fortement liée au mystère de Christ et de l’Eglise. Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle afin de la sanctifier en la purifiant par l’eau de la parole, pour faire paraître devant

Lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. Remarquons la progression: purification, sanctification, glorification.

Christ nourrit et prend soin de son Epouse l’Eglise. Nous trouvons ces éléments en Eph 5/22,33. Ce passage indique que l’homme doit prendre soin de sa femme et doit la protéger. C’est le sens biblique de la soumission. La soumission n’est pas l’acceptation d’une domination, ni l’obéissance à des ordres, mais bien plutôt une mise en protection. L’homme est le chef de la femme au sens protecteur de la femme, comme Christ protège l’Eglise. Le sens original du mot soumission est «se mettre sous la protection». Rien à voir donc avec une inégalité entre l’homme et la femme. La bible dit que l’homme est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme (1Cor 11/7).

La femme est donc la gloire de l’image de Dieu. Ainsi l’Eglise est la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu (2Cor 4/4). Elle est une démonstration vivante de la gloire de Dieu. 2Cor 4/6: «Car Dieu qui a dit: la lumière brillera du sein des ténèbres a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ».

La connaissance de la gloire de Dieu resplendit sur la face de Christ.
Le lieu où l’Eglise Epouse, resplendit de la lumière de cette gloire est la face de Christ. On ne peut s’empêcher de corréler ce passage avec celui où Moïse sortait de la présence du Seigneur le visage resplendissant de la gloire de l’Eternel.

La lumière était tellement forte que lorsqu’il sortait de cette présence pour parler au peuple il était obligé de mettre un voile. Et lorsqu’il entrait dans la présence du Seigneur il ôtait le voile (Ex 34/33,35). Le mot face ou visage se dit «Panaye» et est composé des trois lettres «Pé», «Noun», «Youd» dont la valeur est 41, même valeur que l’expression «Bémidbar» composée des 5 lettres «Bèt», «Mèm», «Dalèt», «Bèt», «Rèch» et qui veut dire «dans le désert».

Il est remarquable que le mot employé pour «L’Eglise», lorsque le Seigneur adresse ses messages aux églises dans le livre de l’Apocalypse, est «Haquaal». Il est constitué des 4 lettres «Hé», «Quof», «Hé», «Lamèd», qui totalisent 41. Moïse a passé 40 jours d’épreuve dans le désert, recevant les ordonnances sur le mont Sinaï, à découvert devant la face de l’Eternel.

La gloire de Dieu s’est alors manifestée. Significatif, 41 = 40+1: après l’épreuve la gloire se manifeste. C’est l’Eglise du désert, cachée, qui peut resplendir de cette gloire, non pas l’église du spectacle. Dieu amène à la perfection son Epouse en lui parlant au mont Sinaï, montagne aride pour la chair mais où la voix de Dieu se fait entendre.

Le mot «Siynaye» est composé de 4 lettres «Samèrh», «Youd», «Noun», «Youd», dont la valeur est 49 = 7x7, 7 représentant la perfection divine.

Le mot voile, en hébreu «Masvé», composé des 4 lettres «Mèm», «Samèr», «Vav», «Hé», vaut 39. On a vu au paragraphe précédent une des significations de ce nombre. En Christ le voile est déchiré et l’Eglise peut se présenter devant son Seigneur. Il est remarquable que la gloire soit liée à la lumière et à la femme. Quand Moïse demande au Seigneur «Fais moi voir ta gloire», le Seigneur lui répond qu’il ne pourra pas voir sa face et «Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher» (Ex 33/18,22).

L’expression «ta gloire» est traduite de l’hébreu «Kévodérha», expression composée des 4 lettres «Kaf», «Bèt», «Dalèt», «Kaf» dont la valeur est 40, même valeur que le mot «Néquévah» (femelle), employée lors de la création d’Adam fait à l’image de Dieu (Gen 1/26). En effet le mot «Néquévah» est composé des 4 lettres «Noun», «Qof», «Bèt», «Héh».

C’est comme si le Seigneur disait que l’Eglise devient la manifestation de sa gloire quand elle accepte l’enfantement dans l’épreuve du désert (40). Pour la femme la période d’enfantement est 40 semaines, pour que la vie jaillisse.

L’expression «ma gloire» est traduite de l’hébreu «Kévodiy», expression composée des 4 lettres «Kaf», «Bèt», «Dalèt», «Youd» dont la valeur est 27, même valeur que le mot «Ichah» (femme) et même valeur que le mot «Or» (lumière).

En effet le mot «Ichah» est composé des trois lettres «Alèf», «Chin», «Héh» et le mot «Or» des trois lettres «Alèf», «Vav», «Rèch». Avant la création de tout, l’Eglise était cachée en Christ, en Dieu (Col 1/25,27).

Pour que la gloire du Seigneur se manifeste l’Eglise doit rester dans le creux du rocher qui est Christ. Alors la lumière de la vie de Christ jaillit, l’Eglise n’est pas vue, c’est Christ qui est vu au travers d’elle. L’Eglise reste voilée aux yeux des hommes pour que Christ la lumière du monde soit vu par eux. L’Eglise est pleinement découverte et vue par son Seigneur au cœur même du lieu très saint, là où elle adore son Bien aimé.

C’est là que l’Eglise devient prophétique en ce sens qu’elle laisse transpirer le martyr de Christ car l’esprit de la prophétie est le témoignage, le martyr de Jésus. Remarquable que le mot prophète en hébreu «Naviy» vaut aussi 27, les lettres composant ce mot étant «Noun», «Bèt», «Youd», «Alèf».

L’Eglise cachée au creux du rocher manifeste simplement la nature de Christ, comme «Icha» manifeste la nature de «Ich» (l’homme).

Si la femme a été l’os des os et chair de la chair du premier Adam, l’Eglise est l’image et la gloire du second Adam qui est Christ.

Le premier Adam a été une âme vivante, mais le second Adam est devenu un esprit vivifiant (1Cor 15/45). C’est pourquoi, l’Eglise est forcément céleste, comme la Jérusalem céleste, et que sa seule tête est Jésus Christ (Col 1/18). La gloire de Dieu révèle ainsi le Roi des rois et l’Epoux, le Bien-aimé de l’Eglise. L’adoration nous conduit souvent en premier aux pieds de Jésus parce que Jésus est assis sur son trône (Ap 4/2,11). Au trône, on découvre la pierre de jaspe (Yachféh») et de rubis («Odèm»). Le mot «Yachféh», constitué des 4 lettres «Youd», «Chin», «Pé», «Hé» a pour valeur 53, comme le mot Torah constitué des 4 lettres «Tav», «Réch», «Vav», «Hé». Le mot «Odèm», constitué des 3 lettres «Alèf», «Dalèt», «Mèm», a pour valeur 29, comme le mot Adam constitué des mêmes lettres ou l’expression «Sa gloire» «Kévodo» constituée des 5 lettres «Kaf», «Bèt», «Vav», «Dalèt», «Vav».

Manifestement au trône, Jésus Christ glorifié est la Torah vivante. Au trône on contemple la face de Dieu et on est transformé de gloire en gloire. La vraie adoration qui permet à la gloire de Dieu de se manifester c’est quand Christ a toute la place dans son corps, l’Eglise.

Ps 24/7: «Elevez vos portes, élevez les portes éternelles. Le Roi de Gloire entrera». Les portes éternelles qui doivent s’ouvrir pour laisser pénétrer le Roi de gloire, sont les portes de nos cœurs lorsque Dieu y a opéré son travail de purification et de sanctification.

Nous Le connaissons comme Sauveur, comme Celui qui guérit, bénit, donne, baptise du Saint-Esprit. Il faut le connaître comme Roi de gloire. Dans l’Apocalypse c’est le Roi de gloire qui vient pour son Eglise glorieuse. 2Cor 3/18: «Nous tous le visage découvert, contemplant comme dans un miroir la gloire du Seigneur, sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par l’Esprit du Seigneur».

C’est le domaine de l’éternité, donc de l’amour parfait et pur. C’est la évélation de la présence de Dieu et la manifestation de cette réalité. La gloire apporte la paix, le repos, la révélation. Cant des cants 1/2,3: «Qu’Il me baise des baisers de sa bouche: car ton amour est meilleur que le vin. Par l’odeur agréable de tes huiles précieuses ton nom est comme un parfum répandu, c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment».

De l’adoration aux pieds de Jésus, nous sommes amenés à l’adoration face à face.

Nous passons de l’adoration du Roi à l’adoration de notre céleste Epoux.

Son désir est que nous le connaissions comme le Bien-aimé, vibrant d’amour pour nos âmes ; Il désire que nos âmes le chérissent. Il veut nous voir tressaillir au son de Sa Voix, au toucher de Sa Main, à la vue de Son Visage. Quand Il s’approche, Il veut nous bouleverser. Il veut entendre les battements de notre cœur dans le sien et les battements de son cœur dans le notre. Son cœur en notre cœur est sa vie en nous et notre cœur en son cœur c’est notre vie dans la sienne. Cant des cants 1/13,16 + 2/3 + 2/8,9 + 3/6 + 5/9,16. Il y a un but derrière ces mots.

Le Seigneur veut que nous regardions sa face, que nous voyions ses yeux, que nous touchions ses joues. Sa face c’est sa personne, qui Il est réellement, ses yeux c’est sa révélation, ses joues c’est le recueillement de nos larmes, la compréhension de nos souffrances et le soulagement de notre cœur. Par le Cantique des cantiques Dieu désire éveiller notre cœur à la vraie adoration. Cant des Cant 4/9,15. Pour aimer comme le Seigneur IL faut qu’Il puisse nous aimer comme son âme. Alors son amour va couler, notre visage va se transformer (la personnalité de Christ va se développer en nous), notre regard sera un regard ardent du feu de l’amour de Dieu et nos joues deviendront un parterre d’aromates pour les autres (consolation, guérison, secours).

L’adoration du bien-aimé réveille le cœur des enfants de Dieu pour en faire une armée:

Cant des cants 6/10: «Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières».