reconstruction de l'église par christian pellone (3ème partie)
Par Jokebed , jeudi 21 décembre 2006 à 21:38 :: Christian PELLONE: enseignements :: #73 :: rss
Ez 37/9: «Esprit viens des quatre vents, souffle sur ces morts et qu’ils revivent!».
«Et l’Esprit entra en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds: c’était une armé nombreuse, très nombreuse».
Plus que jamais, l'Eglise de Christ doit être son armée!
3-L’ARMÉE DE L’ETERNEL
Ez 37/9: «Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts et qu’ils revivent!». «Et l’espri entra en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds: c’était une armé nombreuse, très nombreuse». «Je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez; je vous rétablirai dans votre pays, et vous saurez que moi, l’Eternel, j’ai parlé et agi, dit l’Eternel».
L’Esprit qui vient des 4 vents, ce sont les 4 vents de l’Evangile de Jésus-Christ:
- Le vent de Matthieu qui ramène la royauté de Jésus dans nos cœurs et dans l’Eglise. La royauté du lion, du lion de la tribu de Juda.
- Le vent de Marc qui ramène l’humilité de Jésus dans nos cœurs et dans l’Eglise. L’humilité du bœuf qui accepte le joug du service.
- Le vent de Luc qui ramène l’autorité de Jésus dans nos cœurs et dans l’Eglise. L’autorité de l’homme qui est mort à la croix, mais ressuscité et élevé au dessus de tout et de tous.
- Le vent de Jean qui ramène la divinité de Jésus dans nos cœurs et dans l’Eglise. La divinité de l’aigle qui vole dans la gloire du Créateur, notre Père céleste.
Il n’y a que l’Esprit qui puisse construire cette armée et il n’ y a que par l’Esprit que cette armée se tient debout.
C’est exactement ce qu’Ezéchiel a vu dans le tourbillon de la gloire.
Ez 1/4: «Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l’airain poli, sortant du milieu du feu».
Cela rappelle ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte. Actes 2/2,3: «Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer».
C’est après la Pentecôte que réellement nous voyons l’exercice du ministère de l’Eglise en tant que corps vivant du Seigneur et les ministères à l’œuvre en tant que dons à ce corps (Eph 4/11,12).
Ce corps vivant est un corps d’armée spirituelle car le combat n’est pas terrestre mais céleste.
L’épître aux Ephésiens met en évidence clairement la nature de l’Eglise et sa vocation ici bas. Cette Eglise – corps est une armée qui doit détruire les oeuvres du diable parce que les âmes doivent être sauvées de l’enfer. C’est la seule raison pour laquelle la puissance du Saint Esprit doit être libérée. Pouvons nous dire réellement, aujourd’hui, que les églises manifestent cette puissance et que les églises sont remplies de personnes qui appartiennent à Christ?
Plongeons les regards en Matthieu 11 pour mieux comprendre l’origine du blocage de la manifestation de l’action du Saint Esprit aujourd’hui. Matt 11/2,3: «Jean ayant entendu parler dans sa prison des oeuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples: es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?».
Au lieu de répondre explicitement Jésus lui fait rapporter ce qui se passe. Matt 11/4,5: «Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres».
C’est le résultat de la manifestation de l’onction. Il n’y a pas besoin d’en attendre un autre.
C’est Lui, Yéchouah, le Messie d’Israël, le Christ, c’est à dire le Machiarh, celui qui est Oint.
Cette onction agit dans le monde spirituel mais aussi physique. Cette onction donne la vue aux aveugles et éclaire toute notre vie. Cette onction fait marcher les boiteux et redresse notre marche. Cette onction purifie les lépreux et purifie par le sang de Christ tout péché. Cette onction fait entendre les sourds et donne la compréhension des plans de Dieu. Cette onction ressuscite les morts et nous redonne la vie spirituelle. Cette onction annonce la bonne nouvelle et nous rend simple comme des enfants pour recevoir la Parole.
Le Seigneur déclare en Matt 11/11: «Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui».
Ce qu’annonce Jésus c’est que cette onction est pour l’Eglise du désert, celle qui n’est connue que de son Père, cachée aux yeux des hommes, comme l’Eglise primitive.
Jean Baptiste a ouvert le chemin du Seigneur en allant au désert; de même nous ouvrons le chemin au Saint Esprit quand nous allons au désert.
C’est au désert que les fleuves d’eaux vivent jaillissent et que l’onction du Saint Esprit se manifeste.
Ainsi c’est au désert que le plus petit des enfants du Seigneur deviendra le canal de la manifestation de l’onction du Saint Esprit.
1Jean 2/26,27: «Pour vous l’onction que vous avez reçu de LUI demeure en vous et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en LUI selon les enseignements qu’elle vous a donnés». 2Cor 1/21: «Et celui qui nous a affermit avec vous en Christ et qui nous a oints, c’est Dieu».
L’onction est en nous car c’est Dieu qui oint ses enfants. Ce qui manque c’est la libération de cette onction. Le blocage à cette libération est notre cœur (Matt 11/16,24). Les adultes des églises ont insufflé la sagesse humaine, le raisonnement, les projets et les programmes, les manipulations, les calculs, les soupçons, la méfiance, la condamnation, la perversité, l’hypocrisie, les complots, les intérêts, la réputation, l’égoïsme, l’envie, la jalousie, la rivalité, l’animosité, la lapidation par la langue.
La libération de la vraie onction du Seigneur ne peut se faire dans les systèmes religieux quels qu’ils soient. Les systèmes ne peuvent accepter les cœurs d’enfants car ils ont été créés dans le but de s’approprier des parties du corps que le Seigneur a voulu. Aucune église ne peut avoir la prétention de représenter une partie du corps et aucun responsable d’église ne peut être le chef de cette partie. Le principe d’autorité humaine établie par les hommes détruit le cœur de l’enfant. L’enfant a besoin d’un père avec qui il peut dialoguer, se développer, grandir dans la vocation céleste que le Seigneur lui a confiée. Ce n’est pas ce que nous voyons dans les églises. Chacune a son «roi» d’une manière ou d’une autre.
L’âme a remplacé Dieu le Père par le roi de sa communauté ou par d’autres rois qui sont devenus des faux pères. L’âme est ainsi devenue idolâtre, étouffant dans l’esprit le développement de la nature de Christ.
Les idolâtres n’entreront pas dans le royaume de Dieu, car toute idolâtrie consiste volontairement ou involontairement à nier notre filiation divine. Mat 23/9: «N’appeler personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père celui qui est dans les cieux». Toute âme a besoin du Père des lumières, du Père des miséricordes car le péché a commencé par une décision de l’âme. Si l’âme n’est pas libre de ses rois elle ne peut être consolée pleinement par le Dieu de toute consolation (2Cor 1/1,7). L’absence de cette compréhension entraîne beaucoup d’âmes à chercher leur consolation auprès des autres et crée par voie de conséquence des dépendances charnelles les uns avec les autres. Dans ce domaine la véritable aide à l’autre ne consiste pas à prendre la place de Notre Père, mais de l’amener au Dieu de la consolation. C’est dans ce sens que nous devons redevenir comme des petits enfants.
Les églises ont généré des chrétiens immatures car leurs responsables ont pris la place de Notre Seigneur. Ils se sont attachés à eux les âmes du Seigneur, les ont rendues dépendantes d’eux, et de fait ont empêché leur croissance spirituelle en Christ.
La preuve de ce désastre est le niveau d’enfantillage qu’on trouve dans les églises.
Les chrétiens se disputent pour des futilités ecclésiastiques. Bien plus grave, cette usurpation a introduit un esprit sectaire dans les communautés.
Cet esprit commence à se manifester lorsqu’on ose aller à contre-courant et qu’on refuse de se soumettre à des préceptes et des règles d’hommes qui se prétendent être investis de l’autorité du Seigneur. Il se manifeste pleinement lorsqu’on ose sortir de toutes ces structures; dans ce cas la personne qui sort devient inexistante et peu fréquentable.
Les églises sont devenues mortes parce l’esprit de Babylone s’y est introduit. Les chrétiens sont évalués en fonction de ce qu’ils font ou ne font pas, de ce qu’ils donnent ou de ce qu’ils ne donnent pas, de la fidélité aux réunions d’église ou de la non fidélité. Une échelle de valeur «spirituelle» est proposée et les échelons à passer sont présentés comme des grades de maturité spirituelle. Mieux, pour devenir serviteur du Seigneur, une école biblique est recommandée, des formations sont conseillées, bref toutes des actions qui sortent directement de l’esprit de ce siècle.
Il suffit de lire la bible pour s’apercevoir que ce ne sont que des actions humaines sans aucun fondement biblique. Lorsque le Seigneur a choisi ses apôtres, IL les a choisis après une nuit de prière et certainement pas avec nos critères ecclésiastiques. Aurions-nous l’idée aujourd’hui de prendre Judas, trésorier voleur?
Aucun des apôtres du Seigneur, ni des disciples décrits dans le livre des Actes n’ont du avoir une formation biblique et pour cause le nouveau testament n’existait pas encore et très peu étaient lettrés. Et pourtant ils ont révolutionné le monde. Nous ne voyons aucun modèle d’église structurelle dans la bible, aucune technique d’évangélisation dans le but de croître en nombre, aucun rassemblement prétendant faire l’unité, rien de ce qu’on voit aujourd’hui.
On voit des hommes et des femmes remplis de l’Esprit de Dieu annonçant et surtout vivant le royaume de Dieu. Lorsque le royaume du Seigneur était manifesté, les âmes étaient automatiquement attirées par sa présence. Les âmes ne venaient pas dans les «églises», elles naissaient de nouveau dans le royaume. La plus grande opposition que Notre Seigneur a rencontrée est venue de la part de ceux qui auraient du comprendre puisqu’ils connaissaient les Ecritures: les scribes, les pharisiens, les docteurs de la loi. Ils étaient trop adultes, leur cœur n’était pas comme celui d’un petit enfant.
En conséquence il faut préciser ce qu’on entend par église.
L’Eglise est le corps vivant du Seigneur qui est différent de l’ensemble des églises.
Le Seigneur ne revient pas chercher l’ensemble des églises, mais IL vient chercher, l’Eglise corps vivant de son Esprit, ce corps constitué des cœurs d’enfants qui ont été réellement circoncis par l’ Esprit du Dieu vivant.
Un cœur d’enfant n’est pas tordu.
C’est cette armée très spéciale que Dieu fait se lever; c’est une armée qui a un cœur innocent pour Dieu. 2Cor 3/3: «Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs».
Cette armée est d’avance victorieuse car elle est l’armée de l’Eternel dont la capacité vient de Dieu Lui même. 2Cor 3/5: «Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire vient de Dieu».
Cette armée a une fonction très spéciale: elle exerce dans sa prolongation le ministère de Jésus, ministère du corps de Christ (Eph 4/12). Si Jésus a détruit l’autorité du diable, l’Eglise armée de l’Eternel est appelée à détruire les oeuvres du diable et à manifester le royaume de Dieu. 2Cor 3/6: «Il nous a aussi rendus capables d’être ministre d’une nouvelle alliance, non de la lettre mais de l’Esprit; car la lettre tue mais l’Esprit vivifie».
Le moteur de cette armée est donc l’amour de Jésus révélé par le Saint Esprit.
2Cor 3/8: «combien le ministère de l’Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux». Dieu veut nos cœurs pour écrire la lettre de Christ avec l’Esprit du Dieu vivant. Dieu veut des cœurs droits, des cœurs d’enfants; Dieu n’aime pas les cœurs tordus.
Matt 11/25,27: «En ce temps là Jésus prit la parole et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler».
Lorsque le cœur est tordu, il refuse de danser même s’il entend la flûte de la joie, il refuse de se lamenter même s’il entend le chant des complaintes.
Le cœur tordu trouve toujours à redire quelle que soit la manière dont Dieu agit.
Si Dieu envoie une voix dans le désert, Jean Baptiste jeûnant et priant, alors le cœur tordu dit: «il a un démon»; si Dieu vient lui-même en chair, en mangeant et en buvant, pour montrer son amour aux gens les plus défavorisés, alors le cœur tordu dit: «c’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie».
Mais le verset 19 de ce Matthieu 11 dit clairement que «la sagesse a été justifiée par ses oeuvres».
Ce qui est important aux yeux de Dieu, ce n’est pas la forme, mais le cœur, le contenu; un cœur vrai peut recevoir et donner la vérité avec une expression particulière.
Ce qui justifie la sagesse, ce n’est pas la forme mais les oeuvres qu’elle procure. Jésus a dit qu’on reconnaît les faux prophètes, non pas à leur forme ou à leur expression mais aux fruits qu’ils portent.
Si nous discernons ce mauvais état de cœur en nous, ce mauvais état d’esprit au milieu de nous, il est temps de nous repentir réellement (en allant plus loin que les paroles de confession mais en portant des fruits dignes de la repentance, c’est à dire accomplir des actes concrets de changement et de réforme) et nous humilier réellement (en allant plus loin que des prosternations physiques mais en acceptant Jésus chef suprême de l’Eglise, c’est à dire glorifier Dieu de ce que l’autre puisse exercer ce qu’il a reçu et que je n’ai pas).
Jésus nous l’enseigne dans ce passage de Matthieu 11.
Versets 21 & 22: Il reproche àChorazin et Bethsaïda de ne pas avoir voulu se repentir quand elles ont vu les miracles, alors que Tyr et Sidon, des villes méchantes, l’auraient fait si elles avaient vu ces miracles. Verset 23: Il reproche à Capernaüm de vouloir être au dessus des actions miraculeuses de Dieu, alors que Sodome, la ville orgueilleuse, se serait humiliée à la vue de ces miracles.
Par l’action des quatre vents de l’Esprit, l’Eglise, celle qui est cachée devient une armée d’enfants.
Ezéchiel voit bien une armée menée par Jésus. Ez 1/6,10: «Chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes. Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle d’un veau, et ils étincelaient comme de l’airain poli. Ils avaient des mains d’homme sous les ailes à leurs quatre côtés; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes.
Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre; ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi».
Lorsque nous redevenons des enfants, le vent d’autorité du Seigneur seul peut souffler (la face d’homme), le vent de la royauté du Seigneur seul peut souffler (la face de lion), le vent d’humilité du Seigneur seul peut souffler (la face de bœuf) et le vent de la divinité du Seigneur seul peut souffler (la face d’aigle).
Les ailes représentent l’expression de l’adoration en Esprit et en vérité. Le mouvement de cette armée est «droit devant soi» sans que le regard ne soit attiré par l’arrière.
Adorer en Esprit et en vérité c’est prendre le chemin très étroit du non retour. Dans le mouvement de la gloire de Dieu, les roues d’Ezéchiel représentent les chrétiens mus par ces 4 grandes caractéristiques du Seigneur: son autorité, sa royauté, son humilité et sa divinité. Le texte dit en Ez 1/20 que les roues allaient dans le même sens que les «rhayot», que nous avons traduit par animaux, mais qu’on pourrait traduire par «vies» au pluriel. Le verset continue en disant car l’esprit de la «Rhayah» était dans les roues. Ce mot est un pluriel collectif, c’est exactement le même que celui employé en Gen 2/7 à propos de l’homme qui devient un être vivant («Néfèch Rhayah»). Ainsi l’Esprit de vie, l’Esprit de Yéchouah seul donne la vie à cette armée d’adorateurs. Yéchouah est le chemin, la vérité et la vie.
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