Les 3 anges" JUGEMENT DE LA BABYLONE par Christian PELLONE (suite et fin) le troisième ange
Par Jokebed , vendredi 10 novembre 2006 à 06:57 :: Etudes bibliques :: #59 :: rss
Pour le camp de l’Agneau, la chute de Babylone s’entend comme une parole d’espérance et un encouragement à poursuivre la lutte malgré tout, même si Babel est plus florissante que jamais.
Le troisième ange. Ap 14/9,12
__''Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : –– Celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité. Quiconque adore la bête et son image, quiconque accepte la marque de son nom ne connaîtra aucun repos, ni de jour, ni de nuit. C’est là que les membres du peuple de Dieu, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance''__
C’est ce que le troisième ange annonce à ceux qui auront "adoré" la bête et son image.
La bête est donc le principe de religiosité imbibé dans notre chair et son image est le fruit porté par les oeuvres charnelles "pour Dieu".
L’emploi du mot "adorer" est intentionnel: la bête a pris la place du Créateur.
Pour le camp de l’Agneau, la chute de Babylone s’entend comme une parole d’espérance et un encouragement à poursuivre la lutte malgré tout, même si Babel est plus florissante que jamais.
Ap 14/12: "C’est ici la persévérance des saints"
Le "saint" de la bible est le cauchemar des institutions organisées, il marche à contre-courant, il est original et révolutionnaire par rapport à la sagesse humaine.
Mais il vient avec les principes du royaume d’en haut et bouleverse les principes du royaume d’en bas.
Jésus face aux pharisiens et docteurs de la loi est une belle représentation de la confrontation de deux royaumes.
Le royaume d’en haut et le royaume d’en bas.
Le saint est celui qui garde les commandements de Dieu et la foi de Jésus Ap 14/12. " C’est là que les membres du peuple de Dieu, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance."
Contre la majorité qui ne croit que dans l’éthique d’en bas et qui se pousse en masse dans le respect de Babel, les "saints" sont cette minorité qui vit dans la crainte de Dieu et sont restés fidèles aux commandements du Dieu d’Israël et de Jésus.
Ils croient en dépit des ténèbres et du silence de Dieu.
Ils espèrent en dépit de l’échec et de la croix.
Au travers des commandements de Dieu et de la foi de Jésus, l’Apocalypse vise deux évènements qui ont inauguré l’un après l’autre, d’une part l’ancienne alliance et d’autre part la nouvelle alliance.
La première révélation est le don de la Torah à l’humanité et la deuxième est le don vivant de cette Torah en la personne de Jésus-Christ. Le verbe inspiré a été écrit sur des tables de pierre, le verbe incarné s’est manifesté dans le cœur (2Cor 3).
Jésus est l’accomplissement de la Torah (Père tout est accompli) et non la suppression (Matthieu 5/17,20)
Le ministère de l’Esprit est d’autant plus glorieux, qu’au travers de l’œuvre du Christ, il met la capacité en nous de vivre cette Torah, non par notre force, ni par notre puissance, mais par son Esprit.
Nous n’avons pas à diviser Moïse et Jésus, l’AT et le NT, la loi et la grâce. Le saint du temps de la fin se souvient et "garde". La foi en Jésus n’exclut pas la crainte de Dieu.
1) L’acte du jugement implique la loi et la crainte de Dieu. Le mot hébreu pour jugement (michpat) (Deut 1/.17) signifie aussi loi, commandement (Ex 21/1)
2) Le miracle de la création implique la foi et l’adoration de Dieu. Il est remarquable que la seule définition de la foi se rapporte à l’évènement de la création: Héb 11/1,3: « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère et une démonstration de celles qu’on ne voit pas.......C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles. »
Les saints obéissent aux commandements d’un Dieu qu’ils ne voient pas et qui relève d’un autre royaume et croient en un Dieu créateur, c’est à dire un Dieu en dehors d’eux-mêmes. __ Ils se situent ainsi dans la ligne des anciens Israëlites qui, parce qu’ils gardaient les commandements de Dieu et parce qu’ils croyaient en la création faisaient battre leur semaine au rythme du Chabbat__ (Ex 20/8,11). Un tel message est dissonant dans notre civilisation qui exalte le dieu de l’intérieur et qui va même le trouver dans la conscience collective (panthéisme et orientalisme sont prêchés par le Nouvel Age).
L’association du jugement et de la création est riche de sens. Elle constitue l’essence de la fête des expiations (Lév 16). Non seulement tout le peuple est pardonné de toutes les iniquités (Lév 16/21,22: « Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée; il sera chassé dans le désert »)., mais le sanctuaire lui-même est déclaré "purifié"
(Lév 16/16: » C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d’assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés. »
Lév 16/33: « Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblée »
N’est-ce pas aussi l’image de ce qui se passe lorsque nous acceptons la purification du péché de notre être par le sang de Jésus; non seulement
- notre corps est purifié de tout péché (l’autel = le parvis), - mais aussi notre âme (la tente d’assignation = lieu saint) et - notre esprit (le sanctuaire de sainteté = le lieu très saint).
Le jugement de Dieu contient ici le message d’une véritable "re-création", c’est ce que signifie "la purification du sanctuaire". Dans la pensée hébraïque le temple et le tabernacle sont un "microcosme" de la création. Ps 78/69: « Et il bâtit son sanctuaire comme les lieux élevés, comme la terre qu’il a fondée pour toujours ». Ps 134/2,3: « Elevez vos mains vers le sanctuaire, et bénissez l’Eternel! Que l’Eternel te bénisse de Sion, Lui qui a fait les cieux et la terre! Ps 150/1: Louez l’Eternel! Louez Dieu dans son sanctuaire! Louez le dans l’étendue, où éclate sa puissance! »
Le rapport entre la création et le sanctuaire transparaît dans le texte concernant la construction du sanctuaire Ex 25 à 40. Comme le récit de la création (Gen 1/1 à 2/4) le texte du sanctuaire suit une structure qui progresse en 7 étapes (7 fois l’expression L’Eternel parla à Moïse et dit) et qui se conclut à la 7ème avec la même phrase acheva son oeuvre Ex 40/33. Le récit de la construction du temple par Salomon décrit le même itinéraire en 7 étapes et prend 7 années 1Rois 6/38 et conclut par acheva son oeuvre 1Rois 7/40,51.
Cette dernière expression ne se rencontre que dans ces 3 passages. Inversement, la création est décrite en termes qui évoquent le sanctuaire. Es 40/22: « Il étend les cieux comme une étoffe légère, il les déploie comme une tente, pour en faire sa demeure ». Es 44/24, Job 9/8, Ps 104/2, Jér 10/12.
La destruction du temple de Jérusalem est équivalente à la destruction du cosmos Mat 24/1,39. La déchirure du voile dans le temple est équivalente à la déchirure de la terre Mat 27/51.
La fête des expiations, le KIPPOUR, purification du sanctuaire, signifie aussi notre purification (nous sommes le temple du Saint-Esprit), mais aussi la purification du monde, c’est à dire la "re-création".
C’est pourquoi la création à venir mentionnée par les nouveaux cieux et la nouvelle terre est rattachée à la création d’une nouvelle Jérusalem; Es 65/17,18; Ap 21/1; Gal 4.
L’appel à la purification, par l’expiation des péchés, est un appel au peuple de Dieu.
L’Eglise doit se préparer pour être sans tâche, ni ride, pour son enlèvement au moment de la venue du Fils de l’homme.
Cet appel correspond à la réalité de la "re-création".Ap 14/14,20. Cette vision de la venue du Fils de l’homme enveloppé d’une nuée blanche et la tête couronnée d’or correspond à celle de la femme d’ Apocalypse 12 (Ap 12/1: « Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête »)
La venue de Jésus-Christ qui surgit du fond des nues pour établir le gouvernement de la terre, répond au soupir de la femme exilée dans le désert et qui ne vit que par ce rêve et pour ce rêve. C’est la fin et l’accomplissement de toutes les attentes.
Le fils que la femme enfante dans les douleurs et qui est poursuivi par le dragon, est le Corps de Christ prêt pour l’enlèvement; la femme représente l’Eglise qui précède cet enfantement et qui souffre car il doit être sans tâche et sans ride.
Satan essaiera de le détruire mais la bible dit que le séjour des morts ne peut prévaloir contre l’Eglise, c’est pourquoi cette vraie Eglise sera gardée.
Sa caractéristique est mentionnée par le verset 11: « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. »
Cette Eglise a la mentalité de l’Agneau et de sa Parole, elle est hors de Babylone, elle est la Jérusalem céleste.
Cette fin biblique s’accompagne pour cette Eglise de l’espérance de la moisson finale mentionnée en Joël 4/13. La moisson implique à la fois la violence de la coupe et le rassemblement des gerbes.
1) Ap 14/14,16. C’est la moisson du grain au printemps, c’est le rassemblement des fidèles. Ce sont les prémices pour Dieu. Cette moisson est associée au Fils de l’homme, car c’est son oeuvre et c’est de son royaume qu’il s’agit. Avant de signifier la parousie, le retour de Christ, la venue du Fils de l’homme concerne tout d’abord le jugement qui sépare et rallie tous ceux qui ont été jugés justes. Les gerbes coupées sont lourdes de grains: l’image évoque l’engrangement et par association signifie la sécurité et l’assurance qu’on est enfin parvenu à destination.
2) Ap 14/18. La vendange du raisin représente le châtiment des infidèles.
La vendange se fait avec une faucille qui est habituellement réservée pour le blé. L’image est caractéristique: ces raisins devaient être des blés, mais ils se sont transformés par l’iniquité en raisin. Ce moissonneur est associé au feu (Ap 14/18) qui représente le jugement négatif. (Ap 6/9 + Ap 8/3,5) mentionne que ce jugement est un acte de justice qui venge les victimes; c’est la manifestation de la colère de Dieu Ap 14/19. La vendange apporte un message de mort. Les grappes pressées violemment suggèrent le carnage Es 63/1,6 Lam 1/15. Ap 14/20.
C’est du sang qu’il voit dans la cuve; l’étendue du carnage se fait jusqu’au mors des chevaux sur une étendue de 1600 stades (~300km) 4x400; on sait que 4 est l’ordre de la terre; c’est donc le châtiment mondial.
La mention de l’expression "hors de la ville" réfère au jugement des nations Joël 4/2,12; Zach 14/2,12. Le Fils de l’homme qui rassemble avec amour les blés est aussi le guerrier en colère qui juge.
Sors de la mentalité de Babylone et revient à Jérusalem.
Accepte cette métanoïa intérieure.
Jean 8/37: ... "mais vous cherchez à me faire mourir parce que ma parole ne pénètre pas en vous."
Appel: Camp de l’Agneau ou camp de Babylone. Brebis ou Bouc.
Veux tu donner à manger à ceux qui ont faim? Faim de sainteté, pureté, gloire de Dieu de vérité= PAROLE.
Veux tu donner à boire à ceux qui ont soif, à ceux qui cherchent une autre eau que l’eau du monde., à ceux qui sont fatigués et chargés ?
Veux tu recueillir les étrangers? Les âmes qui hurlent dans le monde.
Veux tu vêtir ceux qui sont nus? Apporter le baume de la consolation, la grâce et la miséricorde.
Veux tu rendre visite aux malades? Tous les malades de l’AMOUR de Jésus.
Veux tu visiter ceux qui sont en prison? Les prisons mises par satan et les démons: les ténèbres, les jougs, les esclavages, les possessions, les liens, les impuretés, les chaînes, les captivités.
SORS de BABYLONE!
Sors des fardeaux pesants et des jougs religieux que tu ne peux même pas remuer du doigt.En jugeant et en culpabilisant les autres, tu te juges et te condamnes toi-même. C’est de la RUSE.
Sors des oeuvres religieuses et des édifices dogmatiques. C’est du MENSONGE.
Sors de l’apparence religieuse, déchire ton vêtement souillé de la propreté extérieure. A l’intérieur, tu es rempli d’ossements de morts: jalousie, envie, domination, complot religieux contre ceux qui te dérangent. C’est de l’ORGUEIL.
Sors de tes traditions, de ta connaissance que tu entretiens pour te faire servir par ceux qui te ressemblent.C’est de l’EGOÏSME. Sert les autres.
Sors de la reconnaissance et de la gloire des hommes. Tu te trompes pensant être supérieur. C’est de la SEDUCTION.
SORS de l’HYPOCRISIE BABYLONIENNE!
Mériter le royaume et nier l’Esprit de la grâce.
Apparence de la piété: paroles sans actes.
Prosélytisme pour faire des adeptes et les rallier à tes convictions religieuses.
C’est ton intérieur qui doit changer et l’extérieur suivra.
Sors de la SAGESSE RELIGIEUSE.
Sors de l’AUTORITARISME RELIGIEUX.
Sors de la PUISSANCE RELIGIEUSE.
Sors du PEUPLE RELIGIEUX qui a fait le veau d’or.
Sors de la RICHESSE RELIGIEUSE.
Commentaires
1. Le samedi 11 novembre 2006 à 17:44, par Hélice
2. Le mardi 14 novembre 2006 à 12:07, par Hélice
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