« Qu’est-ce que l’islam ? » se demandent d’une manière anxieuse beaucoup de nos concitoyens. Mettons des mots sur nos craintes : nous redoutons que l’idéologie musulmane soit une doctrine fascisante, misogyne, anti-démocratique, qui vise la subversion des lois républicaines afin d’instaurer sa propre loi, la charia, à l’ensemble de la population, comme elle le fait dans certains pays musulmans. Mais comment savoir si nous avons raison ? Qui croire ? Marek Chebel, Tariq Ramadan, Ben Laden, Abd al Malik, les jeunes de banlieue qui crient « Allah Akhbar », Robert Redeker, Ayaan Hirsi Ali ?

Les sources de l’idéologie musulmane sont assez faciles à identifier : c’est le Coran et la vie de Mahomet. La vie de Mahomet est la clé d’interprétation du Coran, et elle constitue l’exemple du parfait musulman, selon le Coran lui-même. Mahomet apporte le Coran, qui lui-même présente Mahomet comme le modèle idéal de vie du musulman. Ce qui implique que l’on doit étudier les hadiths, c’est-à-dire les collections plus ou moins apocryphes de « faits et gestes » du prophète de l’islam. Ces collections sont énormes, et leur validité respective est contestée par différents courants de l’islam.

Dans le débat public autour de l’islam, à chaque fois que l’on évoque ce qu’il y a de plus problématique dans le Coran et dans la vie de Mahomet, les défenseurs acharnés de l’idéologie musulmane utilisent une série de mots clés, et dans un ordre bien précis. Lorsque l’on cite des faits peu honorables de la vie de Mahomet, comme par exemple la consommation de son mariage avec une fillette de neuf ans, ou bien le massacre de la tribu juive de Banû Quraïdza, on nous dit qu’il faut « contextualiser » ces faits et gestes.

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