NDLR: L'auteur est un non-chrétien dont l'analyse est très pertinente, même s'il n'accorde pas de crédit au texte biblique. Il confond les inventions postérieures de la Tradition et la vérité biblique. Mais qui le blâmerait? L'exemple que donne cette énorme institution qui se fait appeler "église" et qui est tellement empreinte de paganisme est une des causes du peu de succès du véritable évangile...
En ce temps là, il survint un grand trouble au sujet de la voie du Seigneur. Un nommé Démétrius, orfèvre, fabriquait des temples d'Artémis en argent et procurait ainsi aux artisans un gain considérable. Il les rassembla avec ceux des métiers similaires et leur dit: « O hommes, vous savez que notre bien-être dépend de cette industrie ; or vous voyez et entendez que, non seulement à Ephèse mais dans presque toute l'Asie, ce Paul a persuadé et détourné une foule de gens en disant que les dieux faits de main d'homme ne sont pas des dieux. Le danger qui en résulte, ce n'est pas seulement que notre industrie tombe en discrédit ; c'est encore que le temple de la Grande Déesse Artémis soit tenu pour rien et même que la majesté de Celle qui est révérée dans toute l'Asie et dans le monde entier soit réduite à néant.» Ces paroles les ayant remplis de colère, ils se mirent à crier: Grande est l'Artémis des Ephésiens ! »
Mesdames, Mesdemoiselles. Messieurs, cette citation des Actes des Apôtres (XIX.23-24), écrits que la tradition chrétienne attribue à l'évangéliste Luc, méritait d'être placée en exergue d'une causerie sur Fatima. Elle montre en effet que lorsque les premiers propagateurs de l'Evangile, suivant l'exemple du prophète Jérémie, entreprirent de lutter contre le culte rendu dans tout le bassin méditerranéen à la Grande Déesse lunaire, adorée comme Reine du Ciel sous divers noms, ils durent affronter à la fois des croyances populaires profondément ancrées et les puissants intérêts économiques qui prenaient appui sur ces croyances.
Dans cette lutte, ils n'eurent pas le dessus ; on le vit très vite. En effet, au IIIe siècle, c'est dans la bouche des chrétiens d'Orient qu'on retrouva le vieux vocable astrologique de Reine du Ciel, appliqué cette fois à Marie. Et quand en 431 un concile se tint à Ephèse pour décerner à Marie le titre étrange de mère de Dieu, lui aussi emprunté au paganisme, les Ephésiens, enthousiastes, baisèrent les genoux des évêques qui venaient de leur rendre la grande Déesse sous un nouveau nom et célébrèrent en l'honneur de Marie la procession aux flambeaux qu'ils avaient l'habitude de célébrer en l'honneur d'Artémis. S'il on veut voir aujourd'hui cette procession, c'est à Lourdes et à Fatima qu'il faut aller. Si l'apôtre Paul revenait au monde, on imagine sans peine l'accablement qu'il éprouverait en ces lieux...













del.icio.us it!
Blogmark it!
Scoop it!
Fuzz it!
Tape Moi!
AllActuer Ca!
Nuouz Ca!
Memes Ca! 


























