Europe et fécondité: "Une mentalité de distanciation, voire de rejet des enfants se propage"

par nicolas le 6 juin 2007 · 5 commentaires

dans la rubrique Démographie et mythe de la surpopulation

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Eurpoe pour le Christ/CPDH

Sans enfant: La catastrophe européenne, par Stephan Baier

Depuis plus de 30 ans les taux de natalité en Europe sont extrêmement bas. 2,1 enfants seraient nécessaires pour conserver un équilibre démographique. En Allemagne par exemple 1,36 enfants sont nés par femme, une moyenne que l’on retrouve presque partout en Europe. La conséquence : l’Europe vieillit ! En 2050, 2 européens sur 3 auront plus de 60 ans. Pour la société cela signifie : plus de retraités, moins d’actifs. Nos systèmes sociaux sont parfois conçus de telle manière qu’ils récompensent le fait de ne pas avoir d’enfants, et sanctionnent la formation des familles et les enfants. Il n’y a rien dont l’Europe n’ai autant besoin que d’un baby-boom, et en même temps, les enfants sont un vrai risque de paupérisation pour les jeunes couples. Ce paradoxe prouve que les priorités politiques sont mal placées.

Une mentalité de distanciation, voire de rejet des enfants se propage. Les avortements en masse mènent l’Europe vers une catastrophe démographique. Des millions d’enfants ont été avortés en Europe parce que les familles, les états, les sociétés ne peuvent se permettre plus d’enfants, d’autres priorités ayant été posées. Aujourd’hui il nous manque les enfants qui ont été avortés depuis plus de 30 ans ! Cette absence d’enfants est un lourd héritage, puisque les enfants non nés ne peuvent mettre au monde des enfants. Ce n’est plus « il est moins 5 », mais « il est moins 30-ans ».

Osons retourner la tendance : nous avons besoin d’un valorisation sociétale, juridique et financière de l’enfant et de la famille, une nouvelle appréciation de la vie et de la maternité. Car beaucoup de femmes se sentent rejetées en tant que mère par la société. Le rôle de mère est aujourd’hui souvent dévalorisé. Une société qui ne veut pas succomber au manque d’enfants ne doit pas seulement reconnaître le travail de la famille et de l’éducation, mais également prendre en considération le coté financier ! Il ne s’agit pas d’aumônes, ce n’est pas une forme de politique sociale, mais justice pour ce qui est accompli et finalement une sagesse politique. Le démographe Prof. Herwig Birg écrit à ce sujet: „afin que le désir d’avoir des enfants soit à nouveau le modèle du développement personnel évident, il faut cesser l’exploitation des familles. („Die ausgefallene Generation“, S. 147, la génération manquante).

Malgré toutes les aides étatiques, 5/6 de tous les coûts que les enfants provoquent en moyenne sont portés par les parents. De cette investissement vivront plus tard 100% les retraités : aussi bien ceux sans enfants que ceux qui ont contribué à cet investissement. On peut partir du point de vue que les enfants sont simplement un plaisir personnel, un luxe, que quelques couples peuvent s’offrir. Mais lorsque avoir des enfants est un pur divertissement, lorsque la parenté n’est plus en rapport avec la société, alors, si l’on veut être juste, il faut privatiser l’assurance vieillesse. Il ne peut pas être juste de privatiser les coûts d’une « affaire privé » (dans ce cas le plaisir personnel d’avoir un enfant) et ensuite d’en faire partager les profits.

Nous devons à nouveau apprendre à prendre nos responsabilités : pour notre propre vie, pour les enfants et le futur de la société. Si l’Europe ne veut pas sombrer dans l’égoïsme de l’auto satisfaction, elle a besoin d’une nouvelle valorisation des mères et pères- pour les personnes qui prennent sur eux une responsabilité personnelle pour le futur, donc pour les enfants.

Stephan Baier est correspondant pour le journal catholique « Die Tagespost » et auteur de plusieurs livres. Originaire de la Bavière il vit avec sa femme Bernadette et ses 5 enfants en Autriche.


Lettre d’information – profile: http://www.europe4christ.net/index.php?RDCT=d0a1fbc7b751e85d3075


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1 Jean 18 avril 2009 à 0 h 10 min

Bonjour,

La guerre des ventres a fait son temps…

Il faut plaider haut et fort pour une mondialisation des retraites vieillesse afin de réduire, PROPREMENT, la natalité là où elle est trop forte.

Car depuis toujours, les enfants servent de "bâtons de vieillesse", entendez surtout par là de caisse de retraite; il n’est plus indispensable d’instrumentaliser de la sorte nos "chers petits".

Cessons aussi de leur voler ainsi qu’à toutes les générations futures leur pétrole et autres matières premières.

Jean

2 Arnault 3 janvier 2008 à 10 h 49 min

Bruno, heureusement pour toi que tes parents n’ont pas pensé la même chose.
Et les "souchiens", comme on nous appelle, entreprennent un grand suicide collectif, de notre peuple; dont le vide créé sera comblé par l’islam.
Dieu a bien commandé à l’homme de se reproduire (GEN 1.28)
Si les chrétiens ne se reproduisent pas, ils vont disparaitre et la famille, lorqu’elle est solide et croyante, est un milieu privilégié pour l’évangélisation des petits. les petits enfants dont le royaume de Dieu est pour leurs pareils (LUC 10.14)
Dieu a bien utilisé le ventre d’une femme, le creuset d’une famille pour élever son Fils dans la mission qui lui était confiée de réconcilier ceux que le Père lui a donné. De plus, la bible n’est elle pas l’histoire d’une famille? Dieu n’a-t’il pas choisi le titre de Père et donné celui de Fils à notre sauveur? L’église celui d’épouse?
Tout le monde n’est pas fait pour avoir des enfants, mais ceux qui en ont doivent être soutenu, au moins moralement, par ceux qui n’en n’ont pas. Je pense qu’il en va de la pérénnité de l’église, en france.

3 ALEX 1 décembre 2007 à 22 h 01 min

Je ne sais pas ce qu’il en est dans les autres pays de l’UE mais je tiens a dénoncer ceux qui ont mis dans la tete des français qu’il n’y avait pas de mal a pratiquer l’IVG.Ce sont les memes qui nous interdisent d’etre contre l’homosexualité et insidieusement ils nous préparent a accepter la pédophilie.Ils sont responsable de tout ce qu’il y a de plus mauvais dans le monde parce qu’ils sont les élites.

4 bruno 6 juin 2007 à 21 h 06 min

je suis content, quelque-part, de ne pas avoir eu d’enfants, j’aurai été trop gêné du monde que je lui aurait laissé comme héritage…

5 benj ekman 6 juin 2007 à 14 h 47 min

Dans notre société on encourage les femmes à devenir mère mais une fois qu’elles le sont, la société ne les soutient pas.

Les personnes les plus pauvres sont les mères seules avec enfant(s).
C’est vraiment pas normal.

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