NDLR: Rappelons les propos de l'apôtre Pierre, sur lequel l'église catholique dit se fonder, à propos du baptème: "Le baptème n'est pas la purification des souillures (...) mais l'engagement d'une bonne conscience devant Dieu." Il est donc totalement impossible qu'un nourrisson ou un jeune enfant puisse s'engager en toute conscience. D'autre part, l'acte en lui-même comme le dit l'apôtre Pierre, ne recèle aucune puissance "magique", malgré ce que la théologie des "sacrements" prétend. Enfin, le mot baptizmo signifie "plonger dans, immerger". On ne peut pas immerger quelqu'un avec quelques gouttes d'eau sur la tête. Soyons simples et bibliques: si les gens quittent en masse cette religion, c'est qu'elle n'est qu'une grossière imitation du christianisme véritable, tel que décrit dans le Nouveau Testament.

L’“actus defectionis”, l’acte par lequel on demande à être débaptisé, en latin : voilà un nouveau problème pour l’Eglise. L’Italie à elle seule compte déjà 3 000 “débaptêmes”. “En réalité, il y en a davantage, mais il est impossible d’établir des statistiques car il y a beaucoup de gens qui demandent au prêtre d’être débaptisés sans nous en informer”, soutient Federico Sora, fondateur dans les années 1980 de l’Associazione per lo sbatezzo (Association pour le débaptême), à Fano, dans les Marches, qui met à disposition sur son site des formulaires de demande de débaptême. Pour faire face à cette situation, la Conférence épiscopale a conçu des formulaires de réponse destinés aux évêques et aux prêtres, dans lesquels les aspirants au “débaptême” sont invités à considérer les conséquences de leur décision, qui comporte la plus grave des peines canoniques : l’excommunication.

L’actus defectionis, explique le cardinal Julian Herranz, ancien président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, “n’a pas seulement un caractère juridique administratif : c’est aussi une rupture avec la vie de l’Eglise, qui suppose donc un acte d’apostasie, d’hérésie ou de schisme”.

Voilà pourquoi, initialement, évêques et prêtres convoquent tous ceux qui demandent à être débaptisés. Mais l’autorité assurant la protection des données personnelles a décidé que le fait de demander aux requérants de se rendre en personne à la paroisse pour être rayés des registres n’était pas légal. Aussi a-t-on introduit un “rite simplifié”.