Par Laura Clark,

Dailymail (London), le 2 avril 2007 - Traduction CID

Une étude menèe par le gouvernement anglais révèle que des écoles anglaises abandonnent l'enseignement de l'Holocauste dans les cours d'histoire pour éviter d'offenser les élèves musulmans.

Cette étude constate que des professeurs sont rétifs à évoquer ces atrocités par crainte de heurter ceux des étudiants dont les croyances comprennent le déni de l'Holocauste.

De même, cette étude observe une résistance à entreprendre le récit des croisades du 11ème siècle - durant lesquelles les chrétiens combattaient les armées musulmanes pour le contrôle de Jérusalem - parce que ces cours contredisent souvent ce qui est enseigné dans les mosquées locales.

A la suite de la publication des résultats des voix se sont élevées pour dénoncer l'utilisation dans certaines écoles de l'histoire 'comme moyen de promouvoir le politiquement correct'.

L'étude, financée par le Département de l'Éducation, examinait les aspects "émotionnels et polémiques" de l'enseignement de l'histoire dans les écoles primaires et secondaires.

Elle met en évidence que certains enseignants abandonnent les cours portant sur l'Holocauste à la première occasion venue de peur que les élèves musulmans réagissent par des propos antisémites ou anti-israéliens en classe.

Les chercheurs citent le cas d'un établissement secondaire du nord de l'Angleterre, qui a retiré l'Holocauste des sujets des épreuves de l'équivalent anglais du Bac. Le rapport indique que des enseignants redoutaient le moment où ils auraient à répondre 'aux sentiments antisémites et au déni de l'Holocauste qui sévit chez certains élèves musulmans'.

Il ajoute : "Dans un autre département, on enseigne l'Holocauste en dépit des préjugés antisémites qui existent chez certains élèves." "Mais ce même département a délibérément évité l'enseignement des Croisades au niveau 3 (élèves de 11 à 14 ans) parce qu'une présentation équilibrée du sujet aurait mis en cause les enseignements dispensés dans certaines mosquées locales."

Une troisième école s'est trouvée "prise à parti par des parents chrétiens pour son traitement du conflit arabo-israélien ainsi que celui de l'histoire de l'État d'Israël qui n'étaient pas conformes aux enseignements de leur obédience".

Le rapport conclut : "Il existe des contextes particuliers où les enseignants en histoire refusent de mettre en cause certaines versions de l'histoire, très contestables ou trop chargées, quand celles-ci imprègnent tout le milieu familial, la communauté ou le lieu de culte."

A ce propos Chris McGovern, conseiller pour l'enseignement de l'histoire du précédent gouvernement conservateur, déclare : "L'Histoire ne doit pas être un moyen de promouvoir le politiquement correct. Les enfants doivent avoir accès à une connaissance de ces sujets controversés, que ce soit agréable ou pas."

Les chercheurs ont également souligné qu'un manque de connaissance sur ces sujets chez les professeurs - en particulier dans le primaire - conduisait à un enseignement de l'histoire "sans profondeur entraînant un apprentissage routinier et superficiel."

Sur ces sujets difficiles, les cours étaient trop souvent "fades, élémentaire et simplistes" et provoquait l'ennui des élèves.