NDLR: Je ne vois pas trop en quoi les JO, qui renforcent au contraire les sentiments nationaux, pourraient amener plus de démocratie dans une dictature communiste...

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy dénonce les menaces de boycott des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin brandies par ses adversaires socialistes et UDF dans la course à l'Elysée, Ségolène Royal et François Bayrou, pour faire pression sur la Chine dans l'affaire du Darfour. "J'ai vu que deux candidats à la présidentielle voulaient boycotter les Jeux olympiques de Chine. Eh bien il ne manquerait plus que cela !" a déclaré le candidat de l'UMP devant des personnalités du monde du sport reçues à son QG de campagne. "Des choses stupides dans ma vie, j'en ai entendues. Mais alors comme ça, champion olympique !" a-t-il ironisé. "Les Jeux olympiques, c'est un événement planétaire (...) On va boycotter 1,3 milliard d'individus ? (...) Qu'est-ce qu'on veut ? Que la Chine se transforme comme la Corée du Nord ?" Nicolas Sarkozy a rappelé que les JO de Munich, en 1972, avaient continué malgré la prise en otages meurtrière d'athlètes israéliens par un commando palestinien.

"Le sport et ces événements-là (les JO), c'est plus important que tout parce que ça fait partie du petit bonheur de la vie et qu'on n'a pas le droit de les sacrifier et qu'on n'a pas le droit de les abaisser", a-t-il estimé.

"Les Jeux olympiques, c'est un espace de liberté. Ça va contribuer à ouvrir la Chine et, naturellement, c'est de la pacification", a-t-il ajouté. "Le sport est un fédérateur entre les hommes (...) Le sport sublime, dépasse les contradictions et les oppositions. Et dans notre planète, où il y a tant de conflits, tant de morts, tant de douleur, tant de tristesse, on va (...) boycotter un événement (...) de paix et de joie ?"

La Chine est un des principaux alliés du gouvernement soudanais, accusé de mener une politique génocidaire au Darfour, province occidentale du Soudan.

Lors d'une réunion publique organisée en mars sur le Darfour, Ségolène Royal avait déclaré nécessaire le moment venu "de faire pression" sur la Chine, opposée à des sanctions contre Khartoum, "avant les Jeux olympiques de Pékin."

"La France s'honorera de refuser de participer aux Jeux olympiques de Pékin si la Chine persiste dans cette voie", avait pour sa part déclaré François Bayrou.