Arbre de vie ou arbre du jugement ?
La parole de Dieu semble parfois se contre-dire : Ne jugez pas et vous ne serez pas jugé... L'homme spirituel juge de tout et n'est lui-même jugé par personne. Il y a juger et juger, il y a juger et juger de, ce qui est tout différent. Mais quel sont ces deux arbres au centre du jardin de délice ? Du bois de quel arbre êtes-vous ?
La Parole de Dieu dans le livre de la genèse nous parle de l'arbre-de-vie et de l'arbre-de-la-connaissance-du-bien-et-du-mal ou arbre du jugement. Dieu seul est juge et législateur à la fin et l'homme a payé très cher la consommation de ce fruit défendu. Il a été chassé de Paradis terrestre et une épée flamboyante l'empêche désormais de s'approcher, cueillir et manger de l'arbre de vie et de vivre éternellement.
Comment donc, Dieu voulait-il défendre à l'homme et la femme de croquer la pomme ?
Il est évident qu'il ne s'agissait pas de cela : d'après le contexte, si l'homme et la femme étaient bénis et que leur fécondité était la bénédiction principale mentionnée, ce n'était pas pour enfiler des perles...
Seulement ils étaient nus et cela ne leur posait pas de problème... tant qu'ils ne savaient pas que la nudité était à cacher.
Manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal introduisit en l'homme le sentiment de honte de sa nudité, la nécessité pour lui de se vêtir et la peur du Dieu qui va les juger. Le jugement est une chose qu'ils ignoraient avant et dont ils étaient protégé par l'ignorance. L'obéissance à l'ordre de Dieu était la condition de l'ignorance qui les protégeait du jugement, prérogative divine. L'homme devait ignorer cela en raison de sa faiblesse pour ne pas avoir peur de son créateur tout puissant qui a droit et pouvoir sur sa vie. La communion est brisée, l'homme a voulu prendre la place de Dieu. Comme le serpent, l'homme est devenu rival de Dieu au lieu d'être son ami. L'homme a été conquis par la séduction de la femme qui, elle, avait été séduite par l'ennemi de Dieu et de son âme !
Ou comment le diable est parvenu à semer la zizanie entre Dieu et les hommes et entre l'homme et la femme.
Juger ? Qui ne juge pas ? On m'a même dit un jour "Je me sent jugée" et un autre jour "Tu me juges ?" On passe tous une partie de notre temps à juger, à peser, évaluer, critiquer, condamner celles et ceux avec qui on n'est pas d'accord et cela met mal à l'aise. Le jugement est une pomme de discorde ! Le jugement est sans doute le meilleur remède contre l'amour et contre Dieu qui est amour.
"Celui qui couvre une faute cherche l'amour, celui qui la rappelle divise les amis"
"Reprend le sage et il t'aimera"... "Celui qui réprimande son ami à juste titre trouve ensuite plus d'honneur que celui qui le flatte."
Quand on fait une remarque à quelqu'un, on juge que cette personne a commis une faute mais on ne la juge pas, elle ; parce qu'on l'aime on ne veut pas qu'elle tombe sous le coup du jugement des autres ou pire, sous le coup du jugement divin .. Dieu est au demeurant plus lent à la colère et plus riche en bonté que les hommes ! Bien que ses jugements ont une portée plus grande.
La question du pardon est indissociable de celui de la miséricorde et du jugement.
Nous avons tous besoin du pardon pour les bêtises que l'on a faites et pour celle que l'on a dites et qui sont encore plus nombreuses et les plus dangereuses. C'est au point que Jacques dit :
"Si un homme ne pèche point en parole c'est un homme parfait"!!! Dieu passe plus facilement sur un écart de comportement que sur un écart verbal ! Oui, parce que juger c'est voler à Dieu son manteau, le dénuder, et le juger avec la personne que l'on juge. C'est prononcer implicitement, avec toute la mesure de stupidité que cela suppose : "Hey Dieu ,si tu es Dieu pourquoi tu l'a laissé faire ça ?" C'est accuser Dieu, devenir son adversaire, son juge, comme ceux qui ont crucifié Jésus-Christ, l'envoyé, le Messie, porte-parole de Dieu !
Si nous avons mauvaise conscience et que l'accès à l'arbre de vie est entravé n'est-ce pas que nous avons jugé quelqu'un ? Nous avons donc mangé de l'arbre défendu, indigeste pour la conscience humaine et l'antidote c'est le pardon. C'est à l'exemple du grand frère Jésus qui a dit "Père pardonne leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font"; que nous devons pardonner aux humains toutes leurs offenses, pour être nous aussi pardonnés à chaque fois que nous péchons. Ainsi : La miséricorde triomphe du jugement."
Et l'accès à l'arbre de vie est de nouveau ouvert, le paradis perdu est retrouvé, l'épée flamboyante de la langue du juge est remise dans son fourreau et la "Langue douce qui est un arbre de vie" peu porter son fruit vivifiant.
Bien à vous chers amis
Christophe
Christophe Fornes, ex prof de SVT, chrétien convaincu et passionné de science et de créationnisme
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