L'Homme de Néanderal est-il il notre cousin ?
Il est généralement troublant pour le croyant attaché à la Bible d'entendre qu'il aurait un ancêtre commun avec les primates comme le singe ou le gorille. Il n'y a aucune raison d'être troublé, on ne se situe pas dans le même registre en science matérialiste, que l'on appelle communément "science" et en science spirituelle que l'on appelle "spiritualité" et qu'il est nécéssaire de différencier du spiritisme.
Voici un article intéressant de la revue de presse généthique je vous en fais un commentaire très empreint de foi en Dieu:
{{Deux études publiées dans Nature et Science annoncent qu'une partie du génome de l'homme de Néandertal a été séquencée par deux équipes internationales.
Menées par Svante Pääbo (directeur du département de génétique du Max-Planck Institute, Allemagne) et Edward Rubin (US Department of Energy Joint Genome Institute, Californie), les deux équipes ont travaillé sur l'ADN nucléaire d'os de Néandertaliens vieux de 38 000 ans découverts dans la grotte de Vindija, en Croatie.
Ces deux études montrent que l'homme de Néandertal et l'homme moderne (Homo sapiens) ont divergé il y a entre 500 000 ans et 370 000 ans et que les deux espèces auraient au moins 99.5% de leur génome en commun. Pour Eva Maria Gaigl, paléogénéticienne du l'Institut Jacques Monod du CNRS à Jussieu, l'intérêt réside dans le fait que ces études "complètent l'analyse comparative des génomes humains et du chimpanzé". Ainsi vont-elles permettre d'"apprendre des choses sur le génome humain" précise Jean-Jacques Hublin, directeur du département d'évolution humaine au Max Planck Institute.
D'ici deux à trois ans, c'est 80% du génome de Néandertal qui devrait être décrypté.
© genethique.org Libération (Sylvie Briet) 16/11/06 - Le Figaro (Isabelle Brisson) 16/11/06 - Le Monde (Christiane Galus) 17/11/06}}
Il n’est pas facile de se situer en tant que chrétien face aux découvertes scientifiques de la science matérialiste. Voici pour moi une occasion favorable de vous présenter ma réflexion au stade actuel, réflexion que je poursuis depuis 23 ans, je tiens à le préciser et j’en ai 35 !
La manière la plus facile est de rejeter en bloc les fruits de la recherche scientifique en la taxant de mensonge dès qu’elle contredit la lecture littérale de la Genèse. Diamétralement opposée est l’attitude qui consiste à adhérer sans examen aux dernières découvertes scientifiques qui de toutes manières iront dans le sens de la théorie de l’évolution.
La vérité se situe certainement entre les deux et je comprends dans ce flou la peine que l’on a à trouver le chemin étroit de la Vérité.
Tout d’abord il y a des principes aux quels tout chrétiens ne doit pas déroger.
1. La Bible entière est Parole de Dieu de la première lettre de la Genèse à la dernière de l’Apocalypse (hors mis les livres apocryphes qui profanent plus qu’ils n’éclairent le texte biblique quand on les insère parmi les livres canoniques.)
2. Ni le texte biblique, ni son interprétation ne peuvent dépendre d’une révélation ou d'une découverte ultérieure, si ce n’est la réalisation d’une ou de plusieurs prophéties.
3. En conséquence il n’y aucune raison de se laisser troubler dans l’assurance de notre profession de foi en Jésus-Christ. La priorité est le salut éternel du plus grand nombre possible, le reste n’est que sujets de remercier Dieu qui nous rend intelligent et du détail pour agrémenter le pèlerinage terrestre.
4. Le plus grave à mon sens est de se tromper en lisant la Bible avec la pensée matérialiste, comme un texte scientifique, un roman ou un mythe. Alors qu’Elle est révélation de Dieu et interprétation suffisante de la Parole de Dieu pour le Salut de tout homme.
Le plus grave n’est donc pas d’admette que les choses ont pu se passer matériellement comme le prétendent les évolutionnistes mais d’oublier que la Bible nous présente le point de vue de Dieu, sa vision des choses, ce qui est de la plus haute importance. C’est d’après elle que nous devons nous juger nous-mêmes et juger du reste et non l’inverse.
Sorti de là comment considérer cette découverte scientifique ?
On ne saura peut-être jamais sur la terre si l’homme de Neandertal était de la lignée de Caïn ou si Adam était déjà un homme de Cro-Magnon et les autres « hominidés » des essais préalables visant à mieux connaître le matériaux idéal (les gènes utiles) pour bâtir un corps humain accompli, l’image matérielle du Dieu qui est Esprit.
Toutes ces spéculations sont invérifiables pour l’instant et qu’aurions nous de plus en le sachant ? Pas besoins de cela pour croire. Il suffit de prier le Dieu invisible et de recevoir de Lui une réponse certaine pour croire en lui dur comme fer.
Dans cet article, on se situe dans le domaine de plus en plus palpable de la biologie moléculaire, plus précisément du génie génétique.
C’est complètement fascinant ce qu’on lit dans cet article
parce que cela touche au support matériel qui contient presque toute l’information génétique : les filaments d’ADN des chromosomes contiennent les plans pour fabriquer et diriger les architectes et les constructeurs des cellules qui constituent le corps humain.
Ici on nous dit qu’on a extrait l’ADN d’une cellule d’os d’un homme de Neandertal de 40 000 ans environ et que celui-ci est en assez bon état pour être séquencé ! Formidable ! L’ADN est l’objet de science le plus riche en information, mais il conserve encore bien des mystères, les découvertes avancent pas à pas.
Baliverne ! dira le créationniste qui butte sur les dates, estimant qu’on est en l’an 6000 de la Création.
Il n’empêche que le bout d’os qui a servi pour l’extraction de l’ADN appartenait réellement à une sorte d’homme qui nous ressemblait beaucoup mais jusqu’à un certain point seulement.
En effet des moulages de l’intérieur du crâne montrent des différences
dans la façon dont l’enveloppe du cerveau était irriguée. Son os hyoïde qui donne sa forme au larynx ne lui permettait pas, pense-t-on
de prononcer des sons aussi variés et nuancés que nous, peut-être quand même plus évolués que ceux des chanteurs de hard rock pendant leur délires « musicaux ».
Toutefois une étude récente portant sur la croissance des molaires (La recherche 02/2007) tend à montrer que les Néadertaliens nous ressemblaient davantage qu'on ne le pensait il y a quelques année. Le développement de la boite crânienne étant lié à celui des molaires on a établi que le développement de l'homme de Néandertal était identique au notre (l'âge de l'adolescence est crucial pour envisager un métissage homme morderne/homme de Néandertal et un apprentissage élaboré.) L'homme de Néandertal serait donc de la même espèce que nous bien que plus trapu et musclé. Seulement le point faible de ce groupe humain était une calcification défisciente, ce dont témoigne des os déformés et de nombreuses fractures.
On a depuis peu la quasi-totalité du « texte-ADN » qui définit la constitution et le fonctionnement du corps humain. Et on va pouvoir comprendre de mieux en mieux comment la machine se construit et comment elle fonctionne. Pour l'instant on peut reconnaitre les gènes déjà identifiés et identifier des gènes jusqu'à présent inconnu dont on ignore encore la fonction. Cependant on ne connait pas encore dans le détail comment les gène interagissent et comment leur fonctionnement règle comme du papier musique le concert de l'existence physique.
On peut comparer les séquences d'ADN des différentes espèces et plus elles se ressemblent plus on dit que leur ancêtre commun hypothétique est proche. Cependant les mécanismes invoqués pour expliquer ces différences (erreurs typographiques, délétion, duplication) sont loin d'expliquer même aux échelles de temps invoquées, le franchissement des grandes catégories de la classification (Embranchements, Classes). On comprend bien comment des gènes disparaisent et appauvrissent le génome mais pas comment un gène nouveau nécéssaire peut appararaitre. Combien moins l'apparition de LUCA (Last Universal Cell Ancestor) la première cellule !
Toute cellule provient d'une cellule mère qui est capable de se reproduire. C'est l'histoire de la poule et de l'oeuf en plus compliqué : L'ADN qui est le support de l'information génétique (qui dirige le fonctionnement de chaque cellule) a besoin pour se répliquer de protéines qui sont produite en suivant les instructions que lui-même contient.
La découverte de "fossiles vivants" (le coelacanthe par exemple) tend à démonter plus qu'à démontrer les arguments évolutionistes : S'ils sont restés selon leur genre ou leur espèce tels qu'ils ont toujours été, ces poissons n'ont pas pas pu donner des batraciens puis des reptiles, puis des mamifères et enfin l'homme comme l'ont longtemps supposé les évolutionistes.
La connaissance de d'ADN et de son expression est incontestable, elle fait partie de l'observation et de l'expérimentation de la recherche scientifique. Contrairement aux spéculations évolutionistes du siècle passé et présent qui relèvent de l'hypothèse. Le croyant ne doit pas craindre ni rejeter la recherche fondamentale mais lutter contre de la dérive sociale eugénique et contre la dévive scientiste dans sa prétention à donner du sens à l'existance en dehors de la révélation divine par l'Esprit et la Parole de Dieu.
La connaissance avance et des pans entiers de démonstrations évolutionistes s'effondrent et sont remplacés par d'autres. La théorie actuelle de l'évolution est loin d'être stupide et inintéressante, c'est une science en marche dit-on, qui guide une humanité ... en déroute ! Elle ne doit pas faire oublier à chaque être humain qu'il ne dure qu'un temps et qu'une éternité le précède et qu'une autre s'ouvre devant lui. Il est temps pour l'homme de regarder en haut et non plus seulement aux choses d'en bas si passionnantes soient-elles, choses dont il ne restera que poussières et cendres dispersées dans vingt siècles. La foi en Christ à survécu 2000 ans (et même plus si on considère les prophéties) à bien des civilisation et des théoriciens. Ce n'est pas parceque des gens célèbres ont fait naufage par rapport à la foi ou l'ont dédaignée par orgueil ou ignorance qu'on est obligé de les suivre dans leurs égarements !
On saura de mieux en mieux dans quelle mesure nous ressemblons à l’homme de Neandertal et dans quelle mesure nous nous en distinguons sur des bases plus certaines que des conjectures, supposés et à priori. En effet on a longtemps donné à l'homme de Néandertal une place de sous-homme en raison de présupposés évolutionnistes tandis que les créationniste tenaient les Néandertaliens pour une peuplade qui n'a pas eu de descendants actuels ou dont les traits particuliers se seraient dillués par métissage.
Toujours est-il que la leçon à tirer de tout cela, si passionnant soit-il, est que tout homme mourra un jour et même si par un hasard extraordinaire on séquence l’ADN de vos restes cela ne changera en rien à votre avenir éternel.
Prépare toi à la rencontre de ton Dieu puis aide les autres à se préparer !
Et pour enrichir ton adoration, contemple les œuvres de l’Eternel avec tes yeux, avec ton cœur et pourquoi pas de temps en temps avec les lunettes de la science, sans oublier qu’ici bas on comprend imparfaitement, c’est dans l’éternité que nous connaîtrons toutes choses comme nous avons été connus.
Bien à vous,
Christophe
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