Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Mission et évangélisation http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Fri, 21 Oct 2011 22:43:39 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 « Courageous » : Un film chrétien à petit budget bat une nouvelle fois Hollywood au box-office http://www.blogdei.com/16352/courageous-un-film-chretien-a-petit-budget-bat-une-nouvelle-fois-hollywood-au-box-office/ http://www.blogdei.com/16352/courageous-un-film-chretien-a-petit-budget-bat-une-nouvelle-fois-hollywood-au-box-office/#comments Wed, 05 Oct 2011 11:41:01 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16352

blogdei

Après « Facing the giants » en 2006 et « Fireproof » en 2008, l’église Baptiste de Sherwood continue de faire trembler Hollywood. En une seule semaine de présence à l’affiche, plus d’un million de spectateurs ont vu le nouveau film de Sherwood Pictures, « Courageous », plaçant le film en 4e position au box-office américain derrière « Dolphin Tale, » Moneyball » et « Le Roi Lion 3D ».

Diffusé dans seulement 1161 salles, le film a d’autant de mérite que ses concurrents l’on été dans 2300 salles chacun et bénéficié d’un budget moyen de 41 millions de dollars. « Courageous », qui n’a coûté à ses producteurs qu’un million de dollars, n’en est pas moins professionnel. « J’ai tenté de tenir compte des remarques des critiques après Fireproof », raconte à l’agence Baptistpress le réalisateur, Stephen Kendrick. « Notre film parle de la famille, des enfants sans père, des gangs. La plus grande force du film est sa diversité, mettant en lumière les difficultés des pères afro-américains ou hispaniques (…) Notre société a besoin de ce film », poursuit-il.

Si cette démission des pères cause des dégâts énormes dans la société, statistiques gouvernementales à l’appui (addictions diverses, violence, activité sexuelle précoce, etc.) c’est à l’Eglise que le réalisateur adresse son plus vibrant appel: « J’ai entendu quelqu’un dire que nous n’avons pas une nation sanctifiée parce que l’Eglise ne l’est pas. Et l’Eglise ne l’est pas parce que les familles ne le sont pas. Et si les familles ne le sont pas, c’est parce que les pères ne le sont plus. Les hommes doivent se lever, regagner le terrain perdu avec leurs épouses et leurs enfants et dire tout à nouveau ‘Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel’. »

Un appel qui verra sans doute, comme voici 3 ans lors du précédent film, les églises organiser massivement des campagnes d’évangélisation à l’aide de ce nouvel outil: le cinéma évangélique.

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Le christianisme gagne du terrain en Chine http://www.blogdei.com/15928/le-christianisme-gagne-du-terrain-en-chine/ http://www.blogdei.com/15928/le-christianisme-gagne-du-terrain-en-chine/#comments Mon, 12 Sep 2011 18:05:04 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15928

 
Slate.fr

Malgré des années de lutte menées par les régimes successifs contre les cultes, Mao les qualifiant même de «poisons», la société chinoise se tourne de plus en plus vers la religion chrétienne, rapporte le site d’information BBC news.

Selon le gouvernement chinois, il y a environ 25 millions de chrétiens dans le pays, plus de 18 millions de protestants et 6 millions de catholiques (selon d’autres estimations «plus indépendantes» ils seraient plus de 60 millions).

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Rassemblement « Vie et Lumière »: 300 gendarmes mobiblisés http://www.blogdei.com/15620/rassemblement-vie-et-lumiere-300-gendarmes-mobiblises/ http://www.blogdei.com/15620/rassemblement-vie-et-lumiere-300-gendarmes-mobiblises/#comments Sat, 20 Aug 2011 15:34:40 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15620

.nouvelobs.com

Un rassemblement tzigane inquiète la population d’un village du Loiret

NEVOY, Loiret (AP) — Nevoy, un village de 1.200 habitants dans le Loiret, accueille à partir de dimanche le rassemblement d’une mission évangélique tzigane devant attirer environ 30.000 pèlerins pendant une semaine. Un afflux qui provoque une certaine inquiétude parmi la population et les élus municipaux. Le maire Michel Beeuwsaert estime même avoir été « trahi » par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

« La mission évangélique ‘Vie et Lumière’ organise depuis 1988 un rassemblement annuel au printemps sur le terrain de 130 hectares qu’elle possède ici et un autre durant l’été sur une base militaire française.

Lire l’article…

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Christianisation…et multiples questions, par Tommyab http://www.blogdei.com/15578/christianisation-et-multiples-questions-par-tommyab/ http://www.blogdei.com/15578/christianisation-et-multiples-questions-par-tommyab/#comments Tue, 16 Aug 2011 13:12:33 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15578

Christ en vous, l’espérance de la gloire

Suite à la vidéo que j’ai mis en ligne le 5 juillet, et celle-ci, j’ai plusieurs réflexions.

J’ai d’abord trouvé ces vidéos plutôt émouvantes. Et cette vidéo de même que plusieurs autres lectures/rencontres/discussions/évènements sont en train de faire changer grandement ma vision des choses concernant l’histoire du christianisme et sur l’église.

Ce qui me frappe d’abord, c’est qu’il semble y avoir une participation d’une bonne partie de la population locale.

La deuxième chose qui frappe est comment ces gens définissent la « bonne nouvelle » qui leur est révélée dans les Écritures, non pas surtout comme un salut individuel leur permettant d’aller au ciel après leur mort, mais comme la révélation de Dieu leur permettant, par Jésus Christ, de vivre présentement dans la lumière.

……

En lisant sur la christianisation de l’Europe, nous constatons des phénomènes semblables à ce qu’on voit dans cette vidéo. Des populations entières sont devenues « chrétiennes » en quelques années. Il s’est produit essentiellement la même chose lors des missions catholiques et protestantes auprès des autochtones d’Amérique du Nord du 17e siècle, jusqu’au début du 20e siècle.

J’ai lu le récit d’un prêtre catholique du 19e siècle qui fut témoin des missions dans les contrées nordiques du Québec auprès des amérindiens, et il est étonnant avec quelle enthousiasme et facilité les autochtones se convertissaient au christianisme. Ces missionnaires faisaient un travail dans des conditions d’extrême difficultés, ils ont traduit le Nouveau Testament en langues amérindiennes, et ils ont mis leur langues par écrit.

Notre vision protestante/évangélique vivant en 2011 nous fait penser que ce n’était pas nécessairement une bonne chose, et après tous les scandales du colonialisme, et l’histoire d’horreur des derniers 100 ans concernant les pensionnats amérindiens, nous avons tendance à critiquer ce qui s’est produit, et à idéaliser l’époque d’avant la colonisation.

Mais nous situant 200-300 ans après les faits, nous sommes en vérité très mal placés pour conclure quoi que ce soit sur ce qui poussait les autochtones à embrasser la religion chrétienne. Et cette idéalisation du passé pré-chrétien est en réalité un vieux relent du mythe plein d’ignorance et très « 18e siècle » du « bon sauvage » qui vit heureux et innocent dans sa nature pure, comme des enfants plus ou moins débiles.

La réalité est tout autre.

Plusieurs aujourd’hui, à postériori, affirment donc que les religions traditionnelles de ces gens étaient mieux pour eux, et idéalisent la période pré-coloniale. C’est une réaction qui se comprend, et je ne veux surtout pas minimiser la violence avec laquelle les cultures autochtones furent méprisées par nos ancêtres. Mais c’est une réaction qui à mon avis ne vise pas le véritable problème, qui était plus l’idolâtrie envers certaines formes extérieures et de la culture du christianisme européen, idolâtrie qui nécessairement amena le mépris et la condescendance envers les autres cultures, et donc le racisme et toutes ses conséquences.

Et en réalité, la tâche de voir cette idolâtrie, et de se repentir de tout le mal fait par le racisme et la condescendance de notre culture chrétienne occidentale n’a jamais été faite de façon satisfaisante. Et je me pose même la question si dans une certaine mesure, la déchristianisation de nos pays n’est pas en partie lié à ces péchés historiques horribles.

Cependant, malgré les objections de plusieurs, et malgré les erreurs et les horreurs de l’histoire, la question suivante se pose: si le christianisme (même dans une version très imparfaite de notre point de vue) ne représentait pas une « bonne nouvelle » pour les peuples autochtones, comment se fait-il qu’ils se soient converti si facilement, et si massivement? Et contrairement à ce qui est souvent propagée comme version, les conversions forcées n’étaient pas la norme.

……

J’ai fait un très long détours en parlant de la christianisation de l’Europe, et des autochtones nord-américain, parce qu’il y a des parallèles à faire avec les événements rapportés dans cette vidéo.

L’une des différences me semble être ce qui apparaît comme quasiment une absence d’aliénation culturelle, de ce qu’on voit dans ces vidéos, et au contraire, un grand respect de la culture traditionnelle des Kimyals. C’est une grande différence avec les missions « civilisatrices » du 19e siècle, sous la protection des pouvoirs militaires coloniaux… Je ne peux que témoigner de la situation en Amérique du Nord, mais la situation est celle d’une aliénation culturelle des peuples autochtones, de façon plus ou moins volontaires par les missionnaires.

En voyant cette vidéo il y a quelques mois, immédiatement, j’ai vu poindre l’institutionnalisation de l’église. Et je me suis dit: cette église contient probablement des dizaines de gens qui y sont pour suivre la foule; dans quelques décennies des hommes d’église prendront de plus en plus de pouvoir; il y aura éventuellement des schismes, etc, etc…

Mais la question est la suivante: est-ce évitable? est-ce « mal »?

L’autre question plus importante encore est celle-ci: l’institutionnalisation de l’église et du christianisme peut-elle être une bonne chose? Est-elle nécessaire? Est-elle aussi grave que j’aie pu l’affirmer dans les derniers 2 ans que dure ce blog? L’apparition, très tôt dans l’église, de la liturgie, par exemple, est-elle une « quasi-malédiction » telle qu’on en a le sentiment en lisant la littérature des Quakers, ou en lisant Frank Viola et autres tenants du culte « spontané » ?

Le fait est que nous situant après l’histoire de la formation de l’église en institution, et par la suite de la formation de multiples dénominations, et organisations, il nous est très facile de critiquer.

Et si le christianisme liturgique et hiérarchique était le « mal incarné », comment expliquer qu’il fut la norme pendant plus de 1000 ans en Europe ?

Ne pourrait-on pas penser que Dieu, par son Esprit-Saint, puisse en arriver à ses fins malgré toutes les imperfections de son Église? De même que Dieu arriva à ses fins avec Israël, avec l’incarnation de Christ, sa crucifixion, et sa résurrection, ultime réalisation du plan de Dieu, et de toutes les prophéties de l’Ancien Testament, de même Dieu a son plan qui va au-delà de notre pauvre perception. Que de la même façon que même pour un juif pieux et craignant Dieu à l’époque du Nouveau Testament, le discernement du plan de Dieu et de l’accomplissement des prophéties n’avait rien d’évident et de clair, mais que tout devint clair après la résurrection et la pentecôte, de même pour nous, nous avançons dans une certaine incertitude, avec des controverses qui se dénombrent à l’infinie sur tous les sujets possibles dans le christianisme (situation semblable au judaïsme du 1er siècle…).

Ne pourrait-on pas penser que toutes les errements de l’Église ait pour but entre autre de nous garder dans l’humilité?

Se pourrait-il que notre tendance « anti-institution », et « anti-liturgie » ne soient en réalité qu’une conformation au siècle présent? En notre époque ou la « spontanéité », « l’authenticité », et la liberté de parole, sont les valeurs suprêmes?

……

Plusieurs seront probablement surpris de lire ce genre de question sur mon blog. J’y reviendrais au cours des prochaines semaines.

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Marseille à l’heure évangélique, par Sébastien Fath http://www.blogdei.com/15271/marseille-a-lheure-evangelique-par-sebastien-fath/ http://www.blogdei.com/15271/marseille-a-lheure-evangelique-par-sebastien-fath/#comments Sun, 24 Jul 2011 21:05:58 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15271

blogdesebastienfath.hautetfort.com

Hier soir (2 juillet 2001) s’est achevé un festival Gospel de trois jours dans la cité phocéenne, avec comme invité d’honneur le grand évangéliste latino Luis Palau, concluant un cycle de près de quatre mois amorcé en mars, et intitulé « Une saison pour servir ».
L’observateur du protestantisme ne manquera pas de noter qu’il s’agit de la première opération d’une telle visibilité et d’une telle durée à Marseille (et alentours) où les protestants évangéliques, ostensiblement unis (en dépit de quelques grands absents), apparaissent comme moteurs.
Marseille n’est pourtant pas indifférente au protestantisme, loin s’en faut, comme le rappelle la mémoire de Gaston Deferre, maire emblématique de la ville et enraciné dans son héritage protestant réformé.
Mais ce protestantisme a toujours été très minoritaire (au contraire de villes comme Montpellier, Lyon ou Bordeaux), et marqué par une très forte hégémonie réformée (Eglise Réformée de France, la principale Eglise protestante française).

L’originalité de la grande opération, sponsorisée par quelques acteurs privés, et soutenue par une Municipalité bienveillante (qui ouvre les plages du Prado à la manifestation) est donc de placer en première ligne un collectif évangélique regroupé dans « Un même coeur, Marseille Provence », réseau rassembleur voué à un témoignage multi-facettes (qui inclut la dimension sociale et culturelle, et une ouverture aux demandes locales).

Sous l’impulsion du pasteur protestant évangélique arménien Gilbert Léonian, dynamique chef d’orchestre de la polyphonie évangélique phocéenne, l’évangélisme local vient d’écrire une nouvelle page de l’histoire protestante provençale, sous le sceau d’une nouvelle visibilité publique des protestants non-réformés.
On notera, pour finir, outre quelques absences évangéliques (dont beaucoup d’églises de migrants), la quasi invisibilité à tous niveaux des réformés et des catholiques, sans parler des Eglises orthodoxes. Signe que si les évangéliques parviennent à se rassembler (à peu près), et à créer l’événement, s’ils sortent de plus en plus volontiers d’un entre-soi « ghetto » pour s’inscrire en acteurs crédibles des nouvelles sociétés civiles, ils réussissent beaucoup plus difficilement à élargir aux autres acteurs chrétiens.

Le désirent-ils seulement? En dehors de quelques exceptions notables, on peut en douter.

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« L’oeil du tigre »: Le témoignage de Tony Anthony bientôt porté sur grand écran ? http://www.blogdei.com/15241/loeil-du-tigre-le-temoignage-de-tony-anthony-bientot-porte-sur-grand-ecran/ http://www.blogdei.com/15241/loeil-du-tigre-le-temoignage-de-tony-anthony-bientot-porte-sur-grand-ecran/#comments Fri, 22 Jul 2011 16:22:58 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15241

DieuTV.com / ChretienContact.com

Après plus de deux millions d’exemplaires vendus à travers le monde, «L’oeil du tigre», le livre-témoignage de Tony Anthony, pourrait voir le jour sur grand écran.

La maison de production «Taming the Tiger», basée au Royaume-Uni, offre la possibilité à tout un chacun d’investir financièrement et de devenir l’un des nombreux producteurs de ce futur film qui associerait tous les ingrédients nécessaires à un succès assuré: de l’action dans un environnement de débauches et de violences, des démonstrations de Kung Fu, de la romance, de la tragédie et un bouleversement spirituel. Si le budget de £20 millions est réuni courant 2011, le film pourrait alors voir le jour en 2012, courant novembre.

>>> lire la suite
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Soul Surfer: Le film racontant l’histoire de Bethany Hamilton, la surfeuse au bras arraché par un requin, bientôt en France ? http://www.blogdei.com/15121/soul-surfer-le-film-racontant-lhistoire-de-bethany-hamilton-la-surfeuse-au-bras-arrache-par-un-requin-bientot-en-france/ http://www.blogdei.com/15121/soul-surfer-le-film-racontant-lhistoire-de-bethany-hamilton-la-surfeuse-au-bras-arrache-par-un-requin-bientot-en-france/#comments Wed, 13 Jul 2011 23:29:48 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15121

blogdei

Voici plusieurs années, nous vous partagions l’histoire incroyable de cette jeune surfeuse de 13 ans, qui a miraculeusement survécu à une attaque de requin tigre à Hawaï. Elle a eu le bras arraché et perdu plus de la moitié de son sang lors du drame.

Modèle pour des milliers de jeunes qui ont donné à Jésus le « volant » de leur vie pour ne pas vivre égoïstement mais affronter avec Lui tous les défis qu’Il mettra sur leur route, Bethany a vu l’an dernier son histoire adaptée dans un film émouvant avec en vedette Dennis Quaid, Helen Hunt, Carrie Underwood et la jeune AnnaSophia Robb dans le rôle titre.

Axé sur les valeurs chrétiennes de Bethany, le film fait polémique en francophonie – où la tolérance en matière de christianisme est pour l’instant denrée rare. Tabac Outre-Atlantique, le film qui devait être initialement projeté dans un nombre confidentiel de salles a eu le bonheur d’obtenir un gros budget pour une sortie nationale… fort juteuse si l’on en juge par sa 4e place au box-office ce printemps.

C’est à Cannes que Bethany est venu donner une petite leçon de vie et de simplicité, dans l’espérance évidemment aussi de trouver des distributeurs pour son film en Europe et en France. Drame sportif qui commence par un culte de louange, ce film engagé aurait subi un « gommage » de son producteur qui aurait enlevé électroniquement le mot « Sainte Bible » du si dangereux livre lit le père de Bethany au chevet de sa fille à son réveil à l’hôpital – c’est du moins ce qu’affirme le véritable Tom Hamilton au Hollywood Reporter.

C’est Carrie Underwood, chanteuse country bien connue aux USA et incarnant ici la responsable du groupe de jeunes de l’église de Kauai, qui énoncera le fil conducteur du film, tiré du livre du prophète Jérémie, chapitre 29 et verset 11: « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

A un journaliste qui lui demandait, concernant son dramatique accident: « Regrettez-vous ce qui s’est passé ce jour-là? » Bethany Hamilton a répondu ceci, faisant corps avec le verset clef de la Bible cité ci-dessus: « Avec un seul bras, je peux embrasser plus de monde que je n’en ai jamais embrassé avec deux. »

Jeune garçon, jeune fille, les défis de la vie sont innombrables: aie le courage de cette jeune fille dont la vie et les rêves ne se sont pas arrêtés après son accident. Elle a laissé dans son coeur une place à Jésus, et accepté sa situation pour en faire un tremplin immense, non pas vers la gloire des hommes et de leurs projecteurs, mais vers le service de Dieu – même si incidemment elle est devenue vice-championne du monde junior dans sa discipline.

Nous prions pour que ce film stimulant sorte bientôt en France afin que l’exemple de Bethany bouscule bien des jeunes rendus esclaves de l’apparence par les mensonges du consumérisme et d’un matérialisme voleur d’espoir: Dieu aime CHACUN et Il veut entrer en relation intime, loin de toute religion, avec chaque jeune pour donner un véritable sens à sa vie.

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Les trois principales Institutions chrétiennes mondiales adoptent un document conjoint sur la mission http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/ http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/#comments Wed, 29 Jun 2011 19:11:11 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14952

APIC / CPDH

Genève, 29 juin 2011 (Apic) Une première depuis la Réforme. Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale ont présenté, à Genève le 28 juin 2011, un texte intitulé « Témoignage chrétien dans un monde multireligieux: recommandations pour un code de conduite ». Il est l’aboutissement de cinq années de dialogue et de réflexion commune.

« Ce texte est historique », a déclaré l’Alliance évangélique mondiale, représentée par son secrétaire général Geoff Tunicliffe. « C’est en effet la première fois depuis le XVIème siècle que l’ensemble des représentants du monde chrétien adoptent un document conjoint, aboutissant sur des recommandations concrètes à l’attention de leurs membres ».

Il aura fallu cinq années de travaux, depuis la première rencontre en 2006 à Lariano en Italie, pour que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Saint Siège, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale présentent au public ce document sur la mission chrétienne, a rapporté un communiqué du 28 juin.
La mission est incontournable pour l’Eglise

Le document affirme que « la mission fait partie de l’essence même de l’Eglise » et que « la proclamation de la Parole de Dieu ainsi que le témoignage au monde sont essentiels pour chaque chrétien ».

Le texte n’a pas pour objectif d’aborder le fondement de la mission. Il se concentre sur un certain nombre de points pratiques et invite à un témoignage chrétien, qui suit l’exemple de Jésus-Christ, « le Témoin suprême ».
Non au prosélytisme

Les trois institutions chrétiennes rappellent que les services sociaux, tels que l’éducation, les soins de santé ou encore l’aide humanitaire, font partie intégrante de la mission.

En revanche, l’exploitation de la pauvreté ou de la faiblesse d’autrui est fermement dénoncée. De même, toute forme de violence ou de contrainte est clairement rejetée.

L’importance de respecter les autres cultures et de cultiver le dialogue avec ceux qui ont une croyance différente est également soulignée.

Le Réseau évangélique suisse (SEA×RES) se réjouit que les trois principales institutions chrétiennes affirment l’importance de la mission et la proclamation de l’Evangile dans le mandat de l’Eglise universelle. Il soutient l’idée que l’évangélisation doit se faire en respectant la liberté religieuse de chacun.

La suite à donner sur le plan national au document reste encore à déterminer. (apic/com/ggc)

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L’âme de notre ministère, c’est la prière, par Frédéric Godet http://www.blogdei.com/14918/lame-de-notre-ministere-cest-la-priere-par-frederic-godet/ http://www.blogdei.com/14918/lame-de-notre-ministere-cest-la-priere-par-frederic-godet/#comments Sun, 26 Jun 2011 16:17:49 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14918

Frédéric Godet (1812-1900)

Que faire pour être assurés du succès, autant que vous pensez l’être de vos efforts ? Que faire pour l’être de ces efforts eux-mêmes?
Quel moyen employer pour bien commencer, bien continuer, bien finir, dans un ministère où il y va à chaque pas du salut de vos frères et du vôtre ?

C’est la réponse à cette question si grave que vous attendez en ce moment, je le sens; et c’est cette réponse que je vous apporte avec une douce assurance.
Si vous aviez à exercer le saint ministère dans une Eglise où l’erreur a pris pied, où elle dispute hardiment le terrain à la vérité évangélique, je croirais devoir remettre en ce moment devant vos yeux l’Evangile dans son essence et vous crier: L’étendard de la vérité haut élevé ! Ne veuillez, comme saint Paul, vous glorifier en aucune autre chose qu’en la croix de Jésus-Christ, par laquelle le monde vous est crucifié et vous êtes crucifiés au monde.

Si dans notre Eglise le corps pastoral restait manifestement au-dessous de sa mission, négligeant ses saintes obligations pour ne penser qu’à ses intérêts propres et à ses jouissances, je ferais retentir aujourd’hui à vos oreilles cette imprécation redoutable du même apôtre : Malheur à moi si je n’évangélise pas! Malédiction sur chaque instant que je dérobe à l’administration du trésor divin qui m’a été confié ! Et je vous répéterais ce mot d’ordre laissé par lui à tous les futurs serviteurs de l’Eglise: A nous de mourir, afin que l’Eglise vive !

Mais, grâces au Seigneur, et puisse-t-il ne pas nous dépouiller de ces prérogatives, notre Eglise et ses pasteurs offrent un autre spectacle. L’Evangile parmi nous est purement prêché et notre Eglise, j’ose le dire, dignement servie. Et néanmoins prospère-t-elle, vit-elle, cette Eglise ? Dans un certain nombre de ses membres, oui ! Mais qu’il est petit, ce nombre, en proportion de l’Eglise entière ! La prédication du pur Evangile, l’accomplissement exact et consciencieux des fonctions du saint ministère, ne suffisent donc pas pour donner la vie.

Que faut-il encore ? La vie sous toutes ses formes, les plus élevées comme les plus basses, est un don du ciel, est le souffle de Dieu même. Et ce souffle, dans la sphère spirituelle, ne s’impose pas; il ne descend qu’autant qu’il est appelé. L’action du Saint-Esprit de la part de Dieu, et par conséquent, de la vôtre, la prière qui le fait descendre, voilà le moyen auquel je viens vous rendre attentifs et que l’état particulier de nos Eglises nous invite à considérer de plus près. Voilà la garantie assurée de la persévérance de vos efforts et du succès de votre travail, dans la mesure fixée d’En-Haut.

O toi qui, après avoir prêché, et agi comme nul autre, sentais le besoin de rendre encore tout ce travail productif par la prière, place dans les mains de ces jeunes frères ce sceptre qui a opéré de si grandes choses dans les tiennes; apprends-leur à prier ; et qu’ainsi par eux, ton règne vienne !

Et maintenant, pour l’accomplir, cette œuvre, que vous faut-il ? Trois choses qui procèdent d’une seule.

La première, c’est l’intelligence de la pensée de Dieu. Il vous la faut aussi nécessairement qu’à l’homme qui construit une maison il faut la connaissance du plan de l’édifice. Or, cette lumière, d’En-Haut, vous ne l’obtenez que par la prière.

La seconde, c’est la possession de la force divine. Il vous la faut; car l’œuvre de Dieu ne s’accomplit pas par la force humaine. Or, cette force, vous ne l’obtenez que par la prière.

La troisième, c’est la grâce de l’adoption, l’état d’enfant de Dieu. Cet état, il vous le faut; car un maître tel que Dieu n’est dignement servi que par des fils et des filles. Cet état de grâce, vous ne pouvez l’obtenir et le conserver, après l’avoir obtenu, que par la prière.

Vous le voyez donc: être ouvrier de Dieu, c’est être, comme dit saint Paul, ouvrier avec Dieu, c’est-à-dire: prier. Pour vous en bien convaincre, reprenez maintenant avec moi ces trois points, en interrogeant à chaque fois l’exemple suprême, celui de Jésus.

I.

D’abord, la lumière d’En-Haut.

Lorsque celui qui, encore enfant, avait envisagé comme sa plus douce joie d’être employé aux affaires de son Père, vit le moment venu de réaliser le désir de son cœur, il se rendit au Jourdain, où baptisait Jean-Baptiste, afin de prendre entre ses mains l’engagement de se consacrer tout entier au salut du monde. Cette heure si désirée correspondait jusqu’à un certain point dans sa vie à celle à laquelle vous êtes arrivés maintenant dans la vôtre. Que se passa-t-il alors ! Vous le savez. Voici le récit sacré:

« Comme il était baptisé et qu’il priait, le ciel s’ouvrit, l’Esprit descendit sur lui, et une voix du ciel se fit entendre. »
Il avait prié. Qu’avait-il demandé? Nous pouvons le conclure de ce qu’il a obtenu. En premier lieu, le ciel s’ouvrit. Ce voile de la chair que Jésus avait laissé dès sa naissance s’interposer entre le ciel et lui, se déchira: il put lire jusqu’au fond dans l’abîme des décrets divins; le plan conçu de toute éternité pour notre salut et notre gloire lui fut pleinement dévoilé.

La pensée de Dieu devint la sienne. Dès ce moment, un enseignement divin put retentir sur la terre, et Dieu être révélé au monde.

Et cette illumination incomparable était le fruit de la prière. Il avait heurté ; la porte lui fut ouverte. Cette porte, une fois ouverte, ne s’est pas refermée. Et c’est encore la prière qui l’a maintenue ouverte. Ce n’était point assez pour le Sauveur d’avoir compris d’une manière générale le conseil divin. Il fallait encore savoir dans chaque cas particulier de quelle manière et dans quelle mesure il convenait de le réaliser. La révélation première qu’il avait obtenue au baptême devait donc se continuer dans une communication constante, appropriée aux besoins de chaque moment; c’est ce qui a eu lieu : Je ne dis rien de moi-même, déclare Jésus ailleurs ; je ne dis que ce que mon Père m’a enseigné. Et encore : Les choses que je dis, je les dis comme mon Père me les a dites. Et cette communication continue entre le Père et lui, qui le mettait en possession, pour chaque prédication, pour chaque entretien, pour chaque acte, de la vraie sagesse de Dieu, comment avait-elle lieu? Un mot de Jésus éclaircit ce mystère : « Comme j’entends, je juge. » Avant de parler, il écoutait; avant d’instruire, il se laissait instruire. Or, écouter ainsi la voix de Dieu, se faire le disciple de sa sagesse, n’est-ce pas prier ? Tel fut l’enseignement de Jésus : infaillible, parce que chacune des paroles qui le composent, éclose dans le silence de la prière, avant d’être donnée au monde, avait été reçue du ciel.

Mes chers frères, il est des connaissances pour l’acquisition desquelles la prière n’est nullement indispensable ! Vous pouvez devenir habile chimiste, fort mathématicien, historien érudit, sans avoir ployé le genou. Mais il n’en est pas ainsi de la connaissance de Dieu. Dieu n’est pas une chose que l’on puisse manier, retourner, observer, disséquer, analyser, étudier à volonté, comme une pierre ou un livre. Dieu, comme tout être vivant, plus que tout autre être vivant, car il habite, lui, une lumière inaccessible, n’est connu qu’autant qu’il veut bien se donner à connaître. Et il ne se donne à connaître qu’à celui qui consent à se recueillir pour le contempler et l’écouter. C’est alors seulement que se déchire pour nous le voile de la chair, bien plus épais encore chez nous, chez qui il est comme doublé de celui du péché, que chez Christ, et que la lumière divine descend dans notre âme.

La Parole de Dieu elle-même ne peut remplacer cette révélation intérieure. Saint Paul disait aux Ephésiens, au moment même où il leur exposait par écrit le plan de Dieu: Je prie le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, d’éclairer les yeux de votre cœur, de vous donner l’esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance.
Sans cette illumination intérieure, fruit de la prière, l’apôtre sait que la Parole de Dieu elle-même restera pour eux obscure, inintelligible, semblable à un pays enveloppé de brouillards. Mais quand la lumière d’En-haut est accordée à l’homme, ce saint livre ressemble à une contrée sur laquelle vient à tomber un brillant rayon de soleil.

Mes chers frères, quel moment dans la vie d’un homme que celui où le plan de Dieu se révèle à lui tout entier et où il peut s’écrier avec saint Paul: Maintenant, je tiens la pensée du Seigneur! Quel tableau se déroule aux yeux de son esprit ! Au centre, l’autel expiatoire, ce foyer lumineux d’où la clarté rayonne à droite et à gauche, jusques dans le passé le plus reculé, jusques dans le plus lointain avenir ! De l’un des côtés de cette croix, le décret éternel d’élection, en vertu duquel elle est dressée et qui fait don au Fils immolé de tous les croyants; de l’autre côté, la famille des rachetés, devenue, en réalisation de ce décret, semblable à son frère aîné, au Fils glorifié ; la création de l’humanité consommée dans l’Eglise parfaite; Dieu, de qui tout procède, devenu tout en tous. Ainsi, l’avenir éternel étroitement relié en Christ à l’éternel passé, la première création ne formant qu’un seul tout avec la seconde, et l’Ecriture tout entière, depuis la première page de la Genèse jusqu’à la dernière de l’Apocalypse, ne reflétant qu’une seule et même pensée ; vous-même, enfin, vous, atome imperceptible perdu au premier coup d’œil dans ce tout immense, objet pourtant, objet spécial, personnel, de l’amour infini qui s’y déploie, et pouvant vous dire que, fussiez-vous seul au monde, ce plan n’en existerait pas moins, n’en aurait pas moins été accompli pour vous seul ! Oh ! quand l’âme pénètre ainsi dans l’intimité de la pensée divine, c’est bien le ciel qui s’ouvre ! Un ministère séculaire ne suffirait pas à épuiser toutes les richesses de cette révélation longtemps attendue souvent, toujours sérieusement et ardemment demandée.

Et pour vous, comme pour Jésus, cette révélation première doit être suivie d’un enseignement céleste, continu et spécial : un Nicodème vous visite ; vous rencontrez sur votre chemin une Samaritaine ; le dimanche vous attend, où vous devez monter en chaire. Ouvrier de Dieu, il vous faut pour chacun de ces cas une parole de Dieu. Laquelle? Saurez-vous la discerner par votre propre sagesse? Non. Il faut la recevoir. Et pour recevoir, il faut demander, puis écouter. Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. L’œuvre de Dieu dans une paroisse, dans un cœur, comme dans un monde, est un profond mystère. Pour ne pas travailler en aveugle, dans un tel domaine, croyez-le bien, mes chers frères, comme Jésus, vous devez élever vos yeux vers le siège des lumières et demander du jour, du jour encore, et de nouveau du jour.

II.

Vous n’êtes pas seulement appelés à être des hommes de science religieuse. Vous êtes surtout des hommes d’action.
Au service de Christ, toute connaissance tourne à l’action. Vous le voyez chez Christ lui-même. L’ouverture du ciel lors de son baptême est immédiatement suivie de la descente du Saint-Esprit. A la clarté de l’illumination vient s’ajouter la vertu. de l’inspiration. Dans quel but ? Le ciel qui vient de s’ouvrir à lui, il ne l’a contemplé que pour le faire descendre et le réaliser sur la terre. Et pour cette œuvre-là, il lui faut une force divine ; et l’Esprit la lui apporte. Et comment reçoit-il le Saint-Esprit? Toujours par le même moyen: Comme il était baptisé et qu’il priait. Cette phrase plane sur tout le récit: il a demandé, et il lui est donné. Prier et pouvoir sont donc aussi étroitement liés chez lui que prier et savoir.

Mais cette communication de force divine qui a commencé à son baptême, elle continue durant tout son ministère. Son activité présente constamment ces deux faces : la prière, c’est le côté humain ; une vertu surnaturelle, c’est le côté divin.

Veut-il gagner le peuple? Il prêche, il guérit, sans doute mais après tout cela, il éprouve le besoin de se retirer à l’écart pour prier. Pour gagner le monde, s’isolant de lui, il s’en va seul le demander à Dieu. Opère-t-il des miracles ? Au tombeau de Lazare, il dit : Père, je sais que tu m’exauces toujours. Il a devant lui un sourd-muet avec lequel il ne peut s’expliquer en mots : il pousse un profond soupir et regarde vers le ciel, pour lui bien montrer comment sa guérison est obtenue et d’où elle provient. Parlant au peuple des guérisons de possédés, il déclare franchement qu’il les opère par le doigt de Dieu. Veut-il choisir, former, protéger les aides dont il a besoin pour continuer son œuvre ? C’est après une nuit toute passée en prière qu’il choisit les douze. Plus tard, c’est par la prière qu’il les défend contre l’ennemi invisible qui rôde autour d’eux: Satan a demandé à vous cribler comme on crible le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point, dit-il à Pierre. Se préoccupe-t-il de leur sûreté pour les temps qui suivront son départ? Vous savez avec quelle instance il les recommande à son Père dans la prière sacerdotale. A-t-il égard, enfin, à leur œuvre à venir: Je prierai mon Père, dit-il, qui vous donnera un autre soutien. La Pentecôte, cette pluie du ciel sans laquelle ses propres semailles et celles de ses apôtres fussent restées stériles, la Pentecôte elle-même est donc le fruit des prières de Jésus.

Prier et agir, c’est tout un pour lui. Par là son impuissance même devient sa puissance. Il ne peut rien ; voilà pourquoi il demande tout. Il demande tout; c’est par là qu’il obtient tout. Ce moyen nouveau, c’est son secret. C’est ainsi que son œuvre a été réellement, l’œuvre de Dieu, non la sienne.

Il est bien des domaines où, pour travailler avec succès, il n’est point nécessaire de prier. On peut fabriquer, spéculer, administrer sans avoir recours à la force d’En-Haut. Mais l’œuvre à laquelle vous vous consacrez, vous, mes jeunes frères, ne se fait par aucune force naturelle. Faire passer des âmes de la mort à la vie est une opération dont Dieu s’est réservé le monopole. Pour que vous réussissiez à l’accomplir, il faut que Dieu lui-même s’associe à vous et vous prête sa force. Un sermon pour lequel vous avez beaucoup prié, fût-il médiocre pour les idées et pour le style, portera coup dans les cœurs. Il ressemblera à une épée peu précieuse, mais dont la lame est bien aiguisée. Je vous laisse le soin de développer vous-mêmes la contrepartie. Jésus vous le dit d’ailleurs, comme il se le disait à lui-même: porter du fruit c’est prier, et prier c’est porter du fruit.
Je vous ai choisis afin que vous ailliez et que vous portiez du fruit ; et, ajoute-t-il comme si c’était la même chose qu’il répétait sous une autre forme: afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.

Ou craindriez-vous peut-être que prier beaucoup ne nuise chez vous à l’énergie de l’action? Mais c’est le contraire qui arrivera. La prière a la vertu de recruter, d’entraîner toutes les forces de l’âme au service de son grand et sublime objet; et, en concentrant ainsi leur action, elle double leur puissance. C’est elle qui fournit à l’éloquence ses plus nobles inspirations, ses mouvements vraiment saints et saisissants; c’est elle qui doue l’activité pastorale d’une prudence surhumaine et la revêt d’un charme et d’une douceur qui fléchissent les cœurs. Elle fait plus encor: tout en rendant l’activité efficace, elle la purifie. Défiez-vous d’un zèle pastoral qui ne vous porte pas à prier. Ce zèle pourrait bien n’avoir d’autre objet que vous-même. Tenez pour suspect un élan, un entrain, un feu dans la prédication, qui ne s’est pas allumé au souffle de la prière. Ce n’est pas pour la gloire de Dieu que vous brûlez, c’est pour la vôtre. Dites-vous bien que vos mobiles sont impurs dans la mesure ou la prière est absente de votre travail. On ne fait pour Dieu que ce qu’on fait par lui. Et, dans le saint ministère, tout ce qui n’a pas été arrosé de prière n’est que linge souillé. Tout en rendant le travail fructueux et pur, la prière en fait aussi le charme et la douceur. Dans la prière se trouve pour le serviteur fidèle la récompense anticipée du travail. Quelle est la plus grande joie d’un fidèle serviteur ? N’est-ce pas de travailler à côté de son maître, en commun avec lui ?

Et c’est la prière, mes chers frères, qui établit cette communauté de travail entre Dieu et vous, aussi bien que, jadis, entre le Fils et le Père. En délibérant avec votre Dieu sur chaque cas avant d’agir, en vous réjouissant ou vous attristant avec lui, après le travail achevé, vous devenez ses confidents, comme lui le vôtre. Quelle douceur, quel privilège qu’un travail ainsi partagé ! En échange, quel triste labeur pour le pasteur que celui dans lequel il n’a d’autre collaborateur que lui-même ! Travail fécond quant au résultat, pur dans sa source, doux et bienheureux dans son cours, n’attendez cela, mes chers jeunes frères, que d’un travail prié !

III.

Lumière divine, force divine, cela suffit-il pour accomplir l’œuvre divine? Non; car ce ne sont là que des dons, et ces dons ne sont pas nous-mêmes. Et il faut que votre être lui-même soit en harmonie avec votre œuvre et passe tout entier dans votre travail. C’est dans ce sens que Jésus disait à ses disciples, tout réjouis des premiers succès qu’ils venaient d’obtenir: Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous sont assujettis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. Reportons-nous encore une fois à l’entrée du ministère du Sauveur, après que le ciel s’est ouvert et que le Saint-Esprit est descendu.

Tout est-il fait ? Non : la voix de Dieu fait entendre à Jésus cette parole: Tu es mon Fils bien-aimé. Tu es, et désormais tu sais que tu es… Sur le fondement de ce divin témoignage, Jésus peut prendre maintenant cette position filiale qui lui appartenait par essence, mais à laquelle il avait renoncé quand il l’avait échangée contre la forme de serviteur. Il peut devenir ce qu’il est. C’est du haut de cette position suprême qu’il va désormais témoigner, en acte et en parole, de lui-même et du Père. Et cette grande révolution dans sa carrière terrestre, comment s’est-elle opérée? Encore une fois : Comme il était baptisé et qu’il priait. Il a cherché, et le Père s’est laissé trouver.

Et ce qu’il a obtenu en ce moment par la prière, il l’a conservé par elle. Des tentations de divers genres l’ont assailli pendant son ministère et ont menacé sa soumission filiale. Tout d’abord, l’enivrement du succès. Sa renommée, est-il dit, se répandait de plus en plus, et les foules accouraient pour l’entendre et être guéries par lui. Au milieu de cet enthousiasme dont il est l’objet, ne perdra-t-il pas quelque chose de sa candeur première, de son humilité, de sa pureté ? C’est ici que l’écrivain sacré nous dit: Mais lui, se tenant retiré dans les déserts, priait. Contre l’élévation propre, son arme était la prière. Bientôt c’est la multiplicité des affaires, l’agitation d’une vie excessivement remplie d’incidents, qui le menacent. Dans cette activité multiple et incessante, ne perdra-t-il point quelque chose de son recueillement, de l’intimité de sa relation avec son Dieu ! Mais écoutez le récit sacré à ce point culminant de sa vie : Un jour qu’il était en prière, quand il eut fini… Il priait donc, et priait régulièrement même au milieu des péripéties d’un voyage. C’était là sa sauvegarde contre toute dissipation d’esprit et de cœur. Enfin, au terme de son ministère, la croix vient à se présenter à lui dans toute son horreur ; tout près de ses lèvres il voit la coupe que son Père lui donne à boire ; et elle est pleine de son propre sang. Le frisson le saisit, son âme est troublée. Ne va-t-il pas, dans ce moment d’inexprimable angoisse, cédant à la terreur, dévier quelque peu de la ligne étroite du dévouement filial? Ah ! la lutte est sérieuse ! Par trois fois il s’agenouille, et, le front dans la poussière, il ne prie plus seulement, il crie! Et il se relève pleinement soumis et même serein, et se déclare prêt à boire la coupe que son Père lui a donnée à boire.

Au travers de toutes ces épreuves, il demeure donc dans l’amour du Père. Comment ? Il nous le dit: par l’obéissance; en gardant ses commandements. Mais il garde ses commandements, comment? Vous l’avez vu: par la vertu de la prière. Fils par essence, il demeure fils humble, tendre, soumis, par la prière.

Mes jeunes frères, vous allez vous mettre au service de Dieu. N’espérez faire son œuvre qu’autant que vous êtes devenus ses enfants et que vous en portez en vous le témoignage de la bouche de Dieu. Pour arriver là, il ne faut que deux choses: la foi, la simple foi à votre réconciliation personnelle, renfermée en Jésus mort et ressuscité. Cette foi vous est imputée à justice, non en raison de sa force, mais en raison de son parfait et glorieux objet. Et de cette justification prononcée découle immédiatement votre adoption. Rappelez-vous la parabole de l’enfant prodigue. On voit là combien foi, pardon, réhabilitation, sont choses qui se suivent de près. Puis, la prière; cette prière spéciale par laquelle vous demandez, au nom de Jésus, le témoignage intérieur, l’Esprit de Jésus la pleine conscience de votre position filiale, et tous les sentiments en rapport avec elle. Jésus a reçu ce témoignage: Tu es mon fils, par la prière. Comment espéreriez-vous jamais l’obtenir autrement?

Après avoir reçu, il faut conserver. Si l’état filial de Jésus a été exposé à des assauts, comment le vôtre serait-il à l’abri de tout péril ? C’est votre couronne. Il s’agit de la garder. Des ennemis jaloux aspirent à vous l’enlever. Quels sont ces ennemis ? Ce sera peut-être l’ivresse des premiers succès. Elle en a étourdi plus d’un qui a roulé dans l’abîme. N’oubliez jamais que c’est à l’heure de sa renommée croissante qu’il est dit de Jésus: Mais lui priait.

Ce sera bientôt aussi le tourbillon des affaires. Ah ! il y a là un danger qui menace justement les plus zélés, les meilleurs. La lutte s’engagera dans le cours de votre ministère entre l’activité extérieure et la prière. Ces deux sœurs, qui ne devraient marcher qu’en se donnant la main et s’appuyant l’une sur l’autre, deviendront rivales. La plus affairée rognera de plus en plus le terrain de l’autre et finira par lui laisser à peine l’espace pour poser ses pieds. Sachez alors prendre la défense de la plus modeste et résister à l’agression brutale dont elle est l’objet. Réservez à la prière une large, une inviolable place. Que chaque matin elle la trouve libre et puisse l’occuper sans débat. Mais, demanderez-vous, l’esprit de prière ne suffit-il pas? qu’importe l’acte extérieur dans ce domaine? Jésus n’en jugeait pas ainsi. L’esprit de prière ne lui manquait pas. Cependant il est dit de lui: Quand il eut fini de prier !
J’ai connu des gens qui s’imaginaient faire preuve de haute spiritualité en méprisant les actes de prière réguliers et positifs. Et ce que j’ai vu aussi, c’est qu’ils ont si bien prié toujours, qu’ils ont fini par ne plus prier du tout.

Tout esprit, toute force morale que n’alimentent pas des actes positifs, se dissipe; c’est un parfum qui s’évente.

Plus enfin vous avancerez dans la pratique du ministère, plus vous y rencontrerez la souffrance intérieure ou extérieure. Sans doute nous ne sommes plus au temps où les ministres de Jésus-Christ étaient recherchés comme des malfaiteurs, traqués comme des bêtes fauves. Un certificat de consécration ne sera plus appelé à cette heure un brevet de potence. Mais des temps semblables peuvent revenir. Il est visible que l’incrédulité tend à repasser de l’état d’indifférence à celui d’agression. Et lors même que nos paroisses resteraient encore longtemps ce qu’elles sont à cette heure, attachées aux croyances évangéliques et à ceux qui les leur prêchent, la porte du jardin de Gethsémané ne manquera pas de s’ouvrir sur votre chemin, conducteurs de ces Eglises. Et vous aurez plus d’une promenade à faire sur ce sol arrosé de la sanglante sueur de votre Maître. Comment demeurer toujours dans la voie de la soumission filiale ? Comment vaincre? Un pasteur avait une retraite où il s’isolait de tous, même de ses plus intimes, pour travailler à l’acceptation de la croix journalière. Il appelait cette retraite son jet de pierre. Comprenez-vous ce nom?

Tout comme Jésus, c’est donc sur la prière que vous devez compter pour traverser sains et saufs la fournaise des premiers succès, le tourbillon toujours croissant des affaires, enfin les grosses eaux de l’angoisse et de la douleur. Cette unique fidélité, j’entends la fidélité dans la prière, est la garantie assurée de toutes les autres, et par là, la sauvegarde de votre position d’enfants de Dieu. Un jour, vous vous le rappelez, un rayon de gloire céleste éclaira tout à coup le front du Seigneur, resplendit sur toute sa personne, et rayonna même au travers de ses vêtements. Le ciel sembla se rapprocher de la terre ; les habitants des deux sphères communiquèrent un moment; enfin, la même voix qui avait retenti au baptême, se fit entendre et renouvela au cœur de Jésus, en face de la Passion qui s’approchait, le témoignage de l’amour divin. Que s’était-il passé ? Quelle puissance avait comblé l’abîme entre la terre et le ciel, et fait de cette montagne le vestibule du palais divin ? Ecoutez le récit sacré: « Jésus, ayant pris avec, lui Pierre, Jacques et Jean, monta sur la montagne pour prier. Et il arriva que, comme il priait… » Vous savez le reste.

Désirez-vous, mes jeunes compagnons de travail et de lutte, être parfois divinement consolés, saintement rafraîchis, magnifiquement fortifiés au milieu des luttes, des défaillances, des déceptions et des angoisses de votre ministère ; désirez-vous, au fort du combat, tressaillir quelquefois par avance des joies de la victoire? Avec Jésus, gravissez la montagne ; elle est proche de vous, elle est partout. Avec un ou deux amis qui partagent votre faim et votre soif de Dieu, mais plus souvent encore seul, tout seul, approchez-vous de Dieu, dans l’esprit de ce monologue de David: Mon cœur me dit de ta part : Cherche ma face. Je chercherai ta face, ô Eternel. Et il ne cachera point sa face de vous. Il parlera à son enfant, ce Père ! Vous recueillerez de sa bouche un puissant et doux témoignage; et quand, après avoir entendu sa voix, vous parlerez de lui à vos frères, ils sentiront que vous descendez, bien plutôt que vous ne montez en chaire.

Mes jeunes frères, faire l’œuvre de Dieu, la faire dans la lumière de Dieu, par la force de Dieu, avec un cœur d’enfant de Dieu, voilà, si j’ose le dire ainsi, le programme de votre ministère ! La prière, voilà le moyen de le réaliser. Cette vocation a pu, en d’autres temps, être plus périlleuse; jamais elle ne fut plus importante et plus difficile qu’à cette heure. De nouvelles questions religieuses se posent, de nouvelles aspirations sociales surgissent; l’Humanité, exaltée par le spectacle des œuvres de ses mains, est comme dans une crise d’enfantement.

L’Evangile, qui trois fois déjà a renouvelé la Société, en des crises aussi graves, lors de sa première apparition, après le déluge social de l’invasion des barbares et aux temps de la Réformation, l’Evangile est appelé encore une fois, (sera-ce peut-être la dernière?), à déployer ses trésors de force et de lumière, à tendre la main à l’humanité dans le labyrinthe où elle est engagée.

Mais il faut pour cela des hommes qui, d’un côté, comprennent les besoins de leur temps, besoins religieux, intellectuels, sociaux, et qui, de l’autre, sachent interroger cet Evangile éternel tout à nouveau, pour obtenir de lui les réponses qu’il tient en réserve pour des jours tels que ceux-ci, et lui arracher, comme autrefois le prêtre à la Pythie, le mot que lui seul possède et qui pourra servir de fondement à l’ordre nouveau. Et qui seront ces hommes, si ce n’est vous, ministres de l’Evangile? Demandez à Dieu un cœur assez large pour comprendre votre temps ; demandez-lui en même temps les nouvelles ressources qui vous permettront de satisfaire à ces nouvelles exigences, dans votre sphère, petite on grande. Dites comme les apôtres : Augmente-nous la foi, la foi triomphante pour soutenir celle de ton Eglise qui va s’affaiblissant, la foi qui transporte les montagnes, la foi par laquelle l’Eglise pourra achever sa tâche, la conquête du monde !

Deux recommandations, mes chers frères, me semblent résumer tous les devoirs de votre ministère : Oublie-toi toi-même ! Et : Ne t’oublie pas toi-même ! Et chacun de ces deux préceptes doit se traduire en celui-ci: Prie ! Comment s’oublier soi-même, dans le sens où cela doit se faire, comment n’être plus rien pour soi, être sans cesse, tout entier, là pour tous, autrement que par la prière? Et comment se souvenir aussi de soi-même, dans le sens où nous devons le faire sans cesse, comment veiller sur notre cœur et réagir contre notre propre péché, tout en veillant et agissant sur autrui, autrement que par la prière?

C’est à vous détourner de l’accomplissement de ce devoir que Satan mettra toute son habileté. Ce point emporté, il vous laissera tranquilles sur tout le reste. Car, vos autres armes, il ne les craint guère ! Repoussez résolument tous les prétextes qu’il vous fournira en abondance et qu’il tirera de vos devoirs mêmes.

Pour obtenir aujourd’hui même le pardon de vos fautes et la réparation de vos négligences passées, et afin de ne pas traîner avec vous, dans votre ministère, ce fardeau qui paralyserait vos forces, priez ! Pour qu’il soit suppléé aux dons qui peuvent vous manquer, priez ! Afin de mettre votre responsabilité à couvert, dans un ministère dont chaque acte, chaque parole a un retentissement éternel, priez !

Pour que vos auditeurs ne fassent pas tourner votre parole à leur endurcissement, et qu’elle ne devienne pas pour eux odeur de mort, priez ! Pour être préservés de l’accomplissement routinier de vos diverses fonctions, et afin que votre onction soit toujours d’huile toute fraîche, priez ! Pour que chaque fois que vous témoignez de Jésus, Jésus paraisse, priez !

Quand vous entrez dans votre cabinet de travail, les yeux En-Haut, dites: Travaille avec moi! Au pied de la chaire, dites: Tout par toi, tout pour toi ! En franchissant le seuil de la maison où vous visitez un affligé, un malade, dites: Que ma paix soit sur cette maison ! Quand vous aurez demandé quelque chose, vous laisserez quelque chose. Et quand vous êtes obligé, comme Jésus, de finir votre prière, que l’esprit de prière ne cesse point de vous accompagner !

C’est peut-être le plus grand privilège attaché à la charge dont vous allez être revêtus, que de ne pouvoir être remplie, avec espoir de succès réel, qu’avec le Seigneur tout près de vous, au dedans de vous.

Pour prier de la sorte, le moyen est simple: nourrissez votre cœur de la Parole de Dieu: Si vous demeurez en moi et que MES PAROLES demeurent en vous, a dit Jésus, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

Vénérés pères, et vous tous, bien-aimés collègues, qui entourez avec sollicitude ces jeunes frères et qui vous reportez au jour où vous reçûtes la même consécration, ranimons tous aujourd’hui dans notre cœur cette conviction : que L’ÂME DE NOTRE MINISTÈRE, C’EST LA PRIÈRE. Peut-être est-ce sur ce point que plusieurs d’entre nous ont les plus graves reproches à s’adresser. Moi qui vous parle, en jetant aujourd’hui un regard en arrière sur mes trente-deux ans de ministère écoulés, je me vois obligé de reconnaître précisément en ce point le plus coupable de mes manquements, la vraie source de tous les autres. Luther priait deux heures chaque matin; et il a travaillé pourtant ! Saint Paul commence toutes ses lettres par des paroles telles que celles-ci : Je rends de continuelles actions de grâces à mon Dieu pour vous, ne cessant de faire mention de vous dans mes prières. Cela ne l’a pas empêché d’agir. Jésus passait des nuits à prier. Ses jours n’en étaient pas moins remplis pour cela. Frères ! nous avons prêché, visité, parlé, écrit, agi, je le sais. Avons-nous prié dans la même proportion, prié comme ne pouvant rien sans la prière, prié comme pouvant tout par elle?

Vous tous, mes chers frères et sœurs ici présents, votre titre de chrétiens vous confère aussi une charge spirituelle, un ministère au sein de la société qui vous entoure. Et l’esprit de cette charge, c’est encore l’esprit de prière ! On parle beaucoup aujourd’hui du sacerdoce universel. Mais le sacerdoce universel réel, ce ne sont pas quelques droits ecclésiastiques qu’une constitution humaine peut donner ou refuser, quelques fonctions électorales ou administratives de plus confiées aux laïques. Le vrai sacerdoce universel, c’est l’encensoir de la prière, mis par Jésus dans les mains de chaque croyant, l’accès au trône de la grâce ouvert en Christ à vous. tous. Ils sont puissants, ceux qui inventent les télégraphes, créent les chemins de fer et transforment la terre par ces magnifiques découvertes. Mais vous qui priez, vous êtes plus puissants qu’eux ! Ils ne remuent que la surface du sol.
En priant, vous remuez le ciel, et par le moyen du ciel, les entrailles du globe, ce qu’il y a de plus profond, d’éternel sur la terre, le fond des âmes.

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Amelia Taylor, la mère qui intercéda pour la conversion de son fils http://www.blogdei.com/13850/amelia-taylor-la-mere-de-james-hudson-taylor-la-mere-qui-interceda-pour-la-conversion-de-son-fils/ http://www.blogdei.com/13850/amelia-taylor-la-mere-de-james-hudson-taylor-la-mere-qui-interceda-pour-la-conversion-de-son-fils/#comments Fri, 15 Apr 2011 13:34:23 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=13850

Amelia Taylor, la Mère de James Hudson Taylor
LA MERE QUI INTERCEDA POUR LA CONVERSION DE SON FILS
Compilé par ERM

« La porte fermée de la chambre de sa mère, tous les jours à midi, en dépit des innombrables et constantes obligations qui lui incombaient, avait également une grande influence sur tous, car ils savaient qu’elle se prosternait alors devant Dieu pour renouveler ses forces et pour demander qu’autrui se sente attiré vers l’Ami invisible qui habitait en elle. Rien d’étonnant, dans ce cas, qu’en grandissant Hudson se soit consacré entièrement à Dieu. » – Eugenie Myers Harrison et Orlando Boyer.

Un jour mémorable, avant la naissance de Hudson, l’aîné de la famille, le père appela sa femme pour discuter avec elle d’un passage des Écritures qui l’avait fortement impressionné. Dans sa bible, il avait lu une partie du chapitre 13 de l’Exode et du chapitre 3 des Nombres : « Consacre-Moi tout premier-né [...]; il m’appartient [...]; les mâles appartiennent à l’Éternel [...]. Tu consacreras à l’Éternel tout premier-né [...]. »

Les deux époux parlèrent longtemps de la joie qui les attendait. Puis, à genoux, ils remirent leur premier-né au Seigneur, Lui demandant de le mettre à part dès cet instant pour Son œuvre.

James Taylor, le père de Hudson, non seulement priait avec ferveur pour ses cinq enfants, mais il leur enseignait également à tout demander à Dieu, jusqu’à la moindre chose.

Chaque jour, à genoux à côté du lit, le père entourait de son bras chacun de ses enfants tandis qu’il priait avec insistance pour eux. Il insistait pour que chaque membre de la famille passât aussi au moins une demi-heure par jour avec Dieu, pour renouveler son âme au moyen de la prière et de l’étude des Écritures.

La porte fermée de la chambre de la mère, tous les jours à midi, en dépit des innombrables et constantes obligations qui lui incombaient, avait également une grande influence sur tous, car ils savaient qu’elle se prosternait alors devant Dieu pour renouveler ses forces et pour demander qu’autrui se sente attiré vers l’Ami invisible qui habitait en elle.

Rien d’étonnant, dans ce cas, qu’en grandissant Hudson se soit consacré entièrement à Dieu. Le grand secret de son incroyable succès était que lorsqu’il manquait de quelque chose, dans le domaine spirituel comme dans le domaine matériel, il avait toujours recours à Dieu et il recevait de Lui des trésors infinis.

La conversion de Hudson Taylor, comme toutes les autres choses dans sa vie, est un monument dressé en l’honneur de la puissance de la prière. Quand il eut environ dix-sept ans, il se rendit un après-midi à la bibliothèque de son père à la recherche d’un livre avec lequel il pourrait passer le temps. Finalement il prit un tract évangélique qui lui semblait intéressant, se disant à lui-même : « Il y aura une histoire au début et un sermon à la fin. Je lirai la première chose et sauterai la deuxième. »

Il n’avait aucune idée de ce qui allait se passer au même moment dans le cœur de sa mère, qui était sortie faire une visite à 100 ou 120 kilomètres de là. Ce même après-midi, elle alla dans sa chambre soupirant intensément après la conversion de son fils, ferma la porte à clé et se résolut à ne pas quitter l’endroit jusqu’à ce que ses prières fussent exaucées. Heure après heure, elle continua à supplier, jusqu’à ce qu’à force elle se relevât avec l’heureuse assurance que l’objet de ses prières avait déjà été accompli.

Pendant ce temps, au cours de sa lecture du tract, Hudson s’était heurté contre l’expression : « l’œuvre achevée de Christ. » En se remémorant ces mots : « Tout est achevé », il souleva la question : « Qu’est-ce qui a été achevé ? » Il répondit immédiatement: « Une expiation et une satisfaction pleines et parfaites pour le péché. La dette a été payée par le Substitut. Christ est mort pour nos péchés et pas pour les nôtres seulement, mais aussi pour les péchés du monde entier. » Vint ensuite la pensée : « Si l’œuvre a été entièrement achevée et la dette entièrement payée, qu’est-ce qu’il me reste à faire? » Vint alors la réalisation bénie qu’il n’y avait rien au monde à faire, sinon plier les genoux dans la prière, et dans la foi accepter le salut acquis par Christ. « Ainsi, » dit Hudson, « tandis que ma chère mère louait Dieu sur ses genoux dans sa chambre, je Le louais dans le vieil entrepôt où j’étais parti seul pour lire à mon loisir ce petit livre. »

Plusieurs jours plus tard, il raconta à sa sœur sa joie de fraîche date en Christ et réussit à obtenir d’elle la promesse qu’elle n’en parlerait à personne. Quand la mère retourna à la maison une quinzaine de jours plus tard, il la rencontra à la porte et lui dit qu’il avait des bonnes nouvelles à lui annoncer. Écrivant de nombreuses années plus tard, Hudson Taylor dit : « Je peux presque sentir les bras de cette chère mère autour de mon cou, alors qu’elle me pressait sur sa poitrine et dit : ‘Je sais, mon garçon. Je me suis réjouie pendant une quinzaine de jours des heureuses nouvelles que tu allais m’annoncer.’ ‘Amelia a rompu sa promesse ?’ demandai-je surpris ? ‘Elle m’a dit qu’elle ne le dirait à personne.’ Ma chère mère m’assura que ce n’était d’aucune source humaine qu’elle avait appris les nouvelles et continua en racontant l’incident mentionné ci-dessus. »

Tandis que la mère, bien loin de lui, priait dans la foi pour qu’il pût ce même jour entrer dans l’expérience du salut, il goûta en réalité à sa félicité, ayant compris qu’il ne lui restait rien à faire sinon se saisir de l’œuvre accomplie du Calvaire, par la foi croyant, dans la prière recevant. La mère et le fils lançaient de la même façon leur ancre dans la promesse de Jean 14:13: « Tout ce que vous demanderez en Mon nom, Je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » Ce texte lui était précieux, parce que ce dernier avait mené tout d’abord son âme polluée, et ensuite sa personne même, jusqu’à la fontaine purifiante du Calvaire.

Cependant, Hudson Taylor n’était toujours pas satisfait; il savait qu’il ne faisait pas encore toute la volonté de Dieu. Alors, l’esprit en proie à l’angoisse, il s’écria comme tel personnage de l’Antiquité : « Je ne te laisserai que Tu ne me bénisses. » Se trouvant seul et à genoux, un grand dessein se fit jour en son âme; si Dieu brisait le pouvoir du péché et le sauvait d’esprit, d’âme et de corps, pour l’éternité, il renoncerait à tout sur la terre pour se mettre pour toujours à la disposition de Dieu. A propos de cette expérience, Hudson Taylor s’exprima ainsi :

« Je n’oublierai jamais ce que je ressentis à ce moment-là; il n’y a pas de mot pour le décrire. Je me sentis en présence de Dieu, concluant une alliance avec le Tout-Puissant. Il me sembla entendre une voix prononcer les paroles suivantes : Ta prière a été entendue; tes conditions ont été acceptés. Depuis lors, je n’ai jamais douté que Dieu m’avait appelé pour aller travailler en Chine. »

Avant de s’embarquer pour la Chine, il écrivit à sa mère : « Je désire être près de toi une fois encore, car je sais que toi, ma mère, tu désires me voir, mais je crois qu’il vaut mieux ne plus nous serrer dans les bras, car cela serait comme nous retrouver pour ensuite nous séparer pour toujours [...]. »

Cependant, sa mère se rendit au port d’où le bateau devait mettre les voiles. Des années plus tard, il décrivit ainsi le départ :

« Ma mère chérie, qui repose maintenant avec le Christ, vint à Liverpool pour me dire au revoir. Je n’oublierai jamais la façon dont elle entra avec moi dans la cabine où j’allais vivre pendant près de six longs mois. Avec sa tendresse de mère, elle prépara la couchette. Elle s’assit à côté de moi et nous avons chanté un dernier hymne ensemble avant de nous séparer. Nous nous sommes agenouillés et elle pria; ce fut la dernière prière de ma mère avant mon départ pour la Chine. On entendit alors le signal indiquant à ceux qui ne partaient pas qu’ils devaient débarquer. Nous nous sommes fait nos adieux, sans espoir de nous revoir un jour [...]. Lorsque le bateau quitta le quai, et que la séparation devint une réalité, de son cœur jaillit un cri d’angoisse si émouvant que je ne l’oublierai jamais. Ce fut comme si mon cœur avait été transpercé par un coup de poignard. Je ne m’étais jamais encore si bien rendu compte de ce que signifiaient les paroles : Parce que c’est ainsi que Dieu aima les hommes. Je suis sûr qu’à ce moment-là, ma mère chérie comprit elle aussi plus qu’en toute autre occasion de sa vie, l’amour de Dieu pour les hommes qui périssent. Oh! Comme le cœur de Dieu s’attriste à voir Ses enfants se boucher les oreilles à l’appel divin à sauver le monde, pour lequel son Fils unique et bien-aimé a souffert et est mort!  »

« Ne te laisse troubler par rien, maman chérie, missionnaire, c’est l’œuvre la plus noble qu’un homme puisse accomplir. Les anges seraient heureux de pouvoir participer à ce travail glorieux. Tu te tourmenterais bien autrement si je me détournais de la voie droite, si le Seigneur cessait de me garder en Sa grâce et si je tombais au péché. Seule Sa miséricorde m’a préservé des chutes où se perdent tant de jeunes. Pense aux douze millions – comment se représenter pareille foule? – douze millions d’âmes en Chine qui chaque année entrent dans l’éternité sans Dieu, et sans espérance. Que méritons-nous par notre esprit mondain, notre paresse, notre apathie, notre ingratitude envers Dieu, sinon de n’avoir qu’une pauvre expérience de Son amour et de Sa paix? Je reste trop indigne et incapable. Puissé-je posséder plus de grâce et d’amour, plus de zèle et de sainteté. »

« Ne pleure pas, mère chérie. La séparation n’est que pour peu de temps. Nous serons à nouveau réunis. Pense au but glorieux pour lequel je te quitte. Ce n’est ni pour l’argent, ni pour la gloire mais pour amener à la connaissance du Christ Jésus, quelques uns de ces malheureux Chinois. »

Références:

Biographie de James Hudson Taylor, tirée de « Les Héros de la Foi », par Orlando Boye, éditions VIDA.
Hudson Taylor, l’Homme de Dieu Puissant dans la Prière, par Eugenie Myers Harrison
Puissance du Seigneur, Jean-Paul Benoît

http://sentinellenehemie.free.fr/

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Parution d’une toute nouvelle Bible en bande-dessinée aux éditions Bayard http://www.blogdei.com/13227/parution-dune-toute-nouvelle-bible-en-bande-dessinee-aux-editions-bayard/ http://www.blogdei.com/13227/parution-dune-toute-nouvelle-bible-en-bande-dessinee-aux-editions-bayard/#comments Wed, 09 Mar 2011 13:09:15 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13227

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Bayard et Filoteo sortent ces jours-ci une nouvelle version de la Bible en bande-dessinée pour « intéresser tous les enfants, chrétiens ou non, à l’aspect culturel de la Bible ».

Rafraîchissant un catalogue évangélique francophone plutôt maigrichon, notre frère Didier Millotte, lauréat 2011 du prix de la BD chrétienne d’Angoulême, s’est impliqué à fond dans ce projet en dessinant la partie qui concerne l’Evangile et les Actes des apôtres. Les gains lui serviront à financer un projet d’envergure que je ne déflorerai pas encore, mais qui promet de plaire aux parents chrétiens que nous sommes !

Pour commander la Bible en 28 épisodes dessinés, cliquez ici.

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La Bible à 1.50 € dans les supermarchés italiens http://www.blogdei.com/13167/la-bible-a-1-50-e-dans-les-supermarches-italiens/ http://www.blogdei.com/13167/la-bible-a-1-50-e-dans-les-supermarches-italiens/#comments Sun, 06 Mar 2011 13:33:43 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13167

Bible Info / La Maison de la Bible

Le cœur du roi est un simple courant d’eau dans la main de l’Eternel: il l’oriente comme il le désire. Proverbes 21.1

Une première: une chaîne de supermarchés italiens met la Bible à 1,50 € dans sa publicité générale! «En temps de crise, la Bible est une valeur refuge», disait avant Noël le directeur de la division non alimentaire d’une des plus grandes chaînes de supermarchés en Italie. Il avait presque raison, pourtant c’est LA valeur refuge, LA référence de base. C’est en France que la SBG a vendu avec succès les premières Bibles à 1.50 € par l’intermédiaire d’un distributeur. Forts de cette première expérience, nous avons pu imaginer une approche du marché italien.

Tout a commencé par un contact avec un chrétien à la direction générale d’une grande chaîne. Dans les mois qui ont suivi, plusieurs visites ont débouché sur une commande d’environ 25’000 Bibles, dont les deux tiers ont été vendues les deux premiers mois. Quand le Seigneur agit, il le fait avec puissance. Une première commande, c’est bien, mais le management de base enseigne la multiplication.
Cependant, comment prendre contact avec une deuxième société sans connaître personne? Finalement, grâce à internet, un acheteur a pu être contacté.

Toutefois, sa réponse était des plus claire: «Nous n’avons pas d’intérêt à acheter directement cette Bible, d’ailleurs, cela ne se vendra pas.» Que faire dans cette situation, sinon prier pour que le Seigneur montre le chemin? Alors, l’idée est venue de prendre contact avec la direction générale de cette entreprise en France. Curieusement, la secrétaire d’un des directeurs exécutifs, au lieu de rejeter la demande, a communiqué l’adresse mail de son chef. Il était donc facile de lui envoyer un dossier bien ficelé… et d’attendre. Un rappel à sa secrétaire une semaine plus tard n’a amené aucun résultat. Mais une semaine plus tard encore, le mail suivant est arrivé: «Monsieur, j’ai bien reçu votre projet relatif à un référencement de la ‘Bible low cost’ en Italie et vous remercie de l’intérêt que vous portez à notre Groupe. Pour votre information, j’ai transmis votre dossier pour étude au directeur exécutif Italie. Lui-même (ou un membre de son équipe en charge de ce domaine d’activité) ne manquera pas de vous contacter prochainement…» Ce mail a déclenché une rencontre avec la direction italienne du groupe et une décision pour une première commande d’environ 24’000 Bibles. Une fois encore, la réalité de Proverbes 21.1 s’est concrétisée.

En un mois, plus de la moitié de ces Bibles trouvent acquéreur. Merci Seigneur! Durant ces deux dernières années, suite à un
appel clair du Seigneur, il a été possible de multiplier les contacts dans une trentaine de sociétés gérant des centres commerciaux, des librairies, des maisons d’édition, des sociétés de vente par internet, etc. Quelquefois, c’était un «non» poli après un long travail d’approche. D’autres fois, c’était une visite ultra-rapide qui a débouché sur une commande importante. Je repense aussi à cette autre chaîne, dont la secrétaire du directeur général a expliqué qu’il ne s’occupait pas de cela! Trois mois plus tard, un nouveau mail à ce dernier est resté sans réponse, mais cinq mois plus tard encore, une troisième tentative a été faite avec le directeur des achats, et… c’était d’accord pour une visite! Résultat: une commande ferme pour des milliers de Bibles. Le chemin est souvent long, mais
quelle reconnaissance au Seigneur quand, tout à coup, une porte s’ouvre!

Depuis la fin de l’année passée, une autre approche est en cours. Nous avions prié pour que la Bible soit à disposition dans les
kiosques à journaux en Italie. Deux essais dans deux grandes maisons d’édition n’ont pas abouti; finalement, en décembre, un
journal populaire des régions de Turin et Milan a été d’accord de vendre une Bible avec son journal dans 2700 kiosques, et ce pendant 6 semaines. En cas de résultats concluants, une multiplication de cette approche devrait être envisagée dans d’autres régions d’Italie. Il est réjouissant de voir que, de juillet à décembre 2010, La Casa della Bibbia a reçu des commandes pour plus de 100’000 Bibles.

A travers Bible-Info, l’occasion est donnée de remercier toutes les équipes qui collaborent à cette œuvre de la Bible à bas prix:
l’équipe qui s’est occupée du texte de la Nuova Riveduta 2006 en Italie, l’équipe qui gère la production des Bibles à Romanel, les
équipes de la direction et de la logistique de la CdB, qui organisent les envois en masse vers les plates-formes des grandes chaînes depuis Turin, tout cela pour que la Bible soit à disposition dans de multiples points de vente à travers la Péninsule. Comment continuer? Merci aux lecteurs de Bible-Info de prier pour ce travail et pour tous ceux qui y participent chez nous. Merci de prier aussi pour que la hiérarchie des grandes chaînes de distribution collabore positivement à cette diffusion. Enfin, merci de prier pour que cette Bible soit achetée très largement, pour qu’elle ne soit pas seulement un achat par hasard, mais un livre lu par beaucoup et pour qu’elle ne soit pas seulement un livre lu, mais un livre compris et accepté, afin que des vies puissent être transformées par LA valeur refuge.

Jean-François Pfister

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Danemark: des musulmans rencontrent le Christ http://www.blogdei.com/13008/danemark-des-musulmans-rencontrent-le-christ/ http://www.blogdei.com/13008/danemark-des-musulmans-rencontrent-le-christ/#comments Thu, 24 Feb 2011 17:42:44 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=13008

http://www.dieu-et-moi.com/

Le nombre d’anciens musulmans convertis au Christ augmente en Europe. C’est le cas au Danemark, comme le rapporte le quotidien Politiken. Ils sont souvent évangéliques.

Tout le monde sait que le nombre de musulmans augmente en Europe. Il augmentera probablement jusqu’en 2030. On sait moins que le nombre de musulmans convertis au Christ augmente également. Surtout des personnes d’origine maghrébine et iranienne. C’est le cas au Danemark, comme le constate le très sérieux quotidien Politiken dans un remarquable article publié le 7 février (1).
Ce petit pays scandinave connaît depuis les années 70 une forte immigration de personnes souvent de confession musulmane (40% des demandeurs d’asile). Or, à force de rester dans ce pays, certains d’entre eux commencent petit à petit à se tourner vers le christianisme, d’après Politiken. Un chercheur en études interculturelles à l’université de Copenhague, Mogens Mogensen, vient de rendre un premier rapport scientifique sur ce phénomène.
Environ 1000 personnes d’origine musulmane se seraient converties au christianisme entre 1987 et 2007. C’est peu quand on compare ce chiffre au nombre de musulmans au Danemark : environ 200 000 sur 5,5 millions d’habitants. Mais la tendance serait nettement à la hausse. Ainsi, rien qu’en 2010, environ 150 musulmans iraniens seraient devenus chrétiens.
D’après le chercheur Mogensen, cette évolution s’explique par le fait que des musulmans s’habituent à travailler et à vivre avec des chrétiens. Ce n’est pas toujours le cas dans leurs pays d’origine, où ils n’ont d’ailleurs pas forcément le droit de changer de religion. Il y a ainsi, au Danemark, une forte corrélation entre intégration et conversion.
La plupart de ces ex-musulmans devenus chrétiens seraient évangéliques et non-dénominationnels. Une des Eglises les plus emblématiques est Church of Love (ce qui signifie Eglise de l’Amour en anglais) (cliquez ici) qui est implantée à Copenhague, Aarhus et Odense. Dans ces assemblées, on parle le danois mais surtout le farsi. Car la plupart des membres sont Iraniens. L’Eglise est dirigée par le pasteur Massoud Fouroozandeh, 41 ans, Iranien lui-même converti au Christ. Il décrit sa propre Eglise charismatique comme une communauté « œcuménique et multiculturelle ». Il met aussi en avant le « commandement chrétien d’amour ». Beaucoup de musulmans devenus chrétiens soulignent très souvent le rôle que jouent désormais dans leur vie l’amour et le pardon chrétiens.

On ne sait si ce qui se passe au Danemark est un signe des temps. Mais on sait une chose : ce n’est pas l’islamophobie ni la xénophobie qui amènent les musulmans européens à s’intéresser au Christ.
Henrik Lindell

1. Rien à voir avec le quotidien populiste Jyllands-Posten qui avait publié les fameuses caricatures de Mohammed en 2005.

http://politiken.dk/indland/ECE1188463/kristendom-hitter-blandt-danske-muslimer/

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Une vision de la perdition, par Amy Carmichael http://www.blogdei.com/12941/une-vision-de-la-perdition-par-amy-carmichael/ http://www.blogdei.com/12941/une-vision-de-la-perdition-par-amy-carmichael/#comments Sun, 20 Feb 2011 20:39:18 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12941

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Ndlr: Amy Carmichael (1867-1951) fut missionnaire en Inde durant plusieurs décennies. Le récit de sa vie peut inspirer ceux qui cherchent leur vocation et se rendent compte qu’ils s’ennuient ferme dans les églises où l’on se contente d’enfiler des perles ou de tresser des couronnes de fleurs « à la gloire de Dieu ». L’aspect hédoniste de la « louange » actuelle, où le summum de l’engagement chrétien consiste à chanter des chansonnettes et des louangettes fait partie, à mon avis, de ces objectifs dévoyés où les moyens sont devenus un fin en soi. Le prophétisme actuel, centré lui aussi sur nos propres besoins, peut devenir un leurre supplémentaire s’il ne consiste à encourager la mise en action du don que chacun a reçu. Si nous avons reçu le baptême dans l’Esprit, notre équipement est suffisant pour monter à l’assaut de ce que Dieu a en réserve pour nous et bon nombre de nos soucis, de nos angoisses existentielles, se résoudront comme « par miracle » ! La vision ci-dessous, très classique du piétisme évangélique, devrait nous en convaincre, s’il était besoin, que Dieu nous veut en mouvement pour sauver les perdus plutôt qu’à perdre notre temps dans une religion stérile et égo-centrée.

Le son des tams-tams avait duré toute la nuit, tandis que l’obscurité frissonnait autour de moi comme un être palpable et vivant. Incapable de trouver le sommeil, je restais couchée les yeux ouverts. C’est alors que j’eus la vision que voici: Je me trouvais dans une verte prairie, debout au bord d’un précipice sans fond.

Je me penchais mais ne vis en bas que des nuages noirs qui s’agitaient furieusement, de grands creux voilés d’ombre et des profondeurs insondables. Je reculais, saisie de vertige. Puis j’aperçus des silhouettes humaines qui s’avançaient dans le pré en file indienne. Elles se dirigeaient vers l’abîme. Une femme tenait un bébé dans ses bras, un petit enfant la suivait en s’agrippant à sa robe. Elle était maintenant tout au bord. Je remarquais alors qu’elle était aveugle. Au pas suivant, elle bascula dans le vide, et ses deux enfants avec elle. Quels cris déchirants ils poussèrent en tombant !

Puis je vis d’autres flots de gens venant de toutes les directions. Ils étaient tous aveugles, complètement aveugles. Tous marchaient droit vers l’abîme. On entendait des cris lorsqu’ils se sentaient soudain tomber, on voyait leurs bras s’agiter désespérément, tenter de se raccrocher, mais ne saisir que l’air. D’autres basculaient sans un mot et tombaient en silence. Je me demandais, dans une angoisse atroce, pourquoi il n’y avait personne pour les retenir avant qu’il ne soit trop tard. Je ne le pouvais pas moi-même: j’étais comme clouée au sol, et ne pouvais pas crier non plus. Malgré tous mes efforts, seul un murmure s’échappa de mes lèvres. Je vis ensuite qu’il y avait bien des sentinelles le long du bord. Mais elles étaient trop espacées: il restait entre elles de vastes intervalles non gardés, où les gens tombaient sans que personne les avertisse du danger.

Puis je vis un tableau idyllique: quelques personnes étaient groupées sous des arbres, tournant le dos à l’abîme. Ces gens étaient occupés à tresser des pâquerettes pour en faire des couronnes. Parfois, lorsqu’un cri plus perçant que les autres traversait le silence jusqu’à eux, ils étaient contrariés. Et si l’un d’eux se levait pour tenter d’apporter son aide, les autres le retenaient: « Pourquoi te tracasser ainsi? Attends d’avoir une vocation évidente. D’ailleurs, tu n’as pas terminé ta couronne de fleurs: ce serait égoïste de nous laisser finir seuls. »

Un autre groupe était très désireux d’envoyer d’avantage de sentinelles, mais ne trouvait pas assez de volontaires, de sorte qu’il y avait souvent des espaces de plusieurs kilomètres entre deux gardiens. Une fille faisait du bon travail, retenait les gens et leur faisait faire demi-tour. Mais sa famille l’appela, lui disant que la date de son congé était venue et qu’elle devait respecter le règlement. Un enfant tomba dans le vide en criant. La jeune fille qui avait quitté son poste entendit faiblement ce cri; elle se leva d’un bond pour repartir. Mais ses proches la réprimandèrent, lui rappelant que personne n’est indispensable, l’assurant qu’il y avait sans doute eu quelqu’un pour prendre la relève.

Et ils entonnèrent un cantique. Puis le son du cantique fut couvert par un autre son, celui de la douleur d’un million de cœurs brisés exprimée en un unique sanglot. Alors l’horreur la plus noire m’oppressa, car je savais ce que c’était: le cri du sang. Une voix retentit comme le tonnerre. C’était celle du Seigneur qui disait: « Qu’as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie du sol jusqu’à Moi. »

Le battement des tam-tams n’avait pas cessé, les ténèbres continuaient à frissonner autour de moi; j’entendais les cris des danseurs païens, et juste derrière le portail le hurlement surnaturel de l’homme possédé du démon. Mais quelle importance, après tout? Cela dure ainsi depuis des siècles, cela peut continuer encore des siècles… Pourquoi se tracasser? »

————

Amy Carmichael was a missionary to India, and one night in a village in India she wrote these words. Listen carefully: “I could not go asleep. So I lay awake and looked; and I saw, as it seemed, this: that I stood on a grassy sward and at my feet a precipice broke sheer down into infinite space. Back I drew, dizzy at the depth. Then I saw people moving single file along the grass. They were making for the edge. There was a woman with a baby in her arms and another little child holding onto her dress. She was on the very verge. Then I saw that she was blind. She lifted her foot for the next step – it trod air. Oh, the cry as they went over!

“Then I saw more streams of people from all parts. They were blind, stone-blind; all made straight for the precipice edge. There were shrieks as they suddenly knew themselves falling, and a tossing up of helpless arms, clutching at empty air. Then I saw that along the edge there were sentries set at intervals. But the intervals were far too great; they were wide, there were unguarded gaps between. And over these gaps the people fell in their blindness, quite unwarned, and the gulf yawned like the mouth of hell.

“Then I saw, like a little picture of peace, a group of people under some trees, with their back to the gulf. They were making daisy-chains. There was another group. It was made up of people whose great desire was to get more sentries; but they found that very few wanted to go. Once a girl stood alone in her place, waving the people back; but her mother and other relatives called, and reminded her that her furlough was due. Being tired and needing a change she had to go and rest for a while; but no one was sent to guard her gap, and over and over the people fell, like a waterfall of souls.

“Once a child caught a tuft of grass that grew on the very brink of the gulf; it clung convulsively and it called, but nobody seemed to hear. Then the roots of grass gave way, and with a cry the child went over. And the girl who longed to be back in the gap thought she heard the little one cry and she sprang up and wanted to go, at which they reproved her; and then sang a hymn. Then through the hymn the pain of a million broken hearts rung out in one full drop, one sob. It was the Cry of Blood”.

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Moins de 4 Français sur 10 croient en Dieu, selon un sondage http://www.blogdei.com/12790/moins-de-4-francais-sur-10-croient-en-dieu-selon-un-sondage/ http://www.blogdei.com/12790/moins-de-4-francais-sur-10-croient-en-dieu-selon-un-sondage/#comments Tue, 08 Feb 2011 11:46:03 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12790

Voilà Actualités

Moins de quatre Français sur 10 croient en Dieu, selon un sondage publié dimanche par le Parisien/Aujourd’Hui en France et réalisé à l’occasion de la prochaine sortie du film « Qui a envie d’être aimé? ».

Selon cette enquête de l’institut de sondage Harris Interactive, les croyants (36%) sont légèrement plus nombreux que les athées (34%) en France. Le dernier tiers de la population française (30%) se divise en 22% de personnes qui ne savent pas si elles croient en Dieu mais se posent la question, tandis que 8% ne savent pas mais ne se posent pas la question.

>>> lire la suite

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Interview de Didier Millotte, l’auteur qui vient de remporter le prix de la BD chrétienne d’Angoulême 2011 http://www.blogdei.com/11936/interview-de-didier-millotte-lauteur-qui-vient-de-remporter-le-prix-de-la-bd-chretienne-dangouleme-2011/ http://www.blogdei.com/11936/interview-de-didier-millotte-lauteur-qui-vient-de-remporter-le-prix-de-la-bd-chretienne-dangouleme-2011/#comments Sat, 18 Dec 2010 11:57:17 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=11936

blogdei

Jésus est la vie
et nos adaptations
le présentent
comme une icône.
— Did

Bonjour Didier. Selon toi, la BD est-elle un art mineur? Est-ce que c’est de l’art d’abord ?
Oui, c’est un art. Un art fin, difficile, complexe, très riche, encore jeune et au potentiel à peine effleuré. Mais, ta question pose le problème de la valeur qu’on donne, de qui la donne, comment et pourquoi. Alors, mineur ? majeur ? Les auteurs s’en fichent, ils ont autre chose à faire que de se poser ces questions, de la BD par exemple. :)
La BD est un art nouveau, porté par l’industrialisation de nos sociétés. Nouveau, même si les enluminures et les tapisseries médiévales sont de la BD, sans aucun doute. Nouveau par sa diffusion. La BD a longtemps été laissée dans la boite «pour enfants», du coup pas d’exploration de thèmes adultes durant des décennies. Mais, depuis 20 ou 30 ans, ça change, ça évolue, ça se diversifie, ça s’étend, ça s’enrichit, ça explore. Et ça ne fait que commencer. Tout est possible. Aujourd’hui, en BD, on peut lire un cours de dessin, une autobiographie tragique, du surréalisme, une thèse théologique, un récit intimiste, un reportage de vie à l’étranger, le quotidien d’un auteur, des questionnements sur la vie de couple, des témoignages de prisonniers, des adaptations littéraires, tout cela cotoyant l’imaginaire, l’humour, l’aventure, la BD de genre, etc. On trouve de plus en plus de tout sur le marché. C’est passionnant.

D’accord, alors est-ce que c’est de la lecture ? (Je me positionne là en tant que parent qui voit ses enfants ne lire presque plus que des BD)

Oui, tout à fait, c’est une lecture. Une narration. C’est une littérature. Sa particularité est qu’on y lit des images en interaction avec des textes. On ne regarde pas des images, puis des textes ou inversement. Lisez l’un sans l’autre, et vous ne comprendrez rien. Ce n’est pas du livre classique, ce n’est pas de la peinture ou du dessin seul. C’est peut-être le plus grand et le plus difficile des arts parce qu’on pourrait imaginer un auteur de BD qui soit à la fois Rembrandt et Victor Hugo. Fascinant. Il lui manque toutefois la musique et un certain mouvement.

Un style de BD à la mode, le manga, est hyper codifié. Les productions manga sont essentiellement marquées par une tristesse liée à la blessure d’une nation (le Japon) après la 2nde Guerre mondiale. Mais la BD biblique, par quoi est-elle marquée? De quoi se nourrit-elle? Quelles sont ses influences?
Je ne suis pas grand connaisseur du manga, je ne pourrai pas en dire grand chose sans vite dire des bêtises. Mais, la blessure de la nation… là aussi, évolution et diversification, créativité, énergie et nouvelles générations sont passées par là. On trouve les échos d’un traumatisme, c’est sûr, mais aussi la poésie résultant du côté zen du Japon, de la méditation («L’homme qui marche» de Taniguchi), et le foisonnement merchandising d’une société high-tech et hyper-productive, et l’énergie (ou la violence ?) du côté arts martiaux asiatiques, ou des besoins d’une jeunesse balloté par les flots. Et même, récemment, primé à Angoulême 2010, l’évangile de Jésus-Christ. On trouve également des mangas par type de personne, par classe sociale, comme les cadres, les jeunes filles ados, etc. – comme si on explorait tout les possibles. J’ai l’impression que c’est là le moteur de la société actuelle, en terme de culture en tout cas, explorer tout les possibles. Et là-bas, comme ici, on sent que les auteurs ont une envie bouillonnante de créer tout azimuts.

Revenons à la BD qui t’a valu le prix de la bd chrétienne à Angoulême… C’était une commande?
Oui, il s’agit d’une commande des éditions Fleurus. Ils m’ont proposé de dessiner un album dans leur collection «A ciel ouvert». Comme toujours, je demande à voir le scénario avant de m’engager (je regarde aussi la tête que fait mon banquier, en même temps, ça peut booster). Je ne suis pas catholique, je n’ai pas eu d’éducation religieuse et je ne connais pas bien tous ces personnages dont ils font des autobiographies. Mais, je reste curieux et désireux d’apprendre. Ce qui m’a touché dans le personnage de Vincent de Paul, dont je ne connaissais rien, c’est son investissement à sauver des enfants, à lutter contre la pauvreté, à défendre les galériens. Ce genre de vie et de combat m’interpelle, me fascine. Dans l’album, il y a aussi un court passage théologique sur le Jansénisme, un peu obscur pour moi.

Le monde évangélique
a un patrimoine riche
qui est peu exploité
— Did

N’y avait-il pas de missionnaires évangéliques dont la vie aurait pu être racontée?
Bien sûr, évidement. Mais, là, il s’agissait d’une commande d’un éditeur catholique. Où sont les éditeurs protestants qui veulent s’atteler à un tel travail de mémoire ? Je serais ravi de les rencontrer. On peut rêver d’une collection racontant Hudson Taylor, John Wesley, Watchman Nee, William Booth, Georges Müller, Corie Ten Boom et tous les missionnaires quasi-inconnus qui ont vécu des vies incroyables en Chine, en Afrique ou ailleurs. Mais cela n’intéresse pas les évangéliques, qui semblent plus tournés vers la Bible que leur propre histoire. Et pourquoi pas d’ailleurs ? Il y a bien le journal Tournesol qui fait un travail de ce genre. Sur des histoires courtes, ils racontent beaucoup d’histoires vraies extraordinaires depuis 50 ans. Le monde évangélique a un patrimoine riche qui est peu exploité. Il y a aussi des témoignages stupéfiants qui s’adapteraient très bien en BD, comme «L’oeil du Tigre» de Tony Anthony. Une collaboration avec Portes Ouvertes serait très intéressante aussi.

Des projets dans ce sens?
Les idées ne manquent pas, les projets s’accumulent. Il y a longtemps que je voudrais faire un album sur les Huguenots par exemple. Mais, ce que je suis en train d’écrire en ce moment est une BD tout à fait différente. Un dialogue entre un athée et un chrétien. Une argumentation. Je reprends les grands classiques du genre «Si Dieu existait, il n’y aurait pas toute cette souffrance !» et j’essaie d’y donner des réponses intellectuelles sérieuses et approfondies. Cela donnerait un album de petit format, assez épais. Et puis, je rempile chez Fleurus pour un album de BD jeunesse : «Thomas et Lilas, leur meilleure arme, c’est la foi.» Le tome 1 d’une série d’aventure, d’humour, d’émotion et de foi, qui s’appréciera tout aussi bien par les catholiques, les protestants classiques, que les évangéliques. J’en écris le scénario et en réalise les dessins. Sorti prévue pour l’automne 2011.

Le scénariste de cette BD est catholique. En tant qu’évangélique, ça ne te gène pas ?
Ça ne me gène pas de travailler avec des athées, alors pourquoi ça me gênerait de travailler avec des catholiques ? Je me méfie des étiquettes et des boites qui vont avec. Jésus n’est pas venu sauver des institutions, ni des théologies, mais des individus. Je ne serais pas trop surpris si j’apprenais que Dieu n’a rien à faire de nos théologies. La vérité n’est pas une question de doctrine mais de vie.
Je n’ai pas spécialement cherché à travailler dans la BD dite «religieuse» – en fait, ce sont les athées qui appellent ça de la religion parce qu’ils ne savent pas ce que c’est – mais ça m’est tombé dessus, un peu comme le ciel sur la tête. Cela a commencé avec l’adaptation de l’évangile pour les éditions Bayard. J’étais surpris et ravi. Ils ne savaient pas que je connaissais bien le sujet. Puis, avec Fleurus (Mame-Edifa), j’ai eu cette commande de «Monsieur Vincent», puis d’autres plus petites. J’ai découvert les publications cathos et j’ai été très agréablement surpris. On y trouve plein de belles choses. Bien plus que chez les évangéliques, qui semblent rester trop à l’écart du monde contemporain. Comme s’ils n’étaient pas plus dans le monde que du monde. C’est dommage. Mais, je crois que ça va changer dans les années à venir. En recevant ces commandes d’adaptations de personnages catholiques, j’apprends beaucoup de choses sur des vies impressionnantes. Je regrette que les athées se tiennent à l’écart de ces connaissances, que les cathos ne connaissent rien aux évangéliques, que les évangéliques ne considèrent pas les cathos. Chacun y perd une richesse que l’autre possède.
Je ne partage pas, bien sûr, toutes les orientations et convictions catholiques, mais ce sont les gens et leurs vies qui m’intéressent. La vérité est dans la Bible, pas dans un mouvement. «Monsieur Vincent» parle d’un homme qui sauvait des enfants dans les rues de Paris et qui défendaient les galériens traités comme des animaux, je ne vois pas ce que cela a de religieux.

Quelles images reflèteraient le mieux la personne de Dieu aujourd’hui ? C’est un défi.
— Did

Et cet évangile en BD, c’est quoi, alors ?
Il s’agit d’une adaptation pour la jeunesse qui est parue dans le magazine catholique Filotéo et qui va ressortir en album bientôt dans une Bible en BD avec différents dessinateurs et scénaristes. Là encore, je n’ai pas écrit le scénario et je réfléchis à une adaptation différente, de plus grande ampleur. J’envisage un album BD en noir et blanc, de 200 ou 300 pages, format roman, qui reprendrait davantage d’enseignements de Jésus, qui utiliserait les noms hébreux de l’époque, qui montrerait davantage les émotions, les pleurs de Jésus, sa joie, sa peur dans le jardin de Getsémané, les doutes des disciples, leurs engueulades, leur orgueil, leur stupéfaction, leur terreur dans la barque durant la tempête, les questionnements des foules, leur adhésion, leurs moqueries… En fait, plus de vie que dans toutes les adaptations que j’ai pu voir. Jésus est la vie, et nos adaptations le présentent comme une icône. Ce travail serait basé sur les traductions de Claude Tresmontant, André Chouraqui, Alfred Kuen et la Bible de Jérusalem, que j’affectionne particulièrement. Pas un évangile en particulier mais un patchwork des quatre. Ce sont quatre écrits, mais une seule vie.

Que penses-tu des autres albums avec lesquels tu étais en concurrence ?
Il y avait 17 autres albums. Je n’en ai lu qu’un, celui de mon copain Alain Auderset. Il m’a bien fait marrer. Il sait délirer et percuter, Alain. Mais ce n’est pas spécifiquement un album chrétien. Il y a aussi le magnifique album du grand Robert Crumb, la genèse. Je l’ai juste feuilleté en librairie, si je ne me trompe, ce n’est pas vraiment une adaptation BD, je trouve, puisqu’il reprend le texte de la Genèse tel que. Son graphisme est super. Par contre, ce qui m’agace c’est la vision de Dieu qui est véhiculée: un vieux barbu en colère. Tsss… c’est fou comme cette imagerie à la vie dure. Elle nous plombe les baskets. Moi, le Dieu que je connais, il est vivant, joyeux, heureux, gentil, doux, il ne parle pas pour engueuler les gens mais pour les protéger. Une image est une interprétation du texte. Elle peut exprimer une idée totalement différente de la réalité. Le Christianisme a un long passé d’imagerie, d’iconographie, derrière lui, quelles images reflèteraient le mieux la personne de Dieu aujourd’hui ? C’est un défi.

On parle de BD chrétienne, mais tu ne fais pas que cela.
Non, bien sûr. Déjà, comme je l’ai dit, je n’aime pas les catégories. Je n’ai pas l’impression de faire de la BD chrétienne mais des livres simplement. Certains parlent de Dieu, d’autres pas. Mes trois premiers albums, parus aux éditions Carabas, n’étaient pas du tout dans le même registre. Je travaille actuellement sur une BD autobiographique qui racontera mes deux ans d’enseignement comme prof de croquis dans une école d’art appliqués, mes relations aux élèves, mes difficultés à enseigner. Une sorte de témoignage et de réflexion sur l’enseignement aujourd’hui, traité avec humour. Et puis, j’aimerais écrire une BD sur la souffrance des albinos en Afrique. Je suis allé dans quatre pays africains (voir mon blog de croquis de voyages) et ce sujet me touche beaucoup. Et puis, j’ai d’autres idées de BD pour enfants, comme ce que j’ai publié chez Dupuis (Prince Gédéon), des aventures et de l’humour. Et ce n’est pas tout… de quoi remplir quinze vies. :)

>>> Téléchargez quelques pages de la BD (pdf)

Pour en savoir plus sur le travail de Didier Millotte, consultez ses blogs :
>>> Croquis de voyages (Afrique, USA)
>>> Illustrations jeunesse
>>> Croquis divers
>>> Projets BD

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http://www.blogdei.com/11936/interview-de-didier-millotte-lauteur-qui-vient-de-remporter-le-prix-de-la-bd-chretienne-dangouleme-2011/feed/ 1
« Aslan pourrait très bien être Mahomet » : Les fans de Narnia en colère contre l’acteur Liam Neeson http://www.blogdei.com/11898/aslan-pourrait-tres-bien-etre-mahomet-les-fans-de-narnia-en-colere-contre-lacteur-liam-neeson/ http://www.blogdei.com/11898/aslan-pourrait-tres-bien-etre-mahomet-les-fans-de-narnia-en-colere-contre-lacteur-liam-neeson/#comments Wed, 08 Dec 2010 13:41:22 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=11898

blogdei

Le prochain opus de Narnia sort aujourd’hui dans les salles de cinéma. Politiquement corrects, les producteurs avaient pris soin d’éviter de porter à l’écran le deuxième opus, Le Cheval et son Cavalier, qui représenterait l’Islam. Mentalité de dhimmis oblige.

Mais c’est aujourd’hui le célèbre acteur Liam Neeson qui crée la polémique et suscite la colère des fans de Narnia, selon le Daily Telegraph. Prêtant sa voix au lion dans la version anglaise du film, il affirme que le lion Aslan, véritable héros de l’histoire et symbole du Christ qui a donné sa vie pour le salut de l’humanité, pourrait tout aussi bien être « Mahomet ou Bouddha ».

Pour son auteur, C. S. Lewis, le lion est l’image de Jésus-Christ le sauveur. Le personnage d’Aslan répond à cette simple question, selon l’auteur lui-même: « Si Jésus était présent dans le monde de Narnia, à quoi ressemblerait-Il? ». C’est ce que révèle Média Espérance, association qui diffuse « Le secret d’Aslan », un tract d’évangélisation qui explique le secret du « monde au-delà du monde », dont nous avions mis en 2006 une version PDF ici.

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Achetons massivement la Bible à 1,50€ vendue moins cher sur le site de la FNAC ! http://www.blogdei.com/11862/achetons-massivement-la-bible-a-150e-vendue-moins-cher-sur-le-site-de-la-fnac/ http://www.blogdei.com/11862/achetons-massivement-la-bible-a-150e-vendue-moins-cher-sur-le-site-de-la-fnac/#comments Mon, 06 Dec 2010 21:16:24 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=11862

blogdei

Nous, chrétiens, achetons souvent nos ouvrages dans les librairies… chrétiennes. Mais il est un excellent moyen de leur assurer une audience plus grande: les acheter massivement sur des sites tels que celui de la FNAC.

Plus forte sera la vente, plus forte la mise en avant ! Qui plus est, la FNAC vous vendra la Bible à 1,50 € moins cher que votre libraire. Et pas seulement besoin de payer les frais de port: exigez-la en magasin ! Néanmoins, la livraison est gratuite à partir de 25 € d’achats.

>>> La Bible à 1,43 €, « l’original, avec les mots d’aujourd’hui »

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[Vidéo] France 2 diffuse un reportage sur les « maisons de l’enfer », une méthode d’évangélisation choc http://www.blogdei.com/11468/video-france-2-diffuse-un-reportage-sur-les-maisons-de-lenfer-une-methode-devangelisation-choc/ http://www.blogdei.com/11468/video-france-2-diffuse-un-reportage-sur-les-maisons-de-lenfer-une-methode-devangelisation-choc/#comments Wed, 10 Nov 2010 17:02:05 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=11468

France 2

Ndlr: Trop de journalistes français font montre d’une grande paresse et d’une culture religieuse extrêmement limitée. Une grande paresse d’abord car ils sont souvent jeunes, et se contentent d’énoncer les lieux communs dans l’air du temps sans vraiment approfondir leurs sujets (voir article suivant sur les médias français et les élections américaines). Culture limitée ensuite car on aurait pu imaginer qu’ayant été accueillis durant un mois dans une communauté, ils en auraient profité pour chercher à comprendre ceux qui leur ont ouvert leurs portes, leurs pratiques et leurs croyances. Il n’en a rien été. C’est regrettable, une fois de plus et même si le sujet pouvait largement être contesté, l’angle choisi ne laissait guère de place à un véritable reportage, sans concession mais sans parti-pris…

Un reportage de Julie-Marie Peyrard et Charlotte Lassale. Ils jouent à se faire peur, avec des scènes de crime, de viol, de suicide et d’avortement. Une certaine manière d’éduquer la jeunesse. Reportage dans cette Amérique ultra conservatrice, en partie responsable de la déroute de Barack Obama.

>>> voir le reportage

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L’Evangile de Luc disponible pour la première fois en langue des signes à petit prix http://www.blogdei.com/11378/levangile-de-luc-disponible-pour-la-premiere-fois-en-langue-des-signes-a-petit-prix/ http://www.blogdei.com/11378/levangile-de-luc-disponible-pour-la-premiere-fois-en-langue-des-signes-a-petit-prix/#comments Thu, 04 Nov 2010 22:06:00 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=11378

Débuté en 2007 sous l’égide de l’Alliance Biblique Française, le chantier de la mise à disposition de l’Evangile de Luc en langage des signes français vient d’aboutir par la production de 3 DVD.

Laissées pour compte, plusieurs centaines de milliers de personnes en France n’avaient pas accès à l’Evangile simplement. Pour la modique somme de 23,75€, vous pouvez leur offrir 6 heures de texte biblique dont vous pourrez avoir un aperçu ici.

L’Alliance Biblique ne s’arrête pas là, puisqu’un autre évangile est en préparation. Affaire à suivre !

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