Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Prophétisme http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Sat, 22 Oct 2011 07:18:44 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 Le Chandelier tout en or, par T. Austin Sparks http://www.blogdei.com/16264/le-chandelier-tout-en-or-par-t-austin-sparks/ http://www.blogdei.com/16264/le-chandelier-tout-en-or-par-t-austin-sparks/#comments Fri, 30 Sep 2011 22:55:04 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=16264

Zacharie 4

Les Traits du Temps de la Fin

Le chapitre que nous avons maintenant devant nous décrit de façon merveilleuse les conditions et les buts divins en un «temps de la fin». II y a là des analogies frappantes avec certaines choses mentionnées dans les premiers chapitres de l’Apocalypse. Nous les verrons à mesure que nous avancerons dans notre étude. La valeur principale de ce chapitre réside dans le fait que tout ce qui est essentiel y est réduit en une essence concentrée; et lorsque nous possédons cela, nous avons tout ce qui est vital.

 
Prenons donc ce chapitre fragment par fragment. Ce que nous voyons tout d’abord c’est :

Un Ange qui Parle

Au premier verset: « Et l’ange qui parlait avec moi ». Aux versets quatre et cinq: «L’ange qui parlait avec moi». La phrase parallèle à celle-ci sera, dans l’Apocalypse, cette phrase sept fois répétée, – remarquons sept, c’est à dire perfection spirituelle, accomplissement parfait, – «Ce que l’Esprit dit aux assemblées».

Le Seigneur a quelque chose à dire à la fin. Le livre de l’Apocalypse est plein de voix. Il commence Par : «Et je me retournai pour voir la voix». Une manière étrange d’exprimer les choses. Quelqu’un a-t-il jamais vu une voix? Il n’a cependant là aucune erreur. Il y a une réalité vitale dans cette erreur apparente, comme nous le verrons. Nous avons appris que nous devions grandement apprécier ce facteur de la «voix» dans la Bible. Si vrai soit-il que Dieu puisse parler et se faire entendre Lui-même, en choisissant des hommes afin d’exprimer Ses pensées par eux, comme Il l’a toujours fait. Nous devons cependant insister sur le fait que ce n’est pas la voix d’un homme qui est ici en vue, et que ce n’est pas en premier lieu la voix elle-même, mais qu’il y a ici quelque chose que Dieu a à nous dire, et que ce quelque chose est très important.
 

La question la plus appropriée que l’on puisse poser en ces temps-ci, c’est:

Que dit Dieu Aujourd’hui?

Un trait frappant de notre temps, c’est qu’il y ait si peu de voix ayant un message distinctif. Il y a un manque crucial d’une parole claire, d’une parole d’autorité pour notre temps. Tandis que nous avons beaucoup de bons prédicateurs de l’Evangile, et bien que nous ne manquions pas de champions des vérités vitales de la Foi, nous avons un besoin profond du prophète qui s’avance avec son «Ainsi dit l’Eternel», son message ayant été reçu par vocation née d’une communion disciplinée avec Dieu.

Pourquoi en est-il ainsi ? Ne serait-ce pas parce que tant de ceux qui pourraient avoir ce ministère sont trop impliqués dans un système ? Un système qui place tellement les prédicateurs sur une base professionnelle, qu’il a pour effet de faire de la prédication une question d’offre et de demande; un moyen de pourvoir à l’ordre et au programme religieux établis ? Et cela non seulement pour la question de la prédication, mais dans toute l’organisation et l’activité du « Christianisme » , tel que nous le connaissons aujourd’hui, sous sa forme systématisée. Il n’y a pas la liberté, ni le détachement nécessaire, pour parler UNIQUEMENT lorsque «l’oracle de la parole de l’Eternel» est sur le prophète, ou pour pouvoir dire: «La main de l’Eternel fut sur moi». L’ordre actuel exige d’un homme qu’il parle à des heures fréquentes et régulières. Il doit par conséquent avoir quelque chose; et cette nécessité signifie pour le prédicateur, ou bien d’offrir son programme à Dieu en Lui demandant d’y pourvoir, – ce qu’Il ne fera pas – ou bien de faire quelque chose pour les occasions qui se répètent sans cesse.

C’est un système dangereux, qui ouvre la porte à toute sorte d’intrusions fâcheuses et fatales de ce qui est de l’homme et non pas de Dieu. L’aspect le plus sérieux de cet état de choses, c’est qu’il résulte en voix, en voix, en voix, en une confusion de voix, sans que l’on puisse entendre la voix spécifique, qui proclame l’oracle particulier de Dieu pour aujourd’hui. Cela a trop souvent pour effet d’inciter les hommes à entendre ou à lire simplement dans le but d’acquérir ce dont ils ont besoin pour leur prédication, d’obtenir des sujets pour leurs sermons, et la valeur des choses est jugée par le caractère suggestif des thèmes.

Le prédicateur peut être un homme de Dieu, et son message peut être la vérité, mais il doit y avoir quelque chose de plus que cela. Est-ce bien là le message venant de Dieu, le message lié au besoin immédiat tel qu’il est lié au dessein éternel de Dieu ? Il y a beaucoup d’hommes bons, qui apportent ce qu’ils connaissent et ce qu’ils croient de la vérité, mais il y a en même temps beaucoup d’enfants de Dieu qui ont faim, et qui ne sont pas nourris.

La question de la nourriture parmi le peuple de Dieu est aujourd’hui des plus aiguës, et un ministère plus ou moins bon ne saurait satisfaire le besoin. Il y a un souci croissant de connaître autre chose que les généralisations de la vérité et du service – de connaître la parole du Seigneur pour aujourd’hui, en relation avec là où nous sommes, et ce qui, dans le dessein divin, appartient à l’heure présente.

Ceci nous ramène à la première chose que nous trouvions dans notre chapitre; Dieu a quelque chose à dire; mais ceci nous conduit aussi à la chose suivante: «Et l’ange qui parlait avec moi revint et me réveilla comme un homme qu’on réveille de son sommeil.»
 

Nous arrivons ici à la nécessité d’être:

Réveillés pour entendre ce que Dieu a à dire

Nous avons dans l’Apocalypse ces paroles: «Que celui qui a des oreilles écoute», et dans le cas de l’assemblée à Laodicée – qui représente la fin – elles sont liées à « Je te conseille d’acheter de moi … un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.» «Et je me retournai pour voir la voix qui me parlait» dit Jean. Dieu parle; Il a quelque chose à dire, mais il faut que nous ayons « l’esprit de sagesse et de révélation dans sa pleine connaissance, les yeux de votre cœur étant éclairés.»

Le discernement, la perception, la compréhension et l’intelligence spirituels sont choses trop rares ; les raisons en sont nombreuses. L’accaparement du travail et de ses intérêts multiples; la hâte et la fièvre de la vie; l’esprit agité de notre siècle; tout cela, avec une quantité impressionnante de moyens religieux extérieurs, tout cela tend à rendre la place intime où Dieu parle, inopérante et son activité impossible. Peut-être avons-nous oublié que la Bible n’est pas seulement une révélation, mais qu’elle renferme aussi une révélation, et que son contenu spirituel plus profond ne peut être reconnu et réalisé que par ceux dont les yeux et les oreilles ont été ouverts, en d’autres termes, par ceux qui ont été réveillés. Quelques-uns, parmi les plus fidèles serviteurs du Seigneur, sont encore occupés par la lettre de la Parole, par le contenu des livres, les aperçus, les thèmes, les sujets, les plans, les analyses, etc, et ne sont pas dans un sens plus profond, dans la «révélation » ; (ceci n’est point une critique). La différence est trop souvent le fait qu’il y ait un ministère envers l’intelligence ou la raison, et un ministère envers le cœur et l’esprit.

Le premier fatiguera et épuisera tôt ou tard celui qui l’exerce, comme ceux qui le reçoivent. Le second est un ministère de vie pour les uns et les autres, et il est inépuisable en fraîcheur.

Que cela vienne au commencement de notre vie chrétienne, ou plus tard, c’est le plus grand jour de notre histoire spirituelle, que celui dont nous pouvons dire: «Quand il plu à Dieu… de révéler son Fils EN moi.» « Je ne l’ai pas reçu de l’homme… mais par la révélation de Jésus Christ.» C’est alors le commencement d’une révélation intérieure des choses qui peut avoir plusieurs issues décisives. Nous pensons maintenant tout particulièrement à l’une de ces issues, à savoir le réveil qui est nécessaire, pour voir ce que sont la pensée et le désir de Dieu pour un moment donné, et pour un temps particulier. Une telle révélation – de par les Ecritures – ne peut être que révolutionnaire, tout en coûtant habituellement très cher. Qu’il plaise à Dieu qu’il y ait, aujourd’hui, un nombre adéquat de ceux qui, comme les hommes d’Issacar, « qui savaient discerner les temps».
 

Nous chercherons maintenant à voir ce qui est montré, lorsque l’instrument de Dieu est réveillé, et qu’il est en mesure de répondre à l’interrogation céleste: « Que vois-tu? »

« Je vois un Chandelier Tout en Or »

Tout ministère confié par Dieu dans les Saintes Ecritures, était constitué sur la base d’une chose qui avait été vue. L’épreuve d’une vocation divine peut se trouver dans cette question: «Que vois-tu?». Et les paroles du serviteur peuvent bien être sa réponse, appuyée sur la base de Dieu ayant montré quelque chose de très concret. Il ne s’agit pas pour lui de gagner le sermon, ni de gagner l’auditoire, mais de déclarer la vérité révélée pour le moment même, cette vérité devenue comme un feu dans ses os. Il serait plutôt à propos que hors de propos, de poser aux serviteurs de Dieu cette question, liée au temps où ils vivent, et liée en même temps aux intérêts immédiats de Dieu «Que vois-tu?»

Il n’y a aucun doute, ce que Dieu a vu en tout temps comme Son objectif c’est «un chandelier tout en or»; mais de temps à autre, il y a eu pour Dieu une nécessité particulière de mettre cette chose en évidence pour Son peuple, particulièrement pour Ses prophètes. C’est en vue de cela que Dieu réagit, et le temps de la fin doit voir un renouveau de Sa réaction.

Ignorant maintenant qu’il y ait une différence entre le chandelier à sept branches, appelé aussi le candélabre de l’Ancien Testament, et les sept chandeliers de l’Apocalypse, il y a une relation entre les deux basée sur un principe commun.
 

Ce principe commun c’est qu’ils représentent tous les deux:

L’instrument du Témoignage dans la Maison de Dieu

Tandis que la lumière la plus intérieure du Lieu Très-Saint – la lumière de Christ en la présence de Dieu – reste pure et intacte, il y a celle qui est à mi-chemin, entre le ciel et la terre – le Lieu Saint – où le témoignage doit être conservé clair devant Dieu comme devant les hommes. C’est à l’égard de ce Lieu Saint, différent du premier, que Dieu a donné des instructions très minutieuses et des ordres très explicites pour son maintient perpétuel. Dieu est particulièrement jaloux de ce témoignage. Nous trouvons donc que c’est ici, dans le domaine de ce témoignage, que la vie de prière – l’Autel des parfums – et la communion édificatrice – la Table des pains de proposition – du peuple de Dieu, ont leur vraie valeur et leur réelle vitalité. Les instructions données dans les chapitres 25 et 37 de l’Exode pour la confection du chandelier sont pleines de la plus riche signification. Il y a premièrement dans ces instructions celles qui concernent le matériau à employer: « de l’or pur ».
 

S’il doit y avoir une plénitude, une intensité et une expression septuples, ce qui parle de la perfection spirituelle, tout doit donc, de façon prééminente, être conforme au dessein divin. La signification du «tout en or», c’est qu’il est:

Absolument Conforme à Dieu

Soyons bien certains de comprendre toute la force de ceci: un instrument du témoignage entièrement conforme à Dieu!

Il n’y en a qu’Un Seul qui soit ainsi entièrement selon la pensée et le cœur de Dieu, c’est le Seigneur Jésus; et si le Tabernacle tout entier, dans chacune de ses parties, venait premièrement de Dieu, et s’il était ensuite, dans toutes ses parties, le symbole de Christ, ce chandelier parle donc d’un instrument du témoignage de Dieu, dans lequel le Seigneur est entier et absolu. Dieu veut que tout soit conforme à Christ. Ce fait gouverne toute la révélation dans les Saintes Ecritures, de la Genèse à l’Apocalypse. Il est symbolisé et prophétisé dans l’ancien Testament. Il est présenté dans les Evangiles, manifesté dans les «Actes», défini dans les épîtres, et consommé dans l’Apocalypse.

Mais, hélas! Quelle histoire tragique et déchirante est associée à ce fait, et combien il a toujours été difficile d’avoir quelque chose qui soit entièrement conforme à Christ! Dans une étude précédente, nous avons vu les réactions de Dieu à cet égard, dans les temps bibliques, et nous avons suggéré la pensée qu’à maintes reprises, Il avait toujours réagi de la même manière depuis lors.

La Réforme a été l’une de ces réactions, et par elle, Dieu recouvra la grande vérité fondamentale de la justification par la foi; cela rendait à Christ Sa place absolue de «maîtresse pierre du coin» dans la Maison de Dieu. C’était une grande chose, bien que très coûteuse; mais trop rapidement, les hommes la ramenèrent à la terre, et «l’Eglise Protestante», comme telle, en résulta; un arbre, sous les branches duquel presque toute espèce d’oiseau de croyance peut faire son nid, se loger; et ainsi le Protestantisme n’est certainement pas un synonyme d’une chose entièrement conforme à Christ.

Depuis lors, les réactions de l’Eternel se sont révélées dans d’autres occasions.

Les Frères Moraves, par un conflit et une affliction considérables, furent employés par Dieu pour recouvrer la grande responsabilité de l’Eglise pour le témoignage de Jésus dans toutes les nations. Non pas une Organisation Missionnaire en dehors de l’Eglise, mais l’Eglise elle-même, directement – ce qui était, et est, entièrement conforme à Christ. Mais là encore, des mains humaines organisèrent ce mouvement en une «Eglise» , avec tous les éléments extérieurs d’un ordre religieux. Il y eut incontestablement en cela une perte spirituelle considérable.

Nous trouvons une autre réaction de Dieu, avec les Wesley et Whitefield. Il y eut ici, en plus d’un puissant retour à l’évangélisation pour le salut des âmes, le recouvrement de la doctrine de la sainteté pratique. Ce fut noble, aussi longtemps que, demeura l’instrument, mais ensuite, hélas! Les mains humaines réapparurent, pour organiser en un système terrestre «l’Eglise Méthodiste». Nous sommes parfaitement certains que Wesley n’aurait pas voulu cela! Et puis, il y a un siècle environ, parut ce que tous devaient reconnaître comme un mouvement de Dieu, avec ceux qui sont connus aujourd’hui sous le nom de « Frères de Plymouth ». Il y eut alors plusieurs recouvrements très précieux. Il fut donné au Seigneur Jésus une place exclusive, ce qui n’était pas chose courante en ces temps-là, et ce qui ne l’est pas non plus de nos jours. La grande vérité concernant le Corps de Christ –l’Eglise unique – fut remise en évidence, peut-être après des siècles d’obscurité. Dieu était en cela, et Il s’y trouve encore; mais le croyant le plus fidèle et le plus ardent de cette communauté est maintenant affligé et confus à la fois, à la vue des divisions qui la déchirent aujourd’hui. Serait-ce que les hommes aient été insinués, ou s’y seraient-ils insinués eux-mêmes? Est-ce que cette communauté, comme tant d’autres, aurait passé sous la main du commandement des hommes? Cette œuvre subjective de la croix, par laquelle l’homme est, de manière très profonde, écarté, et par laquelle seul le Saint Esprit gouverne, n’a-t-elle pas eu là son application adéquate, ou bien n’y aurait-elle pas été acceptée? Ce ne sont ici que des questions, pas des accusations. En effet, il n’y a dans tout ce que nous avons dit aucun esprit d’accusation ni de critique. Nous cherchons à parler de manière constructive et non destructive. Plus nombreuses encore ont été les réactions de Dieu durant ces dix-neuf siècles écoulés, mais nous ne rappelons ces quelques exemples que par illustration. Il est aisé de voir que chaque nouveau mouvement est en avance sur chacun de ceux qui l’ont précédé. Ainsi, au point de vue divin, chaque mouvement se rapproche davantage de la position originale. La grande question qui s’élève aussitôt est donc –le Seigneur fera-t-il encore une chose nouvelle ? Est-ce que nous connaîtrons encore une nouvelle réaction vers Sa position première? La seule réponse que nous puissions donner à cette question, c’est celle-ci: qu’il se produise, oui ou non, quelque chose de la nature d’un « mouvement » pouvant être reconnu de manière générale, nous sommes certains qu’il y a, de la part de l’Esprit de Dieu, un mouvement plus ou moins caché, agissant derrière le mécontentement de plus en plus profond que suscite l’état actuel des choses, pour les rapprocher de la pensée originale. Ce sera une chose sur laquelle les hommes ne pourront pas «mettre la main», mais dans laquelle entreront seuls ceux qui auront expérimenté un exercice intérieur profond; ce sera donc une question de souffrance spirituelle commune et de travail intérieur commun.
 

Ce qui se présente ensuite à nous dans cette vision, qui dépasse certainement le peuple juif, et qui a cette double explication, invariable dans la révélation de l’ancien Testament c’est:

Les Deux Oliviers et les Deux Oints

Le symbolisme nous est ici familier. Deux est le nombre du témoignage, ou des témoins. Les arbres sont très souvent le symbole de l’homme, ou de l’homme en tant que témoin. L’Olivier, comme cela est évident dans ce chapitre, parle de l’huile. La position de ces deux arbres se trouve de chaque côté du Chandelier. Nous apprenons par le verset 14, que «Ce sont les deux fils de l’huile [oints], qui se tiennent auprès du Seigneur de toute la terre.»

Les deux oliviers mettent en vue, premièrement et historiquement, il n’y a aucun doute à cela, Joshua le souverain sacrificateur et Zorobabel le gouverneur. Le troisième chapitre parle de l’un, et le quatrième chapitre parle de l’autre. La première révélation concerne le souverain sacrificateur et son service, tandis que la seconde révélation, celle du chapitre 4, est liée au gouvernement ou à la souveraineté. Tout cela, interprété de manière prophétique, se rapporte au Seigneur Jésus. Son œuvre et Sa position de Souverain Sacrificateur, entrent premièrement en vue, et sont établies dans la gloire. Ensuite, Il est établi par Dieu comme Seigneur et Tête Souveraine, Chef Suprême. Par ces deux aspects de Sa personne, Il donne à jamais la signification du Chandelier; c’est à dire qu’Il définit la nature de la vocation du Chandelier, et qu’Il pourvoit, de manière inépuisable, aux ressources de ce témoignage. Il est, comme nous l’avons dit, établi selon Christ, et maintenu par Lui dans toute la plénitude de Son onction. L’explication divine de tout cela est: «C’est ici la parole de l’Eternel à Zorobabel, disant : Ni par force ni par puissance, mais par mon Esprit que s’accomplira cette œuvre, dit l’Eternel des armées.»

Nous arrivons ici à la signification centrale de la vision, quant à l’exécution du dessein de Dieu. Ce passage parle de lui-même, son affirmation claire, est que cet instrument et ce témoignage doivent être entièrement entre les mains du Saint-Esprit. Non pas la puissance, ni le pouvoir de l’intelligence, de la volonté, de l’émotion de l’organisation, de l’agencement, de comités, de l’influence, de la réputation, des nombres, des noms, des personnalités, de l’équipement, de l’enthousiasme, etc… non, rien de tout cela, mais seulement le Saint Esprit! Ce témoignage ne sera jamais attribué en vérité – quel que puisse être l’avis des observateurs superficiels, à aucune force ni à aucune ressource humaines; mais tous ceux qui auront quelque intelligence spirituelle devront reconnaître que toute son énergie et toute Sa puissance sont de source divine Cela sera prouvé également par son endurance et sa persistance, à travers les feux immenses de l’opposition et de l’antagonisme.

Là, le Saint Esprit aura toue liberté pour gouverner et dicter, pour diriger et choisir ou rejeter, tout comme dans les «Actes», au commencement. Pour avoir un tel instrument et un tel témoignage, il faudra une transformation toute révolutionnaire des idées acceptées. Il sera nécessaire de réaliser que toutes ces choses regardées par les hommes comme des facteurs des plus importants dans l’œuvre du Seigneur, ne sont pas réellement des facteurs essentiels. Il faudra reconnaître que l’éducation, le sens des affaires, la sagesse du monde, les aptitudes personnelles, l’argent etc… comme tels n’ont aucune signification dans l’œuvre du Saint Esprit, ou dans la foi chrétienne. Le Seigneur peut employer ces choses; Il peut les appeler dans Son œuvre et si elles sont maintenues à leur juste place, elles pourront Le servir utilement mais elles sont secondaires, et Il peut facilement s’en passer. Il est d’une importance et d’une valeur infiniment plus grandes que les hommes soient remplis du Saint Esprit; et s’il faut faire un choix, la toute première chose à considérer devrait être celle-là. Il y a une sagesse, un jugement, un discernement, une connaissance, une compréhension dans, et par, le Saint Esprit; ce sont les seules qualités qui soient en rapport avec ce qui doit être entièrement conforme à Dieu. Ainsi le Seigneur Jésus, qui est le Grand Médiateur et la Tête Souveraine, veut maintenir Son témoignage en accord parfait avec Sa propre nature et Sa propre pensée.
 

Lorsque les choses en Sont là, il n’y a pas lieu d’être inutilement oppressé par:

La Grande Montagne

«Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel Tu deviendras une plaine» verset 7.

La montagne est une image de l’accumulation des difficultés. L’achèvement de la Maison de Dieu ne sera pas moins chargé de difficultés et d’obstacles que ne l’avait été le commencement; mais, à la fin comme au commencement, lorsque le Saint Esprit est le Maître absolu, ces difficultés prouveront être des aides plutôt que des entraves, «Les nombreux adversaires» seront souverainement employés pour faire, avancer la consommation du «dessein éternel», au lien de l’arrêter, «Les mains de Zorobabel ont fondé cette maison, et ses mains l’achèveront »

Le plus Grand Zorobabel a posé ces fondations à la Pentecôte. L’achèvement s’accomplira par Ses mains seules. C’est Le même Seigneur glorieux, le Seigneur Jésus, qui élèvera la pierre du sommet au milieu des acclamations « Grâce, grâce sur elle! »
 

Il est présenté ensuite à notre contemplation, sous la forme d’une interrogation, un appel très solennel en vérité:

«Car qui a méprisé Le Temps des Petites choses?»

Il y a en notre temps, parmi le peuple de Dieu lui-même, une passion malsaine pour les grandes choses. Quelque chose pour attirer l’attention pour faire impression; une démonstration qui captive, une apparence pour intéresser; de grands noms, de grands lieux, de grands titres; beaucoup de bruit, des mouvements imposants! Si les dimensions sont vastes selon les hommes, le succès semble être assuré dans la même mesure.

Dieu a toujours jugé nécessaire de réduire, afin d’avoir et de maintenir un témoignage qui sauvegarde la reconnaissance des facteurs entièrement divins. Les temps de la fin sont toujours des temps de petites choses. Voyez ce qu’est le témoignage dans l’Apocalypse; il n’est représenté que par les quelques-uns qui «vaincront ». Les grandes choses ne sont que matérielles ou temporelles; la vraie grandeur est spirituelle et éternelle. Trop souvent, les hommes – les chrétiens eux-mêmes – méprisent les choses en lesquelles Dieu prend plaisir. La signification des choses, aux yeux de Dieu, se trouve si souvent dans une Chambre Haute, plutôt que dans une ville tout entière, et la ville doit céder devant la Chambre Haute. Lorsque le Seigneur doit agir «contre les dominateurs de ces ténèbres», Il a souvent fait d’une Chambre Haute la place de Son Trône. «Les sept yeux – les yeux de l’Eternel contemplent avec joie le fil à plomb dans la main de Zorobabel.» Qu’est-ce que cela? Oui, les sept yeux symbolisent la perfection de la vision spirituelle, qui considère toute chose à sa juste valeur. Le fil à plomb est ce qui met en lumière et manifeste les choses mauvaises et tortueuses.

Lorsque l’Eternel voit le Seigneur Jésus, avec cet instrument dans Sa main, cet instrument qui représente Sa propre mesure et Sa propre pensée, qu’Il pourra corriger par celui-ci tout ce qui n’est pas droit, et dévoiler tous les penchants, les angles, les saillies, et tous les dangers insoupçonnés, dans ce qui représente Sa Maison; lorsqu’Il aura cet instrument par lequel Il peut révéler Sa propre pensée, pour Sa Maison, qui doit être édifiée selon Christ, et conforme à Christ, alors Sa vision spirituelle parfaite se réjouira et sera satisfaite. C’est ce dont Il a besoin. Oh ! Que nous soyons cela pour Lui ! Il nous en coûtera ! Ce ne sera pas un service populaire, mais il sera précieux pour le Seigneur.
 

Il ne sera pas sans valeur, en terminant cette étude, de relever les noms de l’Eternel employés dans ce chapitre. La chose qui est en vue est liée à Jéhovah – Le Tout-Puissant – Celui qui se suffit éternellement à Lui-Même (versets 6 et 10). L’exécution et la perfection du dessein sont liées à Jéhovah-Sabaoth – l’Eternel des armées (verset 6). La place du témoignage est liée à Adonaï – le Maître ou Le Seigneur (verset 14), c’est-à-dire à Celui qui possède et qui a les droits de propriété.
 

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Chrétiens « en-Église structurée », chrétiens « hors-Église structurée » : L’Eglise du futur, par Andrew Strom http://www.blogdei.com/15938/chretiens-en-eglise-structuree-chretiens-hors-eglise-structuree-leglise-du-futur-par-andrew-strom/ http://www.blogdei.com/15938/chretiens-en-eglise-structuree-chretiens-hors-eglise-structuree-leglise-du-futur-par-andrew-strom/#comments Tue, 13 Sep 2011 13:10:56 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15938

revivalschool.com

NDLR: Cet article, dont Scarron (un de nos fidèles commentateurs) nous a aimablement fait la traduction, émane d’Andrew Strom, un revivaliste à l’ancienne originaire de Nouvelle Zélande.

Article original

Nous disons croire aux « 5 ministères » mais ne supportons pas d’avoir des « responsables », même quand ils sont spirituels…
- Andrew Strom
Au fil des années, j’ai connu un grand nombre de chrétiens merveilleux avec qui je me sentais en communion et qui provenaient de toutes sortes d’arrière-plans différents. Pourtant, il faut que je m’exprime ici sur cette question des « en-église » et des « hors-église » (comprendre église structurée et organisée), parce qu’elle revient toujours sur le tapis.

Sachez-le d’emblée et bien clairement : je rencontre tous les jours des chrétiens en-église, que je trouve formidables et que j’aime de tout mon cœur, et aussi des chrétiens hors-église que j’admire et que j’aime tout autant. Seulement, c’est un grand problème, ces deux groupes de croyants ne se comprennent pas. Souvent ils ne saisissent pas non plus le besoin de voir apparaître une « Église du futur », une Église qui dépasserait les points de vue actuels de chacun – une Église qui serait littéralement comme celle du livre des Actes… Or trop souvent, nous nous contentons assez de ce que nous avons déjà.

LES DÉFIS POUR LES « en-ÉGLISE »

Une grand partie des chrétiens complètement acquis au système « en-église » voit néanmoins la nécessité d’un « changement ». Ces chrétiens ne veulent pas rester immobiles, parce qu’ils constatent un sérieux déclin de la chrétienté, qui s’éloigne de plus en plus des voies anciennes. Aussi prient-ils que Dieu relève et purifie Sa fiancée. J’ai rencontré beaucoup de ces chrétiens pieux, au cœur passionné pour le Royaume de Dieu et pour son Évangile. Je m’entends en général très bien avec eux, parce que nous partageons le même souci de voir les choses remises à l’endroit; en particulier le véritable message de l’Évangile, aujourd’hui presque perdu, tant on l’a dilué et édulcoré.

Il me semble que le principal défi pour eux, c’est que Dieu va agir d’une manière complètement indépendante des structures, d’une façon si radicale, que ceux qui sont trop attachés au « système », ou à la façon traditionnelle de vivre l’église, risquent d’être laissés en arrière. Pour revenir à la réalité du Livre des Actes, la chrétienté devra faire un tel saut, accepter un changement si important, que je me demande si nous sommes réellement prêts à nous laisser conduire là où Dieu veut nous amener. Au fait, jusqu’à quel point sommes nous détachés de toutes ces choses, comme nos bâtiments d’église, nos types de réunions, nos étiquettes, nos titres de responsables, nos façons d’organiser ? Quant tout cela est ébranlé ou remis en question, nous découvrons, parfois avec étonnement, quelle emprise ces détails avaient sur nous, même si nous ne le pensions pas. C’est là vraiment, à mon avis, la plus grosse difficulté que devront affronter ceux qui défendent le système « en-église ».

Néanmoins, l’amour du véritable évangile, et de la vérité selon les Écritures, nous permettra de dépasser nos positions.

LES DÉFIS POUR LES « hors-EGLISE »

Au cours du temps j’ai évolué parmi plusieurs « églises-de-maison » et plusieurs milieux « hors-églises » (ce qui n’est pas la même chose) ; j’ai fait parti de ces cercles à un moment donné. Une des plus grandes erreurs que j’ai pu y constater, c’est que plusieurs d’entre nous croyaient détenir LA solution aux problèmes de l’Église. Par exemple : « Si seulement l’église pouvait sortir de ses bâtiments, et se concentrer sur le ‘relationnel’, alors tout serait résolu ! » Nous étions convaincus que juste en changeant les boîtes nous pouvions revenir au Livre des Actes! Naturellement ces idées n’aboutissaient qu’au même groupe de personnes, emballées dans un carton un peu différent sans doute, plus ‘relationnel’, mais qui ne rappelaient en rien la puissance et la pureté des premiers chrétiens. Nous avions changé la forme extérieure, mais la PUISSANCE de Jésus-Christ manquait essentiellement.

Je me rappelle nos discussions sur la « collégialité » des anciens, sur la vraie manière « biblique » de prendre la sainte-cène, et plein de sujets semblables. Aucun d’eux ne semblait en réalité faire la moindre différence. Cela s’explique du fait que les formes extérieures des choses sont toujours secondaires, elles ne procurent aucune puissance. Il nous a fallu beaucoup de temps pour apprendre cette leçon.

Les hors-église sont parfois très extrémistes, ne se réunissant qu’entre eux, certains allant jusqu’à traiter les églises organisées de « babylones » ou de « prostituées ». Ils peuvent posséder un vrai cœur pour leur prochain et pour la VÉRITÉ, et cependant manifester un esprit de jugement et de dureté. Ils étiquetteront volontiers les autres en tant qu’esclaves de la « religion », tout en pratiquant allègrement dans leurs propres milieux la religion de « l’anti-religieux ». Nous méprisons ceux qui recherchent des responsables et des réunions organisées ; nous répétons croire aux « 5 ministères », et cependant nous ne supportons pas d’avoir des « responsables », même quand ils sont spirituels. Nous étions en réalité remplis d’ORGUEIL, pensant avoir compris tout ce qui n’allait pas dans le « système ». Mon Dieu, que j’étais loin de l’humilité lorsque j’étais dans cet état d’esprit. J’étais si religieusement anti-religieux ! rempli d’arrogance, regardant les autres de haut parce qu’ils étaient dans le « système » : je les jugeais, du simple fait qu’ils allaient dans un « bâtiment » le dimanche ! Que Dieu me pardonne…

Bien sûr, réaliser cela n’était pas non plus la réponse. J’ai dû me repentir ; RENONCER complètement à ce fanatisme anti-religieux, qui m’avait rendu si arrogant envers les autres. J’ai découvert que beaucoup d’entre eux aimaient Jésus tout autant que moi. Que beaucoup d’entre eux priaient plus que moi, étaient plus affables, plus aimants et plus pieux que moi. Je m’étais abusé sur mon compte. Pour dire le fond des choses, nous autres les « hors-église » n’étions pas un millimètre plus près du Livre des Actes que les gens du « système » que nous jugions si sévèrement. Nous passions pour savoir beaucoup plus de « choses » qu’eux, mais apparemment ces « choses » ne servaient à rien.

Ce n’est qu’après m’être profondément repenti et avoir RÉPUDIÉ cet orgueil spirituel, que Dieu m’a progressivement montré ce qui était réellement important. Et il ne s’agissait pas d’éléments « extérieurs » (quoiqu’évidemment la structure, etc. entraînent quelques conséquences.)

Chacun des points de la liste ci-dessous joueront, je le crois, un rôle capital dans l’Église du Futur, que Dieu veut susciter. Vous pourriez écrire tout un livre sur chaque point, tant est grande leur importance. Ce sont ces mêmes éléments qui faisaient BRILLER l’Église primitive de la GLOIRE DE JÉSUS, tous les jours. Les voici. Il nous faudrait :

1. Un évangile de type APOSTOLIQUE, prêché avec onction et autorité. (Toutes les fois où ceci a été retrouvé dans l’histoire, il s’en est suivi un réveil.) C’est CRUCIAL.

2. La puissance agissante du SAINT-ESPRIT; remplissant les cœurs, guérissant les personnes, transformant les vies.

3. Un AMOUR VÉRITABLE, avec un accent spécial sur le soin à prendre des PAUVRES, (c’était le cas dans l’Église du début).

4. Des DISCIPLES VÉRITABLES, qui laissent vraiment tout pour suivre Jésus.

5. La VRAIE PRIÈRE — par le Saint Esprit. Et abondante !

6. La PLÉNITUDE DU MINISTÈRE — en commençant par les 5 ministères, dont la fonction est de libérer le ministère entier du corps.

7. Des MIRACLES et des GUÉRISONS. Ils sont indispensables!

Bon, on pourrait continuer longtemps, mais je dois conclure:

L’important n’est pas que nous appartenions à l’église des « en-église« , à l’église des « hors-église‘, à l’église du dessus ou à l’église du dessous. Si nous ne possédons pas les articles de la liste citée (contrairement à l’église primitive), alors nous n’avons RIEN. Peu importe notre connaissance biblique ; que nous nous réunissions dans des maisons ou des hangars, dans les rues ou sous les ponts. Si nous n’avons pas ces choses capitales, qui constituaient la spécialité l’église du premier siècle, alors vraiment nous sommes dépourvus de CE QUI COMPTE.

Vous comprendrez que cela ne m’intéresse plus de savoir si vous êtes « hors-église » ou « en-église » ou à « moitié-église ». Il nous faut persévérer et persévérer, jusqu’à ce que nous RETROUVIONS LE CHRISTIANISME AUTHENTIQUE ! et personne d’entre nous ne peut dire y être parvenu — aussi nous ferions mieux de nous repentir et de commencer à chercher sérieusement ce qui a été perdu !

Une Fiancée glorieuse te fait signe; elle te pose la question: Quel prix es-tu prêt à payer pour retrouver l’ancienne gloire ?

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Arracher, abattre, ruiner, détruire, pour bâtir, planter, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/15392/arracher-abattre-ruiner-detruire-pour-batir-planter-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/15392/arracher-abattre-ruiner-detruire-pour-batir-planter-par-jerome-prekel/#comments Wed, 03 Aug 2011 06:45:29 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15392

le sarment

 

“Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes” (Jérémie 1/10).

Cette par ces paroles que la trajectoire du ministère de Jérémie fut dessinée. L’action prophétique s’inscrirait donc majoritairement dans une démarche négative, répréhensive, répressive (arracher, abattre, ruiner, détruire) et contiendrait une dimension consolatrice et de promesse de reconstruction (bâtir, planter). Cette tâche était entourée de deux protections : au verset 8 “Ne les crains point” et au verset 12 “Je veille sur ma parole, pour l’exécuter”.
 

L’ensemble de l’action prophétique de Jérémie était constitué du partage d’une vision négative et positive, et cette proportion est à considérer attentivement. Elle nous inspire dans la construction de notre discernement : en effet, lorsque nous rencontrons des messages systématiquement positifs (chez certains) ou systématiquement négatifs (chez d’autres) nous sommes fondés à nous interroger. Ceux qui font profession de n’annoncer QUE des choses négatives et une vision répressive, sans qu’on trouve jamais dans leur message de trace de l’amour de Dieu, de sa compassion et de ses promesses, démontrent qu’ils sont au mieux dans l’erreur, au pire dans la faute. Il peut arriver, hélas, que des hommes de Dieu qui ont accumulé un grand ressentiment contre le monde ou contre les hommes (voire contre les femmes),  projettent leurs contentieux dans le ministère, ce qui pollue leur message. Ils pensent être du côté de Dieu lorsqu’ils sont contre les hommes: c’est le syndrome du prophète persécuté. Et plus on les critique, et plus ils se sentent justifiés par l’adversité. C’est une grave erreur.
 

À l’inverse, tout ce qui relève de la prophétie et qui ne contient, d’une manière systématique, que des paroles positives, encourageantes, constructives, prometteuses, rassurantes, est à ranger également dans la catégorie des fausses prophéties, et des faux prophètes. Car le faux prophète cherche à se faire l’ami du peuple, tandis que Jérémie savait dès le premier instant qu’il serait leur ennemi, en leur disant la vérité, c’est-à-dire en transmettant le cœur de Dieu. Les faux prophètes ne dénoncent jamais le péché du peuple, jamais.

Ils trouvent toujours matière à prophétiser dans des domaines spirituels consensuels, mais ne touchent jamais au cœur de la question. C’est parce que le faux prophète appartient au système et que ce système est inféodé au monde, et à l’Homme, donc hors du contrôle de l’Esprit de Christ. Le monde et l’Homme appartiennent en effet à un royaume qui n’est pas celui de Christ. C’est pourquoi l’Esprit de Christ n’aura de cesse de faire sortir des élus en les appelant (en grand nombre) en dehors (c’est le sens du mot ekklesia) pour constituer un corps qui LUI appartienne, sur lequel Il puisse exercer son autorité, et en disposer selon sa volonté : ce sont les élus (qui seront un petit nombre[1]).
 

Dans toute sphère qui n’appartient pas à Dieu, sur laquelle Christ n’est pas Seigneur, c’est un autre qui y est seigneur («ces royaumes sont à moi», dit-il à Jésus, sans être contredit par ce dernier[2]). Partout où domine l’argent, le pouvoir, l’égo, l’Homme, nous sommes encore dans le royaume du prince de la puissance de l’air.
 

®Le Sarment/Jérôme Prékel
 

[1] Matthieu 22/14: “Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus”.
 

[2] Luc 4/6: “Et [le diable] lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux”.

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"Parabole d’une politique étrangère", rediffusion d’un appel à la prière pour la Côte d’Ivoire en 2003 http://www.blogdei.com/850/parabole-d-une-politique-etrangere-rediffusion-d-un-appel-a-la-priere-pour-la-cote-d-ivoire-en-2003/ http://www.blogdei.com/850/parabole-d-une-politique-etrangere-rediffusion-d-un-appel-a-la-priere-pour-la-cote-d-ivoire-en-2003/#comments Fri, 22 Jul 2011 15:10:43 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/wordpress/?p=850 voxdei

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voxdei

Ndlr: Un article diffusé sur voxdei en 2003, et rediffusé sur blogdei le 8 janvier 2007. 4 ans après la première rediffusion et 8 ans après son écriture, ce texte laissait déjà entrevoir ce qui s’est passé dernièrement. Curieusement, j’ai fait un rêve voici quelques jours. Je rêvais qu’en Côte d’Ivoire, les gens vivaient tous dans une sorte de fausse euphorie, comme si chacun était obligé d’afficher un sourire et une satisfaction mais que derrière, ils savaient avoir affaire à une impitoyable dictature. Même devenue molle, cette dictature posait un faux masque hypocrite sur tout un pays. Je ne sais trop qu’en penser ni qu’en faire, aussi je vous le partage. Pour mémoire… voici le Ndlr de l’époque, en 2003: Dans cette « parabole d’une politique étrangère », notre frère Philippe Duroy nous parle à mots couverts, certes, mais vous aurez compris qu’il nous parle de la France et de son immiscion dans les affaires de la Côte d’Ivoire. Vieil état colonial, la France ne veut pas que soient modifiées les frontières artificielles héritées du… partage colonial. Image de marque oblige. Cette réflexion intéressante émane d’un français vivant aux USA. Depuis vendredi dernier, ce frère a sur le coeur un fardeau, dont il se délivre maintenant : prions donc pour que le Seigneur fasse grâce !

Parabole d’une politique étrangère

Un « certain » pouvoir commença à perdre du terrain dans un pays d’Afrique Occidentale à cause de la montée progressive d’un autre pouvoir s’appuyant sur Celui qui a reçu tout Pouvoir.

Ce pouvoir-là, le « certain » pouvoir, excelle dans la Maître-Façon, l’art de tromper, de manipuler et de discréditer. Il est arrivé à appeler mal ce qui est bien et bien ce qui est mal. Il a réussi à tout mélanger dans un méli-mélo afin de confondre tous ceux qui sont de bonne volonté dans la société. Il sait aussi menacer et intimider les plus audacieux. Surtout, il sait les discréditer aux yeux de ceux qui sont de bonne volonté afin qu’ils n’ouvrent pas les yeux pour y voir plus clair de peur qu’ils ne se lèvent et ne s’opposent au dessein royalement universel.

Ce « certain » pouvoir ne peut être reconnu que si l’on observe attentivement ses œuvres. Ce qu’il produit et fait. Mais aussi ce qu’il ne fait pas. La règle en la matière c’est que l’on reconnaît l’arbre à ses fruits. Le « certain » pouvoir, depuis longtemps, contrôle tous les pays où l’on n’y voit rien. En particulier, il squatte le cœur d’un vieil Etat majestueux. Dans l’un de ses joyaux du passé, le vrai pouvoir continuait à progresser à tel point que le « certain » pouvoir commença à s’inquiéter, puis à s’énerver et à gesticuler. Mais le vrai pouvoir finit par conquérir la citadelle du joyau de la Francophonie.

Comme il ne fallait surtout pas que le vrai pouvoir gagne toute l’Afrique et finisse par remonter jusqu’au cœur du vieil Etat majestueux, le « certain » pouvoir entreprit une « certaine » déstabilisation. Il continua en fédérant toutes les forces qui s’opposent au vrai pouvoir afin de dénoncer, discréditer, déstabiliser, contrer, contre-carrer, imposer, humilier, déclarer et pour finir dans une grande messe, institutionnaliser la chose et mettre devant le fait accompli. Le « certain » pouvoir fait tout cela au nom de la paix afin que tous ceux qui dorment au pays de la Belle au bois dormant continuent… à dormir.

Comme cela ne suffit pas, le « certain » pouvoir continue à carricaturer, discréditer, clamer et déclamer, étiqueter, labelliser et marquer le vrai pouvoir qui progresse partout ailleurs dans le monde.

A ce jour, le « certain » pouvoir est en passe de réussir son entreprise de restauration. Il semble avoir gagné cette bataille. Mais il doit savoir que s’il continue dans la voie du mensonge, de l’arrogance, de la violence par bras interposés, il va avoir affaire à Celui qui détient tout Pouvoir. Alors ce « certain » pouvoir sera exposé en plein jour, dévoilé. Il devra rendre la monnaie de sa pièce et rendre compte devant Celui qui est la véritable pierre de l’angle.

Philippe Duroy (philippe_duroy@hotmail.com)

Oklahoma, USA, le 28 Janvier 2003

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[ Extrait de livre ] Lettre à celle que j’aime, par Faty Eriollah http://www.blogdei.com/14582/lettre-a-celle-que-jaime-par-faty-eriollah/ http://www.blogdei.com/14582/lettre-a-celle-que-jaime-par-faty-eriollah/#comments Wed, 01 Jun 2011 22:09:04 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=14582

Michelle.dastier.org

Ma fille, viens là sur mon cœur. J’ai tellement de choses à te dire, et à te faire comprendre.

Sais-tu seulement qui tu es ? Le sais-tu ? Je vais te le dire : tu es mon autre ! Je t’ai créée parfaite, à mon image, à ma ressemblance. Troublante …car plus que l’homme, tu es celle en qui ma beauté se donne à voir.

Tu es ma parure, ma gloire, ma fierté. Le chef-d’œuvre parfait qui a parachevé ma création. Celle que j’ai soigneusement cachée en mon sein depuis toujours, et que j’ai présentée à Adam tel un joyau.

Tu étais assurément ce que je lui ai donné de plus précieux. J’ai auréolé ton visage d’une belle chevelure, dessiné au crayon tes traits fins et délicats. J’ai caressé ta joue et posé mon pinceau sur tes lèvres.

Je t’ai tissé un corps gracieux, dans l’étoffe la plus douce, fait de charmes, de courbes tendres, et de collines harmonieuses. J’ai fait de toi un jardin clos et parfumé, où les saisons ne meurent jamais. Tu es la source bénie où ruissellent le lait du matin et le miel du soir.

J’ai réuni en toi la douceur et la tendresse, la candeur et l’innocence. J’ai mis sous ta langue les mots qui consolent l’âme, non ceux qui la brisent, les berceuses qui apaisent, non celles qui perdent les hommes.

Je t’ai fait gardienne de la pureté, de la sainteté ; et j’ai dit à la sagesse ‘’ Demeure en elle !’’

J’ai ouvert ton ventre à la Vie, afin que par toi, les êtres viennent au monde ; en ceci tu es encore plus remarquable !

Tout comme je suis la source de toute vie, je t’ai rendue semblable à moi, j’ai fait de toi l’extension de ma matrice : oui je t’ai confié le sort de l’humanité. Considère la noble tâche que je t’ai donnée ! J’ai fait de toi une alcôve d’amour, qui en diffuse l’essence par ta seule présence. Je t’ai donné des genoux pour porter, et des mamelles pour allaiter. Tu es le coussin d’or qui accueille les tendres espoirs de tout nouveau-né. C’est dans tes bras, qu’il s’épanouit en toute sécurité.

Je t’ai créée fragile et forte à la fois Quelquefois tu es au sommet de la montagne, d’autres fois au creux de la vallée, afin que tu ne cesses jamais de regarder à moi.

Je t’ai donnée des larmes afin que tu y déverse ton cœur, ton fardeau et ta souffrance, toutes les fois où ton âme sera en peine. Moi ton Seigneur je les recueille constamment ; je les mêle aux miennes et les déverse en pluie douce sur la terre.

Oui je pleure sur toi. Je pleure sur ton Eden perdu, sur ta beauté ravagée. Je pleure sur ton sein bafoué, sur ta virginité souillée. Je pleure sur tes enfants perdus, rebelles, affamés, et esclaves du péché. Je pleure sur ceux qui auraient dû te protéger, et qui t’ont ruinée, qui auraient dû te secourir, et qui t’ont vendue, qui auraient dû te consoler, et qui t’ont affligée.

- Adam où es-tu ?

C’est ton cri, mais sache qu’il a été le mien avant le tien. C’est la saison des amours. Ne le vois-tu pas ? Ecoute frémir le cœur de la rose à l’approche du printemps. Vois l’aube du soir courtiser la blanche aurore. Mes yeux parcourent tes vastes champs dorés, tes jardins parfumés. Je suis ton Dieu.

Assoiffé de toutes tes sources et de tes ruisseaux, je viens mendier ton eau. Donnes- moi un peu d’amour. Je suis ton Boaz, et toi ma Ruth. Réchauffe mes pieds qui ont si froid. La nuit voudrait me ravir ma seule étoile. J’ai peur qu’à ses lèvres tu ne sois prise, alors je frappe à ta porte les bras chargés de roseaux. Ne tardes pas à m’ouvrir, ma bien-aimée ! Ne laisse rien ternir ta robe, car mon retour est proche !

 

Que j’ai hâte que tu sois auprès de moi ! Garde espoir car tu m’entendras bientôt te dire : Entre ! Ce palais est à toi. Ce marbre qui luit, ces joyaux qui scintillent….tout est à toi. Je t’ai choisie comme Epouse, pour être à la fois, gardienne de ce temple, et l’âme qui l’éclaire

Tu es partie depuis si longtemps, mais les murs se souviennent de toi. Ton nom est incrusté en lettres d’or sur les colonnes sculptées. Tu écarquilles les yeux, est-ce un rêve ? Ces visages doux et souriants qui t’accueillent, ce sont les héros qui gardèrent la foi.

Entre. Laisse mes anges t’escorter. Je t’ai tissé une robe spéciale, dans le blanc le plus pur, faite dans un tissu que tu ne connais pas.

Retire ton collier de douleurs. Ici l’Espérance encense l’âme et exile les pleurs.

 

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Pleurez pour vos bergers, par David Wilkerson http://www.blogdei.com/14234/pleurez-pour-vos-bergers-par-d-wilkerson/ http://www.blogdei.com/14234/pleurez-pour-vos-bergers-par-d-wilkerson/#comments Sat, 07 May 2011 08:34:47 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14234

/sentinellenehemie.free.fr

(remerciements à Carole pour ce lien)

Ndlr: D. Wilkerson n’a pas seulement évoqué les signes du temps présent, il était aussi porteur d’un message de repentance et de réconciliation avec Dieu, faisant de lui l’un des prophètes des temps modernes.

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Il est temps de pleurer et de nous lamenter pour les bergers qui gardent les brebis du Seigneur. Pleurez pour les pasteurs, les évangélistes, les prophètes et les docteurs, car Dieu est sur le point d’envoyer de terribles jugements sur ceux qui sont devenus mauvais, sensuels et aveugles. Les bergers selon Dieu eux-mêmes pleurent entre la porte et l’autel face à la condition de l’Eglise, et le Seigneur S’occupera Lui-même des bergers corrompus et égoïstes.

Ecoutez la grande prophétie de Jérémie :

 » Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent le troupeau de mon pâturage! dit l’Eternel. C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël, sur les pasteurs qui paissent mon peuple: Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées, vous n’en avez pas pris soin; voici, Je vous châtierai à cause de la méchanceté de vos actions, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :1-2).

Le cœur de Jérémie était brisé devant la corruption qu’il voyait au milieu de ceux qui étaient appelés à diriger le peuple de Dieu. Le péché si criard et l’égoïsme des serviteurs de Dieu de son époque l’accablaient tellement qu’il tremblait comme un homme ivre de vin. Il pleurait :

 » Sur les prophètes. Mon cœur est brisé au dedans de moi, tous mes os tremblent; je suis comme un homme ivre, comme un homme pris de vin, à cause de l’Eternel et à cause de Ses paroles saintes. Car le pays est rempli d’adultères; le pays est en deuil à cause de la malédiction; les plaines du désert sont desséchées. Ils courent au mal, ils n’ont de la force que pour l’iniquité. Prophètes et sacrificateurs sont corrompus; Même dans ma maison J’ai trouvé leur méchanceté, dit l’Eternel.  » ( Jérémie 23 :9-11)

Et le prophète ajoute ces paroles terribles :

 » C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel des armées sur les prophètes: Voici, je vais les nourrir d’absinthe, et Je leur ferai boire des eaux empoisonnées; Car c’est par les prophètes de Jérusalem que l’impiété s’est répandue dans tout le pays.  » (Jérémie 23 :15).

Une terrible malédiction était tombée sur le pays; l’adultère sévissait de toute part; le peuple de Dieu avait emprunté un chemin diabolique et il était spirituellement desséché et déprimé. Mais ses propres bergers n’avaient pas pitié de lui. Ses bergers étaient aveugles devant la menace d’un jugement imminent du Dieu Tout-Puissant. Alors que les armées ennemies s’approchaient des portes mêmes de la ville, les bergers aveugles prêchaient un message réconfortant de paix et de prospérité. Ils avaient réussi à convaincre le peuple que le temps de bonheur n’aurait pas de fin. Jérémie savait pourquoi ces bergers, ces sacrificateurs et ces prophètes égocentriques ne prêchaient pas contre le péché ou n’avertissaient pas le peuple. Il savait pourquoi ils n’opéraient que des guérisons superficielles en faveur du peuple de Dieu. Parce qu’eux-mêmes, ils étaient très liés par les mêmes péchés – eux aussi, ils vivaient un mensonge.

Ecoutez Jérémie qui les accuse :

 » Mais dans les prophètes de Jérusalem j’ai vu des choses horribles; ils sont adultères, ils marchent dans le mensonge; ils fortifient les mains des méchants, afin qu’aucun ne revienne de sa méchanceté; ils sont tous à mes yeux comme Sodome, et les habitants de Jérusalem comme Gomorre. «  (Jérémie 23 :14).

La tempête de l’Eternel était déjà bien résolue, et Dieu avait averti Son peuple par les saints prophètes que Sa colère ne faillirait pas, et que le jugement était inévitable. Mais Jérémie pouvait à peine croire ce qu’ils prêchaient. Ces bergers avaient face à eux un peuple qui marchait dans l’obstination, tolérant la fornication et l’adultère, vivant sous une malédiction et se préparant à tomber sous un jugement dévastateur – et ces bergers mentaient au peuple de Dieu, en prêchant un message de fausse sécurité :

 » Ils disent à ceux qui me méprisent: L’Eternel a dit: Vous aurez la paix; et ils disent à tous ceux qui suivent les penchants de leur cœur: Il ne vous arrivera aucun mal.  » (Jérémie 23 :17).

S’ils avaient été des hommes de prière et s’étaient mis à part pour Dieu et L’avaient cherché de tout leur cœur, ils auraient entendu le tonnerre venir au loin, ils auraient discerné qu’un jugement était déjà programmé, ils auraient été secoués, consumés par le désir de réveiller le peuple de Dieu. Dieu dit :

 » Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé. S’ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre Mes paroles à Mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, ee la méchanceté de leurs actions.  » (Jérémie 23 :21-22).

Jérémie tonna dans une noire colère :

 » Ainsi parle l’Eternel des armées: N’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous prophétisent! Ils vous entraînent à des choses de néant; ils disent les visions de leur cœur, et non ce qui vient de la bouche de l’Eternel.  » (Jérémie 23 :16).

Il ajouta :  » Ils se dérobent Mes paroles l’un à l’autre.  » et aussi :  » Les prophètes ne sont que du vent, et personne ne parle en eux. Qu’il leur soit fait ainsi! «  (Jérémie 5 :13).

Ces bergers rétrogrades étaient tellement épris de leurs propres rêves qu’ils prenaient la tromperie de leur cœur pour le feu et l’onction de la vraie Parole. Il y a beaucoup de rêveurs et de conspirateurs sur les estrades des églises, de nos jours – des hommes d’église qui disent à tout vent :  » J’ai un rêve.  » Dieu dit :

 » J’ai entendu ce que disent les prophètes qui prophétisent en Mon nom le mensonge, disant: J’ai eu un songe! J’ai eu un songe! Jusques à quand ces prophètes veulent-ils prophétiser le mensonge, prophétiser la tromperie de leur cœur? Ils pensent faire oublier Mon nom à Mon peuple par les songes que chacun d’eux raconte à son prochain, comme leurs pères ont oublié Mon nom pour Baal. Que le prophète qui a eu un songe raconte ce songe, et que celui qui a entendu Ma parole rapporte fidèlement Ma parole. Pourquoi mêler la paille au froment? dit l’Eternel. Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Eternel, et comme un marteau qui brise le roc?  » (Jérémie 23 :25-29).

Les bergers égocentriques produisent des rétrogrades

Jérémie n’avait aucun doute sur la cause de la chute du peuple de Dieu. La parole de l’Eternel lui fut adressée en ces mots :

 » Exterminez de Babylone celui qui sème, et celui qui manie la faucille au temps de la moisson! Devant le glaive destructeur, que chacun se tourne vers son peuple, que chacun fuie vers son pays. «  (Jérémie 50 :16).

Le peuple de Dieu était frappé de stupeur; il était perdu, et errait sans but. Il ne savait pas à quel point il s’était éloigné du bon chemin. Il avait  » oublié son bercail  » (Jérémie 50 :6).

Jérémie dit :  » Tous ceux qui les trouvaient les dévoraient. «  (Jérémie 50 :7). C’est une allusion aux puissances démoniaques de Satan.

Quel tableau de la condition réelle de la Maison de Dieu pouvons-nous faire ? Des multitudes de brebis rétrogradent. Elles sont perdues et ne le savent pas. La puissance de l’enfer les assaillent, pille leurs vies, détruit leurs enfants, sème la confusion et la discorde dans leurs foyers et leurs mariages. Elles ne connaissent même pas les bons vieux appels à s’avancer que l’on lançait dans les églises, et qui amenaient les gens à pleurer de repentance. Elles n’ont pas l’occasion d’entendre les messages enflammés de bergers au cœur brisé. On ne leur a jamais présenté ce bon vieux schéma.

Dieu accuse les bergers égocentriques de produire l’apostasie chez les chrétiens.  » Leurs bergers les ont égarés; ils les ont détournés du chemin.  » Il est absolument impossible d’esquiver cette cinglante accusation, car elle vient de Dieu Lui-même.

Esaïe a eu une vision effroyable du peuple de Dieu, celle de puissances démoniaques harcelant le troupeau et faisant des ravages. Aucun mur n’a été dressé, aucun berger ne s’est mis en peine, il n’y avait personne pour dire :  » Ca suffit !  » Satan avait quartier libre :

« Vous toutes, bêtes des champs, Venez pour manger, vous toutes, bêtes de la forêt!  » (Esaïe 56 :9).

Le prophète était tout simplement en train de décrire la situation catastrophique du peuple de Dieu. Dans les Ecritures, les bêtes représentent les puissances sataniques.

Le lion dévorait sans rencontrer d’opposition. Il cherchait tranquillement qui dévorer. Pourquoi ? Parce que les bergers étaient devenus aveugles ! Les sentinelles rêvaient, et poursuivaient avec avidité leurs propres ambitions.

Esaïe dit :

 » Ses gardiens sont tous aveugles, sans intelligence; ils sont tous des chiens muets, incapables d’aboyer; ils ont des rêveries, se tiennent couchés, aiment à sommeiller. Et ce sont des chiens voraces, insatiables; ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre; tous suivent leur propre voie, chacun selon son intérêt, jusqu’au dernier.  » (Esaïe 56 :10-11)

Esaïe était affligé parce que le peuple de Dieu était pillé et fait prisonnier par la puissance de l’ennemi.

 » Et c’est un peuple pillé et dépouillé! On les a tous enchaînés dans des cavernes, plongés dans des cachots; ils ont été mis au pillage, et personne qui les délivre! Dépouillés, et personne qui dise: Restitue! «  (Esaïe 42 :22).

Où étaient les bergers, où étaient les serviteurs de Dieu quand tout ce pillage eut lieu ? Ils n’ont été absolument d’aucune aide. Ils titubaient tels des aveugles, des sourds, ils étaient insensibles :

 » Qui est aveugle, sinon Mon serviteur, et sourd comme Mon messager que J’envoie? Qui est aveugle, comme l’ami de Dieu, aveugle comme le serviteur de l’Eternel?  » (Esaïe 42 :19).

Jérémie ajoute :

 » Voici, dit l’Eternel, J’en veux à ceux qui prophétisent des songes faux, qui les racontent, et qui égarent Mon peuple par leurs mensonges et par leur témérité; Je ne les ai point envoyés, Je ne leur ai point donné d’ordre, et ils ne sont d’aucune utilité à ce peuple, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :32).

Ezéchiel a confirmé la triste vérité de ce que les bergers avides et intéressés étaient la cause de la confusion et de l’impuissance régnant au sein du peuple de Dieu. Il dit :

 » Elles se sont dispersées, parce qu’elles n’avaient point de pasteur; elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, elles se sont dispersées. Mon troupeau est errant sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, Mon troupeau est dispersé sur toute la face du pays; nul n’en prend souci, nul ne le cherche. C’est pourquoi, pasteurs, écoutez la parole de l’Eternel! Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, parce que mes brebis sont au pillage et qu’elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, faute de pasteur, parce que Mes pasteurs ne prenaient aucun souci de mes brebis, qu’ils se paissaient eux-mêmes, et ne faisaient point paître Mes brebis.  » (Ezéchiel 34 :5-8).

Il en est ainsi aujourd’hui. Il y a pénurie d’authentiques bergers saints qui guident le peuple de Dieu dans la sainteté. Le cri de ceux qui ont faim retentit :

 » Où puis-je trouver un berger selon Dieu pour nourrir mon âme ?  » Ceux qui, eux, ont la chance d’avoir un berger selon Dieu, devraient être très reconnaissants.

Dieu donne l’ordre à Ezéchiel de prophétiser contre les bergers d’Israël. Quelle réprimande cinglante n’a t-il pas lancée aux serviteurs de Dieu !

 » Fils de l’homme, prophétise contre les pasteurs d’Israël! Prophétise, et dis-leur, aux pasteurs: Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes! Les pasteurs ne devaient-ils pas paître le troupeau? Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis.  » (Ezéchiel 34 :2-3).

Zacharie a dit exactement la même chose. Non seulement les bergers étaient-ils aveugles et préoccupés par leurs propres rêves, mais ils n’étaient même pas là quand on avait besoin d’eux. Il déclara :

 » Car les théraphim ont des paroles de néant, les devins prophétisent des faussetés, les songes mentent et consolent par la vanité. C’est pourquoi ils sont errants comme un troupeau, ils sont malheureux parce qu’il n’y a point de pasteur. «  (Zacharie 10 :2).

Ce même prophète déplorait la façon qu’avaient les bergers de traiter le peuple de Dieu comme de la marchandise. Ils s’enrichissaient et prospéraient en tondant les brebis :

 » Ainsi parle l’Eternel, mon Dieu: Pais les brebis destinées à la boucherie! Ceux qui les achètent les égorgent impunément; Celui qui les vend dit: Béni soit l’Eternel, car je m’enrichis! Et leurs pasteurs ne les épargnent pas. «  (Zacharie 11 :4-5).

Un jour de jugement va tomber sur les faux bergers !

Les prophètes ont prédit un jour de jugement soudain sur les bergers et les ministères qui ont trompé le peuple de Dieu. On arrive à un temps où Dieu ne peut plus supporter la cupidité, l’égocentrisme, les prédications parlant de la fausse paix, l’arrogance des ministères qui encouragent les chrétiens charnels et rebelles dans leur entêtement. Dieu finit par éclater soudain et Il provoque une grande tempête :

 » Ainsi parle l’Eternel des armées: Voici, la calamité va de nation en nation, Et une grande tempête s’élève des extrémités de la terre. «  (Jérémie 25 :32).

Selon les prophètes, des jugements violents et rapides tomberont sur les ministères et leur travail – et l’on entendra des gémissements et des pleurs quand tout va commencer à s’écrouler.

 » Gémissez, pasteurs, et criez! Roulez-vous dans la cendre, conducteurs de troupeaux! Car les jours sont venus où vous allez être égorgés. Je vous briserai, et vous tomberez comme un vase de prix. Plus de refuge pour les pasteurs! Plus de salut pour les conducteurs de troupeaux! On entend les cris des pasteurs, les gémissements des conducteurs de troupeaux; car l’Eternel ravage leur pâturage. «  (Jérémie 25 :34-36).

A nouveau, nous sommes arrivés à un stade où la situation est sur le point d’exploser du fait d’un jugement divin sur les bergers et les ministères – ce ne sera pas le diable qui va arrêter les ministères, ce sera Dieu ! Dieu bloquera leurs ressources financières; les dettes s’accumuleront et les problèmes séviront de toutes parts. De l’intérieur, de l’extérieur, il n’y aura qu’agitation, persécution, terreur et panique, tout cela étant permis par Dieu, pour mettre fin à ces ministères, et à ces bergers qui satisfont la chair. Dieu en a assez du christianisme de carnaval, du show-business de l’Evangile et de la collecte dégradante et immorale de fonds, tout cela au nom de Jésus. Dieu dit :  » Vous tomberez comme un vase de prix.  » Cela concerne les ministères chers, coûteux, primés, qualifiés de vase de prix, mais prêts à être brisés.

Zacharie a aussi prophétisé la colère de Dieu contre les bergers qui pratiquent des techniques de vente. Dieu lance un avertissement par l’intermédiaire de Zacharie :

 » Ma colère s’est enflammée contre les bergers. «  (Zacharie 10 :3).

Dieu annonce très clairement qu’Il finira par supprimer les ministères des bergers qui se nourrissent eux-mêmes tout en trompant les brebis :

 » Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Voici, j’en veux aux pasteurs! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, Je ne les laisserai plus paître mes brebis, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes; Je délivrerai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie. «  (Ezéchiel 34 :10).

Dieu, par tous Ses saints prophètes, a déclaré une année de châtiment sur les bergers iniques. Jérémie a parlé de cette période de châtiment prédéfinie :

 » Prophètes et sacrificateurs sont corrompus; même dans ma maison J’ai trouvé leur méchanceté, dit l’Eternel. C’est pourquoi leur chemin sera glissant et ténébreux, ils seront poussés et ils tomberont; car je ferai venir sur eux le malheur, l’année où Je les châtierai, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :11-12)

Préparez-vous ! Les chrétiens seront bientôt bombardés, plus que jamais auparavant, de demandes d’aide financière, lancées avec tristesse et désespoir, par des ministères au bord du gouffre. Que d’appels épouvantables ! La culpabilité et la pression fuseront de partout. C’est le bruit du fracas de l’agonie de ces ministères mourants tombant sous le jugement divin.

Le Besoin de Bergers Ayant un Cœur Selon Dieu

Il y a un besoin désespéré de bergers saints, possédant la crainte de Dieu. Car le peuple de l’Eternel est enclin à rétrograder. Sans bergers oints pour le réveiller et le secouer, il retournera continuellement dans le monde et l’immoralité.

Cela peut nous blesser profondément, mais c’est la vérité : le peuple de Dieu a toujours eu un penchant pour le monde et l’idolâtrie, depuis le commencement. L’Israël de Christ est tout aussi opiniâtre que l’Israël de Moïse. Dieu appela Israël à sortir d’Egypte afin de devenir Sa possession propre. Il désirait un peuple mis à part qui L’adorerait et Le servirait d’un cœur soumis. Il dit :

 » Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte, et comment Je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers Moi. Maintenant, si vous écoutez Ma voix, et si vous gardez Mon alliance, vous M’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à Moi; vous serez pour Moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël. «  (Exode 19 :4-6).

Moïse connaissait le penchant de leurs cœurs. Il leur dit :

 » Sache donc que ce n’est point à cause de ta justice que l’Eternel, ton Dieu, te donne ce bon pays pour que tu le possèdes; car tu es un peuple au cou roide. Souviens-toi, n’oublie pas de quelle manière tu as excité la colère de l’Eternel, ton Dieu, dans le désert. Depuis le jour où tu es sorti du pays d’Egypte jusqu’à votre arrivée dans ce lieu, vous avez été rebelles contre l’Eternel (…).Vous avez été rebelles contre l’Eternel depuis que Je vous connais.  » (Deutéronome 9 :6,7,24).

Le peuple, à cette époque, avait pour berger l’homme le plus humble et le plus dévoué sur toute la surface de la terre. Il parlait tel l’oracle de Dieu et il marchait dans Sa gloire, tout en devant, par ailleurs, avertir, et cajoler le peuple, le juger et le pousser à suivre Dieu. Mais même exposé à un enseignement aussi saint et divin, il ne lâcha pas ses convoitises et sa secrète idolâtrie. Moïse en savait long sur le peuple de Dieu. Il savait qu’une fois la crainte de l’Eternel perdue, une fois que le tonnerre contre leurs péchés aurait cessé, il retomberait en masse et retournerait à son ancienne débauche. Et tout s’est passé comme Moïse l’a prophétisé.

Ecoutez ce que Dieu dit au sujet de la nature de Ses enfants :

 » Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s’abandonne-t-il à de perpétuels égarements? Ils persistent dans la tromperie, ils refusent de se convertir.  » (Jérémie 8 :5).

 » Mon peuple est enclin à s’éloigner de Moi; on les rappelle vers le Très-Haut, mais aucun d’eux ne L’exalte.  » (Osée 11 :7).

 » Je t’ai parlé dans le temps de ta prospérité; tu disais: Je n’écouterai pas. C’est ainsi que tu as agi dès ta jeunesse; tu n’as pas écouté Ma voix. «  (Jérémie 22 :21).

Cette tendance continuelle à rétrograder est-elle un phénomène propre à l’Ancien Testament seulement ? Même pas ! A la fin des temps de l’Eglise, vous voyez Christ prononcer des jugements sur l’Eglise de Laodicée – une Eglise rétrograde, aveugle et corrompue – et qui ignore sa condition, un peuple vantard,  » tête de mule « , qui s’enorgueillit de posséder tant de choses, mais qui en réalité, donne au Seigneur envie de vomir. Paul avertit l’Eglise du Nouveau Testament que des marchands s’infiltreraient parmi eux, des docteurs qui ont pour dieu leur ventre, qui prêcheraient la Parole et enseigneraient pour l’appât impie du gain.

Des bergers idolâtres pour des brebis qui aiment les idoles

Ceux qui refusent de renoncer à leurs idoles et qui ne veulent pas mettre de côté leurs pierres d’achoppement se laisseront égarer par des serviteurs corrompus qui leur donneront ce qu’ils attendent.

Un groupe d’anciens d’Israël est venu trouver Ezéchiel pour s’enquérir du Seigneur. Dieu dit au prophète :

 » Fils de l’homme, ces gens-là portent leurs idoles dans leur cœur, et ils attachent les regards sur ce qui les a fait tomber dans l’iniquité. Me laisserai-je consulter par eux? «  (Ezéchiel 14 :3).

Dieu dit donc, en résumé :  » Je répondrai aux voies corrompues et idolâtres par des messages corrompus et idolâtres. Ils sont tellement focalisés sur leurs idoles, tellement obsédés par leur péché caché qui les a liés, tellement déterminés à Me suivre tout en donnant libre cours à la chair, que Je leur donnerai des enseignants pour leur déboucher les oreilles malades. J’enverrai parmi eux des bergers qui useront et abuseront d’eux, qui prêcheront à l’idolâtrie de leurs cœurs, et leur donneront raison.  » (Ezéchiel 14 :4-10).

Nous avons la musique du diable dans la Maison de Dieu parce que la jeunesse l’a demandé – les parents ne s’y sont plus opposés, alors les pasteurs ont tout simplement cédé et donné aux gosses ce qu’ils voulaient. Une Eglise riche et engraissée s’est accoutumée au luxe et elle se vautre maintenant dans l’idolâtrie du matérialisme – et ainsi de suite, Dieu répond à l’idolâtrie par des prédicateurs éloquents qui donneront à l’Eglise une théologie qui justifie ses actes.

Des bergers selon le cœur de Dieu

Alors que Dieu est en train de juger les bergers égocentriques, Il est en train de lever en même temps des bergers selon Son cœur. Ces mêmes prophètes qui ont prédit la chute des bergers avides et corrompus ont aussi prophétisé la venue de bergers saints et de pasteurs selon Dieu qui allaient nourrir le troupeau dans la justice. Dieu s’est réservé pour Lui seul des serviteurs provenant de Sion, la sainte montagne de Dieu :

 » Revenez, enfants rebelles, dit l’Eternel; car Je suis votre maître. Je vous prendrai, un d’une ville, deux d’une famille, et Je vous ramènerai dans Sion. Je vous donnerai des bergers selon mon cœur, et ils vous paîtront avec intelligence et avec sagesse.  » (Jérémie 3 :14-15).

Tout commence avec quelques personnes de l’assemblée – un ici, deux là -, quelques bribes éveillées, qui ont faim, et qu’Il appelle à sortir. Dieu dit :

 » Je leur donnerai un cœur pour qu’ils connaissent que Je suis l’Eternel; ils seront Mon peuple, et Je serai leur Dieu, s’ils reviennent à Moi de tout leur cœur. «  (Jérémie 24 :7).

Quand les élus de Dieu débarrassent leur vie et leur maison de toute idole, et quand le Saint-Esprit les poussent à la sainteté et la pureté – quand leurs cœurs deviennent désespérément affamés de vérité et de réalité -, Dieu leur donnera un cœur nouveau. Ils ne se satisferont plus s’écouter des prédicateurs légers et simplets. Ils discerneront vite quels bergers sont véritables et quels bergers sont faux. Ils seront dans la bergerie d’un vrai berger qui nourrira leurs âmes affamées. Ils seront repris et apprécieront cela – car cela produira en eux une haine pour le péché. Jérémie a prophétisé :

 » En ces jours, en ce temps-là, dit l’Eternel, les enfants d’Israël et les enfants de Juda reviendront ensemble; ils marcheront en pleurant, et ils chercheront l’Eternel, leur Dieu. Ils s’informeront du chemin de Sion, ils tourneront vers elle leurs regards: Venez, attachez-vous à l’Eternel, par une alliance éternelle qui ne soit jamais oubliée! «  (Jérémie 50 :4,5).

Dieu dit :

 » J’établirai sur elles des pasteurs qui les paîtront; elles n’auront plus de crainte, plus de terreur, et il n’en manquera aucune, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :4).

Dieu a promis d’élever dans les temps de la fin des bergers avec le cœur et les caractéristiques de David :

 » Je porterai secours à Mes brebis, afin qu’elles ne soient plus au pillage, et Je jugerai entre brebis et brebis. J’établirai sur elles un seul pasteur, qui les fera paître, Mon serviteur David; il les fera paître, il sera leur pasteur.  » (Ezéchiel 34 :22,23).

Ceci fait allusion à Jésus, le grand Berger par excellence de tous les élus, ainsi qu’aux bergers ayant un cœur comme David – des cœurs repentants, ayant la crainte de l’Eternel et la jalousie pour Sa sainteté. Dieu nous a donné tant de promesses glorieuses concernant la nourriture et les bergers aux temps de la fin :

 » C’est Moi qui ferai paître Mes brebis, c’est Moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Eternel. Je chercherai celle qui était perdue, Je ramènerai celle qui était égarée, Je panserai celle qui est blessée, et Je fortifierai celle qui est malade. Mais Je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice. « 

(Ezéchiel 34 :15,16).

Esaïe 40 :11 :  » Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent. « 

Apocalypse 7 :17 :  » Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. « 

Conclusion

Qu’aucun serviteur mécontent et rebelle ne soit rassuré par ce message, le traitant avec haine et mépris. Ce que je viens de présenter est le message des prophètes, mais c’est avec un amour et une compassion profonds et sincères pour tous les serviteurs troublés, blessés. C’est avec amour que cette parole forte est livrée, étant donné qu’elle a d’abord percé mon propre cœur. Dieu ne permettra pas que des chrétiens renfrognés et grincheux touchent à Ses oints – surtout quand ceux-ci passent par le feu du fondeur.

Dieu est si patient, si tendre envers tous Ses serviteurs. La vérité est que les bergers qui sont vraiment oints et touchés par la gloire et le feu de Dieu sont passés par beaucoup d’épreuves. Nombreux étaient ceux qui, à un moment donné, ont été séduits par leur égoïsme et leur esprit de compétition, en luttant pour être acceptés ou respectés, motivés par l’envie de réussir et aveuglés par les rêves du monde. Mais Dieu a vu en eux quelque chose qu’Il a aimé – un cœur repentant, affamé, un désir ardent pour des choses de Dieu plus profondes. Et ceux qui ont fait preuve de patience à leur égard, qui ont prié pour eux, les aimant assez pour attendre que Dieu ait le temps de les ramener à Lui – ceux-là ont été, en retour, tellement bénis parce que maintenant ils sont réellement conduits par un berger qui a traversé le feu. Ils ont maintenant un homme de Dieu grâce auquel ils grandissent en Christ; et ils sont maintenant une partie du corps entièrement connectée à la Tête.

Pleurez sur vos bergers ! Pleurez avec amour, avec douleur, mais aussi avec espoir ! Dieu dispose de Ses vrais bergers aujourd’hui, bien que rares et méconnus, des bergers ne se compromettant pas et qui aiment assez le troupeau pour lui montrer ses péchés et l’appeler à se repentir. Priez pour votre pasteur – il est réprouvé comme jamais auparavant. Priez pour tous les évangélistes et tous les ministères. Vous êtes amenés à suivre des bergers qui ont perdu leur onction – mais ne les touchez pas, c’est l’affaire de Dieu qui va s’occuper d’eux personnellement.

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« Un tremblement de terre qui affectera le Japon précédera celui que je vois venir sur les Etats-Unis » disait David Wilkerson en 1973 http://www.blogdei.com/14168/un-tremblement-de-terre-qui-affectera-le-japon-precedera-celui-que-je-vois-venir-sur-les-etats-unis-disait-david-wilkerson-en-1973/ http://www.blogdei.com/14168/un-tremblement-de-terre-qui-affectera-le-japon-precedera-celui-que-je-vois-venir-sur-les-etats-unis-disait-david-wilkerson-en-1973/#comments Tue, 03 May 2011 07:10:02 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14168

« La Vision », D. Wilkerson / Editions Vida

Des tremblements de terre aux Etats-Unis. Les Etats-Unis vont expérimenter, dans un avenir proche, le tremblement de terre le plus tragique de toute leur histoire.

Un jour prochain, cette nation va tituber sous le poids de la nouvelle la plus importante des temps modernes: celle du tremblement de terre le plus grand et le plus désastreux de toute l’Histoire.

Il provoquera une immense panique et une grande frayeur. Sans aucun doute, ce sera l’un des tremblements de terre sur lequel on recevra le plus d’informations.

Les chaînes de télévision suspendront leurs émissions pour donner des informations qui dureront toute la journée.

Un autre tremblement de terre, qui affectera peut-être le Japon, précédera celui que je vois venir sur les Etats-Unis.

Il n’y a pas le moindre doute, en mon esprit, concernant ce grand tremblement de terre qui va atteindre notre continent.

Je crois qu’il sera beaucoup plus sévère que celui qui dévasta San Francisco. Je ne suis pas du tout certain qu’il aura lieu en Californie.

En réalité, je crois qu’il surviendra là où il sera le moins attendu.

Ce terrible tremblement de terre peut même arriver dans une région qui n’est pas sujette à ce genre de phénomène.

Il atteindra une telle intensité sur l’échelle de Richter, qu’il en déclenchera deux autres, relativement importants.

Je crois également que plus tard, un grand tremblement de terre se produira aux îles Aléoutiennes et qu’il provoquera de petits tremblements de terre sur toute la côte ouest des Etats-Unis.

Il est certain que des tremblements de terre vont atteindre les Etats-Unis et d’autres parties du monde avec une intensité croissante.

L’intérêt des gens concernant les tremblements de terre s’accroîtra énormément dans les années à venir.

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"Faites des provisions pour 30 jours": Rediffusion du dernier avertissement de David Wilkerson et résumé de sa vision de 1973 http://www.blogdei.com/3572/avertissement-de-david-wilkerson/ http://www.blogdei.com/3572/avertissement-de-david-wilkerson/#comments Thu, 28 Apr 2011 17:04:38 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/wordpress/?p=3572 blogdei

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blogdei

Il va se produire une terrible calamité de façon imminente. Faites des provisions pour trente jours.
(David Wilkerson, le 7 mars 2009)

(Rediffusion d’un article blogdei du 11 mars 2009 à l’occasion de l’annonce de son décès accidentel: le dernier avertissement de notre frère, assorti d’un résumé de son tout premier avertissement daté de 1973.) Par les temps qui courent et avec des évènements comme celui-ci, il est difficile de ne pas se souvenir du petit ouvrage du pasteur américain David Wilkerson, paru dans les années 70 aux éditions Vida et remis en lumière par un message paru sur son blog le 7 mars (voir en français ci-dessous).

Né en 1931 dans l’Indiana, cet « évangéliste » (homme dont le métier consiste à annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile à ceux qui sont perdus dans leurs péchés) fut envoyé par Dieu dans les bas-fonds de New York pour y accomplir une oeuvre qui résultat dans la conversion de dizaines de membres des gangs les plus durs de la ville. Un film relatant cette histoire devrait sortir prochainement.

Mais c’est surtout pour son ministère prophétique qu’est connu le pasteur Wilkerson qui, bien que très peu invité dans les églises de son propre pays, jouit d’une réputation internationale. Sa révélation reçue de Dieu – qui par certains aspect peut sembler choquante – est racontée dans 2 ouvrages: « La Vision », puis « Sonne de la trompette et avertis mon peuple », et ensuite reprise en 2003 dans un troisième ouvrage non traduit « The Vision & Beyond ». Son biographe sur Wikipedia a résumé ainsi l’essentiel de cette vision :

1 – Une récession économique vient, semant le trouble et la confusion.
. Cela commencera par l’Europe, s’étendra au Japon et aux USA.
. Une tendance mondiale consistera à unir les systèmes monétaires. Le dollar, durement touché, mettra des années à s’en remettre.
. La seule sécurité sera l’immobilier, qui finira par être également touché.

2 – La nature elle-même sera « en travail »
. Les écologistes seront très critiqués.
. La Terre connaîtra de grandes secousses sismiques.
. Une famine gigantesque se produira.
. Inondations, ouragans et tornades se produiront de plus en plus fréquemment.
. Un nouveau genre de tempêtes cosmiques se produira, créant des phénomènes « vaporeux » dans le ciel.

3 – Un raz de marée d’impureté et un « baptême de saleté » balaiera les USA.
. Des femmes aux seins nus apparaîtront à la TV, suivies par de la nudité totale.
. Des films pornographiques seront diffusés sur la TV câblée. Des jeunes se rassembleront dans les maisons pour visionner ces programmes.
. Le sexe et l’occultisme se mélangeront.
. L’homosexualité sera tolérée, même dans les églises où certains diront que c’est un don de Dieu.

4 – La rébellion dans les foyers
. Le problème n°1 de la jeunesse américaine et mondiale sera la haine contre leurs parents.

5 – Une persécution terrible contre les véritables chrétiens remplis du Saint-Esprit qui aiment Jésus-Christ.
. Un conglomérat oecuménique composé d’églises libérales et traditionnelles émergera et ne sera chrétien que de nom.
. Un mouvement anti-chrétien verra le jour.
. Un réveil se produira derrière le Rideau de fer et le Rideau de bambou.

6 – Autres
. Une nouvelle vague d’émeutes se produira.
. Les valeurs morales s’effondreront.
. Une nouvelle drogue, populaire chez les jeunes, affaiblira leur résistance et les poussera à l’activité sexuelle.
. Des pasteurs lesbiens et homosexuels seront regardés comme des pionniers d’un genre nouveau.
. On verra des danses nues dans les églises, mais ce sera un phénomène limité.
. On assistera même à des pratiques occultes dans les églises.

Il existe également sur Internet quelques versions tronquées du texte français, dont une sur le site de Michelle d’Astier, ainsi qu’un extrait de la seconde vision. Vous serez sans doute heureux de pouvoir bénéficier de plusieurs centaines de sermons de David Wilkerson, publiés sur son blog français.

L’église de David offre également au téléchargement gratuit 2 albums pour enfants aux sonorités colorées (le premier ici, et le second ). Si vous parlez l’espagnol, une version complète du livre a été scannée ici, vraisemblablement au mépris des droits d’auteur, mais l’ouvrage est disponible auprès de l’éditeur francophone ou de la librairie CLC, où une trentaine d’exemplaires de l’ouvrage vont arriver justement aujourd’hui (donc ne vous fiez pas à ce que dit le site web): dépêchez-vous de le commander si vous ne l’avez pas dans votre bibliothèque !

Terminons cet article par un avertissement publié sur le blog de David Wilkerson le 7 mars, et dont la traduction française a été publiée le lendemain:

UN MESSAGE URGENT

Je me suis senti poussé par le Saint Esprit à envoyer un message urgent à tout mon carnet d’adresse et à mes amis, à des évêques que nous avons rencontré partout dans le monde.

UNE CALAMITE QUI VA ETRE DEVASTATRICE POUR LA TERRE EST SUR LE POINT DE SE PRODUIRE. CELA VA ÊTRE TELLEMENT EFFRAYANT QUE NOUS ALLONS TOUS TREMBLER, MÊME LES PLUS FORTS SPIRITUELLEMENT.

Pendant dix ans j’ai averti que mille feux allaient venir sur la ville de New York. Ceci engloutira toute la mégapole, y compris dans les régions du New Jersey et du Connecticut. Les principales villes en Amérique feront l’expérience d’émeutes et de feux ardents : comme ceux que nous avons vu à Watts, Los Angeles il y a plusieurs années auparavant.

Il y aura des émeutes et des feux partout dans le monde. Il y aura des pillages y compris à Times Square, à New York City. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas une récession ni même une dépression. Nous sommes sous la colère de Dieu.

Dans le Psaumes 11 il est écrit : « Quand les fondements sont renversés, Le juste, que ferait-il ? » (v.3).

Dieu juge les péchés déchaînés de l’Amérique et des nations. Il détruit les fondations profanes.

Le prophète Jérémie supplia Israël la désobéissante, « Ainsi parle l’Éternel : Voici, je prépare contre vous un malheur, Je médite un projet contre vous. Revenez chacun de votre mauvaise voie, Réformez vos voies et vos œuvres ! Mais ils disent : C’est en vain ! Car nous suivrons nos pensées, Nous agirons chacun selon les penchants de notre mauvais cœur. » (Jérémie 18 :11-12)

Au Psaumes 11:6 David avertit, « Il fait pleuvoir sur les méchants des charbons (des charbons de feu) … du feu et du soufre … un vent brûlant … c’est le calice qu’ils ont en partage. » Pourquoi ? David a répondu, « Car l’Éternel est juste. » (v.7). C’est un jugement juste : tout comme lors des jugements de Sodome et de la génération de Noé.

QUE DEVRA FAIRE LE JUSTE ? ET LE PEUPLE DE DIEU ?

Je vous donne tout d’abord une parole pratique que j’ai reçu pour ma propre direction. Faites des provisions de nourriture pour trente jours ainsi que des affaires de toilette, et les autres choses de bases. Dans les principales villes, les épiceries se vident en une heure aux signes d’un désastre qui approche.

Et pour notre réaction spirituelle, nous avons deux options. Ceci est souligné dans le Psaumes 11. « Fuis dans vos montagnes, comme un oiseau ? » Ou, comme David dit, Il fixa ses yeux sur « l’Éternel dans son saint temple, L’Éternel a son trône dans les cieux ; Ses yeux regardent, Ses paupières sondent les fils de l’homme. » (v.4) « C’est en l’Éternel que je cherche un refuge. » (v.1)

Je dirai à mon âme : Pas besoin de courir… pas besoin de se cacher. C’est l’œuvre juste de Dieu. Je contemplerai notre Seigneur sur son trône, avec Son regard plein de tendresse, sa bonté qui veille sur chacun de mes pas, en ayant confiance qu’Il délivrera son peuple même au travers des inondations, des feux, des calamités, des tests, des épreuves de toutes sortes.

Note : Je ne sais pas quand ces choses arriveront, mais je sais que ce n’est pas loin. J’ai épanché mon cœur avec vous. Faites de ce message ce que vous voulez.

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

En Christ, David Wilkerson

Lire également

>>> Pénurie alimentaire à venir : Un nouvel avertissement prophétique, par Andrew Strom
>>> Sécheresses record : Chute catastrophique de la production alimentaire mondiale en 2009

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http://www.blogdei.com/3572/avertissement-de-david-wilkerson/feed/ 150
L’Esprit d’Elie http://www.blogdei.com/13861/lesprit-delie/ http://www.blogdei.com/13861/lesprit-delie/#comments Tue, 12 Apr 2011 22:29:15 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=13861

Reformechrétienne.org

« Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander: Toi, qui es-tu? Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent: Quoi donc? Es-tu Elie? Et il dit: Je ne le suis point. Es-tu le prophète? Et il répondit: Non. Ils lui dirent alors: Qui es-tu? Afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même? Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe, le prophète ». Jean 1 : 18 à 23

Jamais un thème biblique comme celui de l’Esprit d’Elie n’a été si approprié à la réforme de l’Eglise. Jamais sujet n’a été autant d’actualité que celui-ci, pourquoi ? Parce qu’il doit équiper le cœur de saints afin d’affronter les temps de la fin.
La restauration historique de l’autel par Elie n’est ni plus ni moins la restauration de l’Eglise d’aujourdhui : c’est-à-dire le retour à la parole de Dieu, car l’Eglise est malade, les cœurs des chrétiens sont malades.
L’Esprit d’Elie change d’abord le cœur des gens pour les rendre incorruptible, à 100 % pour Dieu. C’est la restauration de l’autel d’adoration et de sacrifice. Nos cœurs sont destinés à l’adoration. C’est cet Esprit d’Elie qui est ni plus ni moins cet esprit de vérité qui va réformer nos cœurs, nous révéler le cœur de notre Père céleste et nous « connecter » à lui.

La réforme est plus qu’un simple slogan ou un message nouveau à la mode que nous devons prêcher : C’est un changement de vie, un retour à la vérité, à la parole de Dieu, à la repentance, à l’intimité dans l’adoration, à la découverte du cœur du Père et à la sanctification.

Dans le chapitre 9 de l’évangile de Luc il nous est beaucoup parlé d’Elie. Mais pour mesurer la destinée prophétique du ministère d’Elie, il faut nous attarder un peu sur la vie de ce serviteur incorruptible et fidèle qui a su par ses actes et son témoignage ramener le peuple dévoyé vers Dieu.

« Alors Elie s’approcha de tout le peuple, et dit: Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés? Si l’Eternel est Dieu, allez après lui; si c’est Baal, allez après lui! Le peuple ne lui répondit rien ». 1 Rois 18 :21

« Elie dit alors à tout le peuple: Approchez-vous de moi! Tout le peuple s’approcha de lui. Et Elie rétablit l’autel de l’Eternel, qui avait été renversé ».1 Rois 18 :30

Le message d’Elie a été délivré pour ramener le cœur partagé des israélites à la foi véritable en Jéhova et en ses promesses. Aujourd’hui, ce message doit être à nouveau prêché car Jésus ne viendra pas prendre une Eglise malade mais une épouse pure et sans tâche.

La première partie de la Bible, appelé communément « ancien testament », se ferme sur ce retour du ministère d’Elie avec Malachie 4 : 5 à 6 : « Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, et le coeur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit ».

Le nouveau testament, quand à lui, s’ouvre sur l’accomplissement de cette prophétie de la naissance de Jean-Baptiste.: « ne crains point, ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les coeurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé ». Luc 1 : 13 à 17

Elie est revenu mais il s’agissait d’un autre Elie : Jean-Baptiste. Cela est cairement confirmé par Jésus dans Matthieu 11 : 11 à 14 « Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent. Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Elie qui devait venir ».
Il est surprenant que Jean-Baptiste, lui-même, déclare ouvertement ne pas être cet Elie (Jean 1 : 21)
Comment alors pouvait-il être Elie et en même temps ne pas l’être ? La Parole de Dieu ne se contredit jamais !
En réalité, il n’était pas Elie réincarné mais était revêtu de l’Esprit d’Elie, de la puissance du ministère de l’Elie historique.

Dans Matthieu 17 : 10 à 13 « Les disciples lui firent cette question: pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement? Il répondit: il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ».

Que fallait t-il rétablir ? Essentiellement, le retour vers Dieu, car le peuple avait abandonné le Dieu véritable pour servir des idoles.
En réalité, Jean-Baptiste est venu, comme Elie, avec la mission de ramener les cœurs à Dieu. Ce ministère d’Elie va se répandre de façon collective parce que Jésus a tout accompli pour cela. Le Saint-Esprit peut maintenant équiper les Saints de l’Esprit d’Elie pour accomplir la mission de l’Eglise en cette fin des temps : réconcilier les fils avec leur Père. Remettre de l’ordre dans l’Eglise, ramener la crainte de Dieu dans les cœurs, sortir du péché cette génération corrompue. Réparer ce qui a été brisé dans les vies et dans l’Eglise.

Esaïe 11 : 2 à 5 « L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui: Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel. Il respirera la crainte de l’Eternel; Il ne jugera point sur l’apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre; Il frappera la terre de sa parole comme d’une verge, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera la ceinture de ses flancs, Et la fidélité la ceinture de ses reins.

Nous allons étudier les 5 grandes caractéristiques de ce ministère d’Elie pour mieux comprendre ce qui nous attend.

1 – Une mise à part et une consécration totale.

Etre animé par l’Esprit d’Elie suppose, pour ceux et celles qui veulent vivre ces choses, vivre à 100 % pour Dieu, avec la croix de Jésus au centre de notre vie.
Elie était en dehors de toute tradition religieuse, il était hors de la religion d’état soutenu par Achab. Nous devons à l’instar d’Elie être incorruptibles, c’est à dire sans compromis possible entre le vrai culte dû à Dieu et la religion standard.
Une fidélité absolue à Dieu nécessite une séparation absolue !
Etre seul avec son Dieu et ne pas s’allier à la compromission ambiante entraîne le rejet, la persécution et l’opprobre. Confronter les erreurs d’une démocratie religieuse humaniste, les dénoncer a un coût pour tout véritable disciple de Jésus.

2 – Une dépendance absolue de son Dieu.

En opposition avec la religion dévoyée de son temps Elie était un homme totalement dépendant de Son Dieu. Toutes ses ressources étaient en Dieu seul. Dieu pourvoyait de façon surnaturelle à tous ses besoins. Repensons à : la viande apportée par les corbeaux au torrent de Kérith, l’huile et la farine chez la veuve de Sarepta, les gâteaux vitaminés de l’ange venu le secourir dans sa fuite à Horeb.
Voulez-vous servir ce Dieu d’Elie ?
Dieu ne mettra pas son approbation sur notre travail si nous comptons sur les appuis terrestres. Nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes. Nous devons dépendre de Dieu seul : et comme Elie nos besoins surgissent etla puissance et la vie d’en haut se manifesteront aussi. Dieu seul est capable de satisfaire tous nos besoins. Pour être équipés de cet Esprit d’Elie, nous devons cesser de calculer et de compter sur les moyens naturels de subsistance, mais au contraire compter sur les ressources infinies de notre Dieu.

3 – Une vie de prière victorieuse

Elie était « connecté en direct » avec le trône de Dieu. Son intercession le mettait en relation directe pour obtenir des réponses. Le ciel se fermait et s’ouvrait en réponse à ses prières. (1 Rois 17 :1).
Aujourd’hui, Dieu attend que des hommes et des femmes se lèvent pour payer le prix avec un degré de consécration élevé, pour prier afin de libérer les captifs.

4 – Un canal de la vie divine dans l’existence des autres.

L’Esprit d’Elie met les disciples de Jésus en contact avec la source de la Vie, Jésus, l’auteur de la foi et de la vie éternelle, au travers de sa Parole.
La vie divine, l’onction est le sceau que Dieu appose sur ceux et celles que le seigneur reconnaît comme les siens.
Elie était en contact permanent avec le Dieu vivant : c’est la note dominante de son ministère et c’est ce qui doit nous interpeller aujourd’hui. La vie du ressuscité en nous fait que nous soyons une source de vie pour les autres..

5 – Une suprême préoccupation de l’honneur et du triomphe de Dieu.

Dans ce registre, la confrontation du Carmel représente le point culminant de ce ministère. L’esprit d’Elie est un Esprit de confrontation directe. Dans les moments critiques c’est l’assurance de la foi en Dieu qui l’emporte. L’assurance tranquille qui croit que Dieu va agir et intervenir. Dieu cherche ces cœurs qui croient de façon indéfectible. Ce n’est pas de la présomption mais c’est de la foi agissante.
C’est être prêt à prendre les risques maximums pour la cause de Jésus et de son royaume. La vraie vie du disciple est en Christ, rien ne saurait arrêter sa marche ni l’incompréhension des autres, ni l’entourage, ni l’opprobre des hommes, ni même la mort physique. C’est le prix à payer pour rétablir l’autel renversé.

Nous avons un témoignage à retrouver, pour voir Dieu signer ses œuvres.

1 Pierre 2 : 9 à 12 « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera ».

Si cette Parole, cette semence incorruptible, demeure en nous, Dieu fera sa demeure en nous parce que nous aurons le caractère de Christ et nous serons ses disciples, ces « hommes et ces femmes animés par l’Esprit d’Elie pour rétablir toutes choses ».
Chrétiens, ayons la vision du Seigneur. Soyons prêts à défendre la saine doctrine, prêts à nous remettre en question chaque jour, aimons Dieu de toute notre âme, de toute notre force et ayons une haute priorité pour son royaume.

Bien-aimés, plus de compromis, mais une dépendance en Dieu seul, une plénitude intérieure de Dieu pour transmettre cette vie autour de nous, une communion profonde avec le Père, une recherche permanente de ses pensées pour exécuter sa volonté. Plus de péchés, mais un zèle consumant pour l’honneur et la gloire de Dieu et un abandon de tout intérêt personnel.

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Difficultés et dangers de l’étude de la prophétie, par G.V. Wigram http://www.blogdei.com/13418/difficultes-et-dangers-de-letude-de-la-prophetie/ http://www.blogdei.com/13418/difficultes-et-dangers-de-letude-de-la-prophetie/#comments Sun, 20 Mar 2011 10:38:33 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=13418

bible-note.org

1- L’esprit au travail
2- L’interprétation personnelle
3- Les desseins actuels de Dieu
4- Le bon état d’esprit
5- La gloire de Christ et la prophétie

Au cours des cent cinquante dernières années s’est manifesté un intérêt renouvelé pour l’étude de la prophétie. Si cela a pour résultat de réveiller dans l’Eglise le sentiment de la gloire qui est la sienne, nous pouvons nous attendre à ce que ses saints en acquièrent une intelligence plus profonde de leur espérance. Cependant, l’étude de la prophétie présente certaines difficultés et certains dangers dont nous ferons bien de nous méfier afin, si possible de les éviter.

1- L’esprit au travail

Tout d’abord, étant donné la curiosité naturelle du coeur humain, la prophétie se présente comme un domaine propre à exercer l’intelligence humaine. Du fait qu’elle se rapporte à l’antiquité, à l’histoire et à la chronologie, elle peut se réduire à un simple exercice de l’intelligence. Si c’est le cas, il n’y aura aucune trace de profonde spiritualité, ni rien pour établir ou nourrir les âmes des pauvres du troupeau. L’esprit tend alors à étudier la vérité de Dieu, au lieu de lui être soumis. Nous devons garder en mémoire que c’est le Saint Esprit qui nous « conduira dans toute la vérité », et qui nous « annoncera les choses qui vont « arriver » (Jean 16 : 13). C’est ce qu’Il fait toujours, étant Celui qui glorifie Jésus. Jamais il ne distrait l’âme de la personne et de l’oeuvre du Seigneur. Il présente les choses à venir comme de vivantes réalités, qu’il s’agisse de bénédictions ou de jugements. Mais tout est donné afin de nourrir nos âmes et de nous permettre d’interpréter le présent à la lumière de l’avenir. Lorsque nous considérons la prophétie, puissions-nous toujours être véritablement soumis à la direction patiente et sûre du Saint esprit, car c’est ainsi que nous serons gardés de notre penchant naturel pour la spéculation.

2- L’interprétation personnelle

Un autre danger est celui d’une interprétation particulière (2 Pier. 1 : 20). Lorsque l’Ecriture insiste sur la valeur de la prophétie (« une lampe qui brille dans un lieu obscur » -2 Pier. 1 : 19), elle nous met aussi en garde en ces termes : « sachant ceci premièrement, qu’aucune prophétie de l’écriture ne s’interprète elle-même. Car la prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » (2 Pier. 1 : 19-21). Certaines personnes cherchent à expliquer les évènements politiques d’aujourd’hui par l’étude de la prophétie. De même que seul le Saint Esprit a inspiré, Lui seul peut interpréter. Son interprétation ne sera pas un fait isolé, mais ce qui rattache tout à la gloire de Christ (Act. 15 : 18). Ceci est un principe de la plus grande importance. L’homme cherche à interpréter la prophétie à la lumière des évènements, mais celui qui est conduit par l’Esprit rattache tout aux desseins révélés de Dieu. Dieu poursuit inlassablement Son but qui est de « réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre » (Eph. 1 : 10). L’interprétation personnelle est le fait de considérer tout évènement dont il est question dans la prophétie comme sans rapport avec le conseil de Dieu. Dans ce cas, l’évènement lui-même aura plus d’importance que le conseil de Dieu qui l’a voulu. Ayons toujours en vue ce que Dieu se propose. Alors seulement la prophétie produira en nous l’effet souhaité.

3- Les desseins actuels de Dieu

L’étude de la prophétie présente un troisième danger, celui de mal comprendre les desseins de Dieu aujourd’hui au sujet de l’Eglise. Reconnaître la relation spéciale qui existe de nos jours entre le Saint Esprit et l’Eglise doit nécessairement précéder toute étude de la prophétie. Le fait de ne pas la reconnaître est peut-être une cause importante de la difficulté et du danger que présente cette étude. Le Saint Esprit avait sûrement annoncé d’avance les souffrances de Christ et les gloires qui suivraient, mais, avant que le dessein de Dieu concernant l’Eglise fût clairement révélé, Il ne pouvait guider dans toute la vérité. Désormais, Il est non seulement capable de nous montrer les « choses à venir », mais Il peut aussi en faire une réalité présente pour l’âme. Si nous n’avons qu’une vague intelligence de ce qu’est l’Eglise –sa vocation, ses privilèges, sa destinée- nous serons incapables d’apprécier l’ampleur de la prophétie.

L’Eglise est le grand sujet du Saint Esprit aujourd’hui, mais cela ne change rien aux desseins annoncés par Dieu, pas plus que cela ne les annule ou ne les remplace. Cela ne fait que les confirmer. Il est donc très important de considérer l’avenir du point de vue de l’Eglise. Il nous faut bien comprendre que si la prophétie est pour l’Eglise, elle n’a pas celle-ci pour sujet. La prophétie traite des desseins de Dieu pour la terre, et concerne toujours la terre. L’Eglise est une compagnie céleste, d’où le fait que la durée de son séjour sur la terre n’est pas calculée en temps prophétique. La prophétie fait souvent allusion à des évènements qui doivent arriver après l’enlèvement de l’Eglise, à la suite d’autres évènements ayant eu lieu avant le début du temps de l’Eglise. L’Eglise doit s’attendre à la venue du Seigneur à tout moment ; voilà pourquoi le temps de son séjour sur la terre n’est pas le sujet de la prophétie. C’est comme si Dieu avait arrêté l’horloge des temps prophétiques au moment où l’Eglise a été formée, pour la remettre en marche lorsque le Seigneur l’aura enlevée. A moins d’avoir bien compris cela, il y a des risques de grande confusion.

Si la vérité essentielle concernant l’Eglise n’a pas été bien saisie, la vérité même de Dieu sera déformée et aura tendance à troubler plutôt qu’à affermir l’âme. Contempler l’avenir peut être fort intéressant, à condition que ce soit le fait de ceux à qui les richesses de la grâce de Dieu ont déjà été révélées par le Saint Esprit. Lorsque le coeur a été affermi par la grâce, le fait de comprendre la gloire ne s’accompagnera pas de cet étonnement qui tend à ébranler l’âme. Lorsque l’Eglise contemple l’avenir, de son point de vue à elle, le danger et la difficulté n’existent plus, et elle est capable, sans égoïsme, de tout attribuer à son propre Chef ressuscité.

4- Le bon état d’esprit

Finalement, il y a le danger de ne pas soumettre notre intelligence à la discipline afin d’aborder l’étude de la prophétie dans l’esprit approprié –l’esprit de Celui qui a pleuré sur Jérusalem. La fin de la dispensation présente est décrite d’une façon effrayante dans l’Ecriture. Considérer ces choses exige que nous y préparions notre âme. Concentrer notre attention sur le développement final du mal aboutit trop souvent à une satisfaction de soi-même, à une dureté de jugement et au légalisme. L’Ecriture nous montre que le grand corps de la chrétienté professante doit être retranché, parce qu’il n’a pas persévéré dans la bonté de Dieu. La sauvegarde des chrétiens est alors de persévérer dans la bonté de Dieu. Ils discerneront alors que rien n’est manifesté à la fin de cet âge qui ne le fût déjà au commencement, lorsque la puissance apostolique était là pour discerner le mal et annoncer le salut.

Lorsque Paul expose à Timothée les dangers des derniers temps, il le charge solennellement de prêcher la Parole (2 Tim. 4 : 2) et de faire « l’oeuvre d’un évangéliste » (v. 5). Pierre, à la fin de sa description de la terrible impiété des derniers jours, met en garde les croyants, disant : « croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ » (2 Pier. 3 : 18). Lorsque Jude témoigne du mal terrible qui va régner, il met en garde les saints, disant : « Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle » (Jude 20-21). Même dans l’Ancien Testament, beaucoup d’entre les prophètes furent soumis à une pénible discipline pour leur apprendre à étudier l’avenir justement. Grâce à un tel entraînement, la conscience est exercée devant Dieu. Si terrible que soit le mal en question, l’âme exercée devant Dieu discerne en elle-même les racines qui produiraient ce mal si elle n’y veillait pas. Cela conduit l’âme à être plus enracinée dans la grâce. C’est ainsi que la plus ferme réaction contre le mal engendre l’humilité personnelle. Humilité qui, à son tour, produit le jugement de soi, en même temps que la sympathie et l’intercession pour ceux qui, présentement, contribuent peut-être au mal. La manière dont Dieu, en ces temps de la fin, nous rend capables de faire face au mal toujours plus grand, consiste pratiquement à nous dévoiler les plus profondes ressources de Sa grâce, l’étude du mal lui-même étant très néfaste pour l’âme. Reconnaître la fidélité de Dieu nous gardera du mal qui nous entoure, tout en témoignant de la grâce de Dieu. En outre, de ce poste élevé, nous contemplerons toujours plus les grâces et les gloires de Christ.

5- La gloire de Christ et la prophétie

Si nous considérons Christ comme Dieu lui-même le considère, la prophétie sanctifie l’âme. Si nous considérons la prophétie indépendamment de la gloire de Christ, l’esprit est plein de spéculations pernicieuses.

G.V.Wigram

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Prophétie: Le temps des secousses, par Lance Lambert http://www.blogdei.com/13350/prophetie-le-temps-des-secousses/ http://www.blogdei.com/13350/prophetie-le-temps-des-secousses/#comments Sat, 19 Mar 2011 09:44:01 +0000 jean T http://www.blogdei.com/?p=13350

Revival list (Anzac)

Ndlr: J’ai ajouté les références bibliques correspondants aux événements cités dans le message ci-dessous. Egalement, tout à la fin, un commentaire sur une période particulière qui semble bien concorder avec ce message prophétique.

Texte original

Cette prophétie a été donnée par Lance Lambert en 1986 dans une conférence prophétique à Jérusalem. 153 frères exerçant des dons prophétiques et provenant de 30 à 40 nations, se sont réunis pour s’attendre à Dieu et recevoir une parole de Sa part. Les points forts de cette prophétie adressée à l’ensemble du corps du Christ sont les suivants:

Il ne faudra pas longtemps avant que ne vienne sur le monde un temps de bouleversements et de troubles inégalés. Ne craignez pas car c’est Moi le Seigneur qui secoue toutes choses (Aggée 2:6-7). J’ai commencé cette agitation par la première guerre mondiale et je l’ai grandement accrue avec la seconde guerre mondiale. Depuis 1973, Je lui ai donné un élan encore plus grand. Dans la dernière étape, J’ai le projet de compléter cette secousse par l’ébranlement de l’univers lui-même, avec des signes dans le soleil, la lune et les étoiles (Es 13: 10-13; Héb 12: 26-27). Mais avant que ce point ne soit atteint, Je vais juger les nations : le temps est proche. Ce jugement ne sera pas seulement la guerre et la guerre civile, l’anarchie et le terrorisme, la politique monétaire qui s’effondrera. Je jugerai les nations par des catastrophes naturelles: tremblements de terre, pénuries et famines, par des maladies nouvelles ou des pestes anciennes (Matth 24; Luc 21). Je vais aussi les juger en leur donnant au-delà de leur de ce qu’ils ont fait, l’anarchie, l’égoïsme sans amour, l’illusion de croire au mensonge, de croire à la fausse religion et d’être une église apostate, de croire même à un christianisme sans Moi.

Ne craignez pas quand ces choses commenceront d’arriver, car Je vous les ferai connaître avant qu’elles ne débutent afin de vous préparer peu à peu. Ainsi, au jour de la détresse vous pourrez tenir dans l’épreuve et avoir la victoire. Car mon but est que vous deveniez des vecteurs d’encouragement qui vont édifier les nombreuses personnes qui m’aiment, mais qui sont faibles. Je veux que, par votre intermédiaire, beaucoup puissent devenir forts en et par Moi et que des multitudes d’autres puissent trouver Mon salut au travers de vous.

Ecoutez ! Ne craignez pas le pouvoir du Kremlin, ni le pouvoir de la Révolution islamique, car J’ai l’intention de les briser tous deux par le biais d’Israël (Ezechiel chap 38 et 39)*. Je vais faire tomber leur orgueil et leur arrogance et les briser parce qu’ils ont blasphémé Mon nom. En ce jour, Je vengerai le sang de tous les martyrs et des innocents qu’ils ont massacrés. Cela s’accomplira, car ils ont pensé qu’il n’y avait personne pour les juger. Mais J’ai vu leurs oeuvres, J’ai entendu les cris des opprimés et des persécutés et Je vais briser entièrement leur force.

Soyez donc préparés afin que lorsque tout cela arrivera, il vous soit donné la grande opportunité de prêcher l’Evangile librement à toutes les nations. Au milieu de tous ces bouleversements et de ces secousses paraîtra mon Eglise. Dans les lieux célestes. Elle m’accompagne dans un seul Esprit, Je l’ai destinée au Trône. Vous, Mes Bien-Aimés, que J’ai rachetés et oints, vous êtes Miens. Je vais vous équiper, vous revêtir et vous vous lèverez pour faire de grandes choses en Mon Nom, même au milieu des ténèbres et du mal. Pour cela, Je vais révéler Ma puissance, Ma grâce et Ma gloire au travers de vous. Ne retournez pas en arrière, ne vous questionnez pas, J’ai toujours à l’esprit que vous appartenez à Mon épouse et  que vous régnez avec Moi. N’oubliez pas que cela nécessite discipline et  formation. Ainsi, c’est dans la mesure où vous serez diligents que Je pourrai faire un travail en vous pour vous transformer, au sein toute cette agitation, afin que vous soyez cette jeune mariée préparée pour les noces.

Au sein de ces jugements, des multitudes seront sauvées. Vous ne savez pas comment faire la récolte, mais Mon esprit vous équipera pour la tâche. Et Israël reviendra dans ce jour-là. Je ferai fondre son coeur qui avait été endurci. Je vais changer son aveuglement en une vision claire et arracher le voile qui est sur son cœur. Alors Israël sera rachetée, son coeur éclatant de joie, et deviendra une source de la Bonne Nouvelle et de la résurrection de la vie pour tous les rachetés.

N‘ayez pas peur de ces jours, car vous vous tiendrez avec Moi pour Me servir, c’est Mon dessein pour vous. Ne craignez pas, Je vous aime et Je vais vous protéger et vous équiper. Moi, le Seigneur, Je vais vous oindre d’une nouvelle onction; vous accomplirez Mes oeuvres et remplirez mes exigences. Vous vous tiendrez debout devant Moi, le Seigneur de toute la terre vous Me servirez avec puissance et vous régnerez avec Moi dans ces jours. Avant tout, Je vous invite à être des intercesseurs.

* NDLR: Ces événements ne sont pas ceux de la chute du mur de Berlin, car Israël n’y a pas joué de rôle et le seul événement biblique où ceci est le cas pour les Russes et des musulmans, même de façon simultanée, c’est lorsque Gog (Russie) et ses alliés (dont Perse, Libye, Ethiopie entre autres) fondent sur Israël, dans Ez. 38 et 39. Je penche pour une date située entre les automnes 2014 et 2016, d’après une échelle de temps parallèles que je développerai ultérieurement en rapport avec celles déjà publiées ici et ) : Chute de Jérusalem en -586 à chute de Babylone en octobre -539 = 47 ans + quelques mois. De même, inversement, la reprise du Mont du Temple à Jérusalem s’étant effectuée en 1967 + 47 ans = 2014 + soit au début de la déroute complète de la Babel Onusienne (forte pour parlementer à l’infini, pas pour agir, comme celle de Babylone en -539) au Moyen-Orient et invasion alors possible d’Israël par Gog courant 2015… avant que ne suive une paix (provisoire), Jérusalem  entrant dans le Jubilé de sa libération complète (terres restituées au premier propriétaire) de la 49ème année, soit des automnes 2016 à 2017… période au cours de laquelle ils pourraient avoir l’autorisation de rebâtir un lieu de culte, voire le Temple, comme ceci s’était produit en -538 ou plus probablement -537  (pose de l’autel et fête des Tabernacles en automne). Le retour du Seigneur sera forcément ultérieur quant à lui, car il faut le temps de la réorganisation et restauration du monde, afin que l’Antéchrist puisse paraître alors au milieu de la paix du nouvel ONU armé mis en place et d’autres institutions internationales, pas que pour le commerce…

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Débarrasser le prophétique du pathétique, par John Paul Jackson http://www.blogdei.com/13165/debarrasser-le-prophetique-du-pitoyable-par-john-paul-jackson/ http://www.blogdei.com/13165/debarrasser-le-prophetique-du-pitoyable-par-john-paul-jackson/#comments Fri, 11 Mar 2011 15:31:45 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13165

Charisma/Spirit Led Life

Article original

L‘utilisation abusive de la prophétie a causé un grand embarras dans l’Eglise. Il est temps de nettoyer nos pratiques et d’appliquer des normes bibliques.

Voici trente ans, le ministère prophétique a considérablement modifié le cours de ma vie. Dieu a envoyé une prophétesse chevronnée d’Israël jusqu’à Dallas pour s’entretenir trois minutes au téléphone avec moi lors d’une émission de radio. Cette rencontre a complètement changé ma carrière et m’a propulsé dans le ministère. C’est un exemple de la puissance du vrai ministère prophétique dont nous avons désespérément besoin dans les moments difficiles.

Mais quand je regarde la grande diversité du ministère prophétique d’aujourd’hui, je m’inquiète. Je crains qu’un bon nombre parmi nous ont dévié et qu’un simple changement d’attitude ne suffira pas à nous ramener dans le droit chemin. Il faudra une réforme prophétique radicale et globale, qui commencera par les prophètes et pas par l’Eglise. Alors seulement l’Eglise changera la façon dont elle perçoit le ministère prophétique.

Pendant trop longtemps, nous avons cru à ce qui va suivre, et ces croyances sont erronées. Bien qu’elles soient courantes dans l’église contemporaine, elles travaillent toute contre l’esprit prophétique.

Nous ne sommes pas gênés de « prophétiser » tout et n’importe quoi au nom du Seigneur. De nombreuses paroles « prophétiques » inondent le web et circulent par e-mail ou dans des vidéos sur l’Internet. Si elles étaient toutes matures et émanant véritablement du Seigneur, je n’aurais rien à dire mais la plupart n’en sont pas. Et nul ne s’inquiète d’un tel égarement. Les paroles qui ne s’accomplissent pas sont tout simplement oubliées au lieu d’être confrontées.

Il semblerait que nous vivions dans le déni, pensant que Dieu ne se préoccupe pas de ce que nous utilisions Son nom pour parler quand Il n’a pas réellement parlé. Ne comprenons-nous pas que nous prenons Son nom en vain?

La grâce est devenu un « permis de pécher ». Un grand nombre parmi nous ont pris l’habitude de « gérer » le péché au lieu de vivre une vie sainte. La « grâce » est devenue notre carte maîtresse mais toute personne qui perçoit la grâce sous une lumière différente est immédiatement cataloguée comme légaliste ou propre-juste. A quel point une telle conception de la grâce n’est-elle pas justement une caution du péché?

Une personne est définie par ses dons. Nous avons tous entendu parler de prophètes qui sont considérés comme « indispensables » à un réveil particulier. Mais lorsque nous faisons d’un homme ou d’une femme le fondement de l’action de Dieu, nous courons le risque certain de transformer un don en idole. Cette croyance a produit une génération entière de jeunes hommes et de jeunes femmes qui, fondant leur identité sur leurs dons, estiment que c’est Dieu lui-même qui est remis en question lorsqu’on leur demande des comptes sur leurs actes ou leurs paroles.

A quel moment le don de ministère prophétique est-il devenu plus important que la Parole de Dieu elle-même? Le don prévaut désormais sur les personnes. L’accent placé sur les dons favorise l’idée que le don est plus important que la personne. D’ailleurs, un magazine dédié à la question prophétique écrivait qu’il n’est pas biblique de croire que le caractère d’une personne est plus important que son don. Clairement, une telle déclaration est fausse.

Une personnalité a plusieurs facettes, dont la plus importante est l’amour. L’apôtre Paul a écrit que sans l’amour, nous ne sommes rien, et peu importe la précision de notre don prophétique (voir 1 Cor. 13:2). Cette seule déclaration suffit à affirmer bibliquement que la personne est plus importante que le don.

En outre, Matthieu 7: 22-23 nous dit que beaucoup prophétiseront et feront des signes et des prodiges – tout en vivant dans la rébellion. Ils produiront même de véritables signes, des guérisons et des délivrances authentiques à d’autres personnes, mais en fin de compte Dieu les déclarera sans loi et refusera toute relation (tout contact) avec eux.

C’est malheureux à dire, mais il semble que nous vivions dans une époque comme celle de Samson, où les dons sont accueillis à bras ouverts et où le caractère des personnes est négligé. Nous avons mis l’emphase sur la connaissance de Dieu et Ses façons d’agir, et en faisant cela, nous sommes devenus des candidats rêvés pour la venue de l’Antéchrist. Que ferons-nous quand il fera de vrais et de puissants miracles? Sombrerons-nous dans la grande apostasie?

Comment séparerons-nous ce qui est juste et ce qui est impur si la sanctification du caractère n’est pas notre fil à plomb? N’oublions pas que l’arbre de la Connaissance, dans le jardin d’Eden, ne semblait pas mauvais. C’était une forme de bien qui ne venait pas de Dieu. Un mode de vie saint nous aide à discerner entre ce qui est bien et ce qui est de Dieu, afin que nous ne reproduisions pas l’erreur d’Adam et d’Eve.

Ne prenons pas le risque de promouvoir des ministères impies. Ne vous y trompez pas : notre nation considère que toute personne qui passe sur une télévision chrétienne est un exemple du Christianisme – et il est vrai qu’il doit en être ainsi ! Mais certains ministères qui passent à la télévision n’ont pas une conduite exemplaire. En faisant la promotion de ceux qui commettent l’adultère, divorcent de leur conjoint ou se livrent à l’immoralité sexuelle, nous encourageons chrétiens et non-chrétiens à penser que nous les approuvons.

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http://www.blogdei.com/13165/debarrasser-le-prophetique-du-pitoyable-par-john-paul-jackson/feed/ 7
De la différence entre lecture prophétique et récupération, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/13069/de-la-difference-entre-lecture-prophetique-et-recuperation-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/13069/de-la-difference-entre-lecture-prophetique-et-recuperation-par-jerome-prekel/#comments Sun, 27 Feb 2011 21:31:18 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=13069

le sarment

Actualité

Christchurch, deuxième ville de nouvelle Zélande, a été frappée mardi 22 février 2011 par un tremblement de terre qui a causé plusieurs dizaines de morts et fait d’importants dégâts. Le séisme, de magnitude 6,3, s’est produit à cinq kilomètres de la ville et à une profondeur de seulement quatre kilomètres, selon l’Institut de géophysique américain (USGS). Christchurch, 350.000 habitants, avait déjà été secouée le 4 septembre 2010 par un séisme de magnitude supérieure (7), qui n’avait pas fait de mort mais causé des dégâts considérables.

Plusieurs secteurs de la ville sont aujourd’hui en ruines. Au moins un tiers des bâtiments doivent être rasés et reconstruits, selon des ingénieurs. Le bilan provisoire s’élève à 145 morts et 220 disparus.

La Nouvelle Zélande enregistre chaque année près de 15 000 secousses, car elle est située sur la ceinture de feu, à la frontière des plaques australienne et pacifique. Ce séisme est néanmoins le plus dévastateur depuis 80 ans.

Certains chrétiens voient dans cet évènement dramatique un signe prophétique orienté, car le nom de cette ville est lourd de sens. Un pasteur chrétien messianique exerçant en Israël dit la chose suivante :

« Christchurch… l’Eglise de Christ ?

Une interrogation est celle-ci, constatant le cataclysme de Christchurch : y a-t-il une relation à faire, un sens à donner au fait que cette ville au bout du monde des nations s’appelle Christchurch = Eglise de Christ ? Quelle réponse par exemple donne l’Eglise à ce qui se passe actuellement, a-t-elle une explication ?… La destruction de la ville au nom symbolique en Nouvelle-Zélande – Christchurch – pourrait-elle suggérer que D.ieu en a après « cette Eglise » – une Eglise qui, au lieu de bénir Israël, fait tous ses efforts pour boycotter les produits israéliens, condamner l’Etat hébreu, affréter des  bateaux pour Gaza, et accepter le diktat de l’Islam ?  C’est juste une pensée qui doit nous faire réfléchir… mais en attendant, nous prions pour les victimes des ces « tremblements de terre » ainsi que pour leurs familles. Que D.ieu nous parle et bénisse Sa création[1] . Si vous désirez soutenir directement le Ministère du pasteur G. F. en Israël CLIQUEZ  ICI».

Le lien établi entre une ville frappée par un désastre naturel et une punition divine est régulièrement effectué par ceux qui pensent pouvoir récupérer les évènements au profit de la cause qu’ils défendent, ou de la perception personnelle qu’ils ont de la vérité.

Ce genre de mise en relation provoque toujours un certain malaise et comme il serait trop audacieux de s’inscrire dans l’affirmation du jugement divin, on avance à l’abri derrière des points d’interrogation, posant de fausses questions qui véhiculent en réalité nos messages plus ou moins subliminaux.

D’autres croyants considèrent ces évènements dramatiques au travers de leur propre prisme, ce qui donne à peu près ceci :

“Christchurch, comme par hasard qui ne doit pas en être un, si on traduit en français : église du Christ, est-ce un nouvel avertissement si L’Eglise catholique continue de nier et de rejeter les Apparitions et le Message de Jésus Christ à Dozulé, en France, c’est ce qui risque de se produire, certaines étoiles qui brillent dans le ciel de l’Eglise terrestre risquent de sombrer, et de tomber de leur piédestal , de s’écrouler , « ils » refusent de comprendre, « ils » ne font pas la relation entre les évènements terrestres et le rejet du Christ à Dozulé, c’est grave, c’est plus que grave ce qui se passe . « Ils » qui sont-ils : le Pape, les évêques, les prêtres qui continuent de rejeter Jésus Christ à Dozulé”[2].

Il existe d’autres exemples de la même veine. Comme chacun pourra le constater ici, le principe de “récupération” obscurci le jugement et réduit sévèrement notre champ de vision.

Commentaire : de la distorsion à l’analyse

“Et voici, l’Eternel passa. Et devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l’Eternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu: l’Eternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. Quand Elie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles: Que fais-tu ici, Elie?” (1 Rois 19/11)

La voix de Dieu n’est pas dans le tremblement de terre, mais dans un murmure imperceptible, qui nécessite que nous tendions l’oreille, une écoute plus fine et plus intense qu’une simple “lecture” du bruit et de la surface des choses, qui est la cause de toutes nos conclusions hâtives.

On trouve dans la Bible un exemple de cette interrogation sur les causes spirituelles des malheurs du monde. Jésus dut un jour s’exprimer à propos d’une telle question : « En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices. Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » (Luc 13/1 à 5).

L’exercice “spirituel” qui consiste à rebondir sur les catastrophes naturelles en les interprétant à la manière prophétique est extrêmement périlleux.

Car il se produit des évènements, dramatiques ou heureux, qui se présentent à nous comme des signes évidents. Je me souviens que dans les premiers jours de janvier 2004, une vague de froid brutale avait touché la France, contrastant brutalement avec des températures inhabituellement clémentes pour la saison. Plusieurs personnes, qu’on appelle «sans abri» sont mortes de froid, parmi lesquelles un homme de 51 ans, qui a succombé, en plein cœur de la capitale, rue de l’évangile, dans le 18è arrondissement. On peut effectivement penser qu’un tel drame est porteur d’une sorte de message, le niveau de coïncidence étant très élevé.

Nous préférerions que cette rue soit médiatisée à l’occasion d’une naissance, par exemple, ou d’un miracle : le signe serait plaisant à tous, rassurant, et nous nous sentirions peut-être comme approuvés par un clin d’œil du ciel. Mais voilà, c’est un homme mort, et un homme mort de froid qui s’est pour ainsi dire adressé à l’ensemble de la nation, au  moment du journal télévisé, à l’heure du repas du soir, depuis la rue de l’évangile…

N’est-ce pas aussi un peu notre «adresse» à tous, nous chrétiens rachetés et régénérés qui nous réclamons de la Bonne Nouvelle : rue de l’Evangile ? Cette histoire de vie (et de mort) est très probablement porteuse d’une pensée forte, qui s’adresse à chacun de ceux qui l’entendront.

De même, en entendant l’annonce d’un tremblement de terre meurtrier à Christchurch, beaucoup peuvent percevoir dans leur cœur une sorte d’écho spirituel, parce que là encore, le niveau de coïncidence est troublant.

La Bible n’annonce-t-elle pas que “le jugement commence par la maison de Dieu”[3] ? Il est donc assez simple de faire le rapprochement avec certaines visions exprimées par la Bible (dans certaines des annonces qui concernent la venue de Jésus, il est dit qu’il nettoiera préalablement son aire[4]), et par lesquelles le corps des croyants est directement concerné. Et nous avons le choix entre une posture, et une attitude.

Nous devons continuer de nous élever contre les récupérations simplistes qui ne peuvent que brouiller la lecture d’un éventuel message divin, en réduisant dangereusement sa portée. Jésus renvoie ses auditeurs à une réflexion personnelle et à un besoin de repentance : c’est-à-dire une attitude et non une posture. Et surtout à ne pas se laisser aller à des interprétations/instrumentalisations qui trahiraient notre esprit de parti[5].

NOTES :

[1] http://messianisite.over-blog.com/article-67980982.html, repris sur certains blogs (http://elihu-mission.euro-talk.net/t292-la-revolte-d-ismael)

[2] http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t2861-un-tremblement-de-terre-de-63-devaste-christchurch-en-nouvelle-zelande

[3] 1 Pierre 4/17 : “Car il est temps que le jugement commence par la maison de Dieu; or [s'il commence] premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent point à l’Evangile de Dieu?”

[4] Matthieu 3/12 : “Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point”.

[5] Philippiens 1/17 : “ceux-là annoncent le Christ par esprit de parti, non pas purement, croyant susciter de la tribulation pour mes liens”, 2/3 : “Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes”.

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Une vision de la perdition, par Amy Carmichael http://www.blogdei.com/12941/une-vision-de-la-perdition-par-amy-carmichael/ http://www.blogdei.com/12941/une-vision-de-la-perdition-par-amy-carmichael/#comments Sun, 20 Feb 2011 20:39:18 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12941

blogdei

Ndlr: Amy Carmichael (1867-1951) fut missionnaire en Inde durant plusieurs décennies. Le récit de sa vie peut inspirer ceux qui cherchent leur vocation et se rendent compte qu’ils s’ennuient ferme dans les églises où l’on se contente d’enfiler des perles ou de tresser des couronnes de fleurs « à la gloire de Dieu ». L’aspect hédoniste de la « louange » actuelle, où le summum de l’engagement chrétien consiste à chanter des chansonnettes et des louangettes fait partie, à mon avis, de ces objectifs dévoyés où les moyens sont devenus un fin en soi. Le prophétisme actuel, centré lui aussi sur nos propres besoins, peut devenir un leurre supplémentaire s’il ne consiste à encourager la mise en action du don que chacun a reçu. Si nous avons reçu le baptême dans l’Esprit, notre équipement est suffisant pour monter à l’assaut de ce que Dieu a en réserve pour nous et bon nombre de nos soucis, de nos angoisses existentielles, se résoudront comme « par miracle » ! La vision ci-dessous, très classique du piétisme évangélique, devrait nous en convaincre, s’il était besoin, que Dieu nous veut en mouvement pour sauver les perdus plutôt qu’à perdre notre temps dans une religion stérile et égo-centrée.

Le son des tams-tams avait duré toute la nuit, tandis que l’obscurité frissonnait autour de moi comme un être palpable et vivant. Incapable de trouver le sommeil, je restais couchée les yeux ouverts. C’est alors que j’eus la vision que voici: Je me trouvais dans une verte prairie, debout au bord d’un précipice sans fond.

Je me penchais mais ne vis en bas que des nuages noirs qui s’agitaient furieusement, de grands creux voilés d’ombre et des profondeurs insondables. Je reculais, saisie de vertige. Puis j’aperçus des silhouettes humaines qui s’avançaient dans le pré en file indienne. Elles se dirigeaient vers l’abîme. Une femme tenait un bébé dans ses bras, un petit enfant la suivait en s’agrippant à sa robe. Elle était maintenant tout au bord. Je remarquais alors qu’elle était aveugle. Au pas suivant, elle bascula dans le vide, et ses deux enfants avec elle. Quels cris déchirants ils poussèrent en tombant !

Puis je vis d’autres flots de gens venant de toutes les directions. Ils étaient tous aveugles, complètement aveugles. Tous marchaient droit vers l’abîme. On entendait des cris lorsqu’ils se sentaient soudain tomber, on voyait leurs bras s’agiter désespérément, tenter de se raccrocher, mais ne saisir que l’air. D’autres basculaient sans un mot et tombaient en silence. Je me demandais, dans une angoisse atroce, pourquoi il n’y avait personne pour les retenir avant qu’il ne soit trop tard. Je ne le pouvais pas moi-même: j’étais comme clouée au sol, et ne pouvais pas crier non plus. Malgré tous mes efforts, seul un murmure s’échappa de mes lèvres. Je vis ensuite qu’il y avait bien des sentinelles le long du bord. Mais elles étaient trop espacées: il restait entre elles de vastes intervalles non gardés, où les gens tombaient sans que personne les avertisse du danger.

Puis je vis un tableau idyllique: quelques personnes étaient groupées sous des arbres, tournant le dos à l’abîme. Ces gens étaient occupés à tresser des pâquerettes pour en faire des couronnes. Parfois, lorsqu’un cri plus perçant que les autres traversait le silence jusqu’à eux, ils étaient contrariés. Et si l’un d’eux se levait pour tenter d’apporter son aide, les autres le retenaient: « Pourquoi te tracasser ainsi? Attends d’avoir une vocation évidente. D’ailleurs, tu n’as pas terminé ta couronne de fleurs: ce serait égoïste de nous laisser finir seuls. »

Un autre groupe était très désireux d’envoyer d’avantage de sentinelles, mais ne trouvait pas assez de volontaires, de sorte qu’il y avait souvent des espaces de plusieurs kilomètres entre deux gardiens. Une fille faisait du bon travail, retenait les gens et leur faisait faire demi-tour. Mais sa famille l’appela, lui disant que la date de son congé était venue et qu’elle devait respecter le règlement. Un enfant tomba dans le vide en criant. La jeune fille qui avait quitté son poste entendit faiblement ce cri; elle se leva d’un bond pour repartir. Mais ses proches la réprimandèrent, lui rappelant que personne n’est indispensable, l’assurant qu’il y avait sans doute eu quelqu’un pour prendre la relève.

Et ils entonnèrent un cantique. Puis le son du cantique fut couvert par un autre son, celui de la douleur d’un million de cœurs brisés exprimée en un unique sanglot. Alors l’horreur la plus noire m’oppressa, car je savais ce que c’était: le cri du sang. Une voix retentit comme le tonnerre. C’était celle du Seigneur qui disait: « Qu’as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie du sol jusqu’à Moi. »

Le battement des tam-tams n’avait pas cessé, les ténèbres continuaient à frissonner autour de moi; j’entendais les cris des danseurs païens, et juste derrière le portail le hurlement surnaturel de l’homme possédé du démon. Mais quelle importance, après tout? Cela dure ainsi depuis des siècles, cela peut continuer encore des siècles… Pourquoi se tracasser? »

————

Amy Carmichael was a missionary to India, and one night in a village in India she wrote these words. Listen carefully: “I could not go asleep. So I lay awake and looked; and I saw, as it seemed, this: that I stood on a grassy sward and at my feet a precipice broke sheer down into infinite space. Back I drew, dizzy at the depth. Then I saw people moving single file along the grass. They were making for the edge. There was a woman with a baby in her arms and another little child holding onto her dress. She was on the very verge. Then I saw that she was blind. She lifted her foot for the next step – it trod air. Oh, the cry as they went over!

“Then I saw more streams of people from all parts. They were blind, stone-blind; all made straight for the precipice edge. There were shrieks as they suddenly knew themselves falling, and a tossing up of helpless arms, clutching at empty air. Then I saw that along the edge there were sentries set at intervals. But the intervals were far too great; they were wide, there were unguarded gaps between. And over these gaps the people fell in their blindness, quite unwarned, and the gulf yawned like the mouth of hell.

“Then I saw, like a little picture of peace, a group of people under some trees, with their back to the gulf. They were making daisy-chains. There was another group. It was made up of people whose great desire was to get more sentries; but they found that very few wanted to go. Once a girl stood alone in her place, waving the people back; but her mother and other relatives called, and reminded her that her furlough was due. Being tired and needing a change she had to go and rest for a while; but no one was sent to guard her gap, and over and over the people fell, like a waterfall of souls.

“Once a child caught a tuft of grass that grew on the very brink of the gulf; it clung convulsively and it called, but nobody seemed to hear. Then the roots of grass gave way, and with a cry the child went over. And the girl who longed to be back in the gap thought she heard the little one cry and she sprang up and wanted to go, at which they reproved her; and then sang a hymn. Then through the hymn the pain of a million broken hearts rung out in one full drop, one sob. It was the Cry of Blood”.

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Les prophètes de l’Eternel sont les déclinologues de leur temps, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/12805/les-prophetes-de-leternel-sont-les-declinologues-de-leur-temps-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/12805/les-prophetes-de-leternel-sont-les-declinologues-de-leur-temps-par-jerome-prekel/#comments Wed, 09 Feb 2011 11:58:47 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=12805

le sarment

Déclinologue : personne qui entretient une vision pessimiste de la situation économique, politique, ou encore culturelle de son pays et qui estime que cette situation va se détériorer dans le futur.

Il ne fait aucun doute que les prophètes de Dieu ont pu être perçus (et continuent de l’être) comme les déclinologues de leur temps. Le plus souvent, ils sont porteurs d’un message qui communique davantage de désapprobation divine que d’approbation: ils appellent le peuple à revenir à l’Eternel lorsqu’il s’en écarte, et nous savons que ce phénomène est malheureusement récurrent.

À la lecture de la longue histoire du peuple de Dieu dans la Bible, nous avons l’impression de sentir la présence d’une force invisible qui paraît s’exercer d’une manière systématique sur le cœur de l’homme et le repousser loin du Créateur. Comme si l’effet de la commotion originelle produite en Éden, que nous appelons la Chute, fonctionnait à la manière d’un big bang spirituel : chassé de la présence de l’Eternel, la créature semble être le jouet d’une force qui l’écarte et l’emporte sans cesse loin de son Créateur[1].

C’est pourquoi, les prophètes délivrent un message de retour, souvent défini comme un fardeau [2],  et souvent porteur de la réprobation de l’Eternel, tout en étant également mêlé de promesses. On pourrait donner une définition bien plus complète du statut de prophète et de l’étendue possible de son message (qui ne se résume pas à annoncer des catastrophes), mais ce n’est pas ici le propos. On retiendra simplement l’image globalement admise de personnalités qui interpellent et qui annoncent un avenir assez rarement rose.

Si le prophète de l’Eternel est perçu comme un déclinologue pour son temps, c’est parce que le caractère-même du ministère l’y conduit: on peut considérer en effet que le message prophétique le plus connu de tous (en relation avec la marche du monde), contenu dans le livre de l’Apocalypse, est une sorte d’inventaire d’évènements dramatiques se succédant à une cadence de plus en plus rapprochée, comme les douleurs d’une femme qui accouche, jusqu’à l’annonce de la fin-même du monde. On pouvait difficilement imaginer pire dans la veine du déclinisme. Au point que le sens-même du mot “apocalypse” en a été changé dans l’inconscient collectif [3].

La confusion entre la vision prophétique et la vision catastrophiste

Il existe cependant une vision négative du monde et de son avancement, qui n’a aucun lien avec la vérité. Elle est exprimée par des analystes – amateurs ou professionnels – qui ne se fondent pas sur la révélation biblique et qui prennent la parole publiquement en cultivant plus ou moins consciemment un discours catastrophiste. Sans vision spirituelle, ils ne sont que des instruments d’activation de peurs diverses (les leurs, en premier), et participent à entretenir un climat anxiogène.

Le catastrophiste évolue à la surface des choses et fixe les regards sur le visible immédiat, sur les conséquences dramatiques qui peuvent en découler, tandis que le prophète se fonde sur leur origine spirituelle et sur leur adéquation avec le plan divin. La phrase citée en introduction définit le déclinologue comme “une personne qui entretient une vision pessimiste de la situation économique, politique, ou encore culturelle …”. Le prophète se place dans une perspective spirituelle: c’est elle qui est le centre de gravité de son analyse et alimente sa vision. C’est pourquoi la vraie compréhension prophétique peut souvent prendre complètement à contre-pied les analyses qui ne se fondent que sur l’observation du visible et les spéculations qu’on peut en tirer.

Les temps de la fin sont-ils des temps de déclin ?

Que dit la Bible ? Le contexte de la fin des temps nous est décrit comme difficile [4], agité et dégradé, Jésus lui-même se demandant si la foi véritable existerait encore au moment de son retour[5]. Les prophéties révèlent une sphère chrétienne atteinte par le cancer de l’apostasie [6] (un recul de la foi véritable pouvant mener à son abandon en profondeur, mais pas en apparence [7]) et un monde opposé ouvertement à Dieu[8].

L’installation de cet état généralisé s’effectue graduellement, pour parvenir un jour à une conjonction de situations de plus en plus inextricable. Il paraît donc difficilement contestable que les temps de la fin (et leur préparation) sont des temps de déclin, pour ceux qui sondent les Écritures. Mais il existe malheureusement une frange importante du christianisme qui conteste cette vision de la fin, et qui n’admet pas que le monde soit entré dans cette phase.

Cet état de fait a été prophétisé, lui aussi. Par amour pour le siècle présent [9], et par une conception erronée de la vie chrétienne, certains croyants contesteront le message de préparation des enfants de Dieu, glissant même vers un contestation de certains points fondamentaux :

“Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables” (2 Timothée 4/3).

«Sachant avant tout que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant: Où est la promesse de son avènement ?» (2 Pierre 3/3)[10]

Il est donc important de réfléchir au contexte spirituel dans lequel nous vivons, et de ne pas participer à ces mauvais raisonnements, mais au contraire de chercher à être “renouvelés dans l’esprit de notre intelligence” (Ephésiens 4/23), pour pouvoir nous inscrire dans un service véritable, inspiré et fidèle.

Écouter, sélectionner la source, et écouter…

Comme à d’autres périodes de l’Histoire, mais sans doute plus que jamais, notre époque est le théâtre d’une confusion destinée à décrédibiliser le message prophétique [11], qui sera l’objet d’attaques incessantes pour tenter de réduire son impact et son influence.

Pourquoi devons-nous particulièrement veiller dans cette période ? Parce que la Bible dit que le diable sait qu’il a peu de temps[12], et que fort logiquement, une action extérieure va être imprimée sur la société des hommes.

Pour prendre une image connue, il sera demandé aux hommes de fabriquer davantage de briques avec moins de paille. La vie professionnelle des sociétés industrialisées est désormais clairement frappée par cette loi : travailler davantage, pour avoir l’illusion de maintenir une qualité de vie qui, en réalité, se dégrade sans cesse. Et le moment choisi pour faire augmenter cette tension dans le monde est soigneusement choisi : le prétexte “visible” invoqué est celui des incertitudes et des crises économiques menaçantes, mais la réalité invisible est autre, et concerne l’approche de l’arrivée du Libérateur, le retour du Roi.

Dans cette période extrêmement importante, Dieu fait entendre Son message prophétique mais il est une voix au milieu des autres voix: déclinologues, augures, spéculateurs, devins, analystes, faux prophètes. Nous avons besoin de discernement et d’une plus grande proximité personnelle avec le cœur de Dieu, Christ, pour reconnaître Sa voix. La rumeur des voix “prophétiques” peut s’élever et faire beaucoup de bruit, cherchant à provoquer des inquiétudes, des angoisses, et à pousser le peuple de Dieu à des actions charnelles et inconsidérées (présentées comme spirituelles). Il ne faut pas les écouter.

La voix de l’Esprit n’est pas inquiétante et ne crée pas de peurs, mais elle entraîne il est vrai dans une crainte de l’Eternel profonde, grave, sérieuse, qui génère de notre part de profondes modifications de vision et de comportement personnel, vis-à-vis de notre Dieu.

“… Et avant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l’Eternel n’était pas dans le vent.

Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre.

Et après le tremblement de terre, un feu: l’Eternel n’était pas dans le feu.

Et après le feu, un murmure doux et subtil”. (1 Rois 19/11)

Jérôme Prekel

Notes

[1] C’est seulement en Jésus-Christ que cette force est anéantie et qu’une parfaite réconciliation avec le Père est opérée et accomplie en perfection.

[2] Le message prophétique est souvent présenté par l’expression “oracle de l’Eternel”, qui vient d’un mot hébreu qui signifie “fardeau, charge” (massa). Le fardeau est parfois porté par le prophète, et parfois par ceux qui reçoivent le message (voir Jérémie 23).

[3] Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokalupsis) signifiant mise à nu, enlèvement du voile ou révélation.

[4] 2 Timothée 3/1 : “Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles”.

[5] Luc 18/8 : “Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?”

[6] 1 Timothée 4/1 : “Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience”, 2 Thessaloniciens 2/3 : “Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition”.

[7] 2 Timothée 3/5: “ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force”, Matthieu 24/12 : “et parce que l’iniquité prévaudra, l’amour de plusieurs sera refroidi”.

[8] 2 Pierre 3/3: “Sachant avant tout que, dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant: Où est la promesse de son avènement? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création”, 2 Timothée 3/2: “Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux (sans piété), insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu”

[9] 2 Timothée 4/10: “Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique”.

[10] À rapprocher de Jude 1/18: “(les apôtres) vous disaient qu’au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies; ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels, n’ayant pas l’esprit », décrivant une catégorie de croyants religieux, mais non spirituels. Voir aussi 1 Timothée 4/1: «Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience…»

[11] Celui qui décrit l’état véritable du monde, son destin, et le retour du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs.

[12] Apocalypse 12/12: “C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer! Car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps”.

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La Nudité, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/12192/la-nudite-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/12192/la-nudite-par-jerome-prekel/#comments Wed, 05 Jan 2011 15:21:40 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=12192

le sarment

“Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, et ils virent (ou comprirent) qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures…” (Genèse 3/7).

“…L’Eternel Dieu fit à Adam et sa femme des habits de peau, et les en revêtit” (Genèse 3/20)

Le texte du livre de la Genèse nous parle de la découverte de la nudité par l’homme et la femme, et de leur réaction par rapport à cette découverte. Ce qu’ils ont vu lorsque leurs yeux “se sont ouverts” n’était pas nouveau, mais était jusqu’alors voilé. Auparavant, “l’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte [1]” (Genèse 2/25). La prise de conscience de la nudité du corps s’est faite à partir de la désobéissance à l’ordre divin [2]. Il y a donc un lien très clair entre la culpabilité et le besoin de couvrir la nudité physique.

Aussi longtemps qu’ils s’étaient tenus dans l’obéissance et la confiance en Dieu, en respectant Sa Parole, ils étaient spirituellement couverts de Sa justice et de Ses perfections. Ils ne connaissaient pas de “nudité” spirituelle (culpabilité, besoin de recouvrir ses fautes), ils étaient protégés. Mais le jour où ils sont sortis de cette sphère de protection — par l’exploration de l’espace de liberté qui se proposait à eux — ils ont instantanément ressenti que la couverture de la justice divine avait disparu. Un acte avait été accompli, grâce à l’exercice de leur libre-arbitre, sans Dieu et en dehors de Sa volonté. Une autre voix avait été écoutée, une séduction avait eu lieu et Dieu avait été supplanté dans leur intimité : ils étaient spirituellement dénudés/découverts.

Ce qui s’est passé dans l’Esprit a impacté le Naturel : leur nudité spirituelle révéla la nudité de leurs corps, parce que le monde naturel est le reflet du monde spirituel. Et le besoin de recouvrir cette nudité fut immédiat : c’est la première œuvre qu’ils firent après avoir “mangé du fruit”.

Et Dieu leur apprit à se vêtir, dans cette nouvelle dispensation qui s’ouvrait, ce qui était une préfiguration de la Loi qui serait donnée au Sinaï, qui justifierait l’homme temporairement par des sacrifices d’animaux (le vêtement de peau). Mais tous ces “vêtements”, tout ce système destiné à la justification (à la couverture) de l’homme pour recouvrir son péché, était lui-même la préfiguration d’un sacrifice plus excellent, éternel, à venir, celui de l’Agneau parfait.

LA NUDITÉ, ACTE 2

Dans les derniers temps, qui précèdent le retour du Seigneur, on constate un phénomène inverse à ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden : alors que la prise de conscience de la nudité a entraîné (par l’homme et par Dieu) la nécessité de la recouvrir (au sens naturel et au sens spirituel) on assiste dans les derniers temps (ceux dans lesquels nous sommes entrés), à un découvrement, un affichage public de la nudité. Quel est le sens spirituel de ce phénomène ? Il est un indicateur, un signal de dégradation qui résonne comme une contestation plus ou moins consciente du besoin de justice en général et de la justice de Dieu en particulier.

Dans les sociétés civilisées, l’espace public est resté hermétiquement fermé à la nudité jusqu’au milieu du vingtième siècle. Il y a toujours eu un sceau spirituel sur la nudité, sur ce qui devait rester caché, sur ce que le texte biblique définit comme la nudité. Or, ce sceau a été comme brisé, il y a finalement peu de temps, et c’est cet acte spirituel négatif (ce basculement) qui a permis le déclenchement de l’apparition publique de la nudité, telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec toutes les conséquences spirituelles que cela entraîne. L’exposition publique de la nudité n’est pas seulement un problème moral, mais c’est également un symptôme spirituel.

En exposant la nudité, les hommes et les femmes des temps qui précèdent le retour du Seigneur (et qui sont inconscients de cette imminence) ne se rendent pas compte qu’ils adressent un message spirituel qui conteste encore davantage le besoin de Dieu et qui par conséquent s’élève contre Lui. Il s’agit d’un pas supplémentaire dans la rébellion de la créature, elle-même instrument d’un antagonisme qui la dépasse et qui vise à la déstabilisation perpétuelle de l’œuvre de Dieu.

LA NUDITÉ, ACTE 3

L’affichage de la nudité a provoqué le réveil des idoles anciennes

a) Astarté

La morale des pays christianisés [3] a toujours protégé la nudité du corps au moyen du voile de la pudeur[4] et c’est seulement dans la seconde moitié du vingtième siècle que les corps dénudés ont fait leur apparition dans l’espace public. Jamais auparavant cela ne s’était produit [5]. Et lorsqu’on parle de l’irruption de la nudité sur la scène publique, c’est de nudité féminine dont nous parlons : le corps de la femme dénudée a été la clé qui a ouvert l’ancien verrou moral, à la faveur de la libération de sa condition. Et cette apparition du corps dénudé a été le signal de la transformation du statut de la femme en objet de marchandisation, malheur collatéral de l’émancipation de son statut biblique et originel. Ce constat nous rappelle que le chemin de la liberté qui passe par un éloignement de la Parole de Dieu et de son conseil (comme en Eden), se transforme à terme en la pire des aliénations.

C’est donc au retour de l’idole féminine ancienne auquel nous assistons, celle d’un corps de femme, souvent dénudé, révéré par les divers cultes qui lui sont rendus, qui “trône” aujourd’hui dans l’espace public moderne. C’était le rôle que remplissait Astarté [6], dont le culte prônait une divinisation du féminin, tout simplement. Aujourd’hui, le nombre de “statues” d’Astarté dans nos sociétés est bien plus important qu’il ne l’était au temps d’Elie et de Jézabel. Cette femme-là est omniprésente, icône de beauté, de jeunesse éternelle, incarnant un bonheur inaccessible, formatant l’inconscient collectif du masculin et du féminin.

b) le pieu sacré

L’émancipation féminine a entraîné un cortège de conséquences positives et négatives; parmi ces dernières, on relèvera la libéralisation du domaine sexuel, qui est un fait historique incontestable. Les sociologues et les historiens s’accordent à dire que c’est au moment de l’émancipation de la femme (à partir de 1968) que les tabous sexuels ont été renversés et que la nudité a pu être affirmée, revendiquée, prêchée. La notion de l’amour libre a fait son apparition, avec tous les errements qui lui sont liés. Le sexe est rapidement devenu une idole publiquement révérée, dont l’homme est le principal adorateur et à laquelle on doit apporter son propre corps en sacrifice vivant.

Aux heures les plus sombres de l’idolâtrie d’Israël, le culte rendu à Astarté revêtait (entre autres) la forme d’un pieu sacré, qu’on trouvait partout dans le pays, devant (et parfois à l’intérieur) des maisons du peuple de Dieu, et qui évoquait la forme d’un sexe masculin[7].

Lorsque ce pieu sacré est honoré dans une société, il annonce l’arrivée de malheurs spirituels périphériques à sa dévotion, dont font évidemment partie les dérives sexuelles. On peut citer par exemple l’homosexualité et sa revendication publique, qui permet à cette orientation sexuelle de marcher sur le chemin de sa légitimité sociale [8]. L’écho des errements de Sodome (et de leur jugement divin) devient alors un mythe appartenant à l’imagerie biblique symbolique, alors qu’il est une réalité spirituelle qui exercera son autorité aussi longtemps que le péché existera.

Autre malheur spirituel lié à l’émergence, puis à la revendication de la nudité: la banalisation de la pornographie [9], véhiculant le virus d’une malédiction (voir paragraphe 4) qui provoque des ravages en vagues successives: d’abord la femme qui en est l’objet consentant[10], puis l’homme qui en est le consommateur maudit. Mais il faut ajouter, hélas, que cette marée noire incontrôlable[11] atteint désormais de plus en plus l’enfance, en se rendant accessible et conditionnant (en fait en détruisant) l’image qu’ils doivent se faire de l’homme, de la femme, de l’amour, du sexe et de la violence…

Les mauvais prophètes du porno, déguisés en intellectuels épris de libertés, écrivent des livres, prennent la parole de plus en plus librement et théorisent sur l’utilité du nu, et les aspects bénéfiques du sexe libéré, si possible le plus tôt possible. On fustige la vertu, on stigmatise la pudeur, on brocarde la morale… et on oublie que l’enfance est le moment où l’être humain a besoin d’une construction asexuée qui dure le plus longtemps possible. L’identité sexuelle ne se construit pas grâce à une surexposition du nu et un libre accès aux choses du sexe, mais au contraire dans le mystère et le questionnement intérieur. L’acte secret y trouve la place du sommet de l’intimité qui donnera à un couple le sentiment de partager une expérience unique.

c) Moloch-Baal

L’apparition de la nudité dans l’espace public a été un des symptômes d’un culte plus vaste, celui de la liberté individuelle. L’exploration de la liberté, notamment dans le domaine sexuel, s’est ouverte à la femme et pour cela, la société lui a donné deux outils indispensables : la contraception [12] et l’interruption volontaire de grossesse[13]. Sans ces deux éléments majeurs, la révolution sexuelle n’aurait pas été possible. “En libérant la femme de la nature (ndlr : entendre “de la loi divine”), la contraception l’a aussi libérée de la domination masculine. La généralisation de la contraception a accompagné la naissance de «la société des individus». En passant des lois de la nature à la loi du sujet énonçant sa propre loi, la femme s’est détachée de la nature pour mieux se l’approprier. La libre maternité a donné à l’être humain les moyens de son affranchissement, et contribué à libérer les femmes de la domination masculine. L’acte sexuel détaché de la fonction reproductrice a également ouvert la voie à une sexualité féminine qui revendique le droit au plaisir [14].”

Quant au droit à l’IVG, que certains regardent sous un certain angle comme une mesure de progrès et de liberté, il a permis à l’ancienne idole Moloch[15] de réapparaître en plein cœur de la société moderne, et de recevoir chaque année l’offrande de plusieurs dizaines de millions de vies d’enfants[16], sacrifiés sur l’autel de la liberté en général, et de la liberté sexuelle en particulier. Pour entrer dans une telle considération et en appréhender le poids spirituel, il est bien entendu nécessaire de considérer l’embryon comme la promesse d’un être humain et lui accorder ce statut moral, juridique, physique et spirituel. Pour les législateurs qui considèrent que l’embryon n’est qu’un amas de cellules[17], la marche arrière est probablement impossible, car cela reviendrait à reconnaître qu’on a légalisé un meurtre de masse en assimilant le fruit de nos entrailles a une sorte de tumeur dont on peut se débarrasser sans aucune conséquence.

Le plan de Dieu originel pour l’homme et la femme ne peut pas être méprisé ou renié sans conséquences dramatiques, et ce qui est mis en place à l’échelle de sociétés produira des conséquences de même ampleur, telles qu’elles sont prophétisées : “Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront : égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là » (2 Timothée 3/2). Ces conséquences sont à replacer en perspective avec des causes. Les hommes (et leurs sociétés) ne se transforment pas à coup de baguette magique. Ils font des choix, des choix personnels, des choix de société, et à mesure qu’ils s’éloignent de Dieu, de son image, de sa sagesse, de sa Parole, ils n’ont pour dieu que leur propre égo. Ils rejettent le créateur et adorent la créature.

LA NUDITÉ, ACTE 4

La malédiction liée à l’exposition de la nudité

La Bible raconte l’histoire de la malédiction d’un des fils de Noé pour une question de nudité non couverte, par le respect et la pudeur. Canaan a été maudit pour avoir regardé ce qui ne doit pas se regarder [18]. Et l’écho de cette malédiction plane sur nos sociétés et sur nos yeux, à chaque fois que nous sommes amenés à “regarder” les propositions du monde dans ce domaine. Je ne dis pas “à voir”, mais “à regarder”, car il est quasiment impossible de ne pas voir la nudité autour de nous, sur les murs de nos villes, dans nos magazines, sur nos écrans[19]. On ne peut plus l’éviter, elle fait partie de notre culture désormais et elle est devenue une flèche spirituelle négative à part entière, un trait enflammé du malin [20].

Il est donc important de rappeler que cet exemple biblique évoque un principe spirituel toujours en vigueur aujourd’hui. Le cadre spirituel et social qui avait été donné au peuple de Dieu (la Loi) était d’ailleurs très clair à ce propos: “Tu ne découvriras point la nudité d’une femme et de sa fille… c’est un crime” (Lévitique 18/17, voir l’ensemble du chapitre). Telle est la nature et la vocation de la pornographie.

CONCLUSION

Il est donc évident que l’exposition de la nudité naturelle est un symptôme d’apostasie et de déchéance spirituelle. Une société qui ne cache plus la nudité, mais qui s’emploie à l’afficher, est une société spirituellement à la dérive, en dépit de toutes les justifications psychologiques et culturelles qu’on pourrait invoquer. Un homme ou une femme (les chrétiens sont soumis eux aussi à cette tentation) qui transige avec les principes de la pudeur, sous l’influence de modes vestimentaires populaires, peut, dans bien des cas, être pris en flagrant délit d’impudicité[21].

Ces choses doivent donc être rappelées et enseignées à nos fils et nos filles[22] pour qu’ils puissent entendre un message plaidant en faveur de la crainte de l’Eternel — que nous différencions clairement du puritanisme[23] — au milieu de tous les messages que le monde déverse sur eux et en eux, car ils sont la cible des “prédications” (images et suggestions) émanant des innombrables icônes médiatiques et musicales qui incarnent des libertés et des transgressions qui deviennent convoitables, par l’effet de masse. Chaque jour ils sont immergés dans l’esprit antichrist, dans le matérialisme, le consumérisme, d’une manière qui ne s’est sans doute jamais proposée à la jeunesse comme aujourd’hui. C’est pourquoi ils ont besoin d’une double portion du Saint-Esprit. Et si leurs parents ne sont que des chrétiens tièdes, alors cette génération ne saura pas éviter de prendre et/ou recevoir la marque de la Bête. Les parents chrétiens défaillants engendrent malheureusement des générations pour lesquelles la vraie conversion n’a plus de sens réel, parce que le modèle originel est perdu. C’est ainsi que le vrai christianisme perd son âme pour se transformer en une culture qui laisse se dénaturer le sens du Bien et du Mal, prélude aux pires séductions.

ANNEXE : DEUX EXHORTATIONS

a) La nudité spirituelle du perdu

Comme nous l’avons vu dans la première partie, la véritable nudité est d’abord spirituelle. Et si elle est spirituelle, elle est éternelle. Les fils et les filles d’Adam et Eve (dont nous sommes tous) sont les héritiers de leur désobéissance, de leur manque de confiance et de leur désir : en un mot, nous sommes tous instinctivement poussés à marcher en suivant les inclinations de notre âme, et non de notre esprit. Nous sommes sensibles à la tentation et vulnérables dans nos volontés.

Nous sommes donc tous séparés de Dieu, comme Adam et Eve le furent, nus et découverts devant Lui, cherchant à ce que la malédiction soit ôtée pour retrouver notre paix avec Lui — et avec nous-mêmes.

Si nous cherchons à nous “couvrir” par nos œuvres, faisant le Bien plutôt que le Mal, essayant de nous racheter nous-mêmes de cette malédiction, nous ne parvenons qu’à cacher momentanément notre honte. Or Dieu a prévu pour nous un moyen de faire disparaître la malédiction, et non pas seulement de la cacher. Christ est venu pour offrir sa vie parfaite pour que la malédiction disparaisse dans sa mort[24], prenant avec lui (et en lui) dans cette mort[25] l’ensemble des fils de l’Homme (Adam).

Celui donc qui peut se reconnaître séparé de Dieu par sa naissance, et ce d’une manière irrémédiable, constatant sa condamnation et son impossibilité de rétablir sa paix avec Dieu, alors celui-là peut lever les yeux vers Christ, avec l’espoir de la foi pour être sauvé. Comme les hébreux levèrent les yeux jadis vers le serpent d’airain lorsqu’ils étaient mordus par les serpents brûlants[26], l’homme perdu et condamné (séparé de Dieu) peut de la même manière recevoir une guérison définitive et éternelle, et être revêtu du vêtement de la justice de Dieu : Christ[27].

b) La nudité spirituelle du chrétien

Bien que nous ne puissions être sauvés que par la foi — la foi dans le sacrifice de Christ — et que nous soyons appelés à être revêtus d’un vêtement qui ne peut être blanchi que dans le sang de l’Agneau[28], les Écritures sont claires à propos du vêtement de nos actions, des fruits qu’un racheté DOIT porter, afin que son salut soit visible de tous[29].

La Grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée … Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres (Tite 2/11 à 14).

Sur ce chemin, qui s’offre à tous les rachetés, ce sont donc nos actions justes (en conformité avec la pensée de l’Esprit de Christ en nous), qui constituent un vêtement spirituel, dont parle le Nouveau Testament :

“Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints” (Apocalypse 19/8). Ce vêtement blanc est d’une importance capitale, car son absence est réprouvée dans maints passages des Écritures, dont le plus explicite est celui-ci :

“…je te conseille d’acheter de moi un vêtement blanc afin que la honte de ta nudité ne paraisse pas” (3/18). Cette parole prophétique étant adressée à une église (et non à des personnes perdues), elle ne peut donc concerner le Salut. Elle ne peut pas davantage être un encouragement à se revêtir du vêtement de la justice de Dieu, mais elle est une exhortation grave lancée à des cœurs appesantis, car un chrétien sauvé par le sang de Jésus qui ne serait pas trouvé veillant, priant et agissant pour son Seigneur serait spirituellement nu.

Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur … Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous (1 Corinthiens 15/58 et 16/13). Veillons donc pour continuer de prier, travaillons pendant que c’est encore possible, et mettons en œuvre notre propre salut, avec sérieux et gravité, en engageant tous les moyens que Dieu nous a donné.

Jérôme Prekel

Notes

[1] Honte, définition dictionnaire: sentiment pénible excité dans l’âme par la conscience d’une faute commise et la confusion, le trouble qu’on en ressent.

[2] C’est le passage à l’acte de la désobéissance qui entraîne une conséquence spirituelle qui impacte la sphère naturelle. On notera que Jésus, dans le sermon sur la montagne, révélera que la chaîne des conséquences du péché s’enclenche déjà dans les pensées, bien en amont du passage à l’acte. Il dit par exemple que celui qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son cœur (Matthieu 5/28); Jésus établit donc une pré-existance du péché avant le passage à l’acte.

[3] La sensibilité morale à la nudité se retrouve dans les sociétés construites dans le respect du divin, la crainte de Dieu et principalement dans les sociétés édifiées sur le monothéisme (judaïsme, christianisme, islam).

[4] En France, on a même créé le concept juridique “d’attentat à la pudeur” (Article 222-27). Toute la législation sur la sexualité, telle qu’elle a été mise en place depuis le XIXe siècle en France, était un ensemble de lois sur la pudeur. L’outrage public à la pudeur était un délit réprimé dans l’ancien Code pénal impérial français de 1810, requalifié aujourd’hui en “atteinte sexuelle”, réprimé en droit positif sur le fondement de l’article 222-32 du Code pénal français (et incluant l’exhibition sexuelle) : “L’exhibition sexuelle (la nudité) imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende”.

[5] Une partie de la société grecque du temps de Platon, sous l’influence spartiate, vouait un culte au corps et affichait la nudité (surtout masculine), mais cet épisode est sans commune mesure avec ce qui est décrit dans cet article.

[6] Astarté, Ashera (idole), Ashtoreth, déesse de la fécondité dont le culte à caractère sexuel est une source d’immoralité dégradante, car ses prêtresses se livrent à la prostitution sacrée (Juges 2/13, 10/6, 1 Rois 11/5, 33/2, 2 Rois 23/13). Son culte paraît importé de Mésopotamie (Ishtar, qui est associée à l’étoile du soir, qui deviendra Vénus chez les romains et Aphrodite chez les grecs). Pour faciliter sa reconnaissance par les adeptes d’un Dieu unique, elle était présentée comme une incarnation de l’Esprit de Dieu dans sa part féminine (enfantée par le Père mais née de l’Esprit) et comme la mère de l’humanité (ref: Alexande Hislop, “les deux Babylone” et “Dictionnaire Biblique Emmaüs”).

[7] Juges 6/25 à 28; les exégètes et historiens sont partagés sur la traduction du mot ashera/asherim, et l’ensemble des traces de pieux sacrés ne sont pas toutes à mettre en relation avec un culte rendu au sexe. Dans certains cas, le pieu est identifié comme une représentation de l’idole féminine, mais il est incontestable qu’une partie du culte rendu à Astarté se réfère à la prostitution, sacrée ou pas, qui était entourée d’une revendication et d’une sacralisation de l’impudicité et de la débauche.

[8] En 1960 en France, l’Amendement Mirguet avait classifié l’homosexualité dans la catégorie des « fléaux sociaux », au même titre l’alcoolisme, la tuberculose, la toxicomanie, le proxénétisme et la prostitution, contre lesquels le gouvernement était autorisé à légiférer par ordonnances. La France avait adopté en 1968 la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé sur les maladies mentales, dans laquelle figurait, jusqu’en 1993, l’homosexualité. Jusqu’en février 1978, la plupart des titres de la presse homosexuelle de l’époque étaient interdits par le Ministère de l’Intérieur français. Mais les “évolutions” dans l’opinion publique des années 1970, sous la poussée des revendications et par les actions du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (FHAR) et du CUARH (Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle), ainsi que l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement socialiste mené par François Mitterrand amenèrent à la radiation de telles dispositions discriminatoires à partir du 12 juin 1981 et en particulier avec la loi du 27 juillet 1982. Une des pressions principales des intellectuels homosexuels a consisté à requalifier juridiquement les relations sexuelles avec mineurs (voir la pétition de Michel Foucault, Jean Danet et Guy Hocquenghem appelée la « Lettre ouverte sur la révision de la loi sur les délits sexuels concernant les mineurs », adressée au Parlement en 1977 et qui défendait la dépénalisation de toutes relations consenties entre adultes et mineurs de moins de 15 ans (la majorité sexuelle en France). Finalement, le Sénat votait en juin 1978 la suppression de la discrimination entre actes homosexuels et hétérosexuels, tandis que l’attentat à la pudeur sans violence à l’égard d’un mineur de moins de quinze ans, jusque-là passible des assises, était correctionnalisé.

[9] C’est en 1966 que le code Hays a été aboli. Il régissait la censure cinématographique et prônait la défense et protection du mariage, interdiction de représentation du nu, de la prostitution, des perversions sexuelles, de l’homosexualité… l’abolition du code Hays a cédé la place à un climat érotique croissant. En moins d’une décennie (années 70), le cinéma américain est passé de la censure puritaine à la diffusion grand public de films pornographiques (http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_Hays).

[10] Il faut ajouter que la pornographie homosexuelle a désormais pris également ses parts de marché.

[11] Et pour cause : on estime que le chiffre d’affaire du porno mondial représente entre 50 et 60 milliards d’euros par an.

[12] Droit ouvert en 1967

[13] Droit ouvert en 1975

[14] E. Donfu, sociologue

[15] Moloch, divinité des Ammonites, recevait des sacrifices d’enfants brûlés par le feu (2 Rois 23/10). Son nom signifie “seigneur” (venant de Melekh: roi), il est parfois rapproché de Milkom (1 Rois 11/5 et 33) ou Malcom (Jérémie 49/1) et il est également parfois appelé Baal (Jérémie 32/35). Son culte était interdit en Israël sous peine de mort (Lev. 18/21). Les fouilles réalisées en Palestine ont mis à jour des amoncellements de squelettes calcinés d’enfants autour des sanctuaires de Moloch.

[16] 60 millions d’IVG déclarés chaque année dans le monde, ce qui doit être majoré par tous les actes clandestins (source ONU).

[17] Les dispositions juridiques relatives à l’IVG sont des dispositions d’exception, introduites par la loi elle-même comme des exceptions au principe du respect de l’être humain dès le commencement de sa vie (art. L. 2211-1 du code de la santé publique). La Cour Européenne des Droits de l’Homme estime que la définition de la notion de personne relève de la marge d’appréciation des Etats ce qui a pour conséquence que l’embryon puisse être une personne dans tel Etat du Conseil de l’Europe mais non dans tel autre… (CEDH, Vo c. France, 8 juillet 2004).

[18] Genèse 9/22-25: il y a, bien sûr, une résonnance spirituelle au péché de Cham, en tout premier lieu, mais l’attitude face à la nudité est présente. Noter que c’est la descendance qui est maudite.

[19] L’arrivée d’Internet a fait exploser le marché de la pornographie. La diffusion multimédia y est plus facile et touche un public plus large, banalisant en quelque sorte le commerce du sexe. On enregistre aujourd’hui la création de 200 nouveaux sites à contenu pornographique chaque jour, soit un accroissement de plus de 70 000 sites de commerce du sexe par an. En 2002, on évaluait le chiffre d’affaires (au niveau mondial) de l’industrie pornographique à 50/60 milliards d’euros. À titre de comparaison, on estime aujourd’hui que la faim dans le monde pourrait être éradiquée grâce à l’investissement mondial de 44 milliards de dollars.

[20] Ephésiens 6/16

[21] Les détails vestimentaires incriminés sont bien connus de tous et concernent les vêtements qui suggèrent la nudité (épousant les formes du corps au plus près en montrant le corps dans son intimité) ou qui dévoilent la nudité en ne la couvrant que partiellement (jupes ultra-courtes, décolletés, exposition plus ou moins partielle des sous-vêtements).

[22] Deutéronome 4/9: “Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur; enseigne-les à tes enfants et aux enfants de tes enfants”.

[23] Dans le langage courant, un «puritain» est une personne austère, rigide, hostile à tous les plaisirs: «pureté» à laquelle on associe volontiers une teinte d’ostentation, voire d’hypocrisie, sans appartenance religieuse particulière.

[24] Galates 3/13 : “Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois”.

[25] Romains 6/3 à 8 : “Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui”.

[26] Jean 3/14 : “Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

[27] 1 Corinthiens 1/30 : “Or vous êtes de lui dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption”.

[28] Apocalypse 7/14 : “Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus ? Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau”.

[29] 1 Timothée 4/15 : “Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous”.

[30] “Ils ont renversé tes autels” (1 Rois 19/10)

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Reportage du pasteur Philippe Auzenet sur la montagne de prière d’Ouganda http://www.blogdei.com/11744/reportage-du-pasteur-philippe-auzenet-sur-le-montagne-de-priere-douganda/ http://www.blogdei.com/11744/reportage-du-pasteur-philippe-auzenet-sur-le-montagne-de-priere-douganda/#comments Mon, 29 Nov 2010 09:42:15 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=11744

Topinfo

Ndlr: Merci à Philippe pour ce petit reportage. Pour plus d’informations sur le relèvement incroyable de ce pays « maudit » mais racheté par Dieu, reportez-vous au site d’Yvan Rhéault.

A 14km de Kampala, la capitale de l’Ouganda, se trouve un lieu étrange baptisé «Africa Prayer Moutain for All Nations» (Montagne de prière pour toutes les nations). Répandue sur 32 hectares, cette montagne a été achetée en 1999 par Prossy Kisakye Mulinde, l’épouse du pasteur John Mulinde, en charge de la «World Trumpet Mission». Reportage.

>>> lire la suite

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Le nuage qui s’élève de la mer, par Eliane Colard http://www.blogdei.com/11565/le-nuage-qui-seleve-de-la-mer-par-eliane-colard/ http://www.blogdei.com/11565/le-nuage-qui-seleve-de-la-mer-par-eliane-colard/#comments Sun, 21 Nov 2010 16:17:35 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=11565

blogdei


Crédit photo: Jérôme Prékel

A la septième fois, il dit: Voici un petit nuage qui s’élève de la mer, et qui est comme la paume de la main d’un homme. Élie dit: «Monte, et dis à Achab: Attelle et descends, afin que la pluie ne t’arrête pas». En peu d’instants, le ciel s’obscurcit par les nuages, le vent s’établit, et il y eut une forte pluie. Et la main de l’Éternel fut sur Élie, qui se ceignit les reins et courut devant Achab jusqu’à l’entrée de Jezréel. 1Rois 18.44

L’Eglise contemporaine prétend avoir retrouvé des vérités perdues depuis l’église primitive

Un malentendu à propos de la pluie d’Elie

Bon nombre d’extrapolations prophétiques se sont appuyées sur ce passage pour parler de la venue d’un réveil sous forme d’une pluie de bénédiction déversée dans les derniers temps sur l’église. Cependant il est nécessaire de revenir au contexte des textes évoqués pour ne pas perdre le bénéfice des leçons précieuses dont ils sont le véhicule. Mais surtout, il convient de laisser à l’Esprit de Dieu le soin d’éclairer lui-même ces textes afin de leur permettre de libérer en notre faveur tout leur potentiel prophétique. Dieu veut que son peuple comprenne plus que jamais quel était le but et la nature de cette pluie envoyée du temps d’Elie.
Lorsque Dieu visite la terre dans le but de la bénir, il commence par la juger; c’est ainsi que commence généralement le processus de sa bénédiction. Ce qu’Elie a vu venir au travers de cette pluie attendue et souhaitée, c’était un jugement de Dieu avançant sur les nuées. Dieu juge toujours d’abord quand il souhaite restaurer il en sera ainsi jusqu’à la consommation de la création actuelle; ce processus est une nécessité car la restauration est la rectification ou la remise à l’aplomb de quelque chose qui était devenu tordu. Or le réveil n’est pas encore la restauration, bien que les deux notions aient peu à peu été confondues dans l’église. Le réveil n’est que l’émergence ou la sortie d’un état de sommeil : nous y reviendrons plus loin. En ce sens, le réveil n’est donc que l’activation des conditions de la restauration comme l’illustre la suite de ce texte.

Plusieurs attendent un dernier grand réveil qui devrait de façon immédiate transformer le visage de toute l’église, un réveil qui devrait en même temps restaurer le pays en éradiquant le mal partout où il se trouve, un réveil au travers duquel la révélation de la gloire de Dieu remplirait la terre entière juste avant la venue du Seigneur, précipitant des nations entière dans la repentance à genoux au pied de Jésus-Christ. Mais rien dans ce texte de 1 Rois 18 ne laisse penser que la pluie dont Elie avait entendu le bruit sur la montagne avait réussi à accomplir toutes ces choses en Israël du temps du Roi Achab. Si nous voulons trouver dans ce texte un type prophétique de ce que l’Esprit dit à l’église pour les temps qui viennent et qui sont déjà là, il faudra absolument veiller à ce que cet évènement ait un ancrage réel et véritable dans le type du passé auquel il prétend se rattacher.

Les implications spirituelles d’un ciel fermé

Nous savons par Jacques 5. 17 que la sécheresse qui a sévi en Israël sous le règne d’Achab fut de 3ans et 6mois : « Élie était un homme de la même nature que nous : il pria avec instance pour qu’il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois». Cette notion de ciel fermé nous est rendue encore plus évidente dans la bouche du Seigneur Jésus en Luc 4. 25 : « Je vous le dis en vérité : il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine ». Ce fut pratiquement en Israël un temps de famine et de sécheresse où la terre ne donnait pas son fruit quel qu’il puisse être. C’est ici que nous sommes invités à élargir le champ de notre entendement spirituel au-delà des réalités matérielles et visibles que semblent d’emblée indiquer ces données de la Parole de Dieu. Ainsi seulement nous pourrons saisir l’instruction spécifique de l’Esprit pour nous qui sommes parvenus à la fin des temps. Nous devons en effet prendre la mesure spirituelle de ces données pour saisir leur implication prophétique dans la perspective divine; car si la Parole de Dieu est vivante et permanente, elle est aussi pénétrante et c’est le temps où elle doit absolument trancher entre le charnel et le spirituel dans notre entendement car l’Esprit parle en ce moment et l’église se doit d’avoir des oreilles spirituelles éveillées pour ne pas négliger les avertissements du Seigneur.

Élie prophétisa qu’il ne devait y avoir en Israël durant ces 3 ans et demi ni pluie, ni rosée. Et en effet cet épisode de sécheresse et de famine était un temps où le ciel fut tout à coup fermé comme si Dieu avait résolu de se cacher à Israël. Au-delà des aspects matériels de ce récit, il y a donc tout un aspect spirituel sur lequel l’Esprit désire nous interpeller. Le règne d’Achab a ouvert une période où Israël a glissé profondément et de plus en plus dans l’apostasie, il est dit en 1 Rois 16, juste avant l’apparition d’Elie le Tischbite, « Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui. Et comme si c’eût été pour lui peu de choses de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath, il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et il alla servir Baal et se prosterner devant lui Il éleva un autel à Baal dans la maison de Baal qu’il bâtit à Samarie, et il fit une idole d’Astarté. Achab fit plus encore que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l’Éternel, le Dieu d’Israël.». La venue d’Achab amena manifestement en Israël une mesure d’impiété et d’apostasie jusque -là inégalée. Il alla très loin dans la défiance à Dieu puisque la suite du passage dit que durant son règne : « Hiel de Béthel bâtit Jéricho ; il en jeta les fondements au prix d’Abiram, son premier-né, et il en posa les portes aux prix de Segub, son plus jeune fils, selon la parole que l’Éternel avait dite par Josué, fils de Nun ». Or le peuple d’Israël ne pouvait ignorer l’interdit posé lors de la conquête de Canaan, sur la reconstruction de la ville de Jéricho : Josué 6. 26.

Voilà en gros quelle était la situation en Israël au moment où fut suscité Élie le prophète avec le message que Dieu allait fermer le ciel au-dessus du pays d’Israël. Dès le début du règne d’Achab, il est manifeste que d’épaisses ténèbres étaient installées sur le pays. Élie arrive à ce moment-là prophétisant la fermeture du ciel, cela signifiait sur un plan spirituel que pour un temps Dieu allait se cacher : les cieux n’allaient plus exaucer la terre et ici le plan matériel n’était que la résultante d’une situation spirituelle. Pendant un temps, c’est comme si Dieu s’était retiré. Durant 3 ans et 6 mois, à mesure que la terre d’Israël fut privée d’eau, la vraie parole de Dieu se fit rare jusqu’à disparaître totalement du pays : Israël fut privé de vrais Prophètes par qui la parole de Dieu, source d’eaux vives pour son peuple, pouvait venir rafraichir le pays et son peuple. La famine qui sévissait était donc à la fois spirituelle et matérielle. Souvent, les choses visibles et matérielles ne sont en effet que le reflet des choses invisibles et spirituelles. A l’instar de l’eau qui avait tari, la parole de Dieu s’était cachée: le ciel au-dessus d’Israël fut comme d’airain.
Mais lorsque Dieu se retire, il semble aussi que l’ennemi a les coudées franches pour agir. Et c’est durant cette période que Jézabel avait assassiné des vrais prophètes de Dieu; et Achab les avait remplacés par des faux prophètes, des citernes crevassées dont les eaux véhiculaient la mort sur le pays et son peuple. Achab fut le roi impie qui prostitua Samarie, comme Manassé fut celui qui prostitua Jérusalem (Ohola et Oholiba: Ezéchiel 23).

La fermeture du ciel : jugement de l’impiété et de l’apostasie dans le pays

C’est Dieu qui avait pris l’initiative de fermer le ciel 3 ans et 6 mois, c’est donc Lui qui avait envoyé la famine dans le pays, ce n’était ni le fait du hasard ni une attaque de l’ennemi. Amos 8. 11 à 14 nous apprend que parfois Dieu envoie la famine au milieu de son peuple dans le but de le ramener à Lui. Le cœur du peuple d’Israël s’était éloigné de Dieu car il s’était tourné vers les dieux de néant, s’adonnant à l’adoration de Baal et Astarté dans le but d’obtenir la fécondité et la fertilité de la terre ; n’était-ce pas un comble pour un peuple dont l’Eternel Dieu était la source d’eau vive ? La fermeture du ciel en ce temps-là était donc aussi un jugement en conséquence de la montée de l’impiété et de l’apostasie d’Israël. Selon la bouche du prophète, à ce moment-là l’alliance avec Dieu était violée, les prophètes tués et les autels consacrés à Dieu renversés. Cependant il nous faudrait nous garder de toute tentation d’interpréter la réouverture du ciel et l’envoi de la pluie sur Israël comme une saison de restauration du pays en conséquence d’un éventuel rétablissement de sa situation spirituelle devant Dieu.

La réouverture du ciel pour un jugement des voies du peuple de Dieu

Lorsque Dieu envoie la pluie suite à la prophétie d’Elie, bien évidemment l’autel de Dieu a été reconstruit par les soins d’Elie, mais cela reste encore un geste prophétique marquant la venue du règne de Dieu sur le pays avec tout ce que cela implique. Dieu manifeste au travers de ce geste qu’Il est et demeure le Dieu d’Israël; il était nécessaire que cela soit rappelé au peuple car Dieu s’était éloigné durant ce temps de fermeture du ciel. Mais le rétablissement de cet autel opéré par Élie le prophète n’engageait que Dieu seul et non pas le peuple : c’était le retour de Dieu à Israël et pas encore celui d’Israël à Dieu. La situation spirituelle du peuple n’avait nullement changé en Israël après le rétablissement de l’autel par Élie, ni même après l’envoi de la pluie qui fut un évident bienfait pour la terre. De fait, les autels consacrés à Baal et à la déesse Achéra étaient encore dressés dans le pays. Élie avait bien tué 450 prophètes de Baal au Mont Carmel, pourtant aucun de ceux d’Achéra n’avaient disparu et d’autres prophètes de Baal sévirent après cela dans le pays comme l’illustre la suite du livre des Rois. En outre, les vrais prophètes de Dieu n’avaient pas cessé d’être persécutés en Israël, voyons par exemple le sort réservé à Michée en 1 Rois 22. 27. De même, l’alliance avec Dieu n’avait pas été restaurée dans le pays puisque le cœur du peuple n’avait pas changé, l’iniquité n’avait pas cessé en Israël au point que sous les conseils de Jézabel, Achab avait fini par s’approprier par ruse et méchanceté la vigne de Naboth avec l’aide et la complicité des « anciens » du peuple et des autorités de la ville.

Si cette pluie avait amené sur le pays un réveil, celui-ci ressemblait plus à un réveil de méchanceté qu’à un réveil de justice et d’équité. Il y eut bien quelques signes du retour de la présence de Dieu en Israël en dehors de la fin de la famine et de la sécheresse : ainsi Achab remporta des victoires dans la guerre sur ses ennemis d’alentours ; mais ces évènements n’étaient que la préparation et la mise en place des circonstances du jugement de Dieu sur la maison d’Achab. Au cours de ces deux guerres il est clair que c’était Dieu qui avait donné la victoire au roi d’Israël : 1 Rois 20. 13 à 30. Néanmoins ce serait une grave erreur de conclure que cette victoire offerte à Achab par le Seigneur était le signe que Dieu approuvait ses voies. Les signes de la présence de Dieu dans certaines circonstances ne doivent jamais être interprétés comme une preuve de son approbation concernant nos voies.

Nous noterons que ce passage qui annonce la venue de la pluie par la bouche du Prophète, annonce d’abord un tout petit nuage qui s’élève de la mer. Ensuite il est précisé qu’avant l’arrivée de la pluie, le ciel s’assombrit puis que le vent s’établit. Voilà tout ce qui nous est rapporté de cette pluie divine qui inaugurait la réouverture du ciel au-dessus du pays d’Israël. Rien n’est dit sur les effets de la bénédiction de cette pluie sur le pays et ses habitants, rien n’est dit sur la restauration du sol, et nous n’avons connaissance ni de la joie ni de la reconnaissance du peuple assistant à la fin de cette période prolongée de sécheresse et de famine. Aucune trace dans le récit, d’un retour du cœur du peuple à l’Eternel son Dieu après l’envoi de la pluie. Suite à la réouverture des cieux nous aurions pu nous attendre à lire un tel récit mais nous n’avons rien de tout cela dans les textes qui suivent ; au contraire nous avons à la place le récit d’un endurcissement non équivoque d’Israël dans l’impiété et l’idolâtrie, ce peuple même qui peu de temps avant, lors de la confrontation du Mont Carmel, avait publiquement reconnu que le Dieu d’Elie était le seul vrai Dieu (1 Rois 18. 39) ; alors bien évidemment cela doit nous interpeller. Il est clair que le prodige du feu de Dieu au Mont Carmel suivi de la réouverture des cieux avec la bénédiction de la pluie, avait sans conteste manifesté la puissance et la suprématie du Dieu d’Elie aux yeux de tout le peuple ; cependant force nous est d’admettre que ces hauts faits n’avaient pas réussi à changer le cœur du peuple de façon à le ramener à Dieu. Ce constat permet de comprendre que ce n’était pas là le but immédiat poursuivi par Dieu en envoyant la pluie.

Le temps est venu pour nous de comprendre le sens profond de l’envoi de cette pluie en Israël suite à la Parole d’Elie le prophète. Il convient de ne pas faire l’erreur de mal interpréter l’action de Dieu dans ces temps car nous sommes dans la dernière ligne droite. Le nuage qui s’élève de la mer est le signe que Dieu s’apprête à ouvrir les écluses des cieux pour permettre un nivelage des eaux de la mer afin que les bateaux engagés dans la course aient les moyens de passer à temps et correctement à l’autre bord. C’est un temps de grande manœuvre dans les lieux célestes, où Dieu s’apprête à relâcher des « eaux du dessus » pour permettre à plusieurs de passer au bief supérieur dans le cadre d’une dernière mise à l’aplomb.

Un réveil de l’iniquité

La pluie annoncée par Élie fut précédée d’épais nuages après que les cieux se furent assombris. Nous devons saisir que ce ciel assombrit augurait de la venue d’un jugement plutôt que d’une bénédiction immédiate. Au-delà du terme mis à la période de famine matérielle en Israël et au rafraîchissement de la terre, cette pluie n’était pas autrement porteuse de bénédiction pour le peuple du moins pas dans le sens où nous l’entendons généralement. Si nous considérons malgré tout qu’elle apporta une forme de réveil sur le pays d’Israël, il ne pouvait s’agir que d’un réveil de la méchanceté et de l’impiété. Pourtant ce passage de l’Ecriture est utilisé aujourd’hui dans l’église pour parler de la venue d’un réveil et de la visitation de Dieu sur son peuple dans le sens d’une saison immédiate de félicité. Et sur la base de ce texte beaucoup sont encouragés à implorer le Seigneur d’envoyer cette dernière pluie sur une église qui est manifestement de plus en plus comme une terre altérée malgré toute son apparence de gloire. Elle ressemble par endroits à l’église de Sardes qui passe pour être vivante alors qu’elle est en réalité moribonde. Mais c’est surtout à l’église de Laodicée qu’elle ressemble, cette église qui se croit riche alors qu’elle est pauvre selon le diagnostic du regard de feu de l’Agneau de Dieu.

La sécheresse du cœur de l’Eglise

L’église de notre temps se définit fièrement comme celle qui, dans l’histoire du christianisme, est la plus proche de l’église primitive à cause du recouvrement progressif de beaucoup de vérités perdues au cours de son pèlerinage. Elle prétend être parvenue plus loin que ses prédécesseurs dans la connaissance de la vérité. Pourtant malgré toute la somme de son savoir et la richesse de ses atours, elle donne l’impression d’avoir régressé dans la connaissance de Jésus-Christ, Celui en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse. Car connaitre et grandir dans la Vérité c’est non pas acquérir ou maîtriser une somme de connaissances sur Dieu, mais entrer dans l’intimité de la Personne du Fils de Dieu dont le cœur est infiniment profond. Cette église est riche d’une grande quantité de connaissances sur Dieu cependant que son cœur se révèle de plus en plus vide de Dieu. Pensant tout savoir, elle ne se languit plus du désir de la Sulamithe qui donne des ailes pour courir à la poursuite de celui que son cœur aime. Elle a cessé de pourvoir aux besoins de son Seigneur avec le cœur désintéressé d’une Marie, elle ne recherche Dieu que pour ses propres besoins. C’est une église blasée et repue parce qu’elle est remplie d’elle-même. Elle a perdu son cœur d’enfant et ses élans de jeune fiancée au cœur enflammé. Elle a acquis une sagesse et une maturité humaine et charnelle qui ne lui permettent pas d’atteindre la stature parfaite de Christ découlant de la vraie connaissance du Fils de Dieu. A cause de son refroidissement, elle ignore les profondeurs de Christ et c’est pourtant de ces profondeurs que sont issues la vraie sagesse et la maturité spirituelle qui lui sont nécessaires pour devenir une épouse préparée, pure, glorieuse, sans tâche ni ride.

Une église Laodicéenne

L’église de la fin des temps est ainsi de type foncièrement Laodicéen ; c’est la dernière église à qui Jésus adresse une lettre d’avertissement dans la Révélation de Jean. La caractéristique de Laodicée ce n’est pas premièrement le fait de courir après les doctrines nouvelles qui éloignent de la vérité, ni même forcément la soif d’entendre les fables, ce sont là les caractéristiques d’une église de type Pergame. Même si nous retrouvons aussi certainement des traits de Pergame dans l’église actuelle, la caractéristique principale de Laodicée reste la « tiédeur » (ni froid ni bouillant) et un aveuglement prononcé sur son état : elle cumule en elle toutes les maladies oculaires existantes. L’apostasie de l’église des temps de la fin ne sera que la conséquence de cette tiédeur et de cet aveuglement. Le refroidissement de l’amour, qui est la forme la plus subtile de la tiédeur (on n’y prend généralement point garde car cela n’arrive pas en une fois), est le terreau fertile où l’apostasie prendra racine pour chercher à infecter toute la vigne du Seigneur. Or le Seigneur Jésus nous avait avertis que dans les derniers temps l’amour du plus grand nombre se refroidirait. Il n’a jamais été question dans cet avertissement du «monde » qui ne connait pas Dieu, mais plutôt de ceux qui ayant connu l’amour de Dieu révélé en Jésus Christ, ont laissé ce premier amour se refroidir. Leur cœur sera comme en sommeil à l’image du corps au moment de la nuit, alors que le Seigneur souhaite que le cœur de son épouse reste en éveil même quand elle dort : « J’étais endormie, mais mon cœur veillait… C’est la voix de mon bien-aimé, qui frappe : -Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite ! » Cant.5.2. Le Seigneur sait que quand vient la nuit le corps sombre inexorablement dans le sommeil. Mais il n’en est pas du corps comme de l’esprit ; si notre esprit est en éveil notre cœur aussi sera en éveil alors même que notre corps serait endormi. L’endormissement du cœur consécutif à celui de l’esprit est plus dramatique que le sommeil du corps qui lui, est naturel et même nécessaire. Nous ne pouvons pas nous empêcher de dormir c’est une loi biologique créée par Dieu ; mais nous pouvons empêcher à notre esprit et notre cœur de tomber dans l’appesantissement puis dans le sommeil, car notre esprit n’est pas assujetti à des lois naturelles. C’est pourquoi Dieu met à notre disposition des moyens spirituels pour lutter contre le refroidissement du cœur et le sommeil de l’esprit. Si notre cœur et notre esprit sont en sommeil, nous ne saurons pas reconnaitre la voix du bien-aimé qui frappe à la porte comme le précise le verset ci-dessus du Cantiques des cantiques. Nous retrouvons d’ailleurs cette même idée lorsque Jésus dit frapper à la porte de l’église de Laodicée : Apoc. 3. 20. Mais il est une maladie oculaire qui frappe la dernière église ; elle altère non seulement ses yeux intérieurs mais aussi ses yeux extérieurs de sorte qu’elle est rendue incapable de reconnaitre ni la voix de son Bien-aimé, ni le visage de son Berger, ni même le temps de sa visitation. A cause de cet aveuglement, elle risque de passer à côté de la table qui lui est préparée si elle n’y met pas bon ordre.

L’appel contenu dans la lettre d’avertissement à l’église de Laodicée est comparable à celui adressé aux vierges imprudentes dans la parabole. Dans ces deux textes il est question d’aller acheter d’un côté de l’huile, de l’autre de l’or des vêtements blancs et du collyre. Il y a donc bien un prix à payer pour posséder ces choses pourtant gratuites et qui pour la plupart font partie de l’équipement indispensable de vierges se préparant à partir à la rencontre du bien-aimé. Manifestement, à l’instar des vierges folles à la réserve d’huile défaillante, les Laodicéens sont à vide ; le diagnostic du regard du Seigneur est sans appel : ils sont pauvres, aveugles et nus. C’est parce qu’ils se sont endormis installés dans une fausse sécurité, cultivant une fausse espérance et ne possédant de la vraie foi qu’une vaine illusion.
Si nous reconnaissons en l’Eglise actuelle les caractéristiques de Laodicée, nous devons aussi reconnaître qu’elle a besoin d’être secouée pour se réveiller de sa torpeur et du sommeil de l’illusion sur elle-même dans lequel elle est tombée. Elle a besoin de se réveiller pour voir la réalité de son état comme cela a été rappelé dans le texte «Quel réveil quels signes quel temps». Alors dans ces conditions, il n’est pas vain d’attendre et de demander l’envoie d’une ultime pluie divine sur cette terre desséchée qu’est l’église de ce temps. Mais alors, comprenons bien que dans ce cas, cette pluie ne produira pas exactement tout ce que nous entendons généralement par le mot « Réveil » et qui a fini par perdre tout sens réel ancré dans la Parole de Dieu.

La préparation du chemin du Seigneur

Seule une pluie comparable à celle qui est tombée à la parole d’Elie, est de nature à produire le réveil de ce qui est en nous dans un état de latence, d’endormissement et de sommeil. Les mauvaises racines que nous transportons parfois à notre insu doivent être mises en évidence en poussant à découvert pour être déracinées puis brûlées afin que la plantation agréable à l’Eternel puisse voir le jour. Dans cette optique, le réveil envoyé par la pluie divine commencera toujours par un jugement de ces racines d’iniquité manifestées en pleine lumière grâce à la pluie, avant de faire place à la bénédiction de racines saines. La restauration de Dieu sur la terre de nos vies passera souvent par un déluge qui viendra nettoyer le terrain afin de préparer le chemin à la douce rosée du ciel qui vivifie.

Le jugement avant la restauration

Dans tous les cas, la pluie que Dieu envoie doit faire émerger ces racines qui sont en sommeil dans la terre, manifester ce qui était caché dans le cœur et qui sommeillait. Lorsque la pluie revint sur le pays d’Israël, la confrontation du Mont Carmel avait déjà eu lieu, le peuple avait déjà vu la manifestation de la puissance de Dieu qui s’était révélé dans le feu consummant l’holocauste. Elie avait déjà rétabli l’autel de Dieu renversé, il avait aussi déjà débarrassé le pays de 450 prophètes de Baal en les égorgeant. Même si l’alliance avec Dieu n’était pas encore restaurée, sur cette base minimaliste des germes supposés d’un début de rétablissement, Dieu aurait pu choisir de faire revenir totalement sa bénédiction. Pourtant c’est bien un temps de jugement que cette pluie divine inaugurait.
A cause de sa justice, Dieu ne peut juger quelque chose qui n’est pas rendu manifeste à notre conscience. Pour cette raison, la visitation divine par cette pluie annoncée par Élie allait contribuer à mettre en évidence ce qui était tapi dans le cœur de ce peuple qui avait confessé vouloir ne plus clocher des deux pieds ni servir Baal. Car les racines de l’impiété et de l’apostasie étaient encore profondément ancrées dans les cœurs comme nous le voyons par la suite. Si l’on peut dire que cette pluie avait amené un réveil en Israël, il s’agissait en réalité comme dit précédemment, d’un réveil de l’iniquité tapie dans les cœurs. Il est dit dans la bible que Jean Baptiste était venu dans l’esprit et la puissance d’Elie, il mettait la cognée à la racine des arbres afin que soit manifestée leur vraie nature ; c’est un ministère de préparation du chemin du Seigneur qui va à la racine des choses pour en sonder les profondeurs de façon à faire remonter la réalité de ce qui est enfoui. C’est après la venue de la pluie que se sont manifestées avec encore plus de force l’impiété d’Achab et l’apostasie de Jézabel ; il suffit pour s’en convaincre de lire les textes qui suivent cet épisode dans l’histoire d’Israël. Après la manifestation de Dieu sur le Mont Carmel, l’idolâtrie du peuple n’a pas cessé de croître puisque le peuple n’a cessé d’élever des faux autels, les faux prophètes n’ont pas disparu du pays, pas plus que les vrais prophètes n’ont cessé d’être rejetés et emprisonnés (Michée : 1 Rois 22/ 8 à 27), et par conséquent le peuple n’est pas revenu à Dieu. Le réveil amené par cette pluie divine était donc bien un réveil de méchanceté qui allait aboutir au jugement de Dieu. La pluie avait fait germer des racines qui étaient profondément enfouies dans la terre d’Israël et dans le cœur de son peuple. C’est pourquoi après l’épisode de l’appropriation de la vigne de Naboth, le décret du jugement de Dieu tombe sur la maison d’Achab par la bouche du prophète (1Rois 21. 20 à 26).

Le processus de la restauration

Le passage du texte de 1 Rois 19. 11 à 13 est le couronnement du message véhiculé par l’envoi de la pluie après les 3 ans et 6 mois de sécheresse :  » Mais il lui dit: Sors, et tiens-toi sur la montagne devant l’Eternel. Et voici, l’Eternel passait, et un grand vent impétueux, qui fendait les montagnes, et brisait les rochers, allait devant l’Eternel; mais l’Eternel n’était point dans ce vent. Après le vent se fit un tremblement; mais l’Eternel n’était point dans ce tremblement. Après le tremblement venait un feu; mais l’Eternel n’était point dans ce feu. Après le feu venait un son doux et subtil. Et il arriva que dès qu’Elie l’eut entendu, il enveloppa son visage de son manteau, et sortit, et se tint à l’entrée de la caverne, et voici, une voix lui fut adressée, et lui dit: Quelle affaire as-tu ici, Elie? » (Version Martin).

Elie a prophétisé par ses paroles et par sa vie tout le processus complet du jugement et la restauration de Dieu sur son peuple. Au cours des manifestations surnaturelles dont il fut le témoin à Horeb, c’est seulement au travers du murmure doux et léger qu’Elie put reconnaître le visage de l’Eternel. Pourtant il ne fait pas de doute que c’est bien Dieu qui avait envoyé auparavant le vent, puis le tremblement de terre et enfin le feu. Ces manifestations de puissance qui ont précédé le murmure doux et léger étaient des jugements dont l’objectif était de préparer le chemin du Seigneur. De même, en ce qui nous concerne, pour que le chemin du Seigneur soit préparé dans nos cœurs, il faut que les pierres qui obstruent le passage soient enlevées, que les montagnes qui sont en nous soient aplanies et que ce qui est dur comme le roc soit brisé pour permettre à notre cœur de devenir perméable et souple pour pouvoir à nouveau aimer comme une épouse au cœur embrasé. Or le vent, le tremblement de terre et le feu sont des instruments que Dieu va utiliser pour opérer ces choses dans les vies qui lui résistent ou qui ne lui sont pas encore soumises totalement et dont la terre demeure à cause de cela dans un état de gel ou de sommeil profond.
Le vent qu’Elie a vu, fendait les montagnes et brisait les rochers. De même, le chemin du Seigneur a besoin d’être préparé dans les cœurs altiers comme des montagnes buvant l’eau du ciel sans jamais pouvoir l’absorber ; des cœurs durs comme le roc qui ont besoin d’être attendris par le brisement afin que du miel puisse en couler : du fort doit sortir le doux. La sorte de tremblement de terre qu’Elie a vu, a pour but de déraciner les fondements iniques qui seront révélés par le travail préalable du vent. Et enfin le feu qu’Elie a vu, a pour but dans la pédagogie divine, de brûler les œuvres d’iniquités qui seront remontées à la surface grâce au travail du tremblement de terre. Le vent, le tremblement de terre et le feu sont ainsi symboliquement des jugements qui vont préparer nos cœurs à entendre le murmure doux et léger de l’époux qui appellera son épouse à sa rencontre lorsque le temps sera venu. C’est ce que prophétise cette expérience d’Elie vécue à Horeb. Avant ces manifestations redoutables, Dieu lui avait dit : « Sors, tu te tiendras sur la montagne devant moi ; je vais passer ». L’Eternel ne s’était pas laissé trouver par Élie dans ces manifestations spectaculaires, parce que celles-ci n’avaient d’autre but que de préparer sa venue. Ce n’était ni le vent ni le tremblement de terre ni le feu qui avait de l’importance ; seul en avait le murmure qu’Elie devait percevoir à la suite de tout cela.
Souvent dans le passé, l’église a manqué les vrais rendez-vous de Dieu lors de sa visitation ; elle n’a pas toujours poursuivi Dieu jusqu’à entendre de Sa part le murmure doux et léger qui la pousserait à s’envelopper de son manteau tellement la gloire de son Seigneur en viendrait à l’éblouir. Elle s’est souvent arrêtée aux manifestations préliminaires qui n’avaient d’autre but que de préparer le vrai rendez-vous. A la place, l’église a souvent choisi de dresser des tentes au pied de ces manifestations surnaturelles préliminaires comme avaient voulu faire les disciples Pierre, Jacques et Jean à la montagne de la transfiguration. Mais chaque fois que l’église a dressé des tentes en « s’installant » dans des valeurs qui n’en étaient pas aux yeux de Dieu, elle a aussi raté les vrais trésors que le Seigneur souhaitait déverser en elle. Jésus dirait d’elle comme d’Israël, qu’elle n’a pas reconnu le temps de la visitation. Nous devons prendre la mesure de tout ceci pour comprendre le sens de la pluie envoyée par Dieu du temps d’Elie. Aujourd’hui l’Esprit dit à l’église de la part du Seigneur : « sors, tiens-toi sur la montagne devant moi, je vais passer ». Qui aura des oreilles pour entendre ?

Comprendre le sens de la bénédiction d’une pluie divine

Le réveil n’est jamais que la sortie d’un état de sommeil ; ce n’est encore pas le signe décisif de la restauration, n’oublions pas que dans la parabole des vierges donnée par le Seigneur les imprudentes furent réveillées en même temps que les sages. Et puis l’arrivée de la pluie ne donne pas l’assurance d’une récolte de bons fruits de bonne qualité car la pluie ne peut faire croître que ce qui était en terre. Lorsque le sol est altéré et sec, il ne pousse plus rien mais cela ne signifie pas qu’il n’y ait aucune semence en terre : tout est en sommeil. Aussi, la pluie est une réelle bénédiction qui fait repartir la nature, la vie, qui était comme à l’arrêt. Mais cette pluie ne peut faire germer que ce qui était semé auparavant. Alors parfois ce seront des ronces et des épines qui pousseront, d’autres fois ce seront des cultures hybrides parce que des mauvaises graines se seront mélangées à la bonne semence quand le terrain n’aura pas été entretenu correctement. Mais lorsque Dieu nous réveille, nous sortons du sommeil avec ce qui était en nous au moment où nous nous sommes endormis, ni plus ni moins. Dans la parabole des vierges, c’est ce qui s’est passé. Les 10 vierges se sont réveillées exactement dans l’état où elles s’étaient endormies : 5 avec de l’huile de réserve et 5 sans cette réserve nécessaire. Ceci est un avertissement solennel pour nous. Nous pouvons ainsi comprendre que la pluie divine répandue sur la terre ne peut être une bénédiction immédiate que pour les sols ensemencés selon la justice, des sols porteurs de « la semence de Dieu », c’est d’ailleurs la signification du mot « Jizréel » lieu où selon notre texte Élie s’est empressé de précéder Achab : « Et la main de l’Éternel fut sur Élie, qui se ceignit les reins et courut devant Achab jusqu’à l’entrée de Jizreel».
Il nous est bon de réclamer la bénédiction de la pluie sur la terre de nos vies mais nous ne devons pas ignorer qu’avant de voir apparaître la fertilisation de nos cœurs, nous devrons être abaissés et brisés par l’action du vent de Dieu, puis secoués dans nos fondements par le tremblement de terre de Dieu, et enfin passés par le feu de la purification ; l’or qui aura de la valeur au jour de Christ sera celui qui sera passé par ce feu.
Ce texte est d’une cuisante actualité pour l’église d’aujourd’hui. D’aucuns pensent que nous sommes dans les temps fâcheux prédits par Paul et avant cela par notre Seigneur Jésus-Christ lorsqu’il disait aux premiers disciples « je vous ai tout annoncé d’avance ». Notre temps ressemble à celui qui a présidé au règne d’Achab et par conséquent à l’apparition d’Elie le Tischbite. Nous sommes dans un temps où l’impiété est de plus en plus active dans le monde, un temps où la vérité et la vraie parole prophétique chargée de l’Esprit d’Elie sont encore comme liées ou cachées, un temps d’apostasie grandissante. La voix prophétique est comme un torrent d’eaux vives qui vivifie les terres qui la reçoivent. Mais lorsque cette voix ne se fait plus entendre, l’église est comme une terre en désolation, elle perd la vision de sa vocation céleste et s’installe de plus en plus là où elle place son trésor; la famine la dévore alors même que ses greniers Laodicéens paraissent remplis. Mais la présence de cœurs assoiffés qui languissent de plus en plus après les eaux du ciel prouvent qu’il existe bel et bien une sorte de famine spirituelle comparable à celle qui existait du temps d’Elie.
Ces 3ans et 6 mois où le ciel fut fermé du temps d’Elie, symbolisent une durée prophétique annonçant toujours dans la Bible un temps d’épreuve pour la terre et pour le peuple de Dieu ; un temps où le ciel semble soustraire momentanément ses bienfaits à la terre. Et bien évidemment ce qui s’est passé du temps d’Elie doit nous parler avec force aujourd’hui, car il n’y a rien de nouveau sous le soleil; ces choses sont appelées à revenir, il en est ainsi du calendrier divin : ce qui a été sera encore. Et c’est pour nous qui sommes parvenus à la fin des temps que ces choses ont été écrites, pour notre instruction afin que nous ne soyons pas trouvés surpris.
« Il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant » nous dit l’apôtre Paul et il parlait de l’espérance bienheureuse de ceux dont le cœur soupire après l’époux Jésus-Christ. Nous arrivons dans des temps d’apostasie et nous y sommes déjà ; non pas une apostasie dans le monde mais au sein du peuple de Dieu : les signes en sont là. Et l’Esprit d’Elie également présent aujourd’hui, fait ce même constat : « l’alliance avec le Dieu vivant est méprisée ou tenue pour négligeable, l’autel est renversé ou dévasté dans la vie des croyants et les prophètes de Dieu régulièrement lapidés par ceux qu’ils sont chargés d’avertir. Pire : les signes de l’ennemi sont dressés dans le sanctuaire, les prophètes de coussinets sont écoutés et encensés » et le peuple est aveuglé sur son état.
Pour ceux qui ont l’intelligence des temps selon la mesure qui reposait sur les « fils d’Issacar », ces temps paraissent à la fois excitant et dangereux ; excitant parce que les signes de la venue du Seigneur s’accélèrent, mais cependant dangereux parce que ces mêmes temps glorieux sont aussi annonciateurs de tiédeur et d’apostasie dans l’église et de grandes ténèbres sur la terre.

Le nuage qui s’élève de la mer
Il y a un nuage qui s’élève au-dessus de la mer, il arrive sur la terre chargé d’eaux. Souvent lorsqu’il est question de ces choses nous pensons naturellement aux eaux vives et lumineuses de la bénédiction immédiate ; mais ces eaux portées par un ciel assombri de nuages sombres, sont d’abord porteuses d’un jugement sur la maison de Dieu afin que soit préparé le chemin du Seigneur. La Bible nous dit que dans les temps de la fin, ceux qui se sanctifient se sanctifieront encore et ceux qui se souillent le feront encore bien davantage. C’est parce qu’il est réservé pour ces temps une dernière pluie : celle qui hâtera la moisson des prémices en menant les mûrissements et pourrissements respectifs à leur terme. Le texte de Jacques qui parle de la foi d’Elie dit au verset 18 : « puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit ». La dernière pluie que Dieu va envoyer permettra de hâter la maturité du fruit de la terre. Mais Jacques exhorte les croyants en ce qui concerne l’avènement du Seigneur (Jacques 5. 7) : « Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison ». La terre de l’église recevra pour préparer cet avènement une dernière pluie qui révèlera la nature du fruit qu’elle aura porté en son sein. Cette pluie d’arrière-saison dont parle ce verset, est de la nature de celle prophétisée par Élie. Ces dernières eaux permettront une croissance rapide à la fois des semences de justice et d’iniquité, de telle sorte que la différence entre les deux sera plus que jamais manifeste. C’est le temps prophétisé par Malachie au cours duquel il est dit qu’on verra à nouveau la différence entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas réellement : un temps de vérité dans la maison de Dieu. Le contexte de cette prophétie de Malachie est précisément celui d’un retour de l’Esprit d’Elie pour la préparation du chemin du Seigneur ; un temps où la cognée du Seigneur sera mise la racine des arbres pour en manifester la nature.
Alors cette dernière pluie que certains attendent avec impatience et ferveur ne sera pas d’emblée une douce ondée vivifiante pour tous les terrains, apportant sa bénédiction immédiate à la terre. Elle sera une pluie battante amenée par des nuages noirs dans un ciel obscurci. Ceux sur lesquels repose une portion de l’Esprit d’Elie que Dieu dispense aujourd’hui pour son église, voient le ciel s’obscurcir, ils voient ce nuage de la taille de la paume d’une main qui avance sur les nuées du ciel. Ils savent que ce nuage est chargé d’eaux qui en arrosant le sol vont faire croitre encore davantage l’apostasie qui « doit arriver auparavant ». Mais cette pluie sera une bénédiction pour une fraction du peuple du Seigneur ; elle fertilisera certaines terres les préparant à recevoir la visitation de l’étoile du matin. Ce sera un temps d’intense douleur pour l’église mais parce que ce sera un temps de fertilité exceptionnelle pour l’enfantement de ce précieux fruit, saint et vigoureux qui sera l’Epouse de l’Agneau prémices des fruits offerts à Dieu.
Les sentinelles qui montent sur la montagne à l’appel du Seigneur voient ce nuage qui avance, et leur message est :

«Le matin vient, mais la nuit aussi, si vous voulez vous enquérir enquérez-vous, c’est le moment de vous préparer et de revenir à Dieu». Esaïe 21. 12

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Eschatologie ou paranoïa? Présentation des convictions des éditeurs du site blogdei http://www.blogdei.com/835/eschatologie-ou-paranoia-presentation-des-convictions-des-editeurs-du-site-voxdei/ http://www.blogdei.com/835/eschatologie-ou-paranoia-presentation-des-convictions-des-editeurs-du-site-voxdei/#comments Wed, 10 Nov 2010 17:26:00 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/wordpress/?p=835 voxdei

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Regardez 30 secondes cette image fixement, puis fermez ou clignez des yeux… Une image qui illustre bien notre thème: c’est souvent dans notre oeil que se situe la source de ce que nous croyons voir ou interprétons.

NDLR: Un article publié en 2004 sur voxdei.

« Ceux qui, parmi le peuple, auront du discernement communiqueront l’intelligence à la multitude. » (Daniel 11;33a et 12;3-4)

Cet éditorial est le premier de 2 séries de réflexions, dont la seconde partie portera – Dieu voulant – sur la prophétie. Il est également l’occasion de présenter les convictions des éditeurs de ce site qui veulent pratiquer l’eschatologie « prudente ». Souvent décrié, voire tourné en ridicule, ce terme et l’attitude honnête du veilleur « éveillé » qui l’accompagnent, font à notre avis partie des recommandations du Seigneur à ceux qui ne « laissent tomber à terre aucune de Ses paroles » (1 Sam.3;19). Les réflexions qui suivent sont plutôt de nature à soulever bien plus de questions que de réponses: chacun aura soin de se reporter à sa Bible pour obtenir de Dieu LA réponse à ce qui le trouble…

« Oui, il aime les peuples; Tous ses saints sont dans ta main. Ils se sont tenus à tes pieds, Ils ont reçu tes paroles. Invoque-moi, et je te répondrai. Je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. Car le Seigneur, l’Eternel, ne fait rien sans avoir révélé Son secret à Ses serviteurs les prophètes. Rachetez le temps, car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. » (Deut.33;3 • Jér.33;3 • Amos 3;7 • Eph.5;16-17)

Qu’est-ce que l’eschatologie?

Mais tout d’abord, définissons ce que signifie ce mot « eschatologie ». Il vient du grec « eschatos », qui signifie « dernier »: l’eschatologie est l’étude des derniers temps ou, en langage « savant », des « fins dernières ». S’appuyant sur le journal de demain, la Bible, les chrétiens qui s’intéressent à l’eschatologie sont à l’écoute des signes des temps, comme les fils d’Issacar, pour les comprendre (1 Chron.12;32). Le retour du Christ, le Millénium, la résurrection, le jugement final, l’éternité, toutes ces vérités prophétiquement annoncées sont de l’eschatologie et il n’est pas inutile de rappeler à ceux qui méprisent la démarche de vigilance eschatologique l’importance capitale de ces sujets.

« C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. » (Apoc. 13;18)

La théorie du complot

A propos des « complots » qui se trament dans le secret, voici un axiome qui résume assez bien la situation: « Ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas. » Le lecteur assidu de nos informations « Point Final » aura compris avec le temps que les informations que les grands médias nous présentent ne sont parfois pas l’exacte réalité des faits. Il existe tout un courant de pensée qu’on appelle les « conspirationnistes »: ce sont ceux qui voient, à raison ou à tort, des complots partout. Ils pensent que le monde visible est gouverné par des personnes qui gardent le secret et manipulent les économies, la géopolitique et même le climat dans le seul but d’assurer la promotion de leurs idées et la mise en place d’un « Nouvel Ordre Mondial ». Puisant leurs forces vives dans ce tronc commun qu’est l’humanisme plus ou moins maçonnique, ces groupes installent leurs pions dans les rouages clés de nos sociétés en vue de l’instauration de leur système antéchrist dont tout « levain judéo-chrétien » aura été expurgé. Grâce à de puissants leviers, ils façonnent les frontières, mettent en scène des guerres fratricides pour instaurer un seul mode de pensée: le leur (lire plus).

« Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. » (2 Jean 1;9a)

Solitude et usure: ceux qui vont plus loin

A cause de l’aspect difficilement vérifiable de l’objet de leur étude, les spécialistes de cette théorie du complot sont, de fait, plus ou moins marginalisés. Vous me direz sans doute que dresser des théories plus ou moins glauques ne fait pas partie du mandat de l’enseignant de la Bible. Et vous aurez raison – en partie. Ces personnes à l’acuité spirituelle exacerbée se tiennent à l’affût des évènements, et dans leur position isolée, prennent des risques similaires à ceux que prendrait un gendarme spécialisé dans la traque des pédophiles, qui visionnerait des images répugnantes durant des heures pour identifier des victimes: il lui faudrait d’une façon ou d’une autre expulser de sa mémoire les horreurs qu’il aurait vues. De la même façon, celui qui guette ces signes, celui qui traque les doctrines sectaires, qui dénonce les tractations secrètes, se nourrira de choses qui pourraient lui faire mal. Cet état de fait produira en lui une usure ou des lésions qui pourront parfois l’amener à basculer, à « aller trop loin », bref à sombrer dans la paranoïa. Ce danger est bien réel et nous l’avons bien senti nous-mêmes: à force de parler de « ce qui se passe dans le monde », nous en venions comme les journaux païens à ne pratiquement plus parler que de négatif. Nous avons tenté (y sommes-nous parvenu, à vous de nous le dire) de redresser la barre – nous en reparlerons dans un éditorial sur la vocation du journalisme chrétien.

« [Celui-là] est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. » (1 Pierre 1;9)

Le fanatisme et les dangers

Le fanatisme c’est la plongée en apnée et à l’excès dans une doctrine particulière. L’excès produisant l’incompréhension, un « zèle amer » finit rapidement par s’installer. Il se reconnaît facilement, et recevant de nombreux e-mails de « fanatiques », je puis vous dire comment je les reconnais: au désordre. Dieu est un Dieu d’ordre. Avec Lui les choses sont claires, nettes, précises et propres. Lorsque je reçois un message « échevelé », à l’orthographe passable (« C’est un détail ! »), à la construction décousue (« Ce n’est pas capital ! ») et aux conclusions péremptoires et douteuses, je sais que j’ai affaire à l’esprit de fanatisme. Le désordre mental dans lequel vit le fanatique de telle ou telle doctrine, de tel « gourou » ou prédicateur, l’empêche d’examiner à fond les arguments contraires, bref de peser le pour et le contre: il a la maladie des questions stériles, des disputes et des chicanes, et il lui faut absolument avoir raison, sans quoi le fragile équilibre de son monde chimérique s’effondre, et sa santé mentale avec lui… Ayez de la pitié pour de telles personnes, et surtout, détectez leur glissement dès qu’il commence à se produire, les corrigeant par une infinie patience et un enseignement équilibré. Mais surtout, n’allez pas croire que, puisque certains ont sombré dans le fanatisme, ce qu’ils disaient était totalement faux…

« Hypocrites! Vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel; comment ne discernez-vous pas ce temps-ci? Et pourquoi ne discernez-vous pas de vous-mêmes ce qui est juste? » (Luc 12;56)

Ce que nous croyons

Il est des enseignements bibliques qui sont dispensés aux brebis de façon « dogmatique » – c’est à dire qui ne nécessitent pas d’investissement personnel, de recherche, de prière et d’approfondissement et qui surtout ne doivent pas être remis en question. Certaines dénominations éditent livres et journaux, font même des sites d’information, pour vous détourner de sites comme le nôtre: notre objectif ici n’est pas de vous éloigner de vos assemblées et de vos enseignants aux certitudes bien établies mais de vous conduire au Saint-Esprit, lequel vous donnera « la nourriture au temps convenable » (Matthieu 24;45). Notre but est de partager avec vous notre seule et unique certitude: Jésus revient bientôt et les signes avant-coureurs de Son retour le prouvent. Nous voulons vous encourager à chercher vous-mêmes le Saint-Esprit, ainsi « chacun sera sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura personne pour vous troubler » (Michée 4;4). Buvant les eaux de votre propre citerne (Prov.5;15) et non celle de citernes souvent crevassées (Jér.2;13), vous exercerez vous-mêmes le discernement du bien et du mal, votre conscience réveillée par la Bible telle une épée nue à la main (Gen.3;24). C’est tout le propos de l’éducation et de la formation des Fils de Dieu que de faire confiance à l’Esprit qui nous conduit « dans toute la vérité » (Jean 16;13). Bien présomptueux celui qui ose s’opposer à cet enseignement et qui prétend qu’il faille former les hommes dans des écoles, quand Dieu attend seulement de Ses serviteurs qu’ils se « tiennent à Ses pieds et qu’ils reçoivent Ses paroles » (Deut.33;3). Les écoles peuvent avoir leur utilité, mais la voix de Dieu s’entend seulement dans le lieu secret. Notre propos d’eschatologistes « prudents » est de présenter à vos intelligences et à vos consciences vigilantes des informations issues de sources ouvertes, et propres à vous montrer le dessous des cartes – ce qui vous est habituellement dissimulé sur les autres médias (voir l’édito « Des informations… » pour une exposition plus détaillée des rouages de la désinformation).

« Quant à toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Une multitude alors cherchera, et la connaissance augmentera. » (Daniel 12;4)

Une question de « référentiel »

Pour percevoir une réalité, tout est question de choix personnel. Les « signes », les « traces » de Dieu dans Sa création, les évènements, sont là: il suffit de les observer Bible en main. Laissez-moi vous donner un exemple. L’autre jour, j’ai reçu un coup au coeur. Démarrant ma voiture sur un parking, j’ai cru que mon véhicule reculait et que j’avais oublié le frein à main: l’illusion était complète, car mon « référentiel » (je vous renvois à une notion apprise en cours de sciences physiques) était… le véhicule d’à-côté qui était en train de reculer. J’étais immobile, mais j’avais l’impression de bouger. Mon regard, un instant, était resté focalisé par un seul point et l’absence d’un point de référence stable m’avait causé cette illusion. De la même façon, le point de référence stable doit être la Bible, c’est notre référentiel absolu. Avec la Bible, les uns voient une situation sous un certain angle et sans elle, les autres passent bien souvent à côté de l’essentiel. Mais ce phénomène touche maintenant le monde chrétien, dans lequel on commence à observer un clivage.

« [Les Juifs de Bérée] examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17;11b)

Jugement de Dieu?

Plusieurs ont déjà les idées tellement « arrêtées », au sens péjoratif du terme, qu’ils ne sont plus accessibles à la réprimande du Seigneur. Nous l’avons vu dans les commentaires qui ont émaillé notre sondage sur la réalité de l’enfer, ou sur le fait que le tsunami était ou non un jugement de Dieu: de plus en plus de chrétiens éprouvent un blocage mental et ne peuvent considérer la réalité du Jugement éternel, de la damnation des perdus. Les « ténèbres du dehors » ont tellement obscurci le jugement de certains enfants de Dieu que, là où Dieu envoit à ceux qu’Il reconnaît pour Ses fils un coup de semonce pour les réveiller de leur torpeur, ils voient seulement la main du malin et sont incapables de se laisser remettre en question. Ainsi, le clivage entre enfants de Dieu devient-il nettement marqué: ceux qui ne voient qu’une attaque du diable continuent leur chemin, inaccessibles aux avertissements du Bon Berger, à Ses « Jugements de grâce », tandis que ceux qui voient la main de Dieu se sanctifient toujours plus et, comme les « damans » du livre des Proverbes, ne doivent leur salut qu’au fait de trouver leur abri dans les rochers. Cédant aux sirènes de l’humanisme, pieds et poings liés dans leurs belles bâtisses ayant pignon sur rue, les théologiens de la modernité auraient la langue bien encombrée de présenter au monde la parole de Jésus, aux victimes du tsunami. A aucun moment leur voix ne s’est faite entendre, et c’est bien regrettable, pour faire taire le petit-Jésus de la crèche, et affirmer avec le Jésus de la Bible:
« Croyez-vous que ces [Asiatiques] fussent de plus grands pécheurs que tous les autres hommes, parce qu’ils ont souffert de la sorte? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous également. Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. » (Successivement: Luc 13;2-3 • Actes 17;30 • Matthieu 5;19 et 11;11)


Conclusion: Serviteurs, quittez cette terre en embrassant la vision du Royaume !

Et à ceux qui ont choisi de raidir le cou et de se croire justes sous prétexte qu’ils ont été justifiés, je rappellerai quelques paroles, terminant par ce qui constitue la fin de la révélation de Dieu à l’homme, et sans trop m’avancer, je dirai que le temps est proche où « Dieu moissonnera la moisson de la terre, qui est mûre » (Apoc.14;15), allant même jusqu’à chercher du fruit là où Il n’a pas semé (Matthieu 25;24). Chacun recevra de Dieu selon les motivations de son coeur, Dieu jugeant même jusqu’au matériaux de bric et de broc qui auront été mêlés la construction dont Il est l’Architecte et le Constructeur:

«  »Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié. Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé? Si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun. Ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain. Je ne me juge pas non plus moi-même, car je ne me sens coupable de rien; mais ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur. C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des coeurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due. Ceux qui auront eu du discernement brilleront comme brille la voûte céleste — ceux qui auront amené la multitude à la justice, comme des étoiles, pour toujours, à jamais. Et toi, marche vers ta fin; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent. Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son oeuvre. Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville! En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Je suis la porte des brebis. » (Successivement: Luc 12;47-49 • 1 Cor.3;12-13 • 1 Cor.4;1-5 • Daniel 12;3 et 13 • Apoc.14;13b • Apoc.22;11-14 • Jean 10;1 et 7)

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Le Message Prophétique http://www.blogdei.com/11131/le-message-prophetique/ http://www.blogdei.com/11131/le-message-prophetique/#comments Wed, 20 Oct 2010 08:47:09 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=11131

E. Sauer

C’est l’Esprit du Christ qui est la source de connaissance et de force de toute prophétie (I Pierre 1 : 11 ; II Pierre 1 : 21). Christ constitue, non seulement le but et le contenu de toute prophétie, mais encore son origine et son énergie inhérente. Dans les prophètes et par eux, Christ, le « logos» parlait de lui-même. Le logos parle de la personne et de l’œuvre du Messie, en sorte que les prophètes parlaient et agissaient « au nom du Christ à venir » (Luther).

La prophétie complète ainsi l’exercice de sa vocation:

1. Elle illumine le passé, spécialement en tant qu’écrits historiques.

2. Elle juge le présent, surtout en sa qualité d’exhortation et d’appel à la repentance.

3. Elle prédit l’avenir (en particulier comme avertissement et consolation), à savoir

a) le jugement d’Israël;

b) le jugement des nations du monde;

c) la conversion d’Israël;

d) la conversion des nations;

e) l’apparition du Messie et l’instauration de son royaume.

I. La prophétie illumine le passé

En tant que «porte-parole » et «bouche » de Dieu, le prophète n’est pas seulement « prédiseur» de ce qui vient, mais encore proclamateur du jugement divin sur le passé et sur le présent. A ce titre, il a, au nombre de ses devoirs essentiels, la rédaction de l’histoire à la lumière d’en haut. Samuel, Nathan et Gad écrivirent chacun une chronique de la vie de David (I Chron. 29 : 29). Achija de Silo et Jéedo le voyant continuèrent le récit (II Chron. 9 : 29). Schemaeja fut chroniqueur au temps de Roboam (II Chron. 12: 15) et Jéhu, au temps de Josaphat (II Chron. 20 : 84). C’est pour cette raison que, dans la Bible hébraïque, les livres historiques sont classés parmi les « prophètes ».

Par ailleurs, la rédaction israélite de l’histoire est d’un mode original. C’est moins une présentation théorique de l’histoire qu’une instruction pratique par l’histoire. Les images du passé sont des miroirs pour le présent. «La Parole de ce temps-là parle aujourd’hui » (A. Koherle). Les écrivains prophétiques sont libres de toute coloration nationaliste de l’histoire. Même pour ce qui est des plus grands héros nationaux, leurs péchés et leurs chutes sont mentionnés sans fard ni atténuation126. Ils n’y introduisent ni légende extatique de saints, ni adoration de héros déifiés. Ils considèrent le héros uniquement comme un instrument entre les mains de Dieu (par exemple : Cyrus. Es. 43 : 1) et comme le « libérateur » de la nation « suscité» par le Seigneur (Juges 3 : 9; II Rois 18 : 5; Néh. 9 : 27, litt.). Ils sont assez candides pour mentionner ce qui est bon chez les plus mauvais et assez honnêtes pour ne pas garder le silence sur les actions mauvaises des meilleurs127.

La postérité pourra tirer leçon de l’histoire des pères ; la narration du jour d’hier sera un appel pour l’aujourd’hui (par exemple: II Rois 17 : 7-23). Dans l’histoire que rapporte la Bible se trouve la trame d’une autre histoire vivante qui est non seulement le récit du passé, mais une «action divine» venant à nous continuellement dans le présent; la narration prophétique en devient une « harangue » plutôt qu’un récit, un « tu » plutôt qu’un « il », un « maintenant » plutôt qu’un « une fois ». C’est une parole en exercice qui requiert non seulement d’être connue, mais encore d’être reconnue. Comme le disait O. Weber, « Où cela se passe, la parole de Dieu passe et la vraie histoire se passe ».

II. Jugement du présent

Loin d’être le produit direct de la mentalité juive, l’Ancien Testament lutte contre la manière de vivre des Juifs. Les prophètes, loin d’épargner les péchés du peuple, les dénoncent avec force. Ainsi se trouvent stigmatisés (Es. 58 : 1): avarice, rapacité (Es. 5 : 8; Amos 6 : 4-6; Michée 2 : 2), usure (Ez. 22 : 12-13), exploitation du pauvre (Es. 1 : 17; Michée 3 : 2-3; Amos 2 : 7; 4 : 1; 5 : 11; 8 : 4-6), oppression des veuves et des orphelins (Es. 10 : 2; Jér. 5 : 28), corruption dans les procès (Es. 1 : 23; 59 : 4), tromperie en affaires, faux poids (Michée 6: 11; Ez. 45 : 10-12), orgueil, vanité (Es. 2: 12-17; 3: 16-24), idolâtrie et coutumes étrangères (Ez. 8 ; Osée 7 : 11 ; 5 : 13 ; 11 : 2 ; Es. 2 : 6), fausse piété (Es. 58 : 2-3 ; Jér. 7 : 4; Osée 7 : 14; Michée 3 : 11), propre justice (Mal. 1 : 6 ; 2 : 17 ; 3 : 13) et formalisme (Es. 1 : 11-17 Mal. 1 : 10; Amos 5 : 21-23; Osée 6 : 6). Ils dépeignent le peuple comme « infidèle» (Jér. 3 : 8-11), son encens comme une abomination, ses sacrifices comme autant de meurtres et ses offrandes comme du sang de porc (Es. 1 : 13; 66 : 3); le coeur d’Israël est « de pierre » (Ez. 36 : 26), ses mains sont pleines de sang (Es. 1 : 15), sa langue est pleine d’un venin de vipère (Ps. 140 : 3). Jérusalem est une prostituée (Es. 1 : 21; Ez. 16 : 23; Osée 1 : 2-3); la nation est comme Sodome et Gomorrhe (Es. 1 : 10; Ez. 16 : 46) ; ses chefs sont des séducteurs (Es. 9 : 15), ses princes sont «rebelles et complices des voleurs » (Es. 1 : 23), meurtriers (Es. 1 : 21 ; Ez. 22 : 6) et princes de Sodome (Es. 1 : 10). Le meilleur parmi eux est comme une ronce, le plus droit pire qu’un buisson d’épines (Michée 7 : 4; cf. Ex. 3 : 2). Parlant du peuple d’Israël de son temps, Esaïe ajoutait: «Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d’iniquités, à la race des méchants, aux enfants corrompus» (Es. 1 : 4). Finalement, après des siècles de patience, Yahwéh, le Dieu de l’Ancien Testament, parlant de Jérusalem, déclare: « Cette ville excite ma colère et ma fureur depuis le jour où on l’a bâtie jusqu’à ce jour » (Jér. 32 : 31).

Les prophètes se dressent ainsi comme des colonnes de fer et des murs d’airain (Jér. 1 : 18), des hommes dont le front est dur comme le diamant, plus dur que le roc (Ez. 3 : 8-9). Ils ne cousent pas des coussinets (Ez. 13 : 18), ils ne blanchissent pas des murs lézardés ou prêts à s’écrouler (Ez. 13 : 10-12). Ils ne crient pas « Paix, paix », quand il n’y a point de paix (Jér. 6: 14; Ez. 13 : 10).

Et pourtant, ils ont un coeur brûlant pour leur peuple et sont, en fait, les meilleurs des patriotes (cf. Rom. 9 : 1-8). Mais c’est justement à cause de cela qu’ils ne peuvent garder le silence quant à ses péchés, alors même que leur propre coeur en serait déchiré (Jér. 4 : 19). Il leur est simplement impossible d’agir en prophètes de mensonge ou de prophétiser pour un gain quelconque (Michée 3 : 11 ; Dan. 5 : 17; Ez. 13 : 19). Objets d’une pression intérieure contraignante, ils sont subjugués, persuadés par le Seigneur (Jér. 20 : 7). Leur service est, non pas une profession, mais un appel, une vocation venant, non de leur propre volonté, mais d’une « nécessité » imposée d’en haut. Ce ne sont pas eux qui possèdent le message, mais le message qui les possède ! « Malheur à moi si je n’évangélise » (I Cor. 9 : 16).

En leur qualité de prophètes, ils n’étaient pas au service de la nation, mais au service d’un royaume divin, prophètes non de la foule mais de l’Esprit. Aussi, bien que vrais patriotes, ils furent considérés par les masses comme des étrangers. Ils furent trouvés trop peu «juifs » ou pessimistes et obscurantistes (I Rois 18 : 17), comme ennemis de la patrie (I Rois 21 : 20) et traîtres (Jér. 37 : 13-14). Ils furent haïs et méprisés (II Chron. 36 : 16), emprisonnés (Jér. 38 : 28), abandonnés aux dents des lions, comme Daniel, lapidés, sciés ou tués. Ils erraient dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.., et pourtant, le monde n’était pas digne d’eux (Héb. 11 : 37-38)!

Tels furent les prophètes d’Israël. Seule une précipitation coupable pourrait rejeter en même temps que ce qui est condamnable chez les Juifs, l’Ancien Testament, oeuvre des prophètes…, en réalité, oeuvre du Saint-Esprit (I Pierre 1 : 11 ; II Pierre 1 : 21 ; Héb. 3 : 7). Yahwéh, le Dieu de l’Ancien Testament dit à Ezéchiel : « Tu as auprès de toi des ronces et des épines et tu habites avec des scorpions… une famille de rebelles» (Ez. 2 : 6). Ce n’est pas à travers, mais en dépit des hommes que Dieu triomphera un jour. L’Ancien Testament n’est pas le livre de la religion nationale des Juifs, adapté à leur caractère national; c’est le livre de Dieu et de sa révélation. Si Dieu s’est servi d’un peuple pris du sein des hommes pour être le gardien de sa révélation, ce n’est certes pas à cause d’une quelconque supériorité, mais afin que le contraste de la dureté de leur coeur avec son amour, de leur hostilité â son endroit avec sa miséricorde, fasse mieux apparaître la solennité de ses jugements et la profondeur de sa grâce (Actes 7 : 51 ; Luc 4 : 25-27; Mat. 8 : 10; 11 : 21, 23; 12 : 42; Rom. 2 : 24). L’histoire d’Israël est une leçon de chose instructive présentée sur la scène publique de l’histoire du monde, un exemple et un avertissement pour toutes les nations, un miroir pour chaque individu (I Cor. 10 : 11). « Ne soyons pas pharisiens. Les fornicateurs et les adultères, les lâches et les menteurs, les parjures et les meurtriers sont loin d’être le lot exclusif du peuple juif. De tout temps, il y en a eu parmi tous les peuples, et l’avenir en donnera de nouveaux exemples. Cependant, l’Ancien Testament ne se propose pas d’être seulement le livre de l’histoire juive ou une collection de pieux récits. Il se veut surtout le témoignage du Saint-Esprit aux péchés des hommes — de tout homme — et à la grâce du Dieu qui pardonne au pécheur repentant. Pour notre propre salut et notre propre bénédiction, il désire nous raconter comment lâches et menteurs, parjures, meurtriers et autres pécheurs semblables ont été arrêtés par l’appel de Dieu et sont devenus des vies nouvelles dans les chemins de Dieu » (Heitmüller).

Tel est aussi le but des histoires «choquantes » de l’Ancien Testament. Précisément, la brutalité prophétique de ces récits manifeste l’incorruptibilité, l’objectivité et la vérité du tout! A cause de cela, la Bible est le livre de l’humanité, étant la peinture de l’humanité. Mais parce que cette « image de l’humanité» est vraie et réaliste, elle est choquante (Ps. 14 : 1-3). En vérité, il n’y a pas de différence; tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Rom. 3 : 22-23; 9). Où est alors le sujet de se glorifier? Il est exclu ! (Rom. 3 : 27) 128.

III. Prédiction de l’avenir

1. Jugement sur Israël. — Sans repentance, pas de salut. Tant qu’il n’y aura pas humiliation devant Dieu, la nation ne connaîtra aucune bénédiction réelle ou durable. Malheur à la nation pécheresse, au peu- pie chargé d’iniquités, à la race des méchants, aux enfants corrompus » (Es. 1 : 4). « Sonnez de la trompette à Guibéa, sonnez de la trompette à Rama… (l’ennemi est) derrière toi, Benjamin » (Osée 5 : 8). «Israël a rejeté le bien, l’ennemi le poursuivra » (Osée 8 : 3). Destruction (Ez. 1 : 28; Osée 4 : 6), dépérissement (Ez. 6 : 4), désolation par catastrophes naturelles (Joèl 1 : 2-12; Amos 4 : 9-10), tel est le sort réservé aux Juifs apostats qui seront «foulés aux pieds» (Es. 5 : 5), déchirés par les nations (Es. 30 : 14; cf. 5 : 25; Ez. 23 : 22-23) et chassés loin de la face de Dieu (Jér. 6 : 30; 7 : 15; 32 : 31). Ainsi l’ont déclaré les prophètes de l’Ancien Testament. Les preuves pourraient en être multipliées par cent. Chute de l’état (Jér. 25 ; Ez. 4), disgrâce individuelle (Jér. 29 : 18), mépris et haine des nations (Jér. 24 : 9; 25: 18 ss.; 26 : 6), colère de Dieu semblable à un feu dévorant (Jér. 4 : 8)… L’Eternel répand sa colère comme un torrent (Osée 5 : 10), son aspect est terrifiant (Es. 2 : 21), Il est comme un lion (Osée 5 : 14)!… Et ce n’est là qu’un prélude au « jour de l’Eternel» (Joèl 2).

Tout cela, les prophètes le proclament au peuple juif. « A la loi et au témoignage, si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura pas d’aurore pour le peuple » (Es. 8 : 20).

2. Jugement sur les nations. — Les nations aussi sont sous la colère. Leurs «violences », leur « amour du pillage » (Hab. 1 : 9; Nah. 2 : 12-13; Hab. 2 : 8), le sang répandu (Nah. 3 : 1), leur caractère « bestial» (Dan. 7 : 3-7; Es. 27: 1), la déification de leur propre force (Es. 10:12-15; 14:13; Jér.50:31-32; Nah. 3:8; Ez. 27:8; 28 : 2-5; 31. : 1-14; Hab. 1 : 11 ; Ez. 28 : 9), leur haine pour Israël et leur mépris du Seigneur (Amos 1 : 11; Abdias 11 ; Es. 10 : 5-7; 47 : 6; Jér. 48 : 27; 50 : 7; Ez. 25 : 3, 6)…, ces choses rendent les nations mûres pour le jugement. Leurs religions sont illusoires (Es. 44 : 9-20; Jér. 50 : 88), leurs dieux ne sont que néant (Ps. 96 : 5 litt.), toutes leurs oeuvres sont entachées de péché (Ps. 14 : 2-3). Elles regardent comme rien le culte de l’Eternel et louent hautement leurs propres dieux (Es. 86 : 18-20; 10: 10; Dan. 5 : 3-4). Elles se révoltent contre le Dieu des étoiles et de l’univers (Es. 40 : 26), elles qui, prises ensemble, ne sont qu’une goutte au bord d’un seau, un grain de poussière sur la balance (Es. 40 : 15). « Car voici, dans la ville sur laquelle mon nom est invoqué, je commence à faire du mal; et vous, vous resteriez impunis I Vous ne resterez pas impunis ; car j’appellerai le glaive sur tous les habitants de la terre» (Jér. 25 : 29). Malheur à l’Assyrien (Es. 10 : 5), ce monstre arrogant (Es. 14 : 29; 27: 1). L’épée viendra sur l’Egypte (Ez. 29 : 8), ce monstre du Nil (Es. 27: 1; Ez. 29 : 3). La fosse et le piège sont pour Moab (Jér. 48 : 43), l’orgueilleux et le superbe (Es. 16 : 6). « Prends de ma main cette coupe remplie du vin de ma colère, et fais-la boire à toutes les nations vers lesquelles je t’enverrai » (Jér. 25 : 15-16). Ammon deviendra un pâturage pour les chameaux (Ez. 25 : 5) et Tyr, un rocher nu (Ez. 26 : 4). Elam mourra (Ez. 32 : 23-24) et Edom sera foulé comme au pressoir (Edom — Duma. Es. 21 : 11 63 1-6). Par-dessus tout, Babylone, ce marteau du Seigneur (Jér. 51: 20-23) deviendra pour toujours semblable à Sodome et Gomorrhe (Es. 13 : 19-20; Jér. 50 : 40). Par de tels oracles, on le voit, les prophètes d’Israël étaient en même temps prophètes des nations et l’Ancien Testament, un avertissement pour le monde129.

3. Conversion d’Israël. — Mais les ténèbres ne régneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses (Es. 8 : 28). Sion sera rachetée par le jugement (Darby. Es. 1 : 27). Le «reste» reviendra à Dieu (Es. 10 : 21 ; Jér. 24 : 7; Osée 8 : 5) et, par l’apparition du Messie, deviendra un peuple nouveau (Es. 11 : 1; 4 : 3; 6 : 13; Ez. 37 : 26-28).

Pour peindre ce salut à venir, les prophètes emploient les plus riches couleurs. Ils dépeignent ce salut en des centaines de textes splendides. Toujours leurs prophéties de salut se rapportent à l’Israël converti et renouvelé. A l’inconverti qui exploite ou supplante Jacob — que ce dernier habite encore le pays ou ait été chassé parmi les nations à cause de son péché — l’Ancien Testament ne fait pas une seule promesse de bénédiction.

Mais lorsque le Messie apparaîtra, Israël rentré dans son pays (Jér. 16 : 15), expérimentera sa grande repentance nationale (Zach. 12 : 10- 14; Apoc. 1 :7) et sa nouvelle naissance spirituelle, non par sa propre énergie nationale, mais comme fruit de l’intervention de Jésus de Nazareth t Alors surviendra le miracle juif. Le peuple maintenant impur et pécheur sera saint, si transformé et si pur que même les choses les plus insignifiantes seront dédiées et consacrées au Seigneur. « En ce jour-là, il sera écrit sur les clochettes des chevaux : Sainteté à l’Eternel! Et les chaudières dans la maison de l’Eternel seront comme les coupes devant l’autel. Toute chaudière à Jérusalem et dans Juda sera consacrée à l’Eternel des armées» (Zach. 14 : 20-21). Ainsi, à cette spirituelle et nationale résurrection d’Israël d’entre les morts (Ez. 37 : 1-14) est liée sa sainteté à venir; à la sainteté, sa bénédiction (Es. 60: 18; 61 : 10), et à sa bénédiction, la gloire de Dieu (Es. 40 : 5; 46 : 13). «Voilà ce que fera le zèle de l’Eternel des armées» (Es. 9 : 6).

4. La conversion des nations. — Les nations, elles aussi, doivent être bénies. Car Dieu n’est pas le Dieu des Juifs seulement, Il l’est aussi des nations (voir Rom. 3 : 29). La prophétie israélite considère les nations comme une famille et elles auront toutes part au salut messianique. C’est pourquoi le Seigneur détruira un jour le voile qui voile tous les peuples et la couverture qui couvre toutes les nations (Es. 25 : 7). Alors les peuples se convertiront en tant que peuples (Jér. 3 : 17; Zach. 8 : 20-22; Es. 2 : 3; Michée 4 : 2; Es. 42 : 4) et, pour la première fois dans l’histoire, il y aura des nations chrétiennes dans le sens scripturaire130. «En ce même temps, il y aura un autel à l’Eternel, au milieu du pays d’Egypte, et sur la frontière un monument à l’Eternel.., et les Egyptiens avec les Assyriens serviront l’Eternel… L’Eternel des armées les bénira, en disant: Bénis soient l’Egypte mon peuple et l’Assyrie, oeuvre de mes mains, et Israël, mon héritage» (Es. 19 : 19, 23, 25).

En fait, la prophétie israélite offre là son caractère extrême, car l’espérance qu’elle présente n’est pas l’incorporation des païens convertis à Israël, peuple de Dieu renouvelé, mais une alliance fraternelle entre Israël et les nations sur la base d’une même rédemption divine131.

En Malachie (1 : 11), Dieu dit : « Du soleil levant jusqu’au soleil couchant, mon nom sera grand parmi les nations, et en tout lieu, l’encens sera brûlé en mon nom et une offrande sera présentée, car mon nom sera grand parmi les nations» (Darby). En cela, le prophète de l’Ancien Testament, avec les seules couleurs du langage vétéro-testamentaire, prédit cette vérité que le Christ allait exprimer à la Samaritaine, à savoir que le Père désire des adorateurs en esprit et en vérité, offrant leur culte non en une ville ou sur une montagne particulière, mais en quelque lieu que ce soit (Jean 4 : 21-24). C’est ainsi qu’Israël en son pays, et les nations dans le leur, feront l’expérience indispensable de la nouvelle naissance spirituelle (Ps. 87 : 4-6) et que le Seigneur régnera en roi sur toute la terre (Zach. 14 : 9) tandis que la justice et la paix gouverneront toute l’humanité.

5. Le Messie et son royaume. — La conversion d’Israël et des nation s’effectuera au moment de l’apparition du Messie. C’est lui qui est la couronne et l’étoile brillante de toute prophétie. « Les prophètes sont les étoiles et la lune ; Christ est le soleil » (Luther). « De lui, tous les prophètes rendent le témoignage que quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés (Actes 10 : 43). Christ est le thème de l’Ancien Testament. Il l’affirme lui-même (Jean 5 : 39; Luc 24 : 25-27, 46). Et c’est encore cela qu’atteste son plus grand apôtre (I Cor. 15: 3-4; Actes 26 : 22-28). C’est du seul roi des Ecritures que le témoignage des hérauts qui l’ont précédé tirent leur pleine signification. C’est dans le Nouveau Testament seul que les questions de l’Ancien trouvent leur solution.

Notes

126 Luther disait que l’historien doit être un excellent homme, mais posséder un coeur de lion pour écrire la vérité avec courage.

127 Pour les méchants, par exemple: la repentance d’Achab (I Rois 21 : 27-29); pour les fautes des meilleurs: le demi-mensonge d’Abraham, l’impatience de Moïse, l’adultère de David, l’idolâtrie de Salomon, le découragement d’Elie…

128 En ce qui concerne la vengeance, la polygamie, l’esclavage et spécialement les guerres cruelles de l’histoire vétéro-testamentaire, choses dont on prend souvent excuse, il faut souligner que l’Ancien Testament, en sa qualité d’étape éducatrice vers le Nouveau, ne met pas en sa pleine lumière l’enseignement moral de ce dernier. Selon le témoignage du Seigneur lui-même, l’ancienne alliance contenait des concessions faites « à la dureté du coeur de l’homme » (Mat. 5 : 22, 28, 32, 34, 39, 44). En ce qui concerne la manière dont les Canaanites devaient être exterminés par les Israélites, ne doit-on pas rappeler, premièrement, que les peuples étant des organismes, ils doivent être tenus pour responsables devant Dieu en tant qu’unité; deuxièmement, que les Canaanites étaient des peuples mûrs pour le jugement, livrés à la destruction, alors seulement que la mesure de leurs péchés en fut venue à son comble ? De là les 400 ans de répit écoulés entre la promesse du pays à Abraham (Gen. 15 : 18-21 ; Gal. 8 : 17) et sa conquête par Moïse et Josué. Dieu expliqua d’avance cette longue période au patriarche, disant: «Car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore à son comble» (Gen. 15: 16). «Dieu ne peut être miséricordieux avec ses amis sans être en même temps juste avec ses adversaires. C’est la raison pour laquelle l’accomplissement de ses promesses doit souvent attendre » (Diichsel). L’acquisition de Canaan par les Israélites était conditionnée au jugement des Canaanites et ce jugement dépendait lui-même de la justice divine qui attend toujours, d’abord, que le péché arrive à pleine maturité.

129 Les plus grands prophètes ont prophétisé en même temps sur Israël et sur les nations. Voyez Es. 13-23; Jér. 46-51; Ez. 25-32; Dan. 2, 4, 7, 8, 11; Amos 1, 2.

130 L’âge présent (du rejet temporaire d’Israël au retour du Christ) n’a pas pour but la christianisation des peuples, mais le salut individuel d’hommes et de femmes tirés du sein de tous les peuples et, par là, la formation d’une Eglise tirée d’entre Juifs et Gentils (Col. 3 : 11).

131 Franz Delitzsch, Messianische Weissagnngen, p. 126. Berlin 1899.

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