Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Exhortations et sermons http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Thu, 20 Oct 2011 07:23:43 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 L’adoration, au-delà de l’action de grâces par A.W. Tozer http://www.blogdei.com/16453/ladoration-au-dela-de-laction-de-graces-par-a-w-tozer/ http://www.blogdei.com/16453/ladoration-au-dela-de-laction-de-graces-par-a-w-tozer/#comments Wed, 19 Oct 2011 07:58:02 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=16453

L’adoration, au-delà de l’action de grâces

L’Éternel est grand et très digne de louange, et sa grandeur est insondable. -Psaume 145:3

Le dictionnaire déclare qu’admirer c’est «regarder avec une estime étonnée accompagné de plaisir et de ravissement. » D’après cette définition, Dieu a peu d’admirateurs parmi les chrétiens aujourd’hui.

Plusieurs sont reconnaissants pour sa bonté d’avoir pourvu au salut. A l’Action de Grâces, les cloches d’église sonnent de gratitude parce que la récolte a été engrangée. Les rencontres de témoignage ont principalement dévouées à la récitations d’incidents où quelqu’un a eu des problèmes et s’en est sorti en réponse à la prière. Dénigrer cela serait un manque de charité et antibiblique, car il y a une place pour cela dans les psaumes. Il est juste et bon de rendre grâces à Dieu pour toutes ses miséricordes envers nous. Mais les admirateurs de Dieu, où sont-ils?

La simple vérité est que l’adoration est rudimentaire jusqu’à ce qu’elle prenne la qualité de l’admiration. Tant que l’adoration est infatué de lui-même et de son sort, il est un bébé. Nous commençons à grandir quand notre adoration passe de l’action de grâces à l’admiration.

Alors que nos coeurs s’élèvent à Dieu dans la noble estime de ce qu’il est (« JE SUIS QUI JE SUIS »), nous commençons à partager un peu du plaisir altruiste qui est la portion des bienheureux au ciel.

«Dieu tout-puissant, je veux devenir un de tes admirateurs. Aide-moi à aller au-delà de l’action de grâces ce matin même jusqu’à une admiration noble et altruiste. Amen.»

A.W. Tozer

 

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Je prie pour les plus petites bagatelles, par Georges Müller http://www.blogdei.com/16361/je-prie-pour-les-plus-petites-bagatelles-par-georges-muller/ http://www.blogdei.com/16361/je-prie-pour-les-plus-petites-bagatelles-par-georges-muller/#comments Sun, 09 Oct 2011 17:14:24 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=16361

Conseils sur la Prière

Par Georges Müller

Nous n’avons aucun bien en nous, et nous ne pouvons plaire à Dieu qu’autant qu’il nous le permet; aussi sa volonté est-elle que nous obtenions tout de lui par la prière. Notre Sauveur nous est un précieux exemple sur ce point. Il passait des nuits entières dans la prière. Notre vieil homme ne disparaît pas entièrement lorsque nous naissons de nouveau. Nous avons toujours besoin du secours du Seigneur dans les grandes occasions, lorsque notre maison brûle ou lorsque notre femme est sur son lit de mort, mais aussi dans les petites choses. Dès le matin, sachons faire de toute chose un sujet de prière, et qu’il en soit ainsi pendant toute la journée.

Une dame chrétienne me racontait dernièrement qu’elle m’avait entendu prêcher sur ce sujet trente-cinq ans auparavant. J’avais dit, parlant de la prière dans les petites choses, que, s’il nous arrivait un paquet dont nous ne puissions pas défaire la corde, nous pouvions demander à Dieu de nous aider. J’avais oublié ces paroles, mais elle s’en était souvenue et en avait été fortifiée.

Je le répète donc, mes chers amis, il n’y a rien de trop petit pour la prière. Dans les choses les plus simples de notre vie journalière, prions et Jésus nous aidera. Je prie pour les plus petites bagatelles, et souvent le matin avant de quitter ma chambre, j’ai deux ou trois réponses à mes prières. Jeunes chrétiens qui entrez dans la vie de la foi, apprenez avec une simplicité enfantine à vous attendre à Dieu pour tout.

Traitez le Seigneur comme votre ami personnel, un ami capable et désireux de vous aider en toutes choses. Quelle bénédiction que d’être porté dans ses bras tout le long du jour! La vie du croyant se compose d’un grand nombre de petites choses. Chaque jour nous apporte de petites épreuves, et si nous essayons de les écarter avec notre propre force et notre propre sagesse, nous serons bientôt confondus.
Mais si, au contraire, nous remettons tout à Dieu, nous serons aidés et notre route sera éclaircie.
Ainsi, notre vie sera une vie heureuse.
 

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Dénoncer l’apostasie, les erreurs doctrinales, les faux docteurs et les faux prophètes? http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/ http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/#comments Sun, 09 Oct 2011 15:10:57 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16397

Par E.L. Bynum./ .latrompette.net

Faut-il dénoncer les faux docteurs et les faux prophètes, en les désignant par leurs noms? Que dit la Bible à ce sujet?

Beaucoup de Chrétiens pensent que nous n’avons pas le droit de dénoncer les fausses doctrines et de citer les noms des faux prophètes et des faux docteurs. Les églises libérales ont toujours partagé ce point de vue. A présent, ce sont les églises évangéliques et charismatiques qui le partagent aussi, au nom de « l’amour et de l’unité ». Nous sommes souvent accusés de « manquer d’amour ». Nous voulons donc, par ce court article, rappeler ce que la Bible enseigne sur ce sujet vital.

1. Est-il juste de juger à la lumière de la Bible ?

L’un des versets les plus mal utilisés de la Bible est sans doute celui-ci : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » (Matthieu 7 :1). Nous savons que nous devons lire chaque passage de l’Ecriture dans son contexte, si nous voulons comprendre correctement sa véritable signification. Les versets 2 à 5 du même chapitre nous font comprendre clairement que Jésus parle du jugement hypocrite. Celui qui a une poutre dans l’œil n’a pas le droit de juger son frère qui n’a qu’une paille dans le sien. La leçon est claire : vous ne pouvez juger quelqu’un pour son péché si vous êtes coupable du même péché !

Ceux qui citent ce verset de Matthieu pour condamner ceux qui dénoncent les fausses doctrines devraient donc lire tout le chapitre. Jésus dit au verset 15 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs ». Comment pouvons-nous savoir si ce sont des faux prophètes, si nous ne les avons pas jugés selon la Parole de Dieu ? Si nous savons que ce sont des faux prophètes, n’allons-nous pas nous intéresser de près aux brebis de ces loups ravisseurs ? Partout dans la Bible, nous voyons que Dieu nous demande d’identifier et de dénoncer les loups ravisseurs.

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits » (versets 16 et 17). Le Seigneur ne dit-Il pas clairement que nous devons juger la personne (l’arbre) par le fruit de sa vie et de ses doctrines ? Certainement ! Car nous ne pouvons pas connaître sans juger. Mais tout jugement doit être fondé sur l’enseignement de la Bible, et non sur nos préjugés ou nos humeurs.

« Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7 :24). Le Seigneur nous ordonne ici de « juger selon la justice », c’est-à-dire de juger selon la Parole de Dieu. Si nous jugeons selon d’autres critères que la Parole de Dieu, nous désobéissons à Matthieu 7 :1. Le dictionnaire définit le verbe « juger » par « déclarer la loi ». Les Chrétiens fidèles doivent donc discerner et juger en s’appuyant sur la Bible, qui est la Loi inspirée de Dieu.

Dans 1 Corinthiens 5 :1-13, Paul parle d’un fornicateur dans l’Eglise. Au verset 3, il écrit : « Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte ». Il ajoute au verset 12 : « Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? » Le mot grec traduit par « juger » est le même que dans Matthieu 7 :1. Paul ne viole donc pas le commandement de Jésus en jugeant ce fornicateur, ni en demandant à l’Eglise de le juger également. Car ce jugement était conforme à la Parole de Dieu.

Ceux qui sont capables de discerner entre le bien et le mal font preuve de l’un des traits essentiels de la maturité. « Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5 :14). « Discerner » signifie : « distinguer, discriminer clairement, juger ». Dans 1 Cor. 12 :10, Paul parle du « don de discernement des esprits ». C’est un don qui nous permet de juger si ces esprits viennent de Dieu ou du Malin. Le discernement implique donc clairement un jugement.

Ceux qui ne veulent pas discerner entre le bien et le mal, ou qui en sont incapables, ne font que révéler leur désobéissance ou leur manque de maturité.

2. Est-il juste de dénoncer les faux docteurs ?

Si les faux docteurs peuvent aujourd’hui répandre librement leurs doctrines empoisonnées, c’est parce qu’il existe une conspiration du silence chez beaucoup de Chrétiens. Les loups ravisseurs déguisés en brebis peuvent donc aisément ravager le troupeau et détruire de nombreuses brebis.

Jean-Baptiste a appelé les Pharisiens et les Sadducéens (les chefs religieux de son époque) « races de vipères » (Matthieu 3 :7). Aujourd’hui, il serait accusé de manquer d’amour et d’être trop dur, ou même de ne pas « être Chrétien » !

Jésus a dit Lui-même aux Pharisiens religieux : « Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Matthieu 12 :34). Pour beaucoup de Chrétiens évangéliques, un tel langage serait intolérable aujourd’hui. Mais c’est le langage de la Bible ! Ce sont des paroles qui sortent de la bouche du Fils de Dieu !

S’adressant directement à ces faux docteurs, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, les a traités « d’hypocrites », de « conducteurs aveugles », « d’aveugles », de « sépulcres blanchis », de « serpents », et de « races de vipères » (Matthieu 22 :23-34) ! Pourtant, on nous demande aujourd’hui de fréquenter et de traiter en « frères » des hommes dont les doctrines sont tout aussi anti-bibliques que celles de ces Pharisiens. Certains de ceux qui se proclament des « Chrétiens évangéliques fondés sur la Bible » insistent pour que nous collaborions avec des Catholiques Romains, ou avec d’autres hérétiques du même genre. Pourtant, selon certains, nous n’aurions même pas le droit de reprendre ces Chrétiens pour leurs compromis !

Au début de Son ministère, « Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » (Jean 2 :13-16). On aime bien représenter aujourd’hui notre Sauveur comme rempli de douceur, d’amour et de délicatesse, même à l’égard des faux docteurs. Mais ceci est complètement faux ! Quand Jésus avait affaire à des faux docteurs ou des faux prophètes, Ses paroles étaient très tranchantes, et Ses actions claires et nettes !

Vers la fin de Son ministère, Jésus éprouva encore le besoin de purifier le Temple. On ne doit jamais cesser de dénoncer les fausses doctrines et pratiques ! Jésus dit alors : « N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs » (Marc 11 :17). Est-ce bien différent aujourd’hui ? Les voleurs se sont introduits dans la Maison de Dieu. Ils volent la Bible au peuple de Dieu, et l’empêchent d’entendre la doctrine de la sanctification et de la séparation. A tel point que vous ne pouvez presque plus distinguer les Chrétiens des gens du monde. En toute honnêteté, ne faut-il pas dénoncer ces voleurs, ces faux docteurs et ces faux prophètes ?

Aujourd’hui, ces faux docteurs ont envahi les églises avec leurs livres, leur musique, leurs films, leur psychologie, et leurs séminaires. Ils ont transformé la Maison du Père en caverne de voleurs. Il est temps que des hommes de Dieu se lèvent pour dénoncer leurs mensonges et leurs erreurs, afin que tout le monde soit au courant !

La Bible nous ordonne de dénoncer l’erreur et le mensonge.

Nous devons EPROUVER ceux qui répandent le mensonge. « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4 :1). Toute doctrine, et tout docteur, doivent être éprouvés à l’aide de la Parole de Dieu. « A la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple » (Esaïe 8 :20). Nous devons juger chaque message, chaque messager, et chaque méthode, en les examinant à la lumière de la Bible. Jésus félicite ainsi l’Eglise d’Ephèse : « Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs » (Apoc. 2 :2). En revanche, Jésus reproche à l’Eglise de Pergame de tolérer en son sein ceux qui enseignaient la « doctrine de Balaam », et la « doctrine des Nicolaïtes », choses que Jésus hait (Apoc. 2 :14-15). Il n’est jamais juste de tolérer les faux docteurs, mais il faut les éprouver à l’aide de la Parole de Dieu, et il faut les dénoncer. Bien entendu, ceux qui veulent désobéir à la Parole de Dieu chercheront par tous les moyens à rejeter un tel enseignement !

Nous devons les REPRENDRE. « C’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine, et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité » (Tite 1 :13-14). Paul écrivait cela à Tite, parce qu’il y avait des hommes qui allaient de maison en maison pour détourner des familles entières de la vérité (versets 10-16). Aujourd’hui, des hommes comme Oral Roberts, Robert Schuller, Jimmy Swaggart, Pat Robertson, et bien d’autres, détournent des familles entières de la vérité par leurs fausses doctrines. Devons-nous rester tranquillement assis et les laisser faire, sans les reprendre, et sans avertir les Chrétiens de ne pas écouter leurs enseignements ? Non ! Le serviteur de Dieu fidèle doit être « attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs » (Tite 1 :9).

Nous ne devons avoir AUCUNE COMMUNION avec eux. « Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les » (Ephésiens 5 :11). Condamner implique le fait de censurer, de reprendre, et de réfuter. Comment obéir à ce verset, si nous n’éprouvons pas les faux docteurs à la lumière de la Parole de Dieu ?

Nous devons NOUS ELOIGNER d’eux. « Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous » (2 Thes. 3 :6). Nous devons nous éloigner de ceux dont les doctrines et la conduite ne sont pas conformes à la Parole de Dieu. Le contexte de ce verset montre que Paul pensait à la nécessité d’obéir à la saine doctrine, car il ajoute : « Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère » (versets 14 et 15). Paul exhorte Timothée à s’éloigner de celui qui « enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété », car « il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain » (1 Tim. 6 :3-5).

Paul demande aussi à Timothée de s’éloigner des hommes « égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Tim. 3 :5-7). Comment pouvons-nous nous éloigner d’eux, si nous ne les avons pas d’abord identifiés, et si nous n’avons pas comparé leur message à celui de la Parole de Dieu ? C’est le devoir de tout prédicateur véritable de « prêcher la parole, d’insister en toute occasion, favorable ou non, de reprendre, censurer, exhorter, avec toute douceur et en instruisant » (2 Tim. 4 :2). C’est en général une tâche impopulaire et ingrate, mais c’est le devoir de tous ceux qui sont appelés par Dieu à exercer un ministère.

Nous ne devons pas les RECEVOIR dans notre maison. « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2 Jean 10-11). Il n’y a aucun doute quant à l’identité de ceux dont parle Jean, qui dit au verset 9 : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils ». Aujourd’hui, grâce à la radio, à la télévision, aux livres et aux journaux, les faux docteurs et les faux prophètes sont reçus dans les maisons de nombreux Chrétiens. Frères, il ne doit pas en être ainsi !

Nous devons les ELOIGNER de nous, c’est-à-dire les rejeter. « Eloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions » (Tite 3 :10). Etymologiquement, celui qui « provoque des divisions » est un « hérétique ». Nous devons éloigner de nous tous ceux qui nient la rédemption par le sang de Christ, ou tout autre doctrine de la Parole de Dieu. S’ils ne veulent pas écouter nos avertissements, il nous fait les éloigner de nous.

Nous devons identifier tous ceux qui prêchent un autre Evangile. Paul nous met en garde contre ceux qui prêchent « un autre Jésus, un autre esprit, et un autre Evangile » (2 Cor. 11 :4). Comment les reconnaîtrons-nous, si nous n’examinons pas de très près cet « autre Jésus », cet « autre esprit », et cet « autre Evangile » ? Paul appelle ces prédicateurs « des faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ » (2 Cor. 11 :13). Il ajoute, aux versets 14 et 15, que ces hommes sont aussi des « ministres de Satan ». Aujourd’hui, les hommes qui ont été réellement appelés par Dieu doivent être tout aussi fidèles, et dénoncer les ministres de Satan.

Paul met en garde les Galates contre ceux qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Il leur dit :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal. 1 :6-9).

Les Catholiques, et même beaucoup de Chrétiens charismatiques et évangéliques, ne prêchent pas le véritable Evangile. Pourtant, beaucoup nous demandent de coopérer avec eux pour évangéliser ou travailler dans d’autres œuvres chrétiennes. Si nous ne dénonçons pas ces faux prophètes, nous trahissons Christ et Son Evangile.

Nous devons nous SEPARER d’eux. « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai » (2 Cor. 6 :17). C’est très clair. Le peuple de Dieu doit s’éloigner de l’apostasie et de toute erreur doctrinale. Comment un Chrétien véritable peut-il accepter de se joindre au « Conseil Mondial des Eglises », ou à certaines dénominations apostates ? Comment peut-il accepter de rester avec des Chrétiens qui vivent dans le compromis ?

3. Est-il juste de révéler des noms ?

Beaucoup sont persuadés qu’il ne faut pas dénoncer les erreurs, ni nommer publiquement ceux qui les enseignent. Mais la Bible affirme le contraire.

Paul reprit Pierre publiquement. Pierre s’était rendu coupable d’un mauvais comportement :

« Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? » (Galates 2 :11-14). Le problème était grave : c’était le conflit entre le salut par la loi, et le salut par grâce. Quand l’intégrité et la pureté de l’Evangile sont en jeu, nous n’avons pas d’autre choix que de dénoncer l’erreur et de citer des noms.

Paul nomma Démas, et a révélé publiquement que Démas avait préféré l’amour du monde. « Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique » (2 Tim. 4 :10). Nous aussi, nous devons citer les noms de ceux qui abandonnent la cause de Christ par amour du monde et de ses plaisirs. (Pensons aux vedettes du Rock Chrétien, par exemple !)

Paul nomma Hyménée et Alexandre. Paul écrit à Timothée : « Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Tim. 1 :18-20). Les vrais serviteurs de Dieu doivent combattre le bon combat, et citer les noms de ceux qui ont fait naufrage par rapport à la foi qui a été donnée aux saints une fois pour toutes. Paul parle là de la foi en tant que système de doctrine conforme à la Parole de Dieu. Ces hommes avaient fait naufrage, et Paul n’a pas hésité à le dire publiquement, en citant leurs noms.

Paul nomma Hyménée et Philète. Il dit à Timothée : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. Evite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques uns » (2 Tim. 2 :15-18). Toute fausse doctrine renverse la foi de quelques-uns. Il faut donc dénoncer ceux qui enseignent ces fausses doctrines.

Paul nomma Alexandre le forgeron. « Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Garde-toi aussi de lui, car il s’est fortement opposé à nos paroles » (2 Tim. 4 :14-15). Il est clair qu’il ne s’agit pas ici d’un problème de personne, mais d’un problème de doctrine. Alexandre s’était opposé aux paroles de Paul et aux doctrines qu’il enseignait. C’était un ennemi de la vérité. Aujourd’hui, les pasteurs fidèles sont confrontés chaque jour au même problème. Ils proclament la vérité. Mais certains membres de leur église vont ensuite écouter d’autres prédicateurs, à la radio ou à la télévision, dont les paroles s’opposent à la vérité. Faut-il que les hommes de Dieu gardent la bouche fermée, comme beaucoup le prétendent ? Seul un lâche acceptera de se taire, quand la vérité de la Bible est attaquée !

Jean nomma Diotrèphe. « J’ai écrit quelques mots à l’Eglise ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Eglise » (3 Jean 9-10). Il est donc juste de citer les noms de ceux dont les doctrines et les pratiques sont contraires à la Parole de Dieu.

En fait, toute la Bible abonde en exemples de faux prophètes qui ont été nommés et dénoncés. Tout ce discours moderne sur « l’amour » n’est qu’une excuse pour ne pas dénoncer l’erreur et le mensonge. Il s’agit d’un amour à l’eau de rose qui n’a rien à voir avec l’amour biblique.

Moïse dénonça Balaam (voir Nombres 22-25). Pierre aussi a dénoncé « la voie de Balaam, qui a aimé le salaire de l’iniquité (2 Pierre 2 :15). Balaam était un prophète qui travaillait pour de l’argent, exactement comme un certain nombre de faux prophètes que l’on voit aujourd’hui à la télévision. Ils mendient de l’argent et vivent comme des nababs, alors que des multitudes de gens innocents leur envoient l’argent qu’ils ont durement gagné. Ils sont tout le temps en train de construire des universités, des hôpitaux, des réseaux de télévision par satellite, et des parcs d’attractions où l’on glisse sur des toboggans au nom de Jésus ! Et nous devrions garder la bouche close devant ces charlatans ? Comment peut-on être fidèle à Dieu et rester silencieux devant ces choses ?

Jude dénonça « l’égarement de Balaam » (Jude 11). Jean aussi a dénoncé la « doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrent à l’impudicité » (Apoc. 2 :14). Nous touchons là au cœur de la doctrine de la séparation. Balaam ne put jamais maudire Israël, malgré son désir d’obtenir le salaire qui lui était promis. Mais les hommes d’Israël « se livrèrent à la débauche avec les filles de Moab », et « se prosternèrent devant leurs dieux » (Nombres 25 :1, 2). Comment en vinrent-ils à faire cela ? Parce que Balaam avait montré à Balak comment briser la barrière qui séparait les Israélites des Moabites. Cela est clairement indiqué dans Apoc. 2 :14 et Nombres 31 :16. A cause de ce péché, 24.000 hommes d’Israël furent jugés par Dieu et périrent. (Je voudrais à nouveau citer le Rock Chrétien comme un bon exemple de « sacrifice offert aux idoles »).

Les faux docteurs brisent la barrière de séparation entre le peuple de Dieu et les fausses religions. On prêche trop peu sur la doctrine de la séparation. Le peuple de Dieu est un peuple séparé et mis à part pour Dieu. Balaam brisa cette barrière de séparation en poussant les hommes d’Israël à commettre la fornication avec les filles de Moab. Il les poussa aussi à se prosterner devant Baal. Cela attira la malédiction sur tout le peuple d’Israël. Tant que nous ne remettrons pas à l’honneur l’enseignement de la nécessaire séparation entre l’Eglise et le monde, les ravages spirituels que nous constatons aujourd’hui ne pourront que s’étendre.

Beaucoup de Chrétiens semblent croire que certains ministères sont trop importants et trop puissants pour être dénoncés publiquement. Les pasteurs des très grandes églises, les ministères internationaux, et ceux qui drainent un immense auditoire à la radio ou à la télévision, seraient considérés comme au-dessus de toute critique. Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, même s’ils sont complètement en opposition avec la Bible, ils sont considérés comme ayant raison. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité !

Le prophète Nathan nomma le coupable. Il y avait un homme qui occupait une position très élevée, mais qui avait commis l’adultère et le meurtre en secret. Cet homme pouvait-il être repris par un simple prophète impopulaire ? Pourtant, Nathan se rendit directement en présence de David. Il lui révéla son péché en utilisant une parabole, puis dit clairement à un David très en colère : « Tu es cet homme-là ! » (2 Samuel 12 :7).

Jéhu dénonça Josaphat. Dans l’ensemble, Josaphat fut un bon roi, mais il commit des erreurs. Il accepta que son fils épouse la fille de l’impie roi Achab (2 Chroniques 18 :1 ; 21 :1-6). Il fit une alliance avec Achab et alla combattre avec lui à Ramoth en Galaad (2 Chron. 18). Le prophète Jéhu, fils de Hanani, dit au roi Josaphat : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? A cause de cela, l’Eternel est irrité contre toi » (2 Chron. 19 :2). Nous posons la même question à certains : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? »

Alors oui, il est juste de dénoncer l’erreur et le mensonge, et de nommer ceux qui les propagent. Il est juste de « combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3). Nous avons reçu cette foi une fois pour toutes, et Dieu ne nous l’a jamais redemandée pour la modifier ! Nous ferions donc bien de nous garder des « faux docteurs, qui introduisent des sectes pernicieuses » (2 Pierre 2 :1). Il faut que des messagers fidèles mettent en garde les brebis du Seigneur contre ces faux docteurs, en les identifiant clairement par leurs noms. Il n’est pas suffisant de faire une vague condamnation générale, sans jamais nommer personne. Les jeunes brebis ne comprendraient pas, et seraient détruites par ces loups ravisseurs.

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La Passion avec le Christ, par Dietrich Bonhoeffer http://www.blogdei.com/16294/la-passion-avec-le-christ-par-dietrich-bonhoffer/ http://www.blogdei.com/16294/la-passion-avec-le-christ-par-dietrich-bonhoffer/#comments Sat, 01 Oct 2011 11:01:31 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16294

entraidefraternelle.com

La Croix n’est pas une infamie et un lourd destin mais la souffrance qui ne prend naissance pour nous que par l’union à Jésus-Christ.
La Croix n’est pas une souffrance qui survient par hasard mais une souffrance nécessaire.
La Croix n’est pas une souffrance liée à l’existence naturelle mais la souffrance liée à l’existence chrétienne.
Dans son essence, la Croix n’est pas seulement souffrance mais souffrance et réprobation et ici aussi, au sens strict, réprobation pour l’amour de Jésus-Christ et non pour l’amour de quelque autre attitude ou confession.

Un christianisme qui ne prenait pas au sérieux l’imitation du Christ, qui ne faisait de l’Évangile qu’une consolation à bon marché et pour iequel, à part cela, l’existence naturelle et l’existence chrétienne ne se distinguaient pas, ce christianisme ne pouvait comprendre la Croix que comme ce qu’il y a d’incommode dans la vie quotidienne, comme la détresse et l’angoisse de notre vie naturelle.

On avait oublié ici que la Croix signifie toujours aussi réprobation et que la honte de la souffrance fait partie de la Croix. Dans la souffrance, être repoussé, méprisé et abandonné par les hommes, comme c’est la plainte interminable du psalmiste, ce caractère essentiel de la souffrance de la Croix, un christianisme ne peut plus le comprendre en ne sachant plus distinguer entre l’existence bourgeoise et l’existence chrétienne.

La Croix est la passion avec le Christ, la Passion du Christ. Seule, la liaison avec le Christ, telle qu’elle se réalise dans l’imitation du Christ, fait qu’on se tient sérieusement au pied de la Croix…

Qu’il prenne sa croix – la croix est donc déjà toute prête depuis le début et on n’a qu’à la prendre. Que personne ne comprenne par là qu’il doit se chercher quelque croix pour lui-même, qu’il doit choisir lui-même sa croix. Car Jésus dit qu’à chacun sa croix est déjà préparée, déterminée et mesurée par Dieu.

Chacun doit porter la mesure de souffrance et de réprobation qui est prévue pour lui. C’est une mesure différente pour chacun. Dieu juge l’un digne de grandes souffrances et lui accorde la grâce du martyre. Il ne permet pas que l’autre soit tenté au-dessus de ses forces. Pourtant, c’est l’unique Croix.

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Devenir petit en essayant de grandir, par A. W. Tozer http://www.blogdei.com/16235/devenir-petit-en-essayant-de-grandir-par-a-w-tozer-2/ http://www.blogdei.com/16235/devenir-petit-en-essayant-de-grandir-par-a-w-tozer-2/#comments Thu, 29 Sep 2011 18:42:49 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=16235

DEVENIR PETIT EN ESSAYANT DE GRANDIR
par A. W. Tozer
Il y a quelque temps, nous avons entendu un court message d’un jeune prédicateur au cours duquel il a cité la chose suivante, « Si vous êtes trop grand pour une petite maison, vous êtes trop petit pour une grande maison ».
C’est une règle étonnante du royaume de Dieu que lorsque nous nous efforçons de grandir, nous devenons de plus en plus petits. Dieu est jaloux de Sa gloire et Il ne permettra à personne de la partager avec Lui. L’effort que nous livrons pour paraître grands amènera sur nous le mécontentement de Dieu et aura pour effet de nous éloigner de la grandeur après laquelle nous soupirons.
L’humilité plaît toujours à Dieu, partout où Il la trouve, et une personne humble trouvera que Dieu est toujours son ami et son protecteur. Seuls les humbles sont complètement sains, car ce sont les seuls qui voient clairement leur propre taille et leurs propres limites. Les égocentriques ne voient pas les choses clairement. Pour eux, ils sont grands et Dieu est forcément petit, et cela est une forme de maladie morale. L’humilité, c’est retrouver la santé mentale, comme c’était le cas pour Nébuchadnestar. L’homme humble évalue tout de façon correcte, et cela en fait une personne sage et philosophe.
Les jeunes chrétiens entravent souvent leur propre utilité par leur attitude envers eux-mêmes. Ils commencent par l’idée innocente qu’ils sont tout au moins un petit peu au-dessus de la moyenne en termes d’intelligence et de compétence, et par conséquent ils se sentent mal à l’aise en prenant une position humble. Ils veulent commencer en haut et progresser vers le haut! Ce qui se passe, c’est qu’ils manquent d’atteindre la position élevée qu’ils se trouvaient aptes à remplir, et petit à petit ils développent un sentiment de rancoeur envers tous ceux qui se trouvent sur leur chemin et qui les empêchent d’atteindre leur objectif, ou qui ne les apprécient pas à leur juste valeur. Et au cours des années, cela à tendance à inclure presque tout le monde. Enfin, il s’installe une profonde et permanente rancune contre le monde entier. Ils finissent par se contenter d’un état d’amère sainteté, et mettent au point un air de sainte blessure qu’ils s’imaginent devait figurer sur les visages des martyrs dans les arènes.
Mais cela est trop sérieux pour être amusant, et trop tragiquement nuisible pour prendre à la légère. Le simple fait est que personne ne peut se tenir dans le chemin d’une personne complètement humiliée. Il n’y a pas suffisamment de montagnes en enfer pour barrer la route d’un véritable homme de Dieu même si elles lui tombaient toutes dessus en même temps. Dieu choisit les faibles pour confondre les puissants. « Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, Pour imposer silence à l’ennemi et au vindicatif ». Les bébés sont ce qu’ils sont — ils n’ont aucune fierté en eux-mêmes et ils ne chérissent aucune rancune. Chrétiens, voici quelque chose à se rappeler.
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Le chrétien et la sexualité http://www.blogdei.com/16101/le-chretien-et-la-sexualite/ http://www.blogdei.com/16101/le-chretien-et-la-sexualite/#comments Tue, 20 Sep 2011 15:56:03 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=16101

pasteurweb

Entre un monde qui a perdu ses repères et un enseignement pas toujours très clair dans les églises, le chrétien a bien du mal à trouver la réponse à ses questions dans ce domaine.

Le monde dit « tout est permis » et nous citons : l’adultère, la sexualité hors mariage, l’homosexualité, la pornographie, la sodomie, l’échangisme et certains encore plus pervers vont jusqu’à la pratique de la pédophilie.

Le monde est dans la situation des habitants de Sodome et Gomorrhe. Le jugement de Dieu n’est pas loin de l’atteindre.

L’Église ne donne pas toujours un enseignement précis au sujet de la sexualité des chrétiens, beaucoup de choses autrefois interdites trouvent aujourd’hui place au sein de certaines églises, comme le concubinage et les relations sexuelles des jeunes avant le mariage.

Aussi, malgré la sensibilité du sujet, à cause de nombreux tabous et préjugés religieux, je vais m’efforcer à l’aide des Écritures d’une part, mais aussi de l’apport d’ouvrages déjà parus et d’expériences diverses, de donner un éclairage spirituel afin d’apaiser les craintes de beaucoup en leur apportant la sérénité nécessaire pour vivre leur sexualité de chrétiens convenablement, sous le regard de Dieu.

Au cours de nombreux entretiens, je me suis rendu compte qu’il existe, chez beaucoup de frères et sœurs, un malaise au sujet de la sexualité, pouvant aller jusqu’à la souffrance due à une culpabilité souvent infondée. Un grand flou et beaucoup de confusion règnent dans les esprits.

Déjà nous pouvons affirmer que notre passé religieux, dans les pays à dominance catholique, a une grande part dans nos sentiments de malaise et de culpabilité. D’autant plus que d’un autre côté, le monde est lancé dans une recherche débridée du plaisir sexuel, à tout prix.

Le chrétien vit alors un conflit permanent entre son désir de plaire à Dieu et celui de vivre une vie sexuelle normale… Encore faut-il savoir qu’elle est la normalité dans ce domaine.

Essayons donc d’y voir plus clair et d’acquérir les éléments qui nous permettront de trouver l’équilibre et la sérénité.

Au commencement Dieu créa l’homme et la femme, il les créa homme et femme (Le Semeur) mâle et femelle. (Darby) Genèse 1.27

Il est clair que dès le commencement la sexualité a fait partie de la nature humaine et nous savons que Dieu a attaché le plaisir à l’acte sexuel.

Il est vrai aussi, que la sexualité se pratiquait sans aucune notion de mal ou d’impureté. Elle faisait partie de la vie comme le manger et le boire et les autre besoins de l’être humain.
Dieu considéra tout ce qu’il avait créé, et trouva cela très bon. Genèse 1:31

Les notions d’impureté, de culpabilité, sont venues après la chute d’Adam et d’Ève.

L’homme et sa femme étaient tous deux nus sans en éprouver aucune honte. Sans éprouver aucune gêne. (Bible en F.C) Genèse 2:25

Puis :

Aussitôt, les yeux de tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Alors ils se firent des pagnes en cousant ensemble des feuilles de figuier. Genèse 3:7

Le péché est entré dans le monde et tout est devenu différent : les pensées, les sentiments, les comportements, etc. ont été dénaturés et souillés par le péché.

La sexualité est devenue également différente. La nudité elle même était gênante.

Petit à petit le cœur des hommes s’est rempli de pensées et de désirs mauvais, allant jusqu’à se détourner de la voie naturelle de l’homme et de la femme.

« …la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » Verset 12 « … toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. » Genèse 6:5

La version de la Bible en français courant, utilise le mot « dévoyé ».

Nous avons dans l’épître aux Romains l’explication de l’expression « corrompre sa voie » :

« Leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. » Rom.

Nous savons qu’il s’agit ici de l’homosexualité, qui est une déviation de la voie normale de Dieu pour l’homme est la femme.

Dieu a défini la sexualité des être humains dans cette parole:

L’homme s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair. Genèse 2:24

La première relation sexuelle d’Adam et Ève est relatée dans une phrase très courte:

« L’homme s’unit à Ève, sa femme; elle devint enceinte et donna naissance à Caïn. Elle dit: Avec l’aide de l’Éternel, j’ai formé un homme. » (Genèse 4:1-Bible du Semeur)

La Bible Segond emploie une expression que nous retrouvons à chaque fois qu’il s’agit des relations sexuelle, c’est le verbe « connaître » :

Adam connut Ève sa femme.

Il faut souligner que l’expression en usage aujourd’hui dans le monde: faire l’amour, n’est pas employée dans la Bible.

Cette expression dévoie le sens du mot « amour » qui désigne des relations beaucoup plus nobles entre Dieu et les hommes et entre les êtres humains.

Le mot grec « agapê » désigne l’amour dans le sens noble. Il caractérise l’amour de Dieu qui donne et qui se donne (Jean 3.16; Romains 5.8) et celui qui en découle pour nous (Matthieu 22.39) en aimant même nos ennemis (Mt 5.44). C’est un sentiment dont la définition est le don de soi (Jean 3.16).

Le terme qui convient pour décrire l’acte sexuel serait plutôt « éros » qui caractérise l’aspect passionnel du désir et de la convoitise, la satisfaction du plaisir charnel. Il y a un autre mot qui désigne les sentiments d’amitié très forts, c’est: « philéo ».

Lorsque nous parlons de la sexualité, il faut en distinguer plusieurs formes:

La sexualité de chaque être humain, c’est-à-dire les désirs sexuels qui font partie de notre nature, au même titre que le besoin de manger et de boire, mais bien sûr moins impératifs.

La sexualité du couple « mari et femme » dans le cadre du mariage.

La sexualité des hommes et des femmes entre eux hors des liens du mariage.

La sexualité des homosexuels, une déviance des voies naturelles, condamnée par Dieu.

La sexualité individuelle

Dès son plus jeune âge l’être humain ressent le désir sexuel, qu’il ne sait pas encore définir. Puis, à la puberté, le corps se transforme et ses désirs se précisent.

Soit accidentellement, soit intentionnellement, le jeune homme ou la jeune fille vont découvrir que l’excitation des organes génitaux procure un plaisir qu’ils vont rechercher par la masturbation.

La masturbation

Le mot en lui-même génère un malaise, tant il est vrai que ce sujet traîne derrière lui un très mauvaise réputation dans nos milieux judéo-chrétiens et
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La prière du soldat Confédéré inconnu http://www.blogdei.com/16051/la-priere-du-soldat-confedere-inconnu/ http://www.blogdei.com/16051/la-priere-du-soldat-confedere-inconnu/#comments Sat, 17 Sep 2011 12:31:25 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16051

voxdei / Inconnue

Ndlr: Ce poème aurait été retrouvé sur le corps d’un soldat confédéré, lors de la guerre civile américaine du 19e siècle. Son authenticité est discutée mais on en retrouve des traces ici. De nombreux autres récits existent, tous hauts en couleur, qui corroborent ces lettres, poèmes de soldats et même des histoires de bibles qui arrêtent les balles (lire ici).

J’ai demandé la force pour réussir ce que j’entreprenais!
Il m’a rendu faible pour que j’obéisse.

J’ai demandé la richesse pour être heureux!
Il m’a donné la pauvreté pour que je devienne sage.

J’ai demandé la puissance pour être honoré parmi les hommes!
Il m’a donné la faiblesse pour que je ressente combien j’avais besoin de Lui.

J’ai demandé toutes choses pour apprécier la vie!
Il m’a donné la vie pour que je puisse apprécier toutes choses.

Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé, mais tout ce que j’espérais.
Malgré moi, Dieu a répondu à mes prières imprononcées.

De tous les hommes, je m’estime le plus béni.

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Une histoire de gobelets insignifiante mais de première importance, par Jean-Louis Bulté http://www.blogdei.com/10591/une-histoire-de-gobelets-insignifiante-mais-de-premiere-importance-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/10591/une-histoire-de-gobelets-insignifiante-mais-de-premiere-importance-par-jerome-prekel/#comments Sat, 17 Sep 2011 11:39:57 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10591

Le Sarment


« Viens boire ma coupe », semble dire Hygiê, déesse de la santé (buste trouvé à Ostie, Italie – 2e siècle après JC).

Ndlr: Comment discerner le Corps, quand chacun est invité à pousser le petit caddie de sa foi individualiste dans les supermarchés de la bénédiction moderne? Comment communier à la souffrance, que dis-je, à la maladie de notre prochain? Cette soumission à Hygie, déesse de la santé, a-t-elle pour résultat notre manque de puissance sur la maladie? « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts » (1 Cor.11;30). Le propre de l’apostasie c’est de trôner dans le temple-même de Dieu et de profaner ce qui est saint pour imposer son culte idolâtre au nez et à la barbe de tout le monde. Excessives ces paroles? Réfléchissez-y devant le Seigneur et, si vous n’êtes encore convaincus, lisez la démonstration de Jean-Louis. Et si cela ne vous suffit pas, songez à l’extrême simplicité du Christ et de son message: il prit un verre, ou une coupe toute simple et d’usage courant pour faire une démonstration. Pour notre démonstration moderne, nous avons dû mettre en mouvement un système complexe de bureau d’étude, d’usinage, de façonnage et de distribution d’un ustensile incapable de servir à rien d’autre qu’à notre « sainte cène individuelle »…

Dans beaucoup d’églises évangéliques aujourd’hui, on a abandonné l’usage de la coupe lors de la Sainte Cène pour y substituer des gobelets individuels. La chose paraît secondaire à bien des pasteurs, qui ont choisi d’en parler comme d’une histoire insignifiante. Dans ces endroits, le dossier semble classé – comme bien d’autres d’ailleurs – et les petits gobelets sont désormais définitivement adoptés.
Il est cependant bon et utile de revenir à la fois sur ce qui a motivé ce changement et sur la signification réelle et profonde de l’usage de la coupe dans la Sainte-Cène.

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La conscience, par Robert Somerville http://www.blogdei.com/16029/la-conscience-par-r-sommerville/ http://www.blogdei.com/16029/la-conscience-par-r-sommerville/#comments Sat, 17 Sep 2011 10:29:59 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16029

revue réformée/gakari1

Selon Le Petit Robert, la conscience est la « faculté qu’a l’homme de connaître sa propre réalité et de la juger ».

On peut distinguer la « conscience psychologique », « faculté d’avoir une connaissance de soi », par laquelle l’être humain prend une distance par rapport à lui-même, se regarde penser et agir, et la « conscience morale », « faculté ou fait de porter un jugement de valeur morale sur ses actes ».
Dans le premier cas, la conscience constate un fait; dans le second, elle le juge. C’est la conscience morale qui nous intéresse ici. Mais il convient de souligner le rapport étroit entre les deux formes de conscience: pour porter un jugement sur un acte, il faut pouvoir s’en distancer, observer son propre comportement.

Le Nouveau Testament reconnaît à la conscience le rôle de juge ou de témoin. L’apôtre Paul parle des païens qui, sans connaître la Loi de Dieu, font ce que commande cette loi:

« Ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent et les défendent tour à tour. » (80)

Ailleurs, Paul évoque le témoignage de sa conscience (81) et se recommande à toute conscience humaine (82).

On peut donc dire que la conscience est une faculté que possède tout être humain, qui lui a été donnée par Dieu, pour l’aider à discerner le bien du mal en approuvant ses bonnes actions et en condamnant ses mauvaises. Ainsi, elle ne permet pas aux humains d’oublier qu’ils sont responsables de leur actes, en les rappelant à l’ordre lorsqu’ils s’écartent de la volonté de Dieu.

Généralement, la conscience intervient et prononce un verdict sur un acte après qu’il a été accompli. C’est ainsi que Calvin déclare que la conscience est un « sentiment et remords du jugement de Dieu », qu’elle poursuit « celui qui voudrait supprimer ses fautes… pour lui faire sentir qu’il est coupable ». Elle est « comme une garde qui lui est donnée pour l’éveiller et épier, et pour découvrir tout ce qu’il serait bien aise de cacher, s’il pouvait ». Elle est comme un signal d’alerte, attirant notre attention sur une anomalie dans notre comportement.

Il arrive aussi que la conscience fonctionne comme un avertisseur nous prévenant que notre intention, la décision que nous sommes sur le point de prendre est mauvaise, et suscitant en nous un sentiment de malaise à son sujet. En passant outre, nous agirons avec mauvaise conscience. Il n’est jamais bon d’agir contre sa conscience. Car, par elle, Dieu nous met en garde contre les égarements dans lesquels nous risquons de tomber.

S’il est nécessaire de prêter attention aux signaux de la conscience, cela n’est pas suffisant pour éviter erreurs et fautes. En effet, notre conscience morale, si elle joue un rôle que Dieu lui a assigné, le joue parfois mal. Elle n’est pas un guide infaillible pour guider notre comportement. Elle ne nous permet pas de discerner à coup sûr le bien du mal. On ne peut lui accorder une autorité absolue. Pourquoi? Parce que la conscience est elle-même conditionnée, au moins en partie, par l’éducation reçue, le milieu familial ou social, l’air du temps, etc. Elle reste un témoin, mais pas un témoin incorruptible. Si, d’un côté, l’apôtre Paul parle d’une conscience pure, de l’autre, il mentionne une conscience faible (83), ou une conscience souillée (84).

La conscience faible est la conscience trop scrupuleuse, qui se sent coupable de faits anodins et qui est paralysée par la peur de mal faire. Cette faiblesse provient du besoin qu’a l’homme de se justifier par ses œuvres, donc de la crainte d’être jugé et rejeté par Dieu, s’il reste, en lui, la moindre trace de péché. Le remède est dans la foi en la grâce de Dieu, qui justifie le pécheur. Une conscience pure est une conscience purifiée par le sacrifice du Christ, la conscience d’un homme qui, assuré de l’amour de Dieu, s’offre à Dieu pour lui plaire et le servir.

La conscience souillée est le résultat de la volonté de l’homme de vivre sa vie à sa guise, en refusant de se laisser instruire et guider par Dieu. L’apôtre Paul dit des païens de son temps:

« Ils ont la pensée obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux et de l’endurcissement de leur cœur. Ils ont perdu tout sens moral. » (85)

La conscience est sensible aux influences du milieu ambiant. Elle se convainc aisément que ce que tout le monde fait ne peut être mauvais. Elle se soucie davantage de l’approbation des hommes que de celle de Dieu. Ainsi, par exemple, beaucoup aujourd’hui se persuadent que l’avortement est parfaitement acceptable, puisqu’il est couramment pratiqué et que la loi l’autorise. D’autre part, comme l’a dit La Rochefoucault, « nos idées et nos convictions prennent trés vite la couleur de nos intérêts. » Lorsque la conscience nous gêne, nous cherchons à l’endormir, à la faire taire. Sans doute nous trouble-t-elle par des remords les premières fois mais, une fois l’habitude prise, elle ne nous reproche plus rien. Elle s’est en quelque sorte émoussée. Dans d’autres cas encore, on peut dire qu’elle s’est endurcie, elle en vient à appeler le mal bien, et le bien mal (86). En rejetant l’autorité de Dieu, en voulant se faire dieu, juge du bien et du mal, l’homme se prend aux pièges de ses propres raisonnements, si bien que sa conscience approuve des comportements contraires à la volonté de Dieu. C’est pour cela que D. Bonhoeffer pouvait dire « qu’une mauvaise conscience est souvent plus saine qu’une conscience satisfaite. »

Il ne suffit pas de dire « J’ai ma conscience pour moi » ou « Ma conscience ne me reproche rien » pour être dans le vrai. La conscience ne peut être la source unique de l’obligation morale. Elle joue un rôle important et nécessaire en nous avertissant de nos erreurs, de nos égarements pour nous garder dans le chemin de la volonté de Dieu. Mais elle ne peut suffire à orienter notre vie et à nous donner un discernement sûr du bien et du mal. La conscience a besoin d’être éclairée ou réveillée par la Parole de Dieu, dans laquelle Dieu révéle sa volonté, « qui est bonne, agréable et parfaite » (87). Sans référence à Dieu, la conscience peut errer ou tromper. L’étymologie du mot nous aide à le comprendre. Con-science (latin: con-scientia, grec: sun-eidésis) veut dire savoir avec. Ce n’est pas l’homme seul avec sa conscience. C’est l’homme avec Dieu, à qui la conscience renvoie. Car, si la conscience juge, ce n’est pas à elle qu’appartiennent le jugement dernier: c’est à Dieu et à lui seul.

Bibliographie et articles liés…

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Les munitions du chrétien, par Oswald Chambers http://www.blogdei.com/16026/les-munitions-du-chretien-par-oswald-chambers/ http://www.blogdei.com/16026/les-munitions-du-chretien-par-oswald-chambers/#comments Sat, 17 Sep 2011 09:28:30 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16026

Alors que tu étais sous le figuier, je t’ai vu. Jean 1, v. 48.

Nous devons adorer Dieu partout où nous sommes, à chaque occasion, sous le figuier ou ailleurs. Nous nous imaginons que si nous étions tout à coup soumis à une grande épreuve, nous serions tout de suite à la hauteur. Mais l’épreuve ne créera rien de nouveau en moi, elle ne fera que révéler ce qui s’y trouve déjà. Vous ne serez à la hauteur, à ce moment-là, que si vous avez été fidèle dans la période de préparation, dans l’humble laboratoire de la vie quotidienne. II vous faut, à chaque instant, vous acquitter fidèlement de votre humble tâche, et quand l’épreuve viendra, elle fera voir ce qu’il y a en vous.

L’adoration, la prière, la communion avec Dieu, ce sont là nos munitions essentielles. Le moment viendra pour vous où vous ne pourrez plus vous recueillir sous votre figuier, où vous serez pris tout entier dans le fracas et dans le tumulte de la bataille, et où vous ne serez bon à quelque chose que si vous vous êtes entraîné dans votre solitude tranquille, sous votre figuier. Préparez-vous en ne négligeant aucune occasion pour entrer en communion avec Dieu, et quand la bataille viendra, Dieu pourra compter sur vous.

« Je ne puis pas, dites-vous, dans mes circonstances actuelles, vivre une vie spirituelle; je n’ai pas assez de temps pour prier, ni pour lire la Bible. Quand j’en aurai la liberté, tout ira bien. » Eh bien, non, vous vous trompez. Si vous n’avez pas su profiter toujours de toutes les occasions pour adorer et pour prier, une fois sur le champ de bataille, non seulement vous ne serez bon à rien, mais vous serez, pour vos collaborateurs, un obstacle, un terrible embarras.
C’est dans l’intimité de ses entretiens avec Dieu que le chrétien fabrique ses munitions.

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Ses yeux sur les moineaux, par D. Wilkerson http://www.blogdei.com/16000/ses-yeux-sur-les-moineaux-par-d-wilkerson/ http://www.blogdei.com/16000/ses-yeux-sur-les-moineaux-par-d-wilkerson/#comments Fri, 16 Sep 2011 08:03:58 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=16000

Sur quelle foi nous reposons-nous ? Le diable peut-il nous toucher ? La nouvelle la plus dramatique peut-elle nous ébranler ? Tous les dictateurs menés par le diable vont être soufflés comme de l’ivraie et nous allons voir Christ venir dans toute Sa gloire. C’est ce qui nous permet de dire dans ces temps de la fin : « Vivre ou mourir, Je suis Le Seigneur. Il est souverain dans tout ce qui se passe ».
Au centre de tous ces évènements, où se concentrent les yeux du Seigneur ?
Quelle est sa grande préoccupation dans tout cela ? Est-ce sur les évènements du Moyen Orient ? Non. La Bible nous dit que les yeux de Dieu sont sur ses enfants : « Voici, l’œil de l’Eternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa bonté » (Psaumes 33 : 18).
Notre Dieu connait tous les mouvements de chaque créature vivante de la terre. Malgré cela, son regard est concentré sur le bien être de ses enfants. Il se fixe sur les douleurs et les besoins de chaque membre de Son temple. En résumé, tout ce qui nous fait mal le concerne.
Pour nous le prouver, Jésus dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10 : 28). Même au milieu des grandes guerres mondiales, la focalisation de Dieu n’est pas sur les tirants. Sa focalisation est sur chaque évènement, chaque détail de la vie des ses enfants.
Christ dit dans le verset suivant : « Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père » (10 : 29). Au temps du Christ, les moineaux étaient la viande du pauvre, vendus deux pour un centime. Dans les rues, les attrapeurs d’oiseaux transportaient des paniers pleins de petits moineaux. Mais Jésus a dit : « pas une seule de ces créatures ne tombent au sol sans que le Père le sache.
Suivant William Barclay, un commentateur de la Bible, le mot « tomber » que Jésus utilise a une signification plus grande que la seule mort d’un oiseau. La traduction de l’araméen nous dit « briller au sol ». En d’autres mots, « tomber » ici désigne chaque sautillement qu’un petit oiseau blessé fait.
Christ nous dit par cela : « Le regard de Votre Père est sur le moineau, non seulement quand il meurt mais quand il est au sol. Quand un moineau apprend à voler, il tombe du nid et commence à sautiller sur le sol. Et Dieu voit toutes les difficultés qu’il a. Il est préoccupé par les moindres détails de sa vie. ».
Jésus ajoute ensuite, « Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de moineaux » (10 : 31). En résumé : Celui qui a créé et compté les étoiles, qui a contrôlé toutes les actions de l’Empire Romain, qui permet que les galaxies restent sur leur orbites, a Ses yeux fixé sur vous. Jésus vous demande : « Ne valez-vous beaucoup plus à Ses yeux ? »
Malgré ces paroles formidables du Christ, beaucoup de chrétiens ont tendance à douter de l’intérêt de Dieu pour eux pendant les moments difficiles.
Esaïe a crié : « Pourquoi dis-tu, Jacob, pourquoi dis-tu, Israël : Ma destinée est cachée devant l’Eternel, mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ? (Esaïe 40 : 27). Le peuple de Dieu l’ont accusé : « Le Seigneur a ignoré mes besoins. Il n’écoute pas ma prière. Dieu semble avoir détourné son regard loin de moi. »
Je crois que c’est le cri de beaucoup de chrétiens aujourd’hui. Notre ministère reçoit des lettres de précieux chrétiens qui passent par des épreuves et des souffrances vraiment incroyables. Laissez-moi vous donner un exemple précis d’un homme de Dieu qui est passé par une série d’épreuves qui semblaient impossible à surmonter.
Cela a commencé il y a quelques années quand ce pasteur, alors qu’il gardait avec sa femme son petit fils de 5 mois pendant que sa fille était au travail. Il l’a couché près de lui dans son lit. Le garçon était un enfant en bonne santé et le joyau de son grand-père. Mais quelques heures après, le pasteur se réveille pour découvrir son petit-fils mort du Syndrome de Mort Subite du Nourrisson (SMSN).
La fille du pasteur, la mère du petit garçon, n’a pas pu supporter la perte de son fils. Un an plus tard, elle tente de se suicider d’une overdose de drogue. Elle survit mais restera avec un cerveau sévèrement endommagé. Maintenant, le pasteur et sa femme s’occupent à temps plein de leur fille pour tous ses besoins.
Puis, un an après, le plus jeune fils du pasteur fut accusé de deux meurtres. Un des tués était le vendeur de drogue qui fournissait de la drogue à sa sœur. Ce fils est maintenant en prison en attendant son jugement et est confronté à la peine de mort.
Comme ces déboires s’accumulaient, le pasteur passa par un moment de crise intense. La semaine d’avant Noël arriva. Cet homme était dans une telle douleur qu’il se retira dans son bureau, où il pleura amèrement en tenant une photo de son petit-fils.
Il y a plus à cette histoire mais je vais arrêter là pour me concentrer sur l’incroyable douleur de cet homme de Dieu.
Essayez de vous imaginer cet homme souffrant atrocement et pleurant.
Je ne peux pas imaginer la douleur de ce pasteur. Il a perdu son précieux petit-fils, sa fille a une lésion cérébrale grave et maintenant son fils attend la peine de mort. Tout ce qu’il pouvait penser c’est : « Seigneur, cette douleur me dépasse. Je ne sais pas comment aller de l’avant. »
Je vous pose la question : Où étaient fixés les yeux de Dieu à ce moment-là ? Etait-Il occupé autre part à résoudre les problèmes de son monde devenu fou ? Etait-Il occupé par les évènements terrifiants qui se passent ? Pensez-vous qu’il est impossible que Dieu ait les yeux fixés sur la douleur et la confusion de cet homme de Dieu ? Le psalmiste nous donne la réponse : « Les yeux de l’Eternel sont sur les justes, et Ses oreilles sont attentives à leurs cris. »(Psaumes 34 : 16)
Imaginez un moment, un arbre devant la fenêtre du bureau de ce pasteur. Dans cet arbre il y a un nid où un petit moineau est en train de tester ses ailes pour apprendre à voler. Quand le petit oiseau se penche pour sortir du nid et tombe, Dieu le sait.
Maintenant, si vous étiez en train de regarder par cette fenêtre et que vous aviez vu ce qui s’était passé, dites-moi, pourquoi ne croyez-vous pas que Dieu a remarqué la douleur et les pleurs de ce cher homme ? Pourquoi ne croyez-vous pas que Dieu soit touché par ses souffrances ? Pourquoi ne croyez-vous pas que Dieu ait recueilli ses larmes et a, en préparation une solution pour que son serviteur sorte de cette situation ?
Maintenant, laissez-moi vous dire la suite de l’histoire.
Le pasteur écrit : « Je peux vous dire en toute vérité que Jésus lui-même est rentré dans la pièce ce jour-là et s’est assit devant mon bureau. Le Seigneur m’a dit avec amour que j’avais deux choix : Premièrement, je pouvais abandonner et arrêter la bataille. Si j’optais pour cette solution : je pourrais expliquer à mes amis la situation et la raison de ma retraite et ils comprendraient. J’étais libre de faire ce choix, Jésus comprendrait et m’aimerait malgré tout.
Ou bien, je pouvais prendre mon courage à deux mains et affronter le futur parce qu’Il n’avait pas encore finit avec moi. C’était simplement les deux seuls choix que j’avais. Ce n’était pas de la sévérité de la part du Seigneur mais c’était simplement les deux choix que j’avais.
J’ai choisi de me lever et d’aller de l’avant. Avant de sortir de mon bureau, j’ai mis la photo de mon petit-fils dans le tiroir du bureau. Cela faisait presqu’un an maintenant. Mes batailles ne sont pas terminées mais je sais que Sa main est sur moi. Il est venu pendant que je souffrais et Il m’a donné le courage de continuer. Et malgré d’autres épreuves, je continue avec les encouragements de La Parole.
Chers bien aimés, cet homme a une compréhension de l’Amour de Dieu comme il n’a jamais eu auparavant. Il a déposé toute peine, toute tristesse, toute inquiétude aux pieds de Jésus et Lui a fait confiance pour le plan qu’Il a pour sa vie.
Je suis convaincu que la plupart du temps, dans les épreuves, c’est d’amour que l’on a besoin et non des réponses. Les réponses peuvent aider jusqu’à un certain point chez une personne bouleversée par la douleur. C’est l’immense amour de Notre Père et de celui de nos frères et sœurs qui nous entourent dans les moments difficiles qui nous donnent Sa réponse à la situation. Nous ne pouvons pas mesurer notre foi dans ces moments là, parce que nous n’en avons peut-être plus beaucoup. Mais nous pouvons regarder au travers de la fenêtre et voir un moineau et nous rappeler que nous sommes la fixation de l’amour de Notre Père.
Nous vivons les jours dont Jésus nous avait mis en garde dans la Bible.
Le Christ décrit les derniers jours comme un temps si troublé et si terrifiant, « Les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre… » (Luc 21:25-26).
Que nous a donné Jésus pour nous préparer contre ces calamités ? Quel est Son antidote contre l’angoisse à venir ?
Il nous donne l’illustration de Notre Père qui regarde le moineau, de Dieu qui compte tous les cheveux de notre tête. Ces illustrations prennent tout leur sens quand on considère le contexte où Jésus les a donnés.
Il a donné ces illustrations à ses douze disciples quand Il les envoyait évangéliser dans les villes et villages d’Israël. Il leur avait donné le pouvoir de chasser les démons et de guérir tout maux et maladies. Imaginez ce moment merveilleux pour les disciples. Il leur avait été donné le pouvoir de faire des miracles et des merveilles ! Puis Le maitre les avertit :
« Vous n’aurez pas d’argent dans vos poches. Vous n’aurez pas de maison, pas même un toit pour dormir. Vous serez appelés hérétiques et démoniaques. Vous serez battu dans les synagogues, emmenés devant les juges, jetés en prison. Vous serez haïs et reniés, trahis et persécutés. Vous devrez vous enfuir de villes en villes pour éviter d’être lapidés ».
Imagine les yeux écarquillés de ces hommes pendant qu’ils écoutaient Jésus. Ils ont du sentir la peur les envahir. Je les imagine se demander « Quel genre de ministère est-ce donc ? Est-ce là notre futur ? C’est la perspective la plus sombre jamais entendu. »
Mais, dans cette même scène, Jésus dit à Ses amis bien-aimés trois fois : « Ne craignez point ! » (Matthieu 10:26, 28, 31). Il leur a donné l’antidote à toute peur : « Les yeux du père sont toujours sur le moineau, à combien de plus ses yeux sont-ils sur vous, ses bien-aimés (voir 10:31).
Chers bien-aimés, voici la vérité la plus profonde sur qui nous pouvons nous appuyer pendant les périodes les plus tumultueuses. Jésus dit : «Quand le doute vous envahit, quand vous êtes à bout de force et que vous pensez que personne ne comprend, voici comment trouver la paix et le repos ».
« Regardez les petits oiseaux à votre fenêtre. Passez votre main au travers de votre chevelure. Puis, rappelez-vous de ce que je vous ai dit : ces petites créatures ont une immense valeur aux yeux de votre Père. Vos cheveux vous rappellent que vous avez une beaucoup plus grande valeur pour Lui. Son regard est constamment sur vous. Il voit et entend et Il est proche. »
C’est de cette manière que Notre Père prend soin de nous dans les moments difficiles. Il connait chaque détail de nos vies – notre famille, notre maison, notre mariage- et Il se préoccupe de chaque détail. Ne craignons point ! Il a promis de nous trouver une sortie de secours.
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Chrétiens « en-Église structurée », chrétiens « hors-Église structurée » : L’Eglise du futur, par Andrew Strom http://www.blogdei.com/15938/chretiens-en-eglise-structuree-chretiens-hors-eglise-structuree-leglise-du-futur-par-andrew-strom/ http://www.blogdei.com/15938/chretiens-en-eglise-structuree-chretiens-hors-eglise-structuree-leglise-du-futur-par-andrew-strom/#comments Tue, 13 Sep 2011 13:10:56 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15938

revivalschool.com

NDLR: Cet article, dont Scarron (un de nos fidèles commentateurs) nous a aimablement fait la traduction, émane d’Andrew Strom, un revivaliste à l’ancienne originaire de Nouvelle Zélande.

Article original

Nous disons croire aux « 5 ministères » mais ne supportons pas d’avoir des « responsables », même quand ils sont spirituels…
- Andrew Strom
Au fil des années, j’ai connu un grand nombre de chrétiens merveilleux avec qui je me sentais en communion et qui provenaient de toutes sortes d’arrière-plans différents. Pourtant, il faut que je m’exprime ici sur cette question des « en-église » et des « hors-église » (comprendre église structurée et organisée), parce qu’elle revient toujours sur le tapis.

Sachez-le d’emblée et bien clairement : je rencontre tous les jours des chrétiens en-église, que je trouve formidables et que j’aime de tout mon cœur, et aussi des chrétiens hors-église que j’admire et que j’aime tout autant. Seulement, c’est un grand problème, ces deux groupes de croyants ne se comprennent pas. Souvent ils ne saisissent pas non plus le besoin de voir apparaître une « Église du futur », une Église qui dépasserait les points de vue actuels de chacun – une Église qui serait littéralement comme celle du livre des Actes… Or trop souvent, nous nous contentons assez de ce que nous avons déjà.

LES DÉFIS POUR LES « en-ÉGLISE »

Une grand partie des chrétiens complètement acquis au système « en-église » voit néanmoins la nécessité d’un « changement ». Ces chrétiens ne veulent pas rester immobiles, parce qu’ils constatent un sérieux déclin de la chrétienté, qui s’éloigne de plus en plus des voies anciennes. Aussi prient-ils que Dieu relève et purifie Sa fiancée. J’ai rencontré beaucoup de ces chrétiens pieux, au cœur passionné pour le Royaume de Dieu et pour son Évangile. Je m’entends en général très bien avec eux, parce que nous partageons le même souci de voir les choses remises à l’endroit; en particulier le véritable message de l’Évangile, aujourd’hui presque perdu, tant on l’a dilué et édulcoré.

Il me semble que le principal défi pour eux, c’est que Dieu va agir d’une manière complètement indépendante des structures, d’une façon si radicale, que ceux qui sont trop attachés au « système », ou à la façon traditionnelle de vivre l’église, risquent d’être laissés en arrière. Pour revenir à la réalité du Livre des Actes, la chrétienté devra faire un tel saut, accepter un changement si important, que je me demande si nous sommes réellement prêts à nous laisser conduire là où Dieu veut nous amener. Au fait, jusqu’à quel point sommes nous détachés de toutes ces choses, comme nos bâtiments d’église, nos types de réunions, nos étiquettes, nos titres de responsables, nos façons d’organiser ? Quant tout cela est ébranlé ou remis en question, nous découvrons, parfois avec étonnement, quelle emprise ces détails avaient sur nous, même si nous ne le pensions pas. C’est là vraiment, à mon avis, la plus grosse difficulté que devront affronter ceux qui défendent le système « en-église ».

Néanmoins, l’amour du véritable évangile, et de la vérité selon les Écritures, nous permettra de dépasser nos positions.

LES DÉFIS POUR LES « hors-EGLISE »

Au cours du temps j’ai évolué parmi plusieurs « églises-de-maison » et plusieurs milieux « hors-églises » (ce qui n’est pas la même chose) ; j’ai fait parti de ces cercles à un moment donné. Une des plus grandes erreurs que j’ai pu y constater, c’est que plusieurs d’entre nous croyaient détenir LA solution aux problèmes de l’Église. Par exemple : « Si seulement l’église pouvait sortir de ses bâtiments, et se concentrer sur le ‘relationnel’, alors tout serait résolu ! » Nous étions convaincus que juste en changeant les boîtes nous pouvions revenir au Livre des Actes! Naturellement ces idées n’aboutissaient qu’au même groupe de personnes, emballées dans un carton un peu différent sans doute, plus ‘relationnel’, mais qui ne rappelaient en rien la puissance et la pureté des premiers chrétiens. Nous avions changé la forme extérieure, mais la PUISSANCE de Jésus-Christ manquait essentiellement.

Je me rappelle nos discussions sur la « collégialité » des anciens, sur la vraie manière « biblique » de prendre la sainte-cène, et plein de sujets semblables. Aucun d’eux ne semblait en réalité faire la moindre différence. Cela s’explique du fait que les formes extérieures des choses sont toujours secondaires, elles ne procurent aucune puissance. Il nous a fallu beaucoup de temps pour apprendre cette leçon.

Les hors-église sont parfois très extrémistes, ne se réunissant qu’entre eux, certains allant jusqu’à traiter les églises organisées de « babylones » ou de « prostituées ». Ils peuvent posséder un vrai cœur pour leur prochain et pour la VÉRITÉ, et cependant manifester un esprit de jugement et de dureté. Ils étiquetteront volontiers les autres en tant qu’esclaves de la « religion », tout en pratiquant allègrement dans leurs propres milieux la religion de « l’anti-religieux ». Nous méprisons ceux qui recherchent des responsables et des réunions organisées ; nous répétons croire aux « 5 ministères », et cependant nous ne supportons pas d’avoir des « responsables », même quand ils sont spirituels. Nous étions en réalité remplis d’ORGUEIL, pensant avoir compris tout ce qui n’allait pas dans le « système ». Mon Dieu, que j’étais loin de l’humilité lorsque j’étais dans cet état d’esprit. J’étais si religieusement anti-religieux ! rempli d’arrogance, regardant les autres de haut parce qu’ils étaient dans le « système » : je les jugeais, du simple fait qu’ils allaient dans un « bâtiment » le dimanche ! Que Dieu me pardonne…

Bien sûr, réaliser cela n’était pas non plus la réponse. J’ai dû me repentir ; RENONCER complètement à ce fanatisme anti-religieux, qui m’avait rendu si arrogant envers les autres. J’ai découvert que beaucoup d’entre eux aimaient Jésus tout autant que moi. Que beaucoup d’entre eux priaient plus que moi, étaient plus affables, plus aimants et plus pieux que moi. Je m’étais abusé sur mon compte. Pour dire le fond des choses, nous autres les « hors-église » n’étions pas un millimètre plus près du Livre des Actes que les gens du « système » que nous jugions si sévèrement. Nous passions pour savoir beaucoup plus de « choses » qu’eux, mais apparemment ces « choses » ne servaient à rien.

Ce n’est qu’après m’être profondément repenti et avoir RÉPUDIÉ cet orgueil spirituel, que Dieu m’a progressivement montré ce qui était réellement important. Et il ne s’agissait pas d’éléments « extérieurs » (quoiqu’évidemment la structure, etc. entraînent quelques conséquences.)

Chacun des points de la liste ci-dessous joueront, je le crois, un rôle capital dans l’Église du Futur, que Dieu veut susciter. Vous pourriez écrire tout un livre sur chaque point, tant est grande leur importance. Ce sont ces mêmes éléments qui faisaient BRILLER l’Église primitive de la GLOIRE DE JÉSUS, tous les jours. Les voici. Il nous faudrait :

1. Un évangile de type APOSTOLIQUE, prêché avec onction et autorité. (Toutes les fois où ceci a été retrouvé dans l’histoire, il s’en est suivi un réveil.) C’est CRUCIAL.

2. La puissance agissante du SAINT-ESPRIT; remplissant les cœurs, guérissant les personnes, transformant les vies.

3. Un AMOUR VÉRITABLE, avec un accent spécial sur le soin à prendre des PAUVRES, (c’était le cas dans l’Église du début).

4. Des DISCIPLES VÉRITABLES, qui laissent vraiment tout pour suivre Jésus.

5. La VRAIE PRIÈRE — par le Saint Esprit. Et abondante !

6. La PLÉNITUDE DU MINISTÈRE — en commençant par les 5 ministères, dont la fonction est de libérer le ministère entier du corps.

7. Des MIRACLES et des GUÉRISONS. Ils sont indispensables!

Bon, on pourrait continuer longtemps, mais je dois conclure:

L’important n’est pas que nous appartenions à l’église des « en-église« , à l’église des « hors-église‘, à l’église du dessus ou à l’église du dessous. Si nous ne possédons pas les articles de la liste citée (contrairement à l’église primitive), alors nous n’avons RIEN. Peu importe notre connaissance biblique ; que nous nous réunissions dans des maisons ou des hangars, dans les rues ou sous les ponts. Si nous n’avons pas ces choses capitales, qui constituaient la spécialité l’église du premier siècle, alors vraiment nous sommes dépourvus de CE QUI COMPTE.

Vous comprendrez que cela ne m’intéresse plus de savoir si vous êtes « hors-église » ou « en-église » ou à « moitié-église ». Il nous faut persévérer et persévérer, jusqu’à ce que nous RETROUVIONS LE CHRISTIANISME AUTHENTIQUE ! et personne d’entre nous ne peut dire y être parvenu — aussi nous ferions mieux de nous repentir et de commencer à chercher sérieusement ce qui a été perdu !

Une Fiancée glorieuse te fait signe; elle te pose la question: Quel prix es-tu prêt à payer pour retrouver l’ancienne gloire ?

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Le coeur humain: un abîme, par Léopold Guyot http://www.blogdei.com/15892/le-coeur-humain-un-abime-par-leopold-guyot/ http://www.blogdei.com/15892/le-coeur-humain-un-abime-par-leopold-guyot/#comments Fri, 09 Sep 2011 09:02:56 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15892

pasteurweb.org

Dans un article précédent, je vous parlais de l’échec, en particulier en ce qui concerne la foi et la prière. Avec ce présent texte il sera question  de la difficulté que nous rencontrons au sujet de notre sanctification.

La sanctification est indispensable pour entretenir une réelle et bonne communion avec Dieu notre Père céleste, avec le Seigneur Jésus-Christ notre Sauveur et avec le Saint-Esprit qui habite et opère en nous.

Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Hébreux 12:14

Il est donc important de faire de la sanctification un objectif vers lequel nous tendons dans une recherche persévérante. Or nous constatons avec tristesse que nous retombons souvent dans les mêmes fautes et que notre résistance au péché est bien fragile.

Parmi les éléments de notre sanctification, la connaissance de notre propre nature est indispensable. Nous pensons que les problèmes surgissent de l’extérieur alors que la plupart du temps la source de nos rechutes se trouve dans notre propre cœur.

Nous connaissons-nous réellement ?
 

Le cœur est un abîme

Chaque jour, je reçois par courrier électronique ou dans les dialogues par Internet, les confidences de personnes effrayées et honteuses de découvrir en elles des pensées coupables,  des attirances étranges, des mauvais penchants, des désirs impurs ou des sentiments méchants. Elles semblent étonnées et troublées  de voir ces choses présentes en elles, même après des années de conversion. Pourtant, Dieu nous instruit à ce sujet:

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître? Jérémie 17:9

Qui peut connaitre ce qui se trouve dans les profondeurs intimes de son propre cœur ?

Le cœur de chacun est un abîme. ( Version Bible Le Semeur: Oui, la pensée intime, le cœur de l’homme est un gouffre profond.) Psaumes 64:6

Beaucoup sont horrifiés à la lecture des faits divers, crimes, violence, corruption, péchés abominables, qui se commettent dans le monde et ils pensent que puisqu’ils sont « chrétiens » ils sont automatiquement  différents c’est à dire meilleurs. D’autres croient que les personnes qui font ces choses sont inspirées et entrainées par des démons.

Cependant, Jésus déclare qu’il s’agit tout simplement de la nature du cœur humain.

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7.21

L’apôtre Jacques écrit que c’est en nous que se trouve la source de la tentation.

Voici plutôt ce qui se passe: lorsque nous sommes tentés, ce sont les mauvais désirs que nous portons en nous qui nous appâtent, nous séduisent et nous entraînent. Jacques 1:14  (Version Parole Vivante)

Avons-nous lu attentivement ce que dit Jésus ? Nous sommes-nous arrêtés sur chacune des choses nommées par lui qui se trouvent dans le cœur humain ?

Les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
 

Peut être dites-vous: Je ne suis pas comme ça.

Un jour, deux hommes sont montés au temple pour prier l’un était pharisien, et l’autre publicain.
Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.
Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.
Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. Luc 18.10

Chers amis, croyez moi, l’être humain est  capable du meilleur comme du pire ! Nous portons en nous, dans les profondeurs intimes de notre cœur les germes du mal sous toutes ses formes. Il n’y a pas d’exception.
 

Quoi donc! Sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, pas même un seul. Romains 3.9
 

La Bible fait mention des choses qui habitent et agissent en nous:

- Le péché qui habite en nous. Romains 7.17, 20

- Les mauvais désirs de notre être charnel. Colossiens 3.5

- les passions qui combattent dans nos membres. Jacques 4.1

- Nos propres  convoitises qui font la guerre à l’âme. 1 Pierre 2.11

- Les mauvais sentiments qui produisent des racines d’amertume. Hébreux 12.15

- Relire les paroles de Jésus. Mac 7.21…

Nous devons apprendre à accepter ce que Dieu sait et dit de nous, comme le reconnaissait David le psalmiste:

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Eprouve-moi, et connais mes pensées!
Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité! Psaume 139.23

L’homme selon le cœur de Dieu avait réalisé sa misère, ce qui se cachait dans les profondeurs de son âme et qui un jour s’est révélé lors de sa relation coupable avec la femme d’Uri officier de l’armée royale.

Il arrive que nous nous croyons au dessus du lot, alors Dieu nous laisse un instant afin que nous connaissions par nous mêmes les turpitudes de notre cœur.
 

Ezéchias fut un roi  fidèle à l’Eternel, acteur principal de la restauration du culte selon la pensée de Dieu. Il est écrit de Lui qu’il fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel. 2 Chroniques 29.1

Et Ezéchias fit ainsi dans tout Juda. Et il fit ce qui est bon, et droit, et vrai, devant l’Eternel, son Dieu.
Et dans toute œuvre qu’il entreprit, dans le service de la maison de Dieu et dans la loi et dans les commandements, pour rechercher son Dieu, il agit de tout son cœur, et prospéra. 2 Chroniques 31.20,21

Après tous ces actes de fidélité Ezéchias connut l’épreuve, premièrement l’attaque du roi d’Assyrie:

Après ces choses et ces actes de fidélité, parut Sennachérib, roi d’Assyrie, qui pénétra en Juda, et assiégea les villes fortes, dans l’intention de s’en emparer. 2 Chroniques 32:1

Puis il fut atteint d’une maladie mortelle:

En ce temps-là, Ezéchias fut malade à la mort. Il fit une prière à l’Eternel; et l’Eternel lui adressa la parole, et lui accorda un prodige.
2 Chroniques 32:24

Dans ces deux situations Dieu le secourut et le délivra. Cependant ce roi fidèle avait au fond de son cœur une mal qu’il ignorait: l’orgueil.

Mais Ezéchias ne répondit point au bienfait qu’il avait reçu, car son cœur s’éleva. 2 Chroniques 32:25

Alors Dieu voulut lui faire connaitre qui il était réellement et il le laissa livré à lui-même un moment:

Cependant, lorsque les chefs de Babylone envoyèrent des messagers auprès de lui pour s’informer du prodige qui avait eu lieu dans le pays, Dieu l’abandonna pour l’éprouver, afin de connaître tout ce qui était dans son cœur. 2 Chroniques 32:31

Dieu agit ainsi avec nous afin que nous sachions ce qui peut se cacher au fond de notre cœur.

Nous nous croyons souvent forts et nous sommes prompts à juger les autres dans leurs faiblesses, mais Dieu nous avertit:

Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! 1 Corinthiens 10:12

Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. Galates 6:1
 

Changer le cœur

Lorsque nous reconnaissons honnêtement notre misère nous en éprouvons de la honte et un profond désir de changement. Mais le pouvons-nous ?

Dieu a dit par un de ses prophètes que c’est impossible à l’être humain de se transformer lui-même.

Un Ethiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes accoutumés à faire le mal ? Jérémie 13:23

Nous devons premièrement reconnaitre ce que nous sommes réellement selon ce que Dieu dit et non comme nous pourrions le penser. Le roi David nous a laissé l’exemple d’un homme profondément malheureux à cause de son péché. Il ne s’est pas abrité derrière des excuses. Il a reconnu et confessé sa faute. David était un homme honnête, c’est pour cela que Dieu ne l’a pas rejeté.

Psaume de David. Lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Schéba.

O Dieu! Aie pitié de moi dans ta bonté; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions;
Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi.
J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement.
Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché.
Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur: Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi! Psaume 51
 

L’apôtre Paul était tout a fait lucide et honnête au sujet de sa propre nature:

Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.
Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.
Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.
Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair: j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.
Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.
Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… Romains 7

Dieu veut que la vérité soit au fond du cœur, qu’elle nous conduise à une réelle repentance et à un profond désir de changement.

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Ecriture dit: Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.
Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.
Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse.
Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. Jacques 4.6-10
 

Après cela, il nous faut nous en remettre à la force de Dieu, lui seul peut changer notre cœur.

Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur insensible comme une pierre et je le remplacerai par un cœur réceptif. Ezéchiel 36:26
 

La force est à Dieu

S’il est indispensable de nous positionner avec détermination dans la recherche de notre sanctification et de la transformation de notre cœur par une ferme volonté et une recherche persévérante, nous devons savoir que la force de Dieu en est l’élément principal. Or, cette force est celle par laquelle le Saint-Esprit opère en nous.

C’est l’Esprit de Dieu qui est l’auteur actif de notre sanctification en ce sens qu’il agit dans notre esprit, nos pensées, nos sentiments, notre volonté, afin d’y intégrer ses propres pensées, ses désirs, ses sentiments, sa nature divine.

Dieu a montré dans une vision au prophète Ezéchiel de l’eau qui sortait du sanctuaire et devenait un fleuve qui apportait la vie partout où il coulait. Ezéchiel 47.1 à 12

Il me dit: Cette eau coulera vers le district oriental, descendra dans la plaine, et entrera dans la mer; lorsqu’elle se sera jetée dans la mer, les eaux de la mer deviendront saines.
Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent.
 

Jésus dit du Saint-Esprit:

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.
Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture.
Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. Jean 7.37

La vision du prophète et l’appel de Jésus nous enseignent que Dieu a choisi de confier au Saint-Esprit la mission de changer les eaux amères de notre cœur en fleuves de vie nouvelle, saine et pure.

Un autre récit de l’Ancien Testament nous montre comment l’Esprit de Dieu peut encore guérir la source polluée de noter cœur.

Les gens de la ville dirent à Elisée: Voici, le séjour de la ville est bon, comme le voit mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises, et le pays est stérile.
Il dit: Apportez-moi un plat neuf, et mettez-y du sel. Et ils le lui apportèrent.
Il alla vers la source des eaux, et il y jeta du sel, et dit: Ainsi parle l’Eternel: J’assainis ces eaux; il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité.
Et les eaux furent assainies, jusqu’à ce jour, selon la parole qu’Elisée avait prononcée. 2 Rois 2.19

Nous n’accordons pas suffisamment de place au Saint-Esprit. Dieu nous le donne afin qu’il opère en nous tout ce qui nous est impossible dans tous les domaines de notre vie. Il veut œuvrer dans notre esprit, dans notre âme et même dans notre corps. Pas seulement pour nous faire parler en langues ou prophétiser, mais pour tout changer en nous communiquant la vie même de Jésus.

L’apôtre Paul qui connaissait bien le cœur humain et les œuvres mauvaises qu’il produit nous exhorte à laisser au Saint-Esprit la liberté d’agir en nous.

Voici donc ce que j’ai à vous dire: laissez le Saint–Esprit diriger votre vie et vous n’obéirez plus aux désirs de votre propre nature. Galates 5:16

L’Esprit nous a donné la vie; laissons-le donc aussi diriger notre conduite. Galates 5:25

Il nous faut donc nous soumettre à Lui. Se soumettre à Dieu c’est se soumettre au Saint-Esprit. Cela signifie qu’il y a un abandon de notre volonté à celle de Dieu, à l’autorité du Seigneur Jésus-Christ et à l’action de l’Esprit Saint.

Reconnaître notre faiblesse, notre incapacité à nous changer nous-mêmes et confier à Dieu l’œuvre de notre sanctification. C’est la seule « méthode » efficace, car elle est spirituelle.

A notre conversion nous sommes entrés dans un processus spirituel. Le Saint-Esprit, qui est venu habiter en nous, produit de nouvelles affections, de nouveaux désirs, une volonté nouvelle, pour plaire à Dieu en nous éloignant du mal pour pratiquer ce qui est bien.

Laissez le Saint–Esprit diriger votre vie et vous n’obéirez plus aux désirs de votre propre nature. Galates 5.16
 

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Réforme des structures ou réforme des coeurs ? par Jean Luc Burnod http://www.blogdei.com/15764/reforme-des-structures-ou-reforme-des-coeurs-par-jean-luc-burnod/ http://www.blogdei.com/15764/reforme-des-structures-ou-reforme-des-coeurs-par-jean-luc-burnod/#comments Thu, 01 Sep 2011 14:08:05 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=15764

Réforme des structures ou réforme des coeurs ?

Il y a un écueil important à éviter lorsque nous prenons conscience de notre insatisfaction des relations ecclésiales et que nous nous lançons à la recherche de « l’église idéale » dans une démarche solitaire. Il y a réellement du danger dans ce genre de recherche et il est important de savoir que la plupart des sectes ont précisément commencées lorsque quelqu’un a éprouvé une profonde insatisfaction dans le milieu religieux où il évoluait. Malgré sa conversion, il n’était pas satisfait et il cherchait « plus », il cherchait « davantage ». Davantage de consécration, davantage d’amour, davantage de communion fraternelle, davantage de « présence de Dieu ». Apparemment, il n’y a rien de mal à vouloir toutes ces choses, mais c’est pourtant dans cette « recherche spirituelle » qu’ils ont expérimentés des apparitions angéliques séduisantes, ou des « visions célestes » qui les ont amenés à fonder des sectes où leur idéal de recherche ne se réalise pourtant pas…

Que s’est-il donc passé pour qu’une recherche d’un idéal spirituel aussi noble ait pu engendrer des groupes ou des mouvements où l’esprit de contrôle s’exerce avec tellement de force que la personnalité et la pensée des membres finissent par être remplacés par celles du visionnaire/fondateur ? Il n’y a pas eu d’engendrement dans la diversité, mais une duplication qui idéalise les « copies-conformes ». La « sagesse infiniment variée de Dieu » se trouve ainsi remplacée par l’effrayante banalité d’un « formatage » ou d’un « clonage » en règle.

L’édifice n’est plus un lieu de culte construit sur une colline avec des « pierres vivantes » rassemblées et scellées seulement après avoir été taillées une à une par la Main divine (1 Rois 6 : 7.), mais il s’agit d’une tour « fantasmatique », prétendument destinée à atteindre le ciel, mais qui est en réalité construite dans la plaine à l’aide de briques formatées au moule, et qui n’arrivera jamais à atteindre l’idéal annoncé…

Pourquoi retrouve-t-on l’esprit de Babylone dans des démarches qui semblaient au départ rechercher une vie davantage remplie de Dieu ? Pour en avoir fait la longue expérience, il me semble que cela vient de l’incrédulité.

Babylone, c’est l’image même de l’incrédulité. Et le mélange d’insatisfaction et d’incrédulité c’est justement le carburant qui fait fonctionner Babylone. Insatisfaction de la distance que Dieu a mis avec ses créatures (à cause du péché), et incrédulité par rapport à la solution divine. Car Dieu à l’endroit même de la chute avait annoncé que la résolution du problème viendrait au travers de la « semence » de la femme (Gen. 3 : 15.), c’est à dire par Jésus Christ. Nous pouvons donc comprendre que l’incrédulité de Babylone a consisté à vouloir revenir à l’idéal (le Ciel), mais par des moyens humains, sans tenir compte de la Parole de Dieu, ni des temps que Dieu a fixé de sa propre autorité. Et ces bâtisseurs ont alors été confrontés aux « chérubins et à la flamme de l’épée qui tournoie, pour garder le chemin de l’arbre de la vie. » qui sont installés là à demeure pour en empêcher l’entrée (Gen. 3 : 24.) ce qui les ont rendus incapable de coordonner correctement leurs actions d’édification…

Babylone c’est l’antithèse absolue de la dynamique d’incarnation du Fils de Dieu.

Il y a en effet deux portes qui nous sont proposées pour nous approcher de Dieu et entre lesquelles il nous faut exercer notre capacité de choix :

- Babel (Bab – El = Porte de Dieu) nous propose d’unir nos efforts humains pour nous élever jusqu’au ciel.

- Jésus-Christ qui est descendu jusqu’à nous et qui a proclamé :

« Moi, je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10 : 9.)

« Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14 : 6.)

Réforme ?

Pour commencer, on peut déjà affirmer que la véritable Église de Jésus Christ n’a pas besoin de réforme, car c’est Lui-même qui la bâtit (Mat. 16 : 18.), et comme Il fait tout à la perfection, nous n’avons évidemment pas besoin de rectifier son travail.

S’il s’agit de réformer les structures religieuses, je ne crois pas non plus que cette activité regarde les disciples du Christ, qui ont bien mieux à faire avec la véritable sanctification.

La seule chose que nous sommes appelés à réformer ce sont nos coeurs (ce qui est une activité personnelle se pratiquant principalement de façon collective), et là, il faut reconnaître que le travail n’est pas encore achevé. Comme ils disent dans le milieu du sport : il nous reste encore une bonne marge de progression !…

Chacun peut commencer aujourd’hui. Pourquoi attendre ?

Jean-Luc B

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Comprendre et saisir la pensée du Seigneur (deuxième partie) http://www.blogdei.com/15673/comprendre-et-saisir-la-pensee-du-seigneur-deuxieme-partie/ http://www.blogdei.com/15673/comprendre-et-saisir-la-pensee-du-seigneur-deuxieme-partie/#comments Wed, 24 Aug 2011 17:52:40 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15673

par Frank  A. Viola

Extrait du texte : « saisir la pensée de Christ »

suite de la première partie

 

La voix du Seigneur dans la pratique

Il y a trois façons que le Seigneur utilise pour exprimer Sa volonté. Je vais tenter de résumer ce que nous venons de dire d’une autre manière.

Le sacrificateur tire son autorité de la loi. La loi contient ce que le Seigneur a dit à un moment dans le passé. La loi contient le fondement que Dieu a donné à la communauté.

Le prophète tire son autorité de sa perception de la volonté actuelle du Seigneur. L’Esprit l’inspire pour exprimer la volonté de Dieu pour aujourd’hui : ici et maintenant.

Le sage tire son autorité de son expérience et du fruit de sa sagesse, et ce qu’il dit peut être éprouvé par les conséquences futures de son conseil. (« La sagesse est justifiée par ses enfants » a dit le Seigneur – Luc 7:35).

Le Seigneur exprime sa volonté de trois façons.

La loi regarde dans le passé et voit ce que Dieu a déjà dit. Elle examine le fondement sur lequel la communauté est construite.

Le prophète regarde le présent et demande « Que dit Dieu aujourd’hui? Quelle est la parole du Seigneur pour maintenant ». Si le peuple de Dieu passe à côté de ce que le Seigneur a dit, ou qu’il en a fait un rituel ou une pratique morte, le prophète vient pour annoncer la parole du Seigneur pour aujourd’hui et pour renverser nos pratiques erronées.

Le sage regarde vers le futur et demande « Où va la communauté? Vers quoi se dirige-t-elle? Comment nos décisions d’aujourd’hui vont-elles influer sur le futur? »

 

Dans l’église, nous avons à faire face à un grand nombre de décisions. Certaines se résolvent spontanément, sans beaucoup de réflexion ou de discussion. La réponse est très claire pour tous les frères. Mais parfois nous avons à faire à des problèmes très complexes, et il nous faut du temps pour en arriver à une solution.

Par conséquent, si l’église doit prendre une décision …

Quelqu’un qui regarde à travers les lunettes de la loi demandera « Est-ce scripturaire? Est-ce que cela possède un fondement dans ce que Dieu a déjà dit? Est-ce en accord avec les principes spirituels? Est-ce que c’est juste? »

Un autre, qui regarde à travers les lunettes de la littérature prophétique demandera « S’agit-il de ce que Dieu veut nous dire aujourd’hui? Est-ce dans cette direction que le Seigneur vous nous mener maintenant? S’agit-il du fardeau de l’Esprit pour aujourd’hui? »

Une personne qui regarde à travers les lunettes de la parole de sagesse ne posera pas la question « Est-ce juste? Est-ce scripturaire? »; il ne demandera pas non plus « S’agit-il de ce que le Seigneur veut nous montrer aujourd’hui? »; non, il posera plutôt la question: « Est-ce de la sagesse ou de la folie? Où cela va-t-il nous mener? Qu’en sera la conséquence? »

Pour l’exprimer dans le langage de la Bible : Le sacrificateur demande « Que signifie ces pierres? », le prophète demande « Y-a-t-il une parole du Seigneur? », et le sage demande « Où se trouve la sagesse? ».

Ce sont trois façons d’aborder le même problème, mais c’est ainsi que le Seigneur communique sa volonté.

 

Les dangers de chaque méthode

Ce que je m’apprête à dire est très important. J’espère que vous serez très attentifs à ce qui suit.

Chaque façon que Dieu utilise pour communiquer sa pensée possède ses propres dangers. Elles ont toutes leur propres périls, leurs propres dangers, qu’on ne peut éviter qu’en écoutant attentivement les autres formes d’expression.

Par exemple, si une église ne vient à écouter et à reconnaître le Seigneur que par l’expression de la loi, alors dans le meilleur des cas elle deviendra ritualiste. Elle se retrouvera à faire les mêmes choses chaque année. Comme les choses ont toujours été, ainsi nous continuerons toujours. Aucun changement. Nous nous retrouvons comme toujours dans le même rituel mort. Dans le pire des cas, elle deviendra légaliste. Ca c’est seulement s’ils voient à travers une paire de lunettes — s’ils ne reconnaissent pas que le Seigneur s’exprime de plusieurs façons. Vous me suivez?

Une église qui ne voit qu’à travers les lunettes de la prophétie se retrouvera avec un autre problème. Dans le meilleur des cas, elle sera instable et irrégulière. Dans le pire des cas, elle pourra être séduite, car un prophète peut être vrai ou faux. Son inspiration peut être fausse. Par conséquent, la parole du prophète demande du discernement. L’église doit exercer du discernement pour éprouver la parole de prophétie–pour savoir si elle vient de Dieu ou non. Comment faire cela? Eh bien, une parole de prophétie sera fidèle à ce que Dieu a dit dans le passé. Elle va également faire preuve de sagesse.

Enfin, bien sûr, l’église qui ne voit qu’à travers les lunettes de la sagesse aura tendance à se diriger vers un raisonnement humain, laïque. Une vaine philosophie. De bonnes idées qui n’ont aucun rapport avec Dieu ou Jésus Christ. Car la véritable sagesse sera toujours fidèle à ce que Dieu à déjà dit — la loi. Et elle sera aussi attentive à la parole de prophétie.

Par conséquent, il faut que les trois méthodes agissent dans l’église. Nous en avons besoin car le Seigneur utilise ces trois moyens pour s’exprimer. Il communique sa pensée au travers de ces trois façons différentes.

 

Les trois dénominations

Voici ce que j’ai à coeur de vous dire : notre antécédent religieux nous a conditionné, vous et moi, à reconnaître la voix du Seigneur d’une seule manière. En d’autres termes, nous avons été conditionnés par notre antécédent religieux à ne reconnaître, et à n’approuver qu’une seule forme d’expression de la voix du Seigneur.

Par conséquent, si vous venez d’un milieu fondamentaliste, quel est le moyen par lequel vous percevez la volonté du Seigneur? La loi. Il faut que cela se fonde dans les Écritures. Il faut que cela fasse référence à un grand principe de Dieu, sinon vous ne reconnaissez pas que cela vient du Seigneur. Ces lunettes étroites vous ont empêché de l’entendre et de le reconnaître sous d’autres formes.

Si vous possédez des racines charismatiques ou pentecôtistes, quel est le moyen privilégié par lequel vous entendez le Seigneur ? La parole de prophétie. Il faut que ce soit « ce que le Seigneur nous dit maintenant », « la parole du Seigneur pour aujourd’hui ». Ce que le Seigneur a dit dans le passé, ou ce qui est enregistré dans la Parole n’a pas d’importance pour vous. « Peu importe ce qu’Il dit dans le passé ». De la même façon vous êtes insensibles à la parole de sagesse.

Si vous provenez de l’église traditionnelle, il s’agit de ce qui semble raisonnable. Votre terrain c’est la sagesse. Peu vous importe ce que le Seigneur a dit dans le passé. En ce qui vous concerne, la parole de prophétie et la révélation n’ont aucune valeur.

Il s’agit ici de: « Celui qui pense« , « Celui qui ressent« , « Celui qui agit« .

En effet, ceux qui pensent ce sont ceux qui sont attachés à la loi. Ceux qui ressentent, ce sont ceux qui ont un penchant pour la prophétie. Ceux qui agissent, ce sont ceux qui mettent en avant la parole de sagesse. Trois tempéraments, trois dénominations, trois façons dont le Seigneur s’exprime. (Soit dit en passant, il est intéressant de remarquer que notre tempérament est étroitement lié à nos racines religieuses. Dans la plupart des cas, nous sommes attirés par la dénomination qui correspond le mieux à notre tempérament).

De part notre antécédent religieux, nous avons été conditionnés pour reconnaître la voix du Seigneur au travers d’une seule de ces formes. Nos racines religieuses sont un obstacle majeur qui nous empêche de nous saisir de la pensée de Jésus Christ.

Voici ce que je voulais vous dire. Le Seigneur Jésus Christ nous révèle sa pensée à travers ces trois formes. Rappelez-vous ce que dit Paul (je résume) « Jésus Christ n’est pas une idole muette, il a le pouvoir de s’exprimer. Comment s’exprime-t-il? Par son corps! Car il y a plusieurs ministères, mais un seul Seigneur. Plusieurs dons, mais un seul Esprit. Plusieurs opérations, mais un seul Dieu. Il y a de la diversité dans le corps de Christ ».

 

Jésus Christ : l’instrument et la forme

Nous devons être sensibles à tous les moyens par lesquels Dieu s’exprime. Ils doivent tous être réunis. Savez-vous pourquoi? Pouvez-vous me dire pourquoi?

C’est parce que Jésus Christ englobe ces trois formes. Il est la réalité et l’incarnation des instruments dont sont issus ces trois formes.

Le Seigneur Jésus est le véritable Sacrificateur ! Et tous les sacrificateurs qui l’ont précédé, que ce soit Melchisédech, Aaron ou Esdras, n’étaient qu’une image de Christ, le véritable Sacrificateur.

Ce n’est pas tout. Il est la Parole. Il est la personnification des principes de Dieu. Il est l’incarnation du fondement de Dieu Lui-même. Qu’a dit Paul aux Corinthiens? « Il n’y a qu’un seul fondement, et c’est Jésus Christ ». Il est la loi. La vraie Loi.

Je pense que lorsque l’on regarde les Evangiles, la meilleure image de cela, c’est quand on voit le Seigneur sur la montagne et ses disciples autour de lui. Il leur délivre ce que nous appelons le sermon sur la montagne. Nous avons ici Jésus Christ, le véritable Sacrificateur, en train de dévoiler la véritable Loi, qui est lui-même. Tout ce qu’Il leur dit, les véritables principes de Dieu et les fondements de la communauté céleste, c’est Lui-même. Tout est une expression de Sa nature. Il n’y a aucun autre fondement qui puisse être posé que Jésus Christ. Il est le Sacrificateur et Il est la Loi.

Mais ce n’est pas tout.

Jésus Christ est le vrai Prophète! Les prophètes ont affligé ceux qui se complaisaient dans le confort et ont réconforté ceux qui étaient affligés. Jésus Christ est le vrai Prophète. Il n’y a qu’un seul prophète, mes frères. C’est Christ. Tous les prophètes de Moïse à David ou Elisée étaient une préfigure du vrai Prophète, Christ.

Mais ce n’est pas tout.

Il est la Parole de Prophétie elle-même. Il est le Logos. Le témoignage de Jésus est l’Esprit de prophétie.

Je pense que la meilleure illustration de ceci se trouve au moment où Jésus est assis dans une salle avec les Pharisiens. Il apporte une parole explosive, gênante, qui les bouleverse. Cette parole détruit leur compréhension de la Loi et leur manière ritualisée, traditionnelle et formelle d’interpréter l’Ancien Testament. En tant que Prophète, il vient bouleverser tout cela.

Mais ce n’est pas tout.

Jésus Christ est le vrai Sage. « Un plus grand que Salomon est venu ». Mais il n’est pas seulement le Sage parmi les sages, il est la Sagesse elle-même! Paul dit aux Corinthiens que « Jésus Christ est la Sagesse de Dieu … Dieu l’a fait Sagesse pour nous ».

Observons-Le dans les Evangiles quand il annonce les paraboles. Il est rempli de sagesse et de discernement. Ces paraboles sont tirées de Son expérience d’homme. Et la plupart d’entre elles éclairent le futur. Dans ses paraboles, Christ est le Sage parmi les sages … La Sagesse incarnée.

 

Que signifie tout cela pour nous ? Cela veut dire que ce Christ qui agit en nous parle, et que quand il parle à travers certains, Il parle en tant que Prophète, à travers d’autres Il parle en tant que Sacrificateur et à travers d’autres Il parle en tant que Sagesse.

Cela peut paraître différent, mais c’est le même Christ! Chacun, à cause de racines religieuses est conditionné à L’entendre d’une seule façon. Mais écoutez-moi : en s’ouvrant les uns aux autres, en reconnaissant ce qui est de Christ dans chacun, nous nous ouvrons à la totalité de Christ et à Sa manifestation totale. C’est ainsi que nous pouvons nous saisir de la pensée du Seigneur.

 

Une dernière illustration

Maintenant, je voudrais donner un exemple de la vie de tous les jours. C’est arrivé il y a plusieurs mois. Je vais protéger les noms des églises auxquelles c’est arrivé en leur donnant un autre nom.

Il y avait une réunion de l’église de Charlesville. Le sujet de discussion était un problème que rencontrait l’église de Romainville. Les frères de Charlesville se sont réunis dans une pièce pour discuter du problème que traversait l’église d’une autre ville: l’église de Romainville.

Tous les frères dans cette réunion ont pris la parole. Il s’est trouvé que j’étais là. J’ai observé et participé à cela. C’était très intéressant, car chaque frère a pu partager. Et dans tout ce qui a été dit, chacun avait une approche différente.

Certains parlaient selon le mode que l’on a pu appeler Loi. Maintenant écoutez leurs questions, écoutez leurs commentaires. « Existe-t-il un exemple dans les Écritures où une église aide une autre à traverser une crise? ». Puis un autre frère ajoute, « Eh bien, vous savez, il faut que nous fassions attention à ne pas dépasser nos limites, parce que nous n’avons aucune autorité dans cette autre église. Elle appartient à une autre ville. Nous devons donc discerner la différence entre aider et prendre le contrôle ».

Ces questions ne concernaient qu’un seul aspect de la voix du Seigneur. Sa Parole dans le passé. La question soulevée était: est-ce que cela émane de ce que Dieu a déjà dit. Soyons sûr que nous sommes en accord avec les principes divins dans ce que nous faisons.

D’autres frères dirent des choses comme ceci : « Nous devons garder à l’esprit que ce que le Seigneur recherche vraiment ce n’est pas la résolution du problème en lui-même. Ce qu’il recherche, c’est l’affermissement des frères de Romainville. C’est réellement ce sur quoi nous devons diriger notre énergie. Les affermir pour qu’ils puissent faire face à d’autres crises. Cela est seulement la première de nombreuses autres crises. Il faut que nous nous impliquions. Nous sommes tous d’accord là-dessus. Le fardeau de Dieu pour nous, c’est d’affermir les frères de Romainville ». Voici la parole de prophétie qui se manifeste.

Il y avait des frères qui disaient des choses comme ceci: « Très bien, si on y va et qu’on leur dit ce qu’ils doivent faire, il va se passer ceci et ceci et aussi telle chose. Si on leur dit de venir, cela va arriver et ceci, et aussi cela. Si on y va et qu’on les encourage, et qu’on fasse en sorte qu’ils règlent le problème eux-mêmes, voilà ce qui va se passer, et aussi ceci et cela. » Qu’est-ce que cela? C’est la parole de Sagesse. C’est le discernement.

Dans cette réunion, la pensée du Seigneur nous a été révélée des trois façons. Sensibilité à Sa parole passée, perception de sa parole présente, et prévoyance en ce qui concerne le futur. Mes frères, quand la réunion était terminée et et que chaque frère avait fini de parler, nous avions la pensée de Jésus Christ! Nous avions saisi la pensée de Jésus Christ! Parce qu’Il avait parlé à travers toutes les différentes formes, et nous l’avons reconnu dans les uns et les autres.

 

Le défi qui se présente à nous ce soir, c’est de laisser tomber nos visions trop étroites. Mon frère Jéthro a partagé avec nous quelque chose aujourd’hui et vous savez quoi? 90% de ce qu’il a dit est peut-être complètement hors sujet. Il est facile de critiquer ces 90%. C’est tellement facile d’écouter un frère parler et de seulement regarder à ce qui n’est pas juste dans ce qu’il dit. Voilà ce que nous devons faire, mes frères; reprendre un frère est bon et nécessaire. Mais vous savez quoi? Parfois nous n’entendons pas les 10% dans lesquels Jésus Christ parle à travers ce frère. Vous saisissez cela? Nous ne voulons pas le reconnaître parce que ce n’est pas ce à quoi nous sommes habitués. Ca nous change. Nous ne sommes par habitués à entendre le Seigneur parler de cette façon. Donc si nous voulons continuer à avoir la pensée du Seigneur, restons toujours attentifs au fait qu’Il parle de toutes ces différentes manières.

Il est la Loi. Il est la parole prophétique. Et Il est la Sagesse. Dans l’église, il est possible de découvrir la pensée de Christ. En dehors de l’église, ce n’est pas possible…

Mais ici, dans les églises, loué soit Dieu, Jésus Christ parle à travers nous. Mes frères, vous avez expérimenté tout ce dont j’ai parlé ce soir. J’ai simplement donné des mots pour l’exprimer. Et peut-être une plus grande sensibilité au fait que le Seigneur révèle Sa pensée à travers chacun. Mon exhortation pour vous est la suivante. Continuons de L’écouter quand Il parle, même si cela sonne différemment à nos oreilles.

…………………

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Comprendre et saisir la pensée du Seigneur (Première partie) http://www.blogdei.com/15662/comprendre-et-saisir-la-pensee-du-seigneur/ http://www.blogdei.com/15662/comprendre-et-saisir-la-pensee-du-seigneur/#comments Wed, 24 Aug 2011 09:42:50 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15662

par Frank A. Viola

Extrait du texte :  « Saisir la pensée de Christ »

 

Notre passe religieux : un obstacle

Je trouve que l’un des plus grands obstacles qu’on rencontre lorsqu’on cherche à connaître la pensée du Seigneur est notre antécédent religieux. A un moment ou un autre, nous avons reçu, chacun de nous, des lunettes au travers desquelles nous interprétons les Écritures, le Seigneur lui-même, et tout ce qu’il nous dit. Nous avons tous été sujet à cela. D’ailleurs, on se rend souvent compte, dans nos réunions combien notre vision est étroite. Très étroite.

Il est très important de comprendre que nous avons tous reçu nos propres lunettes. Je voudrais vous lire quelque chose d’assez amusant, qui illustre combien nos antécédents religieux est une influence puissante. La plupart d’entre nous en sommes déjà vaguement conscients. Mais j’espère qu’à la fin de ce message nous verrons plus clairement la puissance de notre passé religieux, et combien il influe sur notre vision du Seigneur et notre compréhension de ce qu’il nous dit.

C’est ce que j’appellerais :

« 14 façons d’interpréter un panneau STOP« .

Supposons qu’en allant au travail vous arriviez à un panneau STOP. Qu’est-ce que vous faites? Tout dépend de votre antécédent religieux. Y a-t-il quelqu’un ici d’un milieu catholique? Écoutez bien.

1. Un catholique bien éduqué continuerait sans s’arrêter, parce qu’il croit qu’il ne peut pas interpréter le panneau STOP sans s’appuyer sur son groupe religieux et sur ses traditions. Or, comme sa communauté ne prend pas très au sérieux les panneaux STOP, il ne ressent pas le besoin de s’arrêter. Soit dit en passant, c’est une assez bonne description de la mentalité catholique.

Y a-t-il quelqu’un de tradition fondamentaliste? Écoutez ceci.

2. Un fondamentaliste prendrait le texte à la lettre, et s’arrêterait, en attendant qu’on lui dise de continuer.

Combien viennent des grandes dénominations classiques, Luthériens, Méthodistes, Presbytériens, etc. ?

3. Un chrétien d’une des grandes dénominations ne prend pas la peine de lire le panneau, mais il s’arrêtera si la voiture devant lui s’arrête.

Combien ont suivi un séminaire? Ah, un homme au fond. OK, écoutez ceci mes frères.

4. Un pasteur évangélique issu du séminaire s’empressera de remarquer que « STOP » signifie « arrêt », c’est-à-dire un endroit où s’arrête un train ou un bus pour faire descendre les passagers. Le dimanche prochain, le point central de son message sera : le panneau STOP sert à indiquer les carrefours où la circulation est naturellement bouchée; par conséquent c’est un bon endroit pour faire descendre des passagers de votre voiture.

Qui parmi vous avait été légaliste?

5. Un légaliste ferait l’une des deux choses suivantes. Soit, il emprunte une autre route, qui ne comporte pas de panneau STOP, pour éviter d’enfreindre la loi. Soit, il s’arrête au panneau STOP et prie « Merci, oh Seigneur, de m’avoir ordonné de m’arrêter. » Ensuite, il attend trois secondes à sa montre, puis il poursuit sa route. Il veille aussi très attentivement aux autres voitures, au cas où quelqu’un brûlerait le stop, pour qu’il puisse les condamner.

Les théologiens parmi nous apprécieront ceci.

6. Un théologien averti ne manquera pas de remarquer qu’il n’y a pas de panneau STOP sur la rue Marc, alors qu’il y en a un sur les rues Luc et Matthieu. Il en conclut donc que les panneaux sur les rues Luc et Matthieu sont une imitation d’un panneau sur une rue « Q » dont personne n’a jamais entendu parler.

Combien d’entre vous êtes des mordus d’eschatologie? C’est-à-dire que vous vous intéressez beaucoup à la théologie des derniers temps. Vous essayez de reconstruire le puzzle, pour trouver l’identité de la bête et le troisième orteil du dragon. Écoutez ceci.

7. Un pasteur qui se base sur la théologie de la fin des temps remarquera que la racine carré de la somme des représentations numériques des lettres S-T-O-P (sigma tau omicron et pi suivant l’alphabet grec), multipliée par 40 (le nombre test), divisé par 4 (le nombre de la terre) est égale à 666. Il en conclut, par conséquent, que les panneaux stop sont des marques tant redoutées qu’a laissé la bête, un présage funeste du jugement divin, et qu’il doit les éviter à tout prix.

Qui parmi vous a des origines charismatiques ou pentecôtistes?

8. Un pentecôtiste charismatique ne s’arrêtera que s’il se sent guidé par l’Esprit, et si le panneau est mot rhema et non un mot logos.

9. Un pasteur de la prospérité s’arrêtera au panneau, fera une confession optimiste sur le fait de s’être arrêté, puis il présentera la prière de Jahbets, et conclura que Dieu le rendra riche.

OK, je m’avance maintenant en terrain dangereux alors ne jetez pas les pierres trop fort. Nous allons maintenant savoir si ce groupe est sensible.

10. Un arminien croit que s’il brûle le stop, il perdra son salut. Alors, avec peur et tremblement, il s’efforce consciencieusement à s’arrêter à chaque panneau.

11. Un calviniste croit que Dieu a déjà prédestiné son comportement devant le panneau. S’il brûle le STOP, c’est qu’il n’avait jamais été sauvé. S’il s’arrête, il était élu avant la création.

12. Un baptiste croit que Dieu veut de lui qu’il s’arrête au panneau, mais qu’il sera toujours sauvé s’il ne le fait pas. Car si tu t’es arrêté une fois, dans l’esprit de Dieu, tu t’es toujours arrêté.

13. En voyant le panneau STOP, un libertin commence à chanter « Alléluia, je suis libre », il appuie sur le champignon et grille le stop à toute allure. Puis il se fait renverser par un camion!

La dernière est dédiée à la théologie de libération. Je ne sais pas combien d’entre vous sont familiarisés avec cela, mais…

14. Un théologien de libération croit qu’un panneau STOP n’est fait que pour arrêter la classe élite et prospère. Les pauvres sont libres de brûler le STOP quand ils le souhaitent.

Voilà l’idée. C’est explicite, n’est ce pas? Nous avons tous des lunettes qui nous ont été données par notre éducation religieuse. Et nous interprétons les Écritures, nous interprétons le Seigneur et nous interprétons ce qu’il nous dit au travers de ces lunettes.

 

Comment Dieu communique sa pensée

Il y a deux choses dont j’aimerais vous parler dans ce qui va suivre. Premièrement, comment Dieu révèle-t-il sa pensée? Et deuxièmement, comment l’église peut-elle connaître cette pensée? Je vais tenter d’être aussi pratique que possible.

Je voudrais lire un passage très obscur dans l’Ancien Testament, tiré du livre de Jérémie. Jérémie 18:18.

« Et ils ont dit: Venez, complotons contre Jérémie! Car la loi ne périra par faute de sacrificateurs, ni le conseil faute de sages, ni la parole faute de prophètes. »

Il y a trois choses dans ce passage.

1. La loi et le sacrificateur.

2. La parole prophétique et le prophète.

3. La sagesse et le sage.

 

Nous avons là trois personnes ou instruments : le sacrificateur, le prophète, et le sage.

Nous avons aussi trois objets : La loi, qui va avec le sacrificateur ; la parole prophétique, qui va avec le prophète ; et la sagesse qui va avec le sage.

Les Hébreux divisaient l’Ancien Testament en trois parties. La première s’appelle la Torah, et elle comprend les cinq livres rédigés par Moïse — les cinq premiers livres de la Bible. C’est ça, la loi. C’est un ensemble d’écrits. Et tout au long de la Bible, ce sont les sacrificateurs qui enseignent à partir de la loi.

La deuxième partie de l’Ancien Testament, selon les Juifs, ce sont les Prophètes, c’est-à-dire les grands prophètes comme Jérémie et Daniel, les petits prophètes, tels que Zacharie, Sophonie, et Joël, et les livres historiques comme Rois, Samuel, et Chroniques. L’acteur principal de ces livres, c’est évidemment le prophète.

La troisième partie de l’Ancien Testament, c’est ce qu’on appelle les écrits de Sagesse. Il s’agit des Psaumes, ainsi que ces livres dont on ne parle quasiment pas dans les milieux évangéliques, les Proverbes, l’Ecclésiaste, et le Cantique des Cantiques. Dans les écrits de Sagesse, l’acteur principal, c’est le sage.

Je crois, que ces trois sections de l’Ancien Testament représentent les trois manières principales dont Dieu se sert pour communiquer sa pensée à son peuple.

 

Les trois modes d’expression de Dieu

Cela dit, examinons maintenant plus précisément chacune de ces trois formes. Et encore une fois, ceci va prendre un aspect très pratique pour nous tous qui nous réunissons  dans les églises.

 

La loi. La loi contient les fondements sur lesquels est bâtie la communauté du peuple de Dieu. Je répète. Elle contient les fondements sur lesquels est bâtie la communauté d’Israël, le peuple de Dieu. La loi, c’est l’Évangile de l’Ancien Testament. Et l’Évangile de l’Ancien Testament, c’est simplement la délivrance d’Israël hors d’Égypte. Dans la loi sont inscrits les principes universels et invariables de Jahvé. Ses principes moraux. Ce sont les principes qui découlent de sa nature-même. Ils ne changent pas. Ils ne font pas de compromis. Voilà ce que communique la loi. Ce sont les fondements d’Israël, le peuple de Dieu. Et ils ne changent pas. C’est la loi qui nous donne ces principes moraux invariables qui sont en Dieu lui-même. Ils sont exprimés dans ces écrits.

 

Venons-en maintenant aux prophètes. Les prophètes sont très intéressants parce qu’ils semblent souvent contredire la Loi. Le prophète, qui est l’instrument de toute la littérature prophétique, c’est celui qui entre dans la communauté du peuple de Dieu, pour renverser les croyances et les traditions. Il remet en question ce que font les croyants en réponse à l’enseignement de la loi, qui est souvent transformée en un rituel mort, ou bien, elle est totalement mal interprétée.

 

Ensuite il y a les écrits de Sagesse, qui me semblent être une des parties les plus intéressantes de toutes les Écritures. C’est en tout cas l’une des plus négligées. Les écrits de sagesse contiennent quelque chose dont nous les chrétiens ne disposons pas en grandes quantités: la sagesse. C’est la vérité. Combien de fois avez-vous entendu prêcher sur les Proverbes ou l’Ecclésiaste dans l’Église institutionnelle? Pas souvent. De toute la Bible, ce sont les livres les plus négligés.

Je ne cherche pas à définir la sagesse. Je voudrais simplement en parler un peu parce que je considère qu’il est important que nous comprenions ce que dit cet ensemble d’écrits. La sagesse, c’est la connaissance acquise par l’expérience. Mais la sagesse a toujours un aspect prophétique. Un sage, c’est quelqu’un qui peut dégager de son expérience certains principes récurrents. Du coup, il peut prédire ce qu’il adviendra d’une situation donnée. Il y a toujours un aspect prophétique à la sagesse.

Il y a un passage dans les Évangiles (Luc 11:49) où Jésus dit: « C’est pourquoi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres; ils tueront les uns et persécuteront les autres. » Jésus parle ici aux pharisiens. Remarquez qu’il ne dit pas « Voici ce que dit la parole de Dieu ». Non, il dit : « Voici ce que dit la sagesse de Dieu », je vous enverrai [futur] ces hommes, et vous, vous les tuerez [futur].

Souvenez-vous de Salomon. A part Jésus Christ, c’était l’homme le plus sage qui ait marché sur la terre. Pensez à la première expression de sa sagesse. Vous souvenez-vous de ce que c’était? Après avoir reçu de Dieu de la sagesse, il lui fut présenté un dilemme. Deux femmes étaient venues à lui, prétendant toutes deux être la mère d’un enfant. Salomon a trouvé solution à ce dilemme. Il dit, « D’accord, donnez-moi une épée, je vais diviser l’enfant. On va le partager entre vous deux. Ainsi, vous en aurez toutes les deux une moitié. »

Du coup, l’une des deux femmes s’est écriée, « Ne le faites pas! Donnez l’enfant à l’autre femme! C’est elle la vraie mère! » Bien sûr, c’est celle qui avait protesté qui était la vraie mère. Salomon avait eu la sagesse de voir dans le futur. Il savait que s’il proposait cette solution il pourrait trouver quelle était la mère de l’enfant.

Ainsi, un sage, c’est quelqu’un qui peut dire, « Ce que vous proposez semble bon, mais en fait, ça ne pourra pas marcher, et voici pourquoi… ». Cela, c’est une parole de sagesse. Les Proverbes disent « L’homme prudent voit le mal et se cache ».

Dans les écrits de sagesse, il ne s’agit donc pas d’établir les principes de Dieu, ni, comme dans la prophétie, de chercher à manifester la volonté de Dieu, au moment où son peuple a fait de ses principes des rituels, et s’en tient à la lettre de Sa loi. La sagesse de Dieu demande « Est-ce que c’est sage? Ou est-ce de la folie? Quel en sera le fruit? » C’est une tout autre question.

 

J’ai été placé, il y a quelques années, dans une situation un peu délicate, quand un des enseignants à mon école est mort durant la journée de cours. Il a eu une crise cardiaque, et il est mort subitement sur les lieux du lycée. Et bien-sûr, on m’a demandé de faire les obsèques. Initialement, je me suis dit « Non! Ce ne m’intéresse pas de faire les obsèques! » Mais en y repensant, je me suis rendu compte que ce serait une bonne occasion de prêcher l’évangile.

Alors, que diriez-vous à vos collègues, dont la plupart ne sont pas chrétiens, si vous deviez faire des obsèques? Environ 200 personnes se sont présentées. De quoi parleriez-vous? Plus que jamais, j’avais besoin de sagesse. Et je n’en avais pas beaucoup.

J’ai trouvé un passage dans l’Ecclésiaste, ce livre obscur dont personne ne parle jamais. Je trouve pour ma part que l’Ecclésiaste est l’un des livres les plus pragmatiques de toutes les écritures. Il parle de la vie sous le soleil. C’est le thème tout au long du livre. Comment marche la vie. De quoi est fait le comportement humain. Comment fonctionne le système du monde. Comment réagissent les êtres humains. C’est un livre rempli de sagesse. C’est vraiment l’opposé d’Éphésiens. Dans Éphésiens on est dans les nuées. On n’est même pas sur Terre. L’Ecclésiaste nous ramène dans la boue d’ici-bas, et nous montre comment les choses se déroulent sur cette planète.

Eh bien, il y a un passage intéressant dans Ecclésiastes 7, qui dit « Mieux vaut aller dans une maison de deuil que d’aller dans une maison de festin; car c’est là la fin de tout homme, et celui qui vit prend la chose à cœur. »

J’avais trouvé mon texte pour les obsèques, tiré directement du livre d’Ecclésiaste. Donc j’ai prêché la mort. J’ai prêché qu’il est bon d’être dans la maison du deuil, car nous mourrons tous un jour. Et ensuite j’ai prêché Christ, la résurrection. Mais je remercie Dieu pour l’Ecclésiaste. J’aime beaucoup le livre d’Ecclésiaste!

 

L’instrument des écrits de Sagesse, c’est le sage, ce vieil homme sage aux cheveux gris. On recherche son conseil car, par sa grande expérience de la vie, il peut voir dans le futur.

 

suite à venir :

« La voix du Seigneur dans la pratique« 

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Le seul message qui puisse sauver le monde est celui de l’Evangile donné par un coeur brisé, par E.M. Bounds http://www.blogdei.com/15625/et-le-plus-fecond-ambassadeur-aux-yeux-de-son-seigneur-cle-seul-message-qui-puisse-sauver-le-monde-est-celui-de-levangile-donne-par-un-coeur-brise-ce-ne-sont-pas-les-tetes-qui-peuvent-sauver/ http://www.blogdei.com/15625/et-le-plus-fecond-ambassadeur-aux-yeux-de-son-seigneur-cle-seul-message-qui-puisse-sauver-le-monde-est-celui-de-levangile-donne-par-un-coeur-brise-ce-ne-sont-pas-les-tetes-qui-peuvent-sauver/#comments Sun, 21 Aug 2011 12:42:59 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=15625

http://www.promesses.org/index.phpPuissance par les Prières
Par E.M. Bounds
« Rien n’atteint le cœur qui ne vienne du cœur, où ne perce la conscience qui ne vienne d’une conscience vivante. » William PENN
« J’étais, ce matin, plus occupé à préparer ma tête que mon cœur. Cela a fréquemment été mon erreur, et j’en ai souvent senti les mauvais effets, surtout dans la prière. C’est pourquoi, ô Seigneur, réforme cela, je Te prie! Elargis mon cœur, et je parlerai de Ta part. » – Robert MURRAY Mc CHEYNE
« Un sermon qui est plus un produit de l’intelligence que du cœur n’arrivera pas avec autant d’efficacité au but désiré chez les auditeurs. » – Richard CÉCIL
De toutes ses multiples et diverses forces, la prière aide la bouche à annoncer la vérité, librement et dans Sa plénitude. Il est nécessaire de prier pour le prédicateur; le vrai prédicateur est le produit de la prière. Il faut prier pour la bouche du messager; elle doit être ouverte et débordante par la prière. Une bouche sainte est le résultat de la prière, de beaucoup de prières; une bouche courageuse vient de la prière, de beaucoup de prières. L’Eglise de Jésus-Christ et même le monde, Dieu et même les cieux, doivent beaucoup aux lèvres de l’apôtre Paul; et la bouche de l’apôtre est redevable de sa puissance à la communion avec son Dieu.
Combien multiple, illimitée, précieuse et utile est la prière, pour le serviteur, de tellement de façons, sur des points si nombreux, de toutes les manières! Une de ses grandes valeurs est qu’elle aide grandement son cœur.
La prière fait du serviteur un prédicateur de cœur. Elle met le cœur du prédicateur dans ses sermons; elle grave son sermon dans son cœur.
Le cœur fait le prédicateur, les hommes de grand cœur sont de grands messagers. Les mauvais cœurs font parfois un peu de bien, mais c’est rare. Le mercenaire et l’étranger peuvent aider les brebis de quelque manière, mais c’est le bon berger, avec un cœur de bon berger, qui est en bénédiction aux brebis, et répond pleinement à sa vocation.
Nous avons souligné tellement la nécessité de préparer le sermon, que nous avons perdu de vue ce qu’il est plus important de préparer: le cœur. Un cœur préparé est bien meilleur qu’un sermon préparé. Un cœur préparé donnera un sermon efficace. Des quantités de livres ont été écrits, montrant les lois et les façons de bien faire un sermon, et nous avons fini par être possédés de l’idée que cet échafaudage est la maison. Les écoles ont enseigné au jeune serviteur à porter toute son attention sur la forme, le goût, et la beauté de son discours, comme une production technique et intellectuelle. Nous avons ainsi cultivé parmi les gens un goût vicieux, et suscité leur besoin de talents plutôt que de grâce, d’éloquence plutôt que de piété, de rhétorique plutôt que de révélation, de réputation et d’éclat plutôt que de sainteté. De cette manière, nous avons perdu l’idée juste d’une vraie prédication; nous avons perdu la puissance d’élocution, perdu la mordante conviction de péché, perdu de riches expériences et l’élévation d’un vrai caractère chrétien, perdu l’autorité sur les consciences et les vies, qui sont toujours le résultat d’une authentique révélation reçue d’En-Haut.
Cela ne servirait à rien de dire que les anciens étudient trop; quelques-uns d’entre eux ne le font pas du tout; d’autres, pas assez. Beaucoup n’étudient pas de la bonne manière pour être des serviteurs approuvés du Maître. Notre grand manque n’est pas celui de la culture cérébrale, mais de celle du cœur; ce n’est pas notre manque de connaissance qui est notre plus triste et frappant défaut, mais notre manque de sainteté; non que nous connaissions trop, mais nous ne méditons pas sur Dieu, étant ouverts à Sa Parole vivante; nous ne veillons pas, nous ne jeûnons pas, et nous ne prions pas assez. Le cœur, voilà le grand empêchement à nos paroles. Des propos fertiles en vérités divines sont, avec nos cœurs, comme des fils électriques qui seraient non conducteurs; arrêtés net, ils retombent sans puissance.
L’ambition, qui convoite la louange et les premières places, peut-elle prêcher l’Evangile de Celui qui s’est humilié jusqu’à perdre toute réputation, jusqu’à prendre sur Lui la forme d’un serviteur ? L’orgueilleux, le vain, l’égocentrique, peuvent-ils prêcher la Bonne Nouvelle de Celui qui était humble parmi les humbles? Le mauvais caractère, l’impatient, l’égoïste, l’autoritaire, le mondain, peuvent-ils annoncer un système qui regorge d’humilité, de renoncement à soi, de tendresse, et qui impérativement, exige la séparation de toute inimitié, la crucifixion au monde? Le mercenaire  » officiel « , sans cœur, qui se débarrasse de son travail, peut-il prêcher l’Evangile de Celui qui réclame que le berger donne sa vie pour les brebis? L’avare, qui compte son salaire et son temps, peut-il prêcher l’Evangile jusqu’à ce que son cœur soit d’accord, et puisse dire, dans l’esprit de Christ, et dans les paroles de Wesley:  » Je le regarde comme du fumier et du rebut; je le foule aux pieds; je l’estime (non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui agit en moi) comme la boue des rues, je ne le désire point, et ne le cherche point » ? La révélation de Dieu n’a nullement besoin des lumières du génie humain, du poli et de la force culturelle humaine, des enjolivures de la pensée d’en bas, ni de la force de l’esprit humain pour l’orner ou la renforcer; mais ce qu’elle exige, par contre, c’est la simplicité, la docilité, l’humilité, et la pleine confiance d’un enfant.
Ce fut cette abdication et cette subordination de l’intellect et du génie à la puissance de l’Esprit Saint qui rendit Paul incomparable parmi les apôtres. Ce fut cela qui donna à Wesley sa puissance.
Notre grand besoin est que nos cœurs soient préparés. Luther énonçait comme une loi cette vérité:  » Celui qui a bien prié a bien étudié. » Nous ne voulons pas dire que les hommes ne doivent pas penser ou utiliser leur intelligence, mais ils utiliseront bien mieux leur intelligence s’ils cultivent davantage leur cœur. Cela ne veut pas dire que les témoins ne doivent d’abord être des étudiants; mais nous voulons dire que leur grande étude doit être la Bible, et celui qui l’étudie le mieux est celui qui garde son cœur avec diligence. Nous ne voulons pas exprimer la pensée que les serviteurs de Dieu ne doivent pas connaître les hommes; mais est le plus capable de connaître la nature humaine, celui qui a sondé les profondeurs et les tortuosités de son propre cœur. Nous affirmons que, bien que le canal de la prédication soit l’entendement, sa source est le cœur; vous pouvez élargir et approfondir le canal, mais si vous ne faites pas attention à la pureté et à la profondeur de la source, vous aurez un canal desséché ou empoisonné. Ce que nous affirmons est ceci : bien que chaque homme, doué d’une intelligence moyenne, ait suffisamment de sens pour prêcher l’Evangile, très peu d’entre eux ont suffisamment de grâce pour le faire. Nous proclamons que seul celui qui a combattu son propre cœur et l’a vaincu, a ainsi appris l’humilité, la foi, l’amour, la vérité, la miséricorde, la sympathie, le courage. Il peut répandre les riches trésors d’un cœur ainsi éprouvé, au travers d’une intelligence humaine toute empreinte de la puissance de l’Evangile, sur les consciences de ses auditeurs: un tel homme sera le plus vrai et le plus fécond ambassadeur aux yeux de Son Seigneur. Ce seul message qui puisse sauver le monde est celui de l’Evangile donné par un cœur brisé, ce ne sont pas les  » têtes » qui peuvent sauver. Génies, cerveaux, supériorité, force intellectuelle, dons naturels ne peuvent sauver. L’Evangile se répand au travers des cœurs. La véritable puissance qui dure est celle qui coule au travers du cœur. Les plus douces et aimables grâces sont celles du cœur. Les grands cœurs font des caractères divins. Dieu est Amour. Il n’y a rien de plus grand que l’Amour, rien de plus grand que Dieu. C’est le cœur, et non la tête, qui fait les grands hommes de Dieu. Le cœur est le plus important dans tous les exercices religieux. C’est le cœur qui doit parler pendant le message, et ce sont les cœurs qui doivent être auditeurs dans la salle. En fait, nous servons Dieu avec nos cœurs. Les louanges des lèvres ne montent pas jusqu’au ciel.
Nous croyons que l’une des erreurs les plus sérieuses et les plus généralement admises dans la prédication moderne, c’est de mettre plus de pensées que de prière dans le message, plus de tête que de cœur dans les sermons. De grands cœurs font de grands serviteurs; des cœurs bons font de bons prédicateurs. Une Faculté de Théologie pour élargir et cultiver le cœur est la chose dont on regrette le plus l’absence dans la proclamation de l’Evangile. Les responsables sont les modèles des rachetés; ils les conduisent par le cœur. Ceux-ci peuvent admirer leurs dons, être fiers de leurs capacités, être touchés momentanément par leurs sermons; mais le centre de leur puissance reste leur cœur.
Le Bon Berger donne Sa Vie pour Ses brebis. Ce n’est jamais l’intellect qui a fait les martyrs. C’est le cœur qui soumet sa vie à l’amour et à la fidélité. Il faut un grand courage pour être un serviteur fidèle; mais c’est le cœur seul qui peut pourvoir à ce courage. Les dons et le génie ne peuvent être braves que s’ils passent par le cœur, non par la tête.
Il est plus facile de meubler son intelligence que de préparer son cœur. Il est plus simple de donner un sermon cultivé que des paroles qui sortent du cœur. C’est par le cœur que le Fils de Dieu a été arraché du ciel. Et c’est par le cœur que les hommes seront attirés jusques aux cieux. Le monde a besoin d’hommes de cœur pour compatir à ses malédictions, pour embrasser ses angoisses, pour sympathiser avec sa misère, et pour soulager ses souffrances. Christ fut par-dessus tout l’homme de douleur, et cela, parce qu’il fut, éminemment, un homme de cœur.
 » Donne-moi ton cœur « , tel est l’ordre que Dieu adresse à l’homme.  » Donne-moi ton cœur  » est aussi l’exigence des hommes entre eux.
Un ministère professionnel est un ministère sans cœur. Quand le salaire y joue un grand rôle, le cœur y est pour peu de chose. Nous pouvons faire du sermon notre travail, et ne pas mettre notre cœur dans ce travail. Celui qui se met en avant dans son message met son cœur en arrière. Celui qui ne sème pas avec le cœur dans son étude, ne moissonnera jamais pour Dieu. Le lieu secret est le lieu où le cœur étudie. C’est là que nous apprenons plus à prêcher et que prêcher, que tout ce que nous pourrons lire dans nos bibliothèques.  » Jésus pleura » est le verset le plus court et le plus grand de la Bible. C’est celui qui s’avance en pleurant (et non en prêchant de grands sermons), portant la précieuse semence, qui reviendra dans la joie, tenant ses gerbes dans ses bras (Psaumes 126). La prière donne du bon sens, apporte de la sagesse, élargit et fortifie l’entendement. Le lieu secret est un parfait Maître d’école pour le serviteur. La pensée n’est pas seulement illuminée et clarifiée par la communion avec le Seigneur, mais c’est là qu’elle naît. Nous pouvons apprendre plus en une heure de communion, alors que nous prions vraiment, qu’en beaucoup d’heures d’étude. On trouve, dans l’intimité avec Dieu, la révélation de son Saint Livre qui ne peut être reçue ailleurs, des « communications intimes » qui ne sont données dans aucun autre lieu.
Référence: Puissance par la prière, E.M. Bounds – Editions du CCBP

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La part de l’homme dans la plan de Dieu, par Jean-Luc Burnod http://www.blogdei.com/15443/la-part-de-lhomme-dans-la-plan-de-dieu-par-jean-luc-burnod/ http://www.blogdei.com/15443/la-part-de-lhomme-dans-la-plan-de-dieu-par-jean-luc-burnod/#comments Mon, 08 Aug 2011 12:12:14 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15443

 

blog porte parole

« Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Maître, laisse-le encore cette année ; d’ici-là je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas. » (Luc 13 : 6-9.)

Cette étude est dédiée à tous ceux qui sont actuellement dans la même situation que ce figuier et qui sont donc maintenant dans le délai -supplémentaire, mais limité- que le vigneron a négocié pour eux. Puisse cet enseignement être comme de l’engrais qui leur donne les moyens de répondre sans perdre de temps aux attentes légitimes de Celui qui les a établi dans sa vigne.

Le fruit.

« lorsqu’une terre abreuvée de pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui elle est cultivée, elle a part à la bénédiction de Dieu. Mais si elle produit des épines et des chardons, elle s’avère sans valeur ; elle est en passe d’être maudite, et elle finit par être brûlée. » (Heb. 6 : 7-8.)

Cet avertissement devrait être pris très au sérieux, car si Dieu arrose effectivement de sa grâce ceux qui sont entrés dans son Alliance, il n’en reste pas moins vrai qu’Il attend de notre part une réponse qui en soit le prolongement. Remarquons que depuis le début de l’histoire humaine, la chute et le salut sont des histoires de fruits, consommés, produits, ou offerts par les humains. C’est la production de ce fruit que j’appelle : « la part de l’homme ».

Adam et Eve ont mangé d’un fruit défendu. Caïn et Abel vont offrir en holocauste à Dieu le fruit de leur activité. Abraham va attendre de longues années le fruit de la promesse que Dieu lui avait faite. Dieu va planter une vigne (Israël) et faire tout ce qui est en son pouvoir pour qu’elle fructifie, mais Il va finir par la livrer aux nations car elle ne lui a pas donné le fruit attendu (Ésaïe 5 : 1-7.). Et l’histoire du monde sera achevée par une moisson et une vendange qui mettront en lumière le fruit de la foi de chacun.

« Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche » (Jean 15 : 2.)

La Parole nous avertit de différentes manières que ceux qui ne portent pas le fruit attendu n’auront point part au Royaume de Dieu. Mais ce qui est important d’approfondir ici, c’est que cette parole nous montre qu’ il existe des sarments qui sont pourtant « en Christ », mais qui, pour une raison que nous allons chercher à mettre en lumière, ne portent pas le fruit attendu et seront donc retranchés eux aussi !

Au travers de ce que nous avons lu jusqu’ici, nous voyons que « la part de Dieu » consiste à nous amener dans sa vigne, à nous greffer sur le bon Cep, à nous donner « tout ce qui contribue à la vie et à la piété », mais qu’Il attend de nous un résultat qui le glorifie. Cette « part de l’homme », qui est de la responsabilité de chacun de nous, c’est le « fruit » attendu est clairement défini dans l’épitre aux Galates :

« le fruit de l’Esprit est :

amour,
joie,
paix,
patience,
bonté,
bienveillance,
fidélité, douceur,
maîtrise de soi »

(Gal. 5 : 22.)

Diagnostic.

Il est important d’enlever nos œillères et de bien examiner où nous en sommes concernant ce fruit que Dieu attend de voir s’épanouir dans nos vies.

« Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec… » (2 Cor. 13 : 5.)

Comme nous le disait le Seigneur, il est bien évident que même en faisant beaucoup d’efforts, des chardons ne pourront jamais produire des figues (Mat. 7 : 16.). C’est une question de nature. De même pour nous, si le fruit de l’Esprit ne se manifeste pas dans nos vies, ce n’est pas toute une série d’œuvres religieuses supplémentaires (prière, jeûnes, assiduité aux réunions, etc…) qui nous permettront de changer de nature. Il nous faut une transformation complète et surnaturelle de notre identité intérieure. Et cette transformation ne peut s’effectuer que par une foi persévérante et patiente.

Je crois qu’il est important de bien nous rappeler ce que la Réforme a fermement remis à la place centrale et que Paul posait comme base du salut :

« C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Eph. 2 : 9.)

Produire le fruit de l’Esprit ne peut donc venir que par la foi dans la Parole du Dieu Tout Puissant qui nous annonce l’Œuvre qu’Il va Lui-même accomplir en nous. Car ce n’est que de cette façon que toute la gloire reviendra au Seul qui la mérite.
« Éternel, tu mets en nous la paix,
Car tout ce que nous faisons
C’est toi qui l’accomplis pour nous. »

(Es. 26 : 12.)

L’Alliance de la promesse.

Prenons l’exemple d’Abraham, notre père en la foi. Sa relation avec Dieu et ses expériences nous permettront de mieux comprendre quels sont ces anciens sentiers de la foi sur lesquels nous devrions marcher à sa suite.

C’est Dieu qui établit son alliance avec Abraham, et Il le fait sans conditions. Ce n’est pas du donnant-donnant, comme l’alliance de la Loi par Moïse, qui est conditionnelle à la pratique d’oeuvres justes. L’Alliance de Dieu avec Abraham est basée sur une annonce et une promesse, tout comme la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ.

Dieu n’a pas demandé à Abraham de faire une œuvre de justice pour obtenir cette promesse, Il lui a annoncé son projet et Abraham y a adhéré avec foi. Et sa justice est venue par ce moyen, selon ce qui est écrit :

« Que dit en effet l’Écriture? Abraham crut Dieu, et ce lui fut compté comme justice. » (Rom. 4 : 3 – Gen. 15 : 6.)

Tâtonnements…

Après, Abraham a cherché cette promesse en tâtonnant, comme le dit Paul à Athènes (Actes 17 : 27.) et aussi le prophète Malachie (2 : 15.), avec les conséquences que nous savons (naissance d’Ismaël et conflit encore actuel avec Isaac). Ce n’était pas vraiment un manque de foi, mais Sarah et son mari ont voulu donner un « petit coup de pouce au Seigneur », pour essayer d’accomplir Ses promesses. Or, Dieu n’a pas besoin de nos bricolages tâtonnants pour accomplir cette œuvre humainement impossible qu’Il a décidé de sa propre autorité. Pourtant, malgré le fait qu’Il soit Tout Puissant, Il ne le fera pas sans la participation active de ceux qui ont cru. Car au travers de son Alliance, Dieu nous appelle à collaborer à son Œuvre en devenant « participants de sa Nature Divine ».

Mais pour que le projet divin s’accomplisse, il faudra une profonde maturation et un dépouillement des pensées humaines. Jusqu’à ce que le regard d’Abraham ne soit plus fixé (obsessionnellement) sur le sujet promis, mais soit orienté plus haut, vers Celui qui lui a fait la promesse. Il faudra que la puissance de Dieu en lui l’amène plus loin que le pardon, jusqu’à l’intercession pour ses ennemis, pour que l’Oeuvre de l’Éternel s’accomplisse enfin au travers de son couple. Il est important de remarquer que c’est en effet après avoir prié pour la guérison de la stérilité des femmes d’Abimlek (qui lui avait pourtant dérobé Sarah pour en faire sa femme), que Dieu intervient « au temps fixé » en faveur de cette même Sarah et lui permet de devenir enceinte d’Isaac, « l’enfant de la promesse » (Gen. 20 : 17 à 21 : 2.).

Engendrement spirituel.

Nous avons au travers de cette histoire un « type », un schéma, du processus d’engendrement de la Parole divine dans l’Alliance de la promesse :

1) Dieu annonce son projet;

2) L’homme le reçoit avec foi;

3) Il se met en marche, sans savoir où il va;

4) Il avance en tâtonnant, tout en étant transformé intérieurement jour après jour par Celui qui le guide;

5) Lorsqu’il demeure fermement dans son rôle d’intercesseur, il sort de la stérilité (qui a cependant permis cette maturation) et parvient à l’accomplissement glorieux de la promesse divine.

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Comment vaincre le péché, de Charles Finney http://www.blogdei.com/15439/comment-vaincre-le-peche-de-charles-finney/ http://www.blogdei.com/15439/comment-vaincre-le-peche-de-charles-finney/#comments Mon, 08 Aug 2011 12:11:14 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15439

le sarment
 

Cette vision de Charles Finney a été très controversée à l’époque où il l’a enseignée, car il était accusé de remettre en cause les enseignements de la sanctification tels qu’ils étaient prêchés à ce moment. Ce que l’auteur expose ici est un retour aux fondamentaux enseignés par Paul, qui fait de Christ non seulement notre salut, mais aussi notre sanctification. Finney s’est élevé contre une pratique religieuse de la sanctification, pour ramener les chrétiens à dépendre entièrement de Christ et de sa force pour marcher dans une union vivante avec Celui qui a été fait pour eux sanctification. Cette vision n’exonère nullement le croyant de porter sa croix, de marcher par la foi (et de mettre en action la foi), ou de combattre, mais il replace les choses dans leur ordre biblique : d’abord le fondement (Christ), puis le moyen (Christ) et enfin le but (Christ).

Finney voulait se démarquer nettement des enseignements de l’époque, et, ce faisant, présentait une pensée tranchante qui pouvait entraîner le croyant dans un excès inverse que celui qu’il dénonçait. Ce texte précieux a donc été amplifié de commentaires afin de pallier à l’aspect polémiste de la pensée, qui empêchait l’auteur de donner une vision plus complète, à une époque pleine de compromis et de tiédeur.
 
 

« Constamment, au cours de mon ministère, j’ai rencontré beaucoup de chrétiens dans un état misérable. Ils étaient esclaves du monde, de la chair ou du diable. Ce n’est certainement pas un état qui convient à un chrétien, car l’apôtre Paul a clairement dit : “Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.”

J’ai été attristé, tout au long de ma vie chrétienne, de voir tant de chrétiens vivre dans cet esclavage décrit dans le chapitre sept de l’Epître aux Romains. Ils pêchent, prennent la résolution de changer, et chutent à nouveau. Il est particulièrement triste, et même angoissant, de voir beaucoup de pasteurs et de conducteurs chrétiens donner des instructions complètement fausses sur la manière de vaincre le péché. Je regrette d’avoir à le dire, mais la plupart des conseils qui sont donnés sur ce sujet se résument à ceux-ci : “Examinez vos péchés en détail, prenez la résolution de ne plus pécher, et luttez contre vos péchés, dans la prière et le jeûne s’il le faut, jusqu’à ce que vous obteniez la victoire. Soyez fermement décidé à ne pas retomber dans le péché. Persistez dans cette attitude jusqu’à ce que vous ayez pris l’habitude d’obéir, et que vous ayez définitivement rompu avec vos anciennes habitudes pécheresses.
 

Bien entendu, on ajoute généralement : “Dans ce combat, vous ne devez pas dépendre de vos propres forces, mais de l’aide de Dieu.” Bref, l’enseignement qui est donné revient en général à dire ceci : la sanctification s’obtient par les oeuvres, et non par la foi.

(Commentaire LE SARMENT : Pour un racheté qui se retrouve en échec par un ou plusieurs problèmes, il peut être néanmoins nécessaire de simplement … renoncer à une convoitise, une habitude, un péché. Les Écritures contiennent des enseignements très clairs : « si ton œil est une occasion de chute »… « Vous n’êtes en rien débiteurs à la chair pour vivre selon la chair »… Dans ce sens, la Bible nous encourage clairement à l’action directe, ce qui ne devrait pas nous désolidariser pas de Christ et de sa force, si toutefois nous nous appuyons bien sur Lui. C’est en ce sens que l’auteur veut insister : une sanctification sans Christ, qui se construit sur les propres forces, n’est plus la sanctification.)
 

J’ai remarqué que le Dr Chalmers, dans ses conférences sur l’Epître aux Romains, affirme clairement que l’on obtient la justification par la foi, mais la sanctification par les oeuvres.

(Commentaire LE SARMENT : Cette proposition est équivoque, car il est tout aussi aisé de démontrer bibliquement la chose et son contraire. Finney va certes démontrer brillament que la sanctification s’obtient par la foi, mais il est nécessaire d’ajouter qu’elle se conservera également par la foi dans l’œuvre accomplie de Christ ET par nos choix, notre soumission à la volonté de Christ, donc par une œuvre. Car, de toutes manières, la foi sans les œuvres est morte. Finney combattait une doctrine erronée (la sanctification par la force de caractère humain), mais il faut prendre garde de ne pas trancher, en même temps, une partie saine de la vérité, et du combat spirituel. Comme le dit très bien l’apôtre Paul, « nous avons été sanctifiés en Jésus-Christ, et en même temps appelés à être saints” (1 cor. 1/2).

 

Au début de ma vie chrétienne, j’ai presque été induit en erreur par l’une des résolutions du Président Edwards, qui soutenait que lorsqu’il était tombé dans quelque péché, il revenait à sa source, puis combattait et priait de toutes ses forces jusqu’à ce qu’il ait obtenu la victoire sur ce péché. Une telle attitude dirige notre attention sur notre péché et sur sa source. Quand nous prenons des résolutions et que nous luttons de cette manière, nous gardons les yeux fixés sur le péché et nous les détournons complètement de Christ.

Il est important de dire ici que de tels efforts sont pires qu’inutiles. Ils aboutissent souvent à une séduction. Nous perdons de vue tout d’abord ce qui constitue réellement le péché, ensuite le seul moyen possible de l’éviter. On peut certes ainsi réprimer l’acte extérieur, mais nous ne touchons pas du tout à ce qui constitue réellement le péché. Le péché n’est pas un acte visible, mais quelque chose d’intérieur. Ce n’est pas un acte mettant en jeu nos muscles. Ce n’est pas une décision de notre volonté, qui fait agir nos muscles. Ce n’est pas un sentiment ou un désir involontaire. Le péché n’est rien d’autre qu’une préférence librement choisie, une décision volontaire de satisfaire un désir personnel. C’est cela qui est à l’origine de toutes les actions, intentions, et décisions qui en découlent, et que l’on appelle communément péché.

Quelle résolution prendre contre cette religion de résolutions et d’efforts pour supprimer le péché et se sanctifier ? L’amour est l’accomplissement de la loi. Mais pouvons-nous produire de l’amour par une résolution ? Pouvons-nous éliminer l’égoïsme par une résolution ? Certainement pas ! Nous pouvons certes supprimer telle ou telle manifestation d’égoïsme, en prenant la résolution de ne plus faire ceci ou cela, ou en priant et en luttant. Nous pouvons adopter une forme extérieure d’obéissance, et nous forcer à obéir à la lettre des commandements de Dieu. Mais il est absurde de vouloir éliminer l’égoïsme de notre nature par une résolution ! De même, il est absurde de se forcer à obéir en esprit aux commandements de Dieu. On ne peut se forcer à aimer, comme la loi de Dieu l’exige.
 

Beaucoup prétendent que le péché commence dans nos désirs. Soit. Mais pouvons-nous contrôler nos désirs par la force de nos résolutions ? Nous pouvons nous abstenir de satisfaire un désir particulier par la force d’une résolution. Nous pouvons faire mieux encore, et nous abstenir de satisfaire nos désirs dans notre vie extérieure. Mais cela ne nous remplit pas d’amour pour Dieu, car c’est cela la véritable obéissance. Nous pouvons devenir des ermites, nous emmurer dans une cellule, et crucifier tous nos désirs et nos appétits. Nous n’aurons réussi qu’à éviter certaines formes de péché, que nous serons parvenus à contrôler.

Mais nous n’aurons pas touché à la racine même du péché. Nos résolutions n’ont pas créé l’amour en nous. Aimer Dieu, c’est Lui obéir véritablement. Tous nos combats contre le péché dans notre vie extérieure, par la force de nos résolutions, n’aboutissent qu’à faire de nous des sépulcres blanchis. Tous nos combats contre nos désirs par la force de nos résolutions ne mènent à rien. Même si nous parvenons à supprimer le péché, dans sa manifestation extérieure ou dans nos désirs intérieurs, cela n’aboutira qu’à la séduction. Nous ne pouvons pas aimer par la force de nos résolutions.
 

Néanmoins, il est important de préciser que l’absence de résistance au péché mènera certainement à la mort, spirituelle d’abord, et physique ensuite.

Tous ces efforts pour vaincre le péché sont parfaitement futiles. Ils sont aussi contraires à l’enseignement de la Bible qu’ils sont futiles. La Bible nous enseigne clairement que le péché ne peut être vaincu que par la foi en Christ. Il a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification, et rédemption. Il est le chemin, la vérité, et la vie. Dieu nous demande de purifier nos cœurs par la foi (Actes 15 :9). Dans Actes 26 :18, il est affirmé que les saints sont sanctifiés par la foi en Christ. Dans Romains 9 :31-32, il est affirmé que les Juifs ne sont pas parvenus à la justice, parce qu’ils l’ont cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. La doctrine de la Bible établit que Christ sauve Son peuple du péché par la foi. C’est par la foi que nous pouvons recevoir l’Esprit de Christ, pour qu’Il demeure dans notre cœur. La foi est agissante par l’amour. L’amour est produit et maintenu par la foi. C’est par la foi que les chrétiens peuvent vaincre le monde, la chair et le diable. C’est par la foi qu’ils peuvent éteindre les traits enflammés du malin. C’est par la foi qu’ils peuvent se revêtir du Seigneur Jésus-Christ, et se dépouiller du vieil homme et de ses oeuvres. C’est par la foi que nous combattons le bon combat. Ce n’est pas par nos résolutions. Par la foi, nous tenons ferme. Par nos résolutions, nous chutons. La foi est la victoire qui triomphe du monde. C’est par la foi que la chair peut être dominée et les désirs charnels maîtrisés.

(Commentaire LE SARMENT : L’accent est mis ici, avec pertinence, sur l’importance de la foi (en Christ et dans son œuvre parfaite), et il paraît important d’ajouter encore que sans œuvres consécutives à la révélation de la foi, cette foi sera morte. Il est exact que beaucoup de chrétiens ont été égarés dans une vision humaine de la sanctification, et une pratique reposant sur la volonté ou sur la loi. Et le texte de Finney repose les bonnes bases de la révélation. Mais il existe également beaucoup de chrétiens qui espèrent que Dieu fera les choses, s’ils s’emploient simplement à entretenir la foi qu’il a promis qu’il agirait dans ce sens. C’est une autre séduction. Tout ce qui porte à l’inaction, et à l’indifférence à l’égard du péché, voire à la démission de la volonté, est nocif. Nous constatons donc que la vérité majeure, déterminante, de la vraie sanctification, a été placée entre deux pôles qui peuvent se révéler tout aussi nocifs et néfastes l’un que l’autre.)
 

En vérité, c’est simplement par la foi que nous recevons l’Esprit de Christ, qui produit en nous le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir. Il répand Son amour dans nos cœurs, en enflammant le nôtre. Chaque victoire sur le péché est remportée par la foi en Christ. Si nos pensées s’écartent de Christ, si nous prenons des résolutions, si nous luttons contre le péché, consciemment ou non, nous agissons par nos propres forces. Nous rejetons l’aide de Christ, et nous sommes profondément séduits. Seules la vie et l’énergie de l’Esprit de Christ en nous peuvent nous sauver du péché. Cette énergie salvatrice en nous ne peut agir que par la foi. Combien de temps ceux qui enseignent l’Evangile négligeront-ils cette réalité, tout au moins de manière pratique ?
 

Jusqu’où s’enfoncent donc dans le cœur de l’homme les racines de la propre justice et de la confiance en soi ? Elles sont si profondes que l’une des leçons les plus difficiles pour un être humain est d’apprendre à renoncer à la confiance en soi pour s’en remettre entièrement à Christ. Quand nous Lui faisons pleinement confiance et que nous Lui ouvrons la porte, Il entre et fait en nous Sa demeure. Il répand en nous Son amour et vivifie toute notre âme, qui vibre à l’unisson avec Lui. Il purifie notre cœur par la foi, comme Il l’entend, et seulement comme Il l’entend. Il maintient notre volonté dans une attitude d’adoration. Il vivifie et contrôle nos affections, nos désirs, nos appétits et nos passions. Il devient notre sanctification.
 

Hélas! A cause de son aveuglement qui la déroute complètement, l’âme languit après sa délivrance de la puissance du péché. J’ai souvent entendu des enseignements légalistes sur ce sujet, jusqu’au point où j’avais envie de hurler ! Je suis parfois stupéfait d’entendre des chrétiens critiquer l’enseignement que j’expose dans cet article, sous prétexte qu’il nous conduit dans un état de passivité, où nous recevons le salut sans exercer aucune initiative. Quelles ténèbres dans une telle objection ! La Bible enseigne que nous recevons, par la foi en Christ, une influence intérieure qui stimule et dirige toute notre activité. C’est par la foi que nous recevons Son influence purificatrice, jusqu’au cœur de notre être. La vérité qu’Il révèle directement à notre âme donne la vie à tout notre être intérieur, et nous place dans une attitude d’obéissance de cœur. C’est la seule manière de vaincre le péché ! Il n’y en a pas d’autre !
 

Quelqu’un pourra dire : Mais l’apôtre Paul ne nous exhorte-t-il pas à travailler à notre salut avec crainte et tremblement ? N’est-ce pas une exhortation à faire ce que vous condamnez dans votre article ? Nullement ! Dans Philippiens 2 :12-13, Paul dit aussi : “Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir”. Il s’agit là d’une exhortation non pas à travailler par la force de nos résolutions, mais par une opération intérieure de Dieu dans nos cœurs. C’est précisément la doctrine que je développe dans cet article. Paul a constamment enseigné à l’Eglise que Christ dans notre coeur est notre sanctification, et que nous devons recevoir Son influence par la foi. On ne peut l’accuser d’enseigner dans ce passage que nous devons travailler à notre sanctification par nos résolutions, en nous efforçant de supprimer nos mauvaises habitudes pour les remplacer par des bonnes ! Ce passage des Ecritures souligne parfaitement la coopération de Dieu et de l’homme dans l’oeuvre de sanctification. C’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire. Mais c’est à nous d’accepter par la foi Son oeuvre intérieure. C’est à nous de vouloir et de faire, selon Son bon plaisir. La foi est un état actif et non passif. Une sainteté passive est impossible et absurde. Que personne ne dise, lorsque nous exhortons les chrétiens à faire entièrement confiance à Christ, que nous leur demandons d’être passifs vis-à-vis de l’influence divine qui agit en nous. Cette influence est morale et non physique. Elle agit par la persuasion et non par la force. Elle influence notre libre volonté … Elle agit donc par la vérité et non par la contrainte.
 

Oh! Si tous pouvaient bien comprendre que toute vie spirituelle en nous est directement reçue de l’Esprit de Christ par la foi, comme le sarment reçoit sa vie du cep ! Rejetons cette religion de résolutions ! C’est un piège mortel ! Cessons tout effort de vouloir mener une vie sainte, si notre cœur n’est pas rempli d’amour pour Dieu ! Oh ! Puissent les hommes apprendre à regarder directement à Christ par l’Evangile ! Qu’ils puissent demeurer tellement proches de Lui, par un acte de foi et d’amour, qu’ils seront toujours en harmonie avec Sa pensée ! C’est cela, et seulement cela, la sanctification ! »
 

Charles Finney extrait de «La puissance d’en haut» Chapitre 10
 

Commentaire LE SARMENT : Les accusations de prôner une sanctification passive, dont a souffert C. Finney, se comprennent parce que la vérité est une ligne droite tracée entre deux erreurs. Les incompréhensions se glissent vite dans nos tentatives d’explication, surtout sur un tel sujet qui nécessite non seulement un enseignement correct, mais surtout une mise en pratique personnelle qui seule, éclairera complètement la compréhension.
 

En définitive, l’auteur plaide pour une communion avec Christ, Celui qui donne en même temps la foi, la force et la vie, qui nous sont indispensables pour marcher et mener les combats de la foi. Et c’est seulement si les choses sont vécues dans le bon ordre que nous pouvons ensuite travailler à notre salut et marcher par l’Esprit dans la sanctification inspirée par Christ. Comme Paul le dit aux Corinthiens (1/3, v. 10 à 15), il convient de poser le fondement, le bon fondement, et de construire, ensuite, par dessus, au moyen de matériaux précieux.
 

La mise en avant de la foi est primordiale et en même temps nous devons veiller à ce que l’œuvre de la foi, sa mise en action, ne soit pas occultée. Il est vrai que partout où l’action est placée avant la foi, c’est la religion qui s’installe, et la marche par les œuvres. C’est une marche difficile parce que l’âme qui est dans l’homme résiste à abandonner ses prérogatives, espérant parvenir à une appropriation de la gloire et de la divinité. Ainsi, la sanctification, telle que le révèle Finney, est étroitement liée à la croix et à notre crucifixion personnelle – d’une manière accomplie en Christ, mais aussi d’une manière réelle et concrète. Pour le chrétien, la mort doit être vécue d’une manière vivante, sinon elle n’est qu’un concept. Et alors la sanctification demeure une théorie.

Extrait de «La puissance d’en haut»
 

lire aussi : « la part de l’homme dans le plan de Dieu, par Jean-Luc Burnod »

 

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Un moment dans sa colère, une vie dans sa faveur, par Jérôme Prekel http://www.blogdei.com/15338/un-moment-dans-sa-colere-une-vie-dans-sa-faveur-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/15338/un-moment-dans-sa-colere-une-vie-dans-sa-faveur-par-jerome-prekel/#comments Tue, 02 Aug 2011 09:06:25 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=15338

Un moment dans sa colère, une vie dans sa faveur

“Alors l’ange de l’Eternel prit la parole et dit: Eternel des armées, jusques à quand n’auras-tu pas compassion de Jérusalem et des villes de Juda, contre lesquelles tu es irrité depuis soixante-dix ans? L’Eternel répondit par de bonnes paroles, par des paroles de consolation, à l’ange qui parlait avec moi. Et l’ange qui parlait avec moi me dit: Crie, disant: Ainsi dit l’Éternel des armées: Je suis jaloux d’une grande jalousie à l’égard de Jérusalem et à l’égard de Sion; et je suis saisi d’une grande irritation contre les nations orgueilleuses; car je n’étais que peu irrité, mais elles ont contribué au mal. C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel: Je reviens à Jérusalem avec compassion; ma maison y sera rebâtie, et le cordeau sera étendu sur Jérusalem. Crie de nouveau, et dis: Ainsi parle l’Eternel des armées: Mes villes auront encore des biens en abondance; l’Eternel consolera encore Sion, il choisira encore Jérusalem”. (Zacharie 1/12)

C’est un beau message pour tout ce qui est tombé, tout ce qui a souffert des conséquences de ses inconséquences, tous ceux qui ont abandonné l’Eternel et qui ont eu à subir le poids de son courroux.

Car il n’y a qu’un moment en sa colère, [mais il y a toute] une vie en sa faveur; la lamentation loge-t-elle le soir chez nous? le chant de triomphe y est le matin. (Psaume 30/5)

Ceux qui ont eu à connaître la colère de Dieu ne sont pas inférieurs à ceux qui ne l’ont jamais connue. Il est important de posséder une connaissance vivante de toutes choses, et on ne peut pas comprendre ce que Dieu entend lorsqu’il emploie le mot “jalousie” si nous n’avons pas expérimenté sa discipline, car sa discipline est un jugement d’amour. Ces choses forgeront en nous une crainte saine et vivante de l’Eternel. Adam et Ève représentaient l’humanité, et l’humanité avait besoin d’éprouver par l’expérience que toute parole de Dieu est vraie. Et que tout ce qui se dresse contre la connaissance de Dieu, la dépendance à son amour, l’obéissance à sa sagesse, vient des ténèbres. Le prix est élevé, mais la valeur est inestimable.

Alors ne soyons pas abattus par nos expériences négatives, car la Parole de Dieu est vraie : toutes choses concourent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8/28) et surtout : que Dieu aime. Il connaît le cœur de l’Homme, c’est pourquoi Il s’est révélé à nous comme Celui qui est lent à la colère, Celui qui a compassion de nos faiblesses, et Celui qui ne garde pas sa colère à toujours.

La répréhension de l’Eternel est indispensable à la nature humaine, tout simplement parce que le péché est inhérent à cette dernière. Qui entrerait dans la révélation de la grâce et de la miséricorde divine sans l’erreur et la culpabilité, sans la juste condamnation ? DEVENIR des enfants de Dieu consiste à marcher dans la vérité et à persévérer jusqu’au bout dans Sa justice … et sur ce chemin, “sept fois le juste tombe, et sept fois il se relève[1]”; à chaque fois qu’il tombe, c’est qu’il a failli dans sa confiance et dans sa sanctification, et à chaque fois qu’il se relève, il est plus fort dans Son amour, parce que son relèvement est fondé dans l’amour de Dieu. Toute la discipline qui découle de ces expériences négatives a pour but de faire naître en lui le fruit paisible de SA justice.

Hébreux 12/6 : “car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ».

©Le Sarment/Jérôme Prekel

www.lesarment.com

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