Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Problématiques chrétiennes http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Fri, 21 Oct 2011 00:01:09 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 Parole de foi et d’apparences, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/16424/parole-de-foi-et-dapparences-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/16424/parole-de-foi-et-dapparences-par-jerome-prekel/#comments Wed, 12 Oct 2011 06:56:33 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16424

Jérôme Prékel / blogdei

«La grâce est à marée basse dans l’âme quand celle-ci vient à se demander jusqu’où elle peut aller en conformité avec le monde. » (Charles Spurgeon)

Puisque le sujet de cet article consiste à dénoncer ce qui éloigne les enfants de Dieu de la Parole de Dieu, je soumet ce projet d’article à votre jugement : comment un chrétien, un responsable spirituel, doit-il réagir face aux propositions citées ci-après ? Devons-nous les agréer, les tolérer, les ignorer, ou les reprendre ?

“Nous vous invitons à notre Conférence des Femmes extraordinaires dont le thème cette année est : « Prends soins de Toi ». Nous vous donnons rendez vous les : jeudi 10 novembre 2011 à 19h30 : Soirée d’ouverture. Vendredi 11 novembre 2011 à 19h30 : Prédication. Samedi 12 novembre 2011 de 9h30 à 10h : Café/Croissant. Samedi 12 novembre 2011 de 10h30 à 12h00 : Prédication. Samedi 12 novembre 2011 à 15h30 : Tea Party. Dimanche 13 novembre à 10h & à 16h30. Différents ateliers seront mis à votre disposition : le samedi 12 Novembre de 12H30 à 15H15 et le Dimanche 13 Novembre de 14H à 16H dans lesquels seront abordés les thèmes suivants :
- Nutrition – Santé – Cheveux – Soin – Beauté – Maquillage – Femmes
Célibataires épanouies – Comment trouver son Mari…
Alors surtout, ne venez pas SEULE. Invitez vos amies, vos familles, vos collègues et attendez-vous à ce que l’Esprit va faire. Inscrivez-vous aux repas (et ne venez pas les mains vides) et surtout n’oubliez pas que : Quand des femmes ordinaires entrent ensemble dans la présence de Dieu, elles deviennent des femmes Extraordinaires… »
Extrait du cv de l’oratrice : « Pasteure aux côtés de son mari, la Pasteure S. R., de la grande église P. C. C., prêche et enseigne la Parole avec passion et dynamisme”.

Projet de réaction : Il fut un temps où la doctrine des apôtres de l’Église de la Première Foi enseignait à la femme (et à tous) que ce qui était important n’était PAS l’apparence extérieure, mais la personne intérieure et son fruit spirituel : “Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu” (1 Timothée 2/9). Cette vision de Paul — souvent soupçonné de mysogynie — est également partagée par Pierre, qui lui, était marié : “Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu” (1 Pierre 3/3). La Bible est muette sur le maquillage, car cette pratique a longtemps été réservée aux prostituées. Bien sûr, la culture a changé ces critères. Même les hommes se maquillent aujourd’hui.^^

Je pense que ces hommes de Dieu s’appuyaient (entre autres) sur d’anciennes Écritures qui disaient que “la grâce est trompeuse, et la beauté est vaine : la femme qui craint l’Eternel (et sa parole) est celle qui sera louée” (Proverbes 31/30). Comprenez : travailler sur sa grâce et sur sa beauté est totalement inutile dans une perspective spirituelle, à l’inverse de travailler à écouter et obéir à la Parole de Dieu.

Mais aujourd’hui, l’Église en pleine crise de foi (que certains appelleront apostate) enseigne à la femme comment elle doit prendre soin d’elle-même, de sa taille et de ses cheveux, d’entretenir sa beauté et d’avoir recours à un maquillage intelligent. Le traitement sur-saturé de ces sujets par les magazines féminins ne suffit plus : donnons une place à ces thèmes porteurs dans l’Église ! Le conditionnement des mentalités féminines par l’esprit du monde ne suffit pas : faisons-en un sujet spirituel, comme si cette pensée venait de la Bible. On notera au passage qu’il aurait été difficile d’imaginer qu’un homme pasteur enseigne sur ces sujets, mais aujourd’hui, dans l’Église moderne, une femme pasteur peut pallier à ce manque. Ici, elle spiritualise la chair, et là, elle spiritualise l’impudicité
Sur le site de cette église française (PCC), on cite une autre pasteure qui évolue dans la même vision et qui a écrit le best-seller au titre évocateur : “Sois libre, sois mince”. Tout un programme, dont la dimension spirituelle n’échappera à personne.

Alors : doit-on ou ne doit-on pas prendre soin de soi-même ? Les tenants (et les tenantes) de la Vérité qui place l’être humain au centre, nous expliquent que nous devons nous aimer nous-même, sinon, nous ne pourrons pas aimer les autres. Dans certains cas, c’est vrai, mais Jésus, qui a voulu tracer les lignes de forces de la Vérité pour toute l’humanité (et non quelques cas particuliers), a été assez clair, et n’a pas alimenté cette vision d’un évangile à l’eau de rose :
“Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive” (Matthieu 16/24). Renoncer à soi-même, c’est prendre le chemin diamétralement opposé à celui de s’occuper de soi-même. Et je pense que lorsque Jésus a rencontré des personnes qui avaient d’elles-mêmes une image désastreuse (et il en a rencontré !), il ne leur a jamais conseillé de changer de style vestimentaire, de changer de coiffure (ou de coiffeur), ou encore de se payer une thalassothérapie. Il les a encouragées à mourir à elles-mêmes, sans donner (il est vrai) beaucoup de détails sur le chemin, la manière ou les difficultés. Mais je crois qu’on comprend tous l’idée générale…

Dans sa recherche pour saisir le Seigneur Jésus-Christ, l’apôtre Paul explique : “Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres” (1 Corinthiens 9/27). Même si ces paroles ont été mal comprises au cours de certaines époques, on peut percevoir que dans le christianisme de Paul et des apôtres, le but n’est pas de singer le monde alentour, le but n’est pas de sécuriser sa vie pour assurer son bonheur maximum, le but n’est pas de faire de soi-même le but. Car alors c’est un évangile où Dieu est l’alpha, mais où nous sommes l’oméga.

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« Fast food » ou repas du Seigneur? par Nicolas Ciarapica http://www.blogdei.com/16057/fast-food-ou-repas-du-seigneur-par-nicolas-ciarapica/ http://www.blogdei.com/16057/fast-food-ou-repas-du-seigneur-par-nicolas-ciarapica/#comments Sat, 17 Sep 2011 14:45:55 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16057

blogdei

Ndlr: Un article paru sur notre ancien site voxdei le 16/04/2000, qui peut servir de base à une discussion non pas pour diviser et séparer les églises, mais pour creuser le sens du symbole que nous rappelons chaque dimanche.

Lire 1 Corinthiens 11; 18 à 34
et Jean 6; 26 à 58

Chers amis,
Je voudrais cette semaine vous faire réfléchir sur un point qui me tient à coeur: le Repas du Seigneur. Voici un sujet qui touche à la vie-même du chrétien puisqu’il s’agit de sa communion et de son intimité avec le Seigneur. Nous verrons ici comment le sens de cette union a été perverti, et à quelle mascarade se livrent de nos jours les communautés évangéliques de tous poils. Imitant la société de consommation, elles ont introduit l’usage des gobelets plastiques. Pourquoi? C’est ce que nous allons voir… Mais d’abord, j’aimerais parler du vrai Repas, tel que la Bible nous le montre. Il existe entre ce repas et l’ersatz qui en est fait de nos jours la même différence qu’entre un festin chez un grand chef, et un « repas » sur le pouce dans un fast-food !

Le pain: le vrai Corps

Si vous avez relu Jean 6, vous pourrez comprendre que la chair, le pain, c’est le corps de Christ, c’est à dire l’assemblée de Ses élus, de ceux que le Père hisse vers Lui (v.44). Jésus savait dès le commencement qui seraient ceux qui le trahiraient. Nous voyons donc dès l’origine des temps évangéliques que le mélange était déjà présent ! Pourtant Jésus communiait (partageait la même chère, la même table) avec l’apostat et le renégat, marquant par là que la communion véritable était d’ordre spirituel.

Le vin, la colère et la souffrance

Soyons simples. Que typifie le vin dans la Bible? Tout simplement l’ivresse qui rend artificiellement gai, puis qui anesthésie. Le vin sans mélange, typifie la colère de Dieu. Certains se sont laissés envoûter par un vin jeune, nouveau, aux puissantes vertus enivrantes et troublantes. Ils ont oublié la parole de Jésus: personne après avoir goûté du vin vieux ne veut du nouveau, car il dit: le vieux est bon ! Ce vin vieux, c’est la borne ancienne, la vieille vérité apostolique telle que nous la révèle la Bible, vieillie en fûts de chêne ! La bouteille coûte cher, mais le connaisseur sait qu’elle en vaut le prix…

Le Corps rompu

Le texte qui sert de base à la Cène telle que pratiquée commence ainsi: le Seigneur, dans la nuit où il fut TRAHI prit du pain et le ROMPIT… Que signifie ce symbole de trahison, de pain, et de pain rompu? Le pain, c’est donc le corps des croyants. Le pain rompu, c’est le corps de Jésus, brisé par le Jugement de Dieu qui sépare les vrais croyants d’avec les faux. Certains, se disant croyants, sont capables de trahir leurs frères, comme Judas trahît Jésus. Prendre le pain signifie s’identifier totalement au Seigneur et à Son Corps, l’Eglise invisible, transcendant les dénominations. Prendre ce corps, ce pain sans discerner que Dieu a frappé le Berger pour unir Ses brebis, c’est prendre un jugement contre soi-même.

Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?

Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, disent deux hommes téméraires. Et ils burent effectivement la coupe de la souffrance. La coupe du Seigneur, elle, était pleine du jugement de ce monde: haines, amertumes, meurtres, vols, tourments, angoisses, la liste est longue, et le Seigneur a faibli, tant était forte la pression. Mais avant, il avait prié pour que nous soyons un (Jean 17). Il avait supporté un tel combat qu’il avait fait éclater les vaisseaux sanguins de sa tête, mais il avait vaincu. Quand le diable vint le chercher pour essayer de l’assassiner (Jean 18), il dit: c’est moi; laissez aller ceux ci. Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve, en d’autres termes. Il disait cela afin que s’accomplisse la parole: je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Résistant dans la chair, Pierre sorti son épée, mais Jésus lui dit: il faut que je boive à ta place et à la place de tous les hommes la coupe que le Seigneur me tend.

Boire son sang, manger sa chair

En regard de ce que nous venons de dire, manger sa chair, c’est faire sa volonté (la « viande » dont nous parlions ces semaines passées). Manger sa chair, c’est se reconnaître uni à tous les véritables croyants. Pas avec ceux du parvis, qui altèrent et tordent la parole de Dieu, l’annulant au profit de leurs commandements d’hommes. « Règle sur règle, loi sur loi », comme disait Jérémie.
Le sang du Seigneur est vraiment un breuvage. En le buvant à la source spirituelle, nous avons la vraie vie spirituelle. De cela, nous pouvons témoigner dans le monde matériel en prenant une coupe, et en rompant le pain, entre nous, dans un repas commémoratif.

L’eucharistie dans l’Eglise romaine

L’eucharistie (littéralement « donner des mercis »), imitation grotesque de la Cène consiste à renouveler le sacrifice de Jésus. La Bible enseigne que Christ est mort et qu’il a présenté à Dieu une seule fois le sacrifice de sa vie pour les péchés du monde. Celui qui communie dans l’Eglise romaine communie à une « table de démons », et court le risque de prendre un terrible jugement contre lui-même. La transsubstantiation, doctrine chérie du diable, a coûté des centaines de milliers de vies aux enfants de Dieu qui étaient revenus à la simplicité de la Bible. Ceux-ci sont morts car ils refusaient de croire en la « présence réelle » de Jésus dans l’hostie. Ils ne voulaient pas de ce « cannibalisme », insulte à l’intelligence, et blasphème contre le sang du Seigneur, puisque la messe, « sacrifice non sanglant », consiste à mettre à mort le Christ à chaque célébration et à renouveler le sacrifice pour les péchés. C’est de la sorcellerie et je vous le redis: ne communiez pas à la table des démons.

Les gobelets plastiques

Si, dans nos milieux, nous ne blasphémons pas ouvertement le sang du Christ, nous avons au contraire introduit d’autres dieux. Le fait de prendre sa petite sainte cène personnelle, avec son petit caddie spirituel, dans le supermarché de nos églises multitudinistes montre quel peu de cas nous faisons de la Parole de Dieu. De petits crackers, de petites briques de jus de raisins, et des milliers de jeunes ont communié au sang et au corps du Christ; c’est ce que l’on voit de plus en plus dans les multiples conférence pour la jeunesse qui fleurissent dans le monde. Ailleurs, ce sont des gobelets en plastique ou en verre qui ont été introduits. Dans quel but?

SIDA et hépatites…

La véritable raison de ce culte rendu à Hygios (la déesse de la santé) est la peur. La peur d’attraper une maladie, SIDA ou Hépatites, en buvant la même coupe que notre voisin. Nous disons au Seigneur: je ne t’aime pas suffisamment pour risquer de prendre une maladie, par amour pour Tes commandements. Je n’aime pas mon frère ou ma soeur suffisamment pour partager ses fardeaux, au risque d’attraper sa maladie. Et mon frère reste malade. Je ne t’aime pas suffisamment Seigneur pour risquer de donner ma vie pour toi et pour lui ou pour elle. Du reste, aucune législation française ne nous impose d’utiliser ce simulacre hygiénique.

C’est pour cela qu’il y a beaucoup d’infirmes et de malades…

Mon frère, ma soeur, que tu sois ancien dans ton assemblée, pasteur, diacre ou simple croyant, je voudrais terminer sur les paroles-mêmes de Dieu, et te demander de remettre en question tes pratiques, Bible en main. « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts », dit l’apôtre Paul à ceux qui prennent un jugement, car ils ne discernent pas le corps.
Et nous, nous avons jonglé avec le texte, avec la Bible, et nous avons instauré de petits gobelets très hygiéniques, sans comprendre que la Parole de Dieu, voici 2000 ans, parlait déjà de nous! Avons-nous voulu, en réalité, éviter à certains de prendre un jugement contre eux-mêmes? Ce faisant, nous avons montré qu’eux et nous étions déjà effectivement sur un jugement ! Réfléchissez-y…

Que faire donc?

Que faire donc? Ne plus communier avec les « publicains »? Nous séparer des églises apostates? Je n’ai pas de solution toute faite. Je vous demande juste, au nom du Seigneur Jésus, de sonder vos Bibles et vos consciences à la recherche de la réalité profonde de Dieu. Si, ce faisant, vous réalisez que vous n’êtes encore jamais allé au-delà du parvis, alors sachez que Dieu vous invite: « J’entrerai chez toi, et je souperai avec toi et toi avec moi », dit Jésus dans Apocalypse. Si tu trembles encore dans le lieu saint et que tu croies que le lieu très saint est encore réservé à quelque élite, pasteur ou gourou, sache que tu te prives de la grâce surabondante de Dieu. Il te faut entrer dans l’eau profonde, la conscience lavée dans le sang.

A bon entendeur, salut !

Nicolas ><>

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Lire également:

>>> The Lord’s Supper : Sanitation in Communion (en anglais)

>>> Ce snack que nous osons appeler « repas du Seigneur »

>>> Une histoire de gobelets insignifiante mais de première importance

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Une histoire de gobelets insignifiante mais de première importance, par Jean-Louis Bulté http://www.blogdei.com/10591/une-histoire-de-gobelets-insignifiante-mais-de-premiere-importance-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/10591/une-histoire-de-gobelets-insignifiante-mais-de-premiere-importance-par-jerome-prekel/#comments Sat, 17 Sep 2011 11:39:57 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10591

Le Sarment


« Viens boire ma coupe », semble dire Hygiê, déesse de la santé (buste trouvé à Ostie, Italie – 2e siècle après JC).

Ndlr: Comment discerner le Corps, quand chacun est invité à pousser le petit caddie de sa foi individualiste dans les supermarchés de la bénédiction moderne? Comment communier à la souffrance, que dis-je, à la maladie de notre prochain? Cette soumission à Hygie, déesse de la santé, a-t-elle pour résultat notre manque de puissance sur la maladie? « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts » (1 Cor.11;30). Le propre de l’apostasie c’est de trôner dans le temple-même de Dieu et de profaner ce qui est saint pour imposer son culte idolâtre au nez et à la barbe de tout le monde. Excessives ces paroles? Réfléchissez-y devant le Seigneur et, si vous n’êtes encore convaincus, lisez la démonstration de Jean-Louis. Et si cela ne vous suffit pas, songez à l’extrême simplicité du Christ et de son message: il prit un verre, ou une coupe toute simple et d’usage courant pour faire une démonstration. Pour notre démonstration moderne, nous avons dû mettre en mouvement un système complexe de bureau d’étude, d’usinage, de façonnage et de distribution d’un ustensile incapable de servir à rien d’autre qu’à notre « sainte cène individuelle »…

Dans beaucoup d’églises évangéliques aujourd’hui, on a abandonné l’usage de la coupe lors de la Sainte Cène pour y substituer des gobelets individuels. La chose paraît secondaire à bien des pasteurs, qui ont choisi d’en parler comme d’une histoire insignifiante. Dans ces endroits, le dossier semble classé – comme bien d’autres d’ailleurs – et les petits gobelets sont désormais définitivement adoptés.
Il est cependant bon et utile de revenir à la fois sur ce qui a motivé ce changement et sur la signification réelle et profonde de l’usage de la coupe dans la Sainte-Cène.

>>> lire la suite

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Pour Pat Robertson, un conjoint Alzheimer peut être considéré comme « mort » http://www.blogdei.com/15975/pour-pat-robertson-un-conjoint-alzheimer-peut-etre-considere-comme-mort/ http://www.blogdei.com/15975/pour-pat-robertson-un-conjoint-alzheimer-peut-etre-considere-comme-mort/#comments Wed, 14 Sep 2011 11:37:46 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15975

Right Wing Watch / 700 Club / Illuminato Butindaro

Pat Robertson défraye de nouveau la chronique aux USA. Interrogé, dans son programme TV, sur le fait de savoir si un homme pouvait divorcer de sa compagne atteinte de la maladie d’Alzheimer, le télévangéliste a répondu : « C’est une question difficile. Quand vous avez aimé une personne pendant 20, 30 ou 40 ans, subitement cette personne est morte, elle est morte. (…) Je sais que cela semble cruel mais il devrait divorcer et recommencer sa vie, en s’assurant que son ex-épouse soit bien prise en charge (…) »

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Le "mouvement" de Pentecôte existe-t-il? Comment un système a étouffé l’Esprit à travers l’histoire du Pentecôtisme suédois http://www.blogdei.com/429/le-mouvement-de-pentecote-existe-t-il-comment-un-systeme-a-etouffe-l-esprit-a-travers-l-histoire-du-pentecotisme-suedois/ http://www.blogdei.com/429/le-mouvement-de-pentecote-existe-t-il-comment-un-systeme-a-etouffe-l-esprit-a-travers-l-histoire-du-pentecotisme-suedois/#comments Fri, 02 Sep 2011 05:59:00 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/wordpress/?p=429 Veillez.com

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Veillez.com

Le local de l’assemblée Filadelfia, à Stockholm

NDLR : Dans la quasi « dictature » qui étrangle bien des mouvements de Pentecôte, on trouve des gens qui se posent des questions. Voici un document qui peut libérer bien des assemblées et des vocations.

Le mouvement de Pentecôte existe-t-il?

Témoignages sur l’histoire du pentecôtisme suédois

Il y a quelques années, j’achetai un vieux livre intitulé DEN SVENSKA PINGSTVÄCKELSEN (Le Réveil de Pentecôte suédois), écrit par Curt Björkquist. Ce livre décrit bien les origines du mouvement de Pentecôte, quand il commença en Amérique, à Topeka, dans le Kansas en 1901, puis à Houston, Texas. Au printemps 1906, le grand réveil explosa à Los Angeles.

C’est aux environs de Noël 1906 et au début de 1907, que le réveil de Pentecôte arriva en Suède. Il vint aussi en Norvège à peu prés en même temps par la voix du pasteur TB Baratt. En Suède, le réveil commença simultanément à trois endroits différents: à Skövde, Arvika et Stockholm.

Dans son livre, Curt Björkquist cite des passages du manifeste de Lewi Pethrus: « Unité Chrétienne », qui explique entre autre, combien les organisations confessionnelles freinent le développement biblique naturel des assemblées locales. Elles leur enlèvent leur manoeuvre d’action, et par là les conditions de leur croissance.

Si les premières assemblées chrétiennes pouvaient se développer si rapidement, c’était parce qu’il n’existait pas d’organisation religieuse susceptible de les empêcher de faire ce que le Saint Esprit leur commandait. Mais à partir du moment où on commença à organiser les assemblées et qu’on construisit des églises, il en résulta stagnation et régression.

Chaque fois que Dieu a envoyé son Esprit pour renouveler et bénir son peuple, il a eu des confrontations avec les église. Les conflits doctrinaux ne se seraient jamais produits, sans la présence d’organisations religieuses. Avoir voulu organiser la chrétienté en dénominations, est la raison principale des divisions du peuple de Dieu.

Après avoir constaté que les dénominations sont une cause permanente de divisions, Lewi Pethrus émit son idée sur « l’assemblée libre ».

Quand j’étais membre d’une assemblée de Pentecôte en 1961-65, je ne savais rien du réveil de Pentecôte. La seule chose que j’entendais, c’était combien les réunions d’autrefois étaient merveilleuses et pleines de vie, quand beaucoup de gens furent sauvés et « baptisés dans l’Esprit ». Mais on on ne parlait jamais de l’origine du réveil de Pentecôte, où il débuta et comment les assemblées de Pentecôte se constituèrent. Chaque fois que je demandais quelque chose à ce sujet, c’était le silence, personne ne voulait en parler.

Les prédicateurs de Pentecôte s’appliquaient à souligner que le mouvement de Pentecôte n’était pas une organisation religieuse, mais ils n’expliquaient pas ce que c’était. Je demandai plusieurs fois qu’on me dise la différence entre une assemblée baptiste et une assemblée de Pentecôte, sans pouvoir obtenir de réponse.

Le livre de Curt Björkquist est imprimé aux éditions Härold en 1959, avec une préface de Lewi Pethrus. Il était donc presque nouveau quand j’étais dans mon assemblée de Pentecôte à cette époque et aurait aussi bien pu se trouver parmi les autres livres; ainsi j’aurais pu savoir quelque chose sur le réveil de Pentecôte.

Mais au lieu de poursuivre le réveil, les pentecôtistes le firent taire en évitant de parler de ce qu’ils savaient. Parfois, ils parlaient avec fierté du réveil de Pentecôte et du « baptême de l’Esprit » comme s’ils avaient le brevet du baptême de l’Esprit Saint. Le réveil de Pentecôte était un secret dont ils pouvaient être fiers. Ils se réjouissait d’un réveil de Dieu, qu’eux-mêmes avaient contribué à éteindre.

Au début des années 60, quelques uns quittèrent le mouvement de Pentecôte et commencèrent leurs propres réunions libres, c’était comme un petit début de réveil. Ces réunions dites de Maranata avaient existé deux ou trois années avant que je n’en connaisse l’existence. Les dirigeants du mouvement l’avaient su tout le temps, mais ils faisaient tout leur possible pour que cela ne se sache pas. Ils ne pouvaient tolérer aucune tendance de réveil.

Pour savoir quelque chose sur le le réveil de Pentecôte, il faut chercher au dehors du mouvement de Pentecôte. Les anciens pentecôtistes taisaient ce qu’ils savaient et les plus jeunes ne savent rien.

Lewi Pethrus était entre 1910 et 1958, le pasteur de l’église Filadelfia de Stockholm, la plus grande assemblée de Pentecôte de Suède (et peut-être d’Europe) avec environ 6000 membres. Même après sa mort en 1976, il reste connu comme le leader incontesté du réveil de Pentecôte. Lewi Pethrus introduisit la « vérité sur l’assemblée libre ». Quel fut le résultat de cette « vérité »? Un nouveau système d’églises. Ce fut le sabotage du réveil de Pentecôte. Il n’existe en effet aucun motif biblique pour fonder des assemblées de Pentecôte, elles ne sont que des constructions religieuses sauvages.

Lewi Pethrus n’était pas le grand leader du réveil de Pentecôte. La vérité est directement à l’opposé de ce que beaucoup peuvent croire. Son idée sur « l’assemblée libre » fut une erreur capitale qui détruisit le réveil en l’enfermant ainsi dans un nouveau système d’églises. Ce système d’églises appelé mouvement de Pentecôte ressemble encore plus à l’Église Catholique, que les autres organisations chrétiennes.

Le mouvement de Pentecôte reconduit ses membres vers le catholicisme et menace de réduire à néant l’oeuvre de nombreux réveils et des siècles de prédication.

Les assemblées de Pentecôte se constituèrent à l’occasion d’un réveil de Dieu. Cependant, leur existence n’est pas une conséquence directe du réveil, mais plutôt du fait qu’on ne se réveilla pas suffisamment. La formation d’assemblées fut l’erreur qui mit fin au réveil. Le réveil ne cessa pas brusquement, il se poursuivit un temps et beaucoup de gens venaient aux réunions.

Mais les vieux membres de l’assemblée de Stockholm pouvaient remarquer un net changement dans l’assemblée. Après un temps ils ne reconnaissaient plus leur assemblée. Des choses étrangères s’y étaient introduites.


Je cite maintenant du livre d’Adrian Holmberg (imprimé en 1980)

L’assemblée Filadelfia en Suède. 30 août 1910 – 30 août 1980

Lorsque la septième assemblée baptiste de Stockholm fut exclue de l’organisation baptiste, elle se retrouva seule et sans appuis. Dans cette situation, le dogme de « l’assemblée libre » trouva un terrain favorable. Comme modèle, on se référa à la première assemblée de Jérusalem. N’était-elle pas indépendante, libre de traditions d’hommes, de dogmes et de conflits internes? On fit donc table rase de tout ajout d’hommes, de règles et de statuts.

La question des statuts fut actuelle lorsque la question d’un local se fit sentir. Nous avions besoin de locaux plus vastes que ceux dont nous disposions. Si nous voulions construire notre propre église, nous devions aussi avoir des statuts, la législation suédoise l’exigeait. Nous ne pouvions pas être propriétaires sans avoir de statuts écrits.

Les premiers statuts de l’assemblée Filadelfia datent du 27 mars 1916. En 1936 s’ajoutèrent d’autres statuts, puis d’autres encore en 1946 et en 1962. Les statuts furent modifiés suivant les changements intervenant dans l’esprit et la constitution de l’assemblée. (Nous n’avions pas de statuts pendant les 5 premières années).

Nos premiers statuts étaient démocratiques, fondés sur la culture chrétienne occidentale. Il n’y avait ni seigneur ni valet. Personne n’avait une position supérieure à quiconque. Nous n’avions pas de frères aînés, les diacres se trouvaient dans la salle parmi les autres frères. Cet ordre des choses fut rompu avec les nouveaux statuts de 1936, qui remplacèrent les statuts de 1916.

Les statuts de 1936 marquent officiellement le changement d’orientation dans la vie et l’histoire de l’assemblée Filadelfia. Les nouveaux statuts sont un signe concret marquant le changement d’orientation de l’assemblée, d’un esprit démocratique chrétien occidental, vers une théocratie orientale aux apparences humaines. En effet, on avait déjà depuis 1928 enfreint sans vergogne les statuts de l’assemblée. Cette année-là, Lewi Pethrus nomma des frères aînés pour former la direction de l’assemblée. Curieusement, parmi ces frères aînés se trouvait le délégué juridique de l’assemblée, dont la fonction était de surveiller l’application des statuts de l’assemblée. Celui-ci commença donc son activité en violant les statuts, c’était presque de la corruption.

Les années 30 furent déterminantes pour l’assemblée Filadelfia. De profonds changements intervinrent au sein de l’assemblée:

La constitution de l’assemblée se trouve modifiée de façon radicale.

La courbe jusque là ascendante du nombre des membres se met à descendre.

Il se produit de graves disputes au sein de la direction de l’assemblée.

Il fut d’abord frappant de constater que le triomphe manifesté lors de l’inauguration de la nouvelle église perdit rapidement de son éclat. Le feu de l’enthousiasme faiblit et les braises se couvrirent de cendres. Il fut remplacé par des dissertations théologiques peu claires, mêlées de vocabulaire grec isolé de son contexte. Jusque là nous étions restés ignorants des textes originaux. Mais maintenant, toute une série de prédicateurs se produisait pour expliquer ce qui était marqué dans le texte original.

On doit vraiment considérer comme un mystère, qu’il eut fallu un quart de siècle pour que des frères sachent comment diriger une assemblée de Dieu.

Le développement de l’assemblée Filadelfia, depuis une idylle démocratique, à une clique d’individus immatures, voit son expression légale dans ses statuts.

Période I 30 août 1910 – 27 mars 1916 Pas de statuts


Période II 27 mars 1916 – 6 avril 1936 Démocratie véritable


Période III 6 avril 1936- 1 juillet 1946

La démocratie amputée

Période IV 1 juillet 1946 – 26 novembre 1962 La démocratie étranglée


Période V 26 novembre 1962 – Pure dictature


Pendant 5 ans et 6 mois nous avions vécu heureux, bien que n’ayant pas de statuts. Mais nous avions une église à construire, et alors il nous fallait des statuts, indispensables pour être propriétaires d’un immeuble.

Parmi l’afflux de nouveaux membres dans les années 20, vinrent des personnes de renom, avec des titres et des bonnes situations, des étudiants, prêtres, enseignants, universitaires et des prédicateurs. Un air d’érudition s’introduisit dans l’assemblée, les citations latines et françaises fleurirent depuis la tribune. Un parfum du beau monde était entré dans l’assemblée.

Puis vinrent des hommes d’affaires, on se mit à parler de provisions, de quotients et de cautions. Un nommé Franklin s’y connaissait en affaires. Nous autres, nous avions appris qu’il n’y avait qu’un moyen de gagner sa vie: à la sueur de son travail. « Faire des affaires » n’était pas pour nous autre chose que de s’approprier ce que d’autres avaient gagné par leur travail. Nous pensions ainsi il y a 50 ans et pensons de même aujourd’hui.

Ensuite vint quelqu’un appelé le délégué juridique de l’assemblée. Puisque la première assemblée, celle de Jérusalem, était notre modèle, nous nous mîmes à chercher dans les Actes des Apôtres quelque chose à ce sujet, sans succès. Rien non plus dans la première aux Corinthiens chapitre 12 sur les dons de l’Esprit, qui pouvait faire allusion à une fonction telle que celle de délégué juridique de l’assemblée.

Il devint de plus en plus difficile de suivre ce qui se passait: les constructions d’églises, le litige avec l’Alliance Missionaire, l’affaire Wigglesworth, les cas Tallbacka, Hedberg, Franklin et autres. Les vieux membres de 1912 avaient du mal à suivre, ils croyaient tout simplement qu’un chat est un chat.

Le nouvel ordre des choses était incompréhensible pour les hommes de 1912. Il était bien sûr arrivé par le passé, qu’on avait des divergences sur un sujet. Dans ce cas, nous laissions la chose en repos et nous nous arrêtions en prière. On attendait que tous les frères soient unis. Lorsqu’ils étaient d’accord, la question était portée devant l’assemblée, laquelle approuvait naturellement ce qu’un groupe uni de diacres pouvait proposer. Car, comme il est écrit à propos de la première assemblée, « la multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme ».

Dorénavant, un nouvel ordre était entré parmi les diacres, maintenant on prenait des décisions sans l’approbation de tous les frères. On soumettait la question au vote dans le meilleur des cas.

Les frères ne reconnaissaient plus leur assemblée, ils se sentaient comme des étrangers. Les temps nouveaux exigeaient des hommes nouveaux avec de l’instruction et de l’influence. Les frères de 1912 n’avaient désormais plus de rôle à jouer.

Les historiens du réveil de Pentecôte ont complètement négligé les premiers frères qui sont à l’origine de l’assemblée et ont occulté leur travail. Il en est cependant ainsi que, c’est justement du sein-même de ces frères que tout le reste a découlé. Tout ce qui se rapporte au Royaume de Dieu venant de l’assemblée Filadelfia de Stockholm, a pour origine ce noyau de frères. Rien par la suite n’y fut apporté.

Ce qui s’est ajouté par la suite: les opérations financières, les entreprises, les journaux, n’ont rien à voir avec l’Assemblée de Dieu. Ce ne sont que des feux follets sur les marchés du monde.

Je me souviens très bien de la réunion d’assemblée, où pour la première fois il fut question de faire bâtir une église. L’assemblée se composait alors de 6-700 membres. Tous étaient pauvres et n’avaient que pour subvenir à leurs besoins. Comment 700 pauvres pourraient-ils construire une église? La chose était du domaine de la fantaisie. Mais l’espoir se mit à vivre et nous fit vivre. « Notre église » fut un mirage qui se dessinait dans le lointain.

Beaucoup de ceux qui avec une joie d’enfant, parlaient de « notre église », ne purent jamais s’en réjouir. Lorsque l’église fut terminée en 1930, ils se sentirent comme des oisillons chassés du nid. L’église n’était pas la leur. D’autres se tenaient à l’autel et y officiaient.


Le pasteur

Le principe de base qui nous était souligné, c’est qu’une assemblée de Dieu n’est pas une association humaine. On ne peut pas appliquer à l’Assemblée de Dieu des règles concernant les démocraties de ce monde. Une assemblée de Dieu est dirigée par un responsable appelé pasteur, qui n’est responsable que devant Dieu. Le pasteur « appelle » à son aide des frères aînés, sans intervention de membres ordinaires.

Le pasteur d’une assemblée de Pentecôte a une position qui est unique. La grande question est:

De quelle manière une assemblée reçoit-elle son pasteur? Il est appelé à cette fonction par l’Esprit Saint, qui est aujourd’hui la voix de Dieu. Mais c’est aux travers d’hommes que la volonté de Dieu se manifeste. Qui ose s’avancer pour dire:

Dieu me parle pour désigner que X doit être notre pasteur.

Nombreux sont ceux qui s’avancent pour déclarer:

Ainsi dit le Seigneur.

Là est le point faible qui a causé tant d’ennuis. Nombreux sont les cas où une personne contredit ce qu’elle-même et d’autres ont pu dire auparavant, au nom de l’Esprit Saint.

Quand Willis Säwe quitta son poste de pasteur de Filadelfia, les frères aînés avaient désigné Samuel Edestav comme son successeur. Mais Lewi Pethrus se dépêcha de rentrer de son voyage aux États-Unis pour faire savoir que les frères étaient dans l’erreur: il avait lui-même décidé que c’était Karl-Erik Heineborg qui serait pasteur. Dieu et l’assemblée n’avaient plus qu’à se soumettre.

C’est une responsabilité particulière d’être pasteur de l’assemblée Filadelfia avec ses 5-6000 membres, d’obéir au commandement de Jésus: pais mes agneaux, soit berger de mes brebis!

Aucun être humain n’a ni le temps, ni la capacité de se soucier d’autant de membres et en même temps de s’occuper des affaires économiques des entreprises de l’assemblée. Le apôtres en étaient conscients et laissaient à d’autres le soin de s’occuper des soucis matériels.


L’assemblée de Pentecôte

Quand on parle d’une assemblée de Pentecôte, on s’imagine qu’il s’agit d’une assemblée dont les membres sont baptisés dans l’Esprit Saint et parlent en langues. Tous les membres ont un quelconque don de l’Esprit. Mais cela n’est pas du tout le cas. Pour être membre d’une assemblée de Pentecôte, il faut seulement remplir deux conditions:

D’abord être né de nouveau (ou si on veut, converti). On doit être sauvé et pouvoir dire quand cela s’est passé.

Il faut être ensuite baptisé dans l’eau par immersion . Le baptême d’enfants n’est pas reconnu. Le baptême ainsi que la conversion doivent être des expériences personnelles conscientes.

Il est important de noter qu’on n’exige pas qu’un membre d’une assemblée de Pentecôte soit « baptisé dans l’Esprit Saint » ou qu’il ait un don de l’Esprit. On exprime seulement le souhait que chaque membre cherche l’expérience du baptême de l’Esprit.

Dans la réalité, il n’est pas dans la nature des choses que les membres d’une assemblée de Pentecôte soient « baptisés dans l’Esprit Saint ». On peut même oser dire que la majorité des membres ne sont pas baptisés dans l’Esprit Saint. Alors, se pose avec force la question:


Qu’est-ce qu’une assemblée de Pentecôte?

En quoi se différencie une assemblée de Pentecôte d’une autre assemblée? Ce qui en premier lieu devrait distinguer une assemblée de Pentecôte, précisément le baptême de l’Esprit et les dons de l’Esprit, se trouve aussi dans des contextes qui n’exigent pas le baptême adulte.

Personne ne peut prétendre qu’une assemblée de Pentecôte soit une assemblée dans laquelle les membres sont nés de nouveau et baptisés par immersion, et qu’en son sein les dons de l’Esprit s’expriment de façon particulière. Il existe des assemblées qui ont tout cela, mais qui malgré tout ne sont pas considérées comme des assemblées de Pentecôte. On ne peut pas dire non plus qu’une assemblée de Pentecôte fait partie du mouvement de Pentecôte. Celui-ci n’existe pas dans le concret: c’est une fiction, un produit de l’imagination.

Pourquoi donc une assemblée, dans laquelle le don des langues, de la prophétie et autres, serait-elle une assemblée de Pentecôte, tandis qu’une autre assemblée remplissant les mêmes conditions, n’est pas appelée une assemblée de Pentecôte?

Cela amène d’autres questions. Comment se trouve constituée une assemblée de Pentecôte? Quelle est l’instance qui a le pouvoir d’ordination? Si je peux rassembler 29 personnes et former une assemblée avec eux, vers qui donc vais-je m’adresser pour la faire agréer comme une assemblée de Pentecôte?

La réponse à la question: qu’est-ce qu’une assemblée de Pentecôte? Peut simplement s’exprimer ainsi: une assemblée de Pentecôte est une assemblée dont le pasteur est un prédicateur pentecôtiste.

Il semble qu’on tourne en rond, mais je reviendrai à la question.


Le mouvement de Pentecôte

Le terme pentecôtisme ou « mouvement de Pentecôte » est beaucoup plus récent que le terme « réveil de Pentecôte ». Le mouvement de Pentecôte peut être vu comme la sécularisation du réveil de Pentecôte.

La question: réveil de Pentecôte – contra – mouvement de Pentecôte, fut traitée en 1973 dans une thèse académique soutenue par Bertil Carlsson, face à Göran Lindahl, maître de conférences à l’Université de Stockholm.

Carlsson veut réserver le terme « réveil de Pentecôte » au contenu religieux. Le mouvement de Pentecôte est la forme extérieure d’organisation. Ceci amena Lewi Pethrus à protester par un article dans le journal Dagen du 28 dec. 1973. Pethrus ne voit aucune différence entre les deux termes.

« Pourquoi », écrivit Pethrus, « doit-on donner deux noms différents à deux mouvements (le réveil de Pentecôte au début du siècle et le réveil charismatique des années 70) uniquement parce qu’il y a quelques décennies entre les deux? »

Pethrus emploie aussi dans son article l’expression « le début du mouvement de Pentecôte établi « . Cette expression est incompréhensible. « Établir » a une signification concrète et veut dire construire. Le mouvement de Pentecôte établi signifie tout simplement une organisation qui porte le nom de mouvement de Pentecôte. Mais une telle chose ne doit pas exister. (En vertu du dogme de l’assemblée libre).

Carlsson voulait réserver le terme « mouvement de Pentecôte » seulement pour la forme d’organisation, ce qui était inconcevable. Une forme d’organisation n’existe pas et ne doit pas exister! Comment doit-on appeler quelque chose qui n’existe pas?

Lorsque Carlsson parle de l’organisation du mouvement de Pentecôte, il montre combien les prédicateurs du mouvement de Pentecôte sont endoctrinés. Même un homme libre et indépendant comme Carlsson ne remarque pas qu’il parle de la barbe du pape, quand il parle de l’organisation du mouvement de Pentecôte.

On ne peut pas parler d’organisation, quand tout ce qui justifie une organisation fait défaut. Cette chose appelée mouvement de Pentecôte n’a pas de direction choisie selon l’ordre démocratique. Elle n’a pas de forum pour ses débats internes. Elle n’a pas de représentants et de délégués. Elle ne rédige aucun protocole. Elle ne justifie pas de ses comptes. Elle n’est pas assujettie à la fiscalité.

Qu’est-ce donc que le mouvement de Pentecôte? Une fiction, du vent. Mais il existe à Stockholm une junte qui s’appelle mouvement de Pentecôte. Celle-ci a réussi à dresser un rideau de fumée, derrière lequel on mène une politique, sans s’occuper si elle en a l’autorisation.

Bien que la junte de Stockholm n’ait aucune légitimité, elle s’est appropriée un pouvoir exécutif important: elle dispose de l’argent.


Qu’est-ce qu’un prédicateur pentecôtiste?

À la question « Qu’est-ce qu’une assemblée de pentecôte? » on a répondu: une assemblée de Pentecôte est une assemblée dont le pasteur est un prédicateur pentecôtiste. Ainsi est précisé que c’est le pasteur qui donne à l’assemblée son caractère. S’ensuit une autre question: Qu’est-ce qu’un prédicateur pentecôtiste?

Avant que Filadelfia à Stockholm en 1973, n’instituât le séminaire du réveil de Pentecôte, les voies de formation d’un prédicateur pentecôtiste étaient en général ce qui suit:

La personne qui voulait être prédicateur pentecôtiste, s’inscrivait à un cours biblique dans une des grandes villes, de préférence à Stockholm. Un cours biblique durait six semaines, pendant lesquelles un certain nombre de prédicateurs donnaient des cours. Les thèmes de ces cours étaient disparates, il était difficile de trouver un fil conducteur.

Après avoir écouté pendant six semaines des exposés d’homoléthique, l’évangéliste est maintenant prêt à parcourir le pays et à rendre vivants des textes hébreux et grecs vieux de 2 à 3000 ans. Notre évangéliste est sur le terrain, il a maintenant le titre d’évangéliste. Elle aussi peut être évangéliste et même missionnaire, mais pas prédicateur. Pour cela il faut un examen.

Désormais, notre évangéliste peut être « aide-prêtre » d’un pasteur plus connu. Il peut alors se faire mieux connaître, ce qui est indispensable en vue d’un éventuel avancement. Il est également important d’être vu pendant la semaine de prédication ou autre réunion de même type. Et alors, il devra se soucier de demander la parole et qu’on l’écoute. Aucune importance si lui-même ne comprend pas ce dont il s’agit. Le tout est d’être vu et de « témoigner ».

Car, il est important d’entrer dans le cercle des prédicateurs et d’y être reconnu. Maintenant, après ces étapes de promotion, il est « appelé » et ne se fait plus désormais nommer évangéliste, mais prédicateur. Par la suite, il peut être appelé comme pasteur dans une assemblée. Enfin il reste une dernière étape décisive: Il doit se faire une réputation comme un ardent propagateur de l’OEUVRE. Alors notre élève sorti d’un cours biblique de six semaines a atteint le sommet du mouvement de Pentecôte, il est « persona grata » à Stockholm.

Lorsqu’ainsi notre pasteur a été reconnu à Stockholm, il s’agit pour lui d’entretenir sa position à l’intérieur de la confrérie des prédicateurs. Car, en plus de se montrer en ardent propagateur de l’OEUVRE, Stockholm exige que son pasteur sache faire preuve d’autorité dans son assemblée.

Quand un prédicateur pentecôtiste a atteint la position de pasteur d’une assemblée, il est arrivé au sommet de sa carrière et il est en principe souverain. Sa position peut être illustrée par un épisode de la semaine de prédication, à Stockholm le 8 décembre 1964. Le débat concernait les salaires des prédicateurs. De la tribune, le pasteur Olofsson déclara:

Lors des études bibliques avec les frères aînés, j’ai coutume de leur dire au sujet du salaire des prédicateurs: Vous frères aînés, vous avez la responsabilité de l’assemblée, vous êtes même au dessus du pasteur.

À ces derniers mots, explosa une rire énorme qui secoua toute la salle. Oser placer un prédicateur au dessous de quelqu’un d’autre avait été perçu comme une lése-majesté.

À la question posée dans la rubrique: qu’est-ce qu’un prédicateur pentecôtiste? nous pouvons répondre: C’est un prédicateur qui est reconnu comme prédicateur pentecôtiste, lorsqu’il se soumet à l’ordre de Stockholm et qu’il travaille à l’application de sa politique religieuse.

Nous pouvons donc également répondre à la question posée plus haut: qu’est-ce qu’une assemblée de Pentecôte? Réponse: une assemblée de Pentecôte est une assemblée dont le pasteur est un prédicateur approuvé par Stockholm.


Le dogme de l’assemblée libre

Le dogme de « l’assemblée libre » est le joyau le plus sacré du mouvement de Pentecôte. Il signifie brièvement que chaque assemblée locale est indépendante, souveraine et libre de toute convention. Elle rejette toute coopération sous forme légale. Cela veut dire qu’on ne reconnaît aucune autorité susceptible de contrarier la liberté d’action de l’assemblée locale. Le dogme de l’assemblée libre est à l’opposé des assemblées réunies sous le chapeau d’une organisation.

Quitter une organisation, on appelait ça sortir vers la liberté. Liberté était le mot qui résonnait dans le pays, libre des règles d’hommes, des dogmes et des conseils d’églises. Le chant de la liberté était la mélodie de l’époque. – As-tu retrouvé la liberté, frère? – était un mode de salutation courant entre nous.

L’opinion de Lewi Pethrus concernant l’assemblée libre au début des années 1910, était toute autre que celle qu’il plaidait 20 ans plus tard. Au milieu des années 30, il changea d’épaule. C’est ce qu’il relate dans ses mémoires publiés en 1955, page 174:

« Il devint pour moi clair que nous entrions dans une nouvelle phase de l’histoire du réveil. Pour éviter que notre action ne se réduise à un triste phénomène religieux, ne vivant que sur les victoires du passé, nous devions avancer nos positions et continuer de combattre pour les vérités et les valeurs chrétiennes que nous avions fait vivre en nous. L’expérience de la Pentecôte et la vérité de l’assemblée libre, que nous avions vécues dans les dernières décennies, ne pouvaient pas être une fin en soi. »

La prise de position de Lewi Pethrus est tout simplement sensationnelle. En clair, il écrit que le saint dogme de « l’assemblée libre » ne doit pas être une entrave à sa personne. Il prépare là l’opinion du mouvement de Pentecôte, à ce qui était en route concernant le projet « les entreprises communes du mouvement de Pentecôte ».

Pethrus était prêt à vendre le joyau le plus cher du mouvement de Pentecôte, le dogme de l’assemblée libre, sur l’autel de Dagen (quotidien du mouvement), d’IBRA (station radio missionnaire) et de la banque.


  • * *

En 1941, 200 frères aînés se réunirent à un congrès à Jönköping pour constituer une autorité supérieure dans le réveil de Pentecôte. Celle-ci commença aussi son propre périodique: Verksamhetsfrågor (Questions d’activités).

Selon le numéro 1 de 1945, leur rôle est de « débattre de questions générales ». Il existe donc une conseil national au-dessus des assemblées. Il s’agit donc d’une organisation religieuse, mais la différence est qu’une organisation religieuse travaille dans le cadre responsable de la légalité, ce qui n’est pas le cas de ce conseil de frères aînés.

Pour ce qui est de l’évolution de l’assemblée Filadelfia, elle fut rapide après l’abolition des statuts de 1916. En 1962, l’évolution était achevée. On avait alors fabriqué une constitution qui éliminait de la direction les diacres élus, pour les remplacer par des aînés choisis par le pasteur.

À partir de 1962, l’assemblée Filadelfia avait achevé sa maturité, elle était passée d’une démocratie statuaire, à une pure dictature.

Et il y a des gens qui s’en accommodent! Où sont les jeunes?

Les aînés forment un cercle fermé et secret. Ils ont leur jargon que personne d’autre ne peut comprendre. Ils se réunissent en privé en dehors de l’assemblée. Lors de ces festivités on s’amuse bien. S’il y a un anniversaire, on se réunit autour d’une table bien garnie de bons plats et de pâtisseries. Des fleurs et des cadeaux. Beaucoup de chants et de musique. J’ai pu approcher ce cercle d’aînés en tant que figurant dans la chorale, c’est ainsi que j’ai pu assister aux festivités. Les aînés avaient leur propre caisse destinée à ces fêtes privées.

Pour son 70e anniversaire, un membre ordinaire se voyait apporter une fleur par un coursier. Celui-ci était appointé par l’assemblée, qui se souciait ainsi du « soin de ses membres ».

Une bureaucratie froide, impersonnelle. Jamais d’expression de sentiments de solidarité. Jamais de visite ou de salutation de la part du pasteur. Jamais de poignée de main avec un « ça va? » Aujourd’hui, peu nombreux sont ceux qui ont serré la main du pasteur. La plupart des membres de l’assemblée n’approchent jamais leur pasteur de plus prés, que lorsqu’ils le voient sur « l’étagère des bonshommes ».


Les entreprises communes du mouvement de Pentecôte existent-elles?

Quand on parle des entreprises du mouvement de Pentecôte, on est en droit de se demander: Où et quand des délégués mandatés par plus de 500 assemblées du pays, se sont-ils réunis au sujet de quelque chose appelé « entreprises communes au mouvement de Pentecôte »? Où se trouvent les compte rendus de ces réunions, pouvant attester des décisions?

La véritable nature de ces entreprises dites communes, est en fait celle d’entreprises dirigées par des prédicateurs. Il n’y a qu’à voir qui les dirigent:

60 % des administrateurs sont des prédicateurs. (pasteurs ou missionnaires).

44 % des suppléants sont des prédicateurs.

50,5 % des directeurs sont des prédicateurs.

1 (un) % sont des « cols bleus ».

Il est évident que derrière ces chiffres se cache une volonté exprimée. C’est le résultat d’une politique voulue par une junte sans scrupules. Chacun devrait réagir du fait que l’Oeuvre toute entière se trouve entre les mains de prédicateurs. Cela a une importance particulière quand on sait que:

tous les prédicateurs sont aussi frères aînés. Ceux-ci ne sont pas choisis par les membres de l’assemblée. Ils sont nommés par le pasteur, qui est le mandataire de Dieu. À partir du moment où tous les pasteurs des assemblées sont en même temps frères aînés, on se nomme les uns les autres. Ainsi, on choisit entre soi quand on cherche un directeur.

Les administrateurs forment un cercle restreint. 91 personnes ont la charge de 353 missions particulières, en plus des fonctions occupées dans d’autres circonstances.

Il est aussi intéressant de comparer avec l’assemblée Filadelfia de Stockholm. Les derniers chiffres sont de 1973. La direction de l’assemblée était composée de la façon suivante: Sur les 35 délégués ordinaires, 15 étaient des prédicateurs, 2 étaient des employés. Le reste était composé de directeurs ou assimilés.

Personne ne pourrait prétendre que ces chiffres reflètent la composition de l’assemblée. Et où sont les femmes qui forment 70 % de l’assemblée?

L’assemblée Filadelfia est fortement représentée dans les « entreprises communes ». Filadelfia compte à peine plus de 6000 membres, parmi les 90 000 membres des assemblées de Pentecôte. Cela fait environ 7 %. Malgré cela, Filadelfia est majoritaire dans les conseils d’administration de toutes les entreprises « communes ». « Aucune autre assemblée du pays n’a une influence quelconque sur la composition d’un seul conseil d’administration. » (Bertil Carlsson).

Personne ne peut considérer cet état des choses pour de la démocratie. Et il est étrange que Dieu ait installé spécialement à Stockholm tous les hommes bons et pieux.

Appelons les choses franchement par leur nom: la dictature reste la dictature, quelle que soit ses apparences.

La dominance de Filadelfia-Stockholm doit avoir une influence négative sur le reste du pays. Les autres assemblée du pays doivent se sentir inférieures et dominées par Stockholm. Elles ne peuvent jamais décider de rien et jamais on ne leur demande ce qu’elles peuvent penser. Elles sont considérées comme des troupes de soutien et doivent s’en contenter. Car tel est le plan de Dieu.

Aucune activité, aucun projet n’a vu le jour à la suite de décisions représentatives. Il n’y a jamais eu de groupe représentatif du mouvement de Pentecôte en Suède. Tout est venu par décret. L’autocratie de Lewi Pethrus était en partie justifiée, mais il est allé trop loin. Cependant, les petits prophètes qui sont à sa place et qui essaient de tirer son manteau, sont trop petits pour endosser ce manteau. Leurs actions les couvrent plutôt de ridicule.

La junte de Stockholm contrôle tout l’appareil du pouvoir. Elle possède le journal et l’utilise à son bon plaisir, bien que le journal soit subventionné par l’état suédois. Son rédacteur en chef au coeur pur choisit avec soin ce qui doit paraître dans le journal.


Qu’est-ce que le mouvement de Pentecôte?

Quand de nos jours on parle avec emphase du mouvement de Pentecôte et qu’on entend toutes les choses admirables qu’il a pu produire, on est d’abord impressionné. Mais ensuite, on commence à se demander où nous en sommes. Avons-nous affaire à quelque chose qui ressemble à une organisation religieuse? Y a-t-il des instances au dessus des assemblées? Nous avons toujours prétendu, qu’en dehors des assemblées il n’y avait rien. Nous avons soutenu que l’Assemblée était l’outil de Dieu sur la terre. Le principe de l’assemblée indépendante a été si sacré que nous nous sommes battus pour ce principe. Il en était ainsi en 1913. Il en était ainsi en 1929.

Qu’est-ce donc que le mouvement de Pentecôte, qui en plus des assemblées, peut décider de choses qui influencent chaque assemblée locale? Il semble qu’une clique de prédicateurs s’est auto-établie comme mouvement de Pentecôte et qu’elle exige l’obéissance de tous les autres.

Le mouvement de Pentecôte suédois ignore tous les critères qui pourraient le faire exister dans le concret. Il existe seulement comme marque commerciale sur une série d’entreprises, dirigées par une poignée de prédicateurs. Mais les gens croient que le mouvement de Pentecôte est quelque chose qui existe en soi, qui peut se concrétiser par des statuts, des formes de travail, une direction, des congrès. Une organisation à but non lucratif. Le fait qu’il n’en soit pas ainsi est incompréhensible pour la plupart des gens.

Il paraît qu’il y a plus de 500 assemblées de Pentecôte dans notre pays. Il n’existe pas de critère objectif permettant de d’identifier une assemblée de Pentecôte. Il n’y a pas de forum légal pour ces dites assemblées de Pentecôte. Quand on dit que les assemblées de Pentecôte ont décidé ceci ou cela, c’est une chimère. En réalité, c’est un petit groupe composé de prédicateurs qui concrétise le mouvement de Pentecôte. Naturellement, les gens ont du mal de comprendre cela. L’opinion publique a une image complètement faussée de la réalité.

Les assemblées de Pentecôte sont considérées comme des troupes de soutien par la junte de Stockholm. À l’exception de l’assemblée Filadelfia de Stockholm, aucune assemblée locale n’a une influence quelconque sur le choix d’une seule direction des entreprises « communes ».

Une petite clique à Stockholm Filadelfia détient tout le pouvoir, bien que Filadelfia ne compte que 7 % du total des membres du mouvement de Pentecôte. Et la clique choisit un à un les prédicateurs qui lui conviennent pour participer à des « réunions de travail ». C’est ainsi que fonctionne le « mouvement de Pentecôte ».

Alors, apparaît une situation grave, c’est quand il est question d’argent public. L’argent des subventions de l’état est donné à un ensemble collectif appelé mouvement de Pentecôte. Mais un tel ensemble collectif n’existe pas. D’où la question grave: qui reçoit l’argent?

Qui est habilité à recevoir l’argent public de l’état? Il n’y a pas de congrégation qui porte le nom de mouvement de Pentecôte ou réveil de Pentecôte. Ces termes sont des constructions sans contenu.

Qui décide si une assemblée est oui ou non une assemblée de Pentecôte? Y a-t-il dans ce cas des moyens de pression? L’assemblée X n’est tout de même pas obligée de se plier à une décision prise à Stockholm, Jönköping ou Eskilstuna? Le ministre des finances donne-t-il comme ça son argent, quand les prédicateurs du mouvement de Pentecôte se présentent pour demander le lot de subventions destiné au mouvement de Pentecôte? Ils doivent bien posséder une pièce d’identité venant d’un forum légal, justifiant leur qualité de représentants d’une organisation légale appelée mouvement de Pentecôte!

Pour finir: Il doit bien aussi exister quelque part une comptabilité des subventions, qui puisse attester de leur utilisation. Où se trouvent ces comptes à ce jour? On mène un jeu dangereux à Stockholm. La situation est grave. Nous savons que la junte de Stockholm dispose de sommes se montant à des millions, qui sont attribuées pour le compte d’une organisation qui n’existe pas.

Source: Veillez.com

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http://www.blogdei.com/429/le-mouvement-de-pentecote-existe-t-il-comment-un-systeme-a-etouffe-l-esprit-a-travers-l-histoire-du-pentecotisme-suedois/feed/ 26
Les débuts du pentecôtisme: « La vérité doit être dite », par Frank Bartleman http://www.blogdei.com/8914/les-debuts-du-pentecotisme-la-verite-doit-etre-dite-par-frank-bartleman/ http://www.blogdei.com/8914/les-debuts-du-pentecotisme-la-verite-doit-etre-dite-par-frank-bartleman/#comments Fri, 02 Sep 2011 05:46:20 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=8914

blogdei

Frank Bartleman fut un témoin oculaire de l’effusion du Saint-Esprit en 1907 à la rue Azusa, de Los Angeles. On a pu l’appeler «le reporter du Reveil Azusa Street». Ce qu’il raconte est très éloigné de ce qui est pratiqué actuellement dans les églises dites « de Pentecôte ». Se peut-il que ces mouvements soient devenus des «systèmes» et des organisations humaines et pas des instruments dans les mains de Dieu et du Saint-Esprit? Voici quelques extraits du livre « Une autre vague déferle » (paru à l’origine sous le titre «Que s‘est-il vraiment passé à Azusa Street?») qui font des débuts de la Pentecôte un récit quelque peu différent de la version «officielle».

LA VERITE DOIT ETRE DITE

La vérité doit être dite: Azusa commença à s’éloigner du Seigneur très tôt dans son histoire. Dieu m’a un jour montré qu’ils allaient commencer à s’organiser, quoique personne ne m’en ait jamais parlé. C’est l’Esprit qui me l’avait révélé. Il m’a poussé à les avertir de ne pas agir dans un esprit de parti. Ils devaient demeurer comme ils avaient été appelés: être libres comme son Esprit était libre, sans devenir à nouveau liés par un joug de chaînes ecclésiastiques. L’église avait déjà arrêté de progresser pour la même raison. Dieu désirait une équipe du réveil, un canal au travers duquel il pourrait évangéliser le monde et bénir tous les gens ainsi que les croyants. Il ne pouvait pas atteindre ce but avec un groupe sectaire. Cet esprit a causé tôt ou tard le malheur et la mort de chaque groupe touché par le réveil. L’histoire se répète toujours dans ce domaine.

LA PLACE DU «PETIT DIEU»

Un après-midi, je débutais la rencontre à Los Angeles pendant qu’ils attendaient l’arrivée de Smale. Je les exhortai à ne pas s’attendre aux hommes, mais à s’attendre à Dieu. Ils s’attendaient aux hommes; le même esprit d’idolâtrie qui fut une malédiction sur l’Eglise pendant tous les siècles et qui empêchait Dieu d’agir. Comme les enfants d’Israël, les gens désirent avoir un roi. Dans les églises d’Etat en Europe, le pasteur prend souvent la place du prédicateur. Ce soir là, alors qu’ils attendaient que le concierge arrive avec les clés, je débutai la réunion sur les marches de l’église. Nous avons eu un temps de prière au bénéfice du voisinage. La rencontre du soir se déroula dans un souffle constant de victoire.

ISRAEL, LE MODELE TYPE

Combien nous nous sommes égarés du modèle premier et même du modèle-type de l’Eglise: Israël. Nous en sommes si différents qu’il est difficile maintenant de reconnaître le modèle authentique. Même l’Eglise romaine, dans tout son formalisme, nous surpasse en cela. Notre difficulté, notre honte et nos problèmes de division nous semblent sans espoir. Je suis allé prêcher à Lamanda Park et je passai la nuit dans le presbytère, priant et dormant alternativement. Je voulais avoir une plus grande révélation de Jésus dans mon âme. De la même manière que la pleine lune remplit de plus en plus notre vision alors qu’on la contemple sans relâche, Jésus devient plus réel à nos âmes lorsque nous continuons de le contempler. Nous avons besoin d’une communion plus proche, plus personnelle, d’une relation vitale, habituelle, avec Dieu. (Seuls ceux qui vivent une amitié réelle avec Dieu peuvent être utilisés par Dieu pour lancer un appel à son peuple). Je suis allé à l’église de Smale plusieurs fois, pour les retrouver à nouveau apathiques, attendant l’arrivée du prédicateur. Plusieurs ne semblaient avoir aucune idée du pourquoi ils étaient venus à la réunion. Je commençai alors à prier à voix forte et la réunion débuta avec puissance. Nous étions remplis de l’Esprit lorsque le frère Smale arriva. Dieu désirait que les gens regardent à Lui et non pas aux hommes. Ceux qui n’ont pas comme priorité la gloire de Dieu, manifesteront du ressentiment à cet égard. Mais c’est le plan de Dieu. J’ai découvert que la majorité des chrétiens ne veulent pas porter un fardeau de prière. C’est si difficile pour la chair.

LE SAINT-ESPRIT DIRIGE: L’EGLISE S’AUTO-DIRIGE

Déjà nous constatons que les réunions commencent à s’auto–diriger. Des âmes sont sauvées partout dans la salle alors que la réunion se déroule sans aucune direction humaine. La marée monte rapidement et nous nous attendons à des choses merveilleuses. Le ‘travail’ de l’âme devient un phénomène de plus en plus important et nous nous retrouvons emportés au-delà de toutes barrières sectaires. La crainte de Dieu est sur les gens comme un feu brûlant.

CONFESSER LES PECHES DU PEUPLE A SA PLACE

Le Seigneur m’inspira un autre traité que j’intitulai: «Confesser les péchés du peuple à sa place». Je l’ai apporté à l’imprimerie par la foi et Dieu envoya les finances à temps. C’était une forte exhortation à la prière. Tout comme les anciens prophètes, nous devons prier pour ceux qui ne prieront pas pour eux-mêmes. Nous devons confesser les péchés du peuple à sa place. A peu près à cette époque, alors que le frère Boehmer et moi-même étions en prière, le Saint-Esprit était répandu de façon merveilleuse sur plusieurs des réunions pour lesquelles nous avions prié. Nous ressentions que nous avions touché Dieu en leur faveur. Les témoignages appuyaient nos convictions. La prière change les choses. Il y a une merveilleuse puissance lorsque nous prions de la bonne manière. Regardez Elie sur le Mont Carmel: un homme de la même nature que nous. (Jacques 5:16). II peut aussi être nécessaire de faire des confessions dans ce sens. Un autre écrivait: Plusieurs personnes s’écroulaient comme agonisantes à cause de l’intensité de conviction de péché qui était tombée, remplissant le lieu en lamentations et en bruits de pleurs. Certains exprimaient les souffrances des contractions d’une femme qui accouche. Des hommes robustes pleuraient comme des enfants et s‘effondraient en se tordant, les joues remplies de larmes. Mais à travers une prière à Dieu certains criaient amèrement et brisaient l’action qui se faisait à travers Evan. « Ne chantez pas! » s’exclamait-il, c’est trop terrible pour que nous chantions!». (Il est arrivé parfois que la conviction quitte les gens s’il y avait trop de chants.) Ils firent diversion au moyen des sélections de cantiques et du choix des chants. C’était comme tuer l’Esprit et cela fut très douloureux pour certains d’entre-nous; mais la marée était trop forte contre nous. Les livres de chants d’aujourd’hui sont surtout commerciaux et cela ne serait pas une grosse perte si nous étions privés de la plupart d’entre eux. Même les anciens chants sont souvent violés par les changements qu’on y apporte et de nouveaux styles musicaux doivent sortir à chaque saison pour qu’il y ait un nouveau profit. Il n’y a pas vraiment en eux un esprit d’adoration. Ils font bouger les orteils des gens, mais non leur cœur. L’esprit de chant donné par Dieu au début était semblable à une harpe éolienne, douce et spontanée. C’était en fait le souffle même de Dieu, jouant sur les cordes des cœurs humains ou sur les cordes vocales. Les notes étaient merveilleuses par leur douceur, leur volume et leur durée. La plupart du temps elles étaient humainement impossible. C’était vraiment divin. Le frère Seymour était reconnu comme le responsable officiel. Mais il n’y avait pas de pape ou de hiérarchie. Nous étions tous frères. Nous n’avions pas de programmes humains, le Seigneur lui-même dirigeait. Nous n’avions pas de classe de prêtrise, ni de prêtres de métier. Ces choses sont arrivées plus tard avec l’apostasie du mouvement. Au début, nous n’avions même pas d’estrade, ni de pupitre. Tous étaient au même niveau. Les ministres étaient serviteurs dans le plein sens du mot. Nous ne voulions pas honorer les gens à cause de leurs avantages, leur éducation ou leurs richesses, mais plutôt à cause de ce que Dieu leur avait donné. Il a placé les membres dans le corps. Mais maintenant, des choses horribles se commettent au milieu d’eux, les prophéties sont fausses, les pasteurs écrasent l’assemblée et les chrétiens aiment être dominés. Jérémie 5/30-31.

SPONTANEITE DES REUNIONS

Le foin était engrangé pour les agneaux, non pour les girafes. Tous y avaient accès. Nous étions ainsi délivrés de cette manière des abus et de la hiérarchie ecclésiastique. Nous ne voulions que Dieu seulement. Lorsque nous arrivions à la réunion, nous évitions le plus possible les contacts humains et les salutations. Nous désirions rencontrer Dieu en premier. Nous courbions nos têtes sous l’un des bancs dans un coin et rencontrions les gens seulement dans l’Esprit. Nous ne connaissions plus personne selon la chair. Les réunions commençaient d’elles-mêmes spontanément par des témoignages, des actions de grâces, de l’adoration. Les témoignages n’étaient pas interrompus par des requêtes. Nous n’avions aucun programme qu’il ne faille bousculer par manque de temps. Notre temps appartenait au Seigneur. C’était des témoignages réels et provenant d’une expérience fraîche du cœur. D’autre part, les témoignages les plus courts étaient les plus forts. Une douzaine de gens pouvaient se lever en même temps, tremblant sous l’action de la puissance de Dieu. Il n’était pas nécessaire que les responsables donnent des directives et cependant il n’y avait pas d’anarchie. Nous étions en vase-clos, en prière avec Dieu pendant les réunions, nos pensées étaient tournées vers Lui. Tous obéissaient à Dieu avec douceur et humilité. Nous préférions honorer les autres que nous-mêmes. Le Seigneur était libre d’intervenir en tout temps. Nous priions sans cesse pour cela. Puis quelqu’un se levait finalement, oint pour apporter un message.

LES PREDICATEURS: S’ELEVER, NE PAS MOURIR A SOI-MEME ?

Certains hommes présomptueux venaient de temps à autre; spécialement des prédicateurs qui désiraient s’élever eux-mêmes. Mais leurs efforts ne duraient que peu de temps. Ils perdaient leur souffle, leurs pensées divaguaient et leur intelligence s’étiolait. Tout s’embrouillait devant eux et ils ne pouvaient plus continuer. Je n’en ai pas vu un seul s’en tirer en ces jours-la. Ils luttaient contre Dieu. Personne ne les empêchait, nous ne faisions que prier et le Saint-Esprit faisait le reste. Nous voulions que ce soit l’Esprit qui contrôle. Il les brisait en peu de temps. Et ils étaient emportés comme des cadavres, d’un point de vue spirituel. Nous avons vu des choses merveilleuses en ces jours-la. Même de très braves personnes en venaient à se prendre elles aussi en horreur devant la lumière plus puissante de Dieu. Les prédicateurs étaient ceux qui avaient le plus de difficulté à mourir à eux-mêmes. Il y avait tellement de choses en eux qui devaient mourir, tellement de gloire par les bonnes oeuvres.

PAS D’ESPRIT DE PARTI, PAS D’ORGANISATION HUMAINE

Le jour suivant, après leur avoir fait part de cet avertissement pendant la réunion, ils placèrent un écriteau à l’extérieur du bâtiment qui disait: Apostolic Faith Mission (Mission de la Foi Apostolique). Le Seigneur me dit: Ils l’ont fait sans unité. Il ne peut pas y avoir de division dans une vraie Pentecôte. Vouloir former un corps «séparé» n’est autre chose qu’annoncer notre faillite en tant que peuple de Dieu. Cela prouve au monde que nous sommes incapables de nous accorder ensemble, au lieu de les amener à croire en notre salut. (Jean 17:21). L’Eglise est un organisme et non pas une organisation humaine. Ils tentèrent plus tard de joindre à cette organisation toute l’œuvre de la côte du Pacifique, mais ils échouèrent misérablement. L’œuvre s’était répandue jusqu’a Portland et Seattle. Le peuple de Dieu doit demeurer libre de toute hiérarchie. Il a été racheté au prix du sacrifice de Jésus et il ne s’appartient plus à lui-même.

PAS DE PROGRAMME

Nous avons toujours reconnu Azusa comme étant la maison mère et il n’y eut jamais de friction ou de jalousie entre nous. Nous nous rendions visite de part et d’autre. Le frère Seymour venait souvent se réunir avec nous. J’écrivis ce qui suit dans le : Il n’y avait aucun programme et nous n’avons pratiquement jamais eu la possibilité de faire les annonces nécessaires. Personne ne fit la tentative de vouloir prêcher.

UNE PENTECOTE SANS CHRIST

Nous ne pouvons tenir une doctrine ou chercher une expérience, si ce n’est en dehors de Christ. Plusieurs désirent chercher la puissance pour faire des miracles, veulent attirer l’attention ou l’adoration des gens sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’ils dérobent à Christ Sa gloire, et mettent l’homme charnel en évidence. Ce dont les vrais disciples qui ont le plus besoin, c’est du Jésus doux et humble de cœur. L’enthousiasme religieux monte facilement en graine, l’esprit humain veut prévaloir sur le spirituel, mais nous devons nous en tenir à notre texte: Christ. Toute oeuvre qui exalte le Saint-Esprit ou les charismes plus que Jésus aboutira finalement au fanatisme. Tout ce qui nous pousse à exalter et à aimer Jésus est bon et sain. Le contraire ruinera tout. Le Saint-Esprit est une grande lumière, mais qui est toujours dirigée sur Jésus, afin de Le révéler. Quand le Saint-Esprit contrôle la situation, Jésus est proclamé comme la tête, et le Saint-Esprit Son exécutif.

DIEU DOIT CONTROLER, PEU IMPORTE LE COUT

Nous étions dans l’obligation d’agir fermement avec les cas extrêmes. La plupart du temps, l’Esprit passait outre et enlevait hors du chemin les irrégularités sans autre publicité. Plusieurs ont déclaré que nous ne pourrions aujourd’hui tenir nos réunions publiques. Mais si cela est vrai, alors il nous faudrait aussi faire taire Dieu. Ce dont nous avons besoin c’est que Dieu contrôle la liberté d’intervention, et cela peu importe le coût. Les saints eux-mêmes sont beaucoup trop confus et rebelles. A travers la prière et l’humilité, Dieu prend le contrôle de la réunion. C’était là le secret au début. Nous étions ensemble dans la prière, l’amour et l’unité et aucune puissance n’aurait pu briser cela. Mais le «moi» doit être consumé.

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Dérives évangéliques, enseignements bidons et autres problèmes de santé, par Didier Millotte http://www.blogdei.com/15657/derives-evangeliques-enseignements-bidons-et-autres-problemes-de-sante-par-didier-millotte/ http://www.blogdei.com/15657/derives-evangeliques-enseignements-bidons-et-autres-problemes-de-sante-par-didier-millotte/#comments Tue, 23 Aug 2011 12:11:58 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15657

blogdei

Nous avons fait de l’église un monstre que nous servons au lieu de nous aimer les uns les autres
D. Millotte
Les milieux évangéliques se présentent de plus en plus comme une religion à part entière et indépendante, plutôt que comme l’expression du christianisme fondé sur les enseignements de Jésus et des apôtres qui, rappelons-le, ne sont pas venu fonder une nouvelle religion mais appeler tous les hommes à entrer dans un règne, le royaume de Dieu, lequel ne dépend ni d’une confession, ni d’un groupe, ni d’un ensemble de doctrines.
L’Histoire nous a montré les dérives de l’Eglise catholique. Jésus et les apôtres n’ont jamais enseigné à vénérer Marie, ni à prier des «saints», par exemple. Les églises évangéliques semblent entrer à leur tour dans diverses dérives et fausses doctrines. Et cela se fait toujours lentement, l’air de rien, avec plein de convictions et de sincérité, avec plein de versets bibliques, comme «pour le Seigneur». L’une de ces dérives est la pensée positive chrétienne, comme le souligne Paul Gosselin, chrétien, anthropologue, écrivain. A ce sujet, les évangéliques qui recherchent avant tout la bénédiction ont oublié d’apprendre à être satisfaits dans l’abondance tout autant que dans le manque, comme l’apôtre Paul nous en a donné modèle.

Mais j’aimerais parler ici d’une autre dérive qui m’attriste et m’inquiète. La vénération de son église locale. Le concept d’église locale, en tant qu’entité en soi, me semble être une chose nouvelle, contemporaine, et en tout cas absente de la Bible. Si je me trompe, on peut en débattre ici. On voit apparaître ici et là, dans les milieux évangéliques, une obsession de l’église locale. Cette dernière prenant tellement d’importance qu’on peut s’interroger sur le principe d’idolâtrie à son égard. J’ai entendu un pasteur dire qu’une personne ne fait pas partie de l’église de Christ si elle n’est pas engagée dans une église locale, j’ai lu un titre de prédication, récemment, qui annonçait : «Votre destinée dépend de l’église locale.» Ce n’est qu’un titre, mais de tels mensonges me font bondir. J’ai l’impression, et tant mieux si je me trompe, que des mensonges, des erreurs et des dérives sont de plus en plus enseignés aux chrétiens évangéliques qui, hélas, pratiquent la confiance aveugle dans leur pasteur au lieu de vérifier si ce qu’on leur enseigne est exact, vrai et conforme à la pensée de Jésus et des apôtres. Votre destinée ne dépend pas de votre église locale, elle dépend de Jésus-Christ et de son oeuvre accomplie à la croix.

Il me semble qu’il y a dérive en ce qui concerne les églises évangéliques. Nous l’avons vu dans l’église catholique, avec l’établissement d’un clergé professionnel et dominateur, tant dans la vie des croyants que la vie politique, qui a imposé des dogmes, des croyances, et des pratiques qui ne correspondent pas aux enseignements de la Bible. Qui voit aujourd’hui les dérives des milieux évangéliques ?
Jésus et les apôtres, qui sont les fondements (Actes 2;42), n’ont pas enseigné à aimer son église locale. Ils nous ont enseigné à nous aimer les uns les autres, à aimer des personnes, des individus, des gens, des frères et soeurs, pas des doctrines, pas des structures, pas des ministères, pas des activités, pas un programme, pas une église locale en soi. Il est très triste de voir que l’église locale est devenu une entité en soi. Presque indépendante de Jésus. Elle est devenu quelque chose. Quelque chose qui fonctionne par elle-même, avec ou sans Robert, François ou Catherine. Les personnes, les frères et soeurs, peuvent partir et laisser la place à d’autres, «l’église locale» reste. On sait où la situer dans l’espace. On sait où la situer dans la pensée (credo, doctrines). Robert, François et Catherine n’y habitent pas, mais on va «à l’église» là. On peut y aller une fois, y retourner 10 ans plus tard, les ¾ des personnes ont changé, Robert, François et Catherine sont partis. Mais «l’église locale» porte le même nom, elle a les mêmes statuts, les mêmes doctrines, les mêmes réunions. Tragiquement, l’église locale est devenue une entité en soi, qui n’est pas faite de pierres vivantes, mais au sein de laquelle les pierres vivantes vont se retrouver, adhérer, s’activer, travailler dans le but de faire croître «l’église locale». Nous avons fait de l’église un monstre que nous servons au lieu de nous aimer les uns les autres et d’entrer dans le royaume de Dieu. Nous ne nous sommes pas attachés aux enseignements de Jésus et des apôtres, nous les avons quittés pour construire autre chose.

Mais, bonne nouvelle: il nous reste la repentance.

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Christianisation…et multiples questions, par Tommyab http://www.blogdei.com/15578/christianisation-et-multiples-questions-par-tommyab/ http://www.blogdei.com/15578/christianisation-et-multiples-questions-par-tommyab/#comments Tue, 16 Aug 2011 13:12:33 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15578

Christ en vous, l’espérance de la gloire

Suite à la vidéo que j’ai mis en ligne le 5 juillet, et celle-ci, j’ai plusieurs réflexions.

J’ai d’abord trouvé ces vidéos plutôt émouvantes. Et cette vidéo de même que plusieurs autres lectures/rencontres/discussions/évènements sont en train de faire changer grandement ma vision des choses concernant l’histoire du christianisme et sur l’église.

Ce qui me frappe d’abord, c’est qu’il semble y avoir une participation d’une bonne partie de la population locale.

La deuxième chose qui frappe est comment ces gens définissent la « bonne nouvelle » qui leur est révélée dans les Écritures, non pas surtout comme un salut individuel leur permettant d’aller au ciel après leur mort, mais comme la révélation de Dieu leur permettant, par Jésus Christ, de vivre présentement dans la lumière.

……

En lisant sur la christianisation de l’Europe, nous constatons des phénomènes semblables à ce qu’on voit dans cette vidéo. Des populations entières sont devenues « chrétiennes » en quelques années. Il s’est produit essentiellement la même chose lors des missions catholiques et protestantes auprès des autochtones d’Amérique du Nord du 17e siècle, jusqu’au début du 20e siècle.

J’ai lu le récit d’un prêtre catholique du 19e siècle qui fut témoin des missions dans les contrées nordiques du Québec auprès des amérindiens, et il est étonnant avec quelle enthousiasme et facilité les autochtones se convertissaient au christianisme. Ces missionnaires faisaient un travail dans des conditions d’extrême difficultés, ils ont traduit le Nouveau Testament en langues amérindiennes, et ils ont mis leur langues par écrit.

Notre vision protestante/évangélique vivant en 2011 nous fait penser que ce n’était pas nécessairement une bonne chose, et après tous les scandales du colonialisme, et l’histoire d’horreur des derniers 100 ans concernant les pensionnats amérindiens, nous avons tendance à critiquer ce qui s’est produit, et à idéaliser l’époque d’avant la colonisation.

Mais nous situant 200-300 ans après les faits, nous sommes en vérité très mal placés pour conclure quoi que ce soit sur ce qui poussait les autochtones à embrasser la religion chrétienne. Et cette idéalisation du passé pré-chrétien est en réalité un vieux relent du mythe plein d’ignorance et très « 18e siècle » du « bon sauvage » qui vit heureux et innocent dans sa nature pure, comme des enfants plus ou moins débiles.

La réalité est tout autre.

Plusieurs aujourd’hui, à postériori, affirment donc que les religions traditionnelles de ces gens étaient mieux pour eux, et idéalisent la période pré-coloniale. C’est une réaction qui se comprend, et je ne veux surtout pas minimiser la violence avec laquelle les cultures autochtones furent méprisées par nos ancêtres. Mais c’est une réaction qui à mon avis ne vise pas le véritable problème, qui était plus l’idolâtrie envers certaines formes extérieures et de la culture du christianisme européen, idolâtrie qui nécessairement amena le mépris et la condescendance envers les autres cultures, et donc le racisme et toutes ses conséquences.

Et en réalité, la tâche de voir cette idolâtrie, et de se repentir de tout le mal fait par le racisme et la condescendance de notre culture chrétienne occidentale n’a jamais été faite de façon satisfaisante. Et je me pose même la question si dans une certaine mesure, la déchristianisation de nos pays n’est pas en partie lié à ces péchés historiques horribles.

Cependant, malgré les objections de plusieurs, et malgré les erreurs et les horreurs de l’histoire, la question suivante se pose: si le christianisme (même dans une version très imparfaite de notre point de vue) ne représentait pas une « bonne nouvelle » pour les peuples autochtones, comment se fait-il qu’ils se soient converti si facilement, et si massivement? Et contrairement à ce qui est souvent propagée comme version, les conversions forcées n’étaient pas la norme.

……

J’ai fait un très long détours en parlant de la christianisation de l’Europe, et des autochtones nord-américain, parce qu’il y a des parallèles à faire avec les événements rapportés dans cette vidéo.

L’une des différences me semble être ce qui apparaît comme quasiment une absence d’aliénation culturelle, de ce qu’on voit dans ces vidéos, et au contraire, un grand respect de la culture traditionnelle des Kimyals. C’est une grande différence avec les missions « civilisatrices » du 19e siècle, sous la protection des pouvoirs militaires coloniaux… Je ne peux que témoigner de la situation en Amérique du Nord, mais la situation est celle d’une aliénation culturelle des peuples autochtones, de façon plus ou moins volontaires par les missionnaires.

En voyant cette vidéo il y a quelques mois, immédiatement, j’ai vu poindre l’institutionnalisation de l’église. Et je me suis dit: cette église contient probablement des dizaines de gens qui y sont pour suivre la foule; dans quelques décennies des hommes d’église prendront de plus en plus de pouvoir; il y aura éventuellement des schismes, etc, etc…

Mais la question est la suivante: est-ce évitable? est-ce « mal »?

L’autre question plus importante encore est celle-ci: l’institutionnalisation de l’église et du christianisme peut-elle être une bonne chose? Est-elle nécessaire? Est-elle aussi grave que j’aie pu l’affirmer dans les derniers 2 ans que dure ce blog? L’apparition, très tôt dans l’église, de la liturgie, par exemple, est-elle une « quasi-malédiction » telle qu’on en a le sentiment en lisant la littérature des Quakers, ou en lisant Frank Viola et autres tenants du culte « spontané » ?

Le fait est que nous situant après l’histoire de la formation de l’église en institution, et par la suite de la formation de multiples dénominations, et organisations, il nous est très facile de critiquer.

Et si le christianisme liturgique et hiérarchique était le « mal incarné », comment expliquer qu’il fut la norme pendant plus de 1000 ans en Europe ?

Ne pourrait-on pas penser que Dieu, par son Esprit-Saint, puisse en arriver à ses fins malgré toutes les imperfections de son Église? De même que Dieu arriva à ses fins avec Israël, avec l’incarnation de Christ, sa crucifixion, et sa résurrection, ultime réalisation du plan de Dieu, et de toutes les prophéties de l’Ancien Testament, de même Dieu a son plan qui va au-delà de notre pauvre perception. Que de la même façon que même pour un juif pieux et craignant Dieu à l’époque du Nouveau Testament, le discernement du plan de Dieu et de l’accomplissement des prophéties n’avait rien d’évident et de clair, mais que tout devint clair après la résurrection et la pentecôte, de même pour nous, nous avançons dans une certaine incertitude, avec des controverses qui se dénombrent à l’infinie sur tous les sujets possibles dans le christianisme (situation semblable au judaïsme du 1er siècle…).

Ne pourrait-on pas penser que toutes les errements de l’Église ait pour but entre autre de nous garder dans l’humilité?

Se pourrait-il que notre tendance « anti-institution », et « anti-liturgie » ne soient en réalité qu’une conformation au siècle présent? En notre époque ou la « spontanéité », « l’authenticité », et la liberté de parole, sont les valeurs suprêmes?

……

Plusieurs seront probablement surpris de lire ce genre de question sur mon blog. J’y reviendrais au cours des prochaines semaines.

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L’interprétation particulière des Ecritures, de S. Van Mierlo http://www.blogdei.com/15553/linterpretation-particuliere-des-ecritures-de-s-van-mierlo/ http://www.blogdei.com/15553/linterpretation-particuliere-des-ecritures-de-s-van-mierlo/#comments Mon, 15 Aug 2011 10:50:07 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15553

Quand un croyant a un point de vue qui n’est pas celui d’un groupe reconnu, on lui rappelle parfois 2 Pi. 1 : 20, que Segond traduit ainsi:

« Sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière ».

On comprend que l’Eglise Romaine considère comme «particulière» et inacceptable toute interprétation qui diffère de ce qu’elle juge être « de foi » ; mais où est le critérium protestant? Faut-il accepter une interprétation parce qu’elle est admise par la majorité ? Le protestant qui croit pouvoir se servir de 2 Pi. 1 : 20 comme argument contre ceux qui diffèrent de lui, est bien peu conséquent. Si ce verset condamne toute interprétation particulière, il condamne donc la foi personnelle et tout le protestantisme.

Examinons donc ce fameux texte. Nous pouvons d’abord faire observer que ce passage est incompréhensible dans la traduction citée, car le verset 20 est relié au verset 21 par le mot « car » et devrait donc être expliqué ou justifié par ce dernier verset. Or, le fait qu’aucune prophétie n’a été apportée par une volonté d’homme n’explique pas pourquoi cette prophétie ne pourrait pas être interprétée par un individu.

Quand on consulte le texte grec, on remarque que la version de Segond est très libre. Afin d’éviter qu’on nous soupçonne de vouloir, par une traduction forcée, justifier une idée préconçue, nous donnons la traduction de Crampon :

« Aucune prophétie de l’Ecriture ne procède d’une interprétation propre . »

Le verbe « ginomai », qui a la même racine que « gennaô » (générer) et que « genea

» (génération), est traduit ici par « procède » et indique, en effet, avant tout, une venue à l’existence. Ce que les prophètes ont écrit ne procède pas de leur propre interprétation de ce qu’ils ont vu ou entendu, car, comme le verset 21 l’explique, ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par l’Esprit Saint que de saints hommes de Dieu parlent. Il est donc évident que ce passage n’a rien à faire avec notre interprétation des Écritures. Au contraire, l’Ecriture nous invite à un examen personnel, donc à une interprétation personnelle, qui peut coïncider ou non avec celle de la majorité. Citons quelques passages :

Act. 17 : 11. « Ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. »

2 Tim. 2 : 15. « Qui dispense droitement la parole de la vérité. »

Mat. 15 : 9. « C’est en vain qu’ils m’honorent en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. »

2 Tim. 1 : 13. « Retiens… le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. »

1 Cor. 10 : 15. « Je parle comme à des hommes intelligents, jugez vous-mêmes de ce que je dis. »

Nous ne devons pas adhérer aux interprétations d’une masse qui garde des traditions anti-scripturaires, mais nous devons rester fidèles à la vérité, même si celle-ci n’est partagée que par quelques personnes particulières. Loin de nous de rechercher une interprétation qui diffère de ce que d’autres acceptent, mais nous ne pouvons pas accepter une interprétation contraire à notre propre conviction et qui, après un mûr examen spirituel, ne nous semble pas scripturaire.

Toute interprétation qui nous est proposée devra être étudiée, puis acceptée ou rejetée, selon que nous aurions la profonde conviction qu’elle est scripturaire ou non. C’est seulement ainsi que nous pourrons avoir une foi individuelle, et progresser dans la voie du salut. La foi divine qui atteint la vérité, qui donne une certitude et par laquelle on est sauvé, est toute personnelle et provient d’une action divine en nous. Croire certaines choses (sans bien les connaître) d’une manière globale, parce que professées par un groupe religieux dans lequel nous avons confiance, ne constitue qu’une foi humaine, qui n’a aucune valeur pour le salut, et qui peut tout au plus servir de préliminaire à la foi individuelle.

Mais qu’en est-il alors de ceux qui n’ont ni les facultés, ni le temps indispensables à l’examen qui permet d’arriver à une interprétation particulière, donc à une foi personnelle ? Nous croyons que tout homme qui désire vraiment la sagesse, l’obtiendra. On a tort de supposer que pour parvenir à une interprétation individuelle exacte, il faille être théologien. Ce qui manque le plus, c’est l’amour de la vérité et l’acceptation des grâces divines.

On objecte aussi que si chacun a son interprétation particulière, il ne peut jamais y avoir accord et aucune de ces interprétations ne peut être réputée juste. Or, nous ne prétendons pas que notre interprétation doive nécessairement différer de celles des autres pour qu’elle soit la nôtre. Si nous acceptons tous, d’une manière intégrale l’aide du Saint-Esprit, nous arriverons tous à la même interprétation. Et celle-ci n’en sera pas moins notre interprétation particulière. S’il y a, en pratique, des interprétations différentes, cela ne prouve rien contre le principe. Nous résistons toujours à Dieu en quelque point et manquons, par conséquent, à la vérité.

Si l’on nous demande enfin, comment on peut réaliser une Eglise sur cette base, nous devrons d’abord savoir de quelle Eglise on veut parler. Si c’est de l’Eglise du mystère, le Corps dont Christ est la tête, alors, c’est Dieu qui la forme et qui nous y fait participer quand Il nous place dans la position spirituelle voulue. Mais si l’on parle d’une Église visible, nous admettons qu’il y a quelque difficulté. Aussi, la Parole ne nous donne-t-elle aucune indication pour former une « Eglise » visible dans la dispensation actuelle. Tout ce que nous pouvons réaliser actuellement, ce sont des groupes humains plus ou moins fidèles aux Écritures. Si la charité y règne, ceux qui ne partagent pas nos interprétations ne nous rejetteront pas nécessairement; ils essaieront, après un examen bienveillant, de nous montrer notre erreur. On s’efforcera de garder la vérité dans la charité.

 

Extrait du livre : « La voie du salut »

note sur l’auteur :

S. Van Mierlo (1888-1962)

Stanislas Van Mierlo est né à Anvers en 1888 et mort à Aix en Provence en 1962. Ingénieur de profession, il fut responsable des activités de recherche des laboratoires de cinq pays européens d’une société internationale de télécommunications. Il a apporté une contribution majeure aux réseaux téléphoniques français et nord américain.

A ces responsabilités, il effectua des recherches approfondies en archéologie, théologie, philosophie, et en écritures anciennes. Il visita régulièrement la bibliothèque du British Muséum et d’autres centres d’informations. Il rencontra de nombreux experts des textes bibliques dans le monde entier.

Cet homme, d’une profonde humilité et d’une exceptionnelle érudition, possédait une parfaite connaissance des ouvrages dont il dénonçait les thèses aussi bien que de ceux dont les conclusions rejoignaient les siennes. Les certitudes qu’il présente dans ses ouvrages ne sont pas le fruit d’une tradition familiale ou d’un quelconque a priori : « Sceptique par éducation, initié aux sciences, nous avons cru au début pouvoir trouver partout erreurs et contradictions ». Sa famille appartenait en effet à la libre-pensée. Il en avait lui-même accepté les thèses tenant la Bible comme un ouvrage qui ne présentait pas beaucoup d’intérêt. Jusqu’au jour où, de façon étrange et inattendue, une interrogation se fit jour en son esprit. Au nom de quoi, pensa-t-il, rejeter ce livre que je n’ai ni étudié, ni même lu ?

L’inconséquence scientifique d’un tel rejet venait de lui apparaître. Il décida donc de réparer cette lacune en étudiant méticuleusement la Bible. Oui ou non ce livre était-il ce que les chrétiens prétendent, à savoir un livre inspiré par Dieu, ou au contraire un livre purement humain ? Il se mit au travail avec un réel acharnement, ne négligeant aucune piste. Bientôt, il acquit la certitude que la Bible était réellement ce qu’elle prétendait être. Dès lors, il poursuivit l’étude de cet ouvrage jusqu’à sa mort. Ses réflexions le conduisirent à l’écriture de plusieurs livres :

« Le plan divin et sa réalisation » 1934

« Les enseignements de l’apôtre Paul » 1936

« La voie du salut » 1938

« La science, la raison et la foi » 1948

« La révélation divine » 1951

« L’ancien calendrier des Hébreux » 1954

Depuis les eaux stagnantes de la tradition jusqu’à la source d’eau vive de la vérité, pourrait être une description adaptée du cheminement de l’auteur dans son exploration des écritures.

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La Bible n’est pas un puzzle (suite), par Frank A. Viola http://www.blogdei.com/15276/la-bible-nest-pas-un-puzzle-suite-par-frank-a-viola/ http://www.blogdei.com/15276/la-bible-nest-pas-un-puzzle-suite-par-frank-a-viola/#comments Sun, 24 Jul 2011 23:23:44 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15276

suite de la première partie 

Deuxième partie
 

Revenons à notre histoire. Joe Housechurch a maintenant une « église de NT. » Comme dans tous les petits groupes comme celui de Joe, la question de la conduite est prélevée. Que fait Joe? Il glane la Bible à la recherche de versets sur la direction. Il s’arrête aux Actes 14, au verset 23 qui dit, « et ils ont nommé des anciens dans chaque église. » Joe obtient une autre révélation ! « La Parole de Dieu déclare que chaque église du NT a des anciens, » « Par conséquent, notre église de maison a besoin d’anciens ! »
 

Joe fait à cette découverte seulement deux semaines après l’ouverture de sa maison ! « Chaque église de NT avait des anciens, » dit Joe. Ainsi il prélève le verset hors de son contexte et Joe nomme des anciens. (Joe s’avère justement être l’un de ces anciens d’ailleurs.)
 

Quel est le contexte historique des actes 14 ? Deux planteurs d’églises, Paul et Barnabas, sont envoyés par leur église à Antioche. Avant cet envoi, les deux hommes avaient déjà éprouvé la vie d’église comme frères, pas comme dirigeants (Barnabas à Jérusalem et Paul à Antioche).

Actes 14:23 fait partie d’une description de ce qui a eu lieu après que ces deux planteurs d’églises furent envoyés. Ils sont dans le sud de la Galatie. Les deux hommes ont juste planté quatre églises. Maintenant ils retournent pour visiter ces églises six mois à un an après que ces églises ont été plantées. Paul et Barnabas reviennent à chacune des églises de Galatie pour « faire nommer publiquement des anciens» dans chaque église. [26]
 

Mais Joe a commis une erreur bien plus subtile. Le verset indique que Paul et Barnabas ont nommé des anciens dans chaque église. Joe comprend que chaque église véritable doit avoir des anciens. Pourtant ce texte n’indique aucunement une telle chose. Le verset se rapporte à un événement dans Galatie du sud pendant le premier siècle. « Chaque église » signifie chaque église dans Galatie du sud en A.D. 49 ! [27]Luc parle des quatre églises que Paul et Barnabas avaient plantées. Voyez-vous le problème vers lequel nous courons quand nous prélevons des versets de leur contexte historique ?

La vérité est que, Joe Housechurch est totalement à l’extérieur les bornes bibliques! D’abord, il n’est pas un planteur d’église ambulant. (Ce sont les hommes qui reconnaissaient les anciens au premier siècle.) En second lieu, l’église est trop jeune pour avoir des anciens. À Jérusalem, il s’est écoulé au moins 14 ans pour que des anciens apparaissent. Mais Joe Housechurch a son verset, ainsi il « se base sur les Écritures » (dans son imagination).
 

Plus tard, la question de donner de l’argent est prélevée. Ainsi Joe se réfère à 1 Corinthiens 16:2, « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité. » Basé sur ce verset, Joe institue une règle que chacun dans son église de maison devrait donner de l’argent aux fonds de l’église le dimanche matin.

Encore, Joe a pris un passage hors contexte et a établi une pratique basée sur celui-ci. 1 Corinthiens 16:2 traite d’un projet d’une fois. Il fut écrit en A.D. 55 à l’église à Corinthe lorsque, Paul rassemblait l’argent de toutes les églises de gentils qu’il avait plantées. Paul avait un but en ceci : Il  voulait apporter cette collecte aux frères et aux sœurs à Jérusalem qui passaient par une profonde pauvreté. C’était une affaire d’une fois. Paul disait aux Corinthiens, « d’ailleurs, quand je viens pour visiter, je veux que cet argent prête à être apportée à Jérusalem. Chaque dimanche quand vous venez ensemble, vous mettez graduellement de côté des fonds de soulagement  » 1 Corinthiens 16:2 n’a donc  rien à faire avec un rituel superficiel de prendre une offrande chaque dimanche matin. [28]

Il y a plus. L’église de la maison de Joe commence à discuter la question de la mission de l’église. Naturellement, Joe sort sa glaneuse et recherche les versets qui apporteront une réponse. Il s’arrête à Matthieu 28:19, « allez donc vers toutes les nations, les enseignant … » il les renvoie à Marc 16:15 qui dit : « Allez par le monde et prêchez l’Évangile. » Il continue aux actes 5:42 qui dit, « et ils ne cessaient de prêcher et d’enseigner Jésus-Christ. »

Joe se dit, « notre mission est de prêcher l’Évangile. C’est pourquoi nous existons. Pourquoi, si Dieu ne voulait pas que nous prêchions l’Évangile il nous aurait fait mourir après que nous ayons obtenu le Salut ! Ainsi la seule raison pour laquelle nous respirons et pour laquelle nous avons des églises de maisons est pour prêcher l’Évangile. C’est ce que le NT indique. Je l’ai lu. »

À nouveau, M. Joe Housechurch a prélevé trois versets totalement hors contexte. Dans Matthieu 28:19 et Marc 16:15, Jésus ne parle pas à chaque chrétien. Il parle à douze hommes qui n’avaient jamais prêché l’Évangile jusqu’à ce que le Seigneur les ait envoyés. Et il ne les a pas envoyés jusqu’à ce qu’il les ait d’abord formés  pendant trois années.  [29]Ces hommes étaient des apôtres (planteurs d’églises). En conséquence, la prétendue « Grande Commission » est une Parole à ceux qui plantent des églises. Elle n’est pas donnée à chaque croyant.

De plus, dans le Grec original, la « grande Commission » se lit : « Après être allé sur votre chemin… » Par conséquent, c’est une prophétie (« étant allés »), pas un ordre (« allez »). [30]Le Seigneur n’a pas dit aux douze apôtres « d’aller. » Il leur a dit qu’ils iraient

Qui prêche l’Évangile dans les actes 5 ? Ces mêmes hommes. Les apôtres. Fait intéressant, aucun chrétien à Jérusalem autre que les douze apôtres n’ont prêché l’Évangile jusqu’à ce que huit ans aient passé. [31]Ils ont appris Jésus-Christ dans le contexte de la vie d’église avant qu’ils aient répandu la bonne nouvelle. D’ailleurs, quand les frères et les sœurs à Jérusalem ont commencé à répandre l’Évangile après que ces huit années aient passé, ils ne l’ont pas fait par devoir. Il s’est spontanément produit quand elles ont été dispersées dans l’ensemble de la Palestine. À la différence des chrétiens aujourd’hui, les premiers croyants n’ont pas partagé le Christ à partir de la culpabilité, d’un ordre, ou du devoir. Ils l’ont partagé parce qu’il se déversait et coulait hors de leurs cœurs reconnaissants, et ils ne pouvaient pas s’en empêcher !
 

Le processus de pensée de Joe au sujet de la mission de l’église a été formé par deux choses : le revivalisme du 19ième siècle (voir le chapitre 1), et l’approche presse-papiers (couper-coller) à la Bible.
 

L’effet net de l’approche presse-papiers

Reculons-nous et analysons l’histoire de Joe. Joe a excessivement mal traité le NT. Son motif est-il pur ? Oui. A-t-il un cœur pour Dieu ? Oui. Est-ce que ceci l’a gardé des mauvaises applications des Écritures ? Non.

Joe est venu au NT de la même manière que nous avec les ciseaux et la colle. Préparés à couper, coller, et créer une base pour nos doctrines et pratiques préférées.

L’effet net de l’approche presse-papiers est tragique. Il a produit un amas d’églises sans aucune base scripturale sur laquelle s’appuyer. (Je parle de l’église institutionnelle comme nous l’avons aujourd’hui.) Plus encore, il a produit une masse d’« églises de maisons », » pro forma mécaniques sans vie, sans couleur, et stériles.
 

Je me rappelle la vision qu’Ézéchiel a eue de la vallée des os desséchés. [32]Le Seigneur transporta Ézéchiel vers une vallée des os, et la Parole vivante de Dieu est venue en avant pour ressusciter ces os. Les Écritures indiquent que les os étaient placés sur les os. Les os se sont revêtus avec les tendons et la chair. Et quand le souffle de Dieu vint comme un vent impétueux, ces os morts sont devenus une armée puissante.

La plupart des « planteurs » d’églises de maisons modernes  peuvent être décrits comme des hommes qui sont venus à la vallée des os secs avec la colle, le fil, les aiguilles, et les versets du NT à leur disposition. Ils ont pris les os et les ont collés ensemble. Ils ont mis le fil par le tendon et la chair cousue par-dessus. Alors ils se sont reculés et ont dit : « Regardez, une église du NT construite sur le NT. Nous avons des anciens, nous nous réunissons dans une maison, nous n’avons pas un clergé professionnel, nous prenons une collecte chaque dimanche, et nous prêchons l’Évangile. »
Mais il n’y a aucun souffle impétueux et puissant!

L’Eglise de Jésus-Christ ne peut pas être commencée. Elle ne peut pas être soudée. Il n’y a aucun plan ou modèle que nous pouvons découper du NT en extrayant des versets tout en essayant de les imiter mécaniquement. L’église de Jésus le Christ est une entité biologique et vivante ! Elle doit être maintenue vivante.[33]

Si nous désirons les résultats du premier siècle, l’église doit naître de la même manière que toutes les églises du premier siècle. Si vous comptez toutes églises mentionnées dans le NT, il y a en environ[34]. Chacune d’entre elles a été plantée ou facilitée par un planteur d’église itinérant qui prêchait seulement Christ. Il n’y a aucune exception. L’église a été établie en raison de la présentation apostolique de Jésus-Christ.

Il y a plus de verset pour supporter ce principe qu’il y en a pour les assemblées dans les maisons. Il y a plus de verset pour ce principe que pour supporter des réunions ouvertes et participatives. Il y a plus de verset pour ce principe que pour une collecte le dimanche matin. Et comme nous l’avons vu, il y a beaucoup plus d’Écritures pour supporter cette pratique qu’il y en a pour toutes les choses non scripturaires que nous faisons dans l’église, incluant le pasteur ! Le principe des ouvriers extra locaux qui plantent et aident une église prévaut dans le NT.
 

Notez bien : Le NT n’est pas un manuel pour la pratique en matière d’église. C’est l’historique d’Emmanuel—Jésus Christ insufflant sa vie divine par son peuple au premier siècle ! Le livre des Actes n’est pas un livre d’instruction pour l’ordre d’église. C’est un historique de la façon dont la tête de l’église donne naissance à son corps et de la façon dont elle s’exprime ! Les épîtres ne sont pas des textes manipulables nous montrant comment être de bons chrétiens. Elles sont des lettres vivantes, écrites à différentes heures à différentes églises vivant dans différentes cultures éprouvant différentes circonstances !

Mais elles parlent toutes d’une seule voix. Et cette voix découle d’une saga cohérente qui s’écoule librement. Une saga qui doit être dévoilée si jamais nous ne revenons à la mentalité chrétienne primitive et à la pratique de l’église primitive. [35]
 

Un remède pratique

Quel est alors, l’antidote à l’approche de presse-papiers au NT ? Quel est le remède qui vous introduira dans une expression vivante du corps du Christ, style de premier siècle ? L’antidote commence par la compréhension de notre NT.
 

Nous avons été conditionnés à approcher le NT avec un microscope et à extraire les versets qui découvrent ce que faisaient les premiers chrétiens. Nous devons abandonner cette mentalité entière, prendre du recul, et jeter un coup d’œil frais dans les Écritures. Nous devons réapprendre la totalité du drame du commencement jusqu’à la fin. Nous devons apprendre à regarder le NT panoramiquement, pas au microscope.
 

F.F. Bruce, un des plus grands auteurs de notre temps, fait un rapport impressionnant. Il a dit que quand vous lisez les lettres de Paul, c’est comme écouter seulement que la moitié d’une conversation téléphonique. On a assez fait dans le domaine de la recherche biblique au cours des dernières années que nous pouvons reconstruire la saga entière de l’église primitive. Avec reconnaissance, nous pouvons maintenant entendre l’autre côté de la conversation !   Apprendre l’histoire de l’église primitive traite pour toujours la fièvre de l’approche presse-papiers au NT. L’étude de l’histoire mettra à nu les principes spirituels conformes dans tout le NT qui sont en Dieu lui-même. Nous manquons radicalement ces principes en raison de la manière dont nous approchons la Bible. Ce qui n’aide pas non plus, c’est que notre NT n’est pas dans l’ordre chronologique.
 

Quand vous apprenez l’histoire, vos versets doivent se marier et se plier à elle. Plus jamais vous ne pourrez prendre un verset hors du contexte et dire, « regarde, nous sommes censés faire ceci. » Plusieurs des versets que nous chrétiens retirons par habitude de la Bible ne se rapporteront simplement plus. Vous serez renversés parce que pour la première fois vous comprendrez l’image entière.
 

Défi final

Quelqu’un une fois a dit, « Il n’est peut-être rien de pire que d’atteindre le haut de l’échelle pour découvrir que vous êtes sur le mauvais mur. »  34 Après la lecture de ce livre, vous devriez pouvoir vous identifier en rapport avec cette citation. À cet égard, je me finirai avec un défi qui va directement au cœur.

Vous avez appris que les pratiques en matière d’église qui vous aviez silencieusement supposé être biblique étaient en fait non scripturaires. Vous avez découvert l’origine de ces pratiques. Vous savez qu’elles n’ont pas une origine divine mais humaine, même païenne. Et vous savez qu’elles contrecarrent l’intention finale de Dieu pour son église. 35 Vous vous êtes également rendu compte que vous étiez désespérément dépendant de ces traditions insurmontables. Même retenus par elles.
 

Dans cette lumière chancelante, je pose la question laconique : Est-ce que vous, dites-moi s’il vous plaît, abandonnerez ces traditions ? Ou continuerez-vous de pratiquer ce que vous savez être en désaccord avec la voie de Dieu ?

Allez-vous ignorer avec désinvolture ce que vous avez lu dans ce livre concernant vos pratiques en matière d’église ? Ou est-ce que vous serez fidèle aux fins absolues de la lumière en vous pour couper avec la tradition de l’homme, afin de poursuivre la plénitude du Christ et de son Eglise ?
 

Après la réception de la lumière, continuerez-vous à élever vos inventions religieuses au-dessus de la révélation inspirée de Dieu ? Ou porterez-vous attention à la lumière qui est en vous ?

Ferez-vous le pas hors de l’église institutionnelle qui embrasse les pratiques opposées au NT ou « annulez-vous ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. » [36]Tradition qui persiste à attacher une lourde pierre de meule sur le cou de l’église de Christ [37]

Continuerez-vous à sacrifier dans la ville du Pharaon? Ou irez-vous sur les frontières pour estimer la distance et faire le plongeon?

L’histoire démontre que là où la conscience et la tradition sont en conflit, la grande partie du peuple de Dieu choisit la tradition. [38]

Alors maintenant, la question qui se pose à la maison est…

Qu’allez-vous faire ?

Depuis les 50 ou 100 dernières années les recherches sur le Nouveau Testament ont assidûment et avec succès dressé la tâche de l’élucidation de ce qui était connue comme « Ecclésia » dans le Christianisme primitif, très différent de ce qui s’appelle aujourd’hui l’église dans les camps romains et protestants… Cette approche, qu’une étude impartiale du Nouveau Testament et le besoin criant de l’église nous ont aidés à réaliser,  s’exprime comme suit : l’ « Ecclésia, » du Nouveau Testament est la communion avec Jésus Christ, c’est une communion pure de personnes et n’a rien à voir avec le caractère d’une institution; il est donc erroné d’identifier toute église historiquement développée, qui toutes sont marquées par un caractère institutionnel, avec la véritable communion chrétienne.
 

Notes

[1] Ce chapitre est basé sur un message que l’auteur a livré à une conférence d’église de maison à l’université d’Oglethorpe à Atlanta, en Géorgie le 29 juillet 2000.

[2] Pour une discussion sur la scholastique protestante, voir le Walter Elwell’s Evangelical Dictionary of Theology (Grand Rapids: Baker Book House, 1984), pp. 984-985. Francis Turretin (Reformed) et Martin Chemnitz (Lutheran) sont les deux principaux “Quakers” parmi les érudits  protestants (Evangelical Dictionary of Theology, pp. 1116 & 209 respectivement).

[3] Le Dispensationalisme et l’enlèvement pré-tribulationel sont deux d’entre eux. La série très réussie Laissé Derrière est basée sur ces enseignements (Time, July 1, 2002, pp. 41-48). Pour la fascinante origine de la doctrine de la pré tribulation de Darby, voir  Dave MacPherson’s The Incredible Cover-Up (Medford: Omega Publications, 1975).
 

[4] Voir See Donald Guthrie’s New Testament Introduction: Revised Edition (Downers Grove: InterVarsity Press, 1990). Pour une bonne  discussion sur notre Bible, voir Christian History, Issue 43, Vol. XIII, No. 3 and “How We Got our Bible,” Christianity Today, February 5, 1988, pp. 23-38.

[5] F.F. Bruce’s Paul: The Apostle of the Heart Set Free (Grand Rapids: Eerdmans, 1977), p. 465. Les specialists se réfèrent au canon de  Paul en tant que le  “ corpus Paulinien.” Pour en connaitre advantage sur l’histoire du canon du NT, voir  F.F. Bruce The Canon of Scripture (Downer’s Grove: InterVarsity Press, 1988), Chapters 8-23.

[6] Jerome Murphy-O’Connor, Paul the Letter-Writer (Collegeville: The Liturgical Press, 1995), p. 121

[7] Ibid., P. 120. Cette pratique est connue comme stichométrie.

[8] Pour une discussion complète sur l’ordre du canon Paulinien, voir Paul the Letter-Writer, Chapter 3.

[9] Hébreux ne semble pas être Paulinien, ainsi il ne fait pas partie du corpus Paulinien.

[10] En 1864, Thomas D. Bernard a fourni une série d’entretiens appelés « les conférences de Bampton. » Ces conférences ont été éditées dans un livre en 1872 intitulé The Progress of Doctrine in the New Testament. Dans le livre, Bernard argumente du fait que l’ordre actuel des lettres de Paul dans le NT a été divinement inspiré et recommandé. Ce livre est devenu très populaire parmi les enseignants de la Bible aux 19ième et 20ième siècles. En conséquence, pratiquement chaque texte théologique, texte exégétique, ou commentaire biblique écrit en ce siècle suit l’ordre chaotique actuel, ne réalisant pas combien il nous a aveuglés à la vision panoramique entière du NT. « La critique canonique » est grande parmi les séminaristes. C’est l’étude du canon en tant qu’unité afin d’acquérir une théologie biblique globale. Ce qui est nécessaire aujourd’hui est une théologie établie, non pas sur le canon actuel et son désordre, mais sur l’histoire chronologique de l’église primitive.

[11] Éphésiens dépasse réellement Galates d’un cheveux, mais les livres étaient dérangés en raison d’une préférence d’un scribe. Ceci n’étonne pas puisque la différence dans la longueur est si minime. Paul the Letter-Writer, p. 124).

[12] Voir l’introduction au Nouveau Testament de Donald Guthrie : Édition révisée ; Revised Edition; F.F. Bruce’s The Letters of Paul: An Expanded Paraphrase (Grand Rapids: Eerdmans, 1965); F.F. Bruce’s Paul: The Apostle of the Heart Set Free (Grand Rapids: Eerdmans, 1977).

[13] Il s’appelle également Robert Stephanus.

[14] Norman Geisler and William Nix, A General Introduction of the Bible: Revised and Expanded (Chicago: Moody Press, 1986), pp. 340-341, 451; Bruce Metzger and Michael Coogan, The Oxford Companion to the Bible (New York: Oxford University Press, 1993), p. 79.

[15] H. von Soden, Die Schriften des Newen Testamentes (Goettingen: Vandenhoek, 1912), I, 484; W. Kenneth Connolly, The Indestructible Book (Grand Rapids: Baker Books, 1996), p. 154. Un historien de la Bible a fait cette remarque au sujet de la versification de Stephanus du NT : « Je pense qu’il aurait été mieux fait sur ses genoux à la toilette. »

[16] La versification de la Bible hébraïque s’est produite en 1571. Theodore Beza a mis les versets de Stephanus dans sa version du Textus Receptus (1565) qui leur ont donné la place prépondérante qu’ils ont aujourd’hui (Die Religion in der Geschichte und der Gegenwart (3rd ed., III, 1141 f.).

[17] Dans les séminaires, on enseigne l’histoire de l’église primitive dans une classe « d’histoire de l’église » tandis qu’on enseigne les livres du NT dans une « étude » du NT. Et jamais les deux ne se rencontrent. Ainsi les séminaristes reçoivent rarement sinon jamais une vue panoramique de l’histoire de l’église primitive coulant librement avec les livres arrangés dans leur ordre chronologique. Si vous ne me croyez pas, essayez ceci : La prochaine fois que vous rencontrez un étudiant de séminaire (ou le diplômé) demandez-lui de vous préparer la série entière des événements de l’épître de Paul aux Galates jusqu’à son épître aux Romains. Demandez-lui d’inclure les dates, les lieux, les noms des personnages importants, et les événements mentionnés dans les actes.
 

[18] Certains d’entre nous ont été enseignés au sujet de l’historique de la Bible. Mais juste assez pour nous inoculer de la recherche plus loin et obtenir l’histoire entière.
 

[19] F.F. Bruce, ed., The New International Bible Commentary (Grand Rapids: Zondervan, 1979), p. 1095.

[20] G.C.D. Howley in “The Letters of Paul,” New International Bible Commentary (Grand Rapids: Zondervan, 1979), p. 1095.
 

[21] H. von Soden, Die Schriften des Newen Testamentes, p. 482.

[22] Voyez Rethinking the Wineskin, le chapitre 3.

[23] Voir Gene Edwards’ Overlooked Christianity (Sargent: Seedsowers, 1997

[24] Ceci ne signifie pas que les planteurs d’églises ne retournent jamais. Il y a beaucoup de fois où ils est nécessaire pour aider l’église. Mais après la plantation d’une église, les planteurs d’église devraient être absents davantage qu’ils sont présents.

[25] Ce que je décris ici n’est pas une philosophie de salon. J’ai travaillé avec les églises qui ont adopté cette démarche.

[26] Voyez Rethinking the Wineskin, Chapter 5 and Who is Your Covering?, Chapitre 2.

[27] Antioch de la Syrie et de Corinthe n’avaient aucun ancien dans la mesure où nous pouvons le dire.

[28] J’approuve pleinement le fait de donner régulièrement aux besoins de l’église (pas les salaires de pasteur ou les bâtiments d’église,). Mais vous ne pouvez pas employer ce verset pour faire une loi d’une offrande du dimanche matin.

[29] L’exception est quand ils sont allés sur une mission d’essai très courte en Galilée à la fin de leur formation.

[30] Kenneth S. Wuest, The New Testament: An Expanded Translation.

[31] Voyez la versetion  Berkeley Version of the New Testament.

[32] Voir Ezech. 37.

[33] Joseph Campbell est l’auteur de ce rapport. Dans une veine semblable, Artemus Ward a indiqué, « ce n’est pas tellement les choses que nous ne savons pas qui nous mettent dans l’ennui. Ce sont les choses que nous savons que nous ne connaissons pas. »

[34] Paul appelle cette intention finale « le but éternel » dans Eph. 3:11. Voyez Rethinking the Wineskin, Chapter 7 for an explanation as well as DeVern Fromke’s Ultimate Intention (Sure Foundation, 1998).

[35] Je propose que vous lisiez Gene Edwards’ Revolution: The Story of the Early Church (Seedsowers), and his First Century Diaries  (Tyndale). Je travaille également à un livre intitulé de Nazareth à Patmos qui documentera l’histoire entière de la première église dans un volume.

[36] Mat. 15:1-9.

[37] Cette triste tendance se retrouve dès l’ère de l’Ancien Testament. Voir Isa. 28:9 – 12 ; Jer. 5:31 ; 6:16 ; Os. 8:4. À cet égard, William Barclay a correctement remarqué, « Toute entreprise ayant perdu autant de clients comme c’est le cas avec l’église aurait essayé de nouvelles méthodes il y a bien longtemps ; mais l’église tend à a rejeter tout ce qui est nouveau. »

[38] Si vous projetez de quitter l’église organisée, je recommande vivement que vous considériez le prochain volume de cette série : So You Want to Start a House Church? First-Century Styled Church Planting For Today (www.ptmin.org/start.htm). Il vous donnera la prochaine étape.
 
 
 
 
 

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L’homosexualité, selon la Bible http://www.blogdei.com/15071/lhomosexualite-selon-la-bible/ http://www.blogdei.com/15071/lhomosexualite-selon-la-bible/#comments Fri, 08 Jul 2011 21:43:00 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15071

pasteurweb.org

Il y a beaucoup de discours et d’écrits à ce sujet, des définitions scientifiques, philosophiques, sociales, religieuses, concernant les motivations profondes et le comportement des homosexuels. Je vous propose ici de l’examiner selon la Bible, Parole écrite et inspirée de Dieu.
L’homosexualité désigne la relation sexuelle entre personnes du même sexe : homosexuels pour les hommes et lesbiennes pour les femmes. Le mot s’applique indistinctement aux hommes et aux femmes.
L’homosexualité n’est pas un phénomène nouveau. On trouve des textes, des tableaux, des dessins, des poteries ornées de figures et symboles, datant de l’Antiquité.
Dans certains milieux , pendant un temps l’homosexualité a été considérée comme une maladie. Aujourd’hui, les homosexuels revendiquent leur situation, comme une différence légitime et normale. Ils la présentent comme le résultat d’une attirance inspirée par des sentiments d’amour, dont la relation sexuelle est l’aboutissement.
Comme pour les hétérosexuels, l’aspect physique joue un grand rôle dans l’attirance de deux personnes l’une vers l’autre. Cependant, en dehors de l’attrait physique et du désir sexuel, il y a pour beaucoup une attirance affective, sentimentale.

Pour mieux comprendre cet exposé, Il faut définir le mot « amour » devenu un véritable fourre-tout, dans lequel on inclus aussi bien les sentiments profonds d’attachement, d’affection, de bonté et de charité, que les relations sexuelles souvent pratiquées dans le seul but de la satisfaction du plaisir charnel.

La Bible parle beaucoup de l’amour et utilise des termes précis pour qualifier chacune de ses expressions, dans l’Ancien et le Nouveau Testament.
L’Ancien Testament parle de différentes formes de l’amour:

1. L’amour de Dieu

2. L’amour entre l’homme et la femme

3. L’amitié entre des hommes

3. L’amour paternel et maternel, l’amour filial et familial.

4. L’amour du prochain

Le mot hébreu désignant l’amitié est ‘rea’ qui signifie « ami, compagnon ». On le retrouve souvent pour désigner les relations d’amitiés entre deux personnes. Exemple: David et Jonathan.
Le Nouveau Testament utilise deux groupes de mots pour l’amour: philia et agapé.
Eros
qui caractérise l’aspect passionnel n’est pas employé.

Trois mots grecs précisent ce que nous appelons « l’amour » :
Philia, phileô, se disent pour un sentiment d’amitié très fort. ‘philos’, employé surtout comme adjectif, signifie aimé, cher, amical
Agapé et agapaô, peu utilisés dans le grec profane, se rapportent davantage à la sphère spirituelle et morale, « agapé » dépend plus de la volonté que du sentiment. Il caractérise en particulier l’amour de Dieu.
Eros, désigne particulièrement tout ce qui se rapporte aux relations sexuelles.

L’amitié est le sentiment très fort entre personnes, hommes ou femmes, sans distinction.

La Bible rapporte un récit merveilleux que certains malheureusement ont dénaturé, y cherchant un alibi à l’homosexualité. C’est l’amitié qui liait David et Jonathan. En lisant correctement le récit de la Bible, il est clair que ces deux jeunes gens étaient liés d’une profonde et sincère affection, mais aussi que leur amitié n’a jamais dégénéré. Ni l’un, ni l’autre n’était homosexuel.

La nature nous enseigne:

Les corps masculin et féminin ont chacun leur particularité qui exprime la complémentarité: un homme pour une femme et vice et versa. Il n’y a pas besoin d’explications nombreuses pour comprendre que la relation sexuelle entre deux personnes du même sexe est une confusion, une entorse aux lois naturelles de la relation homme-femme, premièrement dans leur configuration physique, ensuite dans la relation affective, enfin dans le dessein de la procréation. Il est clair, pour ceux qui ne se voilent pas les yeux que l’union physique de deux personnes du même sexe est anormale. Même sans référence à la Bible ou autre traité de morale, la nature nous enseigne. L’homosexualité n’est pas naturelle.

Dieu nous instruit.

La Bible, notre référence ici, définit l’homosexualité comme une « pratique contre nature », interdite par Dieu et qualifiée de chose abominable, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament.

Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. Lévitique 18:22

Si un homme couche avec un autre homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux une abomination. Lévitique 20:13

Romains 1:26/27

… leurs femmes ont renoncé aux relations sexuelles naturelles pour se livrer à des pratiques contre nature.
Les hommes, de même, délaissant les rapports naturels avec le sexe féminin, se sont enflammés de désir les uns pour les autres; ils ont commis entre hommes des actes honteux et ont reçu en leur personne le salaire que méritaient leurs égarements.

Sans que ce soit une insulte ou une discrimination, la Bible affirme que l’homosexualité est un péché, une passion infâme. Nous pouvons le comprendre car elle est une déviation de la création originelle.

Dieu a défini la sexualité des êtres humains dans cette parole:

L’homme s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair. Genèse 2:24

Petit à petit, le cœur des hommes s’est rempli de pensées et de désirs mauvais, allant jusqu’à se détourner de la voie naturelle de l’homme et de la femme.

« … la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » Verset 12  »

… toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. » Genèse 6:5 (La version de la Bible en Français courant, utilise le mot « dévoyé »)

« Corrompre sa voie », est l’expression utilisée par la Bible concernant le fait de sortir, de dévier, de la voie normale. En ce qui concerne la sexualité, nous trouvons une explication très claire dans la lettre de l’apôtre Paul aux disciples de Rome:

« Leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. » Rom. 1.26/27

Le livre des Psaumes parle aussi de cette corruption:

Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables; il n’en est aucun qui fasse le bien. Psaumes 14:1
Ils se sont corrompus, ils ont commis des iniquités abominables. Psaume 53:1

La Bible place l’homosexualité parmi les péchés qui empêchent d’entrer dans le Royaume de Dieu

Ne savez–vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous égarez pas: ce ne sont pas ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtrie, à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes, les voleurs, les gens avides, les ivrognes, ceux qui s’adonnent aux insultes ou à la rapacité qui hériteront le royaume de Dieu. 1 Corinthiens 6.9/10

Devant Dieu, il n’y a pas de distinction, pas de discrimination: tous sont pécheurs. Mais il veut que tous soient sauvés.

Il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. 1 Timothée 2:4

Le même message est valable pour tous, les homosexuels, comme les autres personnes, ont besoin de la grâce de Dieu et doivent parvenir à la repentance qui produit un changement de conduite.

Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur. Actes 3:19

Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. Romans 3:23

Nous ne devons pas oublier que Dieu use de patience envers les homosexuels comme envers tous les pécheurs, les menteurs, les voleurs, les meurtriers, les adultères, les impudiques, les idolâtres, et aussi à l’égard des homosexuels.

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. 2 Pierre 3:9

Des personnes dont les discours sont excessifs ont parlé du sida comme d’un jugement de Dieu. Sans parler de jugement, il est évident que certains problèmes sont directement liés aux comportements.

Nos sentiments, nos paroles, nos actes engendrent dès ici-bas des résultats dont nous devons assumer la responsabilité. On récolte ce que l’on sème.

Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption … Galates 6:7,8

Il y a une sentence divine qui s’adresse à tous les hommes, car tous sont pécheurs:

Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. Romains 6:23

Amour et vérité:

Dieu aime tous les êtres humains, mais il n’approuve pas toutes leurs actions. Nous devons avoir les sentiments de Dieu, mais aussi le courage de dire la vérité. Nos relations avec ceux qui ne suivent pas Jésus-Christ sont des relations normales dans la vie de tous les jours, mais en nous abstenant des relations équivoques.

Reprenez les uns, ceux qui contestent; sauvez-en d’autres en les arrachant du feu; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. Jude 1.22/23

Paul a défini le comportement des disciples de Christ:

Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques – non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde.
Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.
Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger?
Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.
1 Corinthiens 5.9/13

En réprouvant l’homosexualité, nous refusons d’être accusés d’homophobie. Il ne s’agit pas de cela, mais simplement de définir l’homosexualité par rapport à la Bible que nous considérons comme la Parole écrite, inspirée de Dieu. Il n’est pas question de haine, ni de rejet des personnes à cause de leurs tendances ou leurs comportements. Nous devons nous tenir à l’écart des manifestations d’hostilité, des discours injurieux et de tout ce qui est vexatoire ou humiliant. (Voir homophobie)

Je crois aussi que les discours moralisateurs ou une espèce d’affectation de fausse pitié, crée chez les autres une réaction de rejet. Nous devrions souvent être plus discrets et plus humbles dans notre approche des choses sensibles, tout en restant fermes dans notre témoignage.

Dieu dit aux homosexuels, comme à tous les être humains:

Je vous aime, mais je n’aime pas votre conduite, changez de mentalité et de comportement, (c’est le sens de se repentir) et je vous accueillerai.

Comprenons bien que pour les homosexuels, comme pour tous les être humains, seul l’Esprit de Dieu peut les convaincre. Notre part c’est de rendre témoignage et le Seigneur fait le reste.

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement: Jean 16:8

C’est dans la pensée de Dieu et sa Parole que nous devons chercher à adapter nos propres pensées et nos comportements envers les pécheurs, sans concession à l’égard du péché.

Lorsque nous avons affaire à des personnes homosexuelles, nous devons premièrement prier pour demander à Dieu de nous donner le courage et la sagesse, tout en attendant le moment le plus favorable pour leur annoncer la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.
Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous.
1 Timothée 2:1

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Le Conseil évangélique de Côte d’Ivoire reconnaît la part de responsabilité des Evangéliques dans le crise ivoirienne et demande pardon http://www.blogdei.com/14828/le-conseil-evangelique-de-cote-divoire-reconnait-la-part-de-responsabilite-des-evangeliques-dans-le-crise-ivoirienne-et-demande-pardon/ http://www.blogdei.com/14828/le-conseil-evangelique-de-cote-divoire-reconnait-la-part-de-responsabilite-des-evangeliques-dans-le-crise-ivoirienne-et-demande-pardon/#comments Wed, 15 Jun 2011 11:53:13 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14828

Christianisme Aujourd’hui

Président du bureau exécutif du Conseil évangélique de Côte d’Ivoire (CECI) Janvier Kouko Bouabé n’a pas mâché ses mots. Le 13 juin, il a reconnu la part de responsabilité des chrétiens évangéliques dans la crise ivoirienne, notamment par leur adhésion aux fausses prophéties: «Si les chrétiens avaient dit la vérité quand il fallait le dire, là où il fallait le dire, à qui il fallait le dire, on en serait pas là aujourd’hui» a-t-il déclaré en conférence de presse. Il a ajouté que l’Eglise avait failli à tous niveaux et a demandé pardon aux Ivoiriens: «On a trahi pour satisfaire des besoins personnels; n’eut été la main de Dieu, la Côte d’Ivoire aurait basculé dans le chaos» a-t-il ajouté.

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Symptomatique: La Crystal Cathedral, une des premières et des plus grandes megachurches américaines, est à vendre http://www.blogdei.com/14822/symptomatique-la-crystal-cathedral-une-des-premieres-et-des-plus-grandes-megachurches-americaines-est-a-vendre/ http://www.blogdei.com/14822/symptomatique-la-crystal-cathedral-une-des-premieres-et-des-plus-grandes-megachurches-americaines-est-a-vendre/#comments Wed, 15 Jun 2011 11:43:09 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14822

Huffington Post

L’orgue imposante qui trône dans la Crystal Cathedral est la 3e plus grande du monde

Ndlr: Les megachurches, ces pièges à orgueil, attirent encore quelques pasteurs francophones en mal de reconnaissance. Ce modèle d’église, largement dépassé outre atlantique et amené à disparaître là-bas, n’est pas adapté à notre contexte. Nos contemporains européens, en matière de foi, cherchent autre chose que l’anonymat des grandes foules. A moins d’avoir une véritable vision et de transformer leurs bâtiments en centres d’accueil de jour et de nuit, ceux qui s’y hasardent encore vont au-devant de grandes déconvenues : on les aura prévenus !

La Crystal Cathedral, une des toutes premières et des plus grandes megachurches américaines, est à vendre. Son opulente architecture toute en verre (elle compte 10.664 fenêtres) a marqué une époque, drainant les foules grâce à sa célèbre émission de télévision, « L’heure de la puissance ».

Luttant pour sa survie, cette église californienne était en dépôt de bilan depuis l’an dernier, agitée par des conflits de succession et des tourments financiers suite à la démission, en 2006, de son fondateur Robert Schuller.

Randall Balmer, professeur d’histoire religieuse américaine à l’Université Columbia y voit un symbole du déclin programmé des megachurches, qui furent en vogue dans les années 1970 à 1990: « D’un côté, c’est une crise de management ecclésial. On ne peut tout simplement pas passer le ministère charismatique d’une génération à une autre. Cela ne marche jamais. »

Et il ajoute: « On assiste à un mouvement de désertion de ce type d’églises et des grandes campagnes dans des stades comme celles de Billy Graham. Il faut désormais des approches plus ciblées. Il existe maintenant une niche de marché spécifiquement chrétienne. Il existe même des tatouages chrétiens évangéliques : c’est tout dire ! »

>>> lire la suite (en anglais)

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Une définition de la « vie éternelle » http://www.blogdei.com/14777/une-definition-de-la-vie-eternelle/ http://www.blogdei.com/14777/une-definition-de-la-vie-eternelle/#comments Mon, 13 Jun 2011 11:56:13 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=14777

Christ en vous l’espérance de la gloire

 

Si vous aviez à «définir» ce qu’est la vie éternelle, comment le feriez-vous?

Comment le croyant protestant/évangélique typique comprend un verset comme Jean 3:16? («Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.»)

Qu’est-ce qui est «inclus» dans la notion de «salut», lorsque l’apôtre Paul écrit: «Je n’ai point honte de l’Évangile, c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.» (Romains 1:16) ?

Nous avons, de la bouche même de Jésus, une «définition» claire et précise de ce qu’il entend, lui-même – le Christ – , par «vie éternelle». Dans son évangile, l’apôtre Jean nous rapporte ces paroles:

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. (17:3)

Est-ce que la «définition» de la vie éternelle propagée dans nos milieux protestants/évangéliques correspond à celle donnée par Christ lui-même? Considère-t-on que de «connaître le seul vrai Dieu » est le but de la prédication?
Est-ce que c’est ce qui est propagé?

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La jalousie: un poison mortel, par Faty Eriollah http://www.blogdei.com/14707/la-jalousie-un-poison-mortel-par-faty-eriollah/ http://www.blogdei.com/14707/la-jalousie-un-poison-mortel-par-faty-eriollah/#comments Mon, 06 Jun 2011 20:56:09 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=14707

Michel d’Astier.org
 

Le dictionnaire Larousse décrit la jalousie comme étant ‘’un dépit envieux ressenti à la vue des avantages d’autrui’’, et lorsqu’il s’agit des sentiments amoureux, ‘’d’un sentiment fondé sur le désir de posséder la personne aimée, et sur la crainte de la perdre au profit d’un rival.’’
 

Quant à la Bible, elle dépeint la jalousie comme étant ‘’inflexible comme le séjour des morts’’ Cant des Cant 8:6
 

Les ravages causés par la jalousie au sein du Corps de Christ sont des plus destructeurs; des églises s’entredéchirent, des vies sont entièrement brisées, des couples disloqués, des âmes précieuses quittent l’église et retournent dans le monde.
 

Beaucoup, en lisant cet article, peuvent hausser les épaules et dire machinalement: ‘’Je ne me sens pas concerné, je ne suis pas de nature jalouse‘’, mais le fait est que notre nature charnelle n’est pas fiable du tout et doit constamment être sous surveillance. Nous avons tous eu des manques, des frustrations, un besoin affectif non pourvu, ou un passé plus ou moins douloureux, soigneusement assoupi, qu’un rien pourrait éveiller.
 

Nos gestes, nos mimiques, nos réactions, nous trahissent et révèlent bien souvent ce qui se cache en nous. La façon dont nous disons bonjour à une sœur, lèvres serrées, le visage creux, dénudé de la moindre expression lorsque nous nous attardons sur son élégant tailleur, le regard sévère que nous posons sur un frère au volant de la voiture de nos rêves, l’irritation qui pointe dans notre faux ‘’Gloire à Dieu!’’, à l’annonce d’un mariage, d’une promotion, ou de quelque autre bienfait dont nous ne sommes pas le destinataire est révélateur d’une jalousie qu’il faut absolument traiter, car elle pourrait finir par nous détruire.
 

Un problème d’identité
 

Être jaloux de quelqu’un pour ce qu’il est ou ce qu’il a, c’est nier jusqu’à son droit à l’existence; car la personne jalouse, rongée par l’orgueil et une estime de soi démesurée, voit d’un mauvais œil les attributs et qualités de l’autre. Nous voyons donc que c’est l’ « être là » de la personne qui est mise en cause, c’est à son identité même que l’on touche; or Dieu seul s’est arrogé le droit d’attribuer à chacun une identité propre, un caractère propre, des dons et des talents qui lui sont propres, selon son bon plaisir.
 

Le fait que certains semblent plus avantagés physiquement spirituellement ou matériellement que d’autres, ne veut pas dire que Dieu les préfèrent à d’autres ou qu’ils soient supérieurs car tout ce que Dieu a fait est bon, (à plus forte raison les hommes créés à son image!) mais que leurs capacités, leurs dextérités, leurs talents et leurs dons, leur sont indispensables pour les tâches que Dieu leur a confiées sur terre. Il n’y a donc pas lieu de jalouser les avantages d’un tel ou d’une telle, Dieu ne se trompant pas dans ses jugements et sachant parfaitement ce qu’il fait!
 

Il est malheureux de voir à quel point, le diable a distillé le poison de la jalousie dans les veines de bon nombre de ‘’chrétiens‘’ qui loin de régler l’état désastreux de leur cœur souillé par la frustration et l’envie, n’ont plus le moindre cas de conscience. Or rien de tel que ce sentiment horrible qu’est la jalousie pour nous torturer, nous endurcir et nous pousser à la rébellion, car derrière la personne jalousée, c’est bien un sentiment accusateur envers Dieu que nous nourrissons.
 

Lorsque Caïn vit que Dieu préféra l’offrande d’Abel à la sienne, il se sentit rejeté et en conçut de la jalousie, au point de tuer son frère. Derrière son acte, se cachait une profonde colère contre Dieu, qui avait rejeté son offrande, ce dont Abel n’était en rien responsable.

Les personnes jalouses embrassent deux profils; elles sont extrêmement orgueilleuses, ont une très haute opinion d’elles-mêmes, et exigent que ce soit vers elles que tout converge.
 

Elles peuvent aussi traîner derrière elles une identité de victimes de par les grandes souffrances qu’elles ont connues, et nourrir cette identité démoniaque qu’elles ont endossée, au lieu d’accepter leur identité nouvelle en Christ; d’où une insatisfaction constante, même si elles ne manquent de rien.

Il est vital de traiter la jalousie jusqu’à la racine car si elle ne peut tuer ceux qui sont cachés en Jésus-Christ, elle finira par tuer ceux en qui elle se cache.
 

Dans la Bible, la jalousie est souvent associée à la haine, au séjour des morts dans Cantiques des Cantiques 8:6, ou au meurtre ‘’vous convoitez et vous ne possédez pas, vous êtes meurtriers et envieux… Jac 4:2‘’.
 

Le Seigneur veut nous faire comprendre qu’entretenir un tel sentiment envers autrui est très grave, c’est apparenté à vouloir sa mort. La Bible recèle d’histoires de jalousies qui furent dramatiques pour ses auteurs.

Le premier jaloux qui exista fut Lucifer, qui envia la gloire du Seigneur et voulut la posséder.
 

- Les frères de Joseph le jalousèrent au point de vouloir le tuer, mais comme Dieu veillait sur lui, ils le vendirent comme esclave.
 

- David également souffrit énormément de la jalousie de Saül qui voulut le tuer à plusieurs reprises.
 

L’onction de Dieu sur la vie de quelqu’un peut faire de lui ‘’un signe qui provoque la contradiction’’ Luc 3:34 comme ce fut le cas pour notre Seigneur, mais malheur à celui qui scandalise un seul de ses petits! Toucher aux enfants de Dieu, c’est toucher à Dieu lui-même; ne sommes-nous pas le Corps de Christ ?
 

Lorsque David coupa le pan du manteau de Saül, il sentit son cœur battre. Combien de chrétiens font plus que simplement couper un pan de manteau; c’est le vêtement tout entier qu’ils déchirent, ricanant comme les soldats au pied de la croix, se moquant impunément de la nudité de leurs frères!
 

David aurait pu tuer Saül car ce dernier le traquait, le pourchassait sans relâche, et avait fait de lui un errant, un vagabond. Il savait que Dieu l’avait oint comme roi sur tout Israël, mais il se garda bien de toucher à l’homme que Dieu avait oint autrefois, laissant Dieu lui-même l’asseoir sur le trône et accomplir ses promesses à son égard.

David respectait l’onction du Seigneur et savait qu’elle procurait à ses détenteurs une immunité infaillible.

Hélas, combien de chrétiens aujourd’hui tuent avec leur langue, mordent avec leurs dents, et noient de leurs salive ceux que Dieu a oints de sa propre autorité.
 

Je ne parle pas des faux oints qui souillent le Témoignage et foulent aux pieds la grâce en brandissant le fameux ‘’ne touchez pas à mes oints, ne faites pas de mal à mes prophètes! ‘’ Ps 105:15.
 

Le sacerdoce royal revient à l’Eglise maintenant, c’est-à-dire à chacun de nous, ce n’est plus l’apanage de quelques-uns.
 

L’ardeur de la jalousie est un feu qui ne s’éteint pas tant la personne n’a pas obtenu ce qu’elle désire, voilà ce qui fait de la jalousie un sentiment si destructeur.
 

Pour trois fois rien, une vache de plus que son voisin, un hectare de terrain supplémentaire, une maison à étage, un mari, une belle femme, des enfants studieux et qui réussissent, un ministère oint et béni, des personnes ont été tuées ou sont passées près de la mort!
 

Saül considérait que tant que David était en vie, sa propre vie était menacée, ce qui était faux bien entendu, mais sa jalousie le rendait complètement aveugle. Il voulait tuer David afin de rester sur le trône, lui et sa descendance. Il connaissait les conséquences de sa désobéissance, et savait que l’Esprit de Dieu l’avait quitté. David en revanche, était oint. Saül était non seulement un meurtrier, mais il voulait court-circuiter le plan de Dieu pour David, et empêcher son exécution ce qui était encore plus grave.

C’est ainsi que beaucoup de chrétiens, remplis de jalousie, travaillent main dans la main avec Satan afin d’empêcher que tel frère ou telle sœur entre dans son appel; si malgré leurs oppositions et leurs calomnies, ceux-ci y arrivent, ils feront tout pour souiller leur témoignage.
 

Quant aux églises, elles ne sont pas en reste, loin de là! Si l’onction de Dieu vous distingue au milieu des pierres mortes, il y a peu de chance pour que l’on accepte que vous veniez déranger les tombes et leurs squelettes. Pire, certains ‘’serviteurs‘’ qui vont reconnaitre que celui-là en tue ‘’ dix mille ‘’ vont s’arranger pour l’écarter soigneusement de la scène de peur qu’il croisse et eux diminuent. C’est ainsi que beaucoup d’enfants de Dieu sont aujourd’hui orphelins spirituels, faute d’avoir eu de véritables pères et mères spirituels pour les prendre sous leurs ailes et leur enseigner les rudiments de la vie chrétienne, et du ministère pour ceux qui sont appelés. Les conséquences sont celles que nous voyons actuellement: une déliquescence de la véritable foi et des œuvres qui l’accompagnent.
 

Face à une personne jalouse, récalcitrante aux multiples avertissements et à toute forme de repentance, il faut savoir prendre ses distances car les conséquences peuvent être fâcheuses.
 

Lorsque la situation l’exige, il faut s’éloigner et mettre une séparation nette afin de se prémunir des plans de l’ennemi qui ne vient que pour ‘ pour dérober, égorger et détruire ‘’ Je 10:10.
 

Le Seigneur nous demande de vivre en paix les uns avec les autres, autant que cela dépend de nous. Rom 12:8. Quelquefois, hélas, cela dépend de l’autre, qui ne connaîtra pas le mot paix, tant que son moi sera en guerre. Cette agitation intérieure, ce sentiment obsessionnel de souffrance à la vue du bonheur de l’autre, on peut en guérir, en reconnaissant honnêtement que son poison brûle en nous. Le premier pas vers la guérison est la reconnaissance. Reconnaissance de la gravité de ce péché, reconnaissance de soi, de sa véritable identité, et enfin reconnaissance ou acceptation de Dieu, qui est tout en tous; car souvent il ressort manifestement, que les personnes jalouses n’ont pas accepté l’amour de Dieu pour elles.
 

De ce fait, à qui en parler sans être jugé? Nos églises ne sont pas ou très peu fixées sur ces questions comme sur tant d’autres, et ignorent les douleurs muettes vécues par beaucoup.
 

La peur d’être jugé, rejeté, où mal compris tient nombre d’entre nous, loin de tout aveu. Or Dieu nous exhorte à confesser nos péchés les uns aux autres afin d’être non seulement pardonnés, mais aussi guéris. Jac 5:16. L’un ne va pas sans l’autre. Lorsque l’Esprit de Dieu éclaire certaines horreurs en nous, c’est en vue de les faire devenir lumière, ne persistons pas à les cacher, car la sonde divine pénètre les cœurs et les reins.
 

C’est un parcours ardu et difficile, mais le Seigneur n’a jamais jugé quiconque est venu humblement se jeter contre la pierre pour être brisé; au contraire, seuls les rebelles y trébuchent et sont écrasés par elle.
 

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Quel est ce Dieu tout-puissant qui est impuissant? par Roger Vercellino-Aris http://www.blogdei.com/14663/quel-est-ce-dieu-tout-puissant-qui-est-impuissant-par-roger-vercellino-aris/ http://www.blogdei.com/14663/quel-est-ce-dieu-tout-puissant-qui-est-impuissant-par-roger-vercellino-aris/#comments Sun, 05 Jun 2011 10:21:39 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14663

larevuereformee.net

«Ou DIEU veut supprimer les maux et ne le peut; ou il le peut et ne le veut; ou il le veut et le peut. S’il le veut et ne le peut, il est impuissant. S’il le peut et ne le veut, il est méchant. S’il le veut et le peut, d’où viennent donc les maux et pourquoi ne les supprime-t-il pas?»

Epicure, d’après Lactance (De Ira Dei, chap. 13)

1. Le problème

Pour l’esprit humain, l’existence d’un Dieu qui se dit bon et qui déclare que la création est bonne (c’est, en tout cas, ce qui ressort de la Bible, cf. par exemple 2Ch 5.13, Ps 145.9, Mc 10.18, Gn 1.31) et celle de la souffrance et du mal posent, le moins qu’on puisse dire, problème.

Certains expliquent que la liberté humaine est en cause. L’homme utilise mal sa liberté, là est la source des maux sur terre. Certes, cela est vrai dans bien des cas; car certains maux et maladies sont dus aux abus humains (alcool, drogues, envies…). Mais Dieu n’aurait-il pas pu ou dû créer l’homme un peu moins libre et un peu plus enclin au bien? Et s’il ne laisse pas la terre abandonnée à elle-même, pourquoi les enfants subissent-ils souvent les conséquences du comportement de leurs aînés? N’est-il pas scandaleux que des innocents, par millions, soient malades, violés, torturés, en prison? Les guerres et génocides sont œuvres humaines, mais cela paraît laisser Dieu insensible.

D’autre part, si l’homme est à l’origine de certains maux, le mal existait avant sa création (Gn 2.9 et 3.5). L’homme n’est pas responsable des tremblements de terre, des tsunamis et d’autres catastrophes naturelles qui font pourtant, chaque fois, des milliers de victimes1.

Certains s’insurgent, comme Eric Emmanuel Schmitt, par le biais d’un personnage de sa pièce Le visiteur: «Si Dieu était content de ce qu’il a fait, de ce monde-ci, ce serait un drôle de Dieu, un Dieu cruel, un Dieu sournois, un criminel, l’auteur du mal des hommes!»2Et le chrétien Philip Yancey de s’écrier: «Dieu où es-tu quand l’épreuve est là?»3

2. Un Dieu tout-puissant

Il n’y a pas de dualisme dans la Bible. Dieu est tout-puissant et il est le seul à l’être. Certes, il y a le diable, mais c’est un subalterne, même s’il a accès à la sphère divine (Jb 1 et 2). Dieu est le créateur de l’univers (Gn 1.1). Les formules «Je suis le Dieu tout-puissant», «Je suis le tout-puissant», «Dieu règne» sont martelées dans l’Ancien Testament4et le Nouveau Testament5.

L’Ancien Testament est l’histoire de ses actions. Il intervient massivement, selon l’expression du pasteur Olivier Pigeaud6. Dieu est au ciel et il fait ce qu’il veut dans les cieux et sur la terre (Ps 115.3 et 135.6). Dieu agit comme il lui plaît avec les «armées des cieux» et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne pour lui résister (Dn 4.35). C’est lui qui donne la victoire au peuple juif ou le destine à la défaite, qui fait et défait les nations et les potentats (Jr 27.5, Jn 19.11). Il domine sur tout (1Ch 29.12, Ps 103.19, Jb 12.13-25), est maître du moindre événement (cf. toute une liste en Jb 39, cas du petit oiseau en Mt 10.297). C’est lui qui pousse David à faire un recensement du peuple (2S 24.1), même si c’est par l’intermédiaire du diable (1Ch 21.1), recensement qui déplaisait pourtant à Dieu (1Ch 21.7). La punition fut d’ailleurs très dure et pas uniquement contre David (1Ch 21.14). Dieu est le séducteur des faux prophètes (Ez 14.9), c’est lui qui envoie un mauvais esprit sur Saül (1S 16.14). Si Absalom viole les femmes de David, c’est parce que Dieu voulait punir David (2S 16.21). Les fils du prophète Eli refusent l’objurgation, car Dieu voulait les faire mourir (1S 2.25). Et n’est-il pas impliqué dans la coutume de l’immolation des premiers-nés (Ez 20.25)? Certes, comme le remarque Calvin: «Quand Dieu accomplit par les méchants ce qu’il a décrété en son conseil secret, ils ne sont pas pour autant excusables, comme s’ils avaient obéi à son commandement, lequel ils violent et renversent tant qu’il est en leur pouvoir.»8Il n’en reste pas moins que, d’une manière générale, Dieu a autorité même sur les fléaux (Am 3.6, Lm 3.38, Es 45.79, Ap 15 et 16: quels fléaux!). Si certains maux sont des punitions justifiées, d’autres paraissent quasiment arbitraires10. Dieu voit les actions secrètes des hommes (Mt 6.6, Rm 2.16) et connaît leurs pensées intimes (Rm 2.16, Hé 4.12-13). Si le diable est le prince de ce monde et le dieu de ce siècle (cf. infra), il ne fait que rester, selon l’expression de Luther, «diable de Dieu»11.
Le Dieu de la Bible est un Dieu tout-puissant.

3. Un Dieu silencieux, impuissant

De par sa nature, Dieu ne peut faire des choses contradictoires, comme un cercle carré, deux et deux égale cinq, que je ne sois pas né alors que c’est déjà le cas. La réflexion essuyée par le pasteur Wurmbrand alors adolescent: «Si Dieu est tout-puissant, peut-il faire un poids si lourd qu’il ne peut le soulever? Si oui, il n’est pas tout-puissant, sinon, il ne l’est pas davantage»12, relève du sophisme.

Par ailleurs, Dieu ne peut mentir (Nb 23.19, Es 15.29, Hé 6.8) ou pécher (Jc 1.13). Il ne peut se renier (2Tm 2.13).

Cela posé, nous voyons que si Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (1Tm 2.4), ceux-ci ne le seront pas tous (Mt 22.4, 25.41). Il y aura même peu d’élus (Mt 22.14). L’apocatastase ne tient pas au point de vue scripturaire13. Pour lever la contradiction les théologiensdistinguent entre la volonté divine de décret et la volonté préceptive… Les fils d’Eli ne se sont pas repentis parce que le Seigneur voulait les faire mourir (1S 2.25) et pourtant, il ne veut pas la mort du pécheur (Ez 18.32). Dans le premier cas, Dieu a voulu dans ce sens qu’il l’a inclus dans le programme de tout ce qui arrive, dans le plan universel ou Décret. Dans le second, il s’agit de son désir, de son appel, commandement ou précepte, qu’ils se convertissent… Le mal, s’il est voulu [de Dieu], d’une certaine façon, n’est pas voulu comme le bien. Dieu veut le bien directement, simplement, pour lui-même; il ne veut le mal que d’une autre façon, en le haïssant simultanément. C’est un vouloir souverain, certes, mais permissif, qui s’y rapporte. La causalité divine à l’égard du bien est efficiente (Dieu agit effectivement…). Elle est déficience à l’égard du mal (Dieu se contente de ne pas agir, comme s’il faisait défaut). Alors que Dieu opère lui-même le bien en le faisant opérer, le mal est toujours le fait d’une ou plusieurs créatures exclusivement.»14

Thomas d’Aquin prend l’exemple suivant: «[Prenons un] juge épris de justice. De volonté antécédente, il veut que tout homme vive, mais de volonté conséquente, il veut que l’assassin soit pendu. Semblablement, Dieu veut de volonté antécédente que tous les hommes soient sauvés, mais de volonté conséquente, il veut que quelques-uns soient damnés comme sa justice l’exige15.»

Pour le commentateur John MacArthur: «Si le dessein rédempteur de Dieu se limite aux élus, son désir de salut s’étend à la race humaine entière.»16L’œuvre de salut par Jésus-Christ est valable pour tous les hommes, mais tous n’en profitent pas17. Jésus parle, par exemple, du bon dessein de Dieu envers les pharisiens, rendu nul par ceux-ci (Lc 7.30). Dieu est le Sauveur de tous les hommes, mais… principalement18des croyants. Il s’ensuit qu’il y a là un mystère que reconnaît La Bible annotée dans son commentaire de 1 Timothée 2.419.

Cela dit, «Dieu, être omnipotent agissant depuis l’éternité, aurait pu produire quelque chose de mieux», écrit Bertrand Russel20. Pour Hans Jonas, il s’agit «d’un Dieu complètement inintelligible, qu’on peut dire qu’il est à la fois absolument bon et absolument tout-puissant et que néanmoins il tolère le monde tel qu’il est»21.

Toutefois, certains, comme Bertrand Vergeley22, estiment que faire un procès à Dieu à ce sujet est malvenu de la part de l’homme qui, lui non plus, ne fait rien. Il importe de se regarder soi-même quand on entend critiquer Dieu. Mais on peut rétorquer que l’homme tolère car il est quelque peu impuissant, alors que Dieu…

Dans le même ouvrage, Vergely cite23le cas d’une femme pasteur qui, devant la souffrance puis la mort d’une fillette de trois ans, s’écrie: «Je suis devenue pasteur parce que j’aime Dieu, parce que je crois en lui; tout cela ne correspond pas à ce que je croyais. C’est dur de voir que le Dieu que j’aime peut laisser souffrir un enfant comme cela.» L’évangéliste Charles Templeton, en face d’un malade atteint de la maladie d’Alzheimer, puis à la vue d’une photo d’une femme, en Afrique du Nord, qui lève les yeux au ciel, tenant dans ses bras son bébé, assoiffés tous les deux car il y avait une sécheresse épouvantable, se dit: «Est-il vraiment possible de croire qu’il existe un créateur plein d’amour et de compassion quand tout ce doit avoir besoin cette femme, c’est la pluie?»24Et André Comte Sponville d’enfoncer le clou: «Passer plusieurs heures dans un service de pédiatrie d’un grand hôpital donne une assez basse idée de Dieu s’il existait.»25Certes, il y a la solidarité humaine qui fait que les actes, les imprudences, les vices des uns ont des répercussions sur les autres, sur les descendants en particulier. Dieu lui-même qui déclarait que l’iniquité des pères serait punie jusqu’à la troisième ou quatrième génération (Ex 20.15) est revenu pourtant, plus tard, sur cette décision, annonçant que chacun assumera sa propre faute (Jr 31.30, Ez 18.4). Alors pourquoi la souffrance injuste?

Philip Yancey cite26le livre du professeur John Hick Philosophie de la religion où celui-ci écrit qu’un monde sans souffrance serait le pire des mondes possibles [sic], car cela supposerait que la nature fonctionnerait par de continuelles providences particulières et non pas par des lois universelles à respecter… Les concepts éthiques n’auraient pas de sens… dans ce monde, il ne pourrait y avoir de mauvaise action ni d’ailleurs de bonne… Yancey cite aussi26 la réflexion du Dr Paul Brandi: «Remercions Dieu d’avoir inventé la douleur. Il n’aurait pu faire mieux [sic].» Il estime lui aussi que la douleur a son utilité, car elle joue un rôle protecteur vis-à-vis de notre corps, et que la souffrance possède même une certaine valeur morale car elle attire notre attention sur le caractère éphémère et précaire de notre vie sur cette planète. Mais il remarque aussitôt que le problème de la douleur et de la souffrance provient de la troublante question de la cause27.

Jules-Marcel Nicole, de son côté, estime que la souffrance est parfois nécessaire en vue d’un témoignage face aux hommes et aux anges (cf. cas de Job28). La Bible en parle parfois, aussi, dans cette optique (Jn 9.1-3, Rm 5.3, Jc 1.2). Pourtant il existe des cas d’actes de torture, de barbarie, totalement inhumains.

Aussi Hans Jonas de conclure: «Il faut que la bonté [de Dieu] soit compatible avec l’existence du mal et il n’en va de la sorte que s’il n’est pas tout-puissant. S’il n’est pas intervenu [à Auschwitz], ce n’est pas qu’il ne le voulait pas, c’est qu’il ne le pouvait pas.»29Il est, en effet, difficile d’affirmer «que Dieu était présent à Auschwitz; comme la croix du Christ, Auschwitz est aussi assumé en Dieu lui-même, pris dans la douleur du Père, dans le sacrifice du Fils et dans la force de l’Esprit»30. Il n’y a pas qu’à Auschwitz où Dieu parut absent, impuissant. Combien d’individus ont crié à Dieu lors de guerres (de religion… chrétienne parfois), mais sans obtenir de réponse! On peut citer, pour l’époque contemporaine, les génocides en Afrique, au Liban lors de la guerre civile: «Dieu en a assez de nous, il n’est plus ici. Il est parti. Il nous a abandonnés.»31Dramatique aussi cette lettre en provenance de Stalingrad, en 1942, d’un soldat jadis très croyant: «A Stalingrad, le choix de s’en remettre à Dieu signifie nier son existence. J’ai cherché Dieu dans chaque trou d’obus… auprès de chaque camarade… Je l’ai cherché même dans le ciel et Dieu ne s’est jamais montré. Dieu n’existe pas à Stalingrad.»32Et François Deverny de s’écrier: «Si on ne veut pas Dieu complice du mal, il faut qu’il ne l’ait ni ordonné, ni permis. Je ne sais plus prier ce Dieu impotent.»33Avec une ironie acide, Bertrand Russell écrit: «A croire que le monde que nous connaissions fut créé par le démon à un moment où Dieu regardait ailleurs.»34Certains, comme Eric Emmanuel Schmitt, vont plus loin encore: «[Dieu] tu n’existes pas! si tu es tout-puissant alors tu es mauvais; mais si tu n’es pas mauvais, tu n’es pas bien puissant, scélérat ou limité, tu n’es pas un Dieu à la hauteur de Dieu. Il n’est pas nécessaire que tu sois.»35Rude aussi cette interrogation triviale de Philip Yancey: «Si tu es vraiment le patron sur cette terre, si d’une manière ou d’une autre il n’est pas étranger à toute la souffrance des hommes, pourquoi est-il si imprévisible, si injuste? Est-il le grand Sadique de l’univers que se complaît à nous voir au supplice?»36Il cite le cas d’une famille d’immigrés exploitée par des fermiers, qui, lors d’un culte, hurle sa rage devant Dieu «qui ferait mieux de faire taire le prêcheur et de voir par lui-même leur situation»37. Même Jésus s’est vu abandonné par Dieu (Mt 27.46).

4. Essais de solutions

L’existence de la souffrance, souvent injuste, du mal a toujours exercé la sagacité des penseurs dans toutes les philosophies et religions, et différentes idées ont été émises38. Si le ciel «est un toit vide au-dessus de la souffrance des hommes»39, le problème paraît résolu par l’athéisme. Ceci peut être contesté: «La négation de l’existence de Dieu, loin de résoudre le problème du mal, ne ferait que le rendre complètement insoluble… [car], dans ce cas, comment comprendre l’ordre physique qui y règne? S’il y a un ordre cosmique, comment n’y aurait-il pas, à plus forte raison, un ordre moral, c’est-à-dire comment le mal n’aurait-il aucun sens et aucune explication?» C’est l’appréciation de Régis Jolivet qui, dans cette optique, rajoute: «La sagesse de Dieu fait d’ailleurs que le mal rentre dans l’ordre, non pas essentiellement puisqu’il n’a pas été voulu par Dieu mais accidentellement… Cela revient à dire que Dieu fait que la souffrance serve.»40

De même dans l’article «Mal» du Dictionnaire critique de théologie, on peut lire: «Un monde d’où le mal serait absent serait nécessairement un monde d’où notre créature libre serait absente. Un tel monde serait moins parfait que le nôtre.»41Et, dans celui de L’Encyclopédie philosophique universelle: «Dieu ne pouvant moralement qu’avoir choisi le meilleur des mondes possibles, le mal et les imperfections locales trouvent leur explication dans la plus grande perfection de l’ensemble des compossibles portés à l’existence. Ce qui est perçu comme un mal par un individu peut être un bien à l’échelle de l’univers.»42 Mais cette idée tirée de Leibniz est réfutable, car la notion de «monde meilleur» comporte en soi une contradiction, car pour un monde existant donné, on pourra toujours concevoir un monde meilleur. De toute façon, si cela est vrai dans certains cas, cela n’explique pas les fléaux naturels et les actes de barbarie.

Le dualisme résout la question par l’existence de deux forces antagonistes, le Bien et le Mal, qui se combattent éternellement. Apparu au VIIe siècle av. J.-C. avec le mazdéisme, il est repris, avec des nuances, par un fils d’évêque de Sinope, Marcion, au IIesiècle apr. J.-C. Excommunié en 144, il opposait le Dieu de l’Ancien Testament, Dieu d’une justice qui allait jusqu’à la méchanceté, au Dieu du Nouveau Testament, bon et père. Au IIIe siècle, pour le Perse Mani, il y a deux principes incréés, le Bien qui est lumière et le Mal qui est ténèbres et matière.

Mais, comme nous l’avons vu (cf. point 2), la Bible est totalement opposée au dualisme.

Les auteurs chrétiens ont, tour à tour, pensé le mal comme une privation, un non-être, le véritable support du mal étant le bien, comme permettant d’en tirer du bien. C’est comme l’ombre qui ne peut exister qu’en fonction de la lumière.

Dans la théologie catholique, «le mal n’est pas de l’être, ce qui n’est pas positif, mais la privation d’un bien. Le mal est l’absence de quelque qualité qui était due à la nature et qui fait défaut. Cette privation est un désordre… Il faut se garder d’attribuer au mal rien de positif. Se déplacer est un bien. Se déplacer en boitant est un mal, mais c’est un mal moindre que de ne pas se déplacer du tout. Ainsi, le mal est toujours inhérent à un sujet bon en soi, mais qui n’a pas toute la perfection voulue… [Dieu] cet être parfait ne pouvait créer qu’un monde égal en perfection à lui-même. Ce monde ne se fût pas distingué de lui. Il ne pouvait créer qu’un monde fini et, si beau fût-il, il y avait place dans ce monde pour le mal.»43

Pour le dominicain Yves Congar: «Si le monde sans péché était digne de la sagesse [de Dieu], un monde-du-péché-et-de-l’incar (tout accroché) nation-rédemptrice réalisait davantage encore sa bonté et satisfaisait pleinement sa sagesse en tant qu’elle est au service de sa bonté… sa sagesse, même sa sagesse de Créateur, était une sagesse de la croix.»44

Et la liturgie romaine de proclamer Felix culpa, bienheureuse faute, qui nous a valu un tel Rédempteur45. Dans l’article «Mal» du Dictionnaire de la Biblede Vigouroux, on peut lire: «C’est dans une autre vie qu’il faut attendre la compensation des maux qui frappent les justes en celle-ci… c’est un moyen que Dieu ménage au juste pour lui faire gagner le bonheur de l’autre vie.»46

Il y a toujours eu, dans le christianisme, cette idée que les maux sont soit des punitions de Dieu, soit des épreuves en vue de mérites célestes. Si cela est vrai dans certains cas pour les punitions (cf. note 10) et qu’on peut avancer le cas du pauvre Lazare (Lc 16.25), il est impossible de généraliser, compte tenu de tout ce qui est dit au sujet de la grâce de Dieu47.

Du côté protestant, Calvin se demande ce que serait devenue notre rédemption si Jésus n’avait pas été crucifié par la volonté de Dieu48. Auguste Lecerf écrit de son côté: «Si Dieu a fait entrer l’avènement de l’abus de la liberté dans la trame de ses décrets, c’est sans doute qu’il a jugé qu’un monde où le péché donnerait leur nom au repentir, au pardon, à l’héroïsme, au sacrifice, aurait plus de valeur et mettrait mieux en lumière, au regard des anges et des hommes, sa miséricorde et sa justice; qu’il serait moralement supérieur à un monde d’innocents amoraux ou de justes figés dans leur impeccabilité.»49

Il nous semble plus réaliste d’accepter le mystère, en accord avec le dominicain Sertillanges: «La difficulté ne vient pas uniquement de ce qu’il nous manque de lumière, mais principalement des lumières que nous avons et que nous ne pouvons accorder avec les mystères.»50Et avec Henri Blocher: «L’énigme du mal est le seul mystère opaque de l’Ecriture.»51Comme l’écrit J.P. Bernhart, citant Augustin: «Chercher la raison du mal, c’est regarder les ténèbres.»52

5. L’attitude et l’enseignement de Jésus

Jésus qui se savait envoyé, issu de Dieu, un avec Lui (Jn 10.30) accepte tout simplement le monde tel qu’il est. Il ne se révolte pas contre le fait que le pays soit sous occupation étrangère. Il fait même du bien à un officier romain (Mt 8.5-13). Il ne dit rien de l’injustice au sujet des veuves juives non secourues ou des lépreux juifs non guéris, alors qu’un païen l’est (Lc 4.25 et 27). Lui-même n’a guéri qu’un seul des malades présents à la piscine Béthesda (Jn 5.1-9)53.

Si son message d’amour met implicitement en cause l’esclavage, il n’en dit rien explicitement. Il se sert plutôt de l’état d’esclave pour illustrer son enseignement (Mt 10.24, Lc 17.10, Jn 8.34, etc.)54. Que le malheur tombe au hasard sur des gens qui n’ont rien de particulier justifiant de subir un tel sort (par exemple des personnes écrasées par la chute de la tour de Siloé et de celles massacrées par Pilate) ne l’émeut pas spécialement; il se sert simplement de ces faits divers pour appeler à considérer d’autres valeurs dans la vie (Lc 13.1-5). Lorsque Jean-Baptiste est décapité, il ne paraît pas avoir fait de commentaires (Mt 14.13).

Jésus ne s’offusque pas qu’il y ait des riches et des pauvres et il prédit même qu’il en sera toujours ainsi (Mc 14.7). Qu’il y ait des guerres, des famines, il en prend son parti et il invite ses disciples à faire de même (Mt 24.6-7). Il va jusqu’à dire que malheurs et scandales arrivent et arriveront nécessairement (Mt 18.7, 24.6 et les parallèles). Il y aura toujours des bons et des méchants sur terre (cf. la parabole de l’ivraie, où Jésus indique que le tri ne se fera qu’à la fin du monde, Mt 13.24-42).

Alors qu’il a guéri des malades, chassé des démons, fait des miracles, Jésus est impuissant devant l’attitude des Jérusalemites et il pleure (Lc 19.41). Ses disciples auraient bien envoyé le feu du ciel contre les méchants, mais il préfère la faiblesse, l’acceptation du mal (Lc 9.54).

Jésus, d’une certaine manière, est passif, voire fataliste devant l’état du monde.

6. Un Dieu limité

Lors de la tentation dans le désert, quand le diable déclare que la terre lui a été donnée, Jésus ne conteste pas ce fait (Lc 4.1-8). Ailleurs, il déclare le diable «prince» de ce monde (Jn 12.31, Jn 14.30). Quand on récite le Notre Père (version longue, Mt 6.7-13), prière enseignée par Jésus lui-même, on ne fait peut-être pas assez attention à la portée de ce qui est dit: «Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.» On peut comprendre que le règne est celui qui est souhaité dans le cœur des hommes: «Que par ma vie, le nom de Dieu soit glorifié», aspire Grégoire de Nysse55, qui donne le même sens à la suite de la prière, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel: que soit faite en moi ta volonté!56De même, Calvin écrit: «Dieu sera Roi du monde quand tous seront rangés sous sa volonté… Il nous appelle à une obéissance volontaire. C’est pour quoi le ciel est nommément comparé à la terre, parce que les anges servent Dieu de leur bon gré et sont attentifs à exécuter ses commandements.»57Luther commente ainsi: «Que ta volonté soit faite, ce n’est autre chose qu’observer ses commandements, car c’est par ceux-ci qu’il nous fait connaître sa volonté.»58Maillot tient un langage plus nuancé: «Si le Christ exhorte à demander que ta volonté se fasse, il croit que cette volonté de Dieu rencontre des obstacles et que ces obstacles peuvent être aussi bien de notre propre volonté que de la volonté des autres hommes, ou les fatalités, ou les lois qui semblent conduire le monde.»59

En effet, limiter la signification de cette demande à ce qui concerne l’homme paraît restrictif et, par ailleurs, redondant avec la première demande. Certes, la volonté de Dieu est le salut des hommes, mais le mal qui est dans le monde englobe aussi les calamités indépendantes des hommes, l’action du diable (Mt 13.39, Jn 8.44; l’ivraie parmi le blé, Mt 13.24-28).

Dieu règne dans le ciel mais pas sur la terre. Sa volonté n’est pas faite ici-bas. C’est plutôt celle du diable (dieu de ce siècle; cf. 2Co 4.4) qui prédomine. C’est ici le royaume des ténèbres (Jn 12.46, Ep 6.12). Ainsi, le monde va mal, mais c’est «normal», si l’on peut dire, car c’est inéluctable. Jésus lui-même déclare que son propre royaume n’est pas de ce monde (Jn 18.36). Ce royaume, sphère où Dieu règne, où sa volonté est faite est ailleurs, mais il vient ici-bas par incursion, lors de l’histoire d’Israël et par la venue de Jésus. Celui-ci a guéri des malades, chassé des démons, signes que le royaume de Dieu est venu vers les hommes (Mt 12.28) même si, parfois, c’est sans frapper les regards (Lc 17.21)60. Il est à noter que les démons reprochent à Jésus de faire opérer le royaume de Dieu ici-bas prématurément, d’être venu «avant le temps» (Mt 8.29). Cette contestation montre que c’est à bon droit, si on peut dire, que le diable met en avant ses prérogatives. On peut comprendre alors son empressement à vouloir perdre l’homme installé par Dieu dans son propre domaine.

Bien que Jésus ait affirmé avoir vaincu le monde (c’est-à-dire le diable, Jn 16.33), Matthieu, à la vue des guérisons de Jésus, cite Esaïe, où il est dit «il fera triompher la justice» (Mt 12.20, Es 11.5), et pourtant l’injustice est toujours là. Bien que Jésus ait dépouillé les dominations, les autorités en triomphant d’elles à la croix, dit Paul (Col 2.15); bien qu’en ressuscitant Jésus, Dieu ait tout mis sous ses pieds (Ep 1.22); bien qu’avant de quitter cette terre, Jésus ait déclaré que tout pouvoir lui avait été donné dans le ciel et sur terre (Mt 28.18); bien que Dieu l’ait souverainement élevé en lui donnant le nom qui est au-dessus de tout nom afin que tout genou fléchisse dans les cieux et sur terre (Ph 2.9 et 10); bien que… le mal est toujours là et ne diminue même pas en intensité!61

Si le diable est réellement et irrémédiablement vaincu, cela est en potentiel; en attente, virtuel tant que le temps existe. Le monde nouveau est pour plus tard, au retour du Christ (2P 3.12-13). L’épître aux Hébreux indique que Jésus «attend» que ses ennemis soient devenus son marchepied (Hé 10.13). Paul dit que le royaume sera effectif quand le Christ aura détruit les dominations, les autorités et les puissances [mauvaises] et ce, seulement à la fin du monde (1Co 15.24-25). Les disciples pensaient que le royaume de Dieu était imminent, Jésus les détrompe (Lc 19.11-27, Mt 25.1-13). Ce n’est qu’à la fin du monde que les ennemis de Dieu seront définitivement mis hors d’état de nuire (Lc 19.27, Ap 17.14).

En attendant, le diable, même s’il se sait vaincu à terme, ne peut que continuer à faire du mal, car c’est son fond. Il accentuera même sa pression dans la mesure où il lui reste peu de temps (Ap 12.12). Heureusement pour nous, si le diable peut nous harceler (Lc 22.31), il ne peut nous nuire fondamentalement (Lc 10.19, Rm 8.39).

Tout cela montre que le ciel n’est pas statique, un lieu figé où les élus psalmodieraient éternellement, mais un endroit où il y a du mouvement. La parabole des mines (Lc 19.12-26), même métaphorique, parle de gouvernement. Ailleurs, Jésus parle de places dans le ciel, pas toutes les mêmes (Jn 14.2 et Mt 11.11). Non seulement le ciel déborde d’activités, mais il y a une véritable guerre dont la terre subit des conséquences. Daniel prie Dieu, mais la réponse n’arrive que vingt et un jours après, car il y a eu une embuscade et l’ange de Dieu a été retardé et a dû même demander du renfort pour joindre Daniel (Dn 10.13). Les anges exercent un ministère en faveur des humains (Hé 1.14). Jésus utilise un langage militaire: le diable est un ennemi (Mt 13.39). Il eût pu recevoir le secours de six mille combattants (Mt 26.53-54). L’Apocalypse est une histoire de lutte sur terre et dans le ciel62.

En fait, il faut raisonner «cosmique». «Nous sommes engagés dans une lutte gigantesque dont l’humanité est le champ de bataille et l’enjeu, où les anges restés fidèles luttent au côté du Christ contre le démon et ses anges. Que la bataille soit gagnée ne fait aucun doute, mais personne n’a le droit de se dégager de la lutte.»63

7. Conclusion

Il semble que pour des raisons qui nous sont mystérieuses, étranges, Dieu, pourtant tout-puissant, se soit volontairement dépouillé, ait accepté une non-puissance. «La non-puissance n’est pas l’impuissance, mais une décision, de la part de celui qui a, qui détient une puissance, de ne pas s’en servir, de ne pas user de la puissance.»64Dieu aurait passé un contrat avec les forces du mal (cf. le cas de Job) dont l’origine n’est pas claire65, contrat qui le lie à ses propres décisions. Et donc, quoi qu’il arrive, il ne peut, dans certains cas, intervenir dans l’histoire des hommes. Tel serait le drame de la Shoah66. Dans d’autres circonstances, il agit (on a parlé de son action dans l’Ancien Testament, des incursions du royaume de Dieu dans le Nouveau Testament). De plus, Dieu se sert du mal pour le détourner en bien. Un exemple frappant est donné en Genèse 45, où le mal infligé à Joseph par ses frères a permis de sauver la famille de la famine. L’Ecriture dit que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Rm 8.28).

Arthur Katz pense qu’un aspect positif de la Shoah a été la création de l’Etat d’Israël: «L’Holocauste a débouché sur la création de l’Etat d’Israël. Nous avons un Etat Nation, un lieu où nous espérons bien trouver la sécurité en tout temps. Rien ne nous contraint plus à être des victimes sans défense disséminées parmi les nations.»67

Parfois, Dieu agit mais après un silence qui… peut paraître long! Les Juifs ont attendu quatre cents ans, esclaves en Egypte, avant d’être délivrés!

Etant hors du temps, Dieu peut annoncer sa victoire finale, se prévaloir de sa toute-puissance, mais en attendant la fin des temps, Dieu laisse le diable régner sur terre, n’impose pas sa toute-puissance.

Cette non-puissance peut s’illustrer par cet épisode du livre d’Esther, où le potentat Assuérus édicte un décret d’extermination des Juifs, décret irrévocable par définition. Assuérus, quand il veut finalement sauver les Juifs, ne peut annuler sa propre décision. Tout potentat de «droit divin» qu’il était, il ne pouvait revenir en arrière. Sa toute-puissance était limitée.

Les humains sont un peu comme ce fantassin dans sa tranchée pendant la Grande Guerre, dépassé par les événements, tributaire de ce qui se passait très loin à Paris et Berlin, dans les ambassades, mais qui avait là où il était des ordres précis à exécuter.

C’est aussi, dans ce contexte, que s’éclairent certains passages bibliques sur la prière; celle-ci devient nécessaire pour que Dieu agisse, car il en a décidé ainsi. L’action de Dieu reste dépendante de celle des hommes, en tout cas dans certains domaines. Le nombre des «moissonneurs» (Mt 9.38), des dirigeants dignes de ce nom (1Tm 2.1-2), des guérisons (Jc 5.16), des victoires sur la tentation (Lc 22.40) dépend des prières des hommes. Il faut parfois prier avec persévérance (Lc 11.5-10, Lc 18.1-8). Dieu seul connaît la date de la fin du monde et, pourtant, on peut la faire avancer par la prière! (Mt 24.36 et 2Pi 3.12) Même Jésus a prié et prie encore en faveur des hommes (Lc 22.31, Rm 8,31, Hé 7.25).

Tout cela est bien étrange mais c’est ainsi, nous n’y pouvons rien. La religion chrétienne est complexe. Dieu a un Fils. Il y a l’Esprit Saint. L’effusion de sang est nécessaire (Hé 9.22). Dieu s’incarne en Jésus, qui meurt sur une croix, ressuscite.

Tout cela n’est pas bien rationnel, mais c’est ainsi. C’est folie pour l’esprit humain, mais puissance de Dieu pour celui qui croit (1Co 1.18).

Une religion «inventée» par l’homme serait plus simple. La complexité du christianisme est paradoxalement un gage de véracité.

On comprend pourquoi le monde va mal, malgré la venue du Christ, mais le pourquoi du pourquoi dépasse l’entendement humain. Comment comprendrez-vous les choses célestes? a demandé Jésus (Jn 3.12). Les voies de Dieu sont insondables et incompréhensibles (Rm 11.33); notre connaissance de Dieu est celle qu’il a bien voulu nous révéler, mais nous ne connaissons rien de Dieu en lui-même.

Bibliographie: http://larevuereformee.net/articlerr/n243/quel-est-ce-dieu-tout-puissant-qui-est-impuissant

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Le don du discernement des esprits, par Ralph Shallis http://www.blogdei.com/14611/le-don-du-discernement-des-esprits-par-ralph-shallis/ http://www.blogdei.com/14611/le-don-du-discernement-des-esprits-par-ralph-shallis/#comments Fri, 03 Jun 2011 06:58:54 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14611

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Deux dons à ne pas confondre

On parle souvent du «don de discernement» comme s’il était synonyme avec le don de «la parole de sagesse». Pourtant, il est évident que les deux facultés sont distinctes, car Paul les place toutes les deux dans la même liste de dons (1 Cor. 12:8-10). Il place la parole de sagesse en parallèle avec la connaissance et la foi, alors qu’il voit le discernement des esprits en rapport avec les dons de la prophétie, des langues et de l’interprétation (grec: la traduction) des langues.

La «parole de sagesse» est donnée, semble-t-il, pour l’édification des croyants par l’application de la Parole de Dieu à des situations particulières, de manière à compléter et équilibrer le travail de l’enseignant; c’est peut-être tout spécialement ce don qui permet au berger de bien faire son travail pastoral. Cette sagesse, qui lui est accordée par Dieu, comprend certainement une grande part de discernement, ce qui fait que beaucoup le confondent avec le don de discernement proprement dit.

«Les discernements des esprits»

Pourtant, le «don du discernement, que Paul a en vue dans ce passage est autre chose, car l’apôtre ne l’appelle pas ainsi, il précise qu’il s’agit du discernement des esprits. Il le désigne textuellement: «les discernements (au pluriel) des esprits» (grec: diakriseis pneumatôn).

Paul ne fait qu’une seule fois allusion à ce don (1 Cor. 12:10). Le fait qu’il le situe parmi les dons de prophétie, de diversités de langues et d’interprétation des langues rend ce don particulièrement important dans le contexte de 1 Corinthiens 14 où Paul fait justement la comparaison entre ces trois dons et où il en étudie l’utilité relative.

La nécessité de discerner

Depuis les temps les plus anciens, il existe des faux prophètes. Dans l’Église aussi –comme Paul, Pierre et le Seigneur Jésus luimême le prévoient– des faux prophètes surgissent, des hommes qui parlent au nom de Dieu en se réclamant de l’inspiration du Saint-Esprit, tout en prophétisant des faussetés. C’est pourquoi, Paul insiste pour que ceux (grec: le reste, les autres) qui écoutent la parole jugent de ce qui est dit; le verbe grec étant diakrinein qui signifie précisément; discerner, faire une distinction, examiner, décider, juger (1 Cor. 14: 29).

Mais alors! Si la parole d’un prophète doit être contrôlée par ceux qui entendent, à combien plus forte raison une parole en langue inconnue doit-elle être examinée, scrutée, sondée, éprouvée!

Pourtant, I’auditoire saura difficilement se prononcer au premier abord, puisque le sens du langage n’est pas évident. Même s’il est accompagné d’une «interprétation» ou plutôt, d’une «traduction» vraie ou fictive, encore l’assemblée a-t-elle le devoir de discerner, d’examiner, de décider de l’origine et de la valeur des deux choses. C’est là que le don «des discernements des esprits» devient utile, précieux. A certains croyants, Dieu accorde une sensibilité, une sagesse, une profondeur spirituelle et une compréhension de la vérité qui leur permet de discerner l’origine de l’esprit agissant sur l’un ou sur l’autre. Mais ceux qui exercent le véritable don des «discernements» basent toute leur procédure et leurs conclusions sur la Parole de Dieu.

Les mauvais esprits sont tellement subtils qu’ils parviennent à confondre l’intelligence humaine en faisant passer l’erreur pour la vérité. Le mensonge diabolique est presque toujours présenté sous une enveloppe de vérités.

Comment un homme peut-il atteindre la sagesse spirituelle qui rendra possible un jugement sûr dans des cas semblables? Je crois que ce don de discernement se développe chez ceux qui vivent dans l’intimité avec Dieu: c’est la conséquence d’un approfondissement de la Parole entière de Dieu et d’une révélation de la face de Dieu dans la prière. Que Dieu nous donne de ces hommes et de ces femmes doués d’une vision claire et certaine ! L’Église en a terriblement besoin.

Discerner face à l’occulte

Poussons cette question un peu plus loin. Ceux qui sont engagés à fond dans l’oeuvre de Dieu, surtout dans l’évangélisation et la cure d’âme, rencontrent tôt ou tard chez les gens toutes sortes de problèmes et d’obstacles mentaux, psychiques, spirituels et psychosomatiques (où le physique et le psychique s’entremêlent). A présent (j’écris en 1981), une forte proportion des personnes que nous avons évangélisées en Europe –surtout les plus jeunes– semblent avoir été, consciemment ou non, en rapport avec le monde occulte. Dans certaines parties du monde, le chiffre serait beaucoup plus élevé encore. Il ne suffit pas toujours de prêcher la vérité à ces personnes: tout en étant convaincues, celles-ci sont parfois incapables de faire le «pas» décisif; elles sont retenues par des puissances invisibles qui refusent de les lâcher. Elles ont besoin d’être aidées, surtout par la prière efficace d’un ou de plusieurs croyants, pour être enfin libérées de leurs chaînes invisibles. C’est évidemment le devoir de chaque assemblée de prendre de tels cas au sérieux. Il est vrai que l’exorcisme est une activité très spéciale qui nécessite donc beaucoup de prudence, accompagnée d’une autorité spirituelle authentique. Dieu emploie certains de ses enfants plus que d’autres dans ce domaine. Pourtant il me semble que tout enfant de Dieu engagé et sanctifié devrait pouvoir le cas échéant, faire face victorieusement aux puissances des ténèbres. Il est toutefois souhaitable que l’assemblée toute entière s’unisse dans la prière pour appuyer cette délivrance, qui est ainsi accélérée et puissamment renforcée.

Ce livre n’étant pas concerné par la question de l’exorcisme, je me contente ici de souligner l’importance du discernement des esprits et du don particulier que Dieu accorde dans ce but. Aujourd’hui, il existe une telle confusion de doctrines et de pratiques dans l’Église que l’utilité de ce don paraît de plus en plus évidente; nous avons tellement besoin d’hommes qui discernent quels sont les esprits qui inspirent les prédications, qui agissent sur les individus, qui formulent les directives.

L’ignorance des Écritures, si coupable et si répandue dans notre christianisme contemporain, provoque un peu partout la confusion des idées. Quand, au milieu de ce fatras, apparaissent des personnes insistant sur la parole inintelligible, nous sommes en droit de demander à Dieu une lumière pour éclairer nos ténèbres, une véritable action du Saint-Esprit nous permettant de faire une distinction absolue entre les vrais dons et les faux, entre la lumière et les ténèbres, entre l’incertitude et la voix claire de notre Sauveur. Les vraies brebis, rachetées par le sang de Christ, connaissent la voix de leur maître.

O divin Berger! Fais connaître aujourd’hui ta voix ! Envoie-nous des hommes ayant un vrai don spirituel qui permette de discerner les esprits, de différencier entre le vrai et le faux !

Pour être pratique

Le sujet du présent ouvrage étant «le don de parler diverses langues», c’est surtout dans ce contexte que nous avons à prendre en considération «le don des discernements des esprits». Afin de venir en aide de façon pratique à ceux qui ont des difficultés dans ce domaine, je donne ici quelques conseils que j’estime très nécessaires.

Voici quelques-unes des caractéristiques des faux esprits !

– L’Esprit de Dieu s’accorde avec la Parole de Dieu, qui est la sienne. Il confirme et appuie l’autorité absolue de l’Écriture sainte. Tout esprit d’insoumission qui conteste l’autorité de l’Écriture, ou qui s’élève en autorité parallèle ou supérieure à l’Écriture, est manifestement faux.

– Dieu nous ordonne d’éprouver les esprits (1 Jean 4:1-3). Un refus devant ce commandement explicite est donc immédiatement suspect. L’Esprit de Dieu, au contraire, ne s’esquive pas vis-à-vis d’un tel examen, il invite l’épreuve, à condition, bien sûr, que l’enquête se fasse en conformité avec les Écritures et avec un coeur absolument sincère, droit et honnête. «Tenter» l’Éternel est évidemment un péché grave (Matth. 4:37); mais lui-même demande d’être «mis à l’épreuve» sur la base de sa propre Parole (Mal. 3:10). Et il répond. Si la personne en question refuse d’éprouver ou de laisser éprouver selon l’Écriture l’esprit de la langue qui parle en elle, c’est déjà un mauvais signe.

– Un esprit orgueilleux ne vient pas de Dieu. L’Esprit de Dieu et l’Esprit de Jésus, nous enseignent que l’humilité est la marque de la véritable grandeur spirituelle. A ce propos, nous aurions besoin de lire une fois de plus — et à genoux — le chapitre 18 de Matthieu. Christ dit que le plus grand dans son royaume est celui qui est prêt à être l’esclave de tous (Matth. 18:4; 20:25-28; Nom. 9:35; Jean 13:1-5; 12-17). L’homme spirituel est conscient de sa propre insuffisance, il ne méprise pas son frère.

– L’Esprit de Dieu ne divise pas le corps de Christ; il en unit les membres. Tout esprit qui provoque une division entre frères est suspect. Il y a un seul Esprit de Dieu, un seul Seigneur Jésus, un seul corps, un seul Père céleste (Éph. 4:4-6). L’Esprit de Dieu ne détruit pas l’unité divine. A ce propos, que faut-il penser des innombrables divisions qui ont éclaté entre chrétiens un peu partout à cause de la glossolalie?

J’éprouve moi-même une douleur profonde à la pensée des très chers frères et soeurs que j’ai connus autrefois et avec qui j’avais une communion spirituelle précieuse… jusqu’au jour où ils ont changé de doctrine sur cette question. Pourquoi est-ce que je ne les vois plus? Pourquoi ne m’envoient-ils plus de leurs nouvelles? Je souffre grandement de leur silence. Une telle déchirure ne peut pas venir de Dieu. Elle est l’oeuvre de l’ennemi. Si l’esprit auquel on a affaire ne produit pas un véritable amour pour tous les frères en Christ, nous pouvons discerner tout de suite un élément étranger à la vérité.

– Le discernement d’un faux esprit de «langues». Cette question a été étudiée de très près par certains serviteurs de Dieu.

1. Deutéronome 18:14 nous met en garde contre ces abominations.

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Comment éprouver les esprits, par A.W. Tozer http://www.blogdei.com/14609/comment-eprouver-les-esprits-par-a-w-tozer/ http://www.blogdei.com/14609/comment-eprouver-les-esprits-par-a-w-tozer/#comments Fri, 03 Jun 2011 06:55:07 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14609

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Nous vivons à une époque qui met l’âme humaine à l’épreuve. «L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience.» Nous nous trouvons en plein dans ces jours et nous ne pouvons pas les fuir. Nous devons remporter la victoire tout en vivant dans la mêlée, car c’est là la volonté de Dieu à notre égard.

Aussi curieux que cela paraisse, le danger aujourd’hui est plus grand pour le chrétien fervent que pour celui qui est tiède et satisfait de lui-même. Celui qui recherche les choses les meilleures de Dieu, brûle d’entendre toute personne capable de lui offrir un moyen permettant d’y accéder. Il soupire après quelque nouvelle expérience, quelque aspect saillant de la vérité, quelque action de l’Esprit qui puisse l’élever au-dessus du niveau mortel de la médiocrité religieuse qui l’entoure et pour cette raison, il est disposé à prêter une oreille favorable à tout ce qui est nouveau et merveilleux dans la religion, surtout si cela est présenté par quelqu’un doué d’une personnalité séduisante et réputé pour sa très grande piété.

Or notre Seigneur Jésus, ce grand Berger des brebis, n’a pas abandonné son troupeau à la merci des loups. Il nous a donné les Écritures, le Saint-Esprit et un don naturel d’observation. Il s’attend à ce que nous nous appuyions constamment sur tout cela. «Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon» dit Paul (1 Thes. 5.21). «Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde» » (1 Jean 4.1).

«Gardez-vous des faux prophètes» dit Jésus en nous avertissant, «ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs» (Matt. 7.15). Puis il a ajouté le critère qui permettra de les éprouver: «Vous les reconnaîtrez à leurs fruits».

Il est donc clair, non seulement qu’il y aura des faux prophètes dans le monde mettant en danger nos vies chrétiennes mais qu’il sera aussi possible de les identifier, et de les connaître pour ce qu’ils sont. Et bien sûr, dès lors que nous sommes conscients de leur identité et que nous apprenons à connaître leur ruse, leur pouvoir de nous faire du mal disparaît. «En vain jette-t-on le filet devant les yeux de tout ce qui a des ailes» (Prov. 1.17).

Mon but est d’exposer ici une méthode capable d’éprouver les esprits et de vérifier toute notion religieuse ou morale, proposée par qui que ce soit. Et tandis que nous traitons ce sujet, nous devrions avoir à l’esprit que toutes les lubies religieuses ne sont pas l’oeuvre de Satan. L’esprit humain est capable de beaucoup de méchanceté sans l’aide du diable. Certaines personnes sont réellement douées pour tout embrouiller et, en plein jour, prendront l’illusion pour la réalité, tout en ayant la Bible ouverte devant elles.

Pierre avait cela à l’esprit lorsqu’il écrivit: «Notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes ses lettres, où il parle de ces choses dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine» (2 Pierre 3:15s).

Il est peu probable que les apôtres chevronnés de la confusion lisent ce qui est écrit ici ou qu’ils en profitent beaucoup s’ils le faisaient mais il y a beaucoup de chrétiens sensés qui se sont égarés et qui ont assez d’humilité pour admettre leurs erreurs et sont prêts maintenant à revenir vers le Pasteur et le Gardien de leur âme. Ces derniers peuvent être détournés de leur mauvaise voie. Mais il y a plus important encore. Beaucoup de gens, c’est sûr, n’ont pas quitté le droit chemin mais désireraient connaître une règle capable de les aider à examiner toute chose et de mettre à l’épreuve la qualité de l’expérience et de l’enseignement chrétiens, alors qu’ils sont à leur contact jour après jour dans leur vie active. C’est à eux précisément que je livre ce petit secret. Il m’a permis d’examiner depuis de nombreuses années mes expériences spirituelles et mes inspirations religieuses.

En résumé, voici le test: cette nouvelle doctrine cette nouvelle habitude religieuse, ce nouvel aperçu de la vérité, cette nouvelle expérience spirituelle, de quelle manière ont-ils modifié mon attitude et ma relation envers Dieu, Christ, les Écritures Saintes, moi-même, les autres chrétiens, le monde et le péché. Grâce à cet examen en sept points, nous pourrons vérifier tout ce qui est religieux et nous saurons, sans l’ombre d’un doute, si cela vient de Dieu ou non. C’est à ses fruits que l’on reconnaît un arbre. Ainsi, face à toute doctrine ou expérience, il me suffit de savoir quel effet cela a sur moi. Nous saurons immédiatement si cela vient d’en-haut ou d’en-bas.

Relation avec Dieu

L’un des tests vitaux de toute expérience religieuse est le suivant. De quelle manière modifie-t-il notre relation avec Dieu, notre concept de Dieu ou notre attitude envers Lui ? Dieu, étant qui Il est, doit toujours être l’arbitre suprême de toutes choses religieuses.

L’univers a été créé afin de servir de moyen pour que tout être moral et doué d’intellect puisse y déceler les perfections du Créateur. «Je suis l’Éternel, c’est là mon nom. Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre» (Ésaïe 42:8). «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées» (Apoc. 4:11).

Il est nécessaire pour la santé et l’équilibre de l’univers qu’en toutes choses Dieu soit glorifié. «L’Éternel est grand et très digne de louanges et sa grandeur est insondable» (Ps. 145:3). Dieu n’agit que pour Sa gloire et ce qui procède de Lui doit être à son plus grand honneur. Il est vraisemblable que toute doctrine, toute expérience qui tend à Le glorifier vienne de Dieu. Par contre, toute chose voilant Sa gloire ou le faisant paraître moins merveilleux est, à coup sûr, le produit de la chair ou du diable.

Le coeur de l’homme ressemble à un instrument de musique. Le Saint-Esprit, un esprit mauvais ou l’esprit de l’homme lui-même peuvent jouer de cet instrument. Les émotions religieuses sont plus ou moins les mêmes quelque soit l’exécutant. Beaucoup de sentiments agréables peuvent naître dans l’âme, provoqués par une adoration impure et même idolâtre. Une soeur en religion, à genoux devant une image de la Vierge, dans un état d’adoration éthéré, a une expérience religieuse sincère. Elle éprouve de l’amour, de la crainte et du respect. Ce sont des émotions dont elle peut jouir tout comme si elle adorait Dieu. On ne balaie pas d’un simple coup de manche les expériences mystiques des Hindous et des Soufis en prétendant qu’elles ne sont qu’apparence. Pas plus que nous n’avons le droit de traiter sommairement les envols des spirites et autres occultistes(1) comme étant un produit de l’imagination. Ces personnes peuvent avoir et ont parfois d’authentiques rencontres avec quelque chose ou quelqu’un venant par-delà d’eux-mêmes. De la même façon des chrétiens sont entraînés parfois dans des expériences émotionnelles qui se situent au-delà de leur capacité de compréhension. J’en ai rencontré. Ces personnes demandaient avec empressement si oui ou non leur expérience venait de Dieu .

Le grand critère est: en quoi cela a-t-il affecté mes rapports avec le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ? Si cette nouvelle manière de voir la vérité, cette nouvelle rencontre avec des choses spirituelles, a augmenté mon amour envers Dieu, si cela a rendu Dieu plus glorieux à mes yeux et que cela L’a amené à paraître plus merveilleux qu’avant, alors je peux conclure que je ne me suis pas égaré dans les voies de l’erreur, agréables, mais dangereuses et défendues.

Attitude envers le Seigneur Jésus-Christ

Voici le critère suivant: en quoi cette nouvelle expérience a-t-elle modifié mon attitude envers le Seigneur Jésus-Christ ? Quelle que soit la place que la religion actuelle puisse donner au Christ, Dieu Lui donne la place suprême sur la terre et dans les cieux. «Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection», dit la voix de Dieu venant du ciel en désignant notre Seigneur Jésus. Pierre rempli du Saint-Esprit déclara: «Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié» (Actes 2:36). Jésus a dit de Lui-même:

«Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne vient au Père que par moi» (Jean 14:6).

Et Pierre, dit encore de Lui: «Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés» (Actes 4:12). L’épître aux Hébreux dans sa totalité est consacrée à l’idée que Christ est au-dessus de tous les autres. On le montre comme étant au-dessus d’Aaron et de Moïse, les anges même sont appelés à se prosterner devant Lui et à l’adorer. Paul dit qu’Il est l’image du Dieu invisible, que la plénitude de la divinité habite corporellement en Lui, et qu’en toutes choses Il doit avoir la première place.

Mais le temps me manque pour parler de la gloire que Lui ont attribué les prophètes, les patriarches, les apôtres, les saints, les anciens, les psalmistes, les rois et les séraphins. «Il a été fait pour nous sagesse et justice, sanctification et rédemption» (1 Cor. 1:30). Il est notre espérance, notre vie, notre tout, maintenant et à jamais.

Tout ceci étant vrai, il est évident qu’Il doit être au centre de toute doctrine saine, de toute pratique acceptable et de toute expérience chrétienne authentique. Tout ce qui tend à Le rendre inférieur à ce que Dieu déclare qu’Il est, est une tromperie pure et simple qu’il faut rejeter, quelque agréable et satisfaisante qu’elle puisse paraître sur le moment.

Qu’il existe un Christianisme sans Christ peut paraître contradictoire. Pourtant ce phénomène existe réellement de nos jours. Beaucoup de ce qui est fait au nom du Christ est un reniement de Christ parce que conçu par la chair, comportant des méthodes charnelles et poursuivant des fins charnelles. De temps en temps on fait mention de Christ de la même façon et pour la même raison que le ferait un homme politique intéressé en parlant de démocratie et de patriotisme, afin d’ériger une façade respectable pour des activités charnelles et d’induire en erreur des auditeurs crédules. Mais on est pris au piège en ce que Christ n’est pas au centre. Il n’est pas tout en tous.

Et puis, je le répète. il y a des expériences psychiques qui passionnent la personne en recherche et l’amènent à croire qu’elle a effectivement rencontré le Seigneur et qu’elle est au septième ciel. Mais on découvre plus tard la nature réelle du phénomène lorsque «la face du Christ» commence à s’estomper de la conscience de la victime et que celle-ci en vient à dépendre de plus en plus d’effets émotionnels pour se convaincre de sa spiritualité.

Par contre, si la nouvelle expérience tend à rendre Christ indispensable, si elle détourne notre attention de nos sentiments pour la fixer sur Christ, nous sommes sur la bonne voie. Tout ce qui rend Christ précieux à notre coeur vient à coup sûr de Dieu.

Attitude a l’égard de la Parole de Dieu

Un autre critère révélateur de la solidité de mon expérience religieuse est de savoir en quoi elle modifie mon attitude à l’égard des Saintes Écritures.

Cette nouvelle expérience religieuse, cette nouvelle optique de la vérité jaillissent-elles de la Parole de Dieu elle-même ou sont-elles le résultat de quelque stimulant étranger à la Bible? Des chrétiens au coeur tendre sont souvent victimes de fortes pressions psychologiques, résultat intentionnel ou inconscient d’un témoignage personnel, ou encore d’un récit pittoresque raconté par un prédicateur fervent à la voix tranchante de prophète mais n’ayant pas vérifié son histoire avec les faits, ni examiné la justesse de sa conclusion à la lumière de la Parole de Dieu.

C’est pourquoi on devrait se méfier de tout ce qui prend son origine en dehors des Saintes Écritures jusqu’à ce que l’on puisse prouver que c’est en accord avec elles. Si l’on peut démontrer que c’est contraire à la Parole de la vérité révélée, aucun chrétien véritable ne l’acceptera comme venant de Dieu. Quelque grande que soit la satisfaction émotionnelle, il n’est aucune expérience qui puisse être considérée comme authentique à moins qu’elle ne s’appuie sur l’autorité d’un chapitre ou d’un verset des Écritures. «A la loi et au témoignage», (Ésaïe 8:20) doit toujours être la preuve dernière.

Tout ce qui est nouveau ou singulier devrait également être examiné avec beaucoup de prudence jusqu’à ce qu’on puisse apporter la preuve scripturaire de sa validité. Depuis plus d’un demi-siècle un bon nombre de conceptions non-scripturaires ont été accueillies par les chrétiens. On a prétendu qu’elles étaient parmi les vérités devant être révélées dans les derniers temps. Pour sûr, disent les défenseurs de cette théorie des révélations des derniers temps. Augustin n’en savait rien pas plus que Luther, John Knox et Wesley; Finney et Spurgeon n’avaient pas compris cela; mais maintenant une plus grande lumière a été donnée au peuple de Dieu et nous qui vivons dans les temps de la fin nous bénéficions d’une révélation plus complète. Nous ne devrions pas contester cette nouvelle doctrine, ni nous dérober à cette expérience plus profonde. Le Seigneur est en train de préparer son épouse pour le festin des Noces de l’Agneau. Nous devrions tous nous abandonner à ce nouveau mouvement de l’Esprit. C’est du moins ce que l’on nous dit.

La vérité est que la Bible ne nous enseigne pas que dans les derniers temps il y aura des nouvelles lumières et des expériences spirituelles avancées. Elle enseigne exactement le contraire. Rien dans le livre de Daniel ni dans les épîtres néo-testamentaires ne peut être déformé jusqu’au point de défendre l’idée que nous qui vivons à la fin de l’ère chrétienne nous jouirions d’une lumière inconnue au commencement des temps. Méfiez-vous de tout homme qui prétend être plus sage que les apôtres et plus saint que les martyrs de l’Église primitive. Le meilleur moyen d’agir avec cette personne est de s’en séparer. Vous ne pouvez pas l’aider et elle ne peut à coup sûr pas vous aider.

En admettant cependant que les Écritures peuvent ne pas être toujours claires et qu’il y a des différences d’interprétation parmi les hommes tous également sincères, ce test apportera la preuve dont toute manifestation religieuse a besoin, c’est-à-dire en quoi cela affecte-t-il mon amour et mon appréciation de la Parole de Dieu ?

Bien que la vraie puissance ne réside pas dans la lettre du texte mais dans l’Esprit qui l’a inspiré, nous ne devrions jamais sous-estimer la valeur de la lettre. Le texte de la vérité a le même rapport avec la vérité que le rayon de miel avec le miel. L’un sert de contenant à l’autre. Mais l’analogie s’arrête là. Car on peut retirer le miel de son rayon de miel, mais l’Esprit de vérité ne peut et ne doit agir indépendamment de la lettre des Écritures Saintes. Pour cette raison, une connaissance grandissante du Saint-Esprit sera toujours accompagnée d’un plus grand amour pour la Bible. Les Écritures sont en page imprimée ce que Christ est en personne. La Parole inspirée ressemble à un portrait fidèle de Christ. Mais une fois de plus l’image manque de force. En effet, Christ est dépeint dans la Bible comme aucune personne ne peut l’être dans un simple portrait, car la Bible est un livre d’idées saintes, et la Parole éternelle du Père peut résider et réside réellement dans la pensée qu’Il a Lui-même inspirée. Les pensées sont des choses et les pensées des Saintes Écritures constituent un temple où Dieu demeure.

En conclusion, nous pouvons dire tout naturellement que celui qui aime véritablement Dieu aime aussi Sa parole. Tout ce qui nous vient du Dieu de la Parole augmentera notre amour pour la Parole de Dieu. Ceci en est une conséquence logique, mais nous en avons la confirmation par un témoignage qui est bien plus digne de foi que la logique, à savoir le témoignage concordant de la grande nuée des témoins, morts et vivants. Ceux-ci déclarent d’une seule voix que leur amour pour les Écritures grandit au fur et à mesure que leur foi augmente et que leur obéissance devient plus conséquente et joyeuse.

Si la nouvelle doctrine, l’influence de ce nouveau maître, la nouvelle expérience émotionnelle remplissent mon coeur d’une plus grande avidité pour méditer la Parole de Dieu jour et nuit, j’ai tout lieu de croire que Dieu a parlé à mon coeur et que mon expérience est authentique. Par contre, si mon amour pour la Parole de Dieu a baissé un tant soit peu, si mon ardeur à manger et à boire de la Parole inspirée a diminué ne serait-ce que d’un pouce, je devrai admettre humblement que j’ai manqué quelque part le signal de Dieu et revenir en arrière en toute honnêteté jusqu’à ce que je retrouve à nouveau le bon chemin.

Effets sur la nature égocentrique

De plus, nous pouvons vérifier la qualité de notre expérience religieuse grâce à ses effets sur notre nature égocentrique.

Le Saint-Esprit et la personnalité humaine déchue sont diamétralement opposés: «car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez» (Gal. 5:17). «Ceux en effet qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas (Rom. 8.5, 7).

Avant que l’Esprit de Dieu puisse oeuvrer constructivement dans notre coeur, Il est obligé de condamner et de faire mourir la «chair» en nous, en d’autres termes, I’Esprit doit avoir notre plein consentement pour mettre à la place de notre moi naturel, la personne du Christ. Ce remplacement est expliqué avec soin dans les chapitres 6, 7 et 8 de l’épître aux Romains. Quand le chrétien en quête est passé par l’expérience de crucifixion décrite aux chapitres 6 et 7, il pénètre dans les vastes régions de liberté du chapitre 8. Ici le «moi» est détrôné et Christ est mis sur le trône pour toujours.

A la lumière de ce qui vient d’être dit, il n’est pas difficile de voir pourquoi l’attitude du chrétien vis-à-vis de sa nature égocentrique est à ce point un excellent test pour vérifier ses expériences religieuses. La plupart des grands hommes connus par la profondeur de leur vie, tels que Fénélon, Molinos, Jean de la Croix, Madame Guyon, et bien d’autres encore, ont mis le monde en garde contre les expériences pseudo-religieuses qui donnent beaucoup de satisfaction charnelle mais nourissent la «chair» et gonflent le coeur d’amour-propre.

Voici une bonne règle: si cette expérience m’a rendu plus humble, m’a rendu plus petit et sans valeur à mes propres yeux, elle vient de Dieu; mais si elle a fait naître en moi un sentiment d’auto-satisfaction, elle est fausse et devrait être rejetée comme venant du moi ou du diable. Rien de ce qui vient de Dieu ne pourra nourrir mon orgueil ou ma vanité. Si je suis tenté d’être content de moi-même et de me sentir supérieur parce que j’ai eu une expérience spirituelle plus avancée, je devrais me mettre immédiatement à genoux et me repentir de toute cette affaire. Je suis tombé entre les mains de l’ennemi.

Relation avec nos frères, avec l’Église

Notre relation avec nos frères en Jésus-Christ et notre attitude envers eux est un autre test sûr de toute expérience religieuse. Parfois, après une expérience spirituelle remarquable, un chrétien sérieux s’éloignera des autres croyants et nourrira un esprit critique. Il peut être réellement convaincu que son expérience est plus valable, qu’il est maintenant dans un état de grâce avancé et que le «peuple ordinaire» de l’église qu’il fréquente n’est qu’une foule hétéroclite et lui seul un vrai fils d’lsraël. Il peut s’efforcer d’être patient avec ces mondains religieux, mais son doux langage et son sourire condescendant révèlent ce qu’il pense réellement d’eux et de lui-même. C’est un état d’esprit d’autant plus dangereux qu’il peut se justifier lui-même par les faits. Ce frère a eu une expérience remarquable; il a reçu quelque lumière merveilleuse concernant les Écritures; il a pénétré dans un pays joyeux et resté inconnu jusqu’à présent. Et il se peut que ceux qu’il connaît et qui professent être chrétiens soient effectivement mondains, tristes et sans enthousiasme spirituel. L’erreur n’est pas qu’il se soit trompé dans les faits mais que sa réaction aux faits vienne de la chair. Sa nouvelle spiritualité l’a rendu moins charitable.

Lady Julian nous relate dans son vieil anglais comment la vraie grâce chrétienne affecte notre attitude envers les autres. «Pardessus toutes choses, la contemplation et l’adoration du Créateur font que l’âme semble plus petite à ses propres yeux, et la remplissent plutôt d’une crainte révérencielle et une vraie humilité avec beaucoup de charité pour ses semblables en Christ ». Toute expérience religieuse qui n’arrive pas à approfondir notre amour pour nos frères en Jésus-Christ peut être rayée de la liste d’expériences valables, sans peur de se tromper.

Pour l’apôtre Jean, I’amour que nous témoignons aux autres chrétiens est un signe de foi authentique. «Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en action et avec vérité, et nous rassurerons nos coeurs devant Lui». (1 Jean 3:18s). Et il dit encore: «Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres car l’amour est de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour» (1 Jean 4:7s).

Alors que nous grandissons en grâce nous grandissons aussi en amour pour tout le peuple de Dieu. «Quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui» (1 Jean 5:1). Cela veut dire simplement que si nous aimons Dieu nous aimerons Ses enfants. Toute expérience chrétienne authentique augmentera notre amour pour les autres chrétiens.

C’est pourquoi nous concluons que tout ce qui tend à séparer notre personne ou notre coeur des autres frères en Jésus-Christ ne vient pas de Dieu, mais de la chair ou du diable. Et par contre, tout ce qui nous fait aimer les enfants de Dieu vient sans aucun doute de Dieu. «A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres» (Jean 13:35).

Attitude envers le monde

Un autre test probant pour connaître l’origine de notre expérience religieuse est d’observer comment elle modifie notre relation envers le monde et notre attitude envers lui.

Par «monde» je ne pense pas bien sûr au merveilleux ordre de la nature que Dieu a créé afin que l’humanité en jouisse. Je ne pense pas non plus au monde des hommes perdus dans le sens où l’entendait notre Seigneur lorsqu’il a dit «Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’II juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui» (Jean 3.16, 17).

Il est certain que toute influence véritable de Dieu dans notre âme approfondira notre appréciation des beautés de la nature et intensifiera notre amour pour les perdus. Mais je fais allusion ici à quelque chose d’autre.

Laissons un apôtre parler à notre place: «Car tout ce qui est dans le monde», la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement» ( 1 Jean 2:16s).

C’est de ce monde-là que nous devons examiner les esprits, ce monde des jouissances charnelles, des plaisirs sans Dieu, de la poursuite des richesses terrestres, de la renommée et de la satisfaction coupable. Il se passe de Jésus-Christ en suivant le conseil du méchant (Ps. 1:1) et est animé par le Prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (Eph. 2:2). Sa rébellion contre Dieu est une forme de piété, sans puissance, qui passe pour être vivante, mais qui est morte (Apoc. 3:1). En résumé, c’est la société des hommes inconvertis gambadant sur le chemin qui mène à l’enfer, exactement le contraire de la véritable Église de Dieu qui est une société d’âmes régénérées marchant sans frivolité mais joyeusement vers le ciel.

Toute oeuvre de Dieu authentique dans nos coeurs tend à nous rendre mal à l’aise en compagnie du monde. «N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, I’amour du Père n’est point en lui». (l Jean 2:15). «Ne vous mettez pas avec les idolâtres sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?» (2 Cor. 6:14). On peut affirmer sans équivoque que tout esprit qui tolère un compromis avec le monde est un faux esprit. Tout mouvement religieux qui imite le monde dans l’une de ses manifestations trahit la Croix de Jésus-Christ et est du côté du diable et ceci malgré tous les «ronronnements» des dirigeants qui parlent «d’accepter Christ» ou «de laisser Dieu diriger vos affaires».

Attitude envers le péché

Voici enfin le dernier test d’authenticité de toute expérience chrétienne: en quoi modifie-t-elle notre attitude envers le péché?

L’action de la grâce dans le coeur d’un croyant détournera ce coeur du péché et le tournera vers la sainteté. «Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ». (Tite 2:11, 13).

Je ne vois pas comment cela pourrait être plus clair. C’est la même grâce de Dieu qui sauve l’homme et l’instruit dans son coeur; son enseignement est à la fois positif et négatif. Négatif en ce qu’elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines. Positif en ce qu’elle nous enseigne à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété (Tite 2:12).

L’homme au coeur droit ne verra là aucune difficulté. Il lui suffit de vérifier sa propre inclinaison pour se rendre compte s’il voit le péché dans sa vie avec un oeil plus ou moins sévère depuis que l’oeuvre de grâce est supposée avoir agi en lui. Tout ce qui affaiblit sa haine envers le péché peut immédiatement être reconnu comme infidèle aux Écritures, au Sauveur et à sa propre âme. Tout ce qui rend la sainteté plus attrayante et le péché plus intolérable peut être considéré comme authentique: «Car tu n’es point un Dieu qui prenne plaisir au mal, le méchant n’a pas sa demeure auprès de toi. Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux. Tu hais tous ceux qui commettent l’iniquité». (Ps. 5:5s).

Jésus nous avertit «qu’il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes. Ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus». (Matt. 24:24).

Ces paroles décrivent trop bien nos jours pour que nous n’y voyions qu’une coïncidence. J’ai mis par écrit ces tests dans l’espoir que les «élus» puissent en bénéficier. La suite est entre les mains de Dieu.

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Le «Moi-je» et le nombrilisme spirituel entraine l’Eglise dans l’apostasie, par Frédéric Gabelle (suite) http://www.blogdei.com/14592/le-%c2%ab-moi-je-%c2%bb-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l%e2%80%99-eglise-dans-l%e2%80%99apostasie-par-frederic-gabelle-suite/ http://www.blogdei.com/14592/le-%c2%ab-moi-je-%c2%bb-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l%e2%80%99-eglise-dans-l%e2%80%99apostasie-par-frederic-gabelle-suite/#comments Thu, 02 Jun 2011 09:22:34 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14592

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« Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l’écouter? (jean6/60) ».

J’entends le Diable à ce moment là influençant les disciples : « Seigneur ne pourrais-tu pas baisser ton niveau spirituel, tenir compte de notre chair, de notre faiblesse. Tu pourrais faire preuve d’un peu de compréhension envers nous et adapter ton message aux temps qui sont les nôtres, que nous puissions continuer à te suivre ».

Voilà comment petit à petit l’apostasie gagne les cœurs de nombreux chrétiens et serviteurs de Dieu. Alors la tentation est facile, pour garder les chrétiens dans l’église, nous transformons subtilement les critères Bibliques. Pourquoi voyons-nous de plus en plus de musiques « d’insensés » prendre autorité dans nos assemblées, pour soi-disant garder nos jeunes. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (Romains 12 :2) ».

Mais deux choses se passent généralement, soit ils se convertissent à un « évangile rock-and-roll, théâtral, sentimental » où la désobéissance du chrétien n’est plus évoquée et où la foi est basée essentiellement sur des émotions trompeuses ; ou alors ils partent quand même de nos assemblées parce que ces vanités seront plus professionnalisées dans le monde. Certains pousseront le vice jusqu’à revenir dans les églises pour développer ce professionnalisme et le christianiser. C’est dans le même esprit apostat et idolâtre qu’Israël a voulu spiritualiser le produit de son imagination à travers le « veau d’or » : « C’est ici ton dieu, ô Israël ! Qui t’a fait monter du pays d’Égypte (Exode 32/4) ». Quand nous lisons dans Lévitique 10 l’histoire des deux fils d’Aaron, Nadab et Abihu, qui se servirent d’un feu étranger, la question que nous pouvons nous poser est: « Pourquoi Dieu a-t-il fait descendre le feu pour les supprimer? » Nous ne devons pas penser que Dieu est cruel, qu’Il attend la moindre incartade pour nous détruire. Dieu n’a pas fait les choses dans cet esprit-là. Si nous regardons le contexte, au verset 9 il est dit que ces deux hommes étaient ivres. L’Esprit de Prophétie confirme cela. Dans Lévitique 10:9, le Seigneur dit à Aaron: « Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils, lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez ». Ces deux hommes étaient intoxiqués et le diable les a conduits à utiliser un feu interdit ; en faisant cela ils pervertissaient la vérité de la croix qui était alors donnée comme un type. Dieu avait averti Israël de ne pas altérer l’Évangile. Si vous faites cela, vous subirez la colère de Dieu sans miséricorde aucune. « Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et par esprit de dispute …/… animés d’un esprit de dispute, annoncent Christ par des motifs qui ne sont pas purs (Philippiens 1 : 15-18) ».

Les faux prophètes peuvent aussi être ceux qui donnent de bons enseignements, mais qui ne les mettent pas en pratique dans leur vie personnelle. Ils « entendent, » et peuvent donc répéter, les paroles de Jésus, mais ils ne les mettent pas en pratique. Il faut donc aussi pouvoir être en mesure de juger les actes de leur vie personnelle. On peut se réjouir qu’ils annoncent à un moment donné le véritable Evangile. Mais le fait qu’ils ne le mettent pas en pratique ouvrira tôt ou tard la porte à des erreurs doctrinales. L’impureté de la vie s’associera toujours à l’impureté de la doctrine, et inversement. Finalement, il faut surveiller l’évolution de leurs enseignements dans le temps. Si ces enseignements restent entièrement fidèles à la doctrine de Christ jusqu’au bout, on peut en conclure que l’on a affaire à des véritables prophètes.
Parole de Vie

L’apostasie se régale de tous ces feux étrangers qui pullulent actuellement dans le monde chrétien. Combien de « Nadab et « Abihu » enivrés eux aussi par des évangiles mondains, apportent dans l’église des feux étrangers, des feux de réveils mais qui ne sont pas de vrais réveils, dans une onction qui n’est pas la vraie onction.
Ils sont aussi l’image de ces prédicateurs qui prêchent la délivrance aux quatre coins du monde mais qui sont eux-mêmes encore enchainés par des passions et des vices coupables. « Ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui (2 Pierre 2:19) ». Ils sont également l’image de ceux qui montrent du doigt les icônes et vitraux d’églises traditionnelles, mais qui laissent l’idole de leur égo trôner dans leur famille et dans toutes leurs affaires.
« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! (Galates 1:6-8) ».
Ce dont nous avons véritablement besoin aujourd’hui, c’est d’une rencontre puissante avec le Christ, et ce, sans aucun artifice mondain de quelque sorte, pour arriver à une profonde conviction de péché. La repentance n’est plus expérimentée parce que le péché est de moins en moins dénoncé. Si le péché n’est plus dévoilé et abandonné, il reste comme un interdit entre l’Eglise et le ciel, et ça, rien ne pourra le changer. En aucun cas le Seigneur va revenir sur sa parole pour faire plaisir aux hommes, il ne donnera jamais sa Gloire à des hommes charnels.
Jésus va même à certains moments employer des termes vis-à-vis des scribes et des pharisiens que l’on considèreraient aujourd’hui dans nos églises d’inconvenants, des paroles « manquant d’amour ». C’est vrai que l’amour de la vérité de son Père lui coûtera la vie, ainsi qu’à Jean-Baptiste, et tant d’autres depuis. « Voici sur qui je porterai mes regards : sur le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à ma parole (Es. 66 : 2) ».

Il y a de nombreux « Aaron » aujourd’hui qui cèdent devant la pression du peuple en faisant entrer dans les églises des comportements profanes, des veaux d’or de toutes sortes qui prennent la place du Seigneur dans la vie des églises.
De nombreuses communautés chrétiennes ont préféré sacrifier la vérité au profit de la quantité. Elles s’adaptent, donnent aux gens ce qu’ils demandent, dans le seul but de remplir leur salle ou d’éviter qu’elle ne se vide. Confrontées à cette même Parole que les disciples de tout à l’heure, elles auraient certainement aussi abandonné Jésus. « Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui (Jean 6:66) ». Ils n’allèrent plus avec Jésus mais il n’est pas dit qu’ils n’ont pas créé de nouvelles dénominations, de nouveaux enseignements qui leur correspondaient d’avantage, avec une façon plus souple et tolérante d’aborder les ordonnances de Dieu…

Toutes les églises chrétiennes, sans aucune exception, affirment que la Bible est la « Parole inspirée » de Dieu. Mais, dans les faits, combien se comportent effectivement comme si cette Bible était la Parole réellement inspirée de Dieu?Bien-aimés, nous devons affirmer avec force, non seulement que la Bible est bien la Parole de Dieu, entièrement inspirée par Lui, mais aussi qu’elle nous est parfaitement suffisante pour nous faire connaître la volonté de Dieu, et pour nous diriger dans tous les aspects de notre vie sur cette terre! – Henri Viaud-Murat

« Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner (Tite 1/ 10, 11) ».
Il en résulte un christianisme clérical dans lequel plus aucune valeur n’est attribuée à la vraie spiritualité apostolique, puissamment vivifiée par l’Esprit, mais seulement à l’appartenance à une dénomination, et surtout à une obéissance aveugle aux systèmes doctrinaux mis en place localement par des prédicateurs charnels. Ceux qui prêchent un évangile déformé accèdent même à des positions stratégiques dominantes au sein des dénominations chrétiennes et des Instituts Bibliques, ce qui leur permet de séduire plus facilement un grand nombre de membres de l’Eglise. Tout cela engendre des chrétiens tièdes dont l’adoration du dimanche matin n’est que précepte de tradition humaine : « Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine (Esaïe 29/13) ».
Dieu a interdit l’accès à la terre promise à son propre peuple à cause de ce genre de comportement irresponsable, Il a interdit « l’arbre de la vie » à Adam et à Eve et les a chassés du paradis parce qu’ils s’étaient donnés des libertés avec la parole de Dieu. Pour le crime de Bahal Peor, vingt-sept mille Hébreux avaient péri dans les plaines de Moab! Pour un commencement d’alliance avec le monde, l’église de Pergame a été menacée de l’épée de Jésus-Christ. Après l’épisode douloureux du veau d’or, il tomba parmi le peuple environ trois mille hommes ce jour-là. Esaü, profanateur, fut rejeté quand il voulut hériter de la bénédiction, même en la cherchant avec larmes. Säul a été combattu par son Dieu et a été rejeté comme roi. « Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. (Apocalypse 3:16) ». Les vierges folles se sont vu interdire l’entrée dans le royaume de Dieu, « Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas (Mat 25) ».

Beaucoup pensent : parce que je me suis converti, que je suis sauvé, je n’ai rien à craindre, et ils ne prennent pas en compte les avertissements si fermes des enseignements que nous venons de voir. Ils pensent être automatiquement pris le moment venu de l’enlèvement comme les vierges folles. Cette manière de considérer la vie chrétienne est très immature et détruit l’aspiration à grandir dans la foi, à croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Elle incite davantage au laisser-aller qu’à la ferveur et à la vigilance ; ce que, pourtant, Dieu attend de tous ses enfants. Quelqu’un de tiède est quelqu’un qui recherche le confort et l’acceptation de tous. Il ne veut déplaire nullement à personne et néglige les enseignements saints et purs de Dieu. C’est une des raisons pour laquelle la solennité des cultes est remplacée de plus en plus par une liturgie légère et folklorique. Les gens sont illusionnés par des « diseurs de bonnes aventures », par des prédicateurs libéraux avec la Bible. « Ecoute, mon peuple ! Et je t’avertirai, Israël, si tu m’écoutais !…Qu’il n’y ai pas chez toi d’autre dieux ! Ne te prosterne pas devant un dieu étranger ! Je suis l’Eternel, ton Dieu…/…Oh ! Si mon peuple m’écoutait, si Israël marchait dans mes voies ! (Ps 81/9, 10,14) ». Toute doctrine, tout comportement, toute habitude, influencés et adaptés par l’homme sont voués à devenir un « dieu étranger », c’est le serpent qui prend alors de l’ascendance sur Dieu en se servant des choses spirituelles. Son objectif étant de garder les chrétiens dans l’illusion d’un enlèvement bon marché, sans contrainte et sans nécessité d’obéissance. Le « Moi-jeisme et le nombrilisme » spirituel entraînent les chrétiens dans une sorte de marécage spirituel.

C’est une hérésie de s’imaginer que Dieu accepte tout de ses enfants du moment qu’ils prononcent simplement son nom. De plus en plus l’autorité est enlevée à Christ et à Sa Parole, pour n’être reportée que sur une institution et sur ses représentants. Connaissez-vous la signification de l’expression : « être un mouton de Panurge » ? Ce sont des gens qui suivent aveuglément l’exemple des autres sans réfléchir, locution prise de la scène où, Panurge jetant dans la mer un des moutons de Dindenault, tous les autres moutons et Dindenault lui-même s’y précipitent à la suite et périssent (Pant. IV, 8). « Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse (Matthieu 15/14) ». « Malheur à vous, docteurs de la loi! Parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient (Luc 11/52) ».

Citation de Aiden Wilson Tozer

Quand prier est un tort

Prier est parfois non seulement inutile, mais également coupable. Voici un exemple : Israël avait été vaincu à Aï et il nous est dit « Josué déchira ses vêtements et tomba la face contre terre devant l’arche de l’Eternel, jusqu’au soir, ainsi que les anciens d’Israël. Ils se jetèrent de la poussière sur la tête » ( Josué 7:6 ).

Selon notre compréhension moderne du réveil, c’était bien la chose à faire ; et en insistant ainsi suffisamment longtemps, Dieu aurait bien dû se laisser convaincre d’envoyer la bénédiction. Mais il est écrit « L’Eternel dit à Josué : lève-toi, qu’est-ce donc ? Tu tombes la face contre terre ! Israël a péché ; ainsi, ils ont enfreint l’alliance que je leur avais prescrite… Lève-toi, sanctifie le peuple. Tu diras : Sanctifies-vous pour demain, car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : L’interdit est au milieu de toi, Israël, tu ne pourras pas tenir devant tes ennemis, tant que vous n’aurez pas écarté l’interdit du milieu de vous » ( Josué 7:10-11, 13 ).

II nous faut un profond changement au sein de l’Eglise. Supplier Dieu de répandre sa bénédiction sur une Eglise rétrograde et désobéissante est une perte de temps et d’effort. Une nouvelle vague d’intérêt religieux ne pourra qu’ajouter des membres à des églises qui n’ont pas l’intention de plier sous l’autorité du Seigneur Jésus-Christ ni d’obéir à Ses commandements. Dieu ne s’intéresse à la croissance des auditoires que dans la mesure où ceux qui les composent changent leurs voies et commencent à mener une vie de sainteté.

Le Seigneur a dit un jour une parole par le prophète Esaïe qui devrait régler cette question à jamais : « Qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? dit l’Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, des agneaux et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de fouler mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes : l’encens me fait horreur quant aux nouvelles lunes, aux sabbats et aux assemblées, je ne puis voir le crime avec les solennités… Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue la méchanceté de vos actions, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez le droit, ramenez l’oppresseur dans le bon chemin, faites droit à l’orphelin, défendez la veuve… Si vous vous décidez pour l’obéissance, vous mangerez les meilleures productions du pays » ( Esaie 1:11-13,16-17, 19 ).

La prière pour le réveil sera exaucée quand elle sera accompagnée d’un changement radical de vie, et pas avant ! Même des nuits de prière qui ne sont pas précédées de repentance pratique peuvent en fait déplaire à Dieu. « l’obéissance vaut mieux que les sacrifices ».

Il nous faut revenir à un christianisme néo-testamentaire, non seulement sur le plan doctrinal, mais aussi dans toute notre façon de vivre. La séparation, l’obéissance, l’humilité, la simplicité, le sérieux, la maîtrise de soi, la décence, savoir porter sa croix sont autant de valeurs qui doivent de nouveau faire partie intégrante de notre compréhension globale du christianisme et être vécues au quotidien. II nous faut purifier le temple de tous ses marchands et changeurs de monnaie et nous placer tout à nouveau sous l’entière autorité de notre Seigneur ressuscité. Et cela s’applique autant à l’auteur de ces lignes qu’à quiconque confesse le nom de Jésus. Nous pourrons alors prier avec assurance et nous attendre à ce qu’un réveil s’ensuive.

« …il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux (Actes 20 28/30) ». «Ils oublièrent aussitôt ses oeuvres et n’attendirent pas qu’il accomplit son dessein. Ils l’ont provoqué par leur dessein (Ps 106:13,43) ». Voilà ce qui nous est dit du péché du peuple de Dieu dans le désert: Dieu avait merveilleusement délivré son peuple, Dieu était prêt à subvenir à ce dont il aurait besoin; mais lorsque vint l’heure de la détresse «ils ne comptèrent pas sur son conseil.» Ils ne se souvinrent pas que le Dieu tout puissant les gardait et les conduirait, ils ne s’informèrent pas de ses plans à leur égard. Ils n’écoutèrent que les pensées de leur coeur et provoquèrent Dieu par leur incrédulité. «Ils ne s’attendirent pas à son conseil», ils se sont mis à gérer leur marche et leur service avec Dieu comme bon leur semble.

Je remarque que de moins en moins de chrétiens se donnent le courage d’éprouver à la lumière des Ecritures les doctrines et les activités des responsables d’activités d’église. « L’homme simple croit tout ce qu’on dit, mais l’homme prudent est attentif à ses pas (Proverbes 14:15) ». Ils sont animés d’une espèce de confiance aveugle qui ouvre largement les portes de la séduction. De moins en moins de chrétiens passent du temps dans la prière avec le Seigneur pour recevoir du ciel le discernement et la lumière nécessaire pour se garder des mensonges et des erreurs. La confiance n’exclut pas le contrôle. Pour certains, remettre en question ce qu’ils entendent et ce qu’ils voient revient à pécher contre Dieu et plient sous l’accusation du Diable. « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? (1 Corinthiens 6 :3) ».

Rechercher la vérité dans la prière est devenue quelque chose de fastidieux. L’amour de soi et de son bien être a nettement remplacé l’amour de la vérité. Les valeurs bibliques deviennent chaque jour plus floues, l’authentique consiste simplement en ce qui est avantageux pour les intérêts personnels. Les valeurs de référence sont le succès, l’efficacité, le plaisir, et ce qui se doit d’être atteint ou bénéfique. “Si quelque chose fonctionne bien et a du résultat, fais-le”, “la fin justifie les moyens”.

Attention bien aimés, une église apostate, ce n’est pas une église qui abandonne forcement les grandes vérités fondamentales du christianisme, comme la divinité du Christ, Sa résurrection corporelle, son retour, la nouvelle naissance pour le salut, la doctrine du baptême, etc. Mais c’est un abandon des commandements de Dieu d’une manière progressive, elle n’est pas l’abandon du christianisme, mais celui de la vraie foi chrétienne. Elle commence à se préciser lorsqu’un enfant de Dieu néglige d’obéir à la moindre exigence du créateur, et s’intensifie dangereusement lorsqu’il enseigne aux autres de faire de même.

Lorsque nous nous donnons l’autorisation de collaborer avec les techniques du monde, notre puissance s’affaiblie considérablement pour, en définitive, laisser la place à la religiosité. C’est cette philosophie qui conduit les églises et les dénominations à affaiblir leurs principes moraux et spirituels. On fait des révisions aux Ecritures Saintes pour maintenir une pseudo union religieuse.
Il nous faut accepter une fois pour toute que le plus saint d’entre-nous est imprégné de cette tendance à pactiser avec la société, et d’en sortir toutes sortes de « veaux d’or », dont le principe est, je le rappelle, de matérialiser et de spiritualiser le fruit de notre imagination. Le prophète Esaïe dit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, Et qui se croient intelligents! (Esaïe 5/18, 20, 21) ».
A toutes les églises d’Ephèse contemporaines, le Seigneur nous adresse ce terrible reproche : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour, souviens-toi d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres (Ap 2/4,5) ».

Toute doctrine et toute confession, ainsi que tout ce qui n’est pas en accord avec les apôtres du Christianisme primitif, est faux. Le modèle de l’Eglise primitive au commencement est le seul valable jusqu’à la fin. Tout et tous doivent être éprouvés, mais cependant la mesure à laquelle ils doivent être soumis est uniquement l’infaillible et éternelle Parole de Dieu. C’est aussi pour cela que nous devons veiller à ne pas trop nous appuyer sur certaines versions modernes de la Bible. Sous prétexte de faciliter la compréhension des Ecritures par le plus grand nombre, les traducteurs des versions les plus modernes ont tordu le sens de nombreux passages, édulcoré la rigueur de son contenu, et émoussé son tranchant! Ce n’est certainement pas un « péché » que d’avertir clairement la chrétienté que nous sommes tous faillibles en terme d’inspiration et d’interprétation de la Bible. Nous devons nous rappeler sans cesse que nous sommes tous et toutes infectés d’une semence pécheresse qui ne demande qu’à nous éloigner de Christ à la première occasion. Que ce soient les pasteurs, les anciens, les prophètes, et tous les chrétiens, nous gagnerions énormément en acceptant le fait que la plus grande lacune ne se trouve pas forcement chez les autres mais en nous-même, dans nos interprétations individuelles et charnelles des écritures et de la vie chrétienne en général. Par conséquent tout ce qui se passe dans nos églises devrait passer sans faiblesse aucune par le filtre de la parole de notre Dieu. « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés (2 Corinthiens 13 :5) ».

« Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème! (Gal 1/ 8,9) ».
Frères et sœurs, ceci est aussi valable pour ceux qui annoncent un évangile « transformé », ou « adapté », ou « modernisé », ou « assoupli », ou « tolérant ». « Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux (Gal 4/17) ».
« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui… Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie et ne vous dépouille par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui… (Colossiens 2 6/10) ».

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant (2 Thess 2/3) ».
« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24 : 36-44) ».

« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure » (Mat. 25 : 1 – 13) ».

Nous devons marcher dans une sanctification totale et permanente sans nous laissez séduire par quoique ce soit de terrestre ! Nos pensées, nos émotions, notre volonté, nos manières de vivre, nos motivations, notre comportement, notre vie tout entière, doivent être littéralement saturés de la présence de l’Esprit de Dieu ! Tout ce qui est charnel doit être traqué et éliminé, par la puissance de la croix, pour laisser encore plus de place à l’huile sainte. Que ce soit dans nos vies, dans nos familles, dans l’Eglise, ou dans un mouvement, tout doit être éprouvé très sérieusement : « Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5 :21) ».

Nous devons y aspirer ardemment, et le vouloir de toutes nos forces ! C’est cela, « aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos pensées, et de toutes nos forces » ! Et c’est aussi comme cela que nous pourrons « aimer notre prochain comme nous-mêmes ! Frères et sœurs, si nous ne sommes pas remplis de cette manière, nous serons le jouet de toutes les nouveautés et fables évangéliques et nous n’aurons pas assez de réserve d’huile pour tenir jusqu’à la venue du Seigneur.
« Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre; l’Eternel fut attentif, et il écouta; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Eternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert. Et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; le jour qui vient les embrasera, dit l’Eternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes » (Malachie 3: 16-4: 2) ».

« Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve; invoquez-le, tandis qu’il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées; qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner » (Esaïe 55: 6-7) ».

Frères et soeurs, comment se préparer véritablement au retour du Seigneur ?

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par dessus (Matthieu 6, 31-33) »

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Le club des « Dieu m’a dit » http://www.blogdei.com/14576/le-club-des-dieu-ma-dit/ http://www.blogdei.com/14576/le-club-des-dieu-ma-dit/#comments Wed, 01 Jun 2011 17:23:50 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=14576

le sarment

 

«Dieu m’a dit ceci» … «le Seigneur m’a parlé pour me dire cela» … «le Saint-Esprit m’a montré» … Il existe une batterie d’expressions qui sont employées par certains chrétiens pour nous faire connaître le niveau de leur relation avec leur Dieu.

Sont-elles bien la moderne transcription de l’expression biblique «la Parole de Dieu vint à moi …» ou «Ainsi parle l’Eternel …» qu’employaient jadis les prophètes des Ecritures?… de ces paroles-là qui nous ont été transmises au travers des siècles, et qui demeurent vivantes jusqu’à aujourd’hui ? On peut parfois en douter.

Ces paroles-là avaient changé la vie de ceux et celles qui les avaient reçues, et ont même conservé le pouvoir de changer encore de nouvelles vies aujourd’hui.
 Mais il n’en est pas toujours ainsi malheureusement : de même que Jésus déplore que tous ceux qui claironnent «Seigneur, Seigneur !» n’entreront pas dans le Royaume des cieux (Matthieu 7/21), ceux qui disent «le Seigneur m’a dit !» ne sont pas tous des porte-parole du Saint-Esprit.

Le club des «Dieu-m’a-dit» a un avis sur tout, et ses membres sont prolixes lorsqu’il s’agit de raconter les communications divines dont ils sont les objets, et, fait étrange, pas seulement lorsqu’ils en sortent honorés, car ce que la chair cherche, c’est que l’on parle d’elle. Peu lui importe que ce soit en bien ou en mal (le Seigneur m’a dit que j’avais tort, le Seigneur m’a dit que je n’aurais pas dû parler). Elevés au rang d’instruments privilégiés, par la formule consacrée «le Seigneur m’a dit», ils s’attendent à être écoutés davantage que les autres, et ils y parviennent souvent. Ils ont l’apparence de la modestie, et la mise spirituelle, mais leurs formulations finissent par trahir la présence de leur orgueil caché.

Quant à la bande des «Dieu-m’a-dit-que-TU-devrais…»,

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