Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Etat du monde chrétien http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Tue, 25 Oct 2011 11:35:12 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 Parole de foi et d’apparences, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/16424/parole-de-foi-et-dapparences-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/16424/parole-de-foi-et-dapparences-par-jerome-prekel/#comments Wed, 12 Oct 2011 06:56:33 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16424

Jérôme Prékel / blogdei

«La grâce est à marée basse dans l’âme quand celle-ci vient à se demander jusqu’où elle peut aller en conformité avec le monde. » (Charles Spurgeon)

Puisque le sujet de cet article consiste à dénoncer ce qui éloigne les enfants de Dieu de la Parole de Dieu, je soumet ce projet d’article à votre jugement : comment un chrétien, un responsable spirituel, doit-il réagir face aux propositions citées ci-après ? Devons-nous les agréer, les tolérer, les ignorer, ou les reprendre ?

“Nous vous invitons à notre Conférence des Femmes extraordinaires dont le thème cette année est : « Prends soins de Toi ». Nous vous donnons rendez vous les : jeudi 10 novembre 2011 à 19h30 : Soirée d’ouverture. Vendredi 11 novembre 2011 à 19h30 : Prédication. Samedi 12 novembre 2011 de 9h30 à 10h : Café/Croissant. Samedi 12 novembre 2011 de 10h30 à 12h00 : Prédication. Samedi 12 novembre 2011 à 15h30 : Tea Party. Dimanche 13 novembre à 10h & à 16h30. Différents ateliers seront mis à votre disposition : le samedi 12 Novembre de 12H30 à 15H15 et le Dimanche 13 Novembre de 14H à 16H dans lesquels seront abordés les thèmes suivants :
- Nutrition – Santé – Cheveux – Soin – Beauté – Maquillage – Femmes
Célibataires épanouies – Comment trouver son Mari…
Alors surtout, ne venez pas SEULE. Invitez vos amies, vos familles, vos collègues et attendez-vous à ce que l’Esprit va faire. Inscrivez-vous aux repas (et ne venez pas les mains vides) et surtout n’oubliez pas que : Quand des femmes ordinaires entrent ensemble dans la présence de Dieu, elles deviennent des femmes Extraordinaires… »
Extrait du cv de l’oratrice : « Pasteure aux côtés de son mari, la Pasteure S. R., de la grande église P. C. C., prêche et enseigne la Parole avec passion et dynamisme”.

Projet de réaction : Il fut un temps où la doctrine des apôtres de l’Église de la Première Foi enseignait à la femme (et à tous) que ce qui était important n’était PAS l’apparence extérieure, mais la personne intérieure et son fruit spirituel : “Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu” (1 Timothée 2/9). Cette vision de Paul — souvent soupçonné de mysogynie — est également partagée par Pierre, qui lui, était marié : “Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu” (1 Pierre 3/3). La Bible est muette sur le maquillage, car cette pratique a longtemps été réservée aux prostituées. Bien sûr, la culture a changé ces critères. Même les hommes se maquillent aujourd’hui.^^

Je pense que ces hommes de Dieu s’appuyaient (entre autres) sur d’anciennes Écritures qui disaient que “la grâce est trompeuse, et la beauté est vaine : la femme qui craint l’Eternel (et sa parole) est celle qui sera louée” (Proverbes 31/30). Comprenez : travailler sur sa grâce et sur sa beauté est totalement inutile dans une perspective spirituelle, à l’inverse de travailler à écouter et obéir à la Parole de Dieu.

Mais aujourd’hui, l’Église en pleine crise de foi (que certains appelleront apostate) enseigne à la femme comment elle doit prendre soin d’elle-même, de sa taille et de ses cheveux, d’entretenir sa beauté et d’avoir recours à un maquillage intelligent. Le traitement sur-saturé de ces sujets par les magazines féminins ne suffit plus : donnons une place à ces thèmes porteurs dans l’Église ! Le conditionnement des mentalités féminines par l’esprit du monde ne suffit pas : faisons-en un sujet spirituel, comme si cette pensée venait de la Bible. On notera au passage qu’il aurait été difficile d’imaginer qu’un homme pasteur enseigne sur ces sujets, mais aujourd’hui, dans l’Église moderne, une femme pasteur peut pallier à ce manque. Ici, elle spiritualise la chair, et là, elle spiritualise l’impudicité
Sur le site de cette église française (PCC), on cite une autre pasteure qui évolue dans la même vision et qui a écrit le best-seller au titre évocateur : “Sois libre, sois mince”. Tout un programme, dont la dimension spirituelle n’échappera à personne.

Alors : doit-on ou ne doit-on pas prendre soin de soi-même ? Les tenants (et les tenantes) de la Vérité qui place l’être humain au centre, nous expliquent que nous devons nous aimer nous-même, sinon, nous ne pourrons pas aimer les autres. Dans certains cas, c’est vrai, mais Jésus, qui a voulu tracer les lignes de forces de la Vérité pour toute l’humanité (et non quelques cas particuliers), a été assez clair, et n’a pas alimenté cette vision d’un évangile à l’eau de rose :
“Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive” (Matthieu 16/24). Renoncer à soi-même, c’est prendre le chemin diamétralement opposé à celui de s’occuper de soi-même. Et je pense que lorsque Jésus a rencontré des personnes qui avaient d’elles-mêmes une image désastreuse (et il en a rencontré !), il ne leur a jamais conseillé de changer de style vestimentaire, de changer de coiffure (ou de coiffeur), ou encore de se payer une thalassothérapie. Il les a encouragées à mourir à elles-mêmes, sans donner (il est vrai) beaucoup de détails sur le chemin, la manière ou les difficultés. Mais je crois qu’on comprend tous l’idée générale…

Dans sa recherche pour saisir le Seigneur Jésus-Christ, l’apôtre Paul explique : “Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres” (1 Corinthiens 9/27). Même si ces paroles ont été mal comprises au cours de certaines époques, on peut percevoir que dans le christianisme de Paul et des apôtres, le but n’est pas de singer le monde alentour, le but n’est pas de sécuriser sa vie pour assurer son bonheur maximum, le but n’est pas de faire de soi-même le but. Car alors c’est un évangile où Dieu est l’alpha, mais où nous sommes l’oméga.

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Dénoncer l’apostasie, les erreurs doctrinales, les faux docteurs et les faux prophètes? http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/ http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/#comments Sun, 09 Oct 2011 15:10:57 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16397

Par E.L. Bynum./ .latrompette.net

Faut-il dénoncer les faux docteurs et les faux prophètes, en les désignant par leurs noms? Que dit la Bible à ce sujet?

Beaucoup de Chrétiens pensent que nous n’avons pas le droit de dénoncer les fausses doctrines et de citer les noms des faux prophètes et des faux docteurs. Les églises libérales ont toujours partagé ce point de vue. A présent, ce sont les églises évangéliques et charismatiques qui le partagent aussi, au nom de « l’amour et de l’unité ». Nous sommes souvent accusés de « manquer d’amour ». Nous voulons donc, par ce court article, rappeler ce que la Bible enseigne sur ce sujet vital.

1. Est-il juste de juger à la lumière de la Bible ?

L’un des versets les plus mal utilisés de la Bible est sans doute celui-ci : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » (Matthieu 7 :1). Nous savons que nous devons lire chaque passage de l’Ecriture dans son contexte, si nous voulons comprendre correctement sa véritable signification. Les versets 2 à 5 du même chapitre nous font comprendre clairement que Jésus parle du jugement hypocrite. Celui qui a une poutre dans l’œil n’a pas le droit de juger son frère qui n’a qu’une paille dans le sien. La leçon est claire : vous ne pouvez juger quelqu’un pour son péché si vous êtes coupable du même péché !

Ceux qui citent ce verset de Matthieu pour condamner ceux qui dénoncent les fausses doctrines devraient donc lire tout le chapitre. Jésus dit au verset 15 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs ». Comment pouvons-nous savoir si ce sont des faux prophètes, si nous ne les avons pas jugés selon la Parole de Dieu ? Si nous savons que ce sont des faux prophètes, n’allons-nous pas nous intéresser de près aux brebis de ces loups ravisseurs ? Partout dans la Bible, nous voyons que Dieu nous demande d’identifier et de dénoncer les loups ravisseurs.

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits » (versets 16 et 17). Le Seigneur ne dit-Il pas clairement que nous devons juger la personne (l’arbre) par le fruit de sa vie et de ses doctrines ? Certainement ! Car nous ne pouvons pas connaître sans juger. Mais tout jugement doit être fondé sur l’enseignement de la Bible, et non sur nos préjugés ou nos humeurs.

« Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7 :24). Le Seigneur nous ordonne ici de « juger selon la justice », c’est-à-dire de juger selon la Parole de Dieu. Si nous jugeons selon d’autres critères que la Parole de Dieu, nous désobéissons à Matthieu 7 :1. Le dictionnaire définit le verbe « juger » par « déclarer la loi ». Les Chrétiens fidèles doivent donc discerner et juger en s’appuyant sur la Bible, qui est la Loi inspirée de Dieu.

Dans 1 Corinthiens 5 :1-13, Paul parle d’un fornicateur dans l’Eglise. Au verset 3, il écrit : « Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte ». Il ajoute au verset 12 : « Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? » Le mot grec traduit par « juger » est le même que dans Matthieu 7 :1. Paul ne viole donc pas le commandement de Jésus en jugeant ce fornicateur, ni en demandant à l’Eglise de le juger également. Car ce jugement était conforme à la Parole de Dieu.

Ceux qui sont capables de discerner entre le bien et le mal font preuve de l’un des traits essentiels de la maturité. « Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5 :14). « Discerner » signifie : « distinguer, discriminer clairement, juger ». Dans 1 Cor. 12 :10, Paul parle du « don de discernement des esprits ». C’est un don qui nous permet de juger si ces esprits viennent de Dieu ou du Malin. Le discernement implique donc clairement un jugement.

Ceux qui ne veulent pas discerner entre le bien et le mal, ou qui en sont incapables, ne font que révéler leur désobéissance ou leur manque de maturité.

2. Est-il juste de dénoncer les faux docteurs ?

Si les faux docteurs peuvent aujourd’hui répandre librement leurs doctrines empoisonnées, c’est parce qu’il existe une conspiration du silence chez beaucoup de Chrétiens. Les loups ravisseurs déguisés en brebis peuvent donc aisément ravager le troupeau et détruire de nombreuses brebis.

Jean-Baptiste a appelé les Pharisiens et les Sadducéens (les chefs religieux de son époque) « races de vipères » (Matthieu 3 :7). Aujourd’hui, il serait accusé de manquer d’amour et d’être trop dur, ou même de ne pas « être Chrétien » !

Jésus a dit Lui-même aux Pharisiens religieux : « Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Matthieu 12 :34). Pour beaucoup de Chrétiens évangéliques, un tel langage serait intolérable aujourd’hui. Mais c’est le langage de la Bible ! Ce sont des paroles qui sortent de la bouche du Fils de Dieu !

S’adressant directement à ces faux docteurs, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, les a traités « d’hypocrites », de « conducteurs aveugles », « d’aveugles », de « sépulcres blanchis », de « serpents », et de « races de vipères » (Matthieu 22 :23-34) ! Pourtant, on nous demande aujourd’hui de fréquenter et de traiter en « frères » des hommes dont les doctrines sont tout aussi anti-bibliques que celles de ces Pharisiens. Certains de ceux qui se proclament des « Chrétiens évangéliques fondés sur la Bible » insistent pour que nous collaborions avec des Catholiques Romains, ou avec d’autres hérétiques du même genre. Pourtant, selon certains, nous n’aurions même pas le droit de reprendre ces Chrétiens pour leurs compromis !

Au début de Son ministère, « Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » (Jean 2 :13-16). On aime bien représenter aujourd’hui notre Sauveur comme rempli de douceur, d’amour et de délicatesse, même à l’égard des faux docteurs. Mais ceci est complètement faux ! Quand Jésus avait affaire à des faux docteurs ou des faux prophètes, Ses paroles étaient très tranchantes, et Ses actions claires et nettes !

Vers la fin de Son ministère, Jésus éprouva encore le besoin de purifier le Temple. On ne doit jamais cesser de dénoncer les fausses doctrines et pratiques ! Jésus dit alors : « N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs » (Marc 11 :17). Est-ce bien différent aujourd’hui ? Les voleurs se sont introduits dans la Maison de Dieu. Ils volent la Bible au peuple de Dieu, et l’empêchent d’entendre la doctrine de la sanctification et de la séparation. A tel point que vous ne pouvez presque plus distinguer les Chrétiens des gens du monde. En toute honnêteté, ne faut-il pas dénoncer ces voleurs, ces faux docteurs et ces faux prophètes ?

Aujourd’hui, ces faux docteurs ont envahi les églises avec leurs livres, leur musique, leurs films, leur psychologie, et leurs séminaires. Ils ont transformé la Maison du Père en caverne de voleurs. Il est temps que des hommes de Dieu se lèvent pour dénoncer leurs mensonges et leurs erreurs, afin que tout le monde soit au courant !

La Bible nous ordonne de dénoncer l’erreur et le mensonge.

Nous devons EPROUVER ceux qui répandent le mensonge. « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4 :1). Toute doctrine, et tout docteur, doivent être éprouvés à l’aide de la Parole de Dieu. « A la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple » (Esaïe 8 :20). Nous devons juger chaque message, chaque messager, et chaque méthode, en les examinant à la lumière de la Bible. Jésus félicite ainsi l’Eglise d’Ephèse : « Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs » (Apoc. 2 :2). En revanche, Jésus reproche à l’Eglise de Pergame de tolérer en son sein ceux qui enseignaient la « doctrine de Balaam », et la « doctrine des Nicolaïtes », choses que Jésus hait (Apoc. 2 :14-15). Il n’est jamais juste de tolérer les faux docteurs, mais il faut les éprouver à l’aide de la Parole de Dieu, et il faut les dénoncer. Bien entendu, ceux qui veulent désobéir à la Parole de Dieu chercheront par tous les moyens à rejeter un tel enseignement !

Nous devons les REPRENDRE. « C’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine, et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité » (Tite 1 :13-14). Paul écrivait cela à Tite, parce qu’il y avait des hommes qui allaient de maison en maison pour détourner des familles entières de la vérité (versets 10-16). Aujourd’hui, des hommes comme Oral Roberts, Robert Schuller, Jimmy Swaggart, Pat Robertson, et bien d’autres, détournent des familles entières de la vérité par leurs fausses doctrines. Devons-nous rester tranquillement assis et les laisser faire, sans les reprendre, et sans avertir les Chrétiens de ne pas écouter leurs enseignements ? Non ! Le serviteur de Dieu fidèle doit être « attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs » (Tite 1 :9).

Nous ne devons avoir AUCUNE COMMUNION avec eux. « Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les » (Ephésiens 5 :11). Condamner implique le fait de censurer, de reprendre, et de réfuter. Comment obéir à ce verset, si nous n’éprouvons pas les faux docteurs à la lumière de la Parole de Dieu ?

Nous devons NOUS ELOIGNER d’eux. « Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous » (2 Thes. 3 :6). Nous devons nous éloigner de ceux dont les doctrines et la conduite ne sont pas conformes à la Parole de Dieu. Le contexte de ce verset montre que Paul pensait à la nécessité d’obéir à la saine doctrine, car il ajoute : « Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère » (versets 14 et 15). Paul exhorte Timothée à s’éloigner de celui qui « enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété », car « il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain » (1 Tim. 6 :3-5).

Paul demande aussi à Timothée de s’éloigner des hommes « égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Tim. 3 :5-7). Comment pouvons-nous nous éloigner d’eux, si nous ne les avons pas d’abord identifiés, et si nous n’avons pas comparé leur message à celui de la Parole de Dieu ? C’est le devoir de tout prédicateur véritable de « prêcher la parole, d’insister en toute occasion, favorable ou non, de reprendre, censurer, exhorter, avec toute douceur et en instruisant » (2 Tim. 4 :2). C’est en général une tâche impopulaire et ingrate, mais c’est le devoir de tous ceux qui sont appelés par Dieu à exercer un ministère.

Nous ne devons pas les RECEVOIR dans notre maison. « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2 Jean 10-11). Il n’y a aucun doute quant à l’identité de ceux dont parle Jean, qui dit au verset 9 : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils ». Aujourd’hui, grâce à la radio, à la télévision, aux livres et aux journaux, les faux docteurs et les faux prophètes sont reçus dans les maisons de nombreux Chrétiens. Frères, il ne doit pas en être ainsi !

Nous devons les ELOIGNER de nous, c’est-à-dire les rejeter. « Eloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions » (Tite 3 :10). Etymologiquement, celui qui « provoque des divisions » est un « hérétique ». Nous devons éloigner de nous tous ceux qui nient la rédemption par le sang de Christ, ou tout autre doctrine de la Parole de Dieu. S’ils ne veulent pas écouter nos avertissements, il nous fait les éloigner de nous.

Nous devons identifier tous ceux qui prêchent un autre Evangile. Paul nous met en garde contre ceux qui prêchent « un autre Jésus, un autre esprit, et un autre Evangile » (2 Cor. 11 :4). Comment les reconnaîtrons-nous, si nous n’examinons pas de très près cet « autre Jésus », cet « autre esprit », et cet « autre Evangile » ? Paul appelle ces prédicateurs « des faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ » (2 Cor. 11 :13). Il ajoute, aux versets 14 et 15, que ces hommes sont aussi des « ministres de Satan ». Aujourd’hui, les hommes qui ont été réellement appelés par Dieu doivent être tout aussi fidèles, et dénoncer les ministres de Satan.

Paul met en garde les Galates contre ceux qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Il leur dit :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal. 1 :6-9).

Les Catholiques, et même beaucoup de Chrétiens charismatiques et évangéliques, ne prêchent pas le véritable Evangile. Pourtant, beaucoup nous demandent de coopérer avec eux pour évangéliser ou travailler dans d’autres œuvres chrétiennes. Si nous ne dénonçons pas ces faux prophètes, nous trahissons Christ et Son Evangile.

Nous devons nous SEPARER d’eux. « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai » (2 Cor. 6 :17). C’est très clair. Le peuple de Dieu doit s’éloigner de l’apostasie et de toute erreur doctrinale. Comment un Chrétien véritable peut-il accepter de se joindre au « Conseil Mondial des Eglises », ou à certaines dénominations apostates ? Comment peut-il accepter de rester avec des Chrétiens qui vivent dans le compromis ?

3. Est-il juste de révéler des noms ?

Beaucoup sont persuadés qu’il ne faut pas dénoncer les erreurs, ni nommer publiquement ceux qui les enseignent. Mais la Bible affirme le contraire.

Paul reprit Pierre publiquement. Pierre s’était rendu coupable d’un mauvais comportement :

« Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? » (Galates 2 :11-14). Le problème était grave : c’était le conflit entre le salut par la loi, et le salut par grâce. Quand l’intégrité et la pureté de l’Evangile sont en jeu, nous n’avons pas d’autre choix que de dénoncer l’erreur et de citer des noms.

Paul nomma Démas, et a révélé publiquement que Démas avait préféré l’amour du monde. « Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique » (2 Tim. 4 :10). Nous aussi, nous devons citer les noms de ceux qui abandonnent la cause de Christ par amour du monde et de ses plaisirs. (Pensons aux vedettes du Rock Chrétien, par exemple !)

Paul nomma Hyménée et Alexandre. Paul écrit à Timothée : « Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Tim. 1 :18-20). Les vrais serviteurs de Dieu doivent combattre le bon combat, et citer les noms de ceux qui ont fait naufrage par rapport à la foi qui a été donnée aux saints une fois pour toutes. Paul parle là de la foi en tant que système de doctrine conforme à la Parole de Dieu. Ces hommes avaient fait naufrage, et Paul n’a pas hésité à le dire publiquement, en citant leurs noms.

Paul nomma Hyménée et Philète. Il dit à Timothée : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. Evite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques uns » (2 Tim. 2 :15-18). Toute fausse doctrine renverse la foi de quelques-uns. Il faut donc dénoncer ceux qui enseignent ces fausses doctrines.

Paul nomma Alexandre le forgeron. « Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Garde-toi aussi de lui, car il s’est fortement opposé à nos paroles » (2 Tim. 4 :14-15). Il est clair qu’il ne s’agit pas ici d’un problème de personne, mais d’un problème de doctrine. Alexandre s’était opposé aux paroles de Paul et aux doctrines qu’il enseignait. C’était un ennemi de la vérité. Aujourd’hui, les pasteurs fidèles sont confrontés chaque jour au même problème. Ils proclament la vérité. Mais certains membres de leur église vont ensuite écouter d’autres prédicateurs, à la radio ou à la télévision, dont les paroles s’opposent à la vérité. Faut-il que les hommes de Dieu gardent la bouche fermée, comme beaucoup le prétendent ? Seul un lâche acceptera de se taire, quand la vérité de la Bible est attaquée !

Jean nomma Diotrèphe. « J’ai écrit quelques mots à l’Eglise ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Eglise » (3 Jean 9-10). Il est donc juste de citer les noms de ceux dont les doctrines et les pratiques sont contraires à la Parole de Dieu.

En fait, toute la Bible abonde en exemples de faux prophètes qui ont été nommés et dénoncés. Tout ce discours moderne sur « l’amour » n’est qu’une excuse pour ne pas dénoncer l’erreur et le mensonge. Il s’agit d’un amour à l’eau de rose qui n’a rien à voir avec l’amour biblique.

Moïse dénonça Balaam (voir Nombres 22-25). Pierre aussi a dénoncé « la voie de Balaam, qui a aimé le salaire de l’iniquité (2 Pierre 2 :15). Balaam était un prophète qui travaillait pour de l’argent, exactement comme un certain nombre de faux prophètes que l’on voit aujourd’hui à la télévision. Ils mendient de l’argent et vivent comme des nababs, alors que des multitudes de gens innocents leur envoient l’argent qu’ils ont durement gagné. Ils sont tout le temps en train de construire des universités, des hôpitaux, des réseaux de télévision par satellite, et des parcs d’attractions où l’on glisse sur des toboggans au nom de Jésus ! Et nous devrions garder la bouche close devant ces charlatans ? Comment peut-on être fidèle à Dieu et rester silencieux devant ces choses ?

Jude dénonça « l’égarement de Balaam » (Jude 11). Jean aussi a dénoncé la « doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrent à l’impudicité » (Apoc. 2 :14). Nous touchons là au cœur de la doctrine de la séparation. Balaam ne put jamais maudire Israël, malgré son désir d’obtenir le salaire qui lui était promis. Mais les hommes d’Israël « se livrèrent à la débauche avec les filles de Moab », et « se prosternèrent devant leurs dieux » (Nombres 25 :1, 2). Comment en vinrent-ils à faire cela ? Parce que Balaam avait montré à Balak comment briser la barrière qui séparait les Israélites des Moabites. Cela est clairement indiqué dans Apoc. 2 :14 et Nombres 31 :16. A cause de ce péché, 24.000 hommes d’Israël furent jugés par Dieu et périrent. (Je voudrais à nouveau citer le Rock Chrétien comme un bon exemple de « sacrifice offert aux idoles »).

Les faux docteurs brisent la barrière de séparation entre le peuple de Dieu et les fausses religions. On prêche trop peu sur la doctrine de la séparation. Le peuple de Dieu est un peuple séparé et mis à part pour Dieu. Balaam brisa cette barrière de séparation en poussant les hommes d’Israël à commettre la fornication avec les filles de Moab. Il les poussa aussi à se prosterner devant Baal. Cela attira la malédiction sur tout le peuple d’Israël. Tant que nous ne remettrons pas à l’honneur l’enseignement de la nécessaire séparation entre l’Eglise et le monde, les ravages spirituels que nous constatons aujourd’hui ne pourront que s’étendre.

Beaucoup de Chrétiens semblent croire que certains ministères sont trop importants et trop puissants pour être dénoncés publiquement. Les pasteurs des très grandes églises, les ministères internationaux, et ceux qui drainent un immense auditoire à la radio ou à la télévision, seraient considérés comme au-dessus de toute critique. Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, même s’ils sont complètement en opposition avec la Bible, ils sont considérés comme ayant raison. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité !

Le prophète Nathan nomma le coupable. Il y avait un homme qui occupait une position très élevée, mais qui avait commis l’adultère et le meurtre en secret. Cet homme pouvait-il être repris par un simple prophète impopulaire ? Pourtant, Nathan se rendit directement en présence de David. Il lui révéla son péché en utilisant une parabole, puis dit clairement à un David très en colère : « Tu es cet homme-là ! » (2 Samuel 12 :7).

Jéhu dénonça Josaphat. Dans l’ensemble, Josaphat fut un bon roi, mais il commit des erreurs. Il accepta que son fils épouse la fille de l’impie roi Achab (2 Chroniques 18 :1 ; 21 :1-6). Il fit une alliance avec Achab et alla combattre avec lui à Ramoth en Galaad (2 Chron. 18). Le prophète Jéhu, fils de Hanani, dit au roi Josaphat : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? A cause de cela, l’Eternel est irrité contre toi » (2 Chron. 19 :2). Nous posons la même question à certains : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? »

Alors oui, il est juste de dénoncer l’erreur et le mensonge, et de nommer ceux qui les propagent. Il est juste de « combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3). Nous avons reçu cette foi une fois pour toutes, et Dieu ne nous l’a jamais redemandée pour la modifier ! Nous ferions donc bien de nous garder des « faux docteurs, qui introduisent des sectes pernicieuses » (2 Pierre 2 :1). Il faut que des messagers fidèles mettent en garde les brebis du Seigneur contre ces faux docteurs, en les identifiant clairement par leurs noms. Il n’est pas suffisant de faire une vague condamnation générale, sans jamais nommer personne. Les jeunes brebis ne comprendraient pas, et seraient détruites par ces loups ravisseurs.

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« Fast food » ou repas du Seigneur? par Nicolas Ciarapica http://www.blogdei.com/16057/fast-food-ou-repas-du-seigneur-par-nicolas-ciarapica/ http://www.blogdei.com/16057/fast-food-ou-repas-du-seigneur-par-nicolas-ciarapica/#comments Sat, 17 Sep 2011 14:45:55 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16057

blogdei

Ndlr: Un article paru sur notre ancien site voxdei le 16/04/2000, qui peut servir de base à une discussion non pas pour diviser et séparer les églises, mais pour creuser le sens du symbole que nous rappelons chaque dimanche.

Lire 1 Corinthiens 11; 18 à 34
et Jean 6; 26 à 58

Chers amis,
Je voudrais cette semaine vous faire réfléchir sur un point qui me tient à coeur: le Repas du Seigneur. Voici un sujet qui touche à la vie-même du chrétien puisqu’il s’agit de sa communion et de son intimité avec le Seigneur. Nous verrons ici comment le sens de cette union a été perverti, et à quelle mascarade se livrent de nos jours les communautés évangéliques de tous poils. Imitant la société de consommation, elles ont introduit l’usage des gobelets plastiques. Pourquoi? C’est ce que nous allons voir… Mais d’abord, j’aimerais parler du vrai Repas, tel que la Bible nous le montre. Il existe entre ce repas et l’ersatz qui en est fait de nos jours la même différence qu’entre un festin chez un grand chef, et un « repas » sur le pouce dans un fast-food !

Le pain: le vrai Corps

Si vous avez relu Jean 6, vous pourrez comprendre que la chair, le pain, c’est le corps de Christ, c’est à dire l’assemblée de Ses élus, de ceux que le Père hisse vers Lui (v.44). Jésus savait dès le commencement qui seraient ceux qui le trahiraient. Nous voyons donc dès l’origine des temps évangéliques que le mélange était déjà présent ! Pourtant Jésus communiait (partageait la même chère, la même table) avec l’apostat et le renégat, marquant par là que la communion véritable était d’ordre spirituel.

Le vin, la colère et la souffrance

Soyons simples. Que typifie le vin dans la Bible? Tout simplement l’ivresse qui rend artificiellement gai, puis qui anesthésie. Le vin sans mélange, typifie la colère de Dieu. Certains se sont laissés envoûter par un vin jeune, nouveau, aux puissantes vertus enivrantes et troublantes. Ils ont oublié la parole de Jésus: personne après avoir goûté du vin vieux ne veut du nouveau, car il dit: le vieux est bon ! Ce vin vieux, c’est la borne ancienne, la vieille vérité apostolique telle que nous la révèle la Bible, vieillie en fûts de chêne ! La bouteille coûte cher, mais le connaisseur sait qu’elle en vaut le prix…

Le Corps rompu

Le texte qui sert de base à la Cène telle que pratiquée commence ainsi: le Seigneur, dans la nuit où il fut TRAHI prit du pain et le ROMPIT… Que signifie ce symbole de trahison, de pain, et de pain rompu? Le pain, c’est donc le corps des croyants. Le pain rompu, c’est le corps de Jésus, brisé par le Jugement de Dieu qui sépare les vrais croyants d’avec les faux. Certains, se disant croyants, sont capables de trahir leurs frères, comme Judas trahît Jésus. Prendre le pain signifie s’identifier totalement au Seigneur et à Son Corps, l’Eglise invisible, transcendant les dénominations. Prendre ce corps, ce pain sans discerner que Dieu a frappé le Berger pour unir Ses brebis, c’est prendre un jugement contre soi-même.

Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?

Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, disent deux hommes téméraires. Et ils burent effectivement la coupe de la souffrance. La coupe du Seigneur, elle, était pleine du jugement de ce monde: haines, amertumes, meurtres, vols, tourments, angoisses, la liste est longue, et le Seigneur a faibli, tant était forte la pression. Mais avant, il avait prié pour que nous soyons un (Jean 17). Il avait supporté un tel combat qu’il avait fait éclater les vaisseaux sanguins de sa tête, mais il avait vaincu. Quand le diable vint le chercher pour essayer de l’assassiner (Jean 18), il dit: c’est moi; laissez aller ceux ci. Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve, en d’autres termes. Il disait cela afin que s’accomplisse la parole: je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Résistant dans la chair, Pierre sorti son épée, mais Jésus lui dit: il faut que je boive à ta place et à la place de tous les hommes la coupe que le Seigneur me tend.

Boire son sang, manger sa chair

En regard de ce que nous venons de dire, manger sa chair, c’est faire sa volonté (la « viande » dont nous parlions ces semaines passées). Manger sa chair, c’est se reconnaître uni à tous les véritables croyants. Pas avec ceux du parvis, qui altèrent et tordent la parole de Dieu, l’annulant au profit de leurs commandements d’hommes. « Règle sur règle, loi sur loi », comme disait Jérémie.
Le sang du Seigneur est vraiment un breuvage. En le buvant à la source spirituelle, nous avons la vraie vie spirituelle. De cela, nous pouvons témoigner dans le monde matériel en prenant une coupe, et en rompant le pain, entre nous, dans un repas commémoratif.

L’eucharistie dans l’Eglise romaine

L’eucharistie (littéralement « donner des mercis »), imitation grotesque de la Cène consiste à renouveler le sacrifice de Jésus. La Bible enseigne que Christ est mort et qu’il a présenté à Dieu une seule fois le sacrifice de sa vie pour les péchés du monde. Celui qui communie dans l’Eglise romaine communie à une « table de démons », et court le risque de prendre un terrible jugement contre lui-même. La transsubstantiation, doctrine chérie du diable, a coûté des centaines de milliers de vies aux enfants de Dieu qui étaient revenus à la simplicité de la Bible. Ceux-ci sont morts car ils refusaient de croire en la « présence réelle » de Jésus dans l’hostie. Ils ne voulaient pas de ce « cannibalisme », insulte à l’intelligence, et blasphème contre le sang du Seigneur, puisque la messe, « sacrifice non sanglant », consiste à mettre à mort le Christ à chaque célébration et à renouveler le sacrifice pour les péchés. C’est de la sorcellerie et je vous le redis: ne communiez pas à la table des démons.

Les gobelets plastiques

Si, dans nos milieux, nous ne blasphémons pas ouvertement le sang du Christ, nous avons au contraire introduit d’autres dieux. Le fait de prendre sa petite sainte cène personnelle, avec son petit caddie spirituel, dans le supermarché de nos églises multitudinistes montre quel peu de cas nous faisons de la Parole de Dieu. De petits crackers, de petites briques de jus de raisins, et des milliers de jeunes ont communié au sang et au corps du Christ; c’est ce que l’on voit de plus en plus dans les multiples conférence pour la jeunesse qui fleurissent dans le monde. Ailleurs, ce sont des gobelets en plastique ou en verre qui ont été introduits. Dans quel but?

SIDA et hépatites…

La véritable raison de ce culte rendu à Hygios (la déesse de la santé) est la peur. La peur d’attraper une maladie, SIDA ou Hépatites, en buvant la même coupe que notre voisin. Nous disons au Seigneur: je ne t’aime pas suffisamment pour risquer de prendre une maladie, par amour pour Tes commandements. Je n’aime pas mon frère ou ma soeur suffisamment pour partager ses fardeaux, au risque d’attraper sa maladie. Et mon frère reste malade. Je ne t’aime pas suffisamment Seigneur pour risquer de donner ma vie pour toi et pour lui ou pour elle. Du reste, aucune législation française ne nous impose d’utiliser ce simulacre hygiénique.

C’est pour cela qu’il y a beaucoup d’infirmes et de malades…

Mon frère, ma soeur, que tu sois ancien dans ton assemblée, pasteur, diacre ou simple croyant, je voudrais terminer sur les paroles-mêmes de Dieu, et te demander de remettre en question tes pratiques, Bible en main. « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts », dit l’apôtre Paul à ceux qui prennent un jugement, car ils ne discernent pas le corps.
Et nous, nous avons jonglé avec le texte, avec la Bible, et nous avons instauré de petits gobelets très hygiéniques, sans comprendre que la Parole de Dieu, voici 2000 ans, parlait déjà de nous! Avons-nous voulu, en réalité, éviter à certains de prendre un jugement contre eux-mêmes? Ce faisant, nous avons montré qu’eux et nous étions déjà effectivement sur un jugement ! Réfléchissez-y…

Que faire donc?

Que faire donc? Ne plus communier avec les « publicains »? Nous séparer des églises apostates? Je n’ai pas de solution toute faite. Je vous demande juste, au nom du Seigneur Jésus, de sonder vos Bibles et vos consciences à la recherche de la réalité profonde de Dieu. Si, ce faisant, vous réalisez que vous n’êtes encore jamais allé au-delà du parvis, alors sachez que Dieu vous invite: « J’entrerai chez toi, et je souperai avec toi et toi avec moi », dit Jésus dans Apocalypse. Si tu trembles encore dans le lieu saint et que tu croies que le lieu très saint est encore réservé à quelque élite, pasteur ou gourou, sache que tu te prives de la grâce surabondante de Dieu. Il te faut entrer dans l’eau profonde, la conscience lavée dans le sang.

A bon entendeur, salut !

Nicolas ><>

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Lire également:

>>> The Lord’s Supper : Sanitation in Communion (en anglais)

>>> Ce snack que nous osons appeler « repas du Seigneur »

>>> Une histoire de gobelets insignifiante mais de première importance

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Une Europe sans visage, par Jorge Ruiz Ortiz http://www.blogdei.com/15967/une-europe-sans-visage-par-jorge-ruiz-ortiz/ http://www.blogdei.com/15967/une-europe-sans-visage-par-jorge-ruiz-ortiz/#comments Tue, 13 Sep 2011 18:05:29 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15967

Résister & Construire / La Sentinelle de Néhémie

La nouvelle Europe qui se dessine se lève devant nos yeux comme étant l’incarnation de l’Idée hégélienne, c’est-à-dire la culmination inéluctable du devenir historique, Idée étatique à laquelle il faut soumettre toute valeur. Elle possède aussi en propre ce caractère futuriste de rupture radicale avec le passé qui caractérise le monde depuis la Révolution française. C’est cet esprit qui pendant le siècle dernier a engendré les pires totalitarismes. On peut très justement se demander si cette Europe pourra se soustraire à pareille tentation totalitaire, tentation dont elle abrite le germe en son sein. À vrai dire, l’idéologie européenne forgée par des socialistes ou des conservateurs amoraux et libertins, n’est autre qu’une variante douce de l’utopie socialiste. Elle partage avec le marxisme une conception matérialiste de la vie, vision du monde où l’économie prime sur tous les domaines de la réalité, perçue comme étant le principe directeur de l’humanité. Elle cherche à prendre sur elle les droits et les devoirs qui naturellement, c’est-à-dire, selon la réalité telle que Dieu l’a créée, incombent aux nations et à la famille. Elle n’a d’autre but que l’instauration d’un super-État qui modèlerait à volonté les populations de tout un continent. En conséquence, lorsqu’elle aura ruiné matériellement et spirituellement des générations d’Européens, elle devra, soit reconnaître son erreur fondamentale et revenir sur ses pas (se repentir !), soit se précipiter dans une fuite en avant, manifestant ainsi toutes ses potentialités destructrices. Dans les deux cas, il n’est guère à prévoir que le choix se fasse dans la paix et dans le calme.

Mais, à un niveau différent, nous devons attirer l’attention du lecteur sur un fait que cette construction européenne suppose déjà la mise à mort programmée de l’héritage de la Réforme. Ceci se fera non seulement par l’assemblage en une seule Union de pays catholiques et protestants, mais surtout par ce fait que le principe même de la Réforme, celui de la souveraineté des nations et celle des Églises particulières face aux prétentions universelles de l’Empire et de la Rome papale, est antithétique au principe d’hégémonie transnationale qui anime la construction européenne. Pendant les premiers 130 ans du Protestantisme (c’est-à-dire jusqu’au Traité de Westphalie en 1648), ce principe de la Réforme a été défendu par les nations protestantes jusqu’à verser leur sang pour maintenir leur souveraineté. La dernière et plus longue des conflagrations confessionnelles, la Guerre de Trente Ans, a été d’un sort inégal pour les pays de la Réforme : pour une partie du monde protestant la liberté des peuples et des Églises fut reconnue par la force des armes. Mais ce gain fut acquis an prix de la perte de la moitié de la population protestante du continent, notamment par la recatholicisation forcée des territoires centraux de l’Empire. En plus, l’état d’esprit produit par ces conflagrations inter-chrétiennes n’a eu comme conséquence que de faire germer l’idéologie incrédule des Lumières, mentalité qui aboutit aujourd’hui à une sorte d’œcuménicité culturelle européenne animée d’un esprit totalement sécularisé, c’est-à-dire athée. L’affaiblissement doctrinal et spirituel du protestantisme pendant les siècles qui ont suivi la Paix de Westphalie est allé de pair avec le renforcement du catholicisme romain, mouvement qui est arrivé à son sommet avec Vatican II, lorsque l’Église romaine, tout en maintenant intacts tous ses principes fondamentaux, s’est dramatiquement replacée au centre même de l’échiquier de la modernité. L’idée même d’une Europe Unie suit les modèles corporatistes et hiérarchiques de l’Église romaine. Seulement, il reste à voir si Rome sera assez habile pour se mettre à la tête de cette Europe qui se lève. Ce sera certes une entreprise fort difficile, vu le caractère foncièrement laïc que revêt la construction européenne… mais qui peut le savoir? L’Église romaine est avant tout subtile et habile. Pouvait-on, à la fin du XIXe siècle, prévoir le cheminement qu’elle allait prendre dans les décennies qui allaient venir?

Les jours qui viennent seront difficiles, et on ne peut guère être encouragé en contemplant l’état des Églises protestantes du continent européen, livrées comme elles le sont à la désorientation et à l’indifférence; quand ce n’est pas ouvertement à l’apostasie, dansant l’air que siffle l’esprit du temps. Mais s’il peut encore se trouver une espérance pour cette Europe c’est tout simplement en revenant à l’esprit de la Réforme, esprit qui n’est autre que celui d’un Christianisme authentiquement biblique. Cet esprit affirme que la distinction salutaire des nations n’est pas abolie par le déjà de la rédemption et que l’abolition de toute frontière doit attendre le jour qui est encore à venir, celui de la réalisation plénière du pas encore du Royaume de Dieu. Ce dernier ne se manifestera dans sa plénitude qu’avec la venue en gloire de Jésus-Christ au dernier jour. Si la division des nations est bien un mal relatif dû à la Chute (voyez la condamnation par Dieu de la tour de Babel), par contre elle est un bien éminent par rapport aux tendances impérialistes de l’humanité déchue. C’est ce bien (l’existence de nations distinctes les unes des autres) qui permet l’évangélisation du monde et qui retarde la parution de « l’homme du péché » annoncé par les Écritures (2 Thessaloniciens 2:3-4). Tel est le message de la Réforme : c’est dans les limites et possibilités de chaque nation que les richesses insondables de la grâce de Dieu, libre et imméritée, se manifestent en séparant pour sa gloire d’entre leur sein un peuple aimé dès avant la fondation du monde.

Certainement, face au jeu des forces qui se dressent devant nous, nous avons bien peu de ressources personnelles à présenter : notre résolution de servir Dieu avec nos familles en toutes circonstances; la volonté de ne pas être balayé par les vents de l’histoire ou assimilé par les miasmes des idéologies impériales; un désir impérieux de voir sa propre culture et son propre pays être atteints et transformés par la Parole de Dieu. Mais, surtout, dans notre impuissance, nous avons recours à la prière, nous adressant avec ferveur à notre Père céleste, le Dieu Tout-Puissant.

Source: Résister et Construire n°53-54 novembre-décembre 2003

Jorge Ruiz Ortiz est un pasteur espagnol de confession réformée œuvrant à l’implantation d’une église dans le nord de l’Espagne. II est l’auteur d’une thèse de doctorat en théologie systématique sur le Judaïsme dans la pensée de l’Eglise catholique romaine après Vatican II, thèse présentée à la Faculté Libre de Théologie Réformée d’Aix-en­Provence. II détient par ailleurs une licence en journalisme.

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Chrétiens « en-Église structurée », chrétiens « hors-Église structurée » : L’Eglise du futur, par Andrew Strom http://www.blogdei.com/15938/chretiens-en-eglise-structuree-chretiens-hors-eglise-structuree-leglise-du-futur-par-andrew-strom/ http://www.blogdei.com/15938/chretiens-en-eglise-structuree-chretiens-hors-eglise-structuree-leglise-du-futur-par-andrew-strom/#comments Tue, 13 Sep 2011 13:10:56 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15938

revivalschool.com

NDLR: Cet article, dont Scarron (un de nos fidèles commentateurs) nous a aimablement fait la traduction, émane d’Andrew Strom, un revivaliste à l’ancienne originaire de Nouvelle Zélande.

Article original

Nous disons croire aux « 5 ministères » mais ne supportons pas d’avoir des « responsables », même quand ils sont spirituels…
- Andrew Strom
Au fil des années, j’ai connu un grand nombre de chrétiens merveilleux avec qui je me sentais en communion et qui provenaient de toutes sortes d’arrière-plans différents. Pourtant, il faut que je m’exprime ici sur cette question des « en-église » et des « hors-église » (comprendre église structurée et organisée), parce qu’elle revient toujours sur le tapis.

Sachez-le d’emblée et bien clairement : je rencontre tous les jours des chrétiens en-église, que je trouve formidables et que j’aime de tout mon cœur, et aussi des chrétiens hors-église que j’admire et que j’aime tout autant. Seulement, c’est un grand problème, ces deux groupes de croyants ne se comprennent pas. Souvent ils ne saisissent pas non plus le besoin de voir apparaître une « Église du futur », une Église qui dépasserait les points de vue actuels de chacun – une Église qui serait littéralement comme celle du livre des Actes… Or trop souvent, nous nous contentons assez de ce que nous avons déjà.

LES DÉFIS POUR LES « en-ÉGLISE »

Une grand partie des chrétiens complètement acquis au système « en-église » voit néanmoins la nécessité d’un « changement ». Ces chrétiens ne veulent pas rester immobiles, parce qu’ils constatent un sérieux déclin de la chrétienté, qui s’éloigne de plus en plus des voies anciennes. Aussi prient-ils que Dieu relève et purifie Sa fiancée. J’ai rencontré beaucoup de ces chrétiens pieux, au cœur passionné pour le Royaume de Dieu et pour son Évangile. Je m’entends en général très bien avec eux, parce que nous partageons le même souci de voir les choses remises à l’endroit; en particulier le véritable message de l’Évangile, aujourd’hui presque perdu, tant on l’a dilué et édulcoré.

Il me semble que le principal défi pour eux, c’est que Dieu va agir d’une manière complètement indépendante des structures, d’une façon si radicale, que ceux qui sont trop attachés au « système », ou à la façon traditionnelle de vivre l’église, risquent d’être laissés en arrière. Pour revenir à la réalité du Livre des Actes, la chrétienté devra faire un tel saut, accepter un changement si important, que je me demande si nous sommes réellement prêts à nous laisser conduire là où Dieu veut nous amener. Au fait, jusqu’à quel point sommes nous détachés de toutes ces choses, comme nos bâtiments d’église, nos types de réunions, nos étiquettes, nos titres de responsables, nos façons d’organiser ? Quant tout cela est ébranlé ou remis en question, nous découvrons, parfois avec étonnement, quelle emprise ces détails avaient sur nous, même si nous ne le pensions pas. C’est là vraiment, à mon avis, la plus grosse difficulté que devront affronter ceux qui défendent le système « en-église ».

Néanmoins, l’amour du véritable évangile, et de la vérité selon les Écritures, nous permettra de dépasser nos positions.

LES DÉFIS POUR LES « hors-EGLISE »

Au cours du temps j’ai évolué parmi plusieurs « églises-de-maison » et plusieurs milieux « hors-églises » (ce qui n’est pas la même chose) ; j’ai fait parti de ces cercles à un moment donné. Une des plus grandes erreurs que j’ai pu y constater, c’est que plusieurs d’entre nous croyaient détenir LA solution aux problèmes de l’Église. Par exemple : « Si seulement l’église pouvait sortir de ses bâtiments, et se concentrer sur le ‘relationnel’, alors tout serait résolu ! » Nous étions convaincus que juste en changeant les boîtes nous pouvions revenir au Livre des Actes! Naturellement ces idées n’aboutissaient qu’au même groupe de personnes, emballées dans un carton un peu différent sans doute, plus ‘relationnel’, mais qui ne rappelaient en rien la puissance et la pureté des premiers chrétiens. Nous avions changé la forme extérieure, mais la PUISSANCE de Jésus-Christ manquait essentiellement.

Je me rappelle nos discussions sur la « collégialité » des anciens, sur la vraie manière « biblique » de prendre la sainte-cène, et plein de sujets semblables. Aucun d’eux ne semblait en réalité faire la moindre différence. Cela s’explique du fait que les formes extérieures des choses sont toujours secondaires, elles ne procurent aucune puissance. Il nous a fallu beaucoup de temps pour apprendre cette leçon.

Les hors-église sont parfois très extrémistes, ne se réunissant qu’entre eux, certains allant jusqu’à traiter les églises organisées de « babylones » ou de « prostituées ». Ils peuvent posséder un vrai cœur pour leur prochain et pour la VÉRITÉ, et cependant manifester un esprit de jugement et de dureté. Ils étiquetteront volontiers les autres en tant qu’esclaves de la « religion », tout en pratiquant allègrement dans leurs propres milieux la religion de « l’anti-religieux ». Nous méprisons ceux qui recherchent des responsables et des réunions organisées ; nous répétons croire aux « 5 ministères », et cependant nous ne supportons pas d’avoir des « responsables », même quand ils sont spirituels. Nous étions en réalité remplis d’ORGUEIL, pensant avoir compris tout ce qui n’allait pas dans le « système ». Mon Dieu, que j’étais loin de l’humilité lorsque j’étais dans cet état d’esprit. J’étais si religieusement anti-religieux ! rempli d’arrogance, regardant les autres de haut parce qu’ils étaient dans le « système » : je les jugeais, du simple fait qu’ils allaient dans un « bâtiment » le dimanche ! Que Dieu me pardonne…

Bien sûr, réaliser cela n’était pas non plus la réponse. J’ai dû me repentir ; RENONCER complètement à ce fanatisme anti-religieux, qui m’avait rendu si arrogant envers les autres. J’ai découvert que beaucoup d’entre eux aimaient Jésus tout autant que moi. Que beaucoup d’entre eux priaient plus que moi, étaient plus affables, plus aimants et plus pieux que moi. Je m’étais abusé sur mon compte. Pour dire le fond des choses, nous autres les « hors-église » n’étions pas un millimètre plus près du Livre des Actes que les gens du « système » que nous jugions si sévèrement. Nous passions pour savoir beaucoup plus de « choses » qu’eux, mais apparemment ces « choses » ne servaient à rien.

Ce n’est qu’après m’être profondément repenti et avoir RÉPUDIÉ cet orgueil spirituel, que Dieu m’a progressivement montré ce qui était réellement important. Et il ne s’agissait pas d’éléments « extérieurs » (quoiqu’évidemment la structure, etc. entraînent quelques conséquences.)

Chacun des points de la liste ci-dessous joueront, je le crois, un rôle capital dans l’Église du Futur, que Dieu veut susciter. Vous pourriez écrire tout un livre sur chaque point, tant est grande leur importance. Ce sont ces mêmes éléments qui faisaient BRILLER l’Église primitive de la GLOIRE DE JÉSUS, tous les jours. Les voici. Il nous faudrait :

1. Un évangile de type APOSTOLIQUE, prêché avec onction et autorité. (Toutes les fois où ceci a été retrouvé dans l’histoire, il s’en est suivi un réveil.) C’est CRUCIAL.

2. La puissance agissante du SAINT-ESPRIT; remplissant les cœurs, guérissant les personnes, transformant les vies.

3. Un AMOUR VÉRITABLE, avec un accent spécial sur le soin à prendre des PAUVRES, (c’était le cas dans l’Église du début).

4. Des DISCIPLES VÉRITABLES, qui laissent vraiment tout pour suivre Jésus.

5. La VRAIE PRIÈRE — par le Saint Esprit. Et abondante !

6. La PLÉNITUDE DU MINISTÈRE — en commençant par les 5 ministères, dont la fonction est de libérer le ministère entier du corps.

7. Des MIRACLES et des GUÉRISONS. Ils sont indispensables!

Bon, on pourrait continuer longtemps, mais je dois conclure:

L’important n’est pas que nous appartenions à l’église des « en-église« , à l’église des « hors-église‘, à l’église du dessus ou à l’église du dessous. Si nous ne possédons pas les articles de la liste citée (contrairement à l’église primitive), alors nous n’avons RIEN. Peu importe notre connaissance biblique ; que nous nous réunissions dans des maisons ou des hangars, dans les rues ou sous les ponts. Si nous n’avons pas ces choses capitales, qui constituaient la spécialité l’église du premier siècle, alors vraiment nous sommes dépourvus de CE QUI COMPTE.

Vous comprendrez que cela ne m’intéresse plus de savoir si vous êtes « hors-église » ou « en-église » ou à « moitié-église ». Il nous faut persévérer et persévérer, jusqu’à ce que nous RETROUVIONS LE CHRISTIANISME AUTHENTIQUE ! et personne d’entre nous ne peut dire y être parvenu — aussi nous ferions mieux de nous repentir et de commencer à chercher sérieusement ce qui a été perdu !

Une Fiancée glorieuse te fait signe; elle te pose la question: Quel prix es-tu prêt à payer pour retrouver l’ancienne gloire ?

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Le christianisme gagne du terrain en Chine http://www.blogdei.com/15928/le-christianisme-gagne-du-terrain-en-chine/ http://www.blogdei.com/15928/le-christianisme-gagne-du-terrain-en-chine/#comments Mon, 12 Sep 2011 18:05:04 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15928

 
Slate.fr

Malgré des années de lutte menées par les régimes successifs contre les cultes, Mao les qualifiant même de «poisons», la société chinoise se tourne de plus en plus vers la religion chrétienne, rapporte le site d’information BBC news.

Selon le gouvernement chinois, il y a environ 25 millions de chrétiens dans le pays, plus de 18 millions de protestants et 6 millions de catholiques (selon d’autres estimations «plus indépendantes» ils seraient plus de 60 millions).

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L’Australie s’apprêterait à modifier la référence à Jésus-Christ comme point zéro dans les livres d’Histoire http://www.blogdei.com/15855/laustralie-sappreterait-a-modifier-la-reference-a-jesus-christ-comme-point-zero-dans-les-livres-dhistoire/ http://www.blogdei.com/15855/laustralie-sappreterait-a-modifier-la-reference-a-jesus-christ-comme-point-zero-dans-les-livres-dhistoire/#comments Tue, 06 Sep 2011 12:03:25 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15855

Daily Mail

L’Australie s’apprêterait à retirer la mention de Jésus-Christ comme point de référence dans les livres d’Histoire scolaire. Pour faire plus politiquement correct, la mention « avant JC » (BC, before Christ) et « après JC » (AD, anno domini pourrait être remplacée par « Avant notre ère » (BCE, before common era) et « Notre ère » (CE, common era)

Selon l’archevêque de Sidney, Peter Jensen, cette nouvelle est un « tentative intellectuellement absurde d’expulser le Christ de l’histoire des hommes ».

>>> lire la suite (en anglais)

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De l’origine du pentecôtisme à nos jours http://www.blogdei.com/15699/de-lorigine-du-pentecotisme-a-nos-jours/ http://www.blogdei.com/15699/de-lorigine-du-pentecotisme-a-nos-jours/#comments Sat, 27 Aug 2011 10:12:21 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15699

oikoumene.org/fr

Le mouvement pentecôtiste comprend de nombreuses dénominations, Eglises indépendantes et organisations para-ecclésiales qui s’efforcent de mettre en évidence l’action de l’Esprit Saint dans la vie des croyants chrétiens. Le pentecôtisme est né en Amérique du Nord au début du XXe siècle, quand des membres du mouvement wesleyen de l’Illumination commencèrent à parler en langues et virent en cela la « preuve biblique » qu’ils avaient été baptisés dans l’Esprit Saint (Actes 1,8; 2,1-4). Ils étaient convaincus que ce baptême dans l’Esprit donne le pouvoir de vivre une vie « apostolique » et de s’engager dans un ministère « apostolique » incluant les dons mentionnés en 1 Corinthiens 12,8-10. Le mouvement s’est désigné par différents noms tels que mouvement de la « foi apostolique », du « plein Evangile », de la « dernière pluie » ou « pentecôtiste ». L’un des premiers et des plus importants centres d’activité à se présenter comme « pentecôtiste » s’est formé sous la direction du pasteur afro-américain William Joseph Seymour, dans le cadre de la Mission de la foi apostolique qui s’installa au 312, Azusa Street à Los Angeles en avril 1906. Dix-huit mois après les débuts de la « Mission d’Azusa Street », de nombreux évangélistes sillonnaient l’Amérique du Nord et des missionnaires étaient à l’oeuvre en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie et au Mexique.

Les premiers pentecôtistes s’inspiraient de la vision méthodiste et wesleyenne de l’Illumination, décrivant leur entrée dans la plénitude de la vie chrétienne en trois étapes: la conversion, la sanctification, et le baptême dans l’Esprit. Chacune de ces étapes était généralement comprise comme une expérience de « crise » qu’on pouvait distinguer d’autres expériences et situer avec précision dans le temps. D’autres pentecôtistes se rattachant à la tradition réformée ou touchés par l’enseignement de Keswick sur la vie spirituelle supérieure, permettant d’accéder à une classe supérieure de chrétien, en vinrent à considérer la sanctification non pas comme une expérience distincte, mais comme une quête permanente. Ce débat suscita le premier grand schisme parmi les pentecôtistes. D’un côté, des groupes comme l’Eglise de Dieu en Christ, l’Eglise de Dieu (Cleveland, Tennessee) et l’Eglise pentecôtiste internationale de l’Illumination continuèrent à enseigner la progression vers « l’illumination » par étapes. De l’autre côté, des groupes comme les Assemblées de Dieu et l’Eglise internationale de l’Evangile aux quatre angles prirent position pour la seconde vision, la théorie du « travail fini ».

Un deuxième grand schisme se produisit entre 1907 et 1916, lors de discussions sur la formule baptismale « apostolique ». La plupart des pentecôtistes étaient favorables à la formule trinitaire classique, alors que d’autres soutenaient la formule « au nom de Jésus Christ » mentionnée dans les Actes (cf. Actes 2,38). En 1916, un nouveau groupe d’Eglises connues comme les Eglises « de l’Unicité » ou « du Nom de Jésus » se constitua. Parmi elles figuraient les Assemblées pentecôtistes du monde et l’Eglise pentecôtiste unie. Beaucoup de ces groupes finirent par se rallier à une conception de la divinité en termes proches d’une conception modale.

Les trois segments du pentecôtisme, « Illumination », « Travail fini » et « Unicité », croient au retour imminent de Jésus Christ et sont de ce fait portés par un élan fortement évangélisateur et missionnaire. En conséquence, le pentecôtisme est répandu aujourd’hui dans toutes les régions du monde et il continue à gagner des fidèles. Il constitue la plus large présence chrétienne non catholique en Amérique latine. Il s’est énormément développé en Afrique, suscitant souvent l’apparition d’Eglises indépendantes ou autochtones africaines. En Asie, le pentecôtisme est fortement présent dans des pays tels que les Philippines, la Corée et l’Inde, et il se manifeste dans la majorité des Eglises de maison en Chine. Les plus grandes communautés pentecôtistes du monde se trouvent à Séoul et à Surabaya. Dans les débuts du pentecôtisme, plusieurs Eglises pentecôtistes autochtones sont apparues au Chili (1910) et dans d’autres pays d’Amérique latine qui n’étaient pas directement touchés par les efforts des missionnaires nord-américains. Ce sont ces Eglises qui se sont montrées le plus ouvertes au mouvement oecuménique. Certaines sont devenues membres du COE dans les années 1960, et bon nombre d’entre elles ont adhéré au Conseil des Eglises d’Amérique latine créé en 1982.

La majorité des Eglises pentecôtistes ont choisi de ne pas participer à une organisation oecuménique quelle qu’elle soit. Cette attitude est due en partie à leur perspective restaurationniste de l’histoire de l’Eglise selon laquelle les Eglises existantes se sont soustraites aux intentions de Dieu en cédant au compromis et au péché. Une autre raison est la manière dont tant d’Eglises ont marginalisé et rejeté les pentecôtistes quand ils ont tenté de partager leurs témoignages de ce que Dieu avait fait dans leur vie. A la suite de cela, une réflexion sectaire a dominé une bonne partie du mouvement, qui a débouché dans bien des cas sur une position eschatologique craignant le contact oecuménique. En 1947, des pentecôtistes représentant tous les courants sauf celui de l’Unicité se réunirent à Zurich, Suisse, pour une Conférence pentecôtiste mondiale. Beaucoup de leaders espéraient mettre en place une organisation pentecôtiste semblable à celle du COE, alors en formation. Ils ne parvinrent pas à rallier à cette idée les pentecôtistes de Scandinavie et du Brésil, partisans d’une structure fortement centrée sur la paroisse. Depuis lors, les responsables pentecôtistes se réunissent dans le cadre de Conférences pentecôtistes mondiales lors desquelles un petit groupe (présidium) discute de préoccupations et de questions d’intérêt commun.
En 2004, l’organisation a pris officiellement le nom de Communauté pentecôtiste mondiale.

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Dérives évangéliques, enseignements bidons et autres problèmes de santé, par Didier Millotte http://www.blogdei.com/15657/derives-evangeliques-enseignements-bidons-et-autres-problemes-de-sante-par-didier-millotte/ http://www.blogdei.com/15657/derives-evangeliques-enseignements-bidons-et-autres-problemes-de-sante-par-didier-millotte/#comments Tue, 23 Aug 2011 12:11:58 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15657

blogdei

Nous avons fait de l’église un monstre que nous servons au lieu de nous aimer les uns les autres
D. Millotte
Les milieux évangéliques se présentent de plus en plus comme une religion à part entière et indépendante, plutôt que comme l’expression du christianisme fondé sur les enseignements de Jésus et des apôtres qui, rappelons-le, ne sont pas venu fonder une nouvelle religion mais appeler tous les hommes à entrer dans un règne, le royaume de Dieu, lequel ne dépend ni d’une confession, ni d’un groupe, ni d’un ensemble de doctrines.
L’Histoire nous a montré les dérives de l’Eglise catholique. Jésus et les apôtres n’ont jamais enseigné à vénérer Marie, ni à prier des «saints», par exemple. Les églises évangéliques semblent entrer à leur tour dans diverses dérives et fausses doctrines. Et cela se fait toujours lentement, l’air de rien, avec plein de convictions et de sincérité, avec plein de versets bibliques, comme «pour le Seigneur». L’une de ces dérives est la pensée positive chrétienne, comme le souligne Paul Gosselin, chrétien, anthropologue, écrivain. A ce sujet, les évangéliques qui recherchent avant tout la bénédiction ont oublié d’apprendre à être satisfaits dans l’abondance tout autant que dans le manque, comme l’apôtre Paul nous en a donné modèle.

Mais j’aimerais parler ici d’une autre dérive qui m’attriste et m’inquiète. La vénération de son église locale. Le concept d’église locale, en tant qu’entité en soi, me semble être une chose nouvelle, contemporaine, et en tout cas absente de la Bible. Si je me trompe, on peut en débattre ici. On voit apparaître ici et là, dans les milieux évangéliques, une obsession de l’église locale. Cette dernière prenant tellement d’importance qu’on peut s’interroger sur le principe d’idolâtrie à son égard. J’ai entendu un pasteur dire qu’une personne ne fait pas partie de l’église de Christ si elle n’est pas engagée dans une église locale, j’ai lu un titre de prédication, récemment, qui annonçait : «Votre destinée dépend de l’église locale.» Ce n’est qu’un titre, mais de tels mensonges me font bondir. J’ai l’impression, et tant mieux si je me trompe, que des mensonges, des erreurs et des dérives sont de plus en plus enseignés aux chrétiens évangéliques qui, hélas, pratiquent la confiance aveugle dans leur pasteur au lieu de vérifier si ce qu’on leur enseigne est exact, vrai et conforme à la pensée de Jésus et des apôtres. Votre destinée ne dépend pas de votre église locale, elle dépend de Jésus-Christ et de son oeuvre accomplie à la croix.

Il me semble qu’il y a dérive en ce qui concerne les églises évangéliques. Nous l’avons vu dans l’église catholique, avec l’établissement d’un clergé professionnel et dominateur, tant dans la vie des croyants que la vie politique, qui a imposé des dogmes, des croyances, et des pratiques qui ne correspondent pas aux enseignements de la Bible. Qui voit aujourd’hui les dérives des milieux évangéliques ?
Jésus et les apôtres, qui sont les fondements (Actes 2;42), n’ont pas enseigné à aimer son église locale. Ils nous ont enseigné à nous aimer les uns les autres, à aimer des personnes, des individus, des gens, des frères et soeurs, pas des doctrines, pas des structures, pas des ministères, pas des activités, pas un programme, pas une église locale en soi. Il est très triste de voir que l’église locale est devenu une entité en soi. Presque indépendante de Jésus. Elle est devenu quelque chose. Quelque chose qui fonctionne par elle-même, avec ou sans Robert, François ou Catherine. Les personnes, les frères et soeurs, peuvent partir et laisser la place à d’autres, «l’église locale» reste. On sait où la situer dans l’espace. On sait où la situer dans la pensée (credo, doctrines). Robert, François et Catherine n’y habitent pas, mais on va «à l’église» là. On peut y aller une fois, y retourner 10 ans plus tard, les ¾ des personnes ont changé, Robert, François et Catherine sont partis. Mais «l’église locale» porte le même nom, elle a les mêmes statuts, les mêmes doctrines, les mêmes réunions. Tragiquement, l’église locale est devenue une entité en soi, qui n’est pas faite de pierres vivantes, mais au sein de laquelle les pierres vivantes vont se retrouver, adhérer, s’activer, travailler dans le but de faire croître «l’église locale». Nous avons fait de l’église un monstre que nous servons au lieu de nous aimer les uns les autres et d’entrer dans le royaume de Dieu. Nous ne nous sommes pas attachés aux enseignements de Jésus et des apôtres, nous les avons quittés pour construire autre chose.

Mais, bonne nouvelle: il nous reste la repentance.

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10 choses intéressantes que le blog « Religions » de CNN a apprises sur les américains et la foi http://www.blogdei.com/14966/10-choses-interessantes-que-le-blog-religions-de-cnn-a-apprises/ http://www.blogdei.com/14966/10-choses-interessantes-que-le-blog-religions-de-cnn-a-apprises/#comments Fri, 01 Jul 2011 10:57:56 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14966

CNN / Etrangers et voyageurs

Après avoir publié 1 840 articles et trié 452 603 commentaires (OK, on en a peut-être raté un ou deux) le [Blog Croyances] se sent plus âgé que ses 12 mois. Mais il se sent aussi plus sage, ayant suivi par l’angle de foi tous les grands événements, commandé de nombreux articles et lu tous les commentaires des lecteurs durant toute l’année.
Voici 10 choses que nous avons apprises:

1. Tout grand événement peut être traité d’un angle de foi. Même l’épreuve des 33 mineurs chiliens coincés sous-terre durant plus de deux mois. Même […]

2. Les Athées sont les commentateurs les plus fervents sur les sujets religieux. Cela c’est vu dès le premier article du Belief Blog [Blog Croyances] avec des commentaires tels que: […].

3. Les gens sont encore très curieux de la Bible, son sens et ses origines. […]

4. La plupart des américains sont religieusement analphabètes. […]

>>> lire la suite

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Les trois principales Institutions chrétiennes mondiales adoptent un document conjoint sur la mission http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/ http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/#comments Wed, 29 Jun 2011 19:11:11 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14952

APIC / CPDH

Genève, 29 juin 2011 (Apic) Une première depuis la Réforme. Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale ont présenté, à Genève le 28 juin 2011, un texte intitulé « Témoignage chrétien dans un monde multireligieux: recommandations pour un code de conduite ». Il est l’aboutissement de cinq années de dialogue et de réflexion commune.

« Ce texte est historique », a déclaré l’Alliance évangélique mondiale, représentée par son secrétaire général Geoff Tunicliffe. « C’est en effet la première fois depuis le XVIème siècle que l’ensemble des représentants du monde chrétien adoptent un document conjoint, aboutissant sur des recommandations concrètes à l’attention de leurs membres ».

Il aura fallu cinq années de travaux, depuis la première rencontre en 2006 à Lariano en Italie, pour que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Saint Siège, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale présentent au public ce document sur la mission chrétienne, a rapporté un communiqué du 28 juin.
La mission est incontournable pour l’Eglise

Le document affirme que « la mission fait partie de l’essence même de l’Eglise » et que « la proclamation de la Parole de Dieu ainsi que le témoignage au monde sont essentiels pour chaque chrétien ».

Le texte n’a pas pour objectif d’aborder le fondement de la mission. Il se concentre sur un certain nombre de points pratiques et invite à un témoignage chrétien, qui suit l’exemple de Jésus-Christ, « le Témoin suprême ».
Non au prosélytisme

Les trois institutions chrétiennes rappellent que les services sociaux, tels que l’éducation, les soins de santé ou encore l’aide humanitaire, font partie intégrante de la mission.

En revanche, l’exploitation de la pauvreté ou de la faiblesse d’autrui est fermement dénoncée. De même, toute forme de violence ou de contrainte est clairement rejetée.

L’importance de respecter les autres cultures et de cultiver le dialogue avec ceux qui ont une croyance différente est également soulignée.

Le Réseau évangélique suisse (SEA×RES) se réjouit que les trois principales institutions chrétiennes affirment l’importance de la mission et la proclamation de l’Evangile dans le mandat de l’Eglise universelle. Il soutient l’idée que l’évangélisation doit se faire en respectant la liberté religieuse de chacun.

La suite à donner sur le plan national au document reste encore à déterminer. (apic/com/ggc)

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Symptomatique: La Crystal Cathedral, une des premières et des plus grandes megachurches américaines, est à vendre http://www.blogdei.com/14822/symptomatique-la-crystal-cathedral-une-des-premieres-et-des-plus-grandes-megachurches-americaines-est-a-vendre/ http://www.blogdei.com/14822/symptomatique-la-crystal-cathedral-une-des-premieres-et-des-plus-grandes-megachurches-americaines-est-a-vendre/#comments Wed, 15 Jun 2011 11:43:09 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14822

Huffington Post

L’orgue imposante qui trône dans la Crystal Cathedral est la 3e plus grande du monde

Ndlr: Les megachurches, ces pièges à orgueil, attirent encore quelques pasteurs francophones en mal de reconnaissance. Ce modèle d’église, largement dépassé outre atlantique et amené à disparaître là-bas, n’est pas adapté à notre contexte. Nos contemporains européens, en matière de foi, cherchent autre chose que l’anonymat des grandes foules. A moins d’avoir une véritable vision et de transformer leurs bâtiments en centres d’accueil de jour et de nuit, ceux qui s’y hasardent encore vont au-devant de grandes déconvenues : on les aura prévenus !

La Crystal Cathedral, une des toutes premières et des plus grandes megachurches américaines, est à vendre. Son opulente architecture toute en verre (elle compte 10.664 fenêtres) a marqué une époque, drainant les foules grâce à sa célèbre émission de télévision, « L’heure de la puissance ».

Luttant pour sa survie, cette église californienne était en dépôt de bilan depuis l’an dernier, agitée par des conflits de succession et des tourments financiers suite à la démission, en 2006, de son fondateur Robert Schuller.

Randall Balmer, professeur d’histoire religieuse américaine à l’Université Columbia y voit un symbole du déclin programmé des megachurches, qui furent en vogue dans les années 1970 à 1990: « D’un côté, c’est une crise de management ecclésial. On ne peut tout simplement pas passer le ministère charismatique d’une génération à une autre. Cela ne marche jamais. »

Et il ajoute: « On assiste à un mouvement de désertion de ce type d’églises et des grandes campagnes dans des stades comme celles de Billy Graham. Il faut désormais des approches plus ciblées. Il existe maintenant une niche de marché spécifiquement chrétienne. Il existe même des tatouages chrétiens évangéliques : c’est tout dire ! »

>>> lire la suite (en anglais)

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3 levains tenaces: pharisiens, sadducéens et hérodiens dans l’Eglise aujourd’hui, par Nicolas Ciarapica http://www.blogdei.com/14613/3-levains-tenaces-pharisiens-sadduceens-et-herodiens-dans-leglise-aujourdhui-par-nicolas-ciarapica/ http://www.blogdei.com/14613/3-levains-tenaces-pharisiens-sadduceens-et-herodiens-dans-leglise-aujourdhui-par-nicolas-ciarapica/#comments Fri, 03 Jun 2011 07:04:04 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14613

blogdei

(Lire Matthieu 16, Marc 8 et Luc 12)

Aujourd’hui, je voudrais surtout m’attarder sur l’aspect collectif, et parler de mélanges de charnel et de spirituel dans plusieurs mouvements évangéliques. Trois mouvements ennemis luttant pour le pouvoir sur le peuple de Dieu ont été dévoilés par le Seigneur, et il nous est dit de nous garder avec soin d’être infectés par leurs doctrines…

Les Pharisiens

Ils se nomment eux-mêmes « saints » (hassidim), les purs et les parfaits. Les Pharisiens existent encore de nos jours; ils sont assimilables à certaines mouvances pentecôtistes, ou même darbystes: aucune communion n’est admissible en dehors de leur groupe. Ils sont une secte: les membres n’ont aucunement le droit de remettre en question le moindre dogme.

Les Pharisiens, et nos Pharisiens modernes, prétendent avoir une Parole de Dieu supplémentaire: leur interprétation de la Parole, que Dieu aurait, selon leur tradition, donné directement à Moïse. Ces traditions ont le même poids que la Parole de Dieu, mais elle est parole des hommes. L’autre jour, quelqu’un m’a accusé de juger, d’être un « pur », un cathare en quelque sorte! Je n’ai rien répliqué; si les gens savaient, ou mieux, si ma femme leur disait qui je suis!!

Quand je réponds aux accusateurs, voici ce que je dis: La grâce de Dieu envers moi n’est pas vaine (avec moi, Dieu a du boulot, en français courant). Mais les Pharisiens n’ont absolument aucun moyen d’être convaincus de péché, puisqu’ils sont dans la saine doctrine. Ils se frottent la panse avec contentement en disant:

- « Je suis sauvé, Seigneur! Dire que j’aurais pu être comme ces païens! »

Les Pharisiens n’ont pas conscience de leur propre péché, ou alors intellectuellement, comme une doctrine. Les Pharisiens sont aussi criminels. Les Pharisiens de l’Eglise aujourd’hui tuent avec la langue les mouvements qui leurs reprennent le flambeau (Jér. 18;18). Les Pharisiens sont ennemis de tous, mais pour assassiner le Juste, ils s’allient aux Hérodiens.

Les Hérodiens

Cette catégorie-là est opportuniste. Elle voit son intérêt dans une technique fort simple: la coopération avec l’occupant. Elle signe la paix avec tout le monde, de peur d’être mal vue ou d’être en guerre. Les Hérodiens sont en fait croyants du bout des lèvres, mais ce sont de véritables matérialistes. Leur bénédiction est matérielle et financière. Personnellement, je trouve qu’ils ressemblent à ce mouvement œcuménique qui dit: « Nous sommes tous frères après tout. Ne nous divisons pas ! » Ils prêchent l’abondance, mais aussi le Catholicisme: infiltrons toutes les couches de la société pour instaurer le Royaume de Dieu.
La réussite sociale est signe de l’approbation de Dieu. L’échec leur fait horreur; il faut être positif!

Mais les Hérodiens n’hésitent pas non plus à prendre les armes. Ils ne sont pas séditieux comme les Zélotes, de véritables terroristes. Eux, avec l’appui du plus grand nombre, ils peuvent même faire la guerre, et tuer des individus. Évidemment, ils ne sont pas responsables: c’est leur époque la coupable. Dieu sait qu’ils n’avaient pas d’autre choix. Ils ne connaissent pas la puissance des véritables armes spirituelles, tout simplement parce qu’eux, la religion, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits !

Ils sont chrétiens parce que leur famille était chrétienne. Il s’est trouvé des exégètes pour dire que Paul était Hérodien: citoyen romain d’origine, il aurait été leur allié, jusqu’à sa conversion. Tout ce que je puis dire personnellement, c’est que Paul connaissait bien la politique! Il faut voir comment il renvoya dos à dos Pharisiens et Sadducéens !

Les Sadducéens

Les Sadducéens sont des rationalistes, comme nos protestants modernes. Mais tout a déjà été dit sur eux, aussi vais-je m’attarder sur une autre frange des Sadducéens: les « anti ». Les « anti » n’ont aucune doctrine fixe, mais dès que quelqu’un écrit un livre (« Et si c’était vrai ») eux en écrivent un autre (« Et si ce n’était pas vrai »).

Ils ont peur du surnaturel, aussi s’y opposent-ils. Pour eux, les miracles ont disparu. Dès qu’on leur montre un passage biblique qui dit: N’empêchez pas de parler en langues, ils sont « troublés » comme étaient troublés les Sadducéens des temps bibliques quand on leur parlait de résurrection (Actes 4;2).

Ils ne croient pas à la trinité de l’homme, au monde spirituel; ils ne guérissent pas les malades, ne chassent pas les démons – sous prétexte que, au début du siècle, leur a-t-on raconté, un homme aurait entendu parler d’une femme qui aurait connu un homme qui aurait assisté à une réunion « pentecôtiste » où les gens hurlaient, en transe et comme possédés…

Quand on leur montre le passage: « recherchez les dons spirituels, la prophétie », ils osent dire que la prophétie consiste à expliquer la Bible, ce qui n’est que partiellement juste. La peur les aveugle. Les prophètes du temps jadis annonçaient des famines, des emprisonnement, et aussi des évènements précis. Mais eux se coupent de la sève et leur religion est morte, puisqu’ils nient et luttent systématiquement contre leurs frères.

Ce sont des diviseurs, des nuées sans eaux. On vient à eux apaiser sa soif, mais on en repart encore plus assoiffé. Allez savoir s’ils ne blasphèment pas contre le Saint-Esprit, à force de dire « parler en langues est démoniaque » (ça l’est dans 80% des cas, du moins est-ce psychique!).

Ils oublient, et la prudence, et la sagesse et la réserve. Ils ont un zèle amer, un esprit de dispute, et il ne sert strictement à rien de chicaner avec eux. Dehors l’hypocrisie, les compromis mondains et la peur du surnaturel !

L’Evangile n’est pas de l’homme; il n’est sorti d’aucun cerveau humain. Aussi devons-nous l’annoncer dans sa pureté. Si les miracles servaient à attirer les foules, ils ont toujours la même vocation aujourd’hui. Si hier ils détournaient les regards vers l’homme, ils ont toujours les mêmes effets aujourd’hui, aussi faut-il user d’un grand discernement – mais il ne faut jamais se priver des armes offensives et défensives de la lumière.

Crions à Dieu pour que, selon Ezéchiel 37, ces os desséchés que nous cachons derrière nos visages souriants reprennent vie, que nous soyons de nouveau convaincus de péché, de tous nos péchés. Crions à Dieu pour que nous fassions disparaître le conformisme qui nous rend si apathiques et si inoffensifs.

L’Epouse du Seigneur est dans sa grande majorité pire qu’une prostituée: elle couche avec tout le monde, et tout le monde lui passe la main dans le dos.

Notre message n’est ni relatif, ni indicatif: il est impératif !

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Le don du discernement des esprits, par Ralph Shallis http://www.blogdei.com/14611/le-don-du-discernement-des-esprits-par-ralph-shallis/ http://www.blogdei.com/14611/le-don-du-discernement-des-esprits-par-ralph-shallis/#comments Fri, 03 Jun 2011 06:58:54 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14611

blogdei

Deux dons à ne pas confondre

On parle souvent du «don de discernement» comme s’il était synonyme avec le don de «la parole de sagesse». Pourtant, il est évident que les deux facultés sont distinctes, car Paul les place toutes les deux dans la même liste de dons (1 Cor. 12:8-10). Il place la parole de sagesse en parallèle avec la connaissance et la foi, alors qu’il voit le discernement des esprits en rapport avec les dons de la prophétie, des langues et de l’interprétation (grec: la traduction) des langues.

La «parole de sagesse» est donnée, semble-t-il, pour l’édification des croyants par l’application de la Parole de Dieu à des situations particulières, de manière à compléter et équilibrer le travail de l’enseignant; c’est peut-être tout spécialement ce don qui permet au berger de bien faire son travail pastoral. Cette sagesse, qui lui est accordée par Dieu, comprend certainement une grande part de discernement, ce qui fait que beaucoup le confondent avec le don de discernement proprement dit.

«Les discernements des esprits»

Pourtant, le «don du discernement, que Paul a en vue dans ce passage est autre chose, car l’apôtre ne l’appelle pas ainsi, il précise qu’il s’agit du discernement des esprits. Il le désigne textuellement: «les discernements (au pluriel) des esprits» (grec: diakriseis pneumatôn).

Paul ne fait qu’une seule fois allusion à ce don (1 Cor. 12:10). Le fait qu’il le situe parmi les dons de prophétie, de diversités de langues et d’interprétation des langues rend ce don particulièrement important dans le contexte de 1 Corinthiens 14 où Paul fait justement la comparaison entre ces trois dons et où il en étudie l’utilité relative.

La nécessité de discerner

Depuis les temps les plus anciens, il existe des faux prophètes. Dans l’Église aussi –comme Paul, Pierre et le Seigneur Jésus luimême le prévoient– des faux prophètes surgissent, des hommes qui parlent au nom de Dieu en se réclamant de l’inspiration du Saint-Esprit, tout en prophétisant des faussetés. C’est pourquoi, Paul insiste pour que ceux (grec: le reste, les autres) qui écoutent la parole jugent de ce qui est dit; le verbe grec étant diakrinein qui signifie précisément; discerner, faire une distinction, examiner, décider, juger (1 Cor. 14: 29).

Mais alors! Si la parole d’un prophète doit être contrôlée par ceux qui entendent, à combien plus forte raison une parole en langue inconnue doit-elle être examinée, scrutée, sondée, éprouvée!

Pourtant, I’auditoire saura difficilement se prononcer au premier abord, puisque le sens du langage n’est pas évident. Même s’il est accompagné d’une «interprétation» ou plutôt, d’une «traduction» vraie ou fictive, encore l’assemblée a-t-elle le devoir de discerner, d’examiner, de décider de l’origine et de la valeur des deux choses. C’est là que le don «des discernements des esprits» devient utile, précieux. A certains croyants, Dieu accorde une sensibilité, une sagesse, une profondeur spirituelle et une compréhension de la vérité qui leur permet de discerner l’origine de l’esprit agissant sur l’un ou sur l’autre. Mais ceux qui exercent le véritable don des «discernements» basent toute leur procédure et leurs conclusions sur la Parole de Dieu.

Les mauvais esprits sont tellement subtils qu’ils parviennent à confondre l’intelligence humaine en faisant passer l’erreur pour la vérité. Le mensonge diabolique est presque toujours présenté sous une enveloppe de vérités.

Comment un homme peut-il atteindre la sagesse spirituelle qui rendra possible un jugement sûr dans des cas semblables? Je crois que ce don de discernement se développe chez ceux qui vivent dans l’intimité avec Dieu: c’est la conséquence d’un approfondissement de la Parole entière de Dieu et d’une révélation de la face de Dieu dans la prière. Que Dieu nous donne de ces hommes et de ces femmes doués d’une vision claire et certaine ! L’Église en a terriblement besoin.

Discerner face à l’occulte

Poussons cette question un peu plus loin. Ceux qui sont engagés à fond dans l’oeuvre de Dieu, surtout dans l’évangélisation et la cure d’âme, rencontrent tôt ou tard chez les gens toutes sortes de problèmes et d’obstacles mentaux, psychiques, spirituels et psychosomatiques (où le physique et le psychique s’entremêlent). A présent (j’écris en 1981), une forte proportion des personnes que nous avons évangélisées en Europe –surtout les plus jeunes– semblent avoir été, consciemment ou non, en rapport avec le monde occulte. Dans certaines parties du monde, le chiffre serait beaucoup plus élevé encore. Il ne suffit pas toujours de prêcher la vérité à ces personnes: tout en étant convaincues, celles-ci sont parfois incapables de faire le «pas» décisif; elles sont retenues par des puissances invisibles qui refusent de les lâcher. Elles ont besoin d’être aidées, surtout par la prière efficace d’un ou de plusieurs croyants, pour être enfin libérées de leurs chaînes invisibles. C’est évidemment le devoir de chaque assemblée de prendre de tels cas au sérieux. Il est vrai que l’exorcisme est une activité très spéciale qui nécessite donc beaucoup de prudence, accompagnée d’une autorité spirituelle authentique. Dieu emploie certains de ses enfants plus que d’autres dans ce domaine. Pourtant il me semble que tout enfant de Dieu engagé et sanctifié devrait pouvoir le cas échéant, faire face victorieusement aux puissances des ténèbres. Il est toutefois souhaitable que l’assemblée toute entière s’unisse dans la prière pour appuyer cette délivrance, qui est ainsi accélérée et puissamment renforcée.

Ce livre n’étant pas concerné par la question de l’exorcisme, je me contente ici de souligner l’importance du discernement des esprits et du don particulier que Dieu accorde dans ce but. Aujourd’hui, il existe une telle confusion de doctrines et de pratiques dans l’Église que l’utilité de ce don paraît de plus en plus évidente; nous avons tellement besoin d’hommes qui discernent quels sont les esprits qui inspirent les prédications, qui agissent sur les individus, qui formulent les directives.

L’ignorance des Écritures, si coupable et si répandue dans notre christianisme contemporain, provoque un peu partout la confusion des idées. Quand, au milieu de ce fatras, apparaissent des personnes insistant sur la parole inintelligible, nous sommes en droit de demander à Dieu une lumière pour éclairer nos ténèbres, une véritable action du Saint-Esprit nous permettant de faire une distinction absolue entre les vrais dons et les faux, entre la lumière et les ténèbres, entre l’incertitude et la voix claire de notre Sauveur. Les vraies brebis, rachetées par le sang de Christ, connaissent la voix de leur maître.

O divin Berger! Fais connaître aujourd’hui ta voix ! Envoie-nous des hommes ayant un vrai don spirituel qui permette de discerner les esprits, de différencier entre le vrai et le faux !

Pour être pratique

Le sujet du présent ouvrage étant «le don de parler diverses langues», c’est surtout dans ce contexte que nous avons à prendre en considération «le don des discernements des esprits». Afin de venir en aide de façon pratique à ceux qui ont des difficultés dans ce domaine, je donne ici quelques conseils que j’estime très nécessaires.

Voici quelques-unes des caractéristiques des faux esprits !

– L’Esprit de Dieu s’accorde avec la Parole de Dieu, qui est la sienne. Il confirme et appuie l’autorité absolue de l’Écriture sainte. Tout esprit d’insoumission qui conteste l’autorité de l’Écriture, ou qui s’élève en autorité parallèle ou supérieure à l’Écriture, est manifestement faux.

– Dieu nous ordonne d’éprouver les esprits (1 Jean 4:1-3). Un refus devant ce commandement explicite est donc immédiatement suspect. L’Esprit de Dieu, au contraire, ne s’esquive pas vis-à-vis d’un tel examen, il invite l’épreuve, à condition, bien sûr, que l’enquête se fasse en conformité avec les Écritures et avec un coeur absolument sincère, droit et honnête. «Tenter» l’Éternel est évidemment un péché grave (Matth. 4:37); mais lui-même demande d’être «mis à l’épreuve» sur la base de sa propre Parole (Mal. 3:10). Et il répond. Si la personne en question refuse d’éprouver ou de laisser éprouver selon l’Écriture l’esprit de la langue qui parle en elle, c’est déjà un mauvais signe.

– Un esprit orgueilleux ne vient pas de Dieu. L’Esprit de Dieu et l’Esprit de Jésus, nous enseignent que l’humilité est la marque de la véritable grandeur spirituelle. A ce propos, nous aurions besoin de lire une fois de plus — et à genoux — le chapitre 18 de Matthieu. Christ dit que le plus grand dans son royaume est celui qui est prêt à être l’esclave de tous (Matth. 18:4; 20:25-28; Nom. 9:35; Jean 13:1-5; 12-17). L’homme spirituel est conscient de sa propre insuffisance, il ne méprise pas son frère.

– L’Esprit de Dieu ne divise pas le corps de Christ; il en unit les membres. Tout esprit qui provoque une division entre frères est suspect. Il y a un seul Esprit de Dieu, un seul Seigneur Jésus, un seul corps, un seul Père céleste (Éph. 4:4-6). L’Esprit de Dieu ne détruit pas l’unité divine. A ce propos, que faut-il penser des innombrables divisions qui ont éclaté entre chrétiens un peu partout à cause de la glossolalie?

J’éprouve moi-même une douleur profonde à la pensée des très chers frères et soeurs que j’ai connus autrefois et avec qui j’avais une communion spirituelle précieuse… jusqu’au jour où ils ont changé de doctrine sur cette question. Pourquoi est-ce que je ne les vois plus? Pourquoi ne m’envoient-ils plus de leurs nouvelles? Je souffre grandement de leur silence. Une telle déchirure ne peut pas venir de Dieu. Elle est l’oeuvre de l’ennemi. Si l’esprit auquel on a affaire ne produit pas un véritable amour pour tous les frères en Christ, nous pouvons discerner tout de suite un élément étranger à la vérité.

– Le discernement d’un faux esprit de «langues». Cette question a été étudiée de très près par certains serviteurs de Dieu.

1. Deutéronome 18:14 nous met en garde contre ces abominations.

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Comment éprouver les esprits, par A.W. Tozer http://www.blogdei.com/14609/comment-eprouver-les-esprits-par-a-w-tozer/ http://www.blogdei.com/14609/comment-eprouver-les-esprits-par-a-w-tozer/#comments Fri, 03 Jun 2011 06:55:07 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14609

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Nous vivons à une époque qui met l’âme humaine à l’épreuve. «L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience.» Nous nous trouvons en plein dans ces jours et nous ne pouvons pas les fuir. Nous devons remporter la victoire tout en vivant dans la mêlée, car c’est là la volonté de Dieu à notre égard.

Aussi curieux que cela paraisse, le danger aujourd’hui est plus grand pour le chrétien fervent que pour celui qui est tiède et satisfait de lui-même. Celui qui recherche les choses les meilleures de Dieu, brûle d’entendre toute personne capable de lui offrir un moyen permettant d’y accéder. Il soupire après quelque nouvelle expérience, quelque aspect saillant de la vérité, quelque action de l’Esprit qui puisse l’élever au-dessus du niveau mortel de la médiocrité religieuse qui l’entoure et pour cette raison, il est disposé à prêter une oreille favorable à tout ce qui est nouveau et merveilleux dans la religion, surtout si cela est présenté par quelqu’un doué d’une personnalité séduisante et réputé pour sa très grande piété.

Or notre Seigneur Jésus, ce grand Berger des brebis, n’a pas abandonné son troupeau à la merci des loups. Il nous a donné les Écritures, le Saint-Esprit et un don naturel d’observation. Il s’attend à ce que nous nous appuyions constamment sur tout cela. «Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon» dit Paul (1 Thes. 5.21). «Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde» » (1 Jean 4.1).

«Gardez-vous des faux prophètes» dit Jésus en nous avertissant, «ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs» (Matt. 7.15). Puis il a ajouté le critère qui permettra de les éprouver: «Vous les reconnaîtrez à leurs fruits».

Il est donc clair, non seulement qu’il y aura des faux prophètes dans le monde mettant en danger nos vies chrétiennes mais qu’il sera aussi possible de les identifier, et de les connaître pour ce qu’ils sont. Et bien sûr, dès lors que nous sommes conscients de leur identité et que nous apprenons à connaître leur ruse, leur pouvoir de nous faire du mal disparaît. «En vain jette-t-on le filet devant les yeux de tout ce qui a des ailes» (Prov. 1.17).

Mon but est d’exposer ici une méthode capable d’éprouver les esprits et de vérifier toute notion religieuse ou morale, proposée par qui que ce soit. Et tandis que nous traitons ce sujet, nous devrions avoir à l’esprit que toutes les lubies religieuses ne sont pas l’oeuvre de Satan. L’esprit humain est capable de beaucoup de méchanceté sans l’aide du diable. Certaines personnes sont réellement douées pour tout embrouiller et, en plein jour, prendront l’illusion pour la réalité, tout en ayant la Bible ouverte devant elles.

Pierre avait cela à l’esprit lorsqu’il écrivit: «Notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes ses lettres, où il parle de ces choses dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine» (2 Pierre 3:15s).

Il est peu probable que les apôtres chevronnés de la confusion lisent ce qui est écrit ici ou qu’ils en profitent beaucoup s’ils le faisaient mais il y a beaucoup de chrétiens sensés qui se sont égarés et qui ont assez d’humilité pour admettre leurs erreurs et sont prêts maintenant à revenir vers le Pasteur et le Gardien de leur âme. Ces derniers peuvent être détournés de leur mauvaise voie. Mais il y a plus important encore. Beaucoup de gens, c’est sûr, n’ont pas quitté le droit chemin mais désireraient connaître une règle capable de les aider à examiner toute chose et de mettre à l’épreuve la qualité de l’expérience et de l’enseignement chrétiens, alors qu’ils sont à leur contact jour après jour dans leur vie active. C’est à eux précisément que je livre ce petit secret. Il m’a permis d’examiner depuis de nombreuses années mes expériences spirituelles et mes inspirations religieuses.

En résumé, voici le test: cette nouvelle doctrine cette nouvelle habitude religieuse, ce nouvel aperçu de la vérité, cette nouvelle expérience spirituelle, de quelle manière ont-ils modifié mon attitude et ma relation envers Dieu, Christ, les Écritures Saintes, moi-même, les autres chrétiens, le monde et le péché. Grâce à cet examen en sept points, nous pourrons vérifier tout ce qui est religieux et nous saurons, sans l’ombre d’un doute, si cela vient de Dieu ou non. C’est à ses fruits que l’on reconnaît un arbre. Ainsi, face à toute doctrine ou expérience, il me suffit de savoir quel effet cela a sur moi. Nous saurons immédiatement si cela vient d’en-haut ou d’en-bas.

Relation avec Dieu

L’un des tests vitaux de toute expérience religieuse est le suivant. De quelle manière modifie-t-il notre relation avec Dieu, notre concept de Dieu ou notre attitude envers Lui ? Dieu, étant qui Il est, doit toujours être l’arbitre suprême de toutes choses religieuses.

L’univers a été créé afin de servir de moyen pour que tout être moral et doué d’intellect puisse y déceler les perfections du Créateur. «Je suis l’Éternel, c’est là mon nom. Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre» (Ésaïe 42:8). «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées» (Apoc. 4:11).

Il est nécessaire pour la santé et l’équilibre de l’univers qu’en toutes choses Dieu soit glorifié. «L’Éternel est grand et très digne de louanges et sa grandeur est insondable» (Ps. 145:3). Dieu n’agit que pour Sa gloire et ce qui procède de Lui doit être à son plus grand honneur. Il est vraisemblable que toute doctrine, toute expérience qui tend à Le glorifier vienne de Dieu. Par contre, toute chose voilant Sa gloire ou le faisant paraître moins merveilleux est, à coup sûr, le produit de la chair ou du diable.

Le coeur de l’homme ressemble à un instrument de musique. Le Saint-Esprit, un esprit mauvais ou l’esprit de l’homme lui-même peuvent jouer de cet instrument. Les émotions religieuses sont plus ou moins les mêmes quelque soit l’exécutant. Beaucoup de sentiments agréables peuvent naître dans l’âme, provoqués par une adoration impure et même idolâtre. Une soeur en religion, à genoux devant une image de la Vierge, dans un état d’adoration éthéré, a une expérience religieuse sincère. Elle éprouve de l’amour, de la crainte et du respect. Ce sont des émotions dont elle peut jouir tout comme si elle adorait Dieu. On ne balaie pas d’un simple coup de manche les expériences mystiques des Hindous et des Soufis en prétendant qu’elles ne sont qu’apparence. Pas plus que nous n’avons le droit de traiter sommairement les envols des spirites et autres occultistes(1) comme étant un produit de l’imagination. Ces personnes peuvent avoir et ont parfois d’authentiques rencontres avec quelque chose ou quelqu’un venant par-delà d’eux-mêmes. De la même façon des chrétiens sont entraînés parfois dans des expériences émotionnelles qui se situent au-delà de leur capacité de compréhension. J’en ai rencontré. Ces personnes demandaient avec empressement si oui ou non leur expérience venait de Dieu .

Le grand critère est: en quoi cela a-t-il affecté mes rapports avec le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ? Si cette nouvelle manière de voir la vérité, cette nouvelle rencontre avec des choses spirituelles, a augmenté mon amour envers Dieu, si cela a rendu Dieu plus glorieux à mes yeux et que cela L’a amené à paraître plus merveilleux qu’avant, alors je peux conclure que je ne me suis pas égaré dans les voies de l’erreur, agréables, mais dangereuses et défendues.

Attitude envers le Seigneur Jésus-Christ

Voici le critère suivant: en quoi cette nouvelle expérience a-t-elle modifié mon attitude envers le Seigneur Jésus-Christ ? Quelle que soit la place que la religion actuelle puisse donner au Christ, Dieu Lui donne la place suprême sur la terre et dans les cieux. «Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection», dit la voix de Dieu venant du ciel en désignant notre Seigneur Jésus. Pierre rempli du Saint-Esprit déclara: «Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié» (Actes 2:36). Jésus a dit de Lui-même:

«Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne vient au Père que par moi» (Jean 14:6).

Et Pierre, dit encore de Lui: «Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés» (Actes 4:12). L’épître aux Hébreux dans sa totalité est consacrée à l’idée que Christ est au-dessus de tous les autres. On le montre comme étant au-dessus d’Aaron et de Moïse, les anges même sont appelés à se prosterner devant Lui et à l’adorer. Paul dit qu’Il est l’image du Dieu invisible, que la plénitude de la divinité habite corporellement en Lui, et qu’en toutes choses Il doit avoir la première place.

Mais le temps me manque pour parler de la gloire que Lui ont attribué les prophètes, les patriarches, les apôtres, les saints, les anciens, les psalmistes, les rois et les séraphins. «Il a été fait pour nous sagesse et justice, sanctification et rédemption» (1 Cor. 1:30). Il est notre espérance, notre vie, notre tout, maintenant et à jamais.

Tout ceci étant vrai, il est évident qu’Il doit être au centre de toute doctrine saine, de toute pratique acceptable et de toute expérience chrétienne authentique. Tout ce qui tend à Le rendre inférieur à ce que Dieu déclare qu’Il est, est une tromperie pure et simple qu’il faut rejeter, quelque agréable et satisfaisante qu’elle puisse paraître sur le moment.

Qu’il existe un Christianisme sans Christ peut paraître contradictoire. Pourtant ce phénomène existe réellement de nos jours. Beaucoup de ce qui est fait au nom du Christ est un reniement de Christ parce que conçu par la chair, comportant des méthodes charnelles et poursuivant des fins charnelles. De temps en temps on fait mention de Christ de la même façon et pour la même raison que le ferait un homme politique intéressé en parlant de démocratie et de patriotisme, afin d’ériger une façade respectable pour des activités charnelles et d’induire en erreur des auditeurs crédules. Mais on est pris au piège en ce que Christ n’est pas au centre. Il n’est pas tout en tous.

Et puis, je le répète. il y a des expériences psychiques qui passionnent la personne en recherche et l’amènent à croire qu’elle a effectivement rencontré le Seigneur et qu’elle est au septième ciel. Mais on découvre plus tard la nature réelle du phénomène lorsque «la face du Christ» commence à s’estomper de la conscience de la victime et que celle-ci en vient à dépendre de plus en plus d’effets émotionnels pour se convaincre de sa spiritualité.

Par contre, si la nouvelle expérience tend à rendre Christ indispensable, si elle détourne notre attention de nos sentiments pour la fixer sur Christ, nous sommes sur la bonne voie. Tout ce qui rend Christ précieux à notre coeur vient à coup sûr de Dieu.

Attitude a l’égard de la Parole de Dieu

Un autre critère révélateur de la solidité de mon expérience religieuse est de savoir en quoi elle modifie mon attitude à l’égard des Saintes Écritures.

Cette nouvelle expérience religieuse, cette nouvelle optique de la vérité jaillissent-elles de la Parole de Dieu elle-même ou sont-elles le résultat de quelque stimulant étranger à la Bible? Des chrétiens au coeur tendre sont souvent victimes de fortes pressions psychologiques, résultat intentionnel ou inconscient d’un témoignage personnel, ou encore d’un récit pittoresque raconté par un prédicateur fervent à la voix tranchante de prophète mais n’ayant pas vérifié son histoire avec les faits, ni examiné la justesse de sa conclusion à la lumière de la Parole de Dieu.

C’est pourquoi on devrait se méfier de tout ce qui prend son origine en dehors des Saintes Écritures jusqu’à ce que l’on puisse prouver que c’est en accord avec elles. Si l’on peut démontrer que c’est contraire à la Parole de la vérité révélée, aucun chrétien véritable ne l’acceptera comme venant de Dieu. Quelque grande que soit la satisfaction émotionnelle, il n’est aucune expérience qui puisse être considérée comme authentique à moins qu’elle ne s’appuie sur l’autorité d’un chapitre ou d’un verset des Écritures. «A la loi et au témoignage», (Ésaïe 8:20) doit toujours être la preuve dernière.

Tout ce qui est nouveau ou singulier devrait également être examiné avec beaucoup de prudence jusqu’à ce qu’on puisse apporter la preuve scripturaire de sa validité. Depuis plus d’un demi-siècle un bon nombre de conceptions non-scripturaires ont été accueillies par les chrétiens. On a prétendu qu’elles étaient parmi les vérités devant être révélées dans les derniers temps. Pour sûr, disent les défenseurs de cette théorie des révélations des derniers temps. Augustin n’en savait rien pas plus que Luther, John Knox et Wesley; Finney et Spurgeon n’avaient pas compris cela; mais maintenant une plus grande lumière a été donnée au peuple de Dieu et nous qui vivons dans les temps de la fin nous bénéficions d’une révélation plus complète. Nous ne devrions pas contester cette nouvelle doctrine, ni nous dérober à cette expérience plus profonde. Le Seigneur est en train de préparer son épouse pour le festin des Noces de l’Agneau. Nous devrions tous nous abandonner à ce nouveau mouvement de l’Esprit. C’est du moins ce que l’on nous dit.

La vérité est que la Bible ne nous enseigne pas que dans les derniers temps il y aura des nouvelles lumières et des expériences spirituelles avancées. Elle enseigne exactement le contraire. Rien dans le livre de Daniel ni dans les épîtres néo-testamentaires ne peut être déformé jusqu’au point de défendre l’idée que nous qui vivons à la fin de l’ère chrétienne nous jouirions d’une lumière inconnue au commencement des temps. Méfiez-vous de tout homme qui prétend être plus sage que les apôtres et plus saint que les martyrs de l’Église primitive. Le meilleur moyen d’agir avec cette personne est de s’en séparer. Vous ne pouvez pas l’aider et elle ne peut à coup sûr pas vous aider.

En admettant cependant que les Écritures peuvent ne pas être toujours claires et qu’il y a des différences d’interprétation parmi les hommes tous également sincères, ce test apportera la preuve dont toute manifestation religieuse a besoin, c’est-à-dire en quoi cela affecte-t-il mon amour et mon appréciation de la Parole de Dieu ?

Bien que la vraie puissance ne réside pas dans la lettre du texte mais dans l’Esprit qui l’a inspiré, nous ne devrions jamais sous-estimer la valeur de la lettre. Le texte de la vérité a le même rapport avec la vérité que le rayon de miel avec le miel. L’un sert de contenant à l’autre. Mais l’analogie s’arrête là. Car on peut retirer le miel de son rayon de miel, mais l’Esprit de vérité ne peut et ne doit agir indépendamment de la lettre des Écritures Saintes. Pour cette raison, une connaissance grandissante du Saint-Esprit sera toujours accompagnée d’un plus grand amour pour la Bible. Les Écritures sont en page imprimée ce que Christ est en personne. La Parole inspirée ressemble à un portrait fidèle de Christ. Mais une fois de plus l’image manque de force. En effet, Christ est dépeint dans la Bible comme aucune personne ne peut l’être dans un simple portrait, car la Bible est un livre d’idées saintes, et la Parole éternelle du Père peut résider et réside réellement dans la pensée qu’Il a Lui-même inspirée. Les pensées sont des choses et les pensées des Saintes Écritures constituent un temple où Dieu demeure.

En conclusion, nous pouvons dire tout naturellement que celui qui aime véritablement Dieu aime aussi Sa parole. Tout ce qui nous vient du Dieu de la Parole augmentera notre amour pour la Parole de Dieu. Ceci en est une conséquence logique, mais nous en avons la confirmation par un témoignage qui est bien plus digne de foi que la logique, à savoir le témoignage concordant de la grande nuée des témoins, morts et vivants. Ceux-ci déclarent d’une seule voix que leur amour pour les Écritures grandit au fur et à mesure que leur foi augmente et que leur obéissance devient plus conséquente et joyeuse.

Si la nouvelle doctrine, l’influence de ce nouveau maître, la nouvelle expérience émotionnelle remplissent mon coeur d’une plus grande avidité pour méditer la Parole de Dieu jour et nuit, j’ai tout lieu de croire que Dieu a parlé à mon coeur et que mon expérience est authentique. Par contre, si mon amour pour la Parole de Dieu a baissé un tant soit peu, si mon ardeur à manger et à boire de la Parole inspirée a diminué ne serait-ce que d’un pouce, je devrai admettre humblement que j’ai manqué quelque part le signal de Dieu et revenir en arrière en toute honnêteté jusqu’à ce que je retrouve à nouveau le bon chemin.

Effets sur la nature égocentrique

De plus, nous pouvons vérifier la qualité de notre expérience religieuse grâce à ses effets sur notre nature égocentrique.

Le Saint-Esprit et la personnalité humaine déchue sont diamétralement opposés: «car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez» (Gal. 5:17). «Ceux en effet qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas (Rom. 8.5, 7).

Avant que l’Esprit de Dieu puisse oeuvrer constructivement dans notre coeur, Il est obligé de condamner et de faire mourir la «chair» en nous, en d’autres termes, I’Esprit doit avoir notre plein consentement pour mettre à la place de notre moi naturel, la personne du Christ. Ce remplacement est expliqué avec soin dans les chapitres 6, 7 et 8 de l’épître aux Romains. Quand le chrétien en quête est passé par l’expérience de crucifixion décrite aux chapitres 6 et 7, il pénètre dans les vastes régions de liberté du chapitre 8. Ici le «moi» est détrôné et Christ est mis sur le trône pour toujours.

A la lumière de ce qui vient d’être dit, il n’est pas difficile de voir pourquoi l’attitude du chrétien vis-à-vis de sa nature égocentrique est à ce point un excellent test pour vérifier ses expériences religieuses. La plupart des grands hommes connus par la profondeur de leur vie, tels que Fénélon, Molinos, Jean de la Croix, Madame Guyon, et bien d’autres encore, ont mis le monde en garde contre les expériences pseudo-religieuses qui donnent beaucoup de satisfaction charnelle mais nourissent la «chair» et gonflent le coeur d’amour-propre.

Voici une bonne règle: si cette expérience m’a rendu plus humble, m’a rendu plus petit et sans valeur à mes propres yeux, elle vient de Dieu; mais si elle a fait naître en moi un sentiment d’auto-satisfaction, elle est fausse et devrait être rejetée comme venant du moi ou du diable. Rien de ce qui vient de Dieu ne pourra nourrir mon orgueil ou ma vanité. Si je suis tenté d’être content de moi-même et de me sentir supérieur parce que j’ai eu une expérience spirituelle plus avancée, je devrais me mettre immédiatement à genoux et me repentir de toute cette affaire. Je suis tombé entre les mains de l’ennemi.

Relation avec nos frères, avec l’Église

Notre relation avec nos frères en Jésus-Christ et notre attitude envers eux est un autre test sûr de toute expérience religieuse. Parfois, après une expérience spirituelle remarquable, un chrétien sérieux s’éloignera des autres croyants et nourrira un esprit critique. Il peut être réellement convaincu que son expérience est plus valable, qu’il est maintenant dans un état de grâce avancé et que le «peuple ordinaire» de l’église qu’il fréquente n’est qu’une foule hétéroclite et lui seul un vrai fils d’lsraël. Il peut s’efforcer d’être patient avec ces mondains religieux, mais son doux langage et son sourire condescendant révèlent ce qu’il pense réellement d’eux et de lui-même. C’est un état d’esprit d’autant plus dangereux qu’il peut se justifier lui-même par les faits. Ce frère a eu une expérience remarquable; il a reçu quelque lumière merveilleuse concernant les Écritures; il a pénétré dans un pays joyeux et resté inconnu jusqu’à présent. Et il se peut que ceux qu’il connaît et qui professent être chrétiens soient effectivement mondains, tristes et sans enthousiasme spirituel. L’erreur n’est pas qu’il se soit trompé dans les faits mais que sa réaction aux faits vienne de la chair. Sa nouvelle spiritualité l’a rendu moins charitable.

Lady Julian nous relate dans son vieil anglais comment la vraie grâce chrétienne affecte notre attitude envers les autres. «Pardessus toutes choses, la contemplation et l’adoration du Créateur font que l’âme semble plus petite à ses propres yeux, et la remplissent plutôt d’une crainte révérencielle et une vraie humilité avec beaucoup de charité pour ses semblables en Christ ». Toute expérience religieuse qui n’arrive pas à approfondir notre amour pour nos frères en Jésus-Christ peut être rayée de la liste d’expériences valables, sans peur de se tromper.

Pour l’apôtre Jean, I’amour que nous témoignons aux autres chrétiens est un signe de foi authentique. «Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en action et avec vérité, et nous rassurerons nos coeurs devant Lui». (1 Jean 3:18s). Et il dit encore: «Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres car l’amour est de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour» (1 Jean 4:7s).

Alors que nous grandissons en grâce nous grandissons aussi en amour pour tout le peuple de Dieu. «Quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui» (1 Jean 5:1). Cela veut dire simplement que si nous aimons Dieu nous aimerons Ses enfants. Toute expérience chrétienne authentique augmentera notre amour pour les autres chrétiens.

C’est pourquoi nous concluons que tout ce qui tend à séparer notre personne ou notre coeur des autres frères en Jésus-Christ ne vient pas de Dieu, mais de la chair ou du diable. Et par contre, tout ce qui nous fait aimer les enfants de Dieu vient sans aucun doute de Dieu. «A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres» (Jean 13:35).

Attitude envers le monde

Un autre test probant pour connaître l’origine de notre expérience religieuse est d’observer comment elle modifie notre relation envers le monde et notre attitude envers lui.

Par «monde» je ne pense pas bien sûr au merveilleux ordre de la nature que Dieu a créé afin que l’humanité en jouisse. Je ne pense pas non plus au monde des hommes perdus dans le sens où l’entendait notre Seigneur lorsqu’il a dit «Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’II juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui» (Jean 3.16, 17).

Il est certain que toute influence véritable de Dieu dans notre âme approfondira notre appréciation des beautés de la nature et intensifiera notre amour pour les perdus. Mais je fais allusion ici à quelque chose d’autre.

Laissons un apôtre parler à notre place: «Car tout ce qui est dans le monde», la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement» ( 1 Jean 2:16s).

C’est de ce monde-là que nous devons examiner les esprits, ce monde des jouissances charnelles, des plaisirs sans Dieu, de la poursuite des richesses terrestres, de la renommée et de la satisfaction coupable. Il se passe de Jésus-Christ en suivant le conseil du méchant (Ps. 1:1) et est animé par le Prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (Eph. 2:2). Sa rébellion contre Dieu est une forme de piété, sans puissance, qui passe pour être vivante, mais qui est morte (Apoc. 3:1). En résumé, c’est la société des hommes inconvertis gambadant sur le chemin qui mène à l’enfer, exactement le contraire de la véritable Église de Dieu qui est une société d’âmes régénérées marchant sans frivolité mais joyeusement vers le ciel.

Toute oeuvre de Dieu authentique dans nos coeurs tend à nous rendre mal à l’aise en compagnie du monde. «N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, I’amour du Père n’est point en lui». (l Jean 2:15). «Ne vous mettez pas avec les idolâtres sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?» (2 Cor. 6:14). On peut affirmer sans équivoque que tout esprit qui tolère un compromis avec le monde est un faux esprit. Tout mouvement religieux qui imite le monde dans l’une de ses manifestations trahit la Croix de Jésus-Christ et est du côté du diable et ceci malgré tous les «ronronnements» des dirigeants qui parlent «d’accepter Christ» ou «de laisser Dieu diriger vos affaires».

Attitude envers le péché

Voici enfin le dernier test d’authenticité de toute expérience chrétienne: en quoi modifie-t-elle notre attitude envers le péché?

L’action de la grâce dans le coeur d’un croyant détournera ce coeur du péché et le tournera vers la sainteté. «Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ». (Tite 2:11, 13).

Je ne vois pas comment cela pourrait être plus clair. C’est la même grâce de Dieu qui sauve l’homme et l’instruit dans son coeur; son enseignement est à la fois positif et négatif. Négatif en ce qu’elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines. Positif en ce qu’elle nous enseigne à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété (Tite 2:12).

L’homme au coeur droit ne verra là aucune difficulté. Il lui suffit de vérifier sa propre inclinaison pour se rendre compte s’il voit le péché dans sa vie avec un oeil plus ou moins sévère depuis que l’oeuvre de grâce est supposée avoir agi en lui. Tout ce qui affaiblit sa haine envers le péché peut immédiatement être reconnu comme infidèle aux Écritures, au Sauveur et à sa propre âme. Tout ce qui rend la sainteté plus attrayante et le péché plus intolérable peut être considéré comme authentique: «Car tu n’es point un Dieu qui prenne plaisir au mal, le méchant n’a pas sa demeure auprès de toi. Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux. Tu hais tous ceux qui commettent l’iniquité». (Ps. 5:5s).

Jésus nous avertit «qu’il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes. Ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus». (Matt. 24:24).

Ces paroles décrivent trop bien nos jours pour que nous n’y voyions qu’une coïncidence. J’ai mis par écrit ces tests dans l’espoir que les «élus» puissent en bénéficier. La suite est entre les mains de Dieu.

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Le «Moi-je» et le nombrilisme spirituel entraine l’Eglise dans l’apostasie, par Frédéric Gabelle (suite) http://www.blogdei.com/14592/le-%c2%ab-moi-je-%c2%bb-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l%e2%80%99-eglise-dans-l%e2%80%99apostasie-par-frederic-gabelle-suite/ http://www.blogdei.com/14592/le-%c2%ab-moi-je-%c2%bb-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l%e2%80%99-eglise-dans-l%e2%80%99apostasie-par-frederic-gabelle-suite/#comments Thu, 02 Jun 2011 09:22:34 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14592

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« Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l’écouter? (jean6/60) ».

J’entends le Diable à ce moment là influençant les disciples : « Seigneur ne pourrais-tu pas baisser ton niveau spirituel, tenir compte de notre chair, de notre faiblesse. Tu pourrais faire preuve d’un peu de compréhension envers nous et adapter ton message aux temps qui sont les nôtres, que nous puissions continuer à te suivre ».

Voilà comment petit à petit l’apostasie gagne les cœurs de nombreux chrétiens et serviteurs de Dieu. Alors la tentation est facile, pour garder les chrétiens dans l’église, nous transformons subtilement les critères Bibliques. Pourquoi voyons-nous de plus en plus de musiques « d’insensés » prendre autorité dans nos assemblées, pour soi-disant garder nos jeunes. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (Romains 12 :2) ».

Mais deux choses se passent généralement, soit ils se convertissent à un « évangile rock-and-roll, théâtral, sentimental » où la désobéissance du chrétien n’est plus évoquée et où la foi est basée essentiellement sur des émotions trompeuses ; ou alors ils partent quand même de nos assemblées parce que ces vanités seront plus professionnalisées dans le monde. Certains pousseront le vice jusqu’à revenir dans les églises pour développer ce professionnalisme et le christianiser. C’est dans le même esprit apostat et idolâtre qu’Israël a voulu spiritualiser le produit de son imagination à travers le « veau d’or » : « C’est ici ton dieu, ô Israël ! Qui t’a fait monter du pays d’Égypte (Exode 32/4) ». Quand nous lisons dans Lévitique 10 l’histoire des deux fils d’Aaron, Nadab et Abihu, qui se servirent d’un feu étranger, la question que nous pouvons nous poser est: « Pourquoi Dieu a-t-il fait descendre le feu pour les supprimer? » Nous ne devons pas penser que Dieu est cruel, qu’Il attend la moindre incartade pour nous détruire. Dieu n’a pas fait les choses dans cet esprit-là. Si nous regardons le contexte, au verset 9 il est dit que ces deux hommes étaient ivres. L’Esprit de Prophétie confirme cela. Dans Lévitique 10:9, le Seigneur dit à Aaron: « Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils, lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez ». Ces deux hommes étaient intoxiqués et le diable les a conduits à utiliser un feu interdit ; en faisant cela ils pervertissaient la vérité de la croix qui était alors donnée comme un type. Dieu avait averti Israël de ne pas altérer l’Évangile. Si vous faites cela, vous subirez la colère de Dieu sans miséricorde aucune. « Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et par esprit de dispute …/… animés d’un esprit de dispute, annoncent Christ par des motifs qui ne sont pas purs (Philippiens 1 : 15-18) ».

Les faux prophètes peuvent aussi être ceux qui donnent de bons enseignements, mais qui ne les mettent pas en pratique dans leur vie personnelle. Ils « entendent, » et peuvent donc répéter, les paroles de Jésus, mais ils ne les mettent pas en pratique. Il faut donc aussi pouvoir être en mesure de juger les actes de leur vie personnelle. On peut se réjouir qu’ils annoncent à un moment donné le véritable Evangile. Mais le fait qu’ils ne le mettent pas en pratique ouvrira tôt ou tard la porte à des erreurs doctrinales. L’impureté de la vie s’associera toujours à l’impureté de la doctrine, et inversement. Finalement, il faut surveiller l’évolution de leurs enseignements dans le temps. Si ces enseignements restent entièrement fidèles à la doctrine de Christ jusqu’au bout, on peut en conclure que l’on a affaire à des véritables prophètes.
Parole de Vie

L’apostasie se régale de tous ces feux étrangers qui pullulent actuellement dans le monde chrétien. Combien de « Nadab et « Abihu » enivrés eux aussi par des évangiles mondains, apportent dans l’église des feux étrangers, des feux de réveils mais qui ne sont pas de vrais réveils, dans une onction qui n’est pas la vraie onction.
Ils sont aussi l’image de ces prédicateurs qui prêchent la délivrance aux quatre coins du monde mais qui sont eux-mêmes encore enchainés par des passions et des vices coupables. « Ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui (2 Pierre 2:19) ». Ils sont également l’image de ceux qui montrent du doigt les icônes et vitraux d’églises traditionnelles, mais qui laissent l’idole de leur égo trôner dans leur famille et dans toutes leurs affaires.
« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! (Galates 1:6-8) ».
Ce dont nous avons véritablement besoin aujourd’hui, c’est d’une rencontre puissante avec le Christ, et ce, sans aucun artifice mondain de quelque sorte, pour arriver à une profonde conviction de péché. La repentance n’est plus expérimentée parce que le péché est de moins en moins dénoncé. Si le péché n’est plus dévoilé et abandonné, il reste comme un interdit entre l’Eglise et le ciel, et ça, rien ne pourra le changer. En aucun cas le Seigneur va revenir sur sa parole pour faire plaisir aux hommes, il ne donnera jamais sa Gloire à des hommes charnels.
Jésus va même à certains moments employer des termes vis-à-vis des scribes et des pharisiens que l’on considèreraient aujourd’hui dans nos églises d’inconvenants, des paroles « manquant d’amour ». C’est vrai que l’amour de la vérité de son Père lui coûtera la vie, ainsi qu’à Jean-Baptiste, et tant d’autres depuis. « Voici sur qui je porterai mes regards : sur le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à ma parole (Es. 66 : 2) ».

Il y a de nombreux « Aaron » aujourd’hui qui cèdent devant la pression du peuple en faisant entrer dans les églises des comportements profanes, des veaux d’or de toutes sortes qui prennent la place du Seigneur dans la vie des églises.
De nombreuses communautés chrétiennes ont préféré sacrifier la vérité au profit de la quantité. Elles s’adaptent, donnent aux gens ce qu’ils demandent, dans le seul but de remplir leur salle ou d’éviter qu’elle ne se vide. Confrontées à cette même Parole que les disciples de tout à l’heure, elles auraient certainement aussi abandonné Jésus. « Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui (Jean 6:66) ». Ils n’allèrent plus avec Jésus mais il n’est pas dit qu’ils n’ont pas créé de nouvelles dénominations, de nouveaux enseignements qui leur correspondaient d’avantage, avec une façon plus souple et tolérante d’aborder les ordonnances de Dieu…

Toutes les églises chrétiennes, sans aucune exception, affirment que la Bible est la « Parole inspirée » de Dieu. Mais, dans les faits, combien se comportent effectivement comme si cette Bible était la Parole réellement inspirée de Dieu?Bien-aimés, nous devons affirmer avec force, non seulement que la Bible est bien la Parole de Dieu, entièrement inspirée par Lui, mais aussi qu’elle nous est parfaitement suffisante pour nous faire connaître la volonté de Dieu, et pour nous diriger dans tous les aspects de notre vie sur cette terre! – Henri Viaud-Murat

« Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner (Tite 1/ 10, 11) ».
Il en résulte un christianisme clérical dans lequel plus aucune valeur n’est attribuée à la vraie spiritualité apostolique, puissamment vivifiée par l’Esprit, mais seulement à l’appartenance à une dénomination, et surtout à une obéissance aveugle aux systèmes doctrinaux mis en place localement par des prédicateurs charnels. Ceux qui prêchent un évangile déformé accèdent même à des positions stratégiques dominantes au sein des dénominations chrétiennes et des Instituts Bibliques, ce qui leur permet de séduire plus facilement un grand nombre de membres de l’Eglise. Tout cela engendre des chrétiens tièdes dont l’adoration du dimanche matin n’est que précepte de tradition humaine : « Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine (Esaïe 29/13) ».
Dieu a interdit l’accès à la terre promise à son propre peuple à cause de ce genre de comportement irresponsable, Il a interdit « l’arbre de la vie » à Adam et à Eve et les a chassés du paradis parce qu’ils s’étaient donnés des libertés avec la parole de Dieu. Pour le crime de Bahal Peor, vingt-sept mille Hébreux avaient péri dans les plaines de Moab! Pour un commencement d’alliance avec le monde, l’église de Pergame a été menacée de l’épée de Jésus-Christ. Après l’épisode douloureux du veau d’or, il tomba parmi le peuple environ trois mille hommes ce jour-là. Esaü, profanateur, fut rejeté quand il voulut hériter de la bénédiction, même en la cherchant avec larmes. Säul a été combattu par son Dieu et a été rejeté comme roi. « Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. (Apocalypse 3:16) ». Les vierges folles se sont vu interdire l’entrée dans le royaume de Dieu, « Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas (Mat 25) ».

Beaucoup pensent : parce que je me suis converti, que je suis sauvé, je n’ai rien à craindre, et ils ne prennent pas en compte les avertissements si fermes des enseignements que nous venons de voir. Ils pensent être automatiquement pris le moment venu de l’enlèvement comme les vierges folles. Cette manière de considérer la vie chrétienne est très immature et détruit l’aspiration à grandir dans la foi, à croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Elle incite davantage au laisser-aller qu’à la ferveur et à la vigilance ; ce que, pourtant, Dieu attend de tous ses enfants. Quelqu’un de tiède est quelqu’un qui recherche le confort et l’acceptation de tous. Il ne veut déplaire nullement à personne et néglige les enseignements saints et purs de Dieu. C’est une des raisons pour laquelle la solennité des cultes est remplacée de plus en plus par une liturgie légère et folklorique. Les gens sont illusionnés par des « diseurs de bonnes aventures », par des prédicateurs libéraux avec la Bible. « Ecoute, mon peuple ! Et je t’avertirai, Israël, si tu m’écoutais !…Qu’il n’y ai pas chez toi d’autre dieux ! Ne te prosterne pas devant un dieu étranger ! Je suis l’Eternel, ton Dieu…/…Oh ! Si mon peuple m’écoutait, si Israël marchait dans mes voies ! (Ps 81/9, 10,14) ». Toute doctrine, tout comportement, toute habitude, influencés et adaptés par l’homme sont voués à devenir un « dieu étranger », c’est le serpent qui prend alors de l’ascendance sur Dieu en se servant des choses spirituelles. Son objectif étant de garder les chrétiens dans l’illusion d’un enlèvement bon marché, sans contrainte et sans nécessité d’obéissance. Le « Moi-jeisme et le nombrilisme » spirituel entraînent les chrétiens dans une sorte de marécage spirituel.

C’est une hérésie de s’imaginer que Dieu accepte tout de ses enfants du moment qu’ils prononcent simplement son nom. De plus en plus l’autorité est enlevée à Christ et à Sa Parole, pour n’être reportée que sur une institution et sur ses représentants. Connaissez-vous la signification de l’expression : « être un mouton de Panurge » ? Ce sont des gens qui suivent aveuglément l’exemple des autres sans réfléchir, locution prise de la scène où, Panurge jetant dans la mer un des moutons de Dindenault, tous les autres moutons et Dindenault lui-même s’y précipitent à la suite et périssent (Pant. IV, 8). « Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse (Matthieu 15/14) ». « Malheur à vous, docteurs de la loi! Parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient (Luc 11/52) ».

Citation de Aiden Wilson Tozer

Quand prier est un tort

Prier est parfois non seulement inutile, mais également coupable. Voici un exemple : Israël avait été vaincu à Aï et il nous est dit « Josué déchira ses vêtements et tomba la face contre terre devant l’arche de l’Eternel, jusqu’au soir, ainsi que les anciens d’Israël. Ils se jetèrent de la poussière sur la tête » ( Josué 7:6 ).

Selon notre compréhension moderne du réveil, c’était bien la chose à faire ; et en insistant ainsi suffisamment longtemps, Dieu aurait bien dû se laisser convaincre d’envoyer la bénédiction. Mais il est écrit « L’Eternel dit à Josué : lève-toi, qu’est-ce donc ? Tu tombes la face contre terre ! Israël a péché ; ainsi, ils ont enfreint l’alliance que je leur avais prescrite… Lève-toi, sanctifie le peuple. Tu diras : Sanctifies-vous pour demain, car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : L’interdit est au milieu de toi, Israël, tu ne pourras pas tenir devant tes ennemis, tant que vous n’aurez pas écarté l’interdit du milieu de vous » ( Josué 7:10-11, 13 ).

II nous faut un profond changement au sein de l’Eglise. Supplier Dieu de répandre sa bénédiction sur une Eglise rétrograde et désobéissante est une perte de temps et d’effort. Une nouvelle vague d’intérêt religieux ne pourra qu’ajouter des membres à des églises qui n’ont pas l’intention de plier sous l’autorité du Seigneur Jésus-Christ ni d’obéir à Ses commandements. Dieu ne s’intéresse à la croissance des auditoires que dans la mesure où ceux qui les composent changent leurs voies et commencent à mener une vie de sainteté.

Le Seigneur a dit un jour une parole par le prophète Esaïe qui devrait régler cette question à jamais : « Qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? dit l’Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, des agneaux et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de fouler mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes : l’encens me fait horreur quant aux nouvelles lunes, aux sabbats et aux assemblées, je ne puis voir le crime avec les solennités… Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue la méchanceté de vos actions, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez le droit, ramenez l’oppresseur dans le bon chemin, faites droit à l’orphelin, défendez la veuve… Si vous vous décidez pour l’obéissance, vous mangerez les meilleures productions du pays » ( Esaie 1:11-13,16-17, 19 ).

La prière pour le réveil sera exaucée quand elle sera accompagnée d’un changement radical de vie, et pas avant ! Même des nuits de prière qui ne sont pas précédées de repentance pratique peuvent en fait déplaire à Dieu. « l’obéissance vaut mieux que les sacrifices ».

Il nous faut revenir à un christianisme néo-testamentaire, non seulement sur le plan doctrinal, mais aussi dans toute notre façon de vivre. La séparation, l’obéissance, l’humilité, la simplicité, le sérieux, la maîtrise de soi, la décence, savoir porter sa croix sont autant de valeurs qui doivent de nouveau faire partie intégrante de notre compréhension globale du christianisme et être vécues au quotidien. II nous faut purifier le temple de tous ses marchands et changeurs de monnaie et nous placer tout à nouveau sous l’entière autorité de notre Seigneur ressuscité. Et cela s’applique autant à l’auteur de ces lignes qu’à quiconque confesse le nom de Jésus. Nous pourrons alors prier avec assurance et nous attendre à ce qu’un réveil s’ensuive.

« …il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux (Actes 20 28/30) ». «Ils oublièrent aussitôt ses oeuvres et n’attendirent pas qu’il accomplit son dessein. Ils l’ont provoqué par leur dessein (Ps 106:13,43) ». Voilà ce qui nous est dit du péché du peuple de Dieu dans le désert: Dieu avait merveilleusement délivré son peuple, Dieu était prêt à subvenir à ce dont il aurait besoin; mais lorsque vint l’heure de la détresse «ils ne comptèrent pas sur son conseil.» Ils ne se souvinrent pas que le Dieu tout puissant les gardait et les conduirait, ils ne s’informèrent pas de ses plans à leur égard. Ils n’écoutèrent que les pensées de leur coeur et provoquèrent Dieu par leur incrédulité. «Ils ne s’attendirent pas à son conseil», ils se sont mis à gérer leur marche et leur service avec Dieu comme bon leur semble.

Je remarque que de moins en moins de chrétiens se donnent le courage d’éprouver à la lumière des Ecritures les doctrines et les activités des responsables d’activités d’église. « L’homme simple croit tout ce qu’on dit, mais l’homme prudent est attentif à ses pas (Proverbes 14:15) ». Ils sont animés d’une espèce de confiance aveugle qui ouvre largement les portes de la séduction. De moins en moins de chrétiens passent du temps dans la prière avec le Seigneur pour recevoir du ciel le discernement et la lumière nécessaire pour se garder des mensonges et des erreurs. La confiance n’exclut pas le contrôle. Pour certains, remettre en question ce qu’ils entendent et ce qu’ils voient revient à pécher contre Dieu et plient sous l’accusation du Diable. « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? (1 Corinthiens 6 :3) ».

Rechercher la vérité dans la prière est devenue quelque chose de fastidieux. L’amour de soi et de son bien être a nettement remplacé l’amour de la vérité. Les valeurs bibliques deviennent chaque jour plus floues, l’authentique consiste simplement en ce qui est avantageux pour les intérêts personnels. Les valeurs de référence sont le succès, l’efficacité, le plaisir, et ce qui se doit d’être atteint ou bénéfique. “Si quelque chose fonctionne bien et a du résultat, fais-le”, “la fin justifie les moyens”.

Attention bien aimés, une église apostate, ce n’est pas une église qui abandonne forcement les grandes vérités fondamentales du christianisme, comme la divinité du Christ, Sa résurrection corporelle, son retour, la nouvelle naissance pour le salut, la doctrine du baptême, etc. Mais c’est un abandon des commandements de Dieu d’une manière progressive, elle n’est pas l’abandon du christianisme, mais celui de la vraie foi chrétienne. Elle commence à se préciser lorsqu’un enfant de Dieu néglige d’obéir à la moindre exigence du créateur, et s’intensifie dangereusement lorsqu’il enseigne aux autres de faire de même.

Lorsque nous nous donnons l’autorisation de collaborer avec les techniques du monde, notre puissance s’affaiblie considérablement pour, en définitive, laisser la place à la religiosité. C’est cette philosophie qui conduit les églises et les dénominations à affaiblir leurs principes moraux et spirituels. On fait des révisions aux Ecritures Saintes pour maintenir une pseudo union religieuse.
Il nous faut accepter une fois pour toute que le plus saint d’entre-nous est imprégné de cette tendance à pactiser avec la société, et d’en sortir toutes sortes de « veaux d’or », dont le principe est, je le rappelle, de matérialiser et de spiritualiser le fruit de notre imagination. Le prophète Esaïe dit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, Et qui se croient intelligents! (Esaïe 5/18, 20, 21) ».
A toutes les églises d’Ephèse contemporaines, le Seigneur nous adresse ce terrible reproche : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour, souviens-toi d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres (Ap 2/4,5) ».

Toute doctrine et toute confession, ainsi que tout ce qui n’est pas en accord avec les apôtres du Christianisme primitif, est faux. Le modèle de l’Eglise primitive au commencement est le seul valable jusqu’à la fin. Tout et tous doivent être éprouvés, mais cependant la mesure à laquelle ils doivent être soumis est uniquement l’infaillible et éternelle Parole de Dieu. C’est aussi pour cela que nous devons veiller à ne pas trop nous appuyer sur certaines versions modernes de la Bible. Sous prétexte de faciliter la compréhension des Ecritures par le plus grand nombre, les traducteurs des versions les plus modernes ont tordu le sens de nombreux passages, édulcoré la rigueur de son contenu, et émoussé son tranchant! Ce n’est certainement pas un « péché » que d’avertir clairement la chrétienté que nous sommes tous faillibles en terme d’inspiration et d’interprétation de la Bible. Nous devons nous rappeler sans cesse que nous sommes tous et toutes infectés d’une semence pécheresse qui ne demande qu’à nous éloigner de Christ à la première occasion. Que ce soient les pasteurs, les anciens, les prophètes, et tous les chrétiens, nous gagnerions énormément en acceptant le fait que la plus grande lacune ne se trouve pas forcement chez les autres mais en nous-même, dans nos interprétations individuelles et charnelles des écritures et de la vie chrétienne en général. Par conséquent tout ce qui se passe dans nos églises devrait passer sans faiblesse aucune par le filtre de la parole de notre Dieu. « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés (2 Corinthiens 13 :5) ».

« Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème! (Gal 1/ 8,9) ».
Frères et sœurs, ceci est aussi valable pour ceux qui annoncent un évangile « transformé », ou « adapté », ou « modernisé », ou « assoupli », ou « tolérant ». « Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux (Gal 4/17) ».
« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui… Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie et ne vous dépouille par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui… (Colossiens 2 6/10) ».

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant (2 Thess 2/3) ».
« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24 : 36-44) ».

« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure » (Mat. 25 : 1 – 13) ».

Nous devons marcher dans une sanctification totale et permanente sans nous laissez séduire par quoique ce soit de terrestre ! Nos pensées, nos émotions, notre volonté, nos manières de vivre, nos motivations, notre comportement, notre vie tout entière, doivent être littéralement saturés de la présence de l’Esprit de Dieu ! Tout ce qui est charnel doit être traqué et éliminé, par la puissance de la croix, pour laisser encore plus de place à l’huile sainte. Que ce soit dans nos vies, dans nos familles, dans l’Eglise, ou dans un mouvement, tout doit être éprouvé très sérieusement : « Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5 :21) ».

Nous devons y aspirer ardemment, et le vouloir de toutes nos forces ! C’est cela, « aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos pensées, et de toutes nos forces » ! Et c’est aussi comme cela que nous pourrons « aimer notre prochain comme nous-mêmes ! Frères et sœurs, si nous ne sommes pas remplis de cette manière, nous serons le jouet de toutes les nouveautés et fables évangéliques et nous n’aurons pas assez de réserve d’huile pour tenir jusqu’à la venue du Seigneur.
« Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre; l’Eternel fut attentif, et il écouta; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Eternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert. Et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; le jour qui vient les embrasera, dit l’Eternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes » (Malachie 3: 16-4: 2) ».

« Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve; invoquez-le, tandis qu’il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées; qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner » (Esaïe 55: 6-7) ».

Frères et soeurs, comment se préparer véritablement au retour du Seigneur ?

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par dessus (Matthieu 6, 31-33) »

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Le « Moi-je » et le nombrilisme spirituel entraine l’ Eglise dans l’apostasie, par Frédéric Gabelle http://www.blogdei.com/14586/le-moi-je-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l-eglise-dans-lapostasie-par-frederic-gabelle/ http://www.blogdei.com/14586/le-moi-je-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l-eglise-dans-lapostasie-par-frederic-gabelle/#comments Wed, 01 Jun 2011 23:10:31 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14586

bible-foi.org

Il va falloir que je dise beaucoup de choses que certains d’entre vous vont peut-être trouver très négatives. Je pense en particulier aux responsables de l’Eglise. Vous savez, le Seigneur S’est parfois montré très négatif quand Il S’adressait aux conducteurs religieux de Son temps. Car ils auraient dû avoir un meilleur discernement…

« Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists: par là nous connaissons que c’est la dernière heure (1 Jean 2/8) ».

Les antéchrists ne sont pas des athées. Ce ne sont pas des païens qui feraient la guerre à Jésus. Ce sont des personnes individuelles à l’intérieur du peuple de Dieu qui prêchent un évangile infecté par la pensée humaine. Des portions entières des écritures sont volontairement mises de côté parce qu’elles dérangent. Il s’agit d’un « autre évangile », 2 Corinthiens 11.4, 13-15, un évangile de conception humaine, un évangile corrigé et manipulé, déplacé de ses fondements: « Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. (…) Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. »
Il y a toujours eu dans l’histoire du peuple de Dieu, des personnes qui ont été utilisées par Satan pour séduire et entraîner les croyants dans l’incrédulité et le mensonge. Ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden, cette façon de remettre en cause la Parole de Dieu afin de supplanter Dieu dans le cœur et l’intelligence de l’homme, cette façon d’obtenir d’Adam et d’Eve ce qui devait revenir seulement à Dieu : l’adoration ; tout cela se réitère à chaque génération et particulièrement dans les temps que nous vivons, les temps de la fin.
L’Ancien Testament cite de nombreux cas où Israël a été abusé par de faux prophètes ou par des leaders vaniteux qui conduisaient le peuple dans la désobéissance aux commandements de Dieu, tout en gardant bien souvent une attitude et un langage religieux. Combien de fois nous pouvons lire l’expression : « il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ». Dieu n’imposera jamais l’obéissance à Sa Parole, Il la souhaite vivement, sachant que la bénédiction en dépend, mais ne l’imposera pas, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner pour ses propres enfants.
En utilisant charnellement leur liberté, combien de rois ont alors perdu leur souveraineté, des prophètes leur clairvoyance spirituelle (sans pour cela arrêter de prophétiser), et le peuple devenait la cible de ses ennemis et expérimentait cruellement la défaite et la déportation. La Gloire de Dieu leur était refusée et ils redevenaient semblables aux autres nations, des personnes vivant dans la défaite et l’idolâtrie. Ils devenaient esclaves de dogmes et de doctrines sans véritable force spirituelle, établis par la main de l’homme. Leurs enseignements ressemblaient à la pensée Divine mais en reniaient les fondements.

Citation de « Jeremiah Project »

Dans de nombreux domaines, l’Eglise a accepté les croyances, les enseignements et les pratiques du monde et des sectes. Je ne citerai que la mode de la Psychologie humaniste dans les milieux évangéliques conservateurs, ou encore les grandes démonstrations de pouvoirs quasi divins dans les milieux charismatiques les plus extrêmes, entichés de surnaturel. Certains mouvements et enseignants très populaires poussent ainsi l’Eglise à « conquérir le monde pour Christ » et à instaurer sur la terre le Royaume de Dieu avant le retour de Christ, à produire des signes et des prodiges, ou à résoudre nos problèmes par toutes sortes de méthodes non bibliques, comme les thérapies visant à stimuler l’estime de soi, les « programmes de rétablissement en 12 points », les rites de guérison intérieure, les stratégies de délivrances des démons, ou le « mysticisme chrétien ». Aujourd’hui, dans beaucoup d’églises, l’enseignement se réduit à satisfaire les besoins des auditeurs. On cherche à les aider à résoudre leurs problèmes, pour qu’ils puissent vivre plus confortablement. Peu d’églises cherchent à développer une foi fondée sur Christ, foi qui aide le Chrétien à tenir ferme au milieu de ses épreuves. Beaucoup de responsables chrétiens veulent aussi promouvoir l’unité au détriment de la saine doctrine, et encouragent un œcuménisme extrême, jusqu’à s’allier ouvertement avec le paganisme.

C’est ici le triste état de vie d’un peuple qui rejette simplement une partie des commandements de Dieu au profit de ses propres désirs charnels d’émancipation.
Le prophète Samuel fut abasourdi devant cette demande du peuple : « Et lui dirent : Voici, tu es devenu vieux, et tes fils ne suivent point tes voies; maintenant établis sur nous un Roi pour nous juger comme en ont toutes les nations (1 Samuel 8:5) ». La réponse de Dieu est claire : « Ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux (v. 7) ». Tout dirigeant chrétien qui se permet de laisser le monde influencer sa façon de penser et de gouverner les choses de l’Eglise ne peut que faire entrer dans son cœur des choses nouvelles et sombrer dans l’apostasie.

Dieu suscite des gens dans nos églises qui ont l’esprit ouvert sur Ses pensées afin de les divulguer au peuple ; le drame, c’est quand les responsables chrétiens se croient assez spirituels pour ne plus les écouter. Ils imposent à Dieu leur volonté propre, dévoilant ainsi leur rébellion.
Toutefois, Dieu dit à son serviteur d’écouter la voix de ce peuple rebelle. Ils auront le roi qu’ils désirent, un roi selon le coeur de l’homme. Dieu lui-même va le leur choisir « dans sa colère » et il l’ôtera ensuite « dans sa fureur » (Osée 13 : 11). Samuel est chargé de faire sentir au peuple et aux anciens en particulier (cf. v. 4), leur culpabilité, leur ingratitude et leur manque de confiance en Dieu. Il doit aussi les avertir des conséquences de leur désobéissance et de ce qu’implique le régime auquel ils ont souhaité se soumettre.
Mais les avertissements du prophète sont sans effet. Le peuple dit : « Non, mais il y aura un roi sur nous, et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations » (v. 19, 20). Samuel se tourne encore vers l’Eternel pour lui rapporter les paroles du peuple, et l’Eternel lui dit : « Ecoute leur voix, et établis sur eux un roi » (v. 22).

C’est aussi cela l’esprit de rébellion, c’est cela l’esprit d’apostasie. Lorsque nous sommes animés de ce Moi-jeisme et de ce nombrilisme spirituel, nous sommes destinés à « avoir l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. (2 Tm 3/5) ». Ils ont vu leur prière exaucée et ont pris cela pour du « bon pain », mais Dieu répondait simplement à leur obstination, et la bénédiction diminuait d’intensité.
Le Seigneur laissera toujours à ses enfants le droit d’utiliser leur libre arbitre. Nous sommes responsables de nos choix, nous sommes responsables pour nous-mêmes, nous sommes responsables de notre idolâtrie et de notre apostasie.

La mort du Christianisme ne sera pas le résultat du rejet de l’Evangile par tout le monde, mais le résultat de l’acceptation par tout le monde d’une version diluée de l’évangile.

Vous avez de nombreux chrétiens qui sont animés de ce même esprit. Ils s’engagent dans des voies qui ne sont pas les voies de Dieu et si Dieu les laisse aller alors ils prennent Sa « volonté permissive » comme un feu vert céleste. Ils veulent simplement satisfaire leur égo en se servant de Dieu. Alors « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ (Colossiens 2:8) ». Dieu laissera aller celui ou celle qui s’obstine délibérément dans des voies d’égarement. Il donnera exactement à un chrétien ce qu’il recherche : « Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore (Apocalypse 22:11) ».

Apostasie, ce mot est employé deux fois dans le nouveau testament pour exprimer l’abandon de la foi. Paul annonce formellement la manifestation de l’apostasie finale avant le retour de Jésus-Christ (2 Thess 2/3). Beaucoup de personnes se sont imaginées que l’Evangile, prêché à toute créature, allait conquérir le monde entier. L’écriture n’a jamais enseigné cela. Non seulement elle dit que la majorité des hommes n’acceptera pas le message du salut (Mt 13/4,8 – 22/3, 8,14 – Lc 12/32 – 1 Cor 1/26), mais annonce qu’à la fin des temps un très grand nombre de chrétiens de nom abandonneront la foi. Par l’apparition de faux christs et de faux prophètes, par l’accroissement de l’iniquité, « la charité du plus grand nombre se refroidira » (Mt 24/4, 5, 11,12, 23, 26, 37,39). Il semble évident que l’actuel pullulement de sectes et de doctrines mensongères ainsi que l’indifférence religieuse généralisée soient un début de l’accomplissement de cette prophétie. Jésus prédit l’extraordinaire séduction de l’erreur, qui semble avoir bien plus d’attrait que le message jugé trop exigeant de la repentance et de la soumission totale au Seigneur et à sa parole. Les apôtres insistent aussi sur l’infidélité future des masses. Ainsi donc, on ne peut pas dire : Jésus ne revient pas parce que le monde n’est pas encore assez chrétien ; mais Il ne revient pas parce que le monde n’est pas encore assez incrédule. (Nouveau Dictionnaire Biblique – éditions Emmaüs)

« Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé (Mt 24 11/13) ».

« Prenez garde que personne ne vous séduise; car plusieurs viendront en mon nom, disant: Moi, je suis le Christ (Mt 24 4-5) ».
Ils viennent au nom du Christ avec toutes sortes de préceptes tordus et surtout avec ce grand « Moi je » dans la bouche. « Moi je détiens la vérité, Moi je sais faire, Moi j’ai tout compris, alors pour être bénis de Christ vous serez obligés de passer par Moi, car Moi j’ai un ministère don, Moi j’ai autorité, Moi je décide, Moi je suis spirituel et si quelque chose descend du ciel, ça ne pourra être qu’à travers Moi, Moi je suis responsable d’une activité, Moi je, etc.. ». Oh, biens aimés, combien d’orgueilleux « Moi je» dirigent aujourd’hui les églises comme si elles leur appartenaient. Ils conduisent les âmes mal affermies, pas à pas, plus profondément dans l’abandon de la vraie foi ! « Ils ont les yeux pleins d’adultère et, insatiables de péché, ils séduisent les âmes mal affermies (2 Pierre 2: 14) ». « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables (2 Timothée 4 :3-4) ».
Ce sont des chrétiens qui séduisent en se servant du nom de Jésus-Christ. Le mot séduction vient du latin seducere signifiant  » amener à l’écart pour obtenir des faveurs « . L’objectif de la séduction est d’attirer l’attention d’une personne par tous les moyens possibles afin d’en prendre le contrôle émotionnel et s’assurer ainsi une source de plaisir. Ne prenons surtout pas ce sujet à la légère car se croire intouchable et à l’abri de la séduction diabolique montre que nous le sommes déjà (même si nous prêchons le Christ tous les dimanches).
C’est en se servant de la Parole que Satan a réussi à faire entrer le péché dans le monde, c’est encore par la Bible qu’il a réussi à le faire entrer dans l’Eglise, par le moyen de la séduction. « Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ (2 Corinthiens 11: 3) ». Le contexte démontre qu’il s’agit ici de fausses doctrines qui pourraient être introduites dans l’église de Corinthe afin de les rendre coupables de transgression des ordonnances de Dieu. Très vite l’Eglise a essuyé les mêmes attaques diaboliques. Il s’agit bien là de séduction spirituelle, par des gens du dedans qui tordent le sens des Ecritures pour un but condamnable. « C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Ecritures, pour leur propre ruine (2 Pierre 3:16) ».

A travers la Parole de Dieu, nous avons reçu des mises en garde explicites contre les faux prophètes, les faux christs, les loups cruels, les psychologues chrétiens avec toutes sortes de méthodes pour des pseudo « cure d’âmes », les enseignants s’appuyant sur la tradition des hommes pour étayer leur doctrine, les esprits séducteurs, les faux docteurs qui surviendront dans les temps de la fin pour séduire les chrétiens de toutes dénominations en enseignant des choses nuisibles pour la foi. Frères et sœurs, nous sommes dans ces temps, nous y sommes. « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde (1 Jean 4:1) ».
Ce peut être des hommes et des femmes vraiment convertis, aimables et serviables, avec de bonnes connaissances Bibliques. Ils se mêleront aux chrétiens, seront mêmes élus par eux comme le roi Saül, mais une partie de leur doctrine sera imprégnée de sagesse terrestre, c’est à dire de « démons ». Car : « Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique (Jacques 3:15) ».

Il peut très bien se faire quelques réveils religieux de ci de là, mais la séduction qui enfante l’apostasie est citée par Jésus et ensuite par les apôtres parmi les signes importants qui précèdent son retour, signes incontournables des temps de la fin. Satan a le pouvoir d’aveugler toutes les âmes chez qui il trouvera un terrain propice à la séduction. C’est généralement des vies qui n’acceptent pas ou peu le brisement de la croix et qui prêchent le renoncement plus qu’elles ne le vivent. Ces chrétiens ne sont pas disposés à perdre leur propre vie pour la retrouver en Dieu, mais le demande expressément aux autres.
Satan n’hésitera pas à semer le doute dans leur cœur afin d’en faire des faux prophètes diffusant des enseignements tronqués. Satan est passé maître dans l’art d’interpréter l’Ecriture de façon à en abuser pour détruire l’œuvre de Dieu. Son but étant de tout mettre en œuvre pour que les yeux restent aveugles : « Afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu (2 Corinthiens 4/4) ».

« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui… Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie et ne vous dépouille par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui… (Colossiens 2 6/10) ».

« Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous l’ai annoncé d’avance. Si donc on vous dit: Voici, il est dans le désert, n’y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas (Mt 24) ».

« Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux (Actes 20 28/30) ».

Nous savons que le retour du Seigneur est très proche et que nous sommes déjà bien avancés dans « ces temps de la fin ». « Je parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis (1 Corinthiens 10 :15) ». C’est un non-sens, mais beaucoup d’enfants de Dieu se figurent aujourd’hui que toutes ces choses prédites sont encore à venir, et sans réfléchir, nous faisons naïvement confiance à des personnalités qui parlent avec autorité et conviction dans le monde chrétien, sans vérifier l’exactitude de leurs dires et de leurs actes dans les Saintes Écritures. Et quand bien même leurs paroles seraient exactes nous n’utilisons plus notre discernement spirituel pour être certain que leur enseignement provient bien de l’Esprit du Seigneur et non pas de la chair d’un prédicateur moraliste. Comme c’est étrange, nous savons discerner le changement des saisons, nous savons discerner les temps de la fin à travers la folie de notre monde contemporain, mais rien n’est mis en place dans nos églises contre les « faux oints », prédits par la Parole de Dieu, qui s’y infiltrent petit à petit comme si nous en étions immunisés d’une manière systématique par le Seigneur. C’est vrai qu’Il nous garde et heureusement, mais il est vrai aussi que nous ne devons pas donner foi à tout ce qui se dit et qui se passe dans nos églises.

« Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes (Cantique 2:15) ». Une petite épine peut causer beaucoup de souffrance, un petit nuage peut masquer le soleil, de petits renards ravager les vignes; et de petites interprétations erronées de la Parole causer un dégât considérable à l’œuvre de Dieu. Ces « petites désobéissances », ces petits comportements immatures et mondains s’enfouissent dans l’Eglise, et la remplisse tellement qu’elle devient détestable pour Christ. Il fera que sa communion avec nous sera inconfortable et sans puissance. L’apostasie nous rendra misérable aux yeux de Jésus « Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu (Apocalypse 3:17) ».
Nos mouvements, nos doctrines, nos liturgies, nos églises peuvent nous paraître florissantes et riches d’un point de vu organisationnel, et nous entrainer à nous croire à l’abri des séductions de l’ennemi de nos âmes ; mais cette illusion fait de nous des chrétiens suffisants par nous-mêmes et nous pousse, d’une manière certaine, à nous passer de Celui qui est notre force et notre « tout », et sans qui nous ne pouvons rien faire.

Dans notre monde dit moderne, une quantité phénoménale d’informations circulent pour nous tenir au courant des lois de notre pays car « nul n’est censé ignorer la loi », mais force est de constater que cette sagesse fait considérablement défaut à l’Eglise du Seigneur. Beaucoup de chrétiens ne se tiennent plus au courant des détails des commandements immuables de Dieu dans la Bible, ils ne cherchent plus les pensées de Dieu pour leur vie, ils ignorent tout des évènements prédits par celle-ci. Ils sont de plus en plus occupés à s’inventer des sources de divertissements et de réjouissances, et de moins en moins à rechercher auprès de Dieu l’obéissance à Ses commandements.
Au lieu de veiller et de prier avec crainte et tremblement, le peuple de Dieu court après des cérémonies criardes comme Israël devant le « veau d’or », enivré et étourdi par le vin avarié de ses appétits charnels. Nous élisons des bergers selon nos cœurs et selon les critères du monde en espérant secrètement que Dieu nous suivra aveuglément et nous donnera une pleine bénédiction, quelle grossière erreur, quelle folie ! Comme Israël, de nombreuses églises sont en souffrance aujourd’hui, accablées par des « despotes » spirituels.

Nous retrouvons de plus en plus la philosophie de vie qui animait les hommes du temps de la construction de la tour de Babel: “et maintenant ils ne seront empêchés en rien de ce qu’ils pensent faire” (Gen. 11.6). La conséquence fut que l’homme crut de plus en plus en lui-même et en son pouvoir d’orchestrer lui-même la religion, croyant monter assez haut vers le ciel par ses propres forces, et en même temps, il douta de plus en plus de Dieu et surtout de l’importance capitale d’obéir à Sa Parole, au point de rejeter aujourd’hui des chapitres entiers de celle-ci. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à croire que le Christianisme est dans la même condition qu’Israël aux temps des juges. « En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon (Juges 17:6) ».

Le passage de Juges 17 :6 envers Israël n’est pas une déclaration positive. Michée dénonça ce péché, celui de persister dans des comportements idolâtres. Il n’y avait pas de juges dans le pays pour dénoncer ce péché ni pour restreindre le peuple. La loi de Dieu étant mise de côté, elle fut remplacée par le subjectivisme, c’est-à-dire la tendance à juger des choses spirituelles en ne tenant compte que de certitudes personnelles. C’est exactement ce que nous voyons de nos jours dans notre culture postmoderne relativiste. Nous nous attendons à cette attitude de la part du monde mais elle a presque submergé le Christianisme tel que nous le connaissons. En effet, le Christianisme est en train d’être redéfini à l’image des imaginations de l’homme. (Romains 1 :21). Les règles sont établies de plus en plus par des faux enseignants et la masse chrétienne s’empresse de les suivre. Seuls ceux qui écoutent les juges d’aujourd’hui, ceux qui marchent par l’Esprit et qui ont du discernement biblique, seront sauvés dans cet âge d’apostasie. « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort (Proverbes 14:12) ».

Il existe beaucoup d’évangéliques qui n’ont pas encore découvert qui ils sont en Christ, ni les réalités spirituelles qui s’attachent à Christ. Dans beaucoup d’églises locales, le syncrétisme religieux tisse une toile dévastatrice sur les esprits, entraînant peu à peu la perte de notre identité apostolique. Nous pouvons dire que nous sommes nés de nouveau mais si nous choisissons de vivre en établissant nos propres règles selon notre bon plaisir au lieu de demeurer dans la “loi de Christ”, nous prouvons ainsi que nous n’aimons pas le Seigneur et Il ne nous aimera pas en retour (Jean 15 :10).

« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience (1 Tim 4/1) ».
Il n’est pas dit qu’ils abandonneront les églises, mais la foi véritable. Déjà dans le jardin d’Eden l’adversaire de Dieu mit en doute la Parole du Créateur, sans toutefois La nier, en disant: « Dieu a-t-Il réellement dit?…” (Gen. 3.1) ». Aujourd’hui c’est encore lui qui inspire les chrétiens charnels dans leurs considérations intellectuelles, lesquels engendrent la rébellion envers leur Créateur. La Parole de Dieu est mise en doute par beaucoup de gens parce qu’ils regardent aux actions humaines défaillantes de beaucoup de ceux qui prétendent représenter et servir Dieu. « Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira » (Matthieu 24 :10-12). Nous sommes en droit de nous demander quel est le dieu qu’ils servent vraiment ?

L’évangile s’est mondanisé et les vrais « Jean-Baptiste » qui le dénoncent par l’Esprit et qui s’y opposent par leurs choix de vie, sont relégués aux bans des accusés. Ils dérangent et agacent les autorités religieuses dans leur fonctionnement bien huilé de leur « PME-PMI » et sont dénoncés, comme Josué et Caleb, d’être des empêcheurs de tourner en rond. Ils sont généralement « lapidés avec la langue », bannis des postes décisionnels.

De moins en moins de prédicateurs prêchent la mort, ou la négation de ce Moi-je, on l’élève plutôt au-dessus de tout. C’est un message dans lequel souffrir pour Christ ne se trouve nulle part (Philippiens 1/29), et la question du péché et de ses conséquences est évitée autant que possible. Un message qui flatte et console la chair, mais ne produit aucun fruit de justice ni de repentance, mais qui prétend seulement à ce que la personne se sente bien en elle-même. En réalité, il s’agit ici d’un message diabolique. Bible -Foi

A la base, la repentance, terme qui, en grec est « metanoia », et signifie changer de manière de penser, implique de commencer à vivre d’une manière diamétralement opposée à celle dont on avait l’habitude. Par conséquent, au lieu de se centrer sur soi-même, comme l’enseignent tous ces faux docteurs et « doctoresses » d’aujourd’hui, nous devons nous centrer sur le Seigneur et sur Sa Parole ; Sur ce qu’Elle enseigne vraiment dans tous les détails, en demandant au Seigneur la puissance, non seulement pour expérimenter Sa Parole, mais aussi pour la vivre, de façon consacrée.

Jean-Baptiste s’attira sur lui la colère du roi Hérode-Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, car il lui reprochait son mariage adultérin avec Hérodiade, femme de son demi-frère Hérode-Philippe. Le « Il ne t’ai pas permis» de Jean-Baptiste et de ceux qui ont vraiment les « yeux » ouverts est petit à petit remplacé par le politiquement correct. Les responsables ne s’unissent plus autour des Ecritures mais autour de leurs intérêts personnels prenant garde de ne pas se froisser les uns les autres. Le message de la sanctification, de la mise à part du monde sans aucun compromis, est délayé avec la mondaine psychologie. Nous vivons « en bonne intelligence » dans nos églises et nous désignons cela comme étant l’unité que demande le Seigneur.
Le politiquement correct n’est nullement un langage propre aux partis politiques et aux mandataires du même nom. C’est un langage qui concerne toutes les facettes de notre vie sociale et même religieuse. Au départ, le politiquement correct consiste à épurer le langage courant d’expressions et de termes jugés choquants ou dévalorisants. C’est une façon de s’exprimer socialement de manière admissible. A l’arrivée, le politiquement correct s’apparente à la « langue de bois », à « noyer le poisson » ou encore « tourner autour du pot ». On dissimule, on jargonne, on abuse d’une langue hermétique, embrouillée et souvent creuse. Ce langage par rapport au langage vrai n’est jamais que du langage christianisé, veillant à ne déplaire à personne et dissimulant les réalités crues de la Bible. Comme on est dans un fonctionnement religieux bien souvent de pensée unique, il ne faut surtout pas poser les questions qui fâchent, sinon c’est le bannissement ! « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ (Galates 1:10) ».

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Le paradis est si réel, de Choo Thomas: Critique du livre et analyse des révélations http://www.blogdei.com/14358/le-paradis-est-si-reel-de-choo-thomas-critique-du-livre-et-analyse-des-revelations/ http://www.blogdei.com/14358/le-paradis-est-si-reel-de-choo-thomas-critique-du-livre-et-analyse-des-revelations/#comments Wed, 18 May 2011 09:19:45 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=14358

le sarment

 

Le livre «Le paradis est si réel» de Choo Thomas raconte principalement des visions du paradis, que l’auteur déclare avoir reçues de Jésus. Ce dernier lui aurait fait un certain nombre de révélations  importantes et l’aurait chargée de plusieurs messages.

 

Ce livre, publié en 2003 et préfacé par le Dr David Yonggi Cho, est présenté par l’éditeur comme un best-seller mondial. Sa lecture fait pourtant naître un certain nombre de réticences et d’objections, qui sont répertoriées dans cet article, afin de permettre au lecteur de dépasser le cadre d’une lecture rapide, qui ne stimule que l’émotionnel. Il est vrai qu’au premier niveau « Le paradis est si réel » donne tous les gages d’une communication céleste : beaucoup de bonnes choses émergent à la surface de ce témoignage, d’encouragements à ce que, par exemple, chacun prêche la Parole, se convertisse et se purifie. Le retour du Seigneur y est affirmé (p55) et sa proximité par rapport à nous. La valeur du sang de Jésus y est réaffirmée (p56) comme rédemption du péché de tous ses enfants. Le manque de foi des enfants de Dieu est déploré par celui qui se présente comme le Seigneur Jésus (p57) et il est rappelé que prêcher l’Évangile est ce qu’il y a de plus important (p93). La Bible est mise en avant, et honorée, ce qui donne un sentiment positif (P97).

 

Mais il se glisse également des affirmations qui, à l’examen, se révèlent bibliquement infondées, venant de celle qui se présente comme « une prophétesse de la fin des temps » (p201), prétendant apporter des révélations du même niveau que celles de l’Apocalypse (P163). Pire : certaines de ces affirmations sujettes à caution émanent de celui qui se présente comme Jésus, ce qui altère singulièrement la crédibilité de l’ensemble. Le lecteur jugera.

 

Une question importante

 

Pourquoi émettre des objections à l’égard d’un livre qui annonce des vérités aussi importantes que l’existence de Dieu et du paradis ? Qui sommes-nous pour juger et critiquer des déclarations célestes, prononcées semble-t-il par Jésus lui-même ? N’encourons-nous pas un jugement — celui du blasphème contre le Saint-Esprit — en nous prononçant contre des déclarations présentées comme divines ?

 

La réponse biblique

 

À la page 149 (ainsi que dans plusieurs autres passages) le Jésus de Choo Thomas dit à propos du livre-témoignage qu’il demande à l’auteur d’écrire : « Je veux que mes enfants le lisent … il exposera toutes mes paroles et le royaume que j’ai préparé … ».

 

En dépit de ces déclarations qui sont faites pour servir d’attestations d’authenticité spirituelles, soit auto-descernées, soit supposément délivrées par Dieu lui-même — et donc des invitations à tout accepter avec confiance — nous avons le devoir et la responsabilité d’éprouver toutes choses[1], afin de vérifier si elles viennent bien de Dieu, en les confrontant à la somme de révélations divines contenues dans les Écritures. Et s’il se trouve des contradictions ou des divergences notables entre le Jésus biblique et le Jésus de Choo Thomas, alors nous aurons la liberté (et le devoir) d’émettre des réserves légitimes et d’avertir chacun de ne retenir que ce qui est bon[2], ce qui implique d’être prêt à procéder à un tri (et non à tout accepter aveuglément).

 

Or, la configuration du livre de Choo Thomas ne favorise pas le libre exercice du discernement : il l’inhibe, au contraire, en poussant le lecteur à considérer (inconsciemment) que puisque Dieu parle, tout est vrai. Ce qui est écrit est donc « comme » la Parole de Dieu, d’une manière plus ou moins revendiquée. Cette configuration est idéale pour favoriser la transmission et l’implantation de tout ce qu’on veut, du meilleur jusqu’au pire.

 

Déclarations suspectes, douteuses, ou fausses


Le paradis de Choo Thomas dans ses détails et ses contradictions

 

P120-121 : « …Nous nous sommes approchés de l’une des maisons. Elle avait un portail à deux battants bordé d’or et elle était entourée de vitraux. Je remarquais particulièrement la poignée d’or pur ! En entrant dans la demeure, je constatai que toutes les fenêtres étaient ornées de vitraux. Le sol était couvert d’un tapis aux teintes pastels qui conféraient à cet intérieur un aspect très classique. Les joyaux qui ornaient les murs brillaient de mille feux. J’avais l’impression d’entrer dans un tableau, et non dans une véritable maison ! Je gravis l’escalier doré dont la rampe était sculptée. En haut des marches, j’entrai dans une chambre au lit plus imposant et plus large que ceux des rois de la terre. J’en fis le tour, puis je pénétrai dans un vestiaire paré d’or et de pierres précieuses sur tous les murs, sauf un, qui était couvert d’un immense miroir reflétant la beauté stupéfiante du décor ».

Commentaire : La vision du paradis proposée par Choo Thomas est décrite avec force détails, qui dépeignent un monde paradisiaque très proche de la vie terrestre, mais en mieux. La part de mystère de découverte des lieux célestes en souffre, car il ne s’agit ici que d’une sublimation du connu, c’est-à-dire que le céleste nous est décrit par le terrestre, ce qui est une bonne définition de l’anthropomorphisme. À la manière des peintures religieuses de la grande époque des arts catholiques, Choo Thomas décrit une vision baroque[3] du paradis, de l’éternité et de Jésus.

 

P92 : « …Le miroir de la coiffeuse était aussi entouré d’une frise de pierres bleues qui soulignaient son éclat, et dans la salle de bains, une baignoire argentée était décorée de pierres précieuses de toutes les couleurs. »

Commentaire : Difficile de résister ici à l’ironie … certains pensaient peut-être benoîtement que les souillures n’existeraient plus dans l’éternité, il n’en est rien. La présence d’une baignoire nous indique qu’il faudra continuer de se laver : c’est une info indirecte, certes, mais non des moindres.

 

P128 Les poissons

 

Nous avons marché longtemps, puis nous avons vu un pittoresque pont en bois rouge. Lorsque nous l’avons franchi, j’ai baissé les yeux et j’ai constaté que l’eau était remplie de poissons de diverses espèces. « À quoi sont destinés tous ces poissons ? » demandais-je. « C’est de la nourriture pour le royaume », me répondit le Seigneur. Je fus ravie d’apprendre qu’au paradis, nous mangerons des fruits et du poisson. Le fait que ce soient les aliments de base là-haut sous-entend que nous devrions en consommer davantage sur la terre. J’ai toujours considéré les poissons et les fruits comme des aliments très sains, et cette visite au paradis me l’a confirmé.

Commentaire : Les choses correspondent aux attentes (et aux habitudes) de Choo Thomas, qui nous apprend que nous pouvons d’ores et déjà nous préparer ici-bas à réformer notre alimentation : fruits et poissons; c’est le régime céleste, en quelque sorte. C’est une autre info d’importance : les Écritures semblaient nous permettre d’espérer que nous serions changés et que les conditions d’existence seraient différentes dans l’éternité[4], il n’en est rien, encore une fois.

 

P129 La cuisine

 

Ensuite, je l’accompagnais dans les rochers, et je remarquai de nombreux sites de cuisson ainsi que des fours argentés, encastrés dans la roche. Au-dessus, des grills de cuisson étaient entreposés, avec des assiettes ovales et des fourchettes en argent. Le Seigneur pressa simplement un bouton situé sur le côté du four, et celui-ci commença à chauffer.

 

Il se transforma aussitôt en cuisinier, devant moi … Le Seigneur me regarda consommer avec joie mon repas céleste. Lorsque nous avons fini de manger, il a pris mon assiette et ma fourchette et il les a mis dans une bassine argentée. Puis il me dit : « comme tu le vois ma fille, j’ai tout préparé pour mes enfants ».

Commentaire : Plusieurs nouvelles importantes, à commencer par la présence de fours électriques (ou à énergie propre, doit-on sans doute supposer) et la confirmation de la nécessité … de se nourrir. Ce qui entraîne la nécessité … de faire la vaisselle, sauf erreur, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. À moins que l’existence de fours permette d’espérer qu’on trouve aussi des laves-vaisselle, mais la présence de cette bassine argentée nous plonge dans un abîme de circonspection.

 

« … Puis nous sommes retournés sur la route et nous sommes rentrés dans l’édifice blanc où nous nous changeons toujours. Un ange m’a conduite au vestiaire, et j’ai mis une belle robe et une couronne. Le Seigneur m’attendait ».

Commentaire : Une belle robe, une couronne, et Choo Thomas peut se présenter devant Dieu. La mise et les toilettes sont aussi importantes dans le ciel que sur la terre.

 

P130 : « Dis à tout le monde qu’il y a beaucoup à manger dans mon royaume. Ici, tout a bien meilleur goût que les nourritures terrestres ! Aimes-tu le poisson ?

Commentaire : le Jésus de Choo Thomas lui a servi du poisson à la page 128 et voilà qu’il lui demande si elle aime le poisson… C’est bien le moment de poser la question ! Ce Jésus est un peu distrait, à moins que la retranscription de ces épisodes célestes soit un peu compliquée à replacer dans l’ordre chronologique. Après tout, dans l’éternité, peu importe ce qui s’est passé hier !

 

P132 : « Je vis quelque chose bouger dans les champs remplis de ce qui semblait être du blé et je m’aperçus que la vallée était pleine de bétail qui ressemblait beaucoup à nos vaches terrestres. « Écris ceci, Choo Nam. Je veux que mes enfants sachent ce qui les attend au paradis. Je sais que beaucoup d’entre eux se posent des questions à ce sujet. Certains se demandant si on y trouvera de la nourriture à manger ».

Commentaire : Le Jésus de Choo Thomas cherche à rassurer tout le monde, afin que ceux qui s’inquièteraient à propos de la nourriture (dans l’éternité) se préparent … à ne rien changer ! Le problème, c’est que s’il y a de la vache, il y aura de la viande. Et s’il y a de la viande, il y a la mort. Pourtant, à la page 137, Choo Thomas déclare que la mort n’existe pas dans le paradis. Pas pour tout le monde, visiblement ! Les prophéties bibliques semblaient pourtant nous rassurer au sujet de ce côté carnassier de la création [5], mais pas la vision présente du paradis. Dommage.

 

P133 « Le Seigneur me fit entrer dans une des maisons. Elle était très différente des manoirs et des châteaux que nous avions visité auparavant. Son intérieur était assez simple, ses couleurs sobres. « Ce sont des maisons de plage pour mes enfants », expliqua le Seigneur. C’était stupéfiant ! Nous aurions donc des maisons de plage au paradis ! Oui, Dieu veut vraiment que ses enfants soient heureux et jouissent éternellement de ces plaisirs ».

Stupéfiant, c’est bien le mot.

 

Un détail anecdotique parmi d’autres

 

P84 : Jésus tient à présenter le patriarche Abraham à Choo Thomas : « Abraham était quelqu’un de digne, avec de longs cheveux blancs et une barbe flottante couleur de neige. Même s’il semblait âgé, ses yeux pétillaient de jeunesse et de joie ».

Commentaire : Dans différents endroits de son livre, (P45, 90 et 98, et dans d’autres encore) Choo Thomas explique qu’au paradis, elle bénéficie d’un corps jeune, elle rajeunit et évolue dans une beauté et une jeunesse éternelle … alors que le pauvre Abraham semble, lui, éternellement vieux ! C’est bien dommage pour lui.

 

Plus grave : les expériences mystiques suspectes

 

Choo Thomas connaît un rituel « spirituel » très particulier, régulier, toujours le même, au travers duquel elle est mise en condition pour entrer en présence de celui qui se présente comme Jésus. Page 165, on en lit une courte description, que l’auteur tient à expliciter dans tous ses détails : « Le matin du 2 mai, j’eux un moment de prière exceptionnel. L’onction de Dieu sur moi fut plus prononcée que d’habitude et lorsque je terminai mon intercession, je tremblai de tous mes membres. Cela sembla ne jamais devoir s’arrêter ! Les grognements de mon esprit ressemblèrent à des convulsions internes. J’eus de la fièvre et je transpirai abondamment » … (p168), elle change de voix durant « l’onction » : « la voix que je prenais toujours lorsque j’avais des visions réapparut et resta en moi pendant longtemps ».

Commentaire : les manifestations décrites par Choo Thomas n’évoquent aucune des expériences  bibliques faites par les prophètes et les oints de l’Eternel. Bien au contraire, ces symptômes correspondent plutôt à des manifestations médiumniques qui amènent le corps en contact avec des forces spirituelles qui l’instrumentalisent.

 

À la page 182, l’auteur explique que durant ces expériences, elle perd le contrôle de sa personne : « Depuis 1995, cette onction a été si forte que je ne peux maîtriser ni mon tremblement, ni d’autres manifestations physiques ».

 

À la page 191, elle ajoute encore : « Au cours de ces moments sublimes, le Seigneur me parlait directement et personnellement, puis il entamait un travail préparatoire dans mon organisme. À ce moment-là, je n’avais plus aucun contrôle sur mon corps pendant deux à quatre heures … Souvent il me parlait pendant que mon corps tremblait violemment. Parfois il m’expliquait ce qu’il ferait la fois suivante, et lorsqu’il sentait que mon cœur contestait son plan, il me reprenait en m’ordonnant : « Obéis-moi ! » …

 

Celui qui se présente comme Jésus est entouré de

démons :  « Lorsque les séances du soir ont commencé, j’ai vu des visages démoniaques tout autour de la pièce ; ils étaient répugnants et effrayants, mais ils ne me firent pas peur. Je les vis voleter derrière la tête du Seigneur, mais lorsque je les repoussai, ils disparurent instantanément ».

 

P193, perte de contrôle : « Lorsqu’il accomplissait son saint travail sur moi et avec moi, je n’avais plus aucun contrôle sur mes mains ni sur aucune partie de mon corps. Toutefois, à la suite de cela, je reçus une véritable force physique surnaturelle. Lorsque je prie pour les autres en leur imposant les mains, je tapote souvent leur tête ou leurs épaules, parce que la puissance du Saint-Esprit se déverse par moi. Lorsque je suis ointe, personne ne peut retenir mes mains, parce qu’elles s’agitent rapidement sous la puissance du Saint-Esprit ».

 

P195, symptômes bien connus de catalepsie et de lévitation : « Parfois, lorsque le Seigneur travaillait dans mon organisme et mes mains, tout mon corps devenait noir et froid [6]. Au début, cela me surprenait et me terrifiait, mais la présence du Seigneur balayait toutes mes craintes. D’autres fois …tout mon corps devenait invisible …Au cours de certaines de ces séances, le Seigneur élevait et abaissait mon corps. Sous son influence, mon organisme restait tout droit ou tournait sur lui-même … Bien des fois, il élevait et rabaissait mon corps quarante-neuf fois par nuit … La puissance du Saint-Esprit était si forte que, par moments, j’avais l’impression de perdre la tête ».

 

Commentaire : Choo Thomas présente des symptômes évidents de transes mystiques, accompagnées de manifestations non répertoriées par la Bible, mais bien connues des cercles de l’occultisme. La demande « de l’esprit » d’abandon total de l’ensemble de la personne, revient à employer le mot de possession consentie. La présence d’une autre voix intérieure vient étayer cette hypothèse, qui fait rapprocher ce cas d’une situation mystique/spirite très poussée, probablement guidée par un esprit religieux qui évoluerait ici aux confins de la vérité, probablement aux fins de semer dans les cœurs un levain mauvais. Il est bon de rappeler ce verset de la 2è épître de Paul aux Corinthiens (11/14) : « Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière ».

 

Sur de telles bases, il ne serait pas surprenant que Choo Thomas manifeste, à l’avenir, d’autres signes et prodiges mensongers, comme les stigmates par exemple.

 

Elle raconte avoir été l’objet de trente-trois déblocages physiques particuliers, véritable initiation épuisante durant laquelle « Jésus » la prive de sommeil, lui impose des exercices éreintants (page 198) : « Après dix jours de repos, le Seigneur s’est mis à travailler dans mon organisme de nombreuses façons différentes, comme s’il libérait un potentiel dans mon corps. Par exemple, lorsque j’étais couchée, il me faisait asseoir, ou il me tirait de mon lit pour me mettre debout. Tout cela s’effectuait par la puissance du Saint-Esprit et non de mon propre chef. Tout ce travail corporel inhabituel m’épuisant, parce que cela faisait se lever et s’agenouiller mon corps devant lui sept fois d’affilée, à maintes reprises. Je sanglotais pendant tout le processus, car cette œuvre dans ma vie était éreintante et humiliante. Parfois, j’étais tellement épuisée que je n’en pouvais plus.

 

Après le déblocage de son « trente-troisième verrou [7] », Choo Thomas reçoit la visite de Celui qui se fait appeler Jésus (p203) : « Il tenait une boule d’or rehaussée de pierres précieuses … puis il la plaça dans sa main droite et il dit « je vais mettre cette onction sur ta tête ». Lorsqu’il ouvrit la boule, il en sortit une fumée, qu’il répandit sur moi …Après cela, il me montra tout l’océan et le monde entier, et il déclara : « Le monde est à toi. »

Commentaire : Tout cela ressemble vraiment à un rite initiatique, aux antipodes du baptême du Saint-Esprit biblique. On imagine mal les douze disciples passant par de telles « préparations », avant d’entrer dans leur ministère.

 

Un jour, Choo Thomas interroge celui qui dit être Jésus : « Pourquoi m’as-tu choisie, Seigneur ? ». Il me répondait clairement : « Parce que tu es très malléable » (211).

Commentaire : C’est dans cette sorte de dialogue que jaillissent des éclairs de vérité, dans une certaine naïveté de l’auteur. Il est effectivement nécessaire de trouver un sujet qui s’abandonne et qui accepte tout sans poser de questions. Nous sommes alors davantage dans un statut de médium que dans un statut de prophétesse…

 

« Révélations » sur les conditions du Salut

 

P47 : « Ma fille, nous sommes allés dans le royaume … seuls, mes enfants obéissants et au cœur pur  s’y rendront » ;

P48 « le Seigneur ajouta : ceux qui ne donnent pas leur dîme sont des enfants désobéissants »

 

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Pleurez pour vos bergers, par David Wilkerson http://www.blogdei.com/14234/pleurez-pour-vos-bergers-par-d-wilkerson/ http://www.blogdei.com/14234/pleurez-pour-vos-bergers-par-d-wilkerson/#comments Sat, 07 May 2011 08:34:47 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14234

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(remerciements à Carole pour ce lien)

Ndlr: D. Wilkerson n’a pas seulement évoqué les signes du temps présent, il était aussi porteur d’un message de repentance et de réconciliation avec Dieu, faisant de lui l’un des prophètes des temps modernes.

__________________________________

Il est temps de pleurer et de nous lamenter pour les bergers qui gardent les brebis du Seigneur. Pleurez pour les pasteurs, les évangélistes, les prophètes et les docteurs, car Dieu est sur le point d’envoyer de terribles jugements sur ceux qui sont devenus mauvais, sensuels et aveugles. Les bergers selon Dieu eux-mêmes pleurent entre la porte et l’autel face à la condition de l’Eglise, et le Seigneur S’occupera Lui-même des bergers corrompus et égoïstes.

Ecoutez la grande prophétie de Jérémie :

 » Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent le troupeau de mon pâturage! dit l’Eternel. C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël, sur les pasteurs qui paissent mon peuple: Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées, vous n’en avez pas pris soin; voici, Je vous châtierai à cause de la méchanceté de vos actions, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :1-2).

Le cœur de Jérémie était brisé devant la corruption qu’il voyait au milieu de ceux qui étaient appelés à diriger le peuple de Dieu. Le péché si criard et l’égoïsme des serviteurs de Dieu de son époque l’accablaient tellement qu’il tremblait comme un homme ivre de vin. Il pleurait :

 » Sur les prophètes. Mon cœur est brisé au dedans de moi, tous mes os tremblent; je suis comme un homme ivre, comme un homme pris de vin, à cause de l’Eternel et à cause de Ses paroles saintes. Car le pays est rempli d’adultères; le pays est en deuil à cause de la malédiction; les plaines du désert sont desséchées. Ils courent au mal, ils n’ont de la force que pour l’iniquité. Prophètes et sacrificateurs sont corrompus; Même dans ma maison J’ai trouvé leur méchanceté, dit l’Eternel.  » ( Jérémie 23 :9-11)

Et le prophète ajoute ces paroles terribles :

 » C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel des armées sur les prophètes: Voici, je vais les nourrir d’absinthe, et Je leur ferai boire des eaux empoisonnées; Car c’est par les prophètes de Jérusalem que l’impiété s’est répandue dans tout le pays.  » (Jérémie 23 :15).

Une terrible malédiction était tombée sur le pays; l’adultère sévissait de toute part; le peuple de Dieu avait emprunté un chemin diabolique et il était spirituellement desséché et déprimé. Mais ses propres bergers n’avaient pas pitié de lui. Ses bergers étaient aveugles devant la menace d’un jugement imminent du Dieu Tout-Puissant. Alors que les armées ennemies s’approchaient des portes mêmes de la ville, les bergers aveugles prêchaient un message réconfortant de paix et de prospérité. Ils avaient réussi à convaincre le peuple que le temps de bonheur n’aurait pas de fin. Jérémie savait pourquoi ces bergers, ces sacrificateurs et ces prophètes égocentriques ne prêchaient pas contre le péché ou n’avertissaient pas le peuple. Il savait pourquoi ils n’opéraient que des guérisons superficielles en faveur du peuple de Dieu. Parce qu’eux-mêmes, ils étaient très liés par les mêmes péchés – eux aussi, ils vivaient un mensonge.

Ecoutez Jérémie qui les accuse :

 » Mais dans les prophètes de Jérusalem j’ai vu des choses horribles; ils sont adultères, ils marchent dans le mensonge; ils fortifient les mains des méchants, afin qu’aucun ne revienne de sa méchanceté; ils sont tous à mes yeux comme Sodome, et les habitants de Jérusalem comme Gomorre. «  (Jérémie 23 :14).

La tempête de l’Eternel était déjà bien résolue, et Dieu avait averti Son peuple par les saints prophètes que Sa colère ne faillirait pas, et que le jugement était inévitable. Mais Jérémie pouvait à peine croire ce qu’ils prêchaient. Ces bergers avaient face à eux un peuple qui marchait dans l’obstination, tolérant la fornication et l’adultère, vivant sous une malédiction et se préparant à tomber sous un jugement dévastateur – et ces bergers mentaient au peuple de Dieu, en prêchant un message de fausse sécurité :

 » Ils disent à ceux qui me méprisent: L’Eternel a dit: Vous aurez la paix; et ils disent à tous ceux qui suivent les penchants de leur cœur: Il ne vous arrivera aucun mal.  » (Jérémie 23 :17).

S’ils avaient été des hommes de prière et s’étaient mis à part pour Dieu et L’avaient cherché de tout leur cœur, ils auraient entendu le tonnerre venir au loin, ils auraient discerné qu’un jugement était déjà programmé, ils auraient été secoués, consumés par le désir de réveiller le peuple de Dieu. Dieu dit :

 » Je n’ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé. S’ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre Mes paroles à Mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, ee la méchanceté de leurs actions.  » (Jérémie 23 :21-22).

Jérémie tonna dans une noire colère :

 » Ainsi parle l’Eternel des armées: N’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous prophétisent! Ils vous entraînent à des choses de néant; ils disent les visions de leur cœur, et non ce qui vient de la bouche de l’Eternel.  » (Jérémie 23 :16).

Il ajouta :  » Ils se dérobent Mes paroles l’un à l’autre.  » et aussi :  » Les prophètes ne sont que du vent, et personne ne parle en eux. Qu’il leur soit fait ainsi! «  (Jérémie 5 :13).

Ces bergers rétrogrades étaient tellement épris de leurs propres rêves qu’ils prenaient la tromperie de leur cœur pour le feu et l’onction de la vraie Parole. Il y a beaucoup de rêveurs et de conspirateurs sur les estrades des églises, de nos jours – des hommes d’église qui disent à tout vent :  » J’ai un rêve.  » Dieu dit :

 » J’ai entendu ce que disent les prophètes qui prophétisent en Mon nom le mensonge, disant: J’ai eu un songe! J’ai eu un songe! Jusques à quand ces prophètes veulent-ils prophétiser le mensonge, prophétiser la tromperie de leur cœur? Ils pensent faire oublier Mon nom à Mon peuple par les songes que chacun d’eux raconte à son prochain, comme leurs pères ont oublié Mon nom pour Baal. Que le prophète qui a eu un songe raconte ce songe, et que celui qui a entendu Ma parole rapporte fidèlement Ma parole. Pourquoi mêler la paille au froment? dit l’Eternel. Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Eternel, et comme un marteau qui brise le roc?  » (Jérémie 23 :25-29).

Les bergers égocentriques produisent des rétrogrades

Jérémie n’avait aucun doute sur la cause de la chute du peuple de Dieu. La parole de l’Eternel lui fut adressée en ces mots :

 » Exterminez de Babylone celui qui sème, et celui qui manie la faucille au temps de la moisson! Devant le glaive destructeur, que chacun se tourne vers son peuple, que chacun fuie vers son pays. «  (Jérémie 50 :16).

Le peuple de Dieu était frappé de stupeur; il était perdu, et errait sans but. Il ne savait pas à quel point il s’était éloigné du bon chemin. Il avait  » oublié son bercail  » (Jérémie 50 :6).

Jérémie dit :  » Tous ceux qui les trouvaient les dévoraient. «  (Jérémie 50 :7). C’est une allusion aux puissances démoniaques de Satan.

Quel tableau de la condition réelle de la Maison de Dieu pouvons-nous faire ? Des multitudes de brebis rétrogradent. Elles sont perdues et ne le savent pas. La puissance de l’enfer les assaillent, pille leurs vies, détruit leurs enfants, sème la confusion et la discorde dans leurs foyers et leurs mariages. Elles ne connaissent même pas les bons vieux appels à s’avancer que l’on lançait dans les églises, et qui amenaient les gens à pleurer de repentance. Elles n’ont pas l’occasion d’entendre les messages enflammés de bergers au cœur brisé. On ne leur a jamais présenté ce bon vieux schéma.

Dieu accuse les bergers égocentriques de produire l’apostasie chez les chrétiens.  » Leurs bergers les ont égarés; ils les ont détournés du chemin.  » Il est absolument impossible d’esquiver cette cinglante accusation, car elle vient de Dieu Lui-même.

Esaïe a eu une vision effroyable du peuple de Dieu, celle de puissances démoniaques harcelant le troupeau et faisant des ravages. Aucun mur n’a été dressé, aucun berger ne s’est mis en peine, il n’y avait personne pour dire :  » Ca suffit !  » Satan avait quartier libre :

« Vous toutes, bêtes des champs, Venez pour manger, vous toutes, bêtes de la forêt!  » (Esaïe 56 :9).

Le prophète était tout simplement en train de décrire la situation catastrophique du peuple de Dieu. Dans les Ecritures, les bêtes représentent les puissances sataniques.

Le lion dévorait sans rencontrer d’opposition. Il cherchait tranquillement qui dévorer. Pourquoi ? Parce que les bergers étaient devenus aveugles ! Les sentinelles rêvaient, et poursuivaient avec avidité leurs propres ambitions.

Esaïe dit :

 » Ses gardiens sont tous aveugles, sans intelligence; ils sont tous des chiens muets, incapables d’aboyer; ils ont des rêveries, se tiennent couchés, aiment à sommeiller. Et ce sont des chiens voraces, insatiables; ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre; tous suivent leur propre voie, chacun selon son intérêt, jusqu’au dernier.  » (Esaïe 56 :10-11)

Esaïe était affligé parce que le peuple de Dieu était pillé et fait prisonnier par la puissance de l’ennemi.

 » Et c’est un peuple pillé et dépouillé! On les a tous enchaînés dans des cavernes, plongés dans des cachots; ils ont été mis au pillage, et personne qui les délivre! Dépouillés, et personne qui dise: Restitue! «  (Esaïe 42 :22).

Où étaient les bergers, où étaient les serviteurs de Dieu quand tout ce pillage eut lieu ? Ils n’ont été absolument d’aucune aide. Ils titubaient tels des aveugles, des sourds, ils étaient insensibles :

 » Qui est aveugle, sinon Mon serviteur, et sourd comme Mon messager que J’envoie? Qui est aveugle, comme l’ami de Dieu, aveugle comme le serviteur de l’Eternel?  » (Esaïe 42 :19).

Jérémie ajoute :

 » Voici, dit l’Eternel, J’en veux à ceux qui prophétisent des songes faux, qui les racontent, et qui égarent Mon peuple par leurs mensonges et par leur témérité; Je ne les ai point envoyés, Je ne leur ai point donné d’ordre, et ils ne sont d’aucune utilité à ce peuple, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :32).

Ezéchiel a confirmé la triste vérité de ce que les bergers avides et intéressés étaient la cause de la confusion et de l’impuissance régnant au sein du peuple de Dieu. Il dit :

 » Elles se sont dispersées, parce qu’elles n’avaient point de pasteur; elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, elles se sont dispersées. Mon troupeau est errant sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, Mon troupeau est dispersé sur toute la face du pays; nul n’en prend souci, nul ne le cherche. C’est pourquoi, pasteurs, écoutez la parole de l’Eternel! Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, parce que mes brebis sont au pillage et qu’elles sont devenues la proie de toutes les bêtes des champs, faute de pasteur, parce que Mes pasteurs ne prenaient aucun souci de mes brebis, qu’ils se paissaient eux-mêmes, et ne faisaient point paître Mes brebis.  » (Ezéchiel 34 :5-8).

Il en est ainsi aujourd’hui. Il y a pénurie d’authentiques bergers saints qui guident le peuple de Dieu dans la sainteté. Le cri de ceux qui ont faim retentit :

 » Où puis-je trouver un berger selon Dieu pour nourrir mon âme ?  » Ceux qui, eux, ont la chance d’avoir un berger selon Dieu, devraient être très reconnaissants.

Dieu donne l’ordre à Ezéchiel de prophétiser contre les bergers d’Israël. Quelle réprimande cinglante n’a t-il pas lancée aux serviteurs de Dieu !

 » Fils de l’homme, prophétise contre les pasteurs d’Israël! Prophétise, et dis-leur, aux pasteurs: Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes! Les pasteurs ne devaient-ils pas paître le troupeau? Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis.  » (Ezéchiel 34 :2-3).

Zacharie a dit exactement la même chose. Non seulement les bergers étaient-ils aveugles et préoccupés par leurs propres rêves, mais ils n’étaient même pas là quand on avait besoin d’eux. Il déclara :

 » Car les théraphim ont des paroles de néant, les devins prophétisent des faussetés, les songes mentent et consolent par la vanité. C’est pourquoi ils sont errants comme un troupeau, ils sont malheureux parce qu’il n’y a point de pasteur. «  (Zacharie 10 :2).

Ce même prophète déplorait la façon qu’avaient les bergers de traiter le peuple de Dieu comme de la marchandise. Ils s’enrichissaient et prospéraient en tondant les brebis :

 » Ainsi parle l’Eternel, mon Dieu: Pais les brebis destinées à la boucherie! Ceux qui les achètent les égorgent impunément; Celui qui les vend dit: Béni soit l’Eternel, car je m’enrichis! Et leurs pasteurs ne les épargnent pas. «  (Zacharie 11 :4-5).

Un jour de jugement va tomber sur les faux bergers !

Les prophètes ont prédit un jour de jugement soudain sur les bergers et les ministères qui ont trompé le peuple de Dieu. On arrive à un temps où Dieu ne peut plus supporter la cupidité, l’égocentrisme, les prédications parlant de la fausse paix, l’arrogance des ministères qui encouragent les chrétiens charnels et rebelles dans leur entêtement. Dieu finit par éclater soudain et Il provoque une grande tempête :

 » Ainsi parle l’Eternel des armées: Voici, la calamité va de nation en nation, Et une grande tempête s’élève des extrémités de la terre. «  (Jérémie 25 :32).

Selon les prophètes, des jugements violents et rapides tomberont sur les ministères et leur travail – et l’on entendra des gémissements et des pleurs quand tout va commencer à s’écrouler.

 » Gémissez, pasteurs, et criez! Roulez-vous dans la cendre, conducteurs de troupeaux! Car les jours sont venus où vous allez être égorgés. Je vous briserai, et vous tomberez comme un vase de prix. Plus de refuge pour les pasteurs! Plus de salut pour les conducteurs de troupeaux! On entend les cris des pasteurs, les gémissements des conducteurs de troupeaux; car l’Eternel ravage leur pâturage. «  (Jérémie 25 :34-36).

A nouveau, nous sommes arrivés à un stade où la situation est sur le point d’exploser du fait d’un jugement divin sur les bergers et les ministères – ce ne sera pas le diable qui va arrêter les ministères, ce sera Dieu ! Dieu bloquera leurs ressources financières; les dettes s’accumuleront et les problèmes séviront de toutes parts. De l’intérieur, de l’extérieur, il n’y aura qu’agitation, persécution, terreur et panique, tout cela étant permis par Dieu, pour mettre fin à ces ministères, et à ces bergers qui satisfont la chair. Dieu en a assez du christianisme de carnaval, du show-business de l’Evangile et de la collecte dégradante et immorale de fonds, tout cela au nom de Jésus. Dieu dit :  » Vous tomberez comme un vase de prix.  » Cela concerne les ministères chers, coûteux, primés, qualifiés de vase de prix, mais prêts à être brisés.

Zacharie a aussi prophétisé la colère de Dieu contre les bergers qui pratiquent des techniques de vente. Dieu lance un avertissement par l’intermédiaire de Zacharie :

 » Ma colère s’est enflammée contre les bergers. «  (Zacharie 10 :3).

Dieu annonce très clairement qu’Il finira par supprimer les ministères des bergers qui se nourrissent eux-mêmes tout en trompant les brebis :

 » Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Voici, j’en veux aux pasteurs! Je reprendrai mes brebis d’entre leurs mains, Je ne les laisserai plus paître mes brebis, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes; Je délivrerai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie. «  (Ezéchiel 34 :10).

Dieu, par tous Ses saints prophètes, a déclaré une année de châtiment sur les bergers iniques. Jérémie a parlé de cette période de châtiment prédéfinie :

 » Prophètes et sacrificateurs sont corrompus; même dans ma maison J’ai trouvé leur méchanceté, dit l’Eternel. C’est pourquoi leur chemin sera glissant et ténébreux, ils seront poussés et ils tomberont; car je ferai venir sur eux le malheur, l’année où Je les châtierai, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :11-12)

Préparez-vous ! Les chrétiens seront bientôt bombardés, plus que jamais auparavant, de demandes d’aide financière, lancées avec tristesse et désespoir, par des ministères au bord du gouffre. Que d’appels épouvantables ! La culpabilité et la pression fuseront de partout. C’est le bruit du fracas de l’agonie de ces ministères mourants tombant sous le jugement divin.

Le Besoin de Bergers Ayant un Cœur Selon Dieu

Il y a un besoin désespéré de bergers saints, possédant la crainte de Dieu. Car le peuple de l’Eternel est enclin à rétrograder. Sans bergers oints pour le réveiller et le secouer, il retournera continuellement dans le monde et l’immoralité.

Cela peut nous blesser profondément, mais c’est la vérité : le peuple de Dieu a toujours eu un penchant pour le monde et l’idolâtrie, depuis le commencement. L’Israël de Christ est tout aussi opiniâtre que l’Israël de Moïse. Dieu appela Israël à sortir d’Egypte afin de devenir Sa possession propre. Il désirait un peuple mis à part qui L’adorerait et Le servirait d’un cœur soumis. Il dit :

 » Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte, et comment Je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers Moi. Maintenant, si vous écoutez Ma voix, et si vous gardez Mon alliance, vous M’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à Moi; vous serez pour Moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël. «  (Exode 19 :4-6).

Moïse connaissait le penchant de leurs cœurs. Il leur dit :

 » Sache donc que ce n’est point à cause de ta justice que l’Eternel, ton Dieu, te donne ce bon pays pour que tu le possèdes; car tu es un peuple au cou roide. Souviens-toi, n’oublie pas de quelle manière tu as excité la colère de l’Eternel, ton Dieu, dans le désert. Depuis le jour où tu es sorti du pays d’Egypte jusqu’à votre arrivée dans ce lieu, vous avez été rebelles contre l’Eternel (…).Vous avez été rebelles contre l’Eternel depuis que Je vous connais.  » (Deutéronome 9 :6,7,24).

Le peuple, à cette époque, avait pour berger l’homme le plus humble et le plus dévoué sur toute la surface de la terre. Il parlait tel l’oracle de Dieu et il marchait dans Sa gloire, tout en devant, par ailleurs, avertir, et cajoler le peuple, le juger et le pousser à suivre Dieu. Mais même exposé à un enseignement aussi saint et divin, il ne lâcha pas ses convoitises et sa secrète idolâtrie. Moïse en savait long sur le peuple de Dieu. Il savait qu’une fois la crainte de l’Eternel perdue, une fois que le tonnerre contre leurs péchés aurait cessé, il retomberait en masse et retournerait à son ancienne débauche. Et tout s’est passé comme Moïse l’a prophétisé.

Ecoutez ce que Dieu dit au sujet de la nature de Ses enfants :

 » Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s’abandonne-t-il à de perpétuels égarements? Ils persistent dans la tromperie, ils refusent de se convertir.  » (Jérémie 8 :5).

 » Mon peuple est enclin à s’éloigner de Moi; on les rappelle vers le Très-Haut, mais aucun d’eux ne L’exalte.  » (Osée 11 :7).

 » Je t’ai parlé dans le temps de ta prospérité; tu disais: Je n’écouterai pas. C’est ainsi que tu as agi dès ta jeunesse; tu n’as pas écouté Ma voix. «  (Jérémie 22 :21).

Cette tendance continuelle à rétrograder est-elle un phénomène propre à l’Ancien Testament seulement ? Même pas ! A la fin des temps de l’Eglise, vous voyez Christ prononcer des jugements sur l’Eglise de Laodicée – une Eglise rétrograde, aveugle et corrompue – et qui ignore sa condition, un peuple vantard,  » tête de mule « , qui s’enorgueillit de posséder tant de choses, mais qui en réalité, donne au Seigneur envie de vomir. Paul avertit l’Eglise du Nouveau Testament que des marchands s’infiltreraient parmi eux, des docteurs qui ont pour dieu leur ventre, qui prêcheraient la Parole et enseigneraient pour l’appât impie du gain.

Des bergers idolâtres pour des brebis qui aiment les idoles

Ceux qui refusent de renoncer à leurs idoles et qui ne veulent pas mettre de côté leurs pierres d’achoppement se laisseront égarer par des serviteurs corrompus qui leur donneront ce qu’ils attendent.

Un groupe d’anciens d’Israël est venu trouver Ezéchiel pour s’enquérir du Seigneur. Dieu dit au prophète :

 » Fils de l’homme, ces gens-là portent leurs idoles dans leur cœur, et ils attachent les regards sur ce qui les a fait tomber dans l’iniquité. Me laisserai-je consulter par eux? «  (Ezéchiel 14 :3).

Dieu dit donc, en résumé :  » Je répondrai aux voies corrompues et idolâtres par des messages corrompus et idolâtres. Ils sont tellement focalisés sur leurs idoles, tellement obsédés par leur péché caché qui les a liés, tellement déterminés à Me suivre tout en donnant libre cours à la chair, que Je leur donnerai des enseignants pour leur déboucher les oreilles malades. J’enverrai parmi eux des bergers qui useront et abuseront d’eux, qui prêcheront à l’idolâtrie de leurs cœurs, et leur donneront raison.  » (Ezéchiel 14 :4-10).

Nous avons la musique du diable dans la Maison de Dieu parce que la jeunesse l’a demandé – les parents ne s’y sont plus opposés, alors les pasteurs ont tout simplement cédé et donné aux gosses ce qu’ils voulaient. Une Eglise riche et engraissée s’est accoutumée au luxe et elle se vautre maintenant dans l’idolâtrie du matérialisme – et ainsi de suite, Dieu répond à l’idolâtrie par des prédicateurs éloquents qui donneront à l’Eglise une théologie qui justifie ses actes.

Des bergers selon le cœur de Dieu

Alors que Dieu est en train de juger les bergers égocentriques, Il est en train de lever en même temps des bergers selon Son cœur. Ces mêmes prophètes qui ont prédit la chute des bergers avides et corrompus ont aussi prophétisé la venue de bergers saints et de pasteurs selon Dieu qui allaient nourrir le troupeau dans la justice. Dieu s’est réservé pour Lui seul des serviteurs provenant de Sion, la sainte montagne de Dieu :

 » Revenez, enfants rebelles, dit l’Eternel; car Je suis votre maître. Je vous prendrai, un d’une ville, deux d’une famille, et Je vous ramènerai dans Sion. Je vous donnerai des bergers selon mon cœur, et ils vous paîtront avec intelligence et avec sagesse.  » (Jérémie 3 :14-15).

Tout commence avec quelques personnes de l’assemblée – un ici, deux là -, quelques bribes éveillées, qui ont faim, et qu’Il appelle à sortir. Dieu dit :

 » Je leur donnerai un cœur pour qu’ils connaissent que Je suis l’Eternel; ils seront Mon peuple, et Je serai leur Dieu, s’ils reviennent à Moi de tout leur cœur. «  (Jérémie 24 :7).

Quand les élus de Dieu débarrassent leur vie et leur maison de toute idole, et quand le Saint-Esprit les poussent à la sainteté et la pureté – quand leurs cœurs deviennent désespérément affamés de vérité et de réalité -, Dieu leur donnera un cœur nouveau. Ils ne se satisferont plus s’écouter des prédicateurs légers et simplets. Ils discerneront vite quels bergers sont véritables et quels bergers sont faux. Ils seront dans la bergerie d’un vrai berger qui nourrira leurs âmes affamées. Ils seront repris et apprécieront cela – car cela produira en eux une haine pour le péché. Jérémie a prophétisé :

 » En ces jours, en ce temps-là, dit l’Eternel, les enfants d’Israël et les enfants de Juda reviendront ensemble; ils marcheront en pleurant, et ils chercheront l’Eternel, leur Dieu. Ils s’informeront du chemin de Sion, ils tourneront vers elle leurs regards: Venez, attachez-vous à l’Eternel, par une alliance éternelle qui ne soit jamais oubliée! «  (Jérémie 50 :4,5).

Dieu dit :

 » J’établirai sur elles des pasteurs qui les paîtront; elles n’auront plus de crainte, plus de terreur, et il n’en manquera aucune, dit l’Eternel.  » (Jérémie 23 :4).

Dieu a promis d’élever dans les temps de la fin des bergers avec le cœur et les caractéristiques de David :

 » Je porterai secours à Mes brebis, afin qu’elles ne soient plus au pillage, et Je jugerai entre brebis et brebis. J’établirai sur elles un seul pasteur, qui les fera paître, Mon serviteur David; il les fera paître, il sera leur pasteur.  » (Ezéchiel 34 :22,23).

Ceci fait allusion à Jésus, le grand Berger par excellence de tous les élus, ainsi qu’aux bergers ayant un cœur comme David – des cœurs repentants, ayant la crainte de l’Eternel et la jalousie pour Sa sainteté. Dieu nous a donné tant de promesses glorieuses concernant la nourriture et les bergers aux temps de la fin :

 » C’est Moi qui ferai paître Mes brebis, c’est Moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Eternel. Je chercherai celle qui était perdue, Je ramènerai celle qui était égarée, Je panserai celle qui est blessée, et Je fortifierai celle qui est malade. Mais Je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice. « 

(Ezéchiel 34 :15,16).

Esaïe 40 :11 :  » Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent. « 

Apocalypse 7 :17 :  » Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. « 

Conclusion

Qu’aucun serviteur mécontent et rebelle ne soit rassuré par ce message, le traitant avec haine et mépris. Ce que je viens de présenter est le message des prophètes, mais c’est avec un amour et une compassion profonds et sincères pour tous les serviteurs troublés, blessés. C’est avec amour que cette parole forte est livrée, étant donné qu’elle a d’abord percé mon propre cœur. Dieu ne permettra pas que des chrétiens renfrognés et grincheux touchent à Ses oints – surtout quand ceux-ci passent par le feu du fondeur.

Dieu est si patient, si tendre envers tous Ses serviteurs. La vérité est que les bergers qui sont vraiment oints et touchés par la gloire et le feu de Dieu sont passés par beaucoup d’épreuves. Nombreux étaient ceux qui, à un moment donné, ont été séduits par leur égoïsme et leur esprit de compétition, en luttant pour être acceptés ou respectés, motivés par l’envie de réussir et aveuglés par les rêves du monde. Mais Dieu a vu en eux quelque chose qu’Il a aimé – un cœur repentant, affamé, un désir ardent pour des choses de Dieu plus profondes. Et ceux qui ont fait preuve de patience à leur égard, qui ont prié pour eux, les aimant assez pour attendre que Dieu ait le temps de les ramener à Lui – ceux-là ont été, en retour, tellement bénis parce que maintenant ils sont réellement conduits par un berger qui a traversé le feu. Ils ont maintenant un homme de Dieu grâce auquel ils grandissent en Christ; et ils sont maintenant une partie du corps entièrement connectée à la Tête.

Pleurez sur vos bergers ! Pleurez avec amour, avec douleur, mais aussi avec espoir ! Dieu dispose de Ses vrais bergers aujourd’hui, bien que rares et méconnus, des bergers ne se compromettant pas et qui aiment assez le troupeau pour lui montrer ses péchés et l’appeler à se repentir. Priez pour votre pasteur – il est réprouvé comme jamais auparavant. Priez pour tous les évangélistes et tous les ministères. Vous êtes amenés à suivre des bergers qui ont perdu leur onction – mais ne les touchez pas, c’est l’affaire de Dieu qui va s’occuper d’eux personnellement.

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[Vidéo] Sermon du pasteur Carter Conlon: « Sortez du milieu d’eux! » http://www.blogdei.com/14159/pasteur-carter-conlon-sortez-du-milieu-d%e2%80%99eux/ http://www.blogdei.com/14159/pasteur-carter-conlon-sortez-du-milieu-d%e2%80%99eux/#comments Mon, 02 May 2011 15:55:55 +0000 Thunderstorm http://www.blogdei.com/?p=14159

Times Square Church / Chrétien Contact

Conlon Carter est le pasteur principal de Times Square Church. Il a rejoint l’équipe pastorale en 1994 à l’invitation de notre pasteur fondateur, David Wilkerson, et a été nommé au poste de pasteur en 2001.

Après une carrière réussie en application de la loi, Carter Conlon a été pasteur d’une église et a dirigé une école chrétienne à l’est d’Ottawa, au Canada.

Au cours de ses premières années de ministère au Canada, il est également propriétaire et exploitant d’un élevage de moutons.

Cœur de berger, le pasteur Carter Colon montre de facon évidente dans la façon tendre et compatissante de conduire les fidèles, il mène la grande assemblée à Times Square Church. Il est aimé et respecté pour son leadership et sa passion ardente pour Dieu. Il est marié à Teresa Conlon et ils ont trois enfants. Pasteur Carter a obtenu un baccalauréat en droit et en sociologie.

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