Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Bible http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Wed, 19 Oct 2011 13:12:59 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 L’Eglise de Pergame, par Alfred Kuen http://www.blogdei.com/16494/leglise-de-pergame-par-alfred-kuen/ http://www.blogdei.com/16494/leglise-de-pergame-par-alfred-kuen/#comments Tue, 18 Oct 2011 17:48:25 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16494

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La ville
A quelque 70 km de Smyrne, toujours sur la grande route du sud au nord, se trouvait Pergame, à une vingtaine de km de la côte à laquelle la ville était reliée par la rivière Caïcus. Accrochée sur les
flancs de l’Hermos, son site s’étage sur quelque 300 m au-dessus de la plaine dominée par une acropole imposante. « La connaissance que Christ a des églises va au-delà de leurs oeuvres (comme à Ephèse) et de leurs tribulations (comme à Smyrne) et s’étend à l’environnement dans lequel elles vivent. ‘Je sais où tu habites’, dit-il. Il savait que les siens étaient entourés d’une société non chrétienne et exposés de tous côtés à la pression des modèles et des valeurs du monde ». Mieux nous connaîtrons cet environnement, mieux nous comprendrons ces chrétiens et les lettres que le Christ leur adresse.

Au 1er siècle, Pergame semble encore avoir été la capitale politique de l’Asie, siège du proconsul romain et du tribunal suprême, mais se voyait disputer cette suprématie par Ephèse. (Selon Ramsay, le transfert officiel du gouvernement s’est fait sous Hadrien en 129.) Sa population de l’époque est estimée entre 150 000 et 200 000 habitants. Elle s’enorgueillissait de sa vie artistique, littéraire et scientifique. Sa richesse provenait en partie du trésor de guerre de Lysimaque, l’un des généraux d’Alexandre, confié à la ville et accaparé par elle. Ses rois avaient créé une école de sculpture, des ateliers pour travailler l’ivoire et les pierres précieuses, pour fabriquer des parfums et des parchemins. Le mot parchemin lui-même est une francisation de Pergamene charta (une feuille de Pergame, en allemand : ein Pergament).

La légende prétend que le roi Eumène de Pergame voulait attirer dans sa ville le bibliothécaire d’Alexandrie. Le pharaon Ptolémée l’ayant appris interdit l’exportation du papyrus à Pergame. C’est ce qui amena Eumène à chercher un produit de remplacement : il le trouva dans les peaux de mouton traitées et blanchies. L’industrie qui en naquit fut l’une des sources de richesse de la ville.
La bibliothèque municipale en fut le premier client pour confectionner les 200 000 volumes qu’elle abritait (qui furent offerts par Antoine à Cléopâtre et prirent le chemin de l’Egypte). La ville édifia aussi un temple à Athéna, la déesse de la poésie. Ses habitants avaient le choix entre cinq théâtres.
L’un d’eux, construit vers 170 av. J.-C., avait 80 rangées de sièges étagées sur 5 mètres de hauteur et pouvait contenir 60 000 spectateurs.

Temples et cultes païens
La vie religieuse était très développée à Pergame, « en partie parce que la religion devint l’un des principaux instruments de la politique ». On y trouvait des temples dédiés aux principales divinités grecques et à l’empereur romain. » Ces divers cultes étaient alliés et plus ou moins fondus entre eux, et s’arrangeaient fort bien avec celui des Césars. Le prêtre de Zeus-Soter était aussi prêtre du divin Auguste. Dionysos-taureau fraternisait avec Askiépios-serpent ; les mystères phrygiens déclaraient que ‘le taureau est père du serpent, et le serpent, père du taureau’ ».
Au-dessus de tous ces temples trônait celui de Zeus-Soter, visible du fond de la vallée, avec son autel de 12 m de haut, classé parmi les sept merveilles de l’Antiquité. La base de l’autel mesurait
37m sur 34, elle était entourée d’une frise représentant la lutte de Zeus et d’Athéna contre les géants. (Cet autel a été reconstruit à Berlin dans le musée Pergamentum.)
Dans la ville se trouvait le temple d’Asclépios (l’Esculape des latins) qui était en même temps un centre médical avec une source curative s’épanchant dans un bassin de marbre. Ce centre était réputé dans le monde antique depuis le 4e siècle av. J.-C. On soignait les malades par des bains d’eau et de soleil, par la musique, la suggestion, la prière et l’interprétation des rêves. L’auteur catholique Dallmayr écrit: « Ce n’est pas un blasphème que de penser à Lourdes… La source, les bains, le sanctuaire qui les domine, les nombreux miracles attestés – tout cela constitue bien des parallèles ».

Le symbole d’Esculape, le serpent (qui est resté celui de toutes les branches médicales et paramédicales) figurait sur les pièces de monnaie de la ville. Le serpent étant sensé incarner le dieu
Asclépios. Les malades étaient couchés la nuit dans le temple où l’on élevait des serpents inoffensifs qui étaient lâchés la nuit et se répandaient parmi les malades. Leur toucher était interprété comme l’attouchement d’Asclépios en vue de la guérison.
Le culte d’Asclépios comprenait aussi certains aspects mystiques. Dans un Hymne à Asklépios, Aelius Aristide « dit avoir reçu d’Esculape, dans une incubation, le nom nouveau de Théodoros ».
L’incubation était un « rite divinatoire qui consistait le plus souvent à dormir dans ou près d’un temple pour obtenir par un songe les prescriptions d’un dieu guérisseur » (Larousse). Tacite et Pausanias nous disent que les malades qui accouraient de loin à l’Asclépéion attendaient que le dieu leur dicte en songe des prescriptions infaillibles.
Rite divinatoire, prescriptions données par un dieu, nom nouveau : tout cela fait penser à une parodie occulte du christianisme par celui que l’on a appelé « le singe de Dieu », Satan. Serait-ce à cause d’Asclépios, appelé « le dieu de Pergame » que le Christ dit que là « Satan à son trône » ?
C’est l’une des solutions proposées. Car, dans la Bible, le serpent symbolise Satan (Gn 3.1ss ; Ap 12.9 ; 22.2).
D’autres proposent comme trône de Satan l’autel gigantesque de Zeus-Soter qui dominait la ville. Or, pour les chrétiens, il n’y a qu’un seul Soter (Sauveur), c’est Jésus-Christ. Toute divinité qui
usurpe la place du Sauveur est une création du diable.
L’abbé Fillion pensait que « l’interprétation la plus naturelle » de cette appellation était l’idolâtrie générale dont Pergame était le centre depuis le 3e siècle av. J.-C.. On a retrouvé les ruines d’une
vingtaine de temples divers, dédiés à Bacchus, Vénus, Athéna, etc. « Par ce culte et par les orgies qui s’y associaient, Pergame était vraiment devenue le trône de Satan ». Mais Barclay nous dit qu’à
la fin du 1er siècle, les dieux grecs avaient tellement perdu leur crédit auprès des foules que cela ne valait guère la peine de les attaquer. Les histoires de guerres et de batailles, d’amours, de jalousies
et d’adultères des dieux et des déesses de l’Olympe les avaient complètement discrédités. Ce n’étaient pas les hommes qui étaient si dépravés qu’ils ont abandonné leurs dieux : c’était plutôt les
dieux qui étaient devenus si dépravés qu’ils furent abandonnés par les hommes .

Culte impérial
Mais un nouveau culte était sur le point d’absorber et de coiffer tous les autres : celui de l’empereur.
Pergame, capitale administrative de la province, se devait de donner l’exemple en la matière. Déjà les anciens rois de Pergame avaient revendiqué des honneurs divins. Eumène II s’était fait appeler
Soter et Theos. Sa mère était décrite comme « la femme d’un dieu ». Il fit agrandir un temple édifié par Attalus 1er dans lequel le roi régnant avait des prêtres et des prêtresses pour célébrer son culte.
Pergame fut aussi la première ville d’Asie à instituer le culte de l’empereur. Dès l’an 29 av. J.-C. (trois ans avant Smyrne), Pergame reçut l’autorisation d’édifier un temple à Auguste. C’était le
premier sanctuaire provincial de tout l’empire en l’honneur d’un empereur vivant. Pergame devint donc « le centre du culte impérial » (R.H. Charles).
A l’époque de Jean, trois temples étaient consacrés au culte impérial et, comme nous l’avons vu, le grand prêtre de Zeus était aussi grand-prêtre du culte de l’empereur. « Pergame était une ville où le
culte de César était le plus intense, une ville dévouée à la glorification du culte de César. Un chrétien y avait déjà payé de sa vie sa loyauté à Jésus-Christ : Antipas (v. 13). Il fut un « témoin
fidèle » jusqu’à la mort, comme le Christ lui-même (1.5; 3.14). « II n’est pas difficile de reconstruire la scène de la mort, dit J. Stott. Connu comme chrétien, il fut convoqué devant
le proconsul de la province dont la résidence se trouvait probablement à Pergame »… Devant un buste de l’empereur il suffisait de jeter quelques grains d’encens sur le feu et de dire « César est Seigneur » et il était libre. Mais « il ne pouvait donner à César le titre qui appartenait à Christ et rejoignit ‘la noble armée des martyrs ».
Déjà sous l’empereur Auguste, des titres divins lui furent attribués à Pergame. On y a retrouvé une inscription disant : « L’empereur Auguste, fils de Dieu, Seigneur qui veille sur toute la terre et la
mer ». Sous Néron, la pratique du culte impérial devint régulière : il fut désigné comme le Sauveur de la terre (no soter tès oikoumenès), le Seigneur du monde entier (no tu pantos kosmou kurios).
Domitien demandait que l’on s’adresse à lui comme dominus et deus (Seigneur et dieu), un titre qui correspond à la confession de Thomas en face du Christ ressuscité (Jn 20.28).
« Un certain nombre de termes techniques du culte impérial sont très parallèles à des expressions utilisées dans l’Apocalypse dans un sens chrétien, et certaines des preuves les plus évidentes de ce culte proviennent de ces mêmes villes de l’Asie »10. Ainsi l’expression « Parole de Dieu » (Ap 1.2)était utilisée dans les cultes païens seulement à Pergame, Smyrne et Ephèse. Le « jour du Seigneur » correspond au « jour d’Auguste » : une inscription se rapportant à l’empereur Hadrien àPergame. Les mots salut et Seigneur reviennent souvent dans l’Apocalypse (7,10 ; 12.10 ; 19.1, 18 ; 4.8, 11…) sans doute en contraste avec l’emploi de ces termes dans la liturgie du culte impérial.
« Nous concluons donc que l’expression ‘trône de Satan’ se réfère en premier lieu au culte impérial tel qu’il a été imposé à partir de Pergame à une époque de confrontation critique pour l’Eglise… Les revendications des Césars sont vues par Jean comme une parodie satanique de ceux du Christ ».
Au jus gladii (le glaive de la justice) de César s’oppose « celui qui tient l’épée aiguisée à double tranchant » (v. 12).

Secte des Nicolaïtes
Nous retrouvons aussi à Pergame, comme à Ephèse, les Nicolaïtes. Ici le contexte est plus explicite et nous permet mieux d’identifier leurs travers. Les reproches qui leur sont faits ici (v. 14) sont les mêmes que ceux qui frappent les disciples de la Jézabel de Thyatire (2.20ss). Il semble s’agir plutôt d’égarements de conduite que d’erreurs doctrinales (contrairement à ce qu’en dira Irénée : Adv. haer. 1.26.3).
La « doctrine de Barclay » consistait à séduire les Israélites par les filles madianites (Nb 25,1-2 ; 31.16). La tradition du judaïsme tardif voyait en lui le corrupteur par excellence d’Israël. « Le christianisme des origines a repris cette appréciation (2 Pi 2.15 ; Jd 11 ; Ap 2.14). Barclay est le modèle vétéro-testamentaire des gnostiques libertins, qui décomposent l’Eglise par leur hérésie ».
Dans Ac 15.20 et 29, l’abstention des viandes sacrifiées aux idoles et de la débauche sont deux impératifs imposés aux chrétiens. A Thyatire, Jézabel enseigne qu’ils n’ont pas besoin de se laisser
imposer ces restrictions. Les Nicolaïtes étaient donc un mouvement antinomien (comme à Corinthe) qui avait pris pied au moins dans ces trois villes d’Asie : Ephèse, Pergame et Thyatire, en déformant la doctrine paulinienne de la liberté chrétienne. Dans une ville où le paganisme était si puissant et si omniprésent, il pouvait être séduisant pour des chrétiens d’entendre que, puisque les dieux n’étaient rien, on pouvait tranquillement participer aux festins qui suivaient les sacrifices aux idoles et maintenir ainsi de bonnes relations avec ses voisins, puisque le corps était destiné à périr, la débauche n’affectait pas notre âme. A ceux qui résistaient à cette séduction, le Christ ressuscité offre à la place des viandes sacrifiées aux idoles, la manne cachée (v. 17 ; cp. 2, 7 où les Nicolaïtes sont également mentionnés).

Promesses symboliques
Dans Ex 16.32-34, le Seigneur demande de préserver un spécimen de la manne dans le coffre sacré pour les générations futures. Selon 2 Maccabées 2.4-7, Jérémie aurait caché cette manne sous terre
lors de la destruction du temple de Salomon. Elle devait rester cachée jusqu’à la venue du Messie.
Dans le bas-judaïsme, on enseignait que la manne cachée par Jérémie est réservée au ciel pour les élus qui en jouiront pendant l’ère messianique. Mais puisque, pour les chrétiens, l’ère messianique a
commencé, les chrétiens ont déjà part à cette manne cachée. « Dès à présent, les chrétiens de Pergame reçoivent cette manne réservée pour les temps de la fin » (lorsqu’ils participent au repas du Seigneur).
Le vainqueur recevra aussi une pierre blanche sur laquelle est gravée un nom nouveau. Les exégètes font allusion à beaucoup de coutumes antiques qui pourraient être à l’origine de cette image : pierre d’acquittement au tribunal, contremarque des invités à un festin, diplôme d’un jeu athlétique avec le nom du vainqueur gravé dans la pierre, pierre qui dispense le gladiateur du jeu du cirque, amulette porte-bonheur, gage pour obtenir de l’argent ou du blé, billet d’entrée au théâtre à Pergame, pierre précieuse gardée au ciel avec la manne, allusion à un rite d’initiation dans le culte d’Asclépios… « Tous ces usages sont attestés et permettent une transposition facile dans les
registres du symbolisme chrétien. Facile, mais purement hypothétique ».
Mais « l’important est le nom qui y est gravé »15. Or, Es 65.15 se lit dans la Septante : « A mes serviteurs sera donné un nom nouveau » et Ap 3.12 dit: « J’écrirai sur lui mon nom nouveau ».
Quand on sait que, dans la Bible, le nom représente la personnalité, la signification de la promesse devient claire : c’est le caractère du Christ qui est gravé dans la vie du chrétien (cf.2 Cor 5.17).

A.K..

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Tchoungking, en Chine: La page arrachée au feu http://www.blogdei.com/16439/tchoungking-en-chine-la-page-arrachee-au-feu/ http://www.blogdei.com/16439/tchoungking-en-chine-la-page-arrachee-au-feu/#comments Fri, 14 Oct 2011 07:53:40 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=16439

LaNuovaVia.org / Chine Informations

Les cordes des méchants m’ont entouré: je n’ai pas oublié ta loi.
Si ta loi n’eût fait mes délices, j’eusse péri dans mon affliction.
Psaume 119:61 et 92

A Tchoungking, en Chine, les chrétiens subissaient, il y a peu d’années, de dures persécutions. Un jour, des policiers entassèrent sur la place publique toutes les Bibles et tous les autres ouvrages religieux trouvés dans les maisons et les brûlèrent.
On obligea les chrétiens à assister a cette destruction. Mais l’un d’eux, profitant d’un moment d’inattention du gardien, arracha au feu une page non consumée. Dès lors, pendant des années, l’Eglise souterraine de Tchoungking se nourrit spirituellement de cette unique page du Livre de Dieu. Chaque dimanche, sur la feuille arrachée aux flammes, ces croyants pouvaient lire la promesse suivante, faite par Jésus lui-même: « Je bâtirai mon assemblée et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16, 18).
Merveilleuse certitude pour ces fidèles, exposés chaque jour à être jetés en prison et à subir la torture ou la mort! Ils avaient vu certains de leurs frères en la foi enterrés vivants, d’autres à qui on avait crevé les yeux ou arraché la langue.
Mais l’homme, si grande que soit sa puissance apparente, n’aura pas le dernier mot. Satan, l’Adversaire des croyants de tous les temps, ne dominera pas toujours. La victoire définitive appartient à Celui qui a triomphé du mal, sur la croix du Calvaire, et que Dieu a ressuscité d’entre les morts (Actes 2, 23, 24; Colossiens 2, 15).
Croyez-vous en Jésus? Est-il votre Sauveur? Etes-vous du côté du Vainqueur?

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Israël: harcèlements contre des messianiques http://www.blogdei.com/16388/israel-harcelements-contre-des-messianiques/ http://www.blogdei.com/16388/israel-harcelements-contre-des-messianiques/#comments Sun, 09 Oct 2011 11:21:53 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16388

Compass Direct News /blog porte-parole

Ndlr: Et quant à eux, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés; car Dieu a le pouvoir de les enter de nouveau. (Romains 11:23)

Des tracts harcèlent une minorité en diffusant adresses et numéros de téléphone:

Les Juifs messianiques d’une banlieue ouest de Jérusalem, continuent d’être harcelés à cause de leur foi.

Cette fois, des tracts anonymes visant des membres des assemblées Messianiques ont été placés dans les lieux publics. Ces prospectus sont apparus il y a 2 semaines dans la ville de Mevasseret Zion. Ils donnent les adresses et numéros de téléphone de Juifs Messianiques, et parfois leur photo. Asher Intrater, le dirigeant de l’assemblée Ahavat Yeshua, pense que le but de tout ceci est d’amener d’autres habitants à harceler où nuire aux Juifs Messianiques. « Sinon pourquoi y aurait il les adresses sur ces tracts? », ces tracts «ont pour but de nous chasser du quartier» déclarait il.

C’est la seconde fois en trois mois que les Juifs Messianiques de Mevasseret Zion sont ainsi fustigés. Le 26 juin des membres de Yad L’Achim, un groupe ultra orthodoxe et anti-chrétien, protestaient devant la maison de Serge et Naama Kogen, un couple de Juifs Messianiques.
Yad L’Achim, accusait le couple de s’être lié d’amitié avec une adolescente et de l’avoir manipulée pour la convertir au christianisme. Les Kogen ont nié ces faits, tout comme la jeune fille de 16 ans, prétendument manipulée. Ses parents, avec le large soutien de Yad L’Achim, ont déposé plainte contre les Kogen et Asher Intrater. Mais le Juge a statué en leur faveur. Toutes les charges ont été rejetées.

On ne sait pas exactement qui dépose aujourd’hui ces tracts, et Asher Intrater refuse toute spéculation sur ce point, mais ils montrent un état d’esprit bien implanté en Israël.

Selon un document confidentiel du Département d’Etat des Etats-Unis, de mai 2008, rendu public le 30 août, par le groupe activiste d’Internet, Wikileaks, « faire partir les Juifs Messianiques et les chrétiens évangéliques, en rendant public leurs noms, photos et N° de téléphone, sur des tracts hystériques les dénonçant comme des « voleurs d’âmes » pratiquant le « lavage de cerveau » » est l’une des manières d’agir favorite des partisans de Yad L’Achim, et ce, dans tout le pays.

Plus loin le Département d’Etat constate des liens entre Yad L’Achim et le gouvernement national ainsi qu’avec les autorités locales. « Ce groupe tout comme d’autres activistes anti-missionnaire, pourrait également avoir des soutiens, passifs ou actifs, au Ministère de l’Intérieur et dans les services de police. Compte tenu de leurs moyens limités, les employés de l’administration et les policiers disposent d’un large pouvoir discrétionnaire concernant l’application des aides nationales auxquelles les personnes ont droit, ainsi que du choix des délits nécessitant une investigation » déclare le rapport du Département d’Etat.

Comme exemple de ses liens, le document fait référence au commentaire de Uzi Aharon, un temps maire adjoint du quartier Or Yehuda de Tel Aviv. Selon le Département d’Etat, Uzi Aharon déclarait en 2008 au quotidien israélien Ma’ariv, que la municipalité de Or Yehuda « utilisait une équipe d’activistes, disponible 24h/24, entièrement consacrée au travail de déracinement de l’activité missionnaire, et que les autodafés de matériel chrétien n’était que l’application du commandement « tu brûleras le mal qui est au milieu de toi »
Uzi Aharon fut un acteur de premier plan, lors de l’incident du 15 mai 2008, où sur ses instructions, un groupe d’élèves de l’école ultra orthodoxe, récupérèrent une centaine de Nouveau Testament dans toute la ville, et les brûlèrent ensuite devant une synagogue.
Les Kogen déclarent que les tracs à Mevasseret Zion sont restés affichés peu de temps avant que certains ne les arrachent. Asher Intrater ajoute que la dernière campagne de harcèlement a été perçue comme une atteinte à la vie privée, ce qui a peut être amené un léger recul de ces idées.

C’est la première fois, ajoute t’il que nous voyons une réaction positive des autorités locales, du Jérusalem Post, et peut être de la police.

(Traduction : MJ.)

Des infos en français sur Yad L’Achim (par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies :

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La Passion avec le Christ, par Dietrich Bonhoeffer http://www.blogdei.com/16294/la-passion-avec-le-christ-par-dietrich-bonhoffer/ http://www.blogdei.com/16294/la-passion-avec-le-christ-par-dietrich-bonhoffer/#comments Sat, 01 Oct 2011 11:01:31 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16294

entraidefraternelle.com

La Croix n’est pas une infamie et un lourd destin mais la souffrance qui ne prend naissance pour nous que par l’union à Jésus-Christ.
La Croix n’est pas une souffrance qui survient par hasard mais une souffrance nécessaire.
La Croix n’est pas une souffrance liée à l’existence naturelle mais la souffrance liée à l’existence chrétienne.
Dans son essence, la Croix n’est pas seulement souffrance mais souffrance et réprobation et ici aussi, au sens strict, réprobation pour l’amour de Jésus-Christ et non pour l’amour de quelque autre attitude ou confession.

Un christianisme qui ne prenait pas au sérieux l’imitation du Christ, qui ne faisait de l’Évangile qu’une consolation à bon marché et pour iequel, à part cela, l’existence naturelle et l’existence chrétienne ne se distinguaient pas, ce christianisme ne pouvait comprendre la Croix que comme ce qu’il y a d’incommode dans la vie quotidienne, comme la détresse et l’angoisse de notre vie naturelle.

On avait oublié ici que la Croix signifie toujours aussi réprobation et que la honte de la souffrance fait partie de la Croix. Dans la souffrance, être repoussé, méprisé et abandonné par les hommes, comme c’est la plainte interminable du psalmiste, ce caractère essentiel de la souffrance de la Croix, un christianisme ne peut plus le comprendre en ne sachant plus distinguer entre l’existence bourgeoise et l’existence chrétienne.

La Croix est la passion avec le Christ, la Passion du Christ. Seule, la liaison avec le Christ, telle qu’elle se réalise dans l’imitation du Christ, fait qu’on se tient sérieusement au pied de la Croix…

Qu’il prenne sa croix – la croix est donc déjà toute prête depuis le début et on n’a qu’à la prendre. Que personne ne comprenne par là qu’il doit se chercher quelque croix pour lui-même, qu’il doit choisir lui-même sa croix. Car Jésus dit qu’à chacun sa croix est déjà préparée, déterminée et mesurée par Dieu.

Chacun doit porter la mesure de souffrance et de réprobation qui est prévue pour lui. C’est une mesure différente pour chacun. Dieu juge l’un digne de grandes souffrances et lui accorde la grâce du martyre. Il ne permet pas que l’autre soit tenté au-dessus de ses forces. Pourtant, c’est l’unique Croix.

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En prison avec Dieu, par Richard Wurmbrand http://www.blogdei.com/16289/en-prison-avec-dieu-par-richard-wurmbrand/ http://www.blogdei.com/16289/en-prison-avec-dieu-par-richard-wurmbrand/#comments Sat, 01 Oct 2011 10:31:25 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16289

entraidefraternelle.com

« Seul dans ma cellule, maintenant, je pouvais sentir presque physiquement la présence de Satan. Il faisait sombre, froid, et il se moquait de moi ».
La Bible parle de lieux retirés où les esprits mauvais dansent, et j’étais dans un de ces lieux. J’entendais sa voix, jour et nuit: « Où donc est ton Jésus? Ton sauveur ne peut pas te sauver. On t’a menti, et tu as menti aux autres. Il n’est pas le Messie ! Tu t’es trompé de personne ! » Alors j’ai crié: « Et qui est le vrai Messie qui doit venir? » La réponse fut simple, mais trop blasphématoire pour être répétée ici. J’avais écris des livres et des articles prouvant que Jésus était le Messie, mais je n’avais pas même un seul argument à présenter. Le diable, qui était parvenu à faire douter en prison Nils Hauge, le grand évangéliste norvégien, qui avait fait de même à Jean Le Baptiste dans son donjon, s’acharnait contre moi. J’étais sans défense. Ma joie, et ma sérénité, tout s’en était allé. J’avais senti le Christ si proche de moi auparavant, enlevant mon amertume, illuminant mes ténèbres, mais à ce moment je criais: « Eli, Eli, lama sabachtani »(Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné). J’étais totalement seul, abandonné. Durant ces jours effroyables de noirceur, lentement j’ai composé un poème, qui ne serait pas aisément accepté par ceux qui n’ont pas connu les mêmes expériences physiques et spirituelles. Ce poème me sauva. Avec ces mots, leur rythme, et leur répétition, j’ai réussi à vaincre Satan. Voici, sans les rimes, ni le rythme, le poème dans son sens exact traduit du roumain:

« Depuis mon enfance j’ai fréquenté églises et temples,
En eux, Dieu est glorifié.
Différents prêtres chantaient, avec zèle.
Ils disaient qu’il était bon de T’aimer.
Mais en grandissant, je vis tellement de malheurs dans le monde de ce Dieu que je me dis à moi-même: « Il a un cœur de pierre. Autrement, il ôterait les difficultés de notre chemin. »
Des enfants malades luttant contre la fièvre dans des hôpitaux, pendant que leurs parents prient pour eux.
Le Ciel reste sourd.
Ceux qu’on aime partent pour la vallée de l’ombre et de la mort, et pourtant nous avions prié très longtemps.
De jeunes hommes innocents brûlent vif dans une fournaise.
Et le Paradis est silencieux.
Il laisse les choses se faire.
Dieu ne s’est-Il jamais posé la question si, même à voix basse, les croyants eux-mêmes ne commençaient pas à douter?
Affamés, torturés, persécutés dans leur propre patrie, leurs questions demeurent sans réponse.
Le Tout-Puissant n’est pas concerné par les horreurs qui sont notre lot.
Comment puis-je aimer le Créateur des microbes, et des tigres mangeurs d’hommes?
Comment puis-je aimer Celui qui torture tous ses serviteurs parce que l’un d’eux une fois a mangé d’un arbre?
Plus triste que Job, je n’ai plus ni femme, ni enfants, ni consolateurs, et dans cette cellule, il n’y a pas de lumière, pas même un peu d’air, c’est trop dur à supporter.
De mon lit en planche, ils me feront un cercueil.
Étendu sur mes planches, je me demande encore pourquoi mes pensées vont vers Toi, pourquoi mes écrits vont vers Toi?
Pourquoi j’ai cet amour passionné pour Toi, pourquoi je n’arrive pas à chanter à quelqu’un d’autre qu’à Toi?
Je sais que je suis rejeté; dans un petit moment, je serai dans un trou, en train de pourrir.
La fiancée du Cantique des cantiques ne t’aime pas lorsqu’elle demande si Tu es « correctement aimé ».
L’amour est à lui-même sa propre justification.
L’amour n’est pas pour les hommes sages.
Même si mille embûches se dressaient sur sa route, elle continuerait d’aimer.
Même si le feu la brûlait ou si les vagues l’emportaient, elle continuerait d’embrasser la main qui la blesse.
Si elle ne trouve aucune réponse à ses questions, elle a confiance et elle attend.
Un jour, dans ces lieux retirés, le soleil brillera et tout ce qui est caché sera révélé pleinement.
Le pardon de ses nombreux péchés n’a fait qu’augmenter l’amour ardent de Madeleine.
Mais elle a donné son parfum, et versé ses larmes avant que Tu ne lui adresses les mots du pardon.
Si ces mots n’étaient pas sortis de Ta bouche, elle serait restée là, à t’aimer, en restant dans ses péchés.
Elle t’aimait avant que Ton sang ne se mette à couler.
Elle t’aimait avant que Tu ne la pardonne.
Je ne demande pas non plus s’il est bon et légitime de T’aimer.
Je ne T’aime pas pour obtenir un jour le salut.
Je t’aimerai même si mes malheurs durent éternellement.
Je T’aimerai jusque dans le feu de l’enfer.
Si Tu avais refusé de descendre jusqu’aux hommes, Tu serais resté mon rêve, lointain.
Si Tu n’avais pas voulu semer Ta Parole, je T’aurais aimé sans l’avoir entendue.
Si le jour de la Crucifixion, Tu avais hésité et même si Tu T’étais enfui, et que le salut n’existerait pas, je T’aimerais quand même.
Et si j’avais découvert qu’il y avait du péché en Toi, je le couvrirais de mon amour.
Maintenant, je n’ai plus peur de dire les paroles d’un fou, pour que tous sachent combien je T’aime.
Maintenant, je vais faire vibrer des cordes que personne n’a jamais touchées et je vais Te magnifier avec une musique nouvelle.
Si des prophètes annonçaient quelqu’un d’autre, je les quitterai pour rester avec Toi.
Qu’ils produisent un millier de preuves, mon amour n’ira qu’à Toi.
Si j’étais divinement averti que Tu fus un trompeur, en pleurant je prierais pour Toi, et même si je ne Te suivais pas dans l’erreur, mon amour ne diminuerait pas pour Toi.
Pour Saül, Samuel passa sa vie dans le jeûne et les larmes.
Même si j’apprenais que Tu avais perdu, mon amour résisterait.
Si c’était Toi et pas le diable qui T’étais révolté contre le ciel, et avais perdu la sympathie des anges, si Tu étais tombé comme un archange, de haut, de très haut, sans espoir, moi je continuerai d’espérer que le Père Te pardonne et qu’un jour Tu marcherais de nouveau dans les rues pavées d’or du Ciel.
Si Tu n’étais qu’un mythe, je fuirais la réalité et me réfugierais avec Toi dans le rêve.
Si l’on me prouvait que Tu n’existes pas, c’est mon amour qui Te donnerait la vie.
Mon amour est fou, sans motif et sans raisons, comme le Tien.
Seigneur Jésus, trouve un peu de bonheur dans ce lieu où je me trouve.
Je n’ai pas plus à t’offrir. »

Lorsque j’eus écrit ce poème, je n’ai plus jamais senti la proximité de Satan. Il était parti. Dans le silence, je sentais le baiser de Christ. Tout le monde est silencieux quand on l’embrasse. Le calme, et la joie revinrent.

Pasteur Richard Wurmbrand

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Israël : La Bible la plus vieille du monde publiée sur Internet http://www.blogdei.com/16268/israel-la-bible-la-plus-vieille-du-monde-publiee-sur-internet/ http://www.blogdei.com/16268/israel-la-bible-la-plus-vieille-du-monde-publiee-sur-internet/#comments Fri, 30 Sep 2011 18:27:11 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16268 >> lire la [...]]]>

Le Monde des Religions

Depuis le lundi 26 septembre, certains des manuscrits de Qumrân (ou de la mer Morte) sont disponibles en ligne sur le site du Israel museum de Jerusalem. Vieux de plus de 2000 ans, ces parchemins sont les copies les plus anciennes de la Bible hébraïque que nous possédons.

>>> lire la suite

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Des rouleaux de la mer Morte désormais disponibles en ligne http://www.blogdei.com/16205/des-rouleaux-de-la-mer-morte-desormais-disponibles-en-ligne/ http://www.blogdei.com/16205/des-rouleaux-de-la-mer-morte-desormais-disponibles-en-ligne/#comments Tue, 27 Sep 2011 15:07:19 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=16205

le parisien.fr

«Et beaucoup de peuples iront et diront: «Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous enseigne ses voies et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et la parole de l’Éternel à Jérusalem».  

Sur Internet, on peut désormais consulter en intégralité le grand rouleau d’Isaïe. |

On peut désormais les consulter où que l’on se trouve sur Terre! Ce qui constitue le plus vieil héritage commun de milliards d’individus est aujourd’hui à portée de clic. Le Musée d’Israël à Jérusalem a commencé lundi à mettre en ligne une partie des rouleaux de la mer Morte qui contiennent quelques-uns des plus anciens textes bibliques connus.

Cinq manuscrits, dont le grand rouleau d’Isaïe, exemplaire presque complet du livre d’Isaïe datant de 125 av JC, ont été digitalisés à très haute résolution et sont désormais disponibles gratuitement.

Les internautes peuvent visualiser les manuscrits et les agrandir pour en voir les moindres détails. «Des détails invisibles à l’oeil nu peuvent être agrandis jusqu’à 1200 mégapixels, soit une résolution 200 fois supérieure à celle d’un appareil photo ordinaire», explique la direction du musée dans un communiqué.

Ils peuvent également lire le rouleau d’Isaïe, verset par verset, qui seront aussitôt traduits en anglais. Le musée s’est associé à Google pour proposer un tel service avec l’ambition de mettre les documents gratuitement à la disposition du grand public pour un coût estimé à 2,5 millions d’euros.

« Les fondements de l’héritage monothéiste mondial »

lire la suite

 

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Du devoir religieux à l’obéissance dans l’Amour http://www.blogdei.com/16122/du-devoir-legaliste-a-l%e2%80%99obeissance-dans-l%e2%80%99amour/ http://www.blogdei.com/16122/du-devoir-legaliste-a-l%e2%80%99obeissance-dans-l%e2%80%99amour/#comments Sat, 24 Sep 2011 10:46:00 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16122

Blogdei

L’homme religieux s’impose des lois, cherchant à obtenir le salut en obéissant à des ordonnances et ainsi se présenter devant Dieu sur la base de ses mérites, refusant de comprendre que la Loi fut donnée afin de révéler Dieu dans sa Grandeur et sa Sainteté et démontrer notre incapacité de tenir à sa hauteur, prononçant ainsi un jugement implacable sur l’Homme et son péché.
Ainsi, ce qui est bon, saint et juste, eut pour but de dénoncer le péché des hommes, non pas de les rendre meilleurs, d’où la nécessité du saint sacrifice expiatoire, initiant la rédemption par la foi. (Rom:7).

Le musulman fait allégeance à la charia, pratique ablutions et prières de contrition, mange halal, construit ses mosquées, et s’impose toutes sortes de règles afin d’obtenir, par elles, la miséricorde de Dieu, tandis que le juif est circoncis, mange casher, fait sa bar-mitzvah, construit ses synagogues, obéit aux règles imposées par la Loi mosaïque, sans jamais parvenir à lui obéir entièrement, ce que la Loi lui impose pourtant, séparé de l’Agneau Pascal, auquel il doit son Salut.

Quant au christianisme officiel, dans ses applications religieuses, il baptise, construit ses clochers, organise ses messes et ses cultes, communions religieuses, cérémonies de mariage et d’enterrement en son sein, accompagnant les hommes au cours de leur vie, sans jamais parvenir à les conduire sur le chemin du Christ. Il ne reste, aux membres du clergé, qu’à gérer les affaires courantes et temporelles, avant sa destruction programmée.

Et pour être tout à fait honnête, que dire des assemblées évangéliques, accueillant jeunes ou moins jeunes, baptisés dans la mort et la résurrection du Christ et qui, avant même d’avoir compris la portée de leur acte, sont enrôlés dans des activités d’assemblée, posant le fondement de leur témoignage sur les horribles personnages qu’il furent, bien plus que sur la grande bonté de Celui qu’ils n’ont parfois fait que croiser. L’activisme se substitue alors à la foi. Ces «serviteurs» formés à cette école deviennent les stars locales, nationales puis internationales (s’ils ont du talent) des systèmes religieux.
Pourtant l’on reconnait un serviteur à l’humiliation produite par la repentance. On ne peut pas s’attendre à ce qu’une star le sache. Une star ne sait que briller de toute son apparence, ne connait rien des tâches d’un serviteur, à l’écoute d’un Maître.
Passer d’un état à l’autre ne se fait qu’en découvrant l’amour du Christ, se livrant pour nous.
L’amour ne s’allie pas à l’orgueil et à la vanité.

Toutes les religions du monde, spiritualistes ou rationalistes, dans leurs aspirations les plus «nobles », cherchent le salut de l’homme par l’homme et dans ce qu’elles ont de pire, asservissent les âmes à leur pouvoir temporel. L’Histoire l’a démontré. Elles ne peuvent que nettoyer l’extérieur d’un plat, sans rien pouvoir pour l’intérieur.

Le dévot s’attache à l’apparence et mesure son importance à l’influence qu’il exerce, non pas aux fruits secrets et intimes de la spiritualité.

Mais Christ parait afin de détruire l’œuvre du diable, celle-ci consistant à cacher le dessein de Dieu à l’homme de devoir, dissimulant sa nudité, par l’offrande de Caïn, qui n’a pourtant pas su le couvrir. Le diable n’a aucun pouvoir sur celui qui sait son indigence et cherche le Salut, dont le fondement est établi par Dieu, de toute éternité.
Heureux celui qui connait ces choses, car il en a fini avec les œuvres méritoires. Il est à l’écoute de son Dieu, dont il sait dépendre en vue d’hériter du Salut; les prophètes en ont été les premiers messagers. Ce salut ne doit rien à celui qui court ou à celui qui veut et tout à la Grâce miséricordieuse de Dieu, par son Fils, Jésus-Christ.

Tu aimeras ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Les poètes de ce siècle semblent mieux inspirés que les enfants du Royaume, pour décrire la puissance de l’amour qui unit femmes et hommes, par des textes qui pourraient tout autant définir l’amour auquel sont appelés les Hommes pour Dieu:

Quand on n’a que l’amour, à s’offrir en partage
Au jour du grand voyage, qu’est notre grand amour
Quand on n’a que l’amour, mon amour toi et moi
Pour qu’éclatent de joie, chaque heure et chaque jour
Quand on n’a que l’amour, pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse, que d’y croire toujours.

Quand on n’a que l’amour, pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil, la laideur des faubourgs
Quand on n’a que l’amour, pour unique raison
Pour unique chanson, et unique secours
Quand on n’a que l’amour, pour habiller matin
Pauvres et malandrins, de manteaux de velours.

Quand on n’a que l’amour, à offrir en prière
Pour les maux de la terre, en simple troubadour
Quand on n’a que l’amour, à offrir à ceux-là
Dont l’unique combat, est de chercher le jour
Quand on n’a que l’amour, pour tracer un chemin
Et forcer le destin, à chaque carrefour.

Pour le chrétien, l’accomplissement de la Loi, c’est d’être rendu parfait dans l’Amour:

L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi. (Romains 13:10)

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Paraboles et métaphores: langage imagé pour vérités profondes http://www.blogdei.com/16069/paraboles-et-metaphores-langage-image-pour-verite-profonde/ http://www.blogdei.com/16069/paraboles-et-metaphores-langage-image-pour-verite-profonde/#comments Sun, 18 Sep 2011 15:09:12 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16069

revueviechretienne.com

Pour parler de la vie spirituelle et permettre à des personnes, le plus souvent urbaines, d’entrer dans le mouvement du Christ itinérant, le recours aux métaphores marines est un élément fondamental de la pédagogie Vie en mer. Cette façon de procéder, avec chaque matin, des topos donnés par un skipper sur la plage, s’inspire de la manière de faire de Jésus. Nous l’avons vu, dans l’évangile de Marc, afin d’ouvrir ses auditeurs à la réalité mystérieuse du royaume de Dieu qu’Il vient annoncer, le Christ enseigne par paraboles. Pour tenter de comprendre ce qui se joue dans et par ces paroles imagées, explorons maintenant les cartes du langage symbolique.

Définition et fonctionnement de la parabole

La parabole est un micro-récit qui utilise le langage analogique. Elle repose donc sur la figure littéraire de la métaphore consistant en un rapprochement inédit entre des éléments dissemblables, et habituellement éloignés. Elle suppose une capacité d’imagination pour voir ce qui généralement ne se voit pas. La parabole est donc un moyen que possède le langage pour évoquer une réalité invisible et/ou inconnue à partir d’éléments visibles et/ou connus. Elle est toujours liée à une situation de communication, visant la transmission réussie du message entre le locuteur qui l’énonce et l’auditeur qui la reçoit. Ce type de communication a la particularité de mettre le récepteur en position active et participative, puisqu’elle l’implique dans ce qui est raconté, par l’emploi d’images évocatrices qui viennent le toucher dans ses sens et ses affects. Elle crée par là une relation entre celui qui parle et celui qui écoute.
Les évangiles synoptiques contiennent un corpus conséquent de paraboles : plus de quarante… Ce type d’enseignement, souvent mis dans la bouche de Jésus, métaphore ou comparaison tirée de la nature ou de la vie courante, frappe l’auditeur par son caractère vivant ou étrange. Son application exacte sème dans l’esprit un doute suffisant pour inciter chacun à réfléchir personnellement. La parabole se présente donc comme un art de parler de Dieu en partant de situations empruntées à la vie quotidienne.

La métaphore et ses effets

La philosophie a mis particulièrement en lumière la force de création de sens de cette figure, sa riche potentialité de signification pour celui qui l’entend. Procédé de rapprochement entre deux réalités au départ éloignées, la métaphore fait surgir un nouveau sens par impossibilité logique d’en rester au sens premier et habituel. Ainsi, la métaphore permet d’ouvrir des possibles inconnus auparavant.
Dans ce processus d’émergence d’une nouvelle signification se situe la mise au jour de la puissance créatrice du langage et donc de l’être. Du coup, la métaphore, par sa puissance d’innovation sémantique, permet de nommer les nuances subtiles de l’expérience et du changement, qu’un langage technique et scientifique peut difficilement décrire. On comprend donc pourquoi le langage symbolique et métaphorique est le plus proche de la vie en son mouvement même. C’est donc une utilisation des moyens du langage qui propose un nouveau monde, une nouvelle façon de voir la réalité, un chemin de (re)naissance. Car ce type d’énonciation, par la mise en suspens de l’action et de la volonté que provoque l’imagination, ne vise pas directement une décision mais l’ouverture de possibles chez l’auditeur, pour lui permettre d’avancer en liberté. Il introduit et développe en lui une dimension créatrice. On a là un moyen de susciter son inventivité, car l’aspect créatif de la métaphore le déplace et l’aide à entrer dans un univers, en grande partie inconnu à lui-même, qui émerge tout d’un coup sous la forme d’une comparaison. Ce langage du « voir comme », fondé sur le rapprochement surprenant entre deux réalités, au départ éloignées voire incompatibles, introduit donc du neuf et de l’inédit. Il apparaît en tant qu’événement de signification indissociable de son contexte de production.

La fonction du langage parabolique dans les Évangiles

Ces analyses viennent éclairer puissamment la fonction des paraboles évangéliques. Langage de la communication, la parabole devient moyen d’une pédagogie divine qui appelle au changement et à la conversion, rendus possibles par l’émergence d’une nouvelle dimension de la réalité. Elle est un fait de langage qui donne à voir la réalité mystérieuse du royaume de Dieu donné en et par son Fils. Cette forme d’enseignement interpelle les auditeurs, bouscule leur vision du monde et dérange leurs valeurs habituelles. Ces récits profanes utilisent le langage de l’ordinaire pour dire l’extraordinaire de la proximité du Royaume. En maniant paradoxes et formulations hyperboliques par des éléments d’extravagance, ils désorientent le récepteur pour lui faire vivre un déplacement intérieur en vue d’une réorientation. Mais la parabole ne se comprend que par ceux qui entrent dans l’expérience de la métaphore. Ce qui distingue les disciples de la foule en Marc 4,11 : « À vous, le mystère du royaume de Dieu a été donné; mais à ceux qui sont dehors tout arrive en paraboles, afin qu’ils aient beau regarder et ils ne voient pas, qu’ils aient beau entendre et ils ne comprennent pas ». Parler en paraboles permet donc de sauvegarder la liberté de celui qui écoute et de celui qui parle. Elle ne s’impose jamais comme une vérité scientifique irréfutable mais suppose une interprétation. Elle confie donc tout son effet au jeu de la réception, présupposant et engendrant la confiance. Ce qu’exprime bien la parabole du semeur en Marc 4, considérée comme la parabole de la parabole : le grain semé de la parole qui se communique peut ou non s’enfoncer dans la terre et donner du fruit.

Un langage pour dire Dieu et son action dans le monde

Langage de la transmission d’une expérience qui fait entrer les auditeurs dans un itinéraire, la parabole est le langage qu’utilise Jésus pour dévoiler et faire advenir, à la conscience de ses auditeurs en même temps qu’à sa propre conscience, le mystère de sa relation personnelle avec Dieu et avec le peuple. Elle exprime par là que Dieu ne se découvre que dans l’acte de le communiquer à d’autres. Dans un acte toujours relationnel, parce que trinitaire, Il est en lui-même échange et réciprocité. La parabole évangélique repose sur l’hypothèse que le quotidien et les pratiques concrètes peuvent parler de Dieu. Et donc que le monde parle, que quelque chose d’un mystère se dévoile à travers lui. Elle se fonde dans une certaine conception du monde : le monde est à déchiffrer, à accueillir et non à saisir ou posséder. Cette manière, discrète et donc faible, de révéler Dieu par une mise en intrigue du monde, et non par affirmations péremptoires, préserve l’énigme, le secret… Elle fait percevoir des liens, une unité concevable entre le monde et Dieu. Elle donne à découvrir que Dieu est intrigue en lui-même, mouvant en quelque sorte, insaisissable comme la mer… La force de ce langage analogique réside dans sa capacité à parler de Dieu présent en ce monde, tout en préservant la radicale transcendance et dissemblance du Créateur et de sa création. Ce langage sur Dieu, témoigne d’un certain rapport au monde, que l’on peut qualifier de poétique, à l’opposé d’un rapport fonctionnel et technique qui instrumentalise le monde et le décortique pour mieux le maîtriser. Il peut alors suggérer avec respect le mystère de la création et de l’incarnation : Dieu n’est pas dans le monde, il en est sépare comme Créateur; mais en même temps, Il le rejoint par son Verbe, Parole incarnée dans la parole du monde. Si le royaume de Dieu advient par Jésus qui nous le révèle, dans un événement de langage au coeur même du monde, alors Jésus comme le monde sont paraboles de Dieu.
Ce langage métaphorique de la parabole, enseignement horizontal, dans lequel celui qui parle part de ce que vit celui qui écoute, est particulièrement apte à susciter une transformation personnelle tout en créant une communauté entre locuteur et récepteurs. Car la découverte de l’émetteur devient aussi celle des auditeurs. Cela crée des liens entre eux et suscite une expérience relationnelle qui touche et renouvelle chacun jusque dans son identité profonde. La force de ce langage est de pouvoir dire, introduire à et signifier un nouveau type de relations au monde, à Dieu, aux autres. Alors la métaphore d’une mer toujours changeante et en devenir, comme l’Esprit qui fait toute chose nouvelle, peut se découvrir parabole de la vie, Symbole de ce qui advient en ceux qui se mettent à écouter la Parole et à suivre le Christ jusqu’en sa Pâque. Un langage à même d’exprimer la transformation du regard, l’épreuve de la nuit, la succession des vagues de désolation et de consolation, la confrontation aux résistances, la traversée dans la foi, l’expérience d’une recréation… Refiguration de ce qu’ont vécu les disciples entrés dans l’écoute des paraboles, passés sur l’autre rive, envoyés en mission pour guérir jusqu’en territoire païen.

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J’étais prêtre jésuite, témoignage d’Edoardo Labanchi http://www.blogdei.com/16037/jetais-pretre-jesuite-temoignage-dedoardo-labanchi/ http://www.blogdei.com/16037/jetais-pretre-jesuite-temoignage-dedoardo-labanchi/#comments Sat, 17 Sep 2011 10:44:18 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16037

Bientôt / voxdei

Dieu a le pouvoir d’œuvrer par l’intermédiaire de ses serviteurs, les missionnaires, pour amener une âme à Christ et au salut complet. Jeune garçon, j’étais tranquille et studieux et mon but était d’entrer dans l’enseignement. J’allais régulièrement à l’Eglise catholique romaine, mais les rites me semblaient vides.

Je fus lentement
amené à la lumière
par l’étude de la Bible

Dieu me paraissait très distant, et je ressentais le besoin d’une vie spirituelle plus haute. C’est ainsi que je décidai de devenir prêtre, ou moine, et en cette qualité, de consacrer ma vie entière à Dieu. J’entrai dans l’ordre des Jésuites. Je m’efforçai d’être un bon jésuite et fus admis à prononcer mes vœux. Je demandai à être envoyé en mission; là je pourrais vivre une vie spirituelle plus élevée encore. Je fus envoyé à l’île de Ceylan. Mais bientôt, je fus profondément désillusionné par l’absence de tout zèle évangélique chez les missionnaires catholiques de là-bas.

L’étude de la Bible
Aux Indes, où je fis mes études de théologie, je fus finalement ordonné prêtre. Dans ce pays, je vis mes convictions chrétiennes profondément remises en question et fus hanté par la différence entre celles-ci et d’autres religions. Je fus lentement amené à la lumière par l’étude de la Bible, et réalisai que la différence fondamentale entre le christianisme et les religions païennes se trouvait en Christ et dans son œuvre rédemptrice. Il devint semblable au soleil qui se levait peu à peu à l’horizon de ma vie. Quelque chose de merveilleux était en train de m’arriver. De retour à Ceylan, en qualité de prêtre, je fus envoyé dans une petite ville pour y faire des conférences sur la Bible.

Lors d’une visite, j’entrai dans la modeste Eglise évangélique et ne pus m’empêcher d’être impressionné par le zèle et par la piété de ces gens-là: choses qui ne se voient pas dans l’Eglise romaine. L’on me donna un journal intitulé « La Voix dans le Désert » et qui avait trait à la nouvelle naissance, à l’abandon de sa personne à Christ et à une vie nouvelle vécue en communion avec Lui. Je connaissais déjà en théorie ces choses-là, mais ici elles apparaissaient vivantes, réelles et personnelles. Ces évangéliques me donnèrent d’autres petits livres, qui contribuèrent à m’amener plus près encore du Seigneur.

Prêtre à Rome
Sur ces entrefaites, le gouvernement ceylanais commença à renvoyer dans leur pays tous les missionnaires étrangers. Avant de partir, j’écrivis cependant à Rome, au directeur de l’édition italienne de la « Voix dans le Désert », lui disant que j’aimerais collaborer avec leur équipe, une fois de retour là-bas. A mon retour à Naples, mes supérieurs m’envoyèrent à Rome, dans le plus haut Institut biblique catholique de la ville, pour y devenir spécialiste de la Bible. Me rendant compte que c’était un grand honneur, je décidai de ne plus rien avoir à faire avec les évangéliques, mais de me consacrer entièrement à l’étude de la Bible et à ma préparation à mon ministère futur. Je n’aurais de temps pour rien d’autre, mais la raison véritable était – je le savais dans mon cœur – que si je rencontrais les évangéliques, j’aurais une décision à prendre et un pas à franchir. La perspective de tous deux m’effrayait. Je devins prêtre à Rome et fis ce qu’il est possible à un prêtre catholique de faire.

Je m’efforçai d’annoncer le message évangélique et de donner de véritables conseils spirituels, en parlant aux gens de la nouvelle naissance. Pensant que ce serait une bonne idée de distribuer de petits livres chrétiens, je m’en allai à une librairie évangélique pour en choisir. Je fus reçu avec une grande bienveillance par le gérant et par sa femme et, tandis que nous causions ensemble, je mentionnai que j’avais été missionnaire aux Indes et à Ceylan. Il s’enquit de mon nom et me demanda si j’avais écrit au directeur de la « Voix dans le Désert » à Rome. Je répondis affirmativement. II expliqua qu’il était lui-même le rédacteur du journal et qu’il avait précisément entre les mains la lettre que j’avais écrite. Il est des moments dans la vie où nous avons le sentiment que Dieu nous met au pied du mur. Je compris que Dieu voulait que je me mette en contact avec ces gens. Je continuai à avoir des amis à la librairie et les visiter chez eux. Là, j’appris à connaître d’autres croyants. Leurs amis et eux se mirent à prier pour moi.

Quitter l’Eglise catholique
Dès 1966, je me rendais compte que Christ devenait de plus en plus le fondement de ma vie, et je commençai à mettre de côté les doctrines catholiques qui avaient peu ou rien à faire avec l’Evangile. Il était de plus en plus question du mouvement œcuménique, et je pensais ne pas avoir besoin de quitter l’Eglise catholique. Ma situation était très difficile. J’étais un prêtre ordonné, et cependant je me sentais esclave de l’Eglise romaine. Je savais qu’il me serait impossible d’y demeurer longtemps sans devoir faire un compromis avec ma conscience. Il m’était clair que je résistais à l’Esprit de Dieu. Je savais quelle décision je devais prendre, mais continuais à la remettre à plus tard. Puis le Seigneur me fit voir que je devais agir tout de suite. Dieu prit Lui-même la direction de ma vie, Il me donna la force d’aller trouver mes amis et de leur dire que j’avais décidé de quitter l’Eglise romaine; mais que je voulais cependant les aider à faire leur travail. Quelques jours plus tard, je quittai mon ordre.

Une vie nouvelle en Christ
Mais l’important n’est pas que j’aie quitté l’Eglise romaine, une organisation, une religion, mais que j’aie trouvé une nouvelle vie en Christ. Il me reste certes un long chemin à parcourir; j’ai cependant la conviction qu’au moment même où j’avais accepté Christ comme mon Sauveur et Maître, Christ qui était mort pour mes péchés, quelque chose s’est passé en moi. La Bible a pris une importance nouvelle pour moi. Ma vie n’a pas été facile depuis que j’ai quitté l’Eglise romaine et je sais que cela ne va pas être facile à l’avenir. « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Jésus-Christ. à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur ». Et ma justice est maintenant celle qui vient par la foi en Lui.

Tous les honneurs matériels, tous les avantages, je les dépose avec joie aux pieds de Jésus, en même temps que ma personne, mon temps. Ma vie tout entière, y compris tels talents que je peux avoir. Puisse-t-Il m’utiliser exactement comme Il le veut, quels que soient le temps et le lieu. Je remercie notre Seigneur Jésus-Christ de ce que malgré mes blasphèmes, mes persécutions et mes insultes à Son égard, j’ai obtenu miséricorde: parce que j’avais agi dans l’ignorance et dans l’incrédulité.

Signor Edoardo Labanchi, extrait de  » Bientôt  » n°82.

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Christianisation…et multiples questions, par Tommyab http://www.blogdei.com/15578/christianisation-et-multiples-questions-par-tommyab/ http://www.blogdei.com/15578/christianisation-et-multiples-questions-par-tommyab/#comments Tue, 16 Aug 2011 13:12:33 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15578

Christ en vous, l’espérance de la gloire

Suite à la vidéo que j’ai mis en ligne le 5 juillet, et celle-ci, j’ai plusieurs réflexions.

J’ai d’abord trouvé ces vidéos plutôt émouvantes. Et cette vidéo de même que plusieurs autres lectures/rencontres/discussions/évènements sont en train de faire changer grandement ma vision des choses concernant l’histoire du christianisme et sur l’église.

Ce qui me frappe d’abord, c’est qu’il semble y avoir une participation d’une bonne partie de la population locale.

La deuxième chose qui frappe est comment ces gens définissent la « bonne nouvelle » qui leur est révélée dans les Écritures, non pas surtout comme un salut individuel leur permettant d’aller au ciel après leur mort, mais comme la révélation de Dieu leur permettant, par Jésus Christ, de vivre présentement dans la lumière.

……

En lisant sur la christianisation de l’Europe, nous constatons des phénomènes semblables à ce qu’on voit dans cette vidéo. Des populations entières sont devenues « chrétiennes » en quelques années. Il s’est produit essentiellement la même chose lors des missions catholiques et protestantes auprès des autochtones d’Amérique du Nord du 17e siècle, jusqu’au début du 20e siècle.

J’ai lu le récit d’un prêtre catholique du 19e siècle qui fut témoin des missions dans les contrées nordiques du Québec auprès des amérindiens, et il est étonnant avec quelle enthousiasme et facilité les autochtones se convertissaient au christianisme. Ces missionnaires faisaient un travail dans des conditions d’extrême difficultés, ils ont traduit le Nouveau Testament en langues amérindiennes, et ils ont mis leur langues par écrit.

Notre vision protestante/évangélique vivant en 2011 nous fait penser que ce n’était pas nécessairement une bonne chose, et après tous les scandales du colonialisme, et l’histoire d’horreur des derniers 100 ans concernant les pensionnats amérindiens, nous avons tendance à critiquer ce qui s’est produit, et à idéaliser l’époque d’avant la colonisation.

Mais nous situant 200-300 ans après les faits, nous sommes en vérité très mal placés pour conclure quoi que ce soit sur ce qui poussait les autochtones à embrasser la religion chrétienne. Et cette idéalisation du passé pré-chrétien est en réalité un vieux relent du mythe plein d’ignorance et très « 18e siècle » du « bon sauvage » qui vit heureux et innocent dans sa nature pure, comme des enfants plus ou moins débiles.

La réalité est tout autre.

Plusieurs aujourd’hui, à postériori, affirment donc que les religions traditionnelles de ces gens étaient mieux pour eux, et idéalisent la période pré-coloniale. C’est une réaction qui se comprend, et je ne veux surtout pas minimiser la violence avec laquelle les cultures autochtones furent méprisées par nos ancêtres. Mais c’est une réaction qui à mon avis ne vise pas le véritable problème, qui était plus l’idolâtrie envers certaines formes extérieures et de la culture du christianisme européen, idolâtrie qui nécessairement amena le mépris et la condescendance envers les autres cultures, et donc le racisme et toutes ses conséquences.

Et en réalité, la tâche de voir cette idolâtrie, et de se repentir de tout le mal fait par le racisme et la condescendance de notre culture chrétienne occidentale n’a jamais été faite de façon satisfaisante. Et je me pose même la question si dans une certaine mesure, la déchristianisation de nos pays n’est pas en partie lié à ces péchés historiques horribles.

Cependant, malgré les objections de plusieurs, et malgré les erreurs et les horreurs de l’histoire, la question suivante se pose: si le christianisme (même dans une version très imparfaite de notre point de vue) ne représentait pas une « bonne nouvelle » pour les peuples autochtones, comment se fait-il qu’ils se soient converti si facilement, et si massivement? Et contrairement à ce qui est souvent propagée comme version, les conversions forcées n’étaient pas la norme.

……

J’ai fait un très long détours en parlant de la christianisation de l’Europe, et des autochtones nord-américain, parce qu’il y a des parallèles à faire avec les événements rapportés dans cette vidéo.

L’une des différences me semble être ce qui apparaît comme quasiment une absence d’aliénation culturelle, de ce qu’on voit dans ces vidéos, et au contraire, un grand respect de la culture traditionnelle des Kimyals. C’est une grande différence avec les missions « civilisatrices » du 19e siècle, sous la protection des pouvoirs militaires coloniaux… Je ne peux que témoigner de la situation en Amérique du Nord, mais la situation est celle d’une aliénation culturelle des peuples autochtones, de façon plus ou moins volontaires par les missionnaires.

En voyant cette vidéo il y a quelques mois, immédiatement, j’ai vu poindre l’institutionnalisation de l’église. Et je me suis dit: cette église contient probablement des dizaines de gens qui y sont pour suivre la foule; dans quelques décennies des hommes d’église prendront de plus en plus de pouvoir; il y aura éventuellement des schismes, etc, etc…

Mais la question est la suivante: est-ce évitable? est-ce « mal »?

L’autre question plus importante encore est celle-ci: l’institutionnalisation de l’église et du christianisme peut-elle être une bonne chose? Est-elle nécessaire? Est-elle aussi grave que j’aie pu l’affirmer dans les derniers 2 ans que dure ce blog? L’apparition, très tôt dans l’église, de la liturgie, par exemple, est-elle une « quasi-malédiction » telle qu’on en a le sentiment en lisant la littérature des Quakers, ou en lisant Frank Viola et autres tenants du culte « spontané » ?

Le fait est que nous situant après l’histoire de la formation de l’église en institution, et par la suite de la formation de multiples dénominations, et organisations, il nous est très facile de critiquer.

Et si le christianisme liturgique et hiérarchique était le « mal incarné », comment expliquer qu’il fut la norme pendant plus de 1000 ans en Europe ?

Ne pourrait-on pas penser que Dieu, par son Esprit-Saint, puisse en arriver à ses fins malgré toutes les imperfections de son Église? De même que Dieu arriva à ses fins avec Israël, avec l’incarnation de Christ, sa crucifixion, et sa résurrection, ultime réalisation du plan de Dieu, et de toutes les prophéties de l’Ancien Testament, de même Dieu a son plan qui va au-delà de notre pauvre perception. Que de la même façon que même pour un juif pieux et craignant Dieu à l’époque du Nouveau Testament, le discernement du plan de Dieu et de l’accomplissement des prophéties n’avait rien d’évident et de clair, mais que tout devint clair après la résurrection et la pentecôte, de même pour nous, nous avançons dans une certaine incertitude, avec des controverses qui se dénombrent à l’infinie sur tous les sujets possibles dans le christianisme (situation semblable au judaïsme du 1er siècle…).

Ne pourrait-on pas penser que toutes les errements de l’Église ait pour but entre autre de nous garder dans l’humilité?

Se pourrait-il que notre tendance « anti-institution », et « anti-liturgie » ne soient en réalité qu’une conformation au siècle présent? En notre époque ou la « spontanéité », « l’authenticité », et la liberté de parole, sont les valeurs suprêmes?

……

Plusieurs seront probablement surpris de lire ce genre de question sur mon blog. J’y reviendrais au cours des prochaines semaines.

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http://www.blogdei.com/15578/christianisation-et-multiples-questions-par-tommyab/feed/ 34
L’interprétation particulière des Ecritures, de S. Van Mierlo http://www.blogdei.com/15553/linterpretation-particuliere-des-ecritures-de-s-van-mierlo/ http://www.blogdei.com/15553/linterpretation-particuliere-des-ecritures-de-s-van-mierlo/#comments Mon, 15 Aug 2011 10:50:07 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15553

Quand un croyant a un point de vue qui n’est pas celui d’un groupe reconnu, on lui rappelle parfois 2 Pi. 1 : 20, que Segond traduit ainsi:

« Sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière ».

On comprend que l’Eglise Romaine considère comme «particulière» et inacceptable toute interprétation qui diffère de ce qu’elle juge être « de foi » ; mais où est le critérium protestant? Faut-il accepter une interprétation parce qu’elle est admise par la majorité ? Le protestant qui croit pouvoir se servir de 2 Pi. 1 : 20 comme argument contre ceux qui diffèrent de lui, est bien peu conséquent. Si ce verset condamne toute interprétation particulière, il condamne donc la foi personnelle et tout le protestantisme.

Examinons donc ce fameux texte. Nous pouvons d’abord faire observer que ce passage est incompréhensible dans la traduction citée, car le verset 20 est relié au verset 21 par le mot « car » et devrait donc être expliqué ou justifié par ce dernier verset. Or, le fait qu’aucune prophétie n’a été apportée par une volonté d’homme n’explique pas pourquoi cette prophétie ne pourrait pas être interprétée par un individu.

Quand on consulte le texte grec, on remarque que la version de Segond est très libre. Afin d’éviter qu’on nous soupçonne de vouloir, par une traduction forcée, justifier une idée préconçue, nous donnons la traduction de Crampon :

« Aucune prophétie de l’Ecriture ne procède d’une interprétation propre . »

Le verbe « ginomai », qui a la même racine que « gennaô » (générer) et que « genea

» (génération), est traduit ici par « procède » et indique, en effet, avant tout, une venue à l’existence. Ce que les prophètes ont écrit ne procède pas de leur propre interprétation de ce qu’ils ont vu ou entendu, car, comme le verset 21 l’explique, ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par l’Esprit Saint que de saints hommes de Dieu parlent. Il est donc évident que ce passage n’a rien à faire avec notre interprétation des Écritures. Au contraire, l’Ecriture nous invite à un examen personnel, donc à une interprétation personnelle, qui peut coïncider ou non avec celle de la majorité. Citons quelques passages :

Act. 17 : 11. « Ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. »

2 Tim. 2 : 15. « Qui dispense droitement la parole de la vérité. »

Mat. 15 : 9. « C’est en vain qu’ils m’honorent en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. »

2 Tim. 1 : 13. « Retiens… le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. »

1 Cor. 10 : 15. « Je parle comme à des hommes intelligents, jugez vous-mêmes de ce que je dis. »

Nous ne devons pas adhérer aux interprétations d’une masse qui garde des traditions anti-scripturaires, mais nous devons rester fidèles à la vérité, même si celle-ci n’est partagée que par quelques personnes particulières. Loin de nous de rechercher une interprétation qui diffère de ce que d’autres acceptent, mais nous ne pouvons pas accepter une interprétation contraire à notre propre conviction et qui, après un mûr examen spirituel, ne nous semble pas scripturaire.

Toute interprétation qui nous est proposée devra être étudiée, puis acceptée ou rejetée, selon que nous aurions la profonde conviction qu’elle est scripturaire ou non. C’est seulement ainsi que nous pourrons avoir une foi individuelle, et progresser dans la voie du salut. La foi divine qui atteint la vérité, qui donne une certitude et par laquelle on est sauvé, est toute personnelle et provient d’une action divine en nous. Croire certaines choses (sans bien les connaître) d’une manière globale, parce que professées par un groupe religieux dans lequel nous avons confiance, ne constitue qu’une foi humaine, qui n’a aucune valeur pour le salut, et qui peut tout au plus servir de préliminaire à la foi individuelle.

Mais qu’en est-il alors de ceux qui n’ont ni les facultés, ni le temps indispensables à l’examen qui permet d’arriver à une interprétation particulière, donc à une foi personnelle ? Nous croyons que tout homme qui désire vraiment la sagesse, l’obtiendra. On a tort de supposer que pour parvenir à une interprétation individuelle exacte, il faille être théologien. Ce qui manque le plus, c’est l’amour de la vérité et l’acceptation des grâces divines.

On objecte aussi que si chacun a son interprétation particulière, il ne peut jamais y avoir accord et aucune de ces interprétations ne peut être réputée juste. Or, nous ne prétendons pas que notre interprétation doive nécessairement différer de celles des autres pour qu’elle soit la nôtre. Si nous acceptons tous, d’une manière intégrale l’aide du Saint-Esprit, nous arriverons tous à la même interprétation. Et celle-ci n’en sera pas moins notre interprétation particulière. S’il y a, en pratique, des interprétations différentes, cela ne prouve rien contre le principe. Nous résistons toujours à Dieu en quelque point et manquons, par conséquent, à la vérité.

Si l’on nous demande enfin, comment on peut réaliser une Eglise sur cette base, nous devrons d’abord savoir de quelle Eglise on veut parler. Si c’est de l’Eglise du mystère, le Corps dont Christ est la tête, alors, c’est Dieu qui la forme et qui nous y fait participer quand Il nous place dans la position spirituelle voulue. Mais si l’on parle d’une Église visible, nous admettons qu’il y a quelque difficulté. Aussi, la Parole ne nous donne-t-elle aucune indication pour former une « Eglise » visible dans la dispensation actuelle. Tout ce que nous pouvons réaliser actuellement, ce sont des groupes humains plus ou moins fidèles aux Écritures. Si la charité y règne, ceux qui ne partagent pas nos interprétations ne nous rejetteront pas nécessairement; ils essaieront, après un examen bienveillant, de nous montrer notre erreur. On s’efforcera de garder la vérité dans la charité.

 

Extrait du livre : « La voie du salut »

note sur l’auteur :

S. Van Mierlo (1888-1962)

Stanislas Van Mierlo est né à Anvers en 1888 et mort à Aix en Provence en 1962. Ingénieur de profession, il fut responsable des activités de recherche des laboratoires de cinq pays européens d’une société internationale de télécommunications. Il a apporté une contribution majeure aux réseaux téléphoniques français et nord américain.

A ces responsabilités, il effectua des recherches approfondies en archéologie, théologie, philosophie, et en écritures anciennes. Il visita régulièrement la bibliothèque du British Muséum et d’autres centres d’informations. Il rencontra de nombreux experts des textes bibliques dans le monde entier.

Cet homme, d’une profonde humilité et d’une exceptionnelle érudition, possédait une parfaite connaissance des ouvrages dont il dénonçait les thèses aussi bien que de ceux dont les conclusions rejoignaient les siennes. Les certitudes qu’il présente dans ses ouvrages ne sont pas le fruit d’une tradition familiale ou d’un quelconque a priori : « Sceptique par éducation, initié aux sciences, nous avons cru au début pouvoir trouver partout erreurs et contradictions ». Sa famille appartenait en effet à la libre-pensée. Il en avait lui-même accepté les thèses tenant la Bible comme un ouvrage qui ne présentait pas beaucoup d’intérêt. Jusqu’au jour où, de façon étrange et inattendue, une interrogation se fit jour en son esprit. Au nom de quoi, pensa-t-il, rejeter ce livre que je n’ai ni étudié, ni même lu ?

L’inconséquence scientifique d’un tel rejet venait de lui apparaître. Il décida donc de réparer cette lacune en étudiant méticuleusement la Bible. Oui ou non ce livre était-il ce que les chrétiens prétendent, à savoir un livre inspiré par Dieu, ou au contraire un livre purement humain ? Il se mit au travail avec un réel acharnement, ne négligeant aucune piste. Bientôt, il acquit la certitude que la Bible était réellement ce qu’elle prétendait être. Dès lors, il poursuivit l’étude de cet ouvrage jusqu’à sa mort. Ses réflexions le conduisirent à l’écriture de plusieurs livres :

« Le plan divin et sa réalisation » 1934

« Les enseignements de l’apôtre Paul » 1936

« La voie du salut » 1938

« La science, la raison et la foi » 1948

« La révélation divine » 1951

« L’ancien calendrier des Hébreux » 1954

Depuis les eaux stagnantes de la tradition jusqu’à la source d’eau vive de la vérité, pourrait être une description adaptée du cheminement de l’auteur dans son exploration des écritures.

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La Bible, le livre le plus combattu au monde http://www.blogdei.com/15463/la-bible-le-livre-le-plus-combattu-au-monde/ http://www.blogdei.com/15463/la-bible-le-livre-le-plus-combattu-au-monde/#comments Mon, 15 Aug 2011 07:51:49 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=15463

Attaques contre la Bible

Les tentatives d’ôter à la Bible sa crédibilité sont presque aussi anciennes que la Bible elle-même. Depuis des siècles, des hommes essaient de la détruire et de la brûler.
Des rois et des empereurs s’y sont employés avec un zèle fanatique. En 303 apr. J.-C., l’empereur romain Dioclétien publia un édit pour détruire tous les chrétiens et leur Livre saint.
Mais vingt-deux ans plus tard, le même livre, la Bible, fut érigé en autorité infaillible par l’empereur Constantin, et il en fit confectionner à ses frais cinquante nouvelles copies.
Quelques discours funèbres ont été prononcés sur la Bible, comme le fit le rationaliste Voltaire.
La Parole de Vérité n’a pas été exterminée ! Ses anciens détracteurs sont morts, les critiques confondus, mais la Bible demeure solide comme un roc.
Si l’on peut parler du miracle de sa transmission, il y a, face aux persécutions, le miracle tout aussi grand de sa conservation.
La Bible est le livre le plus combattu au monde, et pourtant le plus répandu et le plus aimé, malgré toute l’hostilité et les actions destructrices, qui se sont poursuivies jusqu’à aujourd’hui dans certains pays.
Jésus a dit:
« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Luc 21, 33).
Ainsi passent empires et tyrans, athées et contradicteurs, mais le Livre demeure.
Les violentes attaques contre la Bible confirment les paroles de l’apôtre Paul :
« Car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement ; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s’amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises, et ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables* »(2 Timothée 4, 3,4).

*Mythes, histoires inventées, ne correspondant pas à la réalité.

La bonne semence

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La Bible n’est pas un puzzle (suite), par Frank A. Viola http://www.blogdei.com/15276/la-bible-nest-pas-un-puzzle-suite-par-frank-a-viola/ http://www.blogdei.com/15276/la-bible-nest-pas-un-puzzle-suite-par-frank-a-viola/#comments Sun, 24 Jul 2011 23:23:44 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15276

suite de la première partie 

Deuxième partie
 

Revenons à notre histoire. Joe Housechurch a maintenant une « église de NT. » Comme dans tous les petits groupes comme celui de Joe, la question de la conduite est prélevée. Que fait Joe? Il glane la Bible à la recherche de versets sur la direction. Il s’arrête aux Actes 14, au verset 23 qui dit, « et ils ont nommé des anciens dans chaque église. » Joe obtient une autre révélation ! « La Parole de Dieu déclare que chaque église du NT a des anciens, » « Par conséquent, notre église de maison a besoin d’anciens ! »
 

Joe fait à cette découverte seulement deux semaines après l’ouverture de sa maison ! « Chaque église de NT avait des anciens, » dit Joe. Ainsi il prélève le verset hors de son contexte et Joe nomme des anciens. (Joe s’avère justement être l’un de ces anciens d’ailleurs.)
 

Quel est le contexte historique des actes 14 ? Deux planteurs d’églises, Paul et Barnabas, sont envoyés par leur église à Antioche. Avant cet envoi, les deux hommes avaient déjà éprouvé la vie d’église comme frères, pas comme dirigeants (Barnabas à Jérusalem et Paul à Antioche).

Actes 14:23 fait partie d’une description de ce qui a eu lieu après que ces deux planteurs d’églises furent envoyés. Ils sont dans le sud de la Galatie. Les deux hommes ont juste planté quatre églises. Maintenant ils retournent pour visiter ces églises six mois à un an après que ces églises ont été plantées. Paul et Barnabas reviennent à chacune des églises de Galatie pour « faire nommer publiquement des anciens» dans chaque église. [26]
 

Mais Joe a commis une erreur bien plus subtile. Le verset indique que Paul et Barnabas ont nommé des anciens dans chaque église. Joe comprend que chaque église véritable doit avoir des anciens. Pourtant ce texte n’indique aucunement une telle chose. Le verset se rapporte à un événement dans Galatie du sud pendant le premier siècle. « Chaque église » signifie chaque église dans Galatie du sud en A.D. 49 ! [27]Luc parle des quatre églises que Paul et Barnabas avaient plantées. Voyez-vous le problème vers lequel nous courons quand nous prélevons des versets de leur contexte historique ?

La vérité est que, Joe Housechurch est totalement à l’extérieur les bornes bibliques! D’abord, il n’est pas un planteur d’église ambulant. (Ce sont les hommes qui reconnaissaient les anciens au premier siècle.) En second lieu, l’église est trop jeune pour avoir des anciens. À Jérusalem, il s’est écoulé au moins 14 ans pour que des anciens apparaissent. Mais Joe Housechurch a son verset, ainsi il « se base sur les Écritures » (dans son imagination).
 

Plus tard, la question de donner de l’argent est prélevée. Ainsi Joe se réfère à 1 Corinthiens 16:2, « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité. » Basé sur ce verset, Joe institue une règle que chacun dans son église de maison devrait donner de l’argent aux fonds de l’église le dimanche matin.

Encore, Joe a pris un passage hors contexte et a établi une pratique basée sur celui-ci. 1 Corinthiens 16:2 traite d’un projet d’une fois. Il fut écrit en A.D. 55 à l’église à Corinthe lorsque, Paul rassemblait l’argent de toutes les églises de gentils qu’il avait plantées. Paul avait un but en ceci : Il  voulait apporter cette collecte aux frères et aux sœurs à Jérusalem qui passaient par une profonde pauvreté. C’était une affaire d’une fois. Paul disait aux Corinthiens, « d’ailleurs, quand je viens pour visiter, je veux que cet argent prête à être apportée à Jérusalem. Chaque dimanche quand vous venez ensemble, vous mettez graduellement de côté des fonds de soulagement  » 1 Corinthiens 16:2 n’a donc  rien à faire avec un rituel superficiel de prendre une offrande chaque dimanche matin. [28]

Il y a plus. L’église de la maison de Joe commence à discuter la question de la mission de l’église. Naturellement, Joe sort sa glaneuse et recherche les versets qui apporteront une réponse. Il s’arrête à Matthieu 28:19, « allez donc vers toutes les nations, les enseignant … » il les renvoie à Marc 16:15 qui dit : « Allez par le monde et prêchez l’Évangile. » Il continue aux actes 5:42 qui dit, « et ils ne cessaient de prêcher et d’enseigner Jésus-Christ. »

Joe se dit, « notre mission est de prêcher l’Évangile. C’est pourquoi nous existons. Pourquoi, si Dieu ne voulait pas que nous prêchions l’Évangile il nous aurait fait mourir après que nous ayons obtenu le Salut ! Ainsi la seule raison pour laquelle nous respirons et pour laquelle nous avons des églises de maisons est pour prêcher l’Évangile. C’est ce que le NT indique. Je l’ai lu. »

À nouveau, M. Joe Housechurch a prélevé trois versets totalement hors contexte. Dans Matthieu 28:19 et Marc 16:15, Jésus ne parle pas à chaque chrétien. Il parle à douze hommes qui n’avaient jamais prêché l’Évangile jusqu’à ce que le Seigneur les ait envoyés. Et il ne les a pas envoyés jusqu’à ce qu’il les ait d’abord formés  pendant trois années.  [29]Ces hommes étaient des apôtres (planteurs d’églises). En conséquence, la prétendue « Grande Commission » est une Parole à ceux qui plantent des églises. Elle n’est pas donnée à chaque croyant.

De plus, dans le Grec original, la « grande Commission » se lit : « Après être allé sur votre chemin… » Par conséquent, c’est une prophétie (« étant allés »), pas un ordre (« allez »). [30]Le Seigneur n’a pas dit aux douze apôtres « d’aller. » Il leur a dit qu’ils iraient

Qui prêche l’Évangile dans les actes 5 ? Ces mêmes hommes. Les apôtres. Fait intéressant, aucun chrétien à Jérusalem autre que les douze apôtres n’ont prêché l’Évangile jusqu’à ce que huit ans aient passé. [31]Ils ont appris Jésus-Christ dans le contexte de la vie d’église avant qu’ils aient répandu la bonne nouvelle. D’ailleurs, quand les frères et les sœurs à Jérusalem ont commencé à répandre l’Évangile après que ces huit années aient passé, ils ne l’ont pas fait par devoir. Il s’est spontanément produit quand elles ont été dispersées dans l’ensemble de la Palestine. À la différence des chrétiens aujourd’hui, les premiers croyants n’ont pas partagé le Christ à partir de la culpabilité, d’un ordre, ou du devoir. Ils l’ont partagé parce qu’il se déversait et coulait hors de leurs cœurs reconnaissants, et ils ne pouvaient pas s’en empêcher !
 

Le processus de pensée de Joe au sujet de la mission de l’église a été formé par deux choses : le revivalisme du 19ième siècle (voir le chapitre 1), et l’approche presse-papiers (couper-coller) à la Bible.
 

L’effet net de l’approche presse-papiers

Reculons-nous et analysons l’histoire de Joe. Joe a excessivement mal traité le NT. Son motif est-il pur ? Oui. A-t-il un cœur pour Dieu ? Oui. Est-ce que ceci l’a gardé des mauvaises applications des Écritures ? Non.

Joe est venu au NT de la même manière que nous avec les ciseaux et la colle. Préparés à couper, coller, et créer une base pour nos doctrines et pratiques préférées.

L’effet net de l’approche presse-papiers est tragique. Il a produit un amas d’églises sans aucune base scripturale sur laquelle s’appuyer. (Je parle de l’église institutionnelle comme nous l’avons aujourd’hui.) Plus encore, il a produit une masse d’« églises de maisons », » pro forma mécaniques sans vie, sans couleur, et stériles.
 

Je me rappelle la vision qu’Ézéchiel a eue de la vallée des os desséchés. [32]Le Seigneur transporta Ézéchiel vers une vallée des os, et la Parole vivante de Dieu est venue en avant pour ressusciter ces os. Les Écritures indiquent que les os étaient placés sur les os. Les os se sont revêtus avec les tendons et la chair. Et quand le souffle de Dieu vint comme un vent impétueux, ces os morts sont devenus une armée puissante.

La plupart des « planteurs » d’églises de maisons modernes  peuvent être décrits comme des hommes qui sont venus à la vallée des os secs avec la colle, le fil, les aiguilles, et les versets du NT à leur disposition. Ils ont pris les os et les ont collés ensemble. Ils ont mis le fil par le tendon et la chair cousue par-dessus. Alors ils se sont reculés et ont dit : « Regardez, une église du NT construite sur le NT. Nous avons des anciens, nous nous réunissons dans une maison, nous n’avons pas un clergé professionnel, nous prenons une collecte chaque dimanche, et nous prêchons l’Évangile. »
Mais il n’y a aucun souffle impétueux et puissant!

L’Eglise de Jésus-Christ ne peut pas être commencée. Elle ne peut pas être soudée. Il n’y a aucun plan ou modèle que nous pouvons découper du NT en extrayant des versets tout en essayant de les imiter mécaniquement. L’église de Jésus le Christ est une entité biologique et vivante ! Elle doit être maintenue vivante.[33]

Si nous désirons les résultats du premier siècle, l’église doit naître de la même manière que toutes les églises du premier siècle. Si vous comptez toutes églises mentionnées dans le NT, il y a en environ[34]. Chacune d’entre elles a été plantée ou facilitée par un planteur d’église itinérant qui prêchait seulement Christ. Il n’y a aucune exception. L’église a été établie en raison de la présentation apostolique de Jésus-Christ.

Il y a plus de verset pour supporter ce principe qu’il y en a pour les assemblées dans les maisons. Il y a plus de verset pour ce principe que pour supporter des réunions ouvertes et participatives. Il y a plus de verset pour ce principe que pour une collecte le dimanche matin. Et comme nous l’avons vu, il y a beaucoup plus d’Écritures pour supporter cette pratique qu’il y en a pour toutes les choses non scripturaires que nous faisons dans l’église, incluant le pasteur ! Le principe des ouvriers extra locaux qui plantent et aident une église prévaut dans le NT.
 

Notez bien : Le NT n’est pas un manuel pour la pratique en matière d’église. C’est l’historique d’Emmanuel—Jésus Christ insufflant sa vie divine par son peuple au premier siècle ! Le livre des Actes n’est pas un livre d’instruction pour l’ordre d’église. C’est un historique de la façon dont la tête de l’église donne naissance à son corps et de la façon dont elle s’exprime ! Les épîtres ne sont pas des textes manipulables nous montrant comment être de bons chrétiens. Elles sont des lettres vivantes, écrites à différentes heures à différentes églises vivant dans différentes cultures éprouvant différentes circonstances !

Mais elles parlent toutes d’une seule voix. Et cette voix découle d’une saga cohérente qui s’écoule librement. Une saga qui doit être dévoilée si jamais nous ne revenons à la mentalité chrétienne primitive et à la pratique de l’église primitive. [35]
 

Un remède pratique

Quel est alors, l’antidote à l’approche de presse-papiers au NT ? Quel est le remède qui vous introduira dans une expression vivante du corps du Christ, style de premier siècle ? L’antidote commence par la compréhension de notre NT.
 

Nous avons été conditionnés à approcher le NT avec un microscope et à extraire les versets qui découvrent ce que faisaient les premiers chrétiens. Nous devons abandonner cette mentalité entière, prendre du recul, et jeter un coup d’œil frais dans les Écritures. Nous devons réapprendre la totalité du drame du commencement jusqu’à la fin. Nous devons apprendre à regarder le NT panoramiquement, pas au microscope.
 

F.F. Bruce, un des plus grands auteurs de notre temps, fait un rapport impressionnant. Il a dit que quand vous lisez les lettres de Paul, c’est comme écouter seulement que la moitié d’une conversation téléphonique. On a assez fait dans le domaine de la recherche biblique au cours des dernières années que nous pouvons reconstruire la saga entière de l’église primitive. Avec reconnaissance, nous pouvons maintenant entendre l’autre côté de la conversation !   Apprendre l’histoire de l’église primitive traite pour toujours la fièvre de l’approche presse-papiers au NT. L’étude de l’histoire mettra à nu les principes spirituels conformes dans tout le NT qui sont en Dieu lui-même. Nous manquons radicalement ces principes en raison de la manière dont nous approchons la Bible. Ce qui n’aide pas non plus, c’est que notre NT n’est pas dans l’ordre chronologique.
 

Quand vous apprenez l’histoire, vos versets doivent se marier et se plier à elle. Plus jamais vous ne pourrez prendre un verset hors du contexte et dire, « regarde, nous sommes censés faire ceci. » Plusieurs des versets que nous chrétiens retirons par habitude de la Bible ne se rapporteront simplement plus. Vous serez renversés parce que pour la première fois vous comprendrez l’image entière.
 

Défi final

Quelqu’un une fois a dit, « Il n’est peut-être rien de pire que d’atteindre le haut de l’échelle pour découvrir que vous êtes sur le mauvais mur. »  34 Après la lecture de ce livre, vous devriez pouvoir vous identifier en rapport avec cette citation. À cet égard, je me finirai avec un défi qui va directement au cœur.

Vous avez appris que les pratiques en matière d’église qui vous aviez silencieusement supposé être biblique étaient en fait non scripturaires. Vous avez découvert l’origine de ces pratiques. Vous savez qu’elles n’ont pas une origine divine mais humaine, même païenne. Et vous savez qu’elles contrecarrent l’intention finale de Dieu pour son église. 35 Vous vous êtes également rendu compte que vous étiez désespérément dépendant de ces traditions insurmontables. Même retenus par elles.
 

Dans cette lumière chancelante, je pose la question laconique : Est-ce que vous, dites-moi s’il vous plaît, abandonnerez ces traditions ? Ou continuerez-vous de pratiquer ce que vous savez être en désaccord avec la voie de Dieu ?

Allez-vous ignorer avec désinvolture ce que vous avez lu dans ce livre concernant vos pratiques en matière d’église ? Ou est-ce que vous serez fidèle aux fins absolues de la lumière en vous pour couper avec la tradition de l’homme, afin de poursuivre la plénitude du Christ et de son Eglise ?
 

Après la réception de la lumière, continuerez-vous à élever vos inventions religieuses au-dessus de la révélation inspirée de Dieu ? Ou porterez-vous attention à la lumière qui est en vous ?

Ferez-vous le pas hors de l’église institutionnelle qui embrasse les pratiques opposées au NT ou « annulez-vous ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. » [36]Tradition qui persiste à attacher une lourde pierre de meule sur le cou de l’église de Christ [37]

Continuerez-vous à sacrifier dans la ville du Pharaon? Ou irez-vous sur les frontières pour estimer la distance et faire le plongeon?

L’histoire démontre que là où la conscience et la tradition sont en conflit, la grande partie du peuple de Dieu choisit la tradition. [38]

Alors maintenant, la question qui se pose à la maison est…

Qu’allez-vous faire ?

Depuis les 50 ou 100 dernières années les recherches sur le Nouveau Testament ont assidûment et avec succès dressé la tâche de l’élucidation de ce qui était connue comme « Ecclésia » dans le Christianisme primitif, très différent de ce qui s’appelle aujourd’hui l’église dans les camps romains et protestants… Cette approche, qu’une étude impartiale du Nouveau Testament et le besoin criant de l’église nous ont aidés à réaliser,  s’exprime comme suit : l’ « Ecclésia, » du Nouveau Testament est la communion avec Jésus Christ, c’est une communion pure de personnes et n’a rien à voir avec le caractère d’une institution; il est donc erroné d’identifier toute église historiquement développée, qui toutes sont marquées par un caractère institutionnel, avec la véritable communion chrétienne.
 

Notes

[1] Ce chapitre est basé sur un message que l’auteur a livré à une conférence d’église de maison à l’université d’Oglethorpe à Atlanta, en Géorgie le 29 juillet 2000.

[2] Pour une discussion sur la scholastique protestante, voir le Walter Elwell’s Evangelical Dictionary of Theology (Grand Rapids: Baker Book House, 1984), pp. 984-985. Francis Turretin (Reformed) et Martin Chemnitz (Lutheran) sont les deux principaux “Quakers” parmi les érudits  protestants (Evangelical Dictionary of Theology, pp. 1116 & 209 respectivement).

[3] Le Dispensationalisme et l’enlèvement pré-tribulationel sont deux d’entre eux. La série très réussie Laissé Derrière est basée sur ces enseignements (Time, July 1, 2002, pp. 41-48). Pour la fascinante origine de la doctrine de la pré tribulation de Darby, voir  Dave MacPherson’s The Incredible Cover-Up (Medford: Omega Publications, 1975).
 

[4] Voir See Donald Guthrie’s New Testament Introduction: Revised Edition (Downers Grove: InterVarsity Press, 1990). Pour une bonne  discussion sur notre Bible, voir Christian History, Issue 43, Vol. XIII, No. 3 and “How We Got our Bible,” Christianity Today, February 5, 1988, pp. 23-38.

[5] F.F. Bruce’s Paul: The Apostle of the Heart Set Free (Grand Rapids: Eerdmans, 1977), p. 465. Les specialists se réfèrent au canon de  Paul en tant que le  “ corpus Paulinien.” Pour en connaitre advantage sur l’histoire du canon du NT, voir  F.F. Bruce The Canon of Scripture (Downer’s Grove: InterVarsity Press, 1988), Chapters 8-23.

[6] Jerome Murphy-O’Connor, Paul the Letter-Writer (Collegeville: The Liturgical Press, 1995), p. 121

[7] Ibid., P. 120. Cette pratique est connue comme stichométrie.

[8] Pour une discussion complète sur l’ordre du canon Paulinien, voir Paul the Letter-Writer, Chapter 3.

[9] Hébreux ne semble pas être Paulinien, ainsi il ne fait pas partie du corpus Paulinien.

[10] En 1864, Thomas D. Bernard a fourni une série d’entretiens appelés « les conférences de Bampton. » Ces conférences ont été éditées dans un livre en 1872 intitulé The Progress of Doctrine in the New Testament. Dans le livre, Bernard argumente du fait que l’ordre actuel des lettres de Paul dans le NT a été divinement inspiré et recommandé. Ce livre est devenu très populaire parmi les enseignants de la Bible aux 19ième et 20ième siècles. En conséquence, pratiquement chaque texte théologique, texte exégétique, ou commentaire biblique écrit en ce siècle suit l’ordre chaotique actuel, ne réalisant pas combien il nous a aveuglés à la vision panoramique entière du NT. « La critique canonique » est grande parmi les séminaristes. C’est l’étude du canon en tant qu’unité afin d’acquérir une théologie biblique globale. Ce qui est nécessaire aujourd’hui est une théologie établie, non pas sur le canon actuel et son désordre, mais sur l’histoire chronologique de l’église primitive.

[11] Éphésiens dépasse réellement Galates d’un cheveux, mais les livres étaient dérangés en raison d’une préférence d’un scribe. Ceci n’étonne pas puisque la différence dans la longueur est si minime. Paul the Letter-Writer, p. 124).

[12] Voir l’introduction au Nouveau Testament de Donald Guthrie : Édition révisée ; Revised Edition; F.F. Bruce’s The Letters of Paul: An Expanded Paraphrase (Grand Rapids: Eerdmans, 1965); F.F. Bruce’s Paul: The Apostle of the Heart Set Free (Grand Rapids: Eerdmans, 1977).

[13] Il s’appelle également Robert Stephanus.

[14] Norman Geisler and William Nix, A General Introduction of the Bible: Revised and Expanded (Chicago: Moody Press, 1986), pp. 340-341, 451; Bruce Metzger and Michael Coogan, The Oxford Companion to the Bible (New York: Oxford University Press, 1993), p. 79.

[15] H. von Soden, Die Schriften des Newen Testamentes (Goettingen: Vandenhoek, 1912), I, 484; W. Kenneth Connolly, The Indestructible Book (Grand Rapids: Baker Books, 1996), p. 154. Un historien de la Bible a fait cette remarque au sujet de la versification de Stephanus du NT : « Je pense qu’il aurait été mieux fait sur ses genoux à la toilette. »

[16] La versification de la Bible hébraïque s’est produite en 1571. Theodore Beza a mis les versets de Stephanus dans sa version du Textus Receptus (1565) qui leur ont donné la place prépondérante qu’ils ont aujourd’hui (Die Religion in der Geschichte und der Gegenwart (3rd ed., III, 1141 f.).

[17] Dans les séminaires, on enseigne l’histoire de l’église primitive dans une classe « d’histoire de l’église » tandis qu’on enseigne les livres du NT dans une « étude » du NT. Et jamais les deux ne se rencontrent. Ainsi les séminaristes reçoivent rarement sinon jamais une vue panoramique de l’histoire de l’église primitive coulant librement avec les livres arrangés dans leur ordre chronologique. Si vous ne me croyez pas, essayez ceci : La prochaine fois que vous rencontrez un étudiant de séminaire (ou le diplômé) demandez-lui de vous préparer la série entière des événements de l’épître de Paul aux Galates jusqu’à son épître aux Romains. Demandez-lui d’inclure les dates, les lieux, les noms des personnages importants, et les événements mentionnés dans les actes.
 

[18] Certains d’entre nous ont été enseignés au sujet de l’historique de la Bible. Mais juste assez pour nous inoculer de la recherche plus loin et obtenir l’histoire entière.
 

[19] F.F. Bruce, ed., The New International Bible Commentary (Grand Rapids: Zondervan, 1979), p. 1095.

[20] G.C.D. Howley in “The Letters of Paul,” New International Bible Commentary (Grand Rapids: Zondervan, 1979), p. 1095.
 

[21] H. von Soden, Die Schriften des Newen Testamentes, p. 482.

[22] Voyez Rethinking the Wineskin, le chapitre 3.

[23] Voir Gene Edwards’ Overlooked Christianity (Sargent: Seedsowers, 1997

[24] Ceci ne signifie pas que les planteurs d’églises ne retournent jamais. Il y a beaucoup de fois où ils est nécessaire pour aider l’église. Mais après la plantation d’une église, les planteurs d’église devraient être absents davantage qu’ils sont présents.

[25] Ce que je décris ici n’est pas une philosophie de salon. J’ai travaillé avec les églises qui ont adopté cette démarche.

[26] Voyez Rethinking the Wineskin, Chapter 5 and Who is Your Covering?, Chapitre 2.

[27] Antioch de la Syrie et de Corinthe n’avaient aucun ancien dans la mesure où nous pouvons le dire.

[28] J’approuve pleinement le fait de donner régulièrement aux besoins de l’église (pas les salaires de pasteur ou les bâtiments d’église,). Mais vous ne pouvez pas employer ce verset pour faire une loi d’une offrande du dimanche matin.

[29] L’exception est quand ils sont allés sur une mission d’essai très courte en Galilée à la fin de leur formation.

[30] Kenneth S. Wuest, The New Testament: An Expanded Translation.

[31] Voyez la versetion  Berkeley Version of the New Testament.

[32] Voir Ezech. 37.

[33] Joseph Campbell est l’auteur de ce rapport. Dans une veine semblable, Artemus Ward a indiqué, « ce n’est pas tellement les choses que nous ne savons pas qui nous mettent dans l’ennui. Ce sont les choses que nous savons que nous ne connaissons pas. »

[34] Paul appelle cette intention finale « le but éternel » dans Eph. 3:11. Voyez Rethinking the Wineskin, Chapter 7 for an explanation as well as DeVern Fromke’s Ultimate Intention (Sure Foundation, 1998).

[35] Je propose que vous lisiez Gene Edwards’ Revolution: The Story of the Early Church (Seedsowers), and his First Century Diaries  (Tyndale). Je travaille également à un livre intitulé de Nazareth à Patmos qui documentera l’histoire entière de la première église dans un volume.

[36] Mat. 15:1-9.

[37] Cette triste tendance se retrouve dès l’ère de l’Ancien Testament. Voir Isa. 28:9 – 12 ; Jer. 5:31 ; 6:16 ; Os. 8:4. À cet égard, William Barclay a correctement remarqué, « Toute entreprise ayant perdu autant de clients comme c’est le cas avec l’église aurait essayé de nouvelles méthodes il y a bien longtemps ; mais l’église tend à a rejeter tout ce qui est nouveau. »

[38] Si vous projetez de quitter l’église organisée, je recommande vivement que vous considériez le prochain volume de cette série : So You Want to Start a House Church? First-Century Styled Church Planting For Today (www.ptmin.org/start.htm). Il vous donnera la prochaine étape.
 
 
 
 
 

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Vue aérienne somptueuse de Jérusalem : Extrait d’un film iMax 3D qui sortira en 2013 http://www.blogdei.com/15218/vue-aerienne-somptueuse-de-jerusalem-extrait-dun-film-imax-3d-qui-sortira-en-2013/ http://www.blogdei.com/15218/vue-aerienne-somptueuse-de-jerusalem-extrait-dun-film-imax-3d-qui-sortira-en-2013/#comments Wed, 20 Jul 2011 22:01:56 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15218

JerusalemGiantView.com / Vimeo

Après un an de recherches et de préparation, le film haute définition pour écran géant Jérusalem est entré en production avec ce travelling aérien inédit à travers Israël et les Territoires. Prévu pour une sortie mondiale en 2013, le film transportera le public dans une excursion spectaculaire en Terre Sainte et dans la ville que d’aucuns nomment le Centre du monde…

>>> plus d’infos (en anglais)

>>> Télécharger la vidéo de 350mo en HD : loguez-vous sur Vimeo et cliquez à droite sur « Download this video »

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La Bible n’est pas un puzzle (l’approche tic-tac-to), par Frank A. Viola http://www.blogdei.com/15203/la-bible-nest-pas-un-puzzle-lapproche-tic-tac-to-par-frank-a-viola/ http://www.blogdei.com/15203/la-bible-nest-pas-un-puzzle-lapproche-tic-tac-to-par-frank-a-viola/#comments Wed, 20 Jul 2011 20:55:44 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=15203

extrait du livre : » le christianisme paganisé »

Première partie

En considérant le sujet du ministère dans le Nouveau Testament il est essentiel de se rappeler l’ordre dans lequel les livres du Nouveau Testament ont été écrits. Supposer, que l’ordre dans lequel les livres du Nouveau Testament sont correctement présentés nous mènerait à supposer, que les Évangiles ont été écrits d’abord, et puis les Actes et puis les lettres de Paul, commençant par Romains et finissant avec les épîtres pastorales à Timothée, à Tite et à Philémon, nous ne pourrions jamais comprendre le développement des institutions et la pensée de l’église primitive.

- Richard Hanson
 

Comment se fait-il que nous chrétiens pouvons suivre les mêmes rituels perdus chaque dimanche sans jamais remarquer qu’ils sont en parfait désaccord avec le NT ? Une partie de la raison doit faire avec la puissance incroyable de la tradition. Mais il y a autre chose qui concerne notre NT. Le problème n’est pas dans ce que le NT nous indique. Le problème est dans la façon dont nous l’approchons.
 

L’approche de la Bible la plus utilisée généralement parmi les chrétiens modernes s’appelle la « preuve texte. » L’origine de la preuve texte remonte de la fin des années 1590. Un groupe d’hommes appelés Protestant Scholastiques a pris les enseignements des réformateurs et les a systématisés selon les règles de la logique aristotélicienne. [2]

La Scholastique protestante soutenait que non seulement les Écritures sont la Parole de Dieu, mais que chaque partie est la Parole de Dieu d’Elle-même et en Elle-même, sans égard pour le contexte. Ce qui ouvre la porte à l’idée que si nous prélevons un verset de la Bible, il demeure vrai intrinsèquement et peut être employé pour prouver une doctrine ou une pratique.
 

Quand John Nelson Darby émergea dans le milieu des années 1800, il établit une théologie basée sur cette approche. Darby a élevé la preuve texte à une forme d’art. En fait, c’est Darby qui a donné aux chrétiens fondamentalistes et évangéliques la plus grande part de leurs enseignements actuellement admis. [3] Tous sont construits sur la méthode preuve texte. Cette méthode preuve texte, alors, est devenue la manière dont  les chrétiens modernes approchent la Bible. On l’enseigne dans chaque école et séminaire protestants de Bible sur terre.
 
 
 

En conséquence, nous les chrétiens, rarement, obtenons de voir le NT dans l’ensemble. Plutôt, on nous sert un plat de pensées réduites en fragments, réunies au moyen de logique humaine dégénérée. Le fruit de cette approche est que nous avons dérivés loin de la pratique de l’église du NT. Pourtant nous croyons toujours que nous sommes bibliques. Permettez-moi d’illustrer le problème avec une histoire factice.
 
 

Rencontrez Marvin Snurdly

Marvin Snurdly est un conseiller matrimonial renommé dans le monde. En 20 ans de carrière en tant que conseiller matrimonial, Marvin a conseillé des milliers de mariages préoccupants. Il a une présence sur l’Internet. Des centaines de couples écrivent chaque jour des lettres à Marvin au sujet de leurs histoires matrimoniales en sanglot. Les lettres viennent de partout autour du globe. Et Marvin répond à toutes.

Cent ans passent, et Marvin Snurdly se repose paisiblement dans sa tombe. Il a un petit, petit fils appelé Fielding Melish. Fielding décide de récupérer les lettres perdues de son arrière grand-père, Marvin Snurdly. Mais Fielding peut seulement trouver 13 des lettres de Marvin. Des milliers de lettres que Marvin a écrits dans sa vie seulement 13 ont survécu ! Neuf d’entre elles ont été écrites aux couples en crise matrimoniale. Quatre d’entre elles ont été écrits à différents conjoints.

Toutes ces lettres ont été écrites dans l’espace de 20 ans: De 1980 à 2000. Fielding Melish planifie de compiler ces lettres dans un volume. Mais il y a quelque chose d’intéressant au sujet de la manière dont Marvin a écrit ses lettres qui rend la tâche de Fielding quelque peu difficile.

D’abord, Marvin avait une habitude ennuyante de ne jamais dater ses lettres. Aucun jour, mois, ou année n’apparaissent sur aucune des 13 lettres. En second lieu, les lettres ne dépeignent seulement qu’une demi-portion de la conversation. Les lettres initiales écrites à Marvin ayant provoqué ses réponses n’existent plus. En conséquence, la seule manière de comprendre le contexte des lettres de Marvin est en reconstruisant la situation matrimoniale de la réponse de Marvin.
 

Chaque lettre a été écrite à un moment différent, à des peuples de culture différente, traitant un problème différent. Par exemple, en 1985, Marvin a écrit une lettre à Paul et à Sally de la Virginie, États-Unis qui éprouvaient des problèmes sexuels tôt dans leur mariage. En 1990, Marvin a écrit une lettre à Jethro et Matilda d’Australie qui avaient des problèmes avec leurs enfants. En 1995, Marvin a écrit une lettre à une épouse du Mexique qui éprouvait une crise de remise en question.
 

Notez bien, 20 ans, 13 lettres, écrites à des peuples différents, à différentes heures, à différentes cultures éprouvant différents problèmes.

Le désir de Fielding Melish est de mettre ces 13 lettres dans l’ordre chronologique. Mais sans dates, il ne peut pas le faire. Ainsi Fielding les met dans l’ordre décroissant. C’est-à-dire, il prend la plus longue lettre et la met d’abord. Il met la seconde plus longue ensuite. Il prend la troisième plus longue et la place en troisième. La compilation finit avec la lettre la plus courte de Marvin. 13 lettres sont arrangées, pas chronologiquement, mais par longueur.

Le volume frappe les presses et devient un best-seller durant la nuit. Les gens l’achètent par charges de camion.

100 ans passent et les travaux rassemblés de Marvin Snurdly compilés par Fielding Melish passent l’épreuve du temps. L’œuvre est toujours très populaire. Encore 100 ans passent, et ce volume est employé copieusement dans tout le monde occidental. (Marvin s’est reposé dans sa tombe pendant 300 années maintenant.)

Le livre est traduit en des douzaines de langues. Les conseillers de mariage le citent à gauche et à droite. Les universités l’utilisent dans leurs cours de sociologie. Il est tellement employé couramment que quelqu’un a une idée lumineuse sur la façon de faciliter la référence au volume à des fins de citation.

Quelle est cette idée lumineuse ? Elle est de diviser les lettres de Marvin en chapitres et phrases numérotées (nous les appelons versets). Ainsi des chapitres et des versets sont opérés dans La Collection des Œuvres de Marvin Snurdly.

Mais en ajoutant des chapitres et versets à ces lettres autrefois vivantes, un changement passe inaperçu. Les lettres perdent leur contact personnel. Au lieu de cela, elles prennent l’allure d’un manuel.

Différents sociologues commencent l’écriture de livres concernant le mariage et la famille. Leur source principale ? La Collection des Œuvres de Marvin Snurdly. Prenez n’importe quel livre du 24ième  siècle au sujet du mariage, et vous trouverez l’auteur citant des chapitres et des versets des lettres de Marvin.

Ça ressemble habituellement à ceci : En faisant une remarque particulière, un auteur citera un verset de la lettre de Marvin écrite à Paul et à Sally. L’auteur prélèvera alors un autre verset de la lettre écrite à Jethro et à Matilda. Il extraira un autre verset à partir d’une autre lettre. Alors il coudra ces trois versets ensemble sur quoi il établira sa philosophie matrimoniale particulière.
 

Pratiquement chaque sociologue et thérapeute matrimonial qui écrit un livre sur le mariage fait la même chose. Pourtant l’ironie est ici. Chacun de ces auteurs contredit constamment les autres, quoiqu’ils aient tous la même source !

Mais ce n’est pas tout. Non seulement les lettres de Marvin ont été transformées en prose froide quand elles étaient vivantes à l’origine, des épîtres vraies à de vrais peuples dans de vrais endroits. Mais elles sont devenues une arme dans les mains d’hommes avec des intentions. Quelques auteurs sur le mariage commencent à isoler des textes preuves de l’œuvre de Marvin pour marteler ceux qui sont en désaccord avec leur philosophie matrimoniale.

Comment peuvent-ils faire cela ? Comment ça se fait ? Comment est-ce que tous ces sociologues se contredisent quand ils emploient exactement la même source ! ? C’est parce que les lettres ont été prélevées de leur contexte historique. Chaque lettre a été épluchée de son ordre chronologique et extirpée de son contexte originel.

Autrement dit, les lettres de Marvin Snurdly ont été transformés en série de sentences isolées, disjointes, réduites en fragments pour que n’importe qui prélève une phrase d’une lettre, une autre phrase d’une autre lettre, les colle ensemble pour créer la philosophie matrimoniale de leur choix.

Une histoire étonnante? En voici la leçon. Que vous le réalisiez ou pas, j’ai juste décrit votre NT !
 
 

L’ordre des lettres de Paul

Votre NT se compose la plupart du temps des lettres de Paul. Paul de Tarse en a écrit les deux tiers. Il a écrit 13 lettres dans l’espace de 20 ans. Neuf lettres ont été écrites aux églises dans différentes cultures, à différents moments, éprouvants différents problèmes. Quatre lettres ont été écrites à différents chrétiens. Les individus qui ont reçu ces lettres traitaient également différentes issues à différents moments.

Notez bien : 20 ans, 13 lettres écrites à différentes églises, à différents moments à des cultures différentes, éprouvant différents problèmes. [4]
 

Au début du deuxième siècle, quelqu’un a pris les lettres de Paul et les a compilées dans un volume. Le terme technique pour ce volume est « canonique. » [5]Les érudits se réfèrent à ce volume compilé comme « canon Paulinien. » C’est essentiellement votre NT avec quelques lettres supplémentaires après les quatre Évangiles et les Actes placés à l’avant, et la Révélation qui ferme le tout.

En ce temps-là,  personne ne savait quand les lettres de Paul furent écrites. Même si on l’avait, il n’aurait pas importé. Parce qu’il n’y avait aucune priorité pour l’ordre alphabétique ou chronologique. [6]Le monde Gréco-Romain du premier siècle  classait sa littérature selon la longueur décroissante. [7]

Regardez comment votre NT est arrangé. Que trouvez-vous ? La plus longue lettre de Paul apparaît d’abord.  [8]C’est Romains. Les 1Corinthiens  est la deuxième plus longue lettre, par conséquent c’est la raison pour laquelle elle suit Romains. 2 Corinthiens est la troisième plus longue lettre. Votre NT suit ce modèle jusqu’à ce que vous veniez à ce petit livre minuscule appelé Philémon. [9]

Voici l’ordre actuel qui apparaît dans votre NT. Les livres sont arrangés selon la longueur décroissante: [10]

Romains, Corinthiens 1,  2 Corinthiens, Galates, Éphésiens 11[11],  Philippiens, Colossiens,  1 Thessaloniciens, 2 Thessaloniciens, 1 Timothée, 2 Timothée, Tite, Philémon
 

Quel, alors, est l’ordre chronologique approprié de ces lettres ? [12]Selon la meilleure source disponible, voici l’ordre dans lequel elles ont été écrites:

Galates, 1 Thessaloniciens, 2 Thessaloniciens, Corinthiens 1, 2 Corinthiens, Romains, Colossiens, Philémon, Éphésiens, Philippiens, 1 Timothée, Tite, 2 Timothée
 
 

L’addition des chapitres et des versets

En l’année 1227, un enseignant à l’université de Paris du nom de Stephen Langton ajouta des divisions de chapitres à tous livres du NT. Puis,  en 1551, un imprimeur appelé [13] Robert Stephanus numérota les phrases de tous les livres du NT. [14]

Selon le fils de Stephanus, les divisions de verset que son père avait créées ne rendent pas service au sens du texte. Stephanus n’a employé aucune méthode approuvée. Tout en montant à cheval de Paris à Lyon, il versifia le NT en entier à partir des divisions par chapitre de Langton. [15]
 

Ainsi furent créés les versets dans les pages des Saints Écrits en l’année 1551. [16] Et depuis, le peuple de Dieu approche le NT avec des ciseaux et de la colle, copiant et collant des phrases isolées et disjointes de différentes lettres, les prélevant de leur emplacement réel en les collant ensemble pour prouver des doctrines flottantes. Et ce, tout en leur donnant le nom de « Parole de Dieu.»
 

Cette approche mi-cuite vit toujours dans nos séminaires, universités de Bible, églises, études de Bible, et (tragiquement) nos églises de maison aujourd’hui. [17]La plupart des chrétiens sont complètement hors de contact avec les événements sociaux et historiques de l’arrière-plan de chacune des lettres du NT. Au lieu de cela, ils ont transformé le NT en manuel utilisé pour prouver n’importe quel point. Le hachage de la Bible en fragments rend tout ceci particulièrement facile.[18]
 
 

Comment nous approchons le NT

On nous a enseignés à approcher la Bible de sept manières. Voyez combien vous pouvez faire de tic-tac to avec un crayon pour chaque façon qui s’applique à vous:
 

Vous recherchez les versets qui vous inspirent. Lorsque vous les trouvez, vous les accentuez, les apprenez par cœur, les méditez un moment, ou les mettez sur la porte du réfrigérateur.

Vous recherchez les versets qui indiquent ce que Dieu a promis de sorte que vous puissiez le confesser dans la foi et obliger le Seigneur à faire ce que vous voulez. (Si vous faites partie mouvement de « nommez-le, réclamez-le, » « parlez-en, saisissez-le » vous êtes passé maître dans cet art.)

Vous recherchez les versets qui indiquent ce que Dieu vous ordonne de faire.

Vous recherchez les versets que vous pouvez citer pour effrayer le diable ou lui résister dans l’heure de la tentation.

Vous recherchez les versets qui s’avéreront votre doctrine particulière de sorte que vous puissiez couper-coller votre co-religionnaire théologique en rubans bibliques. (En raison de la méthode preuve-texte, une vaste majorité de chrétiens se comportent comme si la seule citation d’un certain verset aléatoire et hors contexte des Écritures peut conclure toute discussion sur pratiquement tous les sujets.)

Vous recherchez des versets dans la Bible pour reprendre et/ou corriger d’autres.

Si vous êtes un prédicateur, vous recherchez les versets qui « prêchent » bien pour le sermon du dimanche matin prochain. (C’est une habitude enracinée pour les prédicateurs. Il est tellement encrassé que bon nombre d’entre eux sont incapables de lire leur Bible que pour glaner du matériel de sermon.)
 

Regardez maintenant cette liste encore. Vous êtes-vous trouvé là ? Remarquez comment chacune de ces approches est fortement individualiste. Toutes vous placent, vous, le chrétien individuel, au centre. Chaque approche ignore le fait que la majeure partie du NT a été écrite à des congrégations de personnes (églises), pas à des individus.
 

Mais ce n’est pas tout. Chacune de ces approches est construite sur la méthode-preuve texte isolé. Ils traitent le NT comme un manuel et nous aveugle à son vrai message. Il n’est donc pas surprenant que nous puissions avec approbation incliner la tête devant nos pasteurs payés, l’ordre de culte du dimanche matin, les sermons, les bâtiments d’églises, les costumes religieux, les chœurs, les équipes de culte, les séminaires, et un sacerdoce passif sans grimacer.

On nous a enseignés à approcher la Bible comme un puzzle. Pour la plupart d’entre nous, on ne nous a jamais dit l’histoire entière qui se trouve derrière les lettres de Paul, Pierre, Jacques, Jean, et Jude. On ne nous a enseigné que des chapitres et des versets, pas le contexte historique.

Par exemple, vous a–t-on jamais enseigné l’histoire derrière la lettre de Paul aux Galates ? Avant que vous n’incliniez la tête, voyez si vous pouvez répondre à ces questions de tête : Qui étaient les Galates ? Quelle était leur situation ? Quand et pourquoi Paul leur a-t-il écrit ? Que s’est-il produit juste avant que Paul ait complété son traité aux Galates ? Où était-il quand il l’a écrit ? Qu’est-ce qui l’a provoqué à écrire la lettre ? Et où dans les Actes trouvez-vous le contexte historique pour cette lettre ? Tous ces sujets de fond sont indispensables pour comprendre ce qu’est notre NT. Sans eux, nous ne pouvons simplement pas comprendre la Bible clairement ou correctement. [19]

Un auteur l’exprime ainsi, « l’arrangement des lettres de Paul dans le Nouveau Testament est en général celui de leur longueur. Quand nous les réarrangeons dans leur ordre chronologique, les adaptant autant que possible dans le contexte des actes des apôtres, elles commencent à révéler de plus en plus leur trésor; elles deviennent explicites, jusqu’à un plus haut degré que quand ce contexte est ignoré. » [20]
 

Un autre écrit: « si les futures éditions [du Nouveau Testament] veulent faciliter au lecteur la compréhension du Nouveau Testament, il devront réaliser que le moment est venu de faire disparaître les divisions de versets et de chapitres du texte et pour être placés dans la marge dans un endroit aussi inaperçu que possible. Tous les efforts un endroit doivent être fait pour imprimer le texte de  manière à mettre en évidence les unités que l’auteur lui-même avait à l’esprit. » [21]

J’appelle notre méthode d’étudier le NT l’ « approche presse-papier. » Si vous connaissez les ordinateurs, vous connaissez la fonction appelée « presse-papiers. » Si vous vous avérez justement à être devant une unité de traitement de texte, vous pouvez couper et coller des morceaux de texte par l’intermédiaire du presse-papiers. Le presse-papiers te permet de couper une phrase d’un document et de la coller dans un  autre.
 

Les pasteurs, les séminaristes, et les laïques de même ont été conditionnés par l’approche presse-papiers en étudiant la Bible. Voici comment nous justifions notre vision humaine, terre-à-terre, synthétique, encroûtée et emballée et la faisant passer comme « biblique. » C’est pourquoi nous passons à côté de ce que l’église primitive était toutes les fois que nous ouvrons notre NT. Nous voyons des versets. Nous ne voyons pas l’image entière.
 

Laissez-moi vous démontrer comment cette approche est encore aujourd’hui vivante et bien portante, et jusqu’à quel point elle régit nos esprits.
 
Rencontrez Joe Housechurch

Joe Housechurch a grandi dans l’église institutionnelle. Depuis les 10 dernières années, il en a été mécontent.

Joe prend un livre sur les «églises de maisons» et il fait une crise de conscience. Il en vient à apprendre des choses étonnantes. À savoir, il n’est aucun pasteur moderne dans le NT. Il n’y a aucun bâtiment d’église. Il n’y a aucun clergé payé, et les réunions d’église sont ouvertes pour la participation de tous.

Toutes ces découvertes font basculer le monde de Joe. De sorte qu’il quitte l’église institutionnelle. Pas sans faire face à la fureur du pasteur, d’ailleurs. Vous voyez, Joe fait l’erreur de partager ces « grandes révélations » avec d’autres dans son église. En conséquence, le pasteur en a eu vent, et Joe s’est retrouvé en conflit avec le pasteur. De son pupitre, Joe a été stigmatisé en tant qu’«hérétique dangereux, » et le rassemblement a été chargé de couper toute communion avec lui.

Après avoir soigné ses blessures, Joe prend son NT, ne se rendant jamais compte que l’approche de couper et coller vit toujours dans son cerveau. La « mentalité de presse-papiers » n’a jamais été disséquée de sa pensée. Mais il en est avec bonheur ignorant, comme le sont la plupart des chrétiens.
 

Joe commence à chercher les ingrédients pour commencer une « église de NT. » Ainsi il commence à faire ce que la plupart des chrétiens sont conditionnés faire en cherchant la volonté de Dieu. Il tire des versets du NT, ignorant le contexte historique et social de ces versets.

Joe trouve Mat. 18:20: «Où deux ou trois sont recueillis ensemble dans mon nom, Je suis là au milieu d’eux.» Joe continue à lire et trouve dans Actes 2:46: «et ils rompaient le pain dans les maisons.» Joe obtient une révélation. «Tout ce que j’ai à faire est d’ouvrir ma maison, à deux ou trois pour se réunir ici, et voilà ! J’ai planté une église de NT!»

Ainsi le dimanche suivant, Joe ouvre sa maison et commence une «église de maison» basée sur le NT (ainsi pense-t-il).

Joe obtient une autre révélation: «Je suis un planteur d’église comme Paul. J’ai commencé une église de maison juste comme lui.» Joe ne se rend pas compte qu’il a juste prélevé deux phrases de deux documents différents complètement hors contexte historique et les a cousues ensemble pour faire quelque chose qui n’a aucune racine dans les Écritures.
 

Mat. 18:20 n’est pas une recette pour fonder une église. Ce passage traite d’une réunion d’excommunication ! Les actes 2:46 est simplement un rapport de ce que les premiers chrétiens faisaient. Oui, les premiers chrétiens se sont réunis dans les maisons. Et on recommande fortement que nous nous réunissions dans les maisons aujourd’hui. [22]Mais, l’ouverture de la maison et l’invitation au peuple pour se réunir là ne fait pas une église. Ni fait-il du propriétaire de la maison un « planteur d’église ! »
 

Les églises qui ont été plantées au premier siècle ont été plantées avec du sang et de la sueur. Les hommes qui les ont plantés ne sont pas partis de la synagogue samedi et n’ont pas décidé qu’ils allaient planter des églises de maisons le dimanche. Chaque homme dans le NT impliqué dans la plantation des églises était premièrement une personne ordinaire dans une église déjà existante. En temps voulu, cette personne, après beaucoup de tribulation et de service dans une église, qui l’a connu si bien qu’on pouvait le lire comme un dictionnaire, était identifié et envoyé avec l’approbation de cette église. C’est un modèle cohérent dans tout le NT. [23]
 

Vous pouvez prouver n’importe quoi avec des versets, cher lecteur. Voir la naissance d’une église qui retrace les églises du premier siècle prend énormément plus de travail que d’ouvrir votre maison et faire asseoir du monde sur des divans confortables pour boire de la Java, manger des biscuits, et parler de la Bible.

Qu’est-ce que je veux dire par une église du premier siècle ? Je parle d’un groupe de personnes qui savent éprouver Jésus-Christ et l’exprimer lors d’une réunion, sans officiant ou directeur humain. Je parle d’un groupe de personnes qui peuvent fonctionner ensemble en tant que corps quand ils sont laissés à eux-mêmes après que le planteur d’église est parti. [24]

L’homme qui plante une église dans le style du premier siècle, la quittera sans pasteur, anciens, directeur de musique, aide à la Bible, ou enseignant de la Bible. Si cette église est bien plantée, ces croyants sauront accéder à la Souveraineté vivante et actuelle de Jésus-Christ lors d’une réunion. Ils sauront Lui laisser la direction de leurs rassemblements. Ils apporteront leurs propres chants, ils écriront leurs propres chants, ils serviront à partir de ce que le Christ leur montre sans le besoin de la présence d’un  dirigeant humain! [25]
 

Équiper un peuple dans ce but demande plus que l’ouverture de votre maison en disant: «venez faire l’étude de la Bible».
 

suite à venir (avec Notes)

 

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Réinventer et pacifier la relation hommes-femmes, par Yves Gabel http://www.blogdei.com/15183/reinventer-les-relations-hommes-femmes-par-yves-gabel/ http://www.blogdei.com/15183/reinventer-les-relations-hommes-femmes-par-yves-gabel/#comments Tue, 19 Jul 2011 07:55:49 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15183

croireetvivre.com

Comment vivre la relation homme-femme dans le couple et en société?
Étonnant mais vrai: celui qui prend du recul par rapport à la culture religieuse peut entendre la nouveauté du message biblique: «en Christ, il n’y a plus ni homme, ni femme…»
(Galates 3.28).

_____________________________

Nos contemporains perçoivent mal les différences entre masculin et féminin ou, au contraire, les hypertrophient… La modernité n’a pas résolu l’éternelle alternative: machisme ou féminisme!

Je suis convaincu que notre société est plus violente encore que les précédentes sur ce sujet parce qu’elle est régie par l’ignorance. Or, l’ignorance est source de peurs, de conflits d’intérêt, puis de violences diverses et parfois graves.

Qui a le pouvoir?

Dans la relation masculin-féminin, qui doit faire quoi? Qui peut ou doit avoir le dernier mot? Et comment cela peut-il se vivre? Le couple est-il l’enjeu d’un pouvoir, d’une autorité?

J’écoute la souffrance des humains, des couples en particulier, depuis bien des années. L’écueil principal relaté par chacun est souvent celui de l’autoritarisme qui revêt bien des formes subtiles, au masculin comme au féminin. Exercer une autorité dans le couple provoque des nuisances durables qui affectent le lien conjugal parfois de manière irrémédiable. Il en va de même dans toutes nos relations masculin-féminin.

Alors, faut-il exercer une autorité? Et pourquoi? Quelle est la légitimité de cette vision culturelle et religieuse?

Contrairement aux idées reçues, la Bible offre une autre voie, novatrice et différente car elle ne tient pas (ou plus) compte de la fausse alternative: machisme ou féminisme. Pour la découvrir, encore faut-il accepter de «sortir» des ornières de la pensée traditionnelle et bourgeoise du XIXe siècle.

Hiérarchisation et pouvoir

Au travers de la religion et de nos cultures ancestrales nous avons hérité des idées suivantes: le mari seul maître à bord, le masculin prime toujours sur le féminin, le pater familias revu et corrigé par Napoléon et par les églises…

Ces conceptions font-elles place à la relation désirée par le Dieu Créateur au temps des origines? Personnellement, j’observe que le machisme et le féminisme détruisent l’harmonie des couples. Ils conduisent les sociétés dans l’impasse partout et toujours car ils nous renvoient à la question: qui a le pouvoir? Cette guérilla des sexes est pour moi révélatrice des effets de la rupture d’avec Dieu.

Or, ce qui prime toujours dans la Bible, particulièrement avec le Christ, c’est le lien «amoureux» de toute relation humaine: savoir reconnaître en l’autre un être en relation, un humain à aimer.

Le temps, un cadre pour aimer

Se donner le temps, à soi et à l’autre, c’est essentiel pour apprendre à aimer. Pourquoi «apprendre à aimer»? Je ne crois pas qu’il soit inné d’aimer quelqu’un convenablement, spontanément, immédiatement… surtout quelqu’un qu’on connaît finalement si peu! Par conséquent, aimer quelqu’un, c’est apprendre à l’aimer.

Ainsi, pour la Bible par exemple, le couple a besoin de temps pour apprendre à s’aimer. C’est pourquoi je trouve extraordinaire, belle et vraie cette maxime du poète Pablo Neruda: «Je t’aime afin de commencer à t’aimer».

La relation humaine véritable apparaît alors comme un engagement inconditionnel à aimer l’autre, à concourir à son bonheur plutôt qu’à diriger sa vie. Je dois dire que cela élève sensiblement le débat par rapport à la notion actuelle de plaisir ou de relationnel.

«Je ne t’aime pas pour ce que tu pourras me donner, m’apporter ou me faire. Je t’aime pour ce que tu es.» Cette déclaration a le mérite d’assainir la relation, de l’apaiser dès son commencement. En effet, n’est-il pas courant aujourd’hui de craindre le regard de l’autre, parce que nous sommes toujours jugés sur l’apparence ou la performance?

Grâce au temps, je m’engage à tout mettre en œuvre pour que l’autre soit heureux, pour que la relation soit vivante et vivifiante pour nous et tous les autres que la vie nous donnera de croiser.

Je dois apprendre à faire confiance à l’autre et à Dieu. Confiance, dans son sens étymologique premier: se «fier» à l’autre. Pourquoi devrais-je toujours vivre dans la défiance, la méfiance, la peur de l’échec ou de la trahison? Nous savons tous que la relation ne peut pas éclore et prendre son essor dans une atmosphère aussi pessimiste. La relation a besoin d’espace, de temps, de projets durables, de croire en l’avenir. Elle a besoin de foi. Sans cela ce n’est plus une relation, c’est un désert, une infernale prison… la mort.

Aimer, c’est s’ouvrir à l’absolue différence de l’autre

Les humains apprennent à aimer en donnant, en se donnant réellement à l’autre, sans condition.

Aimer c’est justement systématiquement refuser d’exercer un pouvoir sur l’autre car l’amour ne contraint pas, l’amour libère. Le philosophe Jean Lacroix a donné de l’amour une définition assez extraordinaire: «Aimer, c’est promettre et se promettre de ne jamais utiliser à l’égard de celui qu’on aime les moyens de la puissance.»

Avec cette option, on ne désire pas l’autre pour le posséder, l’enfermer, le dominer. Bien au contraire, on atteste que l’on désire être ensemble, vivre la différence sexuelle dans le respect total de l’intégrité de l’autre, se construire ensemble, se faire l’un à l’autre. Ce respect de la différence devrait être initié avec conviction dès l’enfance.

Aimer, c’est aussi faire de nos relations masculin-féminin un lieu de paroles. Un lieu de remise en question de soi et des fausses croyances du passé. Un lieu de transformation où chacun apprend à jouer un rôle positif dans la mutation de l’autre, sa bonification et l’émergence de sa véritable identité au travers du genre. La parole échangée réunit l’homme et la femme et produit quelque chose de neuf et de solide. Ce type de parole est toujours parole de réconciliation.

Aimer, c’est contribuer à résorber le brouillage des genres. Masculin et féminin choisissent d’être et de demeurer ensemble pour parvenir à l’unité. La Bible nous apprend qu’en Christ, ils ne sont plus rivaux mais partenaires, en correspondance l’un à l’autre. Ils sont égaux.
La guérilla prend fin en découvrant comment Dieu peut y apporter la douceur, la tendresse. L’expression de la tendresse est miracle… Tendresse de Dieu pour nous et envers celle ou celui avec qui je suis en relation.

Bourvil chantant «La tendresse» adresse à Dieu ces admirables paroles:
«Dans votre immense sagesse, Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse, Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse, Pour que règne l’amour, (Règne l’amour)
Jusqu’à la fin des jours»

La relation pacifiée, un chemin vers Dieu

Chaque fois que les humains prennent le chemin de l’engagement et de l’amour durables, chaque fois qu’ils acceptent de lier leur destin à celui d’un autre, chaque fois qu’ils vivent de la communauté et pour elle, alors, ils approchent la réalité spirituelle de la vie, ils approchent de Dieu, très souvent à leur insu.

Finalement, le secret d’une relation des genres réussie réside dans le modèle qu’est Dieu. La Bible nous apprend que Dieu vit en lui-même des rapports d’amour et de communion éternels entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il nous ouvre la voie au véritable amour inconditionnel. Fabriqués à son image, nous pouvons vivre de cet amour de manière consciente et responsable. Nous pouvons Lui demander d’illuminer nos relations.

Épilogue

Appelés au respect de soi et de l’autre dans la dignité et la complicité d’un amour toujours renouvelé, comment pourrions-nous vivre nos relations homme-femme dans des jeux de pouvoir ou des rapports de force verbaux ou physiques?

En Christ, nos relations sont porteuses d’un mystère qui dépasse notre réalité humaine. C’est l’entrée dans une autre vie, une autre dimension de la relation, ce qui fera dire à Saint Paul «il n’y a plus ni homme, ni femme». Hommes et femmes sont appelés à vivre en complémentarité.

C’est comme si l’alliance de nos vies donnait naissance à une autre vie, un peu à l’image de l’enfantement. Cette vie nouvelle vient d’ailleurs. Nous ne maîtrisons pas ses composantes. Elle n’est pas issue de la production de nos ego. Vie nouvelle, spirituelle, porteuse de liberté et de don qui fonde le don de soi à l’autre, la gratuité de la relation amoureuse, son inconditionnalité.

À travers cet amour authentique, Dieu se donne et vient habiter le lien «amoureux» qui relie les êtres. Il vient l’épaissir, le nourrir de son Amour, lui donner du souffle, son Souffle. Désormais, l’humanité est en marche inexorablement vers son avenir: la pacification du rapport masculin-féminin.

http://www.croireetvivre.com/?p=journal&sp=article&num_art=246&idg=prec

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L’homosexualité, selon la Bible http://www.blogdei.com/15071/lhomosexualite-selon-la-bible/ http://www.blogdei.com/15071/lhomosexualite-selon-la-bible/#comments Fri, 08 Jul 2011 21:43:00 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15071

pasteurweb.org

Il y a beaucoup de discours et d’écrits à ce sujet, des définitions scientifiques, philosophiques, sociales, religieuses, concernant les motivations profondes et le comportement des homosexuels. Je vous propose ici de l’examiner selon la Bible, Parole écrite et inspirée de Dieu.
L’homosexualité désigne la relation sexuelle entre personnes du même sexe : homosexuels pour les hommes et lesbiennes pour les femmes. Le mot s’applique indistinctement aux hommes et aux femmes.
L’homosexualité n’est pas un phénomène nouveau. On trouve des textes, des tableaux, des dessins, des poteries ornées de figures et symboles, datant de l’Antiquité.
Dans certains milieux , pendant un temps l’homosexualité a été considérée comme une maladie. Aujourd’hui, les homosexuels revendiquent leur situation, comme une différence légitime et normale. Ils la présentent comme le résultat d’une attirance inspirée par des sentiments d’amour, dont la relation sexuelle est l’aboutissement.
Comme pour les hétérosexuels, l’aspect physique joue un grand rôle dans l’attirance de deux personnes l’une vers l’autre. Cependant, en dehors de l’attrait physique et du désir sexuel, il y a pour beaucoup une attirance affective, sentimentale.

Pour mieux comprendre cet exposé, Il faut définir le mot « amour » devenu un véritable fourre-tout, dans lequel on inclus aussi bien les sentiments profonds d’attachement, d’affection, de bonté et de charité, que les relations sexuelles souvent pratiquées dans le seul but de la satisfaction du plaisir charnel.

La Bible parle beaucoup de l’amour et utilise des termes précis pour qualifier chacune de ses expressions, dans l’Ancien et le Nouveau Testament.
L’Ancien Testament parle de différentes formes de l’amour:

1. L’amour de Dieu

2. L’amour entre l’homme et la femme

3. L’amitié entre des hommes

3. L’amour paternel et maternel, l’amour filial et familial.

4. L’amour du prochain

Le mot hébreu désignant l’amitié est ‘rea’ qui signifie « ami, compagnon ». On le retrouve souvent pour désigner les relations d’amitiés entre deux personnes. Exemple: David et Jonathan.
Le Nouveau Testament utilise deux groupes de mots pour l’amour: philia et agapé.
Eros
qui caractérise l’aspect passionnel n’est pas employé.

Trois mots grecs précisent ce que nous appelons « l’amour » :
Philia, phileô, se disent pour un sentiment d’amitié très fort. ‘philos’, employé surtout comme adjectif, signifie aimé, cher, amical
Agapé et agapaô, peu utilisés dans le grec profane, se rapportent davantage à la sphère spirituelle et morale, « agapé » dépend plus de la volonté que du sentiment. Il caractérise en particulier l’amour de Dieu.
Eros, désigne particulièrement tout ce qui se rapporte aux relations sexuelles.

L’amitié est le sentiment très fort entre personnes, hommes ou femmes, sans distinction.

La Bible rapporte un récit merveilleux que certains malheureusement ont dénaturé, y cherchant un alibi à l’homosexualité. C’est l’amitié qui liait David et Jonathan. En lisant correctement le récit de la Bible, il est clair que ces deux jeunes gens étaient liés d’une profonde et sincère affection, mais aussi que leur amitié n’a jamais dégénéré. Ni l’un, ni l’autre n’était homosexuel.

La nature nous enseigne:

Les corps masculin et féminin ont chacun leur particularité qui exprime la complémentarité: un homme pour une femme et vice et versa. Il n’y a pas besoin d’explications nombreuses pour comprendre que la relation sexuelle entre deux personnes du même sexe est une confusion, une entorse aux lois naturelles de la relation homme-femme, premièrement dans leur configuration physique, ensuite dans la relation affective, enfin dans le dessein de la procréation. Il est clair, pour ceux qui ne se voilent pas les yeux que l’union physique de deux personnes du même sexe est anormale. Même sans référence à la Bible ou autre traité de morale, la nature nous enseigne. L’homosexualité n’est pas naturelle.

Dieu nous instruit.

La Bible, notre référence ici, définit l’homosexualité comme une « pratique contre nature », interdite par Dieu et qualifiée de chose abominable, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament.

Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. Lévitique 18:22

Si un homme couche avec un autre homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux une abomination. Lévitique 20:13

Romains 1:26/27

… leurs femmes ont renoncé aux relations sexuelles naturelles pour se livrer à des pratiques contre nature.
Les hommes, de même, délaissant les rapports naturels avec le sexe féminin, se sont enflammés de désir les uns pour les autres; ils ont commis entre hommes des actes honteux et ont reçu en leur personne le salaire que méritaient leurs égarements.

Sans que ce soit une insulte ou une discrimination, la Bible affirme que l’homosexualité est un péché, une passion infâme. Nous pouvons le comprendre car elle est une déviation de la création originelle.

Dieu a défini la sexualité des êtres humains dans cette parole:

L’homme s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair. Genèse 2:24

Petit à petit, le cœur des hommes s’est rempli de pensées et de désirs mauvais, allant jusqu’à se détourner de la voie naturelle de l’homme et de la femme.

« … la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » Verset 12  »

… toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. » Genèse 6:5 (La version de la Bible en Français courant, utilise le mot « dévoyé »)

« Corrompre sa voie », est l’expression utilisée par la Bible concernant le fait de sortir, de dévier, de la voie normale. En ce qui concerne la sexualité, nous trouvons une explication très claire dans la lettre de l’apôtre Paul aux disciples de Rome:

« Leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. » Rom. 1.26/27

Le livre des Psaumes parle aussi de cette corruption:

Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables; il n’en est aucun qui fasse le bien. Psaumes 14:1
Ils se sont corrompus, ils ont commis des iniquités abominables. Psaume 53:1

La Bible place l’homosexualité parmi les péchés qui empêchent d’entrer dans le Royaume de Dieu

Ne savez–vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous égarez pas: ce ne sont pas ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtrie, à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes, les voleurs, les gens avides, les ivrognes, ceux qui s’adonnent aux insultes ou à la rapacité qui hériteront le royaume de Dieu. 1 Corinthiens 6.9/10

Devant Dieu, il n’y a pas de distinction, pas de discrimination: tous sont pécheurs. Mais il veut que tous soient sauvés.

Il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. 1 Timothée 2:4

Le même message est valable pour tous, les homosexuels, comme les autres personnes, ont besoin de la grâce de Dieu et doivent parvenir à la repentance qui produit un changement de conduite.

Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur. Actes 3:19

Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. Romans 3:23

Nous ne devons pas oublier que Dieu use de patience envers les homosexuels comme envers tous les pécheurs, les menteurs, les voleurs, les meurtriers, les adultères, les impudiques, les idolâtres, et aussi à l’égard des homosexuels.

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. 2 Pierre 3:9

Des personnes dont les discours sont excessifs ont parlé du sida comme d’un jugement de Dieu. Sans parler de jugement, il est évident que certains problèmes sont directement liés aux comportements.

Nos sentiments, nos paroles, nos actes engendrent dès ici-bas des résultats dont nous devons assumer la responsabilité. On récolte ce que l’on sème.

Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption … Galates 6:7,8

Il y a une sentence divine qui s’adresse à tous les hommes, car tous sont pécheurs:

Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. Romains 6:23

Amour et vérité:

Dieu aime tous les êtres humains, mais il n’approuve pas toutes leurs actions. Nous devons avoir les sentiments de Dieu, mais aussi le courage de dire la vérité. Nos relations avec ceux qui ne suivent pas Jésus-Christ sont des relations normales dans la vie de tous les jours, mais en nous abstenant des relations équivoques.

Reprenez les uns, ceux qui contestent; sauvez-en d’autres en les arrachant du feu; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. Jude 1.22/23

Paul a défini le comportement des disciples de Christ:

Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques – non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde.
Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.
Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger?
Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.
1 Corinthiens 5.9/13

En réprouvant l’homosexualité, nous refusons d’être accusés d’homophobie. Il ne s’agit pas de cela, mais simplement de définir l’homosexualité par rapport à la Bible que nous considérons comme la Parole écrite, inspirée de Dieu. Il n’est pas question de haine, ni de rejet des personnes à cause de leurs tendances ou leurs comportements. Nous devons nous tenir à l’écart des manifestations d’hostilité, des discours injurieux et de tout ce qui est vexatoire ou humiliant. (Voir homophobie)

Je crois aussi que les discours moralisateurs ou une espèce d’affectation de fausse pitié, crée chez les autres une réaction de rejet. Nous devrions souvent être plus discrets et plus humbles dans notre approche des choses sensibles, tout en restant fermes dans notre témoignage.

Dieu dit aux homosexuels, comme à tous les être humains:

Je vous aime, mais je n’aime pas votre conduite, changez de mentalité et de comportement, (c’est le sens de se repentir) et je vous accueillerai.

Comprenons bien que pour les homosexuels, comme pour tous les être humains, seul l’Esprit de Dieu peut les convaincre. Notre part c’est de rendre témoignage et le Seigneur fait le reste.

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement: Jean 16:8

C’est dans la pensée de Dieu et sa Parole que nous devons chercher à adapter nos propres pensées et nos comportements envers les pécheurs, sans concession à l’égard du péché.

Lorsque nous avons affaire à des personnes homosexuelles, nous devons premièrement prier pour demander à Dieu de nous donner le courage et la sagesse, tout en attendant le moment le plus favorable pour leur annoncer la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.
Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous.
1 Timothée 2:1

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[Vidéo] Les dinosaures et la Bible, par Ken Hovind http://www.blogdei.com/15068/video-les-dinosaures-et-la-bible-par-ken-hovind/ http://www.blogdei.com/15068/video-les-dinosaures-et-la-bible-par-ken-hovind/#comments Fri, 08 Jul 2011 11:37:20 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15068 >> plus de vidéos et de débats]]>

Berean Beacon / DrDino.com

2 heures et 20 minutes d’une conférence du Dr Ken Hovind, un créationniste convaincu.

>>> plus de vidéos et de débats

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Quel est ce Dieu tout-puissant qui est impuissant? par Roger Vercellino-Aris http://www.blogdei.com/14663/quel-est-ce-dieu-tout-puissant-qui-est-impuissant-par-roger-vercellino-aris/ http://www.blogdei.com/14663/quel-est-ce-dieu-tout-puissant-qui-est-impuissant-par-roger-vercellino-aris/#comments Sun, 05 Jun 2011 10:21:39 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14663

larevuereformee.net

«Ou DIEU veut supprimer les maux et ne le peut; ou il le peut et ne le veut; ou il le veut et le peut. S’il le veut et ne le peut, il est impuissant. S’il le peut et ne le veut, il est méchant. S’il le veut et le peut, d’où viennent donc les maux et pourquoi ne les supprime-t-il pas?»

Epicure, d’après Lactance (De Ira Dei, chap. 13)

1. Le problème

Pour l’esprit humain, l’existence d’un Dieu qui se dit bon et qui déclare que la création est bonne (c’est, en tout cas, ce qui ressort de la Bible, cf. par exemple 2Ch 5.13, Ps 145.9, Mc 10.18, Gn 1.31) et celle de la souffrance et du mal posent, le moins qu’on puisse dire, problème.

Certains expliquent que la liberté humaine est en cause. L’homme utilise mal sa liberté, là est la source des maux sur terre. Certes, cela est vrai dans bien des cas; car certains maux et maladies sont dus aux abus humains (alcool, drogues, envies…). Mais Dieu n’aurait-il pas pu ou dû créer l’homme un peu moins libre et un peu plus enclin au bien? Et s’il ne laisse pas la terre abandonnée à elle-même, pourquoi les enfants subissent-ils souvent les conséquences du comportement de leurs aînés? N’est-il pas scandaleux que des innocents, par millions, soient malades, violés, torturés, en prison? Les guerres et génocides sont œuvres humaines, mais cela paraît laisser Dieu insensible.

D’autre part, si l’homme est à l’origine de certains maux, le mal existait avant sa création (Gn 2.9 et 3.5). L’homme n’est pas responsable des tremblements de terre, des tsunamis et d’autres catastrophes naturelles qui font pourtant, chaque fois, des milliers de victimes1.

Certains s’insurgent, comme Eric Emmanuel Schmitt, par le biais d’un personnage de sa pièce Le visiteur: «Si Dieu était content de ce qu’il a fait, de ce monde-ci, ce serait un drôle de Dieu, un Dieu cruel, un Dieu sournois, un criminel, l’auteur du mal des hommes!»2Et le chrétien Philip Yancey de s’écrier: «Dieu où es-tu quand l’épreuve est là?»3

2. Un Dieu tout-puissant

Il n’y a pas de dualisme dans la Bible. Dieu est tout-puissant et il est le seul à l’être. Certes, il y a le diable, mais c’est un subalterne, même s’il a accès à la sphère divine (Jb 1 et 2). Dieu est le créateur de l’univers (Gn 1.1). Les formules «Je suis le Dieu tout-puissant», «Je suis le tout-puissant», «Dieu règne» sont martelées dans l’Ancien Testament4et le Nouveau Testament5.

L’Ancien Testament est l’histoire de ses actions. Il intervient massivement, selon l’expression du pasteur Olivier Pigeaud6. Dieu est au ciel et il fait ce qu’il veut dans les cieux et sur la terre (Ps 115.3 et 135.6). Dieu agit comme il lui plaît avec les «armées des cieux» et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne pour lui résister (Dn 4.35). C’est lui qui donne la victoire au peuple juif ou le destine à la défaite, qui fait et défait les nations et les potentats (Jr 27.5, Jn 19.11). Il domine sur tout (1Ch 29.12, Ps 103.19, Jb 12.13-25), est maître du moindre événement (cf. toute une liste en Jb 39, cas du petit oiseau en Mt 10.297). C’est lui qui pousse David à faire un recensement du peuple (2S 24.1), même si c’est par l’intermédiaire du diable (1Ch 21.1), recensement qui déplaisait pourtant à Dieu (1Ch 21.7). La punition fut d’ailleurs très dure et pas uniquement contre David (1Ch 21.14). Dieu est le séducteur des faux prophètes (Ez 14.9), c’est lui qui envoie un mauvais esprit sur Saül (1S 16.14). Si Absalom viole les femmes de David, c’est parce que Dieu voulait punir David (2S 16.21). Les fils du prophète Eli refusent l’objurgation, car Dieu voulait les faire mourir (1S 2.25). Et n’est-il pas impliqué dans la coutume de l’immolation des premiers-nés (Ez 20.25)? Certes, comme le remarque Calvin: «Quand Dieu accomplit par les méchants ce qu’il a décrété en son conseil secret, ils ne sont pas pour autant excusables, comme s’ils avaient obéi à son commandement, lequel ils violent et renversent tant qu’il est en leur pouvoir.»8Il n’en reste pas moins que, d’une manière générale, Dieu a autorité même sur les fléaux (Am 3.6, Lm 3.38, Es 45.79, Ap 15 et 16: quels fléaux!). Si certains maux sont des punitions justifiées, d’autres paraissent quasiment arbitraires10. Dieu voit les actions secrètes des hommes (Mt 6.6, Rm 2.16) et connaît leurs pensées intimes (Rm 2.16, Hé 4.12-13). Si le diable est le prince de ce monde et le dieu de ce siècle (cf. infra), il ne fait que rester, selon l’expression de Luther, «diable de Dieu»11.
Le Dieu de la Bible est un Dieu tout-puissant.

3. Un Dieu silencieux, impuissant

De par sa nature, Dieu ne peut faire des choses contradictoires, comme un cercle carré, deux et deux égale cinq, que je ne sois pas né alors que c’est déjà le cas. La réflexion essuyée par le pasteur Wurmbrand alors adolescent: «Si Dieu est tout-puissant, peut-il faire un poids si lourd qu’il ne peut le soulever? Si oui, il n’est pas tout-puissant, sinon, il ne l’est pas davantage»12, relève du sophisme.

Par ailleurs, Dieu ne peut mentir (Nb 23.19, Es 15.29, Hé 6.8) ou pécher (Jc 1.13). Il ne peut se renier (2Tm 2.13).

Cela posé, nous voyons que si Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (1Tm 2.4), ceux-ci ne le seront pas tous (Mt 22.4, 25.41). Il y aura même peu d’élus (Mt 22.14). L’apocatastase ne tient pas au point de vue scripturaire13. Pour lever la contradiction les théologiensdistinguent entre la volonté divine de décret et la volonté préceptive… Les fils d’Eli ne se sont pas repentis parce que le Seigneur voulait les faire mourir (1S 2.25) et pourtant, il ne veut pas la mort du pécheur (Ez 18.32). Dans le premier cas, Dieu a voulu dans ce sens qu’il l’a inclus dans le programme de tout ce qui arrive, dans le plan universel ou Décret. Dans le second, il s’agit de son désir, de son appel, commandement ou précepte, qu’ils se convertissent… Le mal, s’il est voulu [de Dieu], d’une certaine façon, n’est pas voulu comme le bien. Dieu veut le bien directement, simplement, pour lui-même; il ne veut le mal que d’une autre façon, en le haïssant simultanément. C’est un vouloir souverain, certes, mais permissif, qui s’y rapporte. La causalité divine à l’égard du bien est efficiente (Dieu agit effectivement…). Elle est déficience à l’égard du mal (Dieu se contente de ne pas agir, comme s’il faisait défaut). Alors que Dieu opère lui-même le bien en le faisant opérer, le mal est toujours le fait d’une ou plusieurs créatures exclusivement.»14

Thomas d’Aquin prend l’exemple suivant: «[Prenons un] juge épris de justice. De volonté antécédente, il veut que tout homme vive, mais de volonté conséquente, il veut que l’assassin soit pendu. Semblablement, Dieu veut de volonté antécédente que tous les hommes soient sauvés, mais de volonté conséquente, il veut que quelques-uns soient damnés comme sa justice l’exige15.»

Pour le commentateur John MacArthur: «Si le dessein rédempteur de Dieu se limite aux élus, son désir de salut s’étend à la race humaine entière.»16L’œuvre de salut par Jésus-Christ est valable pour tous les hommes, mais tous n’en profitent pas17. Jésus parle, par exemple, du bon dessein de Dieu envers les pharisiens, rendu nul par ceux-ci (Lc 7.30). Dieu est le Sauveur de tous les hommes, mais… principalement18des croyants. Il s’ensuit qu’il y a là un mystère que reconnaît La Bible annotée dans son commentaire de 1 Timothée 2.419.

Cela dit, «Dieu, être omnipotent agissant depuis l’éternité, aurait pu produire quelque chose de mieux», écrit Bertrand Russel20. Pour Hans Jonas, il s’agit «d’un Dieu complètement inintelligible, qu’on peut dire qu’il est à la fois absolument bon et absolument tout-puissant et que néanmoins il tolère le monde tel qu’il est»21.

Toutefois, certains, comme Bertrand Vergeley22, estiment que faire un procès à Dieu à ce sujet est malvenu de la part de l’homme qui, lui non plus, ne fait rien. Il importe de se regarder soi-même quand on entend critiquer Dieu. Mais on peut rétorquer que l’homme tolère car il est quelque peu impuissant, alors que Dieu…

Dans le même ouvrage, Vergely cite23le cas d’une femme pasteur qui, devant la souffrance puis la mort d’une fillette de trois ans, s’écrie: «Je suis devenue pasteur parce que j’aime Dieu, parce que je crois en lui; tout cela ne correspond pas à ce que je croyais. C’est dur de voir que le Dieu que j’aime peut laisser souffrir un enfant comme cela.» L’évangéliste Charles Templeton, en face d’un malade atteint de la maladie d’Alzheimer, puis à la vue d’une photo d’une femme, en Afrique du Nord, qui lève les yeux au ciel, tenant dans ses bras son bébé, assoiffés tous les deux car il y avait une sécheresse épouvantable, se dit: «Est-il vraiment possible de croire qu’il existe un créateur plein d’amour et de compassion quand tout ce doit avoir besoin cette femme, c’est la pluie?»24Et André Comte Sponville d’enfoncer le clou: «Passer plusieurs heures dans un service de pédiatrie d’un grand hôpital donne une assez basse idée de Dieu s’il existait.»25Certes, il y a la solidarité humaine qui fait que les actes, les imprudences, les vices des uns ont des répercussions sur les autres, sur les descendants en particulier. Dieu lui-même qui déclarait que l’iniquité des pères serait punie jusqu’à la troisième ou quatrième génération (Ex 20.15) est revenu pourtant, plus tard, sur cette décision, annonçant que chacun assumera sa propre faute (Jr 31.30, Ez 18.4). Alors pourquoi la souffrance injuste?

Philip Yancey cite26le livre du professeur John Hick Philosophie de la religion où celui-ci écrit qu’un monde sans souffrance serait le pire des mondes possibles [sic], car cela supposerait que la nature fonctionnerait par de continuelles providences particulières et non pas par des lois universelles à respecter… Les concepts éthiques n’auraient pas de sens… dans ce monde, il ne pourrait y avoir de mauvaise action ni d’ailleurs de bonne… Yancey cite aussi26 la réflexion du Dr Paul Brandi: «Remercions Dieu d’avoir inventé la douleur. Il n’aurait pu faire mieux [sic].» Il estime lui aussi que la douleur a son utilité, car elle joue un rôle protecteur vis-à-vis de notre corps, et que la souffrance possède même une certaine valeur morale car elle attire notre attention sur le caractère éphémère et précaire de notre vie sur cette planète. Mais il remarque aussitôt que le problème de la douleur et de la souffrance provient de la troublante question de la cause27.

Jules-Marcel Nicole, de son côté, estime que la souffrance est parfois nécessaire en vue d’un témoignage face aux hommes et aux anges (cf. cas de Job28). La Bible en parle parfois, aussi, dans cette optique (Jn 9.1-3, Rm 5.3, Jc 1.2). Pourtant il existe des cas d’actes de torture, de barbarie, totalement inhumains.

Aussi Hans Jonas de conclure: «Il faut que la bonté [de Dieu] soit compatible avec l’existence du mal et il n’en va de la sorte que s’il n’est pas tout-puissant. S’il n’est pas intervenu [à Auschwitz], ce n’est pas qu’il ne le voulait pas, c’est qu’il ne le pouvait pas.»29Il est, en effet, difficile d’affirmer «que Dieu était présent à Auschwitz; comme la croix du Christ, Auschwitz est aussi assumé en Dieu lui-même, pris dans la douleur du Père, dans le sacrifice du Fils et dans la force de l’Esprit»30. Il n’y a pas qu’à Auschwitz où Dieu parut absent, impuissant. Combien d’individus ont crié à Dieu lors de guerres (de religion… chrétienne parfois), mais sans obtenir de réponse! On peut citer, pour l’époque contemporaine, les génocides en Afrique, au Liban lors de la guerre civile: «Dieu en a assez de nous, il n’est plus ici. Il est parti. Il nous a abandonnés.»31Dramatique aussi cette lettre en provenance de Stalingrad, en 1942, d’un soldat jadis très croyant: «A Stalingrad, le choix de s’en remettre à Dieu signifie nier son existence. J’ai cherché Dieu dans chaque trou d’obus… auprès de chaque camarade… Je l’ai cherché même dans le ciel et Dieu ne s’est jamais montré. Dieu n’existe pas à Stalingrad.»32Et François Deverny de s’écrier: «Si on ne veut pas Dieu complice du mal, il faut qu’il ne l’ait ni ordonné, ni permis. Je ne sais plus prier ce Dieu impotent.»33Avec une ironie acide, Bertrand Russell écrit: «A croire que le monde que nous connaissions fut créé par le démon à un moment où Dieu regardait ailleurs.»34Certains, comme Eric Emmanuel Schmitt, vont plus loin encore: «[Dieu] tu n’existes pas! si tu es tout-puissant alors tu es mauvais; mais si tu n’es pas mauvais, tu n’es pas bien puissant, scélérat ou limité, tu n’es pas un Dieu à la hauteur de Dieu. Il n’est pas nécessaire que tu sois.»35Rude aussi cette interrogation triviale de Philip Yancey: «Si tu es vraiment le patron sur cette terre, si d’une manière ou d’une autre il n’est pas étranger à toute la souffrance des hommes, pourquoi est-il si imprévisible, si injuste? Est-il le grand Sadique de l’univers que se complaît à nous voir au supplice?»36Il cite le cas d’une famille d’immigrés exploitée par des fermiers, qui, lors d’un culte, hurle sa rage devant Dieu «qui ferait mieux de faire taire le prêcheur et de voir par lui-même leur situation»37. Même Jésus s’est vu abandonné par Dieu (Mt 27.46).

4. Essais de solutions

L’existence de la souffrance, souvent injuste, du mal a toujours exercé la sagacité des penseurs dans toutes les philosophies et religions, et différentes idées ont été émises38. Si le ciel «est un toit vide au-dessus de la souffrance des hommes»39, le problème paraît résolu par l’athéisme. Ceci peut être contesté: «La négation de l’existence de Dieu, loin de résoudre le problème du mal, ne ferait que le rendre complètement insoluble… [car], dans ce cas, comment comprendre l’ordre physique qui y règne? S’il y a un ordre cosmique, comment n’y aurait-il pas, à plus forte raison, un ordre moral, c’est-à-dire comment le mal n’aurait-il aucun sens et aucune explication?» C’est l’appréciation de Régis Jolivet qui, dans cette optique, rajoute: «La sagesse de Dieu fait d’ailleurs que le mal rentre dans l’ordre, non pas essentiellement puisqu’il n’a pas été voulu par Dieu mais accidentellement… Cela revient à dire que Dieu fait que la souffrance serve.»40

De même dans l’article «Mal» du Dictionnaire critique de théologie, on peut lire: «Un monde d’où le mal serait absent serait nécessairement un monde d’où notre créature libre serait absente. Un tel monde serait moins parfait que le nôtre.»41Et, dans celui de L’Encyclopédie philosophique universelle: «Dieu ne pouvant moralement qu’avoir choisi le meilleur des mondes possibles, le mal et les imperfections locales trouvent leur explication dans la plus grande perfection de l’ensemble des compossibles portés à l’existence. Ce qui est perçu comme un mal par un individu peut être un bien à l’échelle de l’univers.»42 Mais cette idée tirée de Leibniz est réfutable, car la notion de «monde meilleur» comporte en soi une contradiction, car pour un monde existant donné, on pourra toujours concevoir un monde meilleur. De toute façon, si cela est vrai dans certains cas, cela n’explique pas les fléaux naturels et les actes de barbarie.

Le dualisme résout la question par l’existence de deux forces antagonistes, le Bien et le Mal, qui se combattent éternellement. Apparu au VIIe siècle av. J.-C. avec le mazdéisme, il est repris, avec des nuances, par un fils d’évêque de Sinope, Marcion, au IIesiècle apr. J.-C. Excommunié en 144, il opposait le Dieu de l’Ancien Testament, Dieu d’une justice qui allait jusqu’à la méchanceté, au Dieu du Nouveau Testament, bon et père. Au IIIe siècle, pour le Perse Mani, il y a deux principes incréés, le Bien qui est lumière et le Mal qui est ténèbres et matière.

Mais, comme nous l’avons vu (cf. point 2), la Bible est totalement opposée au dualisme.

Les auteurs chrétiens ont, tour à tour, pensé le mal comme une privation, un non-être, le véritable support du mal étant le bien, comme permettant d’en tirer du bien. C’est comme l’ombre qui ne peut exister qu’en fonction de la lumière.

Dans la théologie catholique, «le mal n’est pas de l’être, ce qui n’est pas positif, mais la privation d’un bien. Le mal est l’absence de quelque qualité qui était due à la nature et qui fait défaut. Cette privation est un désordre… Il faut se garder d’attribuer au mal rien de positif. Se déplacer est un bien. Se déplacer en boitant est un mal, mais c’est un mal moindre que de ne pas se déplacer du tout. Ainsi, le mal est toujours inhérent à un sujet bon en soi, mais qui n’a pas toute la perfection voulue… [Dieu] cet être parfait ne pouvait créer qu’un monde égal en perfection à lui-même. Ce monde ne se fût pas distingué de lui. Il ne pouvait créer qu’un monde fini et, si beau fût-il, il y avait place dans ce monde pour le mal.»43

Pour le dominicain Yves Congar: «Si le monde sans péché était digne de la sagesse [de Dieu], un monde-du-péché-et-de-l’incar (tout accroché) nation-rédemptrice réalisait davantage encore sa bonté et satisfaisait pleinement sa sagesse en tant qu’elle est au service de sa bonté… sa sagesse, même sa sagesse de Créateur, était une sagesse de la croix.»44

Et la liturgie romaine de proclamer Felix culpa, bienheureuse faute, qui nous a valu un tel Rédempteur45. Dans l’article «Mal» du Dictionnaire de la Biblede Vigouroux, on peut lire: «C’est dans une autre vie qu’il faut attendre la compensation des maux qui frappent les justes en celle-ci… c’est un moyen que Dieu ménage au juste pour lui faire gagner le bonheur de l’autre vie.»46

Il y a toujours eu, dans le christianisme, cette idée que les maux sont soit des punitions de Dieu, soit des épreuves en vue de mérites célestes. Si cela est vrai dans certains cas pour les punitions (cf. note 10) et qu’on peut avancer le cas du pauvre Lazare (Lc 16.25), il est impossible de généraliser, compte tenu de tout ce qui est dit au sujet de la grâce de Dieu47.

Du côté protestant, Calvin se demande ce que serait devenue notre rédemption si Jésus n’avait pas été crucifié par la volonté de Dieu48. Auguste Lecerf écrit de son côté: «Si Dieu a fait entrer l’avènement de l’abus de la liberté dans la trame de ses décrets, c’est sans doute qu’il a jugé qu’un monde où le péché donnerait leur nom au repentir, au pardon, à l’héroïsme, au sacrifice, aurait plus de valeur et mettrait mieux en lumière, au regard des anges et des hommes, sa miséricorde et sa justice; qu’il serait moralement supérieur à un monde d’innocents amoraux ou de justes figés dans leur impeccabilité.»49

Il nous semble plus réaliste d’accepter le mystère, en accord avec le dominicain Sertillanges: «La difficulté ne vient pas uniquement de ce qu’il nous manque de lumière, mais principalement des lumières que nous avons et que nous ne pouvons accorder avec les mystères.»50Et avec Henri Blocher: «L’énigme du mal est le seul mystère opaque de l’Ecriture.»51Comme l’écrit J.P. Bernhart, citant Augustin: «Chercher la raison du mal, c’est regarder les ténèbres.»52

5. L’attitude et l’enseignement de Jésus

Jésus qui se savait envoyé, issu de Dieu, un avec Lui (Jn 10.30) accepte tout simplement le monde tel qu’il est. Il ne se révolte pas contre le fait que le pays soit sous occupation étrangère. Il fait même du bien à un officier romain (Mt 8.5-13). Il ne dit rien de l’injustice au sujet des veuves juives non secourues ou des lépreux juifs non guéris, alors qu’un païen l’est (Lc 4.25 et 27). Lui-même n’a guéri qu’un seul des malades présents à la piscine Béthesda (Jn 5.1-9)53.

Si son message d’amour met implicitement en cause l’esclavage, il n’en dit rien explicitement. Il se sert plutôt de l’état d’esclave pour illustrer son enseignement (Mt 10.24, Lc 17.10, Jn 8.34, etc.)54. Que le malheur tombe au hasard sur des gens qui n’ont rien de particulier justifiant de subir un tel sort (par exemple des personnes écrasées par la chute de la tour de Siloé et de celles massacrées par Pilate) ne l’émeut pas spécialement; il se sert simplement de ces faits divers pour appeler à considérer d’autres valeurs dans la vie (Lc 13.1-5). Lorsque Jean-Baptiste est décapité, il ne paraît pas avoir fait de commentaires (Mt 14.13).

Jésus ne s’offusque pas qu’il y ait des riches et des pauvres et il prédit même qu’il en sera toujours ainsi (Mc 14.7). Qu’il y ait des guerres, des famines, il en prend son parti et il invite ses disciples à faire de même (Mt 24.6-7). Il va jusqu’à dire que malheurs et scandales arrivent et arriveront nécessairement (Mt 18.7, 24.6 et les parallèles). Il y aura toujours des bons et des méchants sur terre (cf. la parabole de l’ivraie, où Jésus indique que le tri ne se fera qu’à la fin du monde, Mt 13.24-42).

Alors qu’il a guéri des malades, chassé des démons, fait des miracles, Jésus est impuissant devant l’attitude des Jérusalemites et il pleure (Lc 19.41). Ses disciples auraient bien envoyé le feu du ciel contre les méchants, mais il préfère la faiblesse, l’acceptation du mal (Lc 9.54).

Jésus, d’une certaine manière, est passif, voire fataliste devant l’état du monde.

6. Un Dieu limité

Lors de la tentation dans le désert, quand le diable déclare que la terre lui a été donnée, Jésus ne conteste pas ce fait (Lc 4.1-8). Ailleurs, il déclare le diable «prince» de ce monde (Jn 12.31, Jn 14.30). Quand on récite le Notre Père (version longue, Mt 6.7-13), prière enseignée par Jésus lui-même, on ne fait peut-être pas assez attention à la portée de ce qui est dit: «Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.» On peut comprendre que le règne est celui qui est souhaité dans le cœur des hommes: «Que par ma vie, le nom de Dieu soit glorifié», aspire Grégoire de Nysse55, qui donne le même sens à la suite de la prière, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel: que soit faite en moi ta volonté!56De même, Calvin écrit: «Dieu sera Roi du monde quand tous seront rangés sous sa volonté… Il nous appelle à une obéissance volontaire. C’est pour quoi le ciel est nommément comparé à la terre, parce que les anges servent Dieu de leur bon gré et sont attentifs à exécuter ses commandements.»57Luther commente ainsi: «Que ta volonté soit faite, ce n’est autre chose qu’observer ses commandements, car c’est par ceux-ci qu’il nous fait connaître sa volonté.»58Maillot tient un langage plus nuancé: «Si le Christ exhorte à demander que ta volonté se fasse, il croit que cette volonté de Dieu rencontre des obstacles et que ces obstacles peuvent être aussi bien de notre propre volonté que de la volonté des autres hommes, ou les fatalités, ou les lois qui semblent conduire le monde.»59

En effet, limiter la signification de cette demande à ce qui concerne l’homme paraît restrictif et, par ailleurs, redondant avec la première demande. Certes, la volonté de Dieu est le salut des hommes, mais le mal qui est dans le monde englobe aussi les calamités indépendantes des hommes, l’action du diable (Mt 13.39, Jn 8.44; l’ivraie parmi le blé, Mt 13.24-28).

Dieu règne dans le ciel mais pas sur la terre. Sa volonté n’est pas faite ici-bas. C’est plutôt celle du diable (dieu de ce siècle; cf. 2Co 4.4) qui prédomine. C’est ici le royaume des ténèbres (Jn 12.46, Ep 6.12). Ainsi, le monde va mal, mais c’est «normal», si l’on peut dire, car c’est inéluctable. Jésus lui-même déclare que son propre royaume n’est pas de ce monde (Jn 18.36). Ce royaume, sphère où Dieu règne, où sa volonté est faite est ailleurs, mais il vient ici-bas par incursion, lors de l’histoire d’Israël et par la venue de Jésus. Celui-ci a guéri des malades, chassé des démons, signes que le royaume de Dieu est venu vers les hommes (Mt 12.28) même si, parfois, c’est sans frapper les regards (Lc 17.21)60. Il est à noter que les démons reprochent à Jésus de faire opérer le royaume de Dieu ici-bas prématurément, d’être venu «avant le temps» (Mt 8.29). Cette contestation montre que c’est à bon droit, si on peut dire, que le diable met en avant ses prérogatives. On peut comprendre alors son empressement à vouloir perdre l’homme installé par Dieu dans son propre domaine.

Bien que Jésus ait affirmé avoir vaincu le monde (c’est-à-dire le diable, Jn 16.33), Matthieu, à la vue des guérisons de Jésus, cite Esaïe, où il est dit «il fera triompher la justice» (Mt 12.20, Es 11.5), et pourtant l’injustice est toujours là. Bien que Jésus ait dépouillé les dominations, les autorités en triomphant d’elles à la croix, dit Paul (Col 2.15); bien qu’en ressuscitant Jésus, Dieu ait tout mis sous ses pieds (Ep 1.22); bien qu’avant de quitter cette terre, Jésus ait déclaré que tout pouvoir lui avait été donné dans le ciel et sur terre (Mt 28.18); bien que Dieu l’ait souverainement élevé en lui donnant le nom qui est au-dessus de tout nom afin que tout genou fléchisse dans les cieux et sur terre (Ph 2.9 et 10); bien que… le mal est toujours là et ne diminue même pas en intensité!61

Si le diable est réellement et irrémédiablement vaincu, cela est en potentiel; en attente, virtuel tant que le temps existe. Le monde nouveau est pour plus tard, au retour du Christ (2P 3.12-13). L’épître aux Hébreux indique que Jésus «attend» que ses ennemis soient devenus son marchepied (Hé 10.13). Paul dit que le royaume sera effectif quand le Christ aura détruit les dominations, les autorités et les puissances [mauvaises] et ce, seulement à la fin du monde (1Co 15.24-25). Les disciples pensaient que le royaume de Dieu était imminent, Jésus les détrompe (Lc 19.11-27, Mt 25.1-13). Ce n’est qu’à la fin du monde que les ennemis de Dieu seront définitivement mis hors d’état de nuire (Lc 19.27, Ap 17.14).

En attendant, le diable, même s’il se sait vaincu à terme, ne peut que continuer à faire du mal, car c’est son fond. Il accentuera même sa pression dans la mesure où il lui reste peu de temps (Ap 12.12). Heureusement pour nous, si le diable peut nous harceler (Lc 22.31), il ne peut nous nuire fondamentalement (Lc 10.19, Rm 8.39).

Tout cela montre que le ciel n’est pas statique, un lieu figé où les élus psalmodieraient éternellement, mais un endroit où il y a du mouvement. La parabole des mines (Lc 19.12-26), même métaphorique, parle de gouvernement. Ailleurs, Jésus parle de places dans le ciel, pas toutes les mêmes (Jn 14.2 et Mt 11.11). Non seulement le ciel déborde d’activités, mais il y a une véritable guerre dont la terre subit des conséquences. Daniel prie Dieu, mais la réponse n’arrive que vingt et un jours après, car il y a eu une embuscade et l’ange de Dieu a été retardé et a dû même demander du renfort pour joindre Daniel (Dn 10.13). Les anges exercent un ministère en faveur des humains (Hé 1.14). Jésus utilise un langage militaire: le diable est un ennemi (Mt 13.39). Il eût pu recevoir le secours de six mille combattants (Mt 26.53-54). L’Apocalypse est une histoire de lutte sur terre et dans le ciel62.

En fait, il faut raisonner «cosmique». «Nous sommes engagés dans une lutte gigantesque dont l’humanité est le champ de bataille et l’enjeu, où les anges restés fidèles luttent au côté du Christ contre le démon et ses anges. Que la bataille soit gagnée ne fait aucun doute, mais personne n’a le droit de se dégager de la lutte.»63

7. Conclusion

Il semble que pour des raisons qui nous sont mystérieuses, étranges, Dieu, pourtant tout-puissant, se soit volontairement dépouillé, ait accepté une non-puissance. «La non-puissance n’est pas l’impuissance, mais une décision, de la part de celui qui a, qui détient une puissance, de ne pas s’en servir, de ne pas user de la puissance.»64Dieu aurait passé un contrat avec les forces du mal (cf. le cas de Job) dont l’origine n’est pas claire65, contrat qui le lie à ses propres décisions. Et donc, quoi qu’il arrive, il ne peut, dans certains cas, intervenir dans l’histoire des hommes. Tel serait le drame de la Shoah66. Dans d’autres circonstances, il agit (on a parlé de son action dans l’Ancien Testament, des incursions du royaume de Dieu dans le Nouveau Testament). De plus, Dieu se sert du mal pour le détourner en bien. Un exemple frappant est donné en Genèse 45, où le mal infligé à Joseph par ses frères a permis de sauver la famille de la famine. L’Ecriture dit que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Rm 8.28).

Arthur Katz pense qu’un aspect positif de la Shoah a été la création de l’Etat d’Israël: «L’Holocauste a débouché sur la création de l’Etat d’Israël. Nous avons un Etat Nation, un lieu où nous espérons bien trouver la sécurité en tout temps. Rien ne nous contraint plus à être des victimes sans défense disséminées parmi les nations.»67

Parfois, Dieu agit mais après un silence qui… peut paraître long! Les Juifs ont attendu quatre cents ans, esclaves en Egypte, avant d’être délivrés!

Etant hors du temps, Dieu peut annoncer sa victoire finale, se prévaloir de sa toute-puissance, mais en attendant la fin des temps, Dieu laisse le diable régner sur terre, n’impose pas sa toute-puissance.

Cette non-puissance peut s’illustrer par cet épisode du livre d’Esther, où le potentat Assuérus édicte un décret d’extermination des Juifs, décret irrévocable par définition. Assuérus, quand il veut finalement sauver les Juifs, ne peut annuler sa propre décision. Tout potentat de «droit divin» qu’il était, il ne pouvait revenir en arrière. Sa toute-puissance était limitée.

Les humains sont un peu comme ce fantassin dans sa tranchée pendant la Grande Guerre, dépassé par les événements, tributaire de ce qui se passait très loin à Paris et Berlin, dans les ambassades, mais qui avait là où il était des ordres précis à exécuter.

C’est aussi, dans ce contexte, que s’éclairent certains passages bibliques sur la prière; celle-ci devient nécessaire pour que Dieu agisse, car il en a décidé ainsi. L’action de Dieu reste dépendante de celle des hommes, en tout cas dans certains domaines. Le nombre des «moissonneurs» (Mt 9.38), des dirigeants dignes de ce nom (1Tm 2.1-2), des guérisons (Jc 5.16), des victoires sur la tentation (Lc 22.40) dépend des prières des hommes. Il faut parfois prier avec persévérance (Lc 11.5-10, Lc 18.1-8). Dieu seul connaît la date de la fin du monde et, pourtant, on peut la faire avancer par la prière! (Mt 24.36 et 2Pi 3.12) Même Jésus a prié et prie encore en faveur des hommes (Lc 22.31, Rm 8,31, Hé 7.25).

Tout cela est bien étrange mais c’est ainsi, nous n’y pouvons rien. La religion chrétienne est complexe. Dieu a un Fils. Il y a l’Esprit Saint. L’effusion de sang est nécessaire (Hé 9.22). Dieu s’incarne en Jésus, qui meurt sur une croix, ressuscite.

Tout cela n’est pas bien rationnel, mais c’est ainsi. C’est folie pour l’esprit humain, mais puissance de Dieu pour celui qui croit (1Co 1.18).

Une religion «inventée» par l’homme serait plus simple. La complexité du christianisme est paradoxalement un gage de véracité.

On comprend pourquoi le monde va mal, malgré la venue du Christ, mais le pourquoi du pourquoi dépasse l’entendement humain. Comment comprendrez-vous les choses célestes? a demandé Jésus (Jn 3.12). Les voies de Dieu sont insondables et incompréhensibles (Rm 11.33); notre connaissance de Dieu est celle qu’il a bien voulu nous révéler, mais nous ne connaissons rien de Dieu en lui-même.

Bibliographie: http://larevuereformee.net/articlerr/n243/quel-est-ce-dieu-tout-puissant-qui-est-impuissant

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