Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Apostasie et erreurs doctrinales http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Fri, 21 Oct 2011 16:09:35 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 Dénoncer l’apostasie, les erreurs doctrinales, les faux docteurs et les faux prophètes? http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/ http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/#comments Sun, 09 Oct 2011 15:10:57 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16397

Par E.L. Bynum./ .latrompette.net

Faut-il dénoncer les faux docteurs et les faux prophètes, en les désignant par leurs noms? Que dit la Bible à ce sujet?

Beaucoup de Chrétiens pensent que nous n’avons pas le droit de dénoncer les fausses doctrines et de citer les noms des faux prophètes et des faux docteurs. Les églises libérales ont toujours partagé ce point de vue. A présent, ce sont les églises évangéliques et charismatiques qui le partagent aussi, au nom de « l’amour et de l’unité ». Nous sommes souvent accusés de « manquer d’amour ». Nous voulons donc, par ce court article, rappeler ce que la Bible enseigne sur ce sujet vital.

1. Est-il juste de juger à la lumière de la Bible ?

L’un des versets les plus mal utilisés de la Bible est sans doute celui-ci : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » (Matthieu 7 :1). Nous savons que nous devons lire chaque passage de l’Ecriture dans son contexte, si nous voulons comprendre correctement sa véritable signification. Les versets 2 à 5 du même chapitre nous font comprendre clairement que Jésus parle du jugement hypocrite. Celui qui a une poutre dans l’œil n’a pas le droit de juger son frère qui n’a qu’une paille dans le sien. La leçon est claire : vous ne pouvez juger quelqu’un pour son péché si vous êtes coupable du même péché !

Ceux qui citent ce verset de Matthieu pour condamner ceux qui dénoncent les fausses doctrines devraient donc lire tout le chapitre. Jésus dit au verset 15 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs ». Comment pouvons-nous savoir si ce sont des faux prophètes, si nous ne les avons pas jugés selon la Parole de Dieu ? Si nous savons que ce sont des faux prophètes, n’allons-nous pas nous intéresser de près aux brebis de ces loups ravisseurs ? Partout dans la Bible, nous voyons que Dieu nous demande d’identifier et de dénoncer les loups ravisseurs.

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits » (versets 16 et 17). Le Seigneur ne dit-Il pas clairement que nous devons juger la personne (l’arbre) par le fruit de sa vie et de ses doctrines ? Certainement ! Car nous ne pouvons pas connaître sans juger. Mais tout jugement doit être fondé sur l’enseignement de la Bible, et non sur nos préjugés ou nos humeurs.

« Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7 :24). Le Seigneur nous ordonne ici de « juger selon la justice », c’est-à-dire de juger selon la Parole de Dieu. Si nous jugeons selon d’autres critères que la Parole de Dieu, nous désobéissons à Matthieu 7 :1. Le dictionnaire définit le verbe « juger » par « déclarer la loi ». Les Chrétiens fidèles doivent donc discerner et juger en s’appuyant sur la Bible, qui est la Loi inspirée de Dieu.

Dans 1 Corinthiens 5 :1-13, Paul parle d’un fornicateur dans l’Eglise. Au verset 3, il écrit : « Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte ». Il ajoute au verset 12 : « Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? » Le mot grec traduit par « juger » est le même que dans Matthieu 7 :1. Paul ne viole donc pas le commandement de Jésus en jugeant ce fornicateur, ni en demandant à l’Eglise de le juger également. Car ce jugement était conforme à la Parole de Dieu.

Ceux qui sont capables de discerner entre le bien et le mal font preuve de l’un des traits essentiels de la maturité. « Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5 :14). « Discerner » signifie : « distinguer, discriminer clairement, juger ». Dans 1 Cor. 12 :10, Paul parle du « don de discernement des esprits ». C’est un don qui nous permet de juger si ces esprits viennent de Dieu ou du Malin. Le discernement implique donc clairement un jugement.

Ceux qui ne veulent pas discerner entre le bien et le mal, ou qui en sont incapables, ne font que révéler leur désobéissance ou leur manque de maturité.

2. Est-il juste de dénoncer les faux docteurs ?

Si les faux docteurs peuvent aujourd’hui répandre librement leurs doctrines empoisonnées, c’est parce qu’il existe une conspiration du silence chez beaucoup de Chrétiens. Les loups ravisseurs déguisés en brebis peuvent donc aisément ravager le troupeau et détruire de nombreuses brebis.

Jean-Baptiste a appelé les Pharisiens et les Sadducéens (les chefs religieux de son époque) « races de vipères » (Matthieu 3 :7). Aujourd’hui, il serait accusé de manquer d’amour et d’être trop dur, ou même de ne pas « être Chrétien » !

Jésus a dit Lui-même aux Pharisiens religieux : « Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Matthieu 12 :34). Pour beaucoup de Chrétiens évangéliques, un tel langage serait intolérable aujourd’hui. Mais c’est le langage de la Bible ! Ce sont des paroles qui sortent de la bouche du Fils de Dieu !

S’adressant directement à ces faux docteurs, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, les a traités « d’hypocrites », de « conducteurs aveugles », « d’aveugles », de « sépulcres blanchis », de « serpents », et de « races de vipères » (Matthieu 22 :23-34) ! Pourtant, on nous demande aujourd’hui de fréquenter et de traiter en « frères » des hommes dont les doctrines sont tout aussi anti-bibliques que celles de ces Pharisiens. Certains de ceux qui se proclament des « Chrétiens évangéliques fondés sur la Bible » insistent pour que nous collaborions avec des Catholiques Romains, ou avec d’autres hérétiques du même genre. Pourtant, selon certains, nous n’aurions même pas le droit de reprendre ces Chrétiens pour leurs compromis !

Au début de Son ministère, « Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » (Jean 2 :13-16). On aime bien représenter aujourd’hui notre Sauveur comme rempli de douceur, d’amour et de délicatesse, même à l’égard des faux docteurs. Mais ceci est complètement faux ! Quand Jésus avait affaire à des faux docteurs ou des faux prophètes, Ses paroles étaient très tranchantes, et Ses actions claires et nettes !

Vers la fin de Son ministère, Jésus éprouva encore le besoin de purifier le Temple. On ne doit jamais cesser de dénoncer les fausses doctrines et pratiques ! Jésus dit alors : « N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs » (Marc 11 :17). Est-ce bien différent aujourd’hui ? Les voleurs se sont introduits dans la Maison de Dieu. Ils volent la Bible au peuple de Dieu, et l’empêchent d’entendre la doctrine de la sanctification et de la séparation. A tel point que vous ne pouvez presque plus distinguer les Chrétiens des gens du monde. En toute honnêteté, ne faut-il pas dénoncer ces voleurs, ces faux docteurs et ces faux prophètes ?

Aujourd’hui, ces faux docteurs ont envahi les églises avec leurs livres, leur musique, leurs films, leur psychologie, et leurs séminaires. Ils ont transformé la Maison du Père en caverne de voleurs. Il est temps que des hommes de Dieu se lèvent pour dénoncer leurs mensonges et leurs erreurs, afin que tout le monde soit au courant !

La Bible nous ordonne de dénoncer l’erreur et le mensonge.

Nous devons EPROUVER ceux qui répandent le mensonge. « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4 :1). Toute doctrine, et tout docteur, doivent être éprouvés à l’aide de la Parole de Dieu. « A la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple » (Esaïe 8 :20). Nous devons juger chaque message, chaque messager, et chaque méthode, en les examinant à la lumière de la Bible. Jésus félicite ainsi l’Eglise d’Ephèse : « Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs » (Apoc. 2 :2). En revanche, Jésus reproche à l’Eglise de Pergame de tolérer en son sein ceux qui enseignaient la « doctrine de Balaam », et la « doctrine des Nicolaïtes », choses que Jésus hait (Apoc. 2 :14-15). Il n’est jamais juste de tolérer les faux docteurs, mais il faut les éprouver à l’aide de la Parole de Dieu, et il faut les dénoncer. Bien entendu, ceux qui veulent désobéir à la Parole de Dieu chercheront par tous les moyens à rejeter un tel enseignement !

Nous devons les REPRENDRE. « C’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine, et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité » (Tite 1 :13-14). Paul écrivait cela à Tite, parce qu’il y avait des hommes qui allaient de maison en maison pour détourner des familles entières de la vérité (versets 10-16). Aujourd’hui, des hommes comme Oral Roberts, Robert Schuller, Jimmy Swaggart, Pat Robertson, et bien d’autres, détournent des familles entières de la vérité par leurs fausses doctrines. Devons-nous rester tranquillement assis et les laisser faire, sans les reprendre, et sans avertir les Chrétiens de ne pas écouter leurs enseignements ? Non ! Le serviteur de Dieu fidèle doit être « attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs » (Tite 1 :9).

Nous ne devons avoir AUCUNE COMMUNION avec eux. « Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les » (Ephésiens 5 :11). Condamner implique le fait de censurer, de reprendre, et de réfuter. Comment obéir à ce verset, si nous n’éprouvons pas les faux docteurs à la lumière de la Parole de Dieu ?

Nous devons NOUS ELOIGNER d’eux. « Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous » (2 Thes. 3 :6). Nous devons nous éloigner de ceux dont les doctrines et la conduite ne sont pas conformes à la Parole de Dieu. Le contexte de ce verset montre que Paul pensait à la nécessité d’obéir à la saine doctrine, car il ajoute : « Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère » (versets 14 et 15). Paul exhorte Timothée à s’éloigner de celui qui « enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété », car « il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain » (1 Tim. 6 :3-5).

Paul demande aussi à Timothée de s’éloigner des hommes « égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Tim. 3 :5-7). Comment pouvons-nous nous éloigner d’eux, si nous ne les avons pas d’abord identifiés, et si nous n’avons pas comparé leur message à celui de la Parole de Dieu ? C’est le devoir de tout prédicateur véritable de « prêcher la parole, d’insister en toute occasion, favorable ou non, de reprendre, censurer, exhorter, avec toute douceur et en instruisant » (2 Tim. 4 :2). C’est en général une tâche impopulaire et ingrate, mais c’est le devoir de tous ceux qui sont appelés par Dieu à exercer un ministère.

Nous ne devons pas les RECEVOIR dans notre maison. « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2 Jean 10-11). Il n’y a aucun doute quant à l’identité de ceux dont parle Jean, qui dit au verset 9 : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils ». Aujourd’hui, grâce à la radio, à la télévision, aux livres et aux journaux, les faux docteurs et les faux prophètes sont reçus dans les maisons de nombreux Chrétiens. Frères, il ne doit pas en être ainsi !

Nous devons les ELOIGNER de nous, c’est-à-dire les rejeter. « Eloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions » (Tite 3 :10). Etymologiquement, celui qui « provoque des divisions » est un « hérétique ». Nous devons éloigner de nous tous ceux qui nient la rédemption par le sang de Christ, ou tout autre doctrine de la Parole de Dieu. S’ils ne veulent pas écouter nos avertissements, il nous fait les éloigner de nous.

Nous devons identifier tous ceux qui prêchent un autre Evangile. Paul nous met en garde contre ceux qui prêchent « un autre Jésus, un autre esprit, et un autre Evangile » (2 Cor. 11 :4). Comment les reconnaîtrons-nous, si nous n’examinons pas de très près cet « autre Jésus », cet « autre esprit », et cet « autre Evangile » ? Paul appelle ces prédicateurs « des faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ » (2 Cor. 11 :13). Il ajoute, aux versets 14 et 15, que ces hommes sont aussi des « ministres de Satan ». Aujourd’hui, les hommes qui ont été réellement appelés par Dieu doivent être tout aussi fidèles, et dénoncer les ministres de Satan.

Paul met en garde les Galates contre ceux qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Il leur dit :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal. 1 :6-9).

Les Catholiques, et même beaucoup de Chrétiens charismatiques et évangéliques, ne prêchent pas le véritable Evangile. Pourtant, beaucoup nous demandent de coopérer avec eux pour évangéliser ou travailler dans d’autres œuvres chrétiennes. Si nous ne dénonçons pas ces faux prophètes, nous trahissons Christ et Son Evangile.

Nous devons nous SEPARER d’eux. « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai » (2 Cor. 6 :17). C’est très clair. Le peuple de Dieu doit s’éloigner de l’apostasie et de toute erreur doctrinale. Comment un Chrétien véritable peut-il accepter de se joindre au « Conseil Mondial des Eglises », ou à certaines dénominations apostates ? Comment peut-il accepter de rester avec des Chrétiens qui vivent dans le compromis ?

3. Est-il juste de révéler des noms ?

Beaucoup sont persuadés qu’il ne faut pas dénoncer les erreurs, ni nommer publiquement ceux qui les enseignent. Mais la Bible affirme le contraire.

Paul reprit Pierre publiquement. Pierre s’était rendu coupable d’un mauvais comportement :

« Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? » (Galates 2 :11-14). Le problème était grave : c’était le conflit entre le salut par la loi, et le salut par grâce. Quand l’intégrité et la pureté de l’Evangile sont en jeu, nous n’avons pas d’autre choix que de dénoncer l’erreur et de citer des noms.

Paul nomma Démas, et a révélé publiquement que Démas avait préféré l’amour du monde. « Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique » (2 Tim. 4 :10). Nous aussi, nous devons citer les noms de ceux qui abandonnent la cause de Christ par amour du monde et de ses plaisirs. (Pensons aux vedettes du Rock Chrétien, par exemple !)

Paul nomma Hyménée et Alexandre. Paul écrit à Timothée : « Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Tim. 1 :18-20). Les vrais serviteurs de Dieu doivent combattre le bon combat, et citer les noms de ceux qui ont fait naufrage par rapport à la foi qui a été donnée aux saints une fois pour toutes. Paul parle là de la foi en tant que système de doctrine conforme à la Parole de Dieu. Ces hommes avaient fait naufrage, et Paul n’a pas hésité à le dire publiquement, en citant leurs noms.

Paul nomma Hyménée et Philète. Il dit à Timothée : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. Evite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques uns » (2 Tim. 2 :15-18). Toute fausse doctrine renverse la foi de quelques-uns. Il faut donc dénoncer ceux qui enseignent ces fausses doctrines.

Paul nomma Alexandre le forgeron. « Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Garde-toi aussi de lui, car il s’est fortement opposé à nos paroles » (2 Tim. 4 :14-15). Il est clair qu’il ne s’agit pas ici d’un problème de personne, mais d’un problème de doctrine. Alexandre s’était opposé aux paroles de Paul et aux doctrines qu’il enseignait. C’était un ennemi de la vérité. Aujourd’hui, les pasteurs fidèles sont confrontés chaque jour au même problème. Ils proclament la vérité. Mais certains membres de leur église vont ensuite écouter d’autres prédicateurs, à la radio ou à la télévision, dont les paroles s’opposent à la vérité. Faut-il que les hommes de Dieu gardent la bouche fermée, comme beaucoup le prétendent ? Seul un lâche acceptera de se taire, quand la vérité de la Bible est attaquée !

Jean nomma Diotrèphe. « J’ai écrit quelques mots à l’Eglise ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Eglise » (3 Jean 9-10). Il est donc juste de citer les noms de ceux dont les doctrines et les pratiques sont contraires à la Parole de Dieu.

En fait, toute la Bible abonde en exemples de faux prophètes qui ont été nommés et dénoncés. Tout ce discours moderne sur « l’amour » n’est qu’une excuse pour ne pas dénoncer l’erreur et le mensonge. Il s’agit d’un amour à l’eau de rose qui n’a rien à voir avec l’amour biblique.

Moïse dénonça Balaam (voir Nombres 22-25). Pierre aussi a dénoncé « la voie de Balaam, qui a aimé le salaire de l’iniquité (2 Pierre 2 :15). Balaam était un prophète qui travaillait pour de l’argent, exactement comme un certain nombre de faux prophètes que l’on voit aujourd’hui à la télévision. Ils mendient de l’argent et vivent comme des nababs, alors que des multitudes de gens innocents leur envoient l’argent qu’ils ont durement gagné. Ils sont tout le temps en train de construire des universités, des hôpitaux, des réseaux de télévision par satellite, et des parcs d’attractions où l’on glisse sur des toboggans au nom de Jésus ! Et nous devrions garder la bouche close devant ces charlatans ? Comment peut-on être fidèle à Dieu et rester silencieux devant ces choses ?

Jude dénonça « l’égarement de Balaam » (Jude 11). Jean aussi a dénoncé la « doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrent à l’impudicité » (Apoc. 2 :14). Nous touchons là au cœur de la doctrine de la séparation. Balaam ne put jamais maudire Israël, malgré son désir d’obtenir le salaire qui lui était promis. Mais les hommes d’Israël « se livrèrent à la débauche avec les filles de Moab », et « se prosternèrent devant leurs dieux » (Nombres 25 :1, 2). Comment en vinrent-ils à faire cela ? Parce que Balaam avait montré à Balak comment briser la barrière qui séparait les Israélites des Moabites. Cela est clairement indiqué dans Apoc. 2 :14 et Nombres 31 :16. A cause de ce péché, 24.000 hommes d’Israël furent jugés par Dieu et périrent. (Je voudrais à nouveau citer le Rock Chrétien comme un bon exemple de « sacrifice offert aux idoles »).

Les faux docteurs brisent la barrière de séparation entre le peuple de Dieu et les fausses religions. On prêche trop peu sur la doctrine de la séparation. Le peuple de Dieu est un peuple séparé et mis à part pour Dieu. Balaam brisa cette barrière de séparation en poussant les hommes d’Israël à commettre la fornication avec les filles de Moab. Il les poussa aussi à se prosterner devant Baal. Cela attira la malédiction sur tout le peuple d’Israël. Tant que nous ne remettrons pas à l’honneur l’enseignement de la nécessaire séparation entre l’Eglise et le monde, les ravages spirituels que nous constatons aujourd’hui ne pourront que s’étendre.

Beaucoup de Chrétiens semblent croire que certains ministères sont trop importants et trop puissants pour être dénoncés publiquement. Les pasteurs des très grandes églises, les ministères internationaux, et ceux qui drainent un immense auditoire à la radio ou à la télévision, seraient considérés comme au-dessus de toute critique. Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, même s’ils sont complètement en opposition avec la Bible, ils sont considérés comme ayant raison. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité !

Le prophète Nathan nomma le coupable. Il y avait un homme qui occupait une position très élevée, mais qui avait commis l’adultère et le meurtre en secret. Cet homme pouvait-il être repris par un simple prophète impopulaire ? Pourtant, Nathan se rendit directement en présence de David. Il lui révéla son péché en utilisant une parabole, puis dit clairement à un David très en colère : « Tu es cet homme-là ! » (2 Samuel 12 :7).

Jéhu dénonça Josaphat. Dans l’ensemble, Josaphat fut un bon roi, mais il commit des erreurs. Il accepta que son fils épouse la fille de l’impie roi Achab (2 Chroniques 18 :1 ; 21 :1-6). Il fit une alliance avec Achab et alla combattre avec lui à Ramoth en Galaad (2 Chron. 18). Le prophète Jéhu, fils de Hanani, dit au roi Josaphat : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? A cause de cela, l’Eternel est irrité contre toi » (2 Chron. 19 :2). Nous posons la même question à certains : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? »

Alors oui, il est juste de dénoncer l’erreur et le mensonge, et de nommer ceux qui les propagent. Il est juste de « combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3). Nous avons reçu cette foi une fois pour toutes, et Dieu ne nous l’a jamais redemandée pour la modifier ! Nous ferions donc bien de nous garder des « faux docteurs, qui introduisent des sectes pernicieuses » (2 Pierre 2 :1). Il faut que des messagers fidèles mettent en garde les brebis du Seigneur contre ces faux docteurs, en les identifiant clairement par leurs noms. Il n’est pas suffisant de faire une vague condamnation générale, sans jamais nommer personne. Les jeunes brebis ne comprendraient pas, et seraient détruites par ces loups ravisseurs.

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La chair de « Jésus-Christ homme » (étude de Jean-Luc Burnod) http://www.blogdei.com/16184/la-chair-de-jesus-christ-homme-etude-de-jean-luc-burnod/ http://www.blogdei.com/16184/la-chair-de-jesus-christ-homme-etude-de-jean-luc-burnod/#comments Mon, 26 Sep 2011 08:20:47 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=16184

blog porte parole

La chair de «Jésus-Christ homme» était-elle différente de la nôtre ?

Il y a toujours eu dans l’histoire de l’Église des gens qui ont voulu attaquer la nature exceptionnelle de Jésus-Christ notre Sauveur. Certains ont nié son humanité en voulant n’en faire qu’un pur esprit n’ayant qu’une «apparence» physique, et d’autres, à l’opposé, ont prétendu qu’Il n’était qu’une créature de Dieu comme les autres et ont nié sa Divinité.
Les premiers siècles ont retenti de ces débats interminables qui n’étaient que la démonstration d’une incapacité à croire simplement la Parole, qui nous montre de façon évidente que deux natures (humaine et divine) cohabitaient en Christ sans que l’une efface l’autre. Et c’est ainsi que le salut divin a pu parvenir jusqu’à nous, la Divinité venant habiter l’humanité (selon la promesse de Gen. 3:15.) pour y vaincre celui qui l’avait réduit en esclavage à cause de la peur de la mort:
« Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, Lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. » (Heb. 2:14-15).
En venant habiter une chair semblable à la nôtre, le Christ a fait la démonstration qu’en aimant Dieu de tout son cœur il est possible aux humains de vivre sans pécher. Car le péché n’est pas un problème physique, ni génétique, mais spirituel. Ce n’est pas par les gènes que le péché s’introduit dans nos cœurs, mais bien lorsque nous adoptons le même comportement que nos premiers parents. Selon ce que nous explique très bien l’apôtre Pierre:
«Vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères» (1 Pierre 1:18).
Une nouvelle théorie.
J’ai découvert sur le net qu’il existe actuellement une nouvelle théorie qui s’attaque à la nature charnelle de Jésus en l’idéalisant tellement qu’elle finit par ne plus ressembler à la réalité humaine que le Christ est pourtant venu partager avec nous pour nous sauver.
Le même enseignant avait prétendu, il y a quelques années, que Jésus n’avait rien de commun avec notre nature charnelle, puisque (selon lui) Marie aurait porté un «ovule surnaturel» , ce qui faisait de Jésus une sorte d’extraterrestre n’ayant plus rien d’humain (sinon une «apparence»). Et aujourd’hui, avec ce nouvel article, il semble vouloir aller encore plus loin, quoi qu’en formulant autrement la même problématique.

 

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« Fast food » ou repas du Seigneur? par Nicolas Ciarapica http://www.blogdei.com/16057/fast-food-ou-repas-du-seigneur-par-nicolas-ciarapica/ http://www.blogdei.com/16057/fast-food-ou-repas-du-seigneur-par-nicolas-ciarapica/#comments Sat, 17 Sep 2011 14:45:55 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16057

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Ndlr: Un article paru sur notre ancien site voxdei le 16/04/2000, qui peut servir de base à une discussion non pas pour diviser et séparer les églises, mais pour creuser le sens du symbole que nous rappelons chaque dimanche.

Lire 1 Corinthiens 11; 18 à 34
et Jean 6; 26 à 58

Chers amis,
Je voudrais cette semaine vous faire réfléchir sur un point qui me tient à coeur: le Repas du Seigneur. Voici un sujet qui touche à la vie-même du chrétien puisqu’il s’agit de sa communion et de son intimité avec le Seigneur. Nous verrons ici comment le sens de cette union a été perverti, et à quelle mascarade se livrent de nos jours les communautés évangéliques de tous poils. Imitant la société de consommation, elles ont introduit l’usage des gobelets plastiques. Pourquoi? C’est ce que nous allons voir… Mais d’abord, j’aimerais parler du vrai Repas, tel que la Bible nous le montre. Il existe entre ce repas et l’ersatz qui en est fait de nos jours la même différence qu’entre un festin chez un grand chef, et un « repas » sur le pouce dans un fast-food !

Le pain: le vrai Corps

Si vous avez relu Jean 6, vous pourrez comprendre que la chair, le pain, c’est le corps de Christ, c’est à dire l’assemblée de Ses élus, de ceux que le Père hisse vers Lui (v.44). Jésus savait dès le commencement qui seraient ceux qui le trahiraient. Nous voyons donc dès l’origine des temps évangéliques que le mélange était déjà présent ! Pourtant Jésus communiait (partageait la même chère, la même table) avec l’apostat et le renégat, marquant par là que la communion véritable était d’ordre spirituel.

Le vin, la colère et la souffrance

Soyons simples. Que typifie le vin dans la Bible? Tout simplement l’ivresse qui rend artificiellement gai, puis qui anesthésie. Le vin sans mélange, typifie la colère de Dieu. Certains se sont laissés envoûter par un vin jeune, nouveau, aux puissantes vertus enivrantes et troublantes. Ils ont oublié la parole de Jésus: personne après avoir goûté du vin vieux ne veut du nouveau, car il dit: le vieux est bon ! Ce vin vieux, c’est la borne ancienne, la vieille vérité apostolique telle que nous la révèle la Bible, vieillie en fûts de chêne ! La bouteille coûte cher, mais le connaisseur sait qu’elle en vaut le prix…

Le Corps rompu

Le texte qui sert de base à la Cène telle que pratiquée commence ainsi: le Seigneur, dans la nuit où il fut TRAHI prit du pain et le ROMPIT… Que signifie ce symbole de trahison, de pain, et de pain rompu? Le pain, c’est donc le corps des croyants. Le pain rompu, c’est le corps de Jésus, brisé par le Jugement de Dieu qui sépare les vrais croyants d’avec les faux. Certains, se disant croyants, sont capables de trahir leurs frères, comme Judas trahît Jésus. Prendre le pain signifie s’identifier totalement au Seigneur et à Son Corps, l’Eglise invisible, transcendant les dénominations. Prendre ce corps, ce pain sans discerner que Dieu a frappé le Berger pour unir Ses brebis, c’est prendre un jugement contre soi-même.

Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?

Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, disent deux hommes téméraires. Et ils burent effectivement la coupe de la souffrance. La coupe du Seigneur, elle, était pleine du jugement de ce monde: haines, amertumes, meurtres, vols, tourments, angoisses, la liste est longue, et le Seigneur a faibli, tant était forte la pression. Mais avant, il avait prié pour que nous soyons un (Jean 17). Il avait supporté un tel combat qu’il avait fait éclater les vaisseaux sanguins de sa tête, mais il avait vaincu. Quand le diable vint le chercher pour essayer de l’assassiner (Jean 18), il dit: c’est moi; laissez aller ceux ci. Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve, en d’autres termes. Il disait cela afin que s’accomplisse la parole: je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Résistant dans la chair, Pierre sorti son épée, mais Jésus lui dit: il faut que je boive à ta place et à la place de tous les hommes la coupe que le Seigneur me tend.

Boire son sang, manger sa chair

En regard de ce que nous venons de dire, manger sa chair, c’est faire sa volonté (la « viande » dont nous parlions ces semaines passées). Manger sa chair, c’est se reconnaître uni à tous les véritables croyants. Pas avec ceux du parvis, qui altèrent et tordent la parole de Dieu, l’annulant au profit de leurs commandements d’hommes. « Règle sur règle, loi sur loi », comme disait Jérémie.
Le sang du Seigneur est vraiment un breuvage. En le buvant à la source spirituelle, nous avons la vraie vie spirituelle. De cela, nous pouvons témoigner dans le monde matériel en prenant une coupe, et en rompant le pain, entre nous, dans un repas commémoratif.

L’eucharistie dans l’Eglise romaine

L’eucharistie (littéralement « donner des mercis »), imitation grotesque de la Cène consiste à renouveler le sacrifice de Jésus. La Bible enseigne que Christ est mort et qu’il a présenté à Dieu une seule fois le sacrifice de sa vie pour les péchés du monde. Celui qui communie dans l’Eglise romaine communie à une « table de démons », et court le risque de prendre un terrible jugement contre lui-même. La transsubstantiation, doctrine chérie du diable, a coûté des centaines de milliers de vies aux enfants de Dieu qui étaient revenus à la simplicité de la Bible. Ceux-ci sont morts car ils refusaient de croire en la « présence réelle » de Jésus dans l’hostie. Ils ne voulaient pas de ce « cannibalisme », insulte à l’intelligence, et blasphème contre le sang du Seigneur, puisque la messe, « sacrifice non sanglant », consiste à mettre à mort le Christ à chaque célébration et à renouveler le sacrifice pour les péchés. C’est de la sorcellerie et je vous le redis: ne communiez pas à la table des démons.

Les gobelets plastiques

Si, dans nos milieux, nous ne blasphémons pas ouvertement le sang du Christ, nous avons au contraire introduit d’autres dieux. Le fait de prendre sa petite sainte cène personnelle, avec son petit caddie spirituel, dans le supermarché de nos églises multitudinistes montre quel peu de cas nous faisons de la Parole de Dieu. De petits crackers, de petites briques de jus de raisins, et des milliers de jeunes ont communié au sang et au corps du Christ; c’est ce que l’on voit de plus en plus dans les multiples conférence pour la jeunesse qui fleurissent dans le monde. Ailleurs, ce sont des gobelets en plastique ou en verre qui ont été introduits. Dans quel but?

SIDA et hépatites…

La véritable raison de ce culte rendu à Hygios (la déesse de la santé) est la peur. La peur d’attraper une maladie, SIDA ou Hépatites, en buvant la même coupe que notre voisin. Nous disons au Seigneur: je ne t’aime pas suffisamment pour risquer de prendre une maladie, par amour pour Tes commandements. Je n’aime pas mon frère ou ma soeur suffisamment pour partager ses fardeaux, au risque d’attraper sa maladie. Et mon frère reste malade. Je ne t’aime pas suffisamment Seigneur pour risquer de donner ma vie pour toi et pour lui ou pour elle. Du reste, aucune législation française ne nous impose d’utiliser ce simulacre hygiénique.

C’est pour cela qu’il y a beaucoup d’infirmes et de malades…

Mon frère, ma soeur, que tu sois ancien dans ton assemblée, pasteur, diacre ou simple croyant, je voudrais terminer sur les paroles-mêmes de Dieu, et te demander de remettre en question tes pratiques, Bible en main. « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts », dit l’apôtre Paul à ceux qui prennent un jugement, car ils ne discernent pas le corps.
Et nous, nous avons jonglé avec le texte, avec la Bible, et nous avons instauré de petits gobelets très hygiéniques, sans comprendre que la Parole de Dieu, voici 2000 ans, parlait déjà de nous! Avons-nous voulu, en réalité, éviter à certains de prendre un jugement contre eux-mêmes? Ce faisant, nous avons montré qu’eux et nous étions déjà effectivement sur un jugement ! Réfléchissez-y…

Que faire donc?

Que faire donc? Ne plus communier avec les « publicains »? Nous séparer des églises apostates? Je n’ai pas de solution toute faite. Je vous demande juste, au nom du Seigneur Jésus, de sonder vos Bibles et vos consciences à la recherche de la réalité profonde de Dieu. Si, ce faisant, vous réalisez que vous n’êtes encore jamais allé au-delà du parvis, alors sachez que Dieu vous invite: « J’entrerai chez toi, et je souperai avec toi et toi avec moi », dit Jésus dans Apocalypse. Si tu trembles encore dans le lieu saint et que tu croies que le lieu très saint est encore réservé à quelque élite, pasteur ou gourou, sache que tu te prives de la grâce surabondante de Dieu. Il te faut entrer dans l’eau profonde, la conscience lavée dans le sang.

A bon entendeur, salut !

Nicolas ><>

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Lire également:

>>> The Lord’s Supper : Sanitation in Communion (en anglais)

>>> Ce snack que nous osons appeler « repas du Seigneur »

>>> Une histoire de gobelets insignifiante mais de première importance

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Les débuts du pentecôtisme: « La vérité doit être dite », par Frank Bartleman http://www.blogdei.com/8914/les-debuts-du-pentecotisme-la-verite-doit-etre-dite-par-frank-bartleman/ http://www.blogdei.com/8914/les-debuts-du-pentecotisme-la-verite-doit-etre-dite-par-frank-bartleman/#comments Fri, 02 Sep 2011 05:46:20 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=8914

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Frank Bartleman fut un témoin oculaire de l’effusion du Saint-Esprit en 1907 à la rue Azusa, de Los Angeles. On a pu l’appeler «le reporter du Reveil Azusa Street». Ce qu’il raconte est très éloigné de ce qui est pratiqué actuellement dans les églises dites « de Pentecôte ». Se peut-il que ces mouvements soient devenus des «systèmes» et des organisations humaines et pas des instruments dans les mains de Dieu et du Saint-Esprit? Voici quelques extraits du livre « Une autre vague déferle » (paru à l’origine sous le titre «Que s‘est-il vraiment passé à Azusa Street?») qui font des débuts de la Pentecôte un récit quelque peu différent de la version «officielle».

LA VERITE DOIT ETRE DITE

La vérité doit être dite: Azusa commença à s’éloigner du Seigneur très tôt dans son histoire. Dieu m’a un jour montré qu’ils allaient commencer à s’organiser, quoique personne ne m’en ait jamais parlé. C’est l’Esprit qui me l’avait révélé. Il m’a poussé à les avertir de ne pas agir dans un esprit de parti. Ils devaient demeurer comme ils avaient été appelés: être libres comme son Esprit était libre, sans devenir à nouveau liés par un joug de chaînes ecclésiastiques. L’église avait déjà arrêté de progresser pour la même raison. Dieu désirait une équipe du réveil, un canal au travers duquel il pourrait évangéliser le monde et bénir tous les gens ainsi que les croyants. Il ne pouvait pas atteindre ce but avec un groupe sectaire. Cet esprit a causé tôt ou tard le malheur et la mort de chaque groupe touché par le réveil. L’histoire se répète toujours dans ce domaine.

LA PLACE DU «PETIT DIEU»

Un après-midi, je débutais la rencontre à Los Angeles pendant qu’ils attendaient l’arrivée de Smale. Je les exhortai à ne pas s’attendre aux hommes, mais à s’attendre à Dieu. Ils s’attendaient aux hommes; le même esprit d’idolâtrie qui fut une malédiction sur l’Eglise pendant tous les siècles et qui empêchait Dieu d’agir. Comme les enfants d’Israël, les gens désirent avoir un roi. Dans les églises d’Etat en Europe, le pasteur prend souvent la place du prédicateur. Ce soir là, alors qu’ils attendaient que le concierge arrive avec les clés, je débutai la réunion sur les marches de l’église. Nous avons eu un temps de prière au bénéfice du voisinage. La rencontre du soir se déroula dans un souffle constant de victoire.

ISRAEL, LE MODELE TYPE

Combien nous nous sommes égarés du modèle premier et même du modèle-type de l’Eglise: Israël. Nous en sommes si différents qu’il est difficile maintenant de reconnaître le modèle authentique. Même l’Eglise romaine, dans tout son formalisme, nous surpasse en cela. Notre difficulté, notre honte et nos problèmes de division nous semblent sans espoir. Je suis allé prêcher à Lamanda Park et je passai la nuit dans le presbytère, priant et dormant alternativement. Je voulais avoir une plus grande révélation de Jésus dans mon âme. De la même manière que la pleine lune remplit de plus en plus notre vision alors qu’on la contemple sans relâche, Jésus devient plus réel à nos âmes lorsque nous continuons de le contempler. Nous avons besoin d’une communion plus proche, plus personnelle, d’une relation vitale, habituelle, avec Dieu. (Seuls ceux qui vivent une amitié réelle avec Dieu peuvent être utilisés par Dieu pour lancer un appel à son peuple). Je suis allé à l’église de Smale plusieurs fois, pour les retrouver à nouveau apathiques, attendant l’arrivée du prédicateur. Plusieurs ne semblaient avoir aucune idée du pourquoi ils étaient venus à la réunion. Je commençai alors à prier à voix forte et la réunion débuta avec puissance. Nous étions remplis de l’Esprit lorsque le frère Smale arriva. Dieu désirait que les gens regardent à Lui et non pas aux hommes. Ceux qui n’ont pas comme priorité la gloire de Dieu, manifesteront du ressentiment à cet égard. Mais c’est le plan de Dieu. J’ai découvert que la majorité des chrétiens ne veulent pas porter un fardeau de prière. C’est si difficile pour la chair.

LE SAINT-ESPRIT DIRIGE: L’EGLISE S’AUTO-DIRIGE

Déjà nous constatons que les réunions commencent à s’auto–diriger. Des âmes sont sauvées partout dans la salle alors que la réunion se déroule sans aucune direction humaine. La marée monte rapidement et nous nous attendons à des choses merveilleuses. Le ‘travail’ de l’âme devient un phénomène de plus en plus important et nous nous retrouvons emportés au-delà de toutes barrières sectaires. La crainte de Dieu est sur les gens comme un feu brûlant.

CONFESSER LES PECHES DU PEUPLE A SA PLACE

Le Seigneur m’inspira un autre traité que j’intitulai: «Confesser les péchés du peuple à sa place». Je l’ai apporté à l’imprimerie par la foi et Dieu envoya les finances à temps. C’était une forte exhortation à la prière. Tout comme les anciens prophètes, nous devons prier pour ceux qui ne prieront pas pour eux-mêmes. Nous devons confesser les péchés du peuple à sa place. A peu près à cette époque, alors que le frère Boehmer et moi-même étions en prière, le Saint-Esprit était répandu de façon merveilleuse sur plusieurs des réunions pour lesquelles nous avions prié. Nous ressentions que nous avions touché Dieu en leur faveur. Les témoignages appuyaient nos convictions. La prière change les choses. Il y a une merveilleuse puissance lorsque nous prions de la bonne manière. Regardez Elie sur le Mont Carmel: un homme de la même nature que nous. (Jacques 5:16). II peut aussi être nécessaire de faire des confessions dans ce sens. Un autre écrivait: Plusieurs personnes s’écroulaient comme agonisantes à cause de l’intensité de conviction de péché qui était tombée, remplissant le lieu en lamentations et en bruits de pleurs. Certains exprimaient les souffrances des contractions d’une femme qui accouche. Des hommes robustes pleuraient comme des enfants et s‘effondraient en se tordant, les joues remplies de larmes. Mais à travers une prière à Dieu certains criaient amèrement et brisaient l’action qui se faisait à travers Evan. « Ne chantez pas! » s’exclamait-il, c’est trop terrible pour que nous chantions!». (Il est arrivé parfois que la conviction quitte les gens s’il y avait trop de chants.) Ils firent diversion au moyen des sélections de cantiques et du choix des chants. C’était comme tuer l’Esprit et cela fut très douloureux pour certains d’entre-nous; mais la marée était trop forte contre nous. Les livres de chants d’aujourd’hui sont surtout commerciaux et cela ne serait pas une grosse perte si nous étions privés de la plupart d’entre eux. Même les anciens chants sont souvent violés par les changements qu’on y apporte et de nouveaux styles musicaux doivent sortir à chaque saison pour qu’il y ait un nouveau profit. Il n’y a pas vraiment en eux un esprit d’adoration. Ils font bouger les orteils des gens, mais non leur cœur. L’esprit de chant donné par Dieu au début était semblable à une harpe éolienne, douce et spontanée. C’était en fait le souffle même de Dieu, jouant sur les cordes des cœurs humains ou sur les cordes vocales. Les notes étaient merveilleuses par leur douceur, leur volume et leur durée. La plupart du temps elles étaient humainement impossible. C’était vraiment divin. Le frère Seymour était reconnu comme le responsable officiel. Mais il n’y avait pas de pape ou de hiérarchie. Nous étions tous frères. Nous n’avions pas de programmes humains, le Seigneur lui-même dirigeait. Nous n’avions pas de classe de prêtrise, ni de prêtres de métier. Ces choses sont arrivées plus tard avec l’apostasie du mouvement. Au début, nous n’avions même pas d’estrade, ni de pupitre. Tous étaient au même niveau. Les ministres étaient serviteurs dans le plein sens du mot. Nous ne voulions pas honorer les gens à cause de leurs avantages, leur éducation ou leurs richesses, mais plutôt à cause de ce que Dieu leur avait donné. Il a placé les membres dans le corps. Mais maintenant, des choses horribles se commettent au milieu d’eux, les prophéties sont fausses, les pasteurs écrasent l’assemblée et les chrétiens aiment être dominés. Jérémie 5/30-31.

SPONTANEITE DES REUNIONS

Le foin était engrangé pour les agneaux, non pour les girafes. Tous y avaient accès. Nous étions ainsi délivrés de cette manière des abus et de la hiérarchie ecclésiastique. Nous ne voulions que Dieu seulement. Lorsque nous arrivions à la réunion, nous évitions le plus possible les contacts humains et les salutations. Nous désirions rencontrer Dieu en premier. Nous courbions nos têtes sous l’un des bancs dans un coin et rencontrions les gens seulement dans l’Esprit. Nous ne connaissions plus personne selon la chair. Les réunions commençaient d’elles-mêmes spontanément par des témoignages, des actions de grâces, de l’adoration. Les témoignages n’étaient pas interrompus par des requêtes. Nous n’avions aucun programme qu’il ne faille bousculer par manque de temps. Notre temps appartenait au Seigneur. C’était des témoignages réels et provenant d’une expérience fraîche du cœur. D’autre part, les témoignages les plus courts étaient les plus forts. Une douzaine de gens pouvaient se lever en même temps, tremblant sous l’action de la puissance de Dieu. Il n’était pas nécessaire que les responsables donnent des directives et cependant il n’y avait pas d’anarchie. Nous étions en vase-clos, en prière avec Dieu pendant les réunions, nos pensées étaient tournées vers Lui. Tous obéissaient à Dieu avec douceur et humilité. Nous préférions honorer les autres que nous-mêmes. Le Seigneur était libre d’intervenir en tout temps. Nous priions sans cesse pour cela. Puis quelqu’un se levait finalement, oint pour apporter un message.

LES PREDICATEURS: S’ELEVER, NE PAS MOURIR A SOI-MEME ?

Certains hommes présomptueux venaient de temps à autre; spécialement des prédicateurs qui désiraient s’élever eux-mêmes. Mais leurs efforts ne duraient que peu de temps. Ils perdaient leur souffle, leurs pensées divaguaient et leur intelligence s’étiolait. Tout s’embrouillait devant eux et ils ne pouvaient plus continuer. Je n’en ai pas vu un seul s’en tirer en ces jours-la. Ils luttaient contre Dieu. Personne ne les empêchait, nous ne faisions que prier et le Saint-Esprit faisait le reste. Nous voulions que ce soit l’Esprit qui contrôle. Il les brisait en peu de temps. Et ils étaient emportés comme des cadavres, d’un point de vue spirituel. Nous avons vu des choses merveilleuses en ces jours-la. Même de très braves personnes en venaient à se prendre elles aussi en horreur devant la lumière plus puissante de Dieu. Les prédicateurs étaient ceux qui avaient le plus de difficulté à mourir à eux-mêmes. Il y avait tellement de choses en eux qui devaient mourir, tellement de gloire par les bonnes oeuvres.

PAS D’ESPRIT DE PARTI, PAS D’ORGANISATION HUMAINE

Le jour suivant, après leur avoir fait part de cet avertissement pendant la réunion, ils placèrent un écriteau à l’extérieur du bâtiment qui disait: Apostolic Faith Mission (Mission de la Foi Apostolique). Le Seigneur me dit: Ils l’ont fait sans unité. Il ne peut pas y avoir de division dans une vraie Pentecôte. Vouloir former un corps «séparé» n’est autre chose qu’annoncer notre faillite en tant que peuple de Dieu. Cela prouve au monde que nous sommes incapables de nous accorder ensemble, au lieu de les amener à croire en notre salut. (Jean 17:21). L’Eglise est un organisme et non pas une organisation humaine. Ils tentèrent plus tard de joindre à cette organisation toute l’œuvre de la côte du Pacifique, mais ils échouèrent misérablement. L’œuvre s’était répandue jusqu’a Portland et Seattle. Le peuple de Dieu doit demeurer libre de toute hiérarchie. Il a été racheté au prix du sacrifice de Jésus et il ne s’appartient plus à lui-même.

PAS DE PROGRAMME

Nous avons toujours reconnu Azusa comme étant la maison mère et il n’y eut jamais de friction ou de jalousie entre nous. Nous nous rendions visite de part et d’autre. Le frère Seymour venait souvent se réunir avec nous. J’écrivis ce qui suit dans le : Il n’y avait aucun programme et nous n’avons pratiquement jamais eu la possibilité de faire les annonces nécessaires. Personne ne fit la tentative de vouloir prêcher.

UNE PENTECOTE SANS CHRIST

Nous ne pouvons tenir une doctrine ou chercher une expérience, si ce n’est en dehors de Christ. Plusieurs désirent chercher la puissance pour faire des miracles, veulent attirer l’attention ou l’adoration des gens sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’ils dérobent à Christ Sa gloire, et mettent l’homme charnel en évidence. Ce dont les vrais disciples qui ont le plus besoin, c’est du Jésus doux et humble de cœur. L’enthousiasme religieux monte facilement en graine, l’esprit humain veut prévaloir sur le spirituel, mais nous devons nous en tenir à notre texte: Christ. Toute oeuvre qui exalte le Saint-Esprit ou les charismes plus que Jésus aboutira finalement au fanatisme. Tout ce qui nous pousse à exalter et à aimer Jésus est bon et sain. Le contraire ruinera tout. Le Saint-Esprit est une grande lumière, mais qui est toujours dirigée sur Jésus, afin de Le révéler. Quand le Saint-Esprit contrôle la situation, Jésus est proclamé comme la tête, et le Saint-Esprit Son exécutif.

DIEU DOIT CONTROLER, PEU IMPORTE LE COUT

Nous étions dans l’obligation d’agir fermement avec les cas extrêmes. La plupart du temps, l’Esprit passait outre et enlevait hors du chemin les irrégularités sans autre publicité. Plusieurs ont déclaré que nous ne pourrions aujourd’hui tenir nos réunions publiques. Mais si cela est vrai, alors il nous faudrait aussi faire taire Dieu. Ce dont nous avons besoin c’est que Dieu contrôle la liberté d’intervention, et cela peu importe le coût. Les saints eux-mêmes sont beaucoup trop confus et rebelles. A travers la prière et l’humilité, Dieu prend le contrôle de la réunion. C’était là le secret au début. Nous étions ensemble dans la prière, l’amour et l’unité et aucune puissance n’aurait pu briser cela. Mais le «moi» doit être consumé.

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Pourquoi je suis un inconditionnel d’Israël, par Jean-Marc Thobois http://www.blogdei.com/14988/pourquoi-je-suis-un-inconditionnel-d%e2%80%99israel-par-jean-marc-thobois/ http://www.blogdei.com/14988/pourquoi-je-suis-un-inconditionnel-d%e2%80%99israel-par-jean-marc-thobois/#comments Mon, 04 Jul 2011 11:31:45 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14988

Keren Israël

Dépoussiérée, la théologie de la substitution est rendue acceptable aux évangéliques
—J.-M. Thobois

Décidément, la question d’Israël interpelle les évangéliques ! Après les «chrétiens évangéliques antisionistes» (voir Keren n° 85), voici qu’apparaît une nouvelle espèce de chrétiens: «les chrétiens évangéliques non-sionistes». Nuance!

Qu’est-ce qui différencie ces deux types de chrétiens ?

Les « non- sionistes » sont conscients «qu’un certain antisionisme peut générer un renouveau de l’antisémitisme» et que pour un chrétien évangélique qui, par conséquent croit à l’inspiration de la Bible, nier les droits du peuple de la Bible sur la terre promise est une position difficile à tenir. Néanmoins, les chrétiens «non-sionistes» sont préoccupés par «la question douloureuse des palestiniens» et par le fait que le Nouveau Testament exige la justice pour tous. Autrement dit, les chrétiens « non-sionistes » adoptent d’emblée l’idée présentée comme une évidence que la création de l’Etat d’Israël est en soi un acte d’injustice vis-à-vis des palestiniens. En d’autres termes, ils adoptent sans nuance le point de vue des palestiniens repris par l’ensemble des média mondiaux à la suite de la formidable opération de propagande orchestrée par les états arabes.

A l’inverse des chrétiens antisionistes, les «non-sioniste » reconnaissent qu’Israël a droit à un Etat qui est indispensable à la «préservation de l’identité juive». Ils reconnaissent aussi que «le sionisme est à l’origine d’une nouvelle démocratie» même si, en tant que bons citoyens du grand village mondial, ils considèrent que cette démocratie est archaïque. Les chrétiens «non-sionistes» se réfèrent à l’article 5 .27 de la déclaration de Willowbank établie par des évangéliques au sujet des relations entre juifs et chrétiens et qui affirme:

« – Nous apportons notre soutien au désir des juifs de disposer d’une patrie aux frontières sûres et de jouir d’une juste paix.
- Nous démontrons que le lien établi par les Ecritures entre le peuple juif et la terre d’Israël justifie des actes qui s’opposent à l’éthique biblique et qui oppressent des individus et des communautés. »

Cette déclaration, qui eut lieu aux Bermudes en 1989, se veut en effet soucieuse de justice pour tous les hommes. Qui n’approuverait pareille affirmation ! Pourtant, quand on lit les commentaires que suscite cet article, on comprend vite que tout en affirmant le droit d’Israël à un Etat, on condamne sans appel son comportement vis-à-vis des palestiniens, ainsi que «le soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël que les chrétiens évangéliques lui ont souvent apporté».

Les chrétiens «non-sionistes», par contre, apportent à Israël un «soutien conditionnel»! Eux, au moins sont des gens équilibrés, modérés, objectifs ! C’est la raison pour laquelle, s’ils reconnaissent qu’Israël a droit à un Etat, son attitude envers les palestiniens rend impossible l’assimilation que font les chrétiens pro-sionistes entre l’Etat d’Israël et l’accomplissement des prophéties.

Pour les «non-sionistes», Israël n’est donc qu’un état comme les autres: profane et donc critiquable, alors que le fait de faire le lien entre l’Etat d’Israël et la prophétie biblique interdirait à ceux qui reconnaissent ce lien, toute forme de critique puisqu’alors l’Etat d’Israël serait pratiquement parfait.

L’expression : «peuple élu» fait aussi problème, au nom de l’universel.

Certes, l’Eglise n’a pas remplacé Israël et en cela les chrétiens «non-sionistes» récusent à juste raison la théologie de la substitution, mais «Dieu au sein d’Israël a remplacé certains israélites par des non-juifs», ce qui en fin de compte revient au même. De ce fait, Israël ne peut plus être le «peuple élu» puisque cela implique une supériorité sur les autres. D’ailleurs, un état est une idée dépassée et les prophéties sont toutes accomplies en Jésus et par l’Eglise.

Les prophéties du retour ont toutes été accomplies lors du retour de Babylone… On le voit, il y a là retour à la vision traditionnelle de la théologie de la substitution quelque peu dépoussiérée et présentée d’une manière acceptable aux évangéliques. En fait, les «non-sionistes» analysent la question d’Israël à partir d’une position appelée «a-millénarisme», qui prétend que nous sommes déjà dans le millénium.

Cette position est celle de pratiquement toutes les facultés et instituts de théologie évangélique de langue française, en sorte que la plupart des jeunes pasteurs qui fréquentent ces institutions sont formés à l’a-millénarisme et à son corollaire le «non-sionisme». De sorte que l’on peut craindre que d’ici quelques années, la plupart des églises évangéliques deviennent a-millénaristes et non-sionistes. Seuls les pro-sionistes qualifiés «d’inconditionnels d’Israël» brisent le consensus qui est en train de s’établir dans le monde évangélique français. Ils sont donc invités, sous peine d’être des obstacles à l’unité, à cesser de soutenir ouvertement Israël. La véritable attitude évangélique consistant à ne pas prendre parti, on invite donc les chrétiens « inconditionnels » à ne plus militer pour cette cause, mais à rejoindre le plus petit dénominateur commun: «évangéliser» les juifs, laissant ainsi le champ libre aux ennemis d’Israël qui cherchent à le détruire et privant Israël de ses derniers soutiens.

Eh bien, non ! «Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas!» ( Esaïe 62 v.1), car je suis un inconditionnel d’Israël et je le revendique haut et fort. Quand bien-même les critiques qui sont adressées à l’Etat Juif de toutes parts seraient fondées à 100%, je ne cesserai pour autant d’être un inconditionnel d’Israël.

Je suis un inconditionnel d’Israël et voilà pourquoi

1 – Parce que le droit d’Israël à la Terre Promise a été accordé par Dieu à son peuple d’une manière inconditionnelle.
Dans le seul livre de la Genèse, la promesse inconditionnelle de donner ce pays aux descendants des patriarches revient dix fois! Dieu déclara à Abraham dans une alliance irrévocable: «Je te donne ce pays à toi et à ta descendance pour TOUJOURS!» De telle sorte que même les pires infidélités du peuple d’Israël ne sauraient remettre en question ces promesses. Au pire, Israël sera exilé de son pays pour un temps, mais selon les affirmations de Moïse dans le livre du Deutéronome, «Quand bien-même tu serais exilé aux extrémités de la terre, de là, l’Eternel ton Dieu te ramènera, car il se souviendra de l’alliance qu’il a conclue avec tes pères.»

2 – Je suis un inconditionnel d’Israël parce que je suis évangélique et que je crois à l’inspiration plénière de la Parole de Dieu et par conséquent je pense que, à moins que le contexte ne nous oblige à faire autrement, la Parole de Dieu doit être interprétée dans son sens premier. L’allégorie est toujours possible, mais elle n’annule jamais le sens clair du texte.

Or, les prophéties concernant le retour d’Israël sont, on ne peut plus claires. Elles sont loin d’avoir été accomplies dans toute leur ampleur lors du retour de l’exil de Babylone. Le Nouveau Testament les reprend à son compte:

Luc 1 v. 32-33, Luc 21 v. 23-24, Luc 22 v. 28-30, Luc 24 v. 21, Actes 1 v.3 à 8, Romains 11 v. 15, Rom. 11 v. 25 à 27, Apocalypse 20 v. 1 à 6 etc…

3 – Je suis un inconditionnel d’Israël parce que je suis un «millénariste». Ce faisant, je crois à l’accomplissement littéral de la parole de l’ange à Marie: « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, il règnera sur la maison d’Israël…». Parce que je suis évangélique et que je lis «littéralement» l’Ecriture, je crois «qu’Israël» signifie bien le peuple juif et non pas l’Eglise. Quand Jésus a-t-il régné sur la maison d’Israël ? Il faudra donc bien que cette prophétie s’accomplisse un jour… Je suis «millénariste», non comme le prétendent les «non-sionistes», parce que j’ai été influencé par le dispensationalisme, mais tout simplement parce que je lis la Bible… Je constate que les premières générations des Pères de l’église étaient millénaristes: Polycarpe, Irénée de Lyon, Justin martyr et même Augustin au début de sa carrière.

Ce n’est qu’au IIème siècle qu’on a commencé à polémiquer contre les «chili asques» (millénaristes). Tous ceux-là n’étaient évidemment pas influencés par Darby, Scoffield et le dispensationalisme… Notre soutien à Israël n’a rien à voir avec un enthousiasme sentimental, mais repose sur une lecture froide et objective de «l’Ancien et du Nouveau Testament». Je suis avant tout un éxégète et par conséquent, quelqu’un qui ne se laisse pas conduire par des présupposés théologiques, politiques ou sentimentaux, mais qui cherche d’abord à comprendre ce que les auteurs de la Bible ont voulu dire.

Il n’existe aucun peuple qui se conduise aussi humaine
-ment envers ses ennemis.
—J.-M. Thobois

4 – Je suis un inconditionnel d’Israël parce que, comme nous le reprochent les «non-sionistes», je ne suis pas obnubilé par le problème palestinien. Pour moi, malgré sa complexité, ce problème n’est qu’un épiphénomène, un avatar de l’Histoire, second par rapport à la geste de Dieu.

Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas des innocents qui souffrent de cette situation et pour ce qui nous concerne, nous soutenons et aidons nos frères chrétiens évangéliques palestiniens. Cela ne signifie pas non plus que nous ne sommes pas soucieux de la «justice pour tous», ou que nous estimons qu’Israël est au-delà de toute critique.

Je suis parfaitement conscient qu’il y a en Israël, comme partout ailleurs, des choses qui vont et des choses qui ne vont pas. Israël est une démocratie et la règle de la démocratie, c’est que tout un chacun a le droit de la critiquer et les israéliens et les sionistes ne s’en privent pas, mais je prétends, obstiné, après près de 50 ans d’étude du Moyen-Orient, qu’il n’y a aucun exemple dans l’histoire d’un peuple qui se conduise aussi humainement vis-à-vis de ses ennemis que ne le fait le peuple d’Israël et que par conséquent, l’essentiel des critiques que l’on adresse unanimement à l’Etat juif dans ce domaine sont non fondées, même s’il y a comme partout, des brebis galeuses.

Je soutiens que la création de l’Etat d’Israël ne s’est pas faite au détriment des palestiniens et que le refus obstiné de ces derniers à toute forme de compromis et d’accord est la cause première des malheurs réels et supposés dont ils se plaignent.

5 – Je suis un inconditionnel d’Israël parce que moi aussi j’ai le souci de la justice pour tous. Les «non-sionistes» n’ont pas le monopole de la sympathie envers ceux qui souffrent ; ils ont choisi de témoigner cette sympathie aux palestiniens, c’est leur choix et c’est bien. Nous, notre sympathie va aussi aux enfants de Sdérot qui, pendant des années ont vécu un cauchemar quotidien pour avoir été bombardés jour et nuit, à ceux de Kyriat Shemona qui ont tout perdu dans la guerre de 2006, aux victimes du terrorisme qui sont handicapés à vie, aux familles des innocents qui ont été tués dans des attentats aveugles etc….

On oublie trop facilement qu’il n’y a pas que du côté palestinien que des innocents souffrent et devant le peu d’empressement que l’on met à exprimer de la sympathie à ces victimes, je pense qu’il est important qu’il y ait quelques inconditionnels comme moi qui brisent cet assourdissant silence d’indifférence et même si les «non-sionistes» nous reprochent de consoler Israël au lieu de «l’évangéliser», je continuerai à prendre néanmoins au sérieux l’ordre du prophète: «Consolez, consolez mon peuple!».

6 – Je suis un inconditionnel parce que je suis un chrétien non-juif, et en Romains 11, Paul nous met en garde en disant: «Ne te glorifie pas aux dépens des branches qui ont été retranchées, mais crains…».

Dans ces textes essentiels des chapitres 9-10 et 11, Paul nous dit en substance que, s’il est vrai que Dieu a un contentieux avec son peuple, les païens n’ont pas à interférer dans cette affaire et que Dieu ne les a pas établis comme juges dans ce procès. Israël est la prunelle des yeux de Dieu, dit le prophète et avant de juger ou de critiquer le peuple d’Israël, il faut y regarder à deux fois. Le sage Hillel ne disait-il pas: «Ne juge pas ton prochain sans d’abord t’être mis à sa place?» Ce que nos contempteurs d’Israël seraient bien inspirés de faire.

Ces avertissements de l’apôtre prennent une acuité encore plus grande après deux mille ans d’antisémitisme chrétien, dont l’apogée fut la Shoa dans laquelle six millions de juifs périrent dans la plus parfaite indifférence de la majorité des chrétiens. Rien qu’à cause de ce passé tragique et de cette conduite en tous points contraire à l’Evangile, les chrétiens devraient faire montre d’un minimum de décence et de retenue dans leurs critiques de l’Etat juif, sous peine de laisser supposer qu’ils sont encore conditionnés par les vieux démons qui ont habité leurs pères.

Dans ce sens aussi, l’ordre prophétique de consoler Israël prend toute sa valeur. C’est la raison pour laquelle je refuse de faire passer la parole prophétique au second plan par rapport à «l’humanisme droit de l’hommiste» et de me laisser culpabiliser par ces principes.

Nous sommes déjà,
jusqu’à un certain point,
soumis à la charia.
—J.-M. Thobois

7 – Je suis un inconditionnel d’Israël parce que à l’heure où nous parlons, Israël est désespérément seul et à nouveau menacé de génocide, soixante ans après la Shoa. Tous ses amis l’ont lâchement abandonné et envisagent sans état d’âme, sa disparition.
Les «non-sionistes» nous invitent alors à être neutres, c’est-à-dire à laisser le champ libre aux ennemis d’Israël, ils ont oublié le texte des Proverbes: «Délivre ceux qu’on traîne à la mort et si tu dis nous ne le savions pas, le Tout-Puissant ne le voit-il pas?»

La neutralité est impossible; la symétrie perverse qui renvoie dos à dos les deux protagonistes du drame du Moyen-Orient et qui consiste à placer la victime israélienne sur le même plan que la volonté génocidaire du monde arabe est tout simplement monstrueuse.

8 – Enfin, je suis un inconditionnel d’Israël, parce qu’en défendant Israël, je me défends moi-même. Les ennemis d’Israël sont aussi les ennemis du christianisme. La guerre contre Israël n’est que la partie la plus visible du djihad mondial contre tous les infidèles, qu’ils soient juifs ou chrétiens, le but étant la création d’un «califat mondial» dont le siège serait à Jérusalem et d’où juifs et chrétiens seraient exclus. Ne chante-t-on pas déjà dans les rues de Gaza: «Nous combattrons le samedi, puis nous combattrons le dimanche!» ?

L’islamisation de nos pays a atteint un degré alarmant; nous sommes déjà, jusqu’à un certain point, soumis à la charia: la loi islamique.

Toute critique de l’Islam est interdite, hommes et femmes sont séparés dans beaucoup de piscines, des rues de la capitale sont envahies d’hommes en prière qui empêchent la circulation à certaines heures, etc…

Se taire et rester neutre, c’est déjà faire le lit de cet islamisme rampant, car si Israël tombe, c’est le monde chrétien tout entier qui sera menacé.

Les musulmans enveloppent juifs et chrétiens dans la même haine, même si pour le moment et pour des raisons tactiques, ils font mine de ménager les chrétiens.

Du temps du marxisme triomphant, Lénine évoquait les «idiots utiles», qui, disait-il, « nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons».

Les chrétiens antisionistes et les chrétiens «non-sionistes» qui ne se différencient que par quelques nuances sont, sans s’en rendre compte, manipulés par l’islam pour devenir à leur tour les auxiliaires inconscients de leurs pires ennemis, c’est pourquoi, face à ce danger mortel, je ne me tairai pas!

Non, l’heure n’est plus à la neutralité, quand la maison brûle et que l’incendie fait rage, la seule conduite logique c’est de crier au feu. C’est pourquoi je ne me tairai pas! Certes, je suis parfaitement conscient que c’est aller à l’encontre du consensus, mais au risque de briser «l’unité du monde évangélique», je resterai du côté des inconditionnels d’Israël et comme disait Victor Hugo: «S’il n’en reste que dix, je serai de ceux-là et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là!».

Persiste et signe! J-Marc Thobois

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« N’abandonnons pas notre assemblée » : Un problème de traduction? par Jean Luc Burnod http://www.blogdei.com/14833/nabandonnons-pas-notre-assemblee-par-jean-luc-burnod/ http://www.blogdei.com/14833/nabandonnons-pas-notre-assemblee-par-jean-luc-burnod/#comments Fri, 17 Jun 2011 20:44:23 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=14833

N’abandonnons pas notre assemblée ???

« N’abandonnons pas notre assemblée, comme quelques-uns en ont coutume, mais encourageons-nous mutuellement, et cela d’autant plus que vous voyez le jour s’approcher. » (Heb . 10 : 25. Second)

Un problème de traduction.

Ce texte mal traduit a été comme un carcan et des fers aux pieds de beaucoup de chrétiens, qui n’ont pas osés s’éloigner d’assemblées ou d’églises qui ne suivaient plus la Voie d’amour et de justice à laquelle nous sommes tous appelés. Ils sont restés à se tourmenter et à se compromettre dans des groupes et des systèmes sectaires – ou outrancièrement libéraux -, alors qu’ils auraient dû en sortir et s’en séparer pour ne pas participer à leurs fautes et ne pas avoir leur part de leur châtiment (Apoc. 18: 4–2 Cor. 6:17).

En grec, assemblée se dit « ek-klésia », ce qui signifie littéralement: «appelé hors de». Ce n’est pas ce terme qui est employé par l’auteur de l’épître aux Hébreux dans le verset que nous étudions, mais le terme « episunagogé » qui a un tout autre sens ! Le préfixe «ek» en composition exprime la sortie, l’émission, la séparation, la perfection ou l’achèvement (tiré du dico grec français du Nouveau Testament de Maurice Carrez et François Maurel). On peut donc dire que l’idée première du mot « ek-klésia » consiste justement dans la séparation, la mise à part. Ce qui rejoint bien cet ordre que Paul tire du prophète Esaïe (52. 11.):
« C’est pourquoi, SORTEZ du milieu d’eux, Et SEPAREZ-VOUS, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. » (2 Cor. 6, 17.)

Par contre, dans le vocabulaire du Nouveau Testament, le mot « rassemblement » (en grec « épisunagogè ») a un sens bien précis. Il parle TOUJOURS du grand rassemblement auprès du Christ lors de l’avènement. On retrouve cette expression dans Mat. 24, 31; Marc 13. 27; Heb. 10. 25; 2 Thes. 2. 1. Ce mot sert aussi à parler de l’engrangement de la récolte (Mat. 6. 26.). En fait, en revenant au grec il est flagrant que ce texte d’Heb. 10 : 25, ne parle pas de l’assemblée terrestre, mais du rassemblement de tous les chrétiens restés vivants lors de l’enlèvement.

Le grec « episunagogé » nous parle du grand Rassemblement, de la récolte qui sera mise au grenier. Et cette récolte sera effectuée par les anges : « les moissonneurs ce sont les anges » (Matt. 13. 39.). Cet engrangement n’est pas encore accompli. Car il s’agit du rassemblement futur dans la gloire. Le rassemblement terrestre présent (qui est en oeuvre encore actuellement), se dit « ekklésia » dans le texte grec, ce qui signifie « appelé hors de ».Mais « hors de » quoi ? L’écoute de la voix du Bon Berger nous l’indique :

« Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit hors de la bergerie. » (Jean 10. 1 à 3.)

Tout ça pour dire que la traduction habituelle de Heb. 10. 25 (« n’abandonnez pas votre assemblée »), qui ligote tellement de chrétiens dans des systèmes injustes et sectaires, n’est pas plus fidèle au grec qu’il n’est fidèle à la pensée néotestamentaire. En fait, cette exhortation dirigeait nos pensées vers un objectif glorieux (le rassemblement auprès du Seigneur) et nous encourageait à ne pas le perdre de vue.

Le verbe grec qui est traduit par « n’abandonnez pas » signifie littéralement « ne laissez pas derrière », Si nous relisons ce texte en entier (Heb. 10. 19 à 39.), nous voyons bien que l’auteur nous parle ici du cheminement qui nous mène du pardon de la croix (qui est le fondement de la Nouvelle Alliance), à l’accomplissement de la communion parfaite dans la gloire du Tabernacle Céleste. Il n’est absolument pas question dans ce texte de réunions dans des locaux terrestre ! L’auteur veut nous voir diriger nos regards et notre espérance vers les choses invisibles et éternelles, vers ce moment merveilleux du retour du Christ. C’est cela « le Jour » dont il nous parle. Il ne voulait pas que nous le « laissions en arrière », comme certains enseignants faussement inspirés qui, déjà à cette époque, prétendaient que le Jour du Seigneur était un événement du passé, qui avait déjà eu lieu (2 Tim. 2. 18.).

Nous voyons mieux que cette traduction malheureuse ne sert que les intérêts de ceux qui préfèrent « garder le contrôle » sur les brebis pour qu’elles restent passivement toute leur existence dans l’enclos de leur bergerie, en donnant de leur temps et de leur argent pour servir une vision qui n’est pas la leur.

Il me semble qu’il n’est pas honnête d’enfermer les chrétiens (par un texte mal traduit) dans une pensée qui ne se trouve nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament. Au contraire, toute l’histoire chrétienne est dans une dynamique de séparation d’avec ceux qui ne pensent qu’aux choses de la terre, dans l’espérance d’un rassemblement futur avec le Seigneur « le Jour » de son avènement.

Ce texte mal traduit est brandi au dessus de la tête de ceux qui veulent sortir des systèmes, et vise à mettre en marche des dynamiques de peur chez les auditeurs. Les gens restent alors à leur corps défendant dans des groupes déviants dans lesquels se pratiquent des choses injustes, par peur de désobéir à cette mauvaise traduction de Hébreux 10. 25 ! Alors que ce texte nous parle de la merveilleuse espérance du rassemblement lors de l’enlèvement auprès du Seigneur… ce qui rejoint d’ailleurs les mises-en-garde actuelles contre ces « ministères » déviants qui ne veulent plus parler de l’enlèvement… puisque pour eux le Royaume est uniquement ici et maintenant, sur cette terre pourtant destinée à la destruction (kindom now).

Une autre traduction possible.

Le mot « épisunagogé », employé dans ce chapitre 10. verset 25 de l’épître aux Hébreux, est malheureusement mal traduit par « assemblée » dans la plupart de nos Bibles (à part Darby et Chouraki)

L’analyse des différents éléments de ce mot permet déjà de comprendre comment il est composé, mais une observation du contexte et des autres emplois de ce mot dans les Évangiles et les épîtres (8 fois en tout et pour tout), permettent de donner à la phrase un sens un peu différent.

Il faut savoir qu’un verbe tiré de ce mot « épisonago » est employé dans Marc 13. 27 et dans 5 autres passages :

« Alors on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire. Alors il enverra les anges, et il rassemblera (épisunaksei) les élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. »

Ce qui est à rapprocher de cette parole de Jésus citée dans Jean 12. 32 :

« Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. »

L’emploi du verbe « épisunago » dans le Nouveau Testament est toujours en rapport avec un rassemblement spirituel hors du monde et autour du Christ, (« comme une poule rassemble ses poussins »), mais le mot « épisunagogé » n’est employé que 2 fois dans tout le Nouveau Testament et concerne dans les 2 cas notre rassemblement dans les airs avec le Seigneur. La première fois, c’est dans la 2° épître aux Thessaloniciens (ch. 2. v 1.) :

« Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion (« épisunagogé ») avec lui… »

Et la deuxième fois dans ce chapitre 10, verset 23 à 25 de l’épître aux Hébreux, qui peut donc se traduire de la manière suivante sans trahir le texte :

« Emparons-nous fermement de la profession de notre espérance (concernant Son retour), il est fidèle Celui qui l’a promis. Et veillons les uns sur les autres pour nous stimuler à l’amour et aux bonnes actions, sans abandonner l’attente de notre rassemblement (avec Lui) au dessus de la terre comme quelques-uns en ont (malheureusement) pris l’habitude, mais exhortez-vous mutuellement (ou plus littéralement : « appelez auprès de vous »), d’autant plus que vous voyez le Jour (de son retour) s’approcher. »

On peut en conclure que l’auteur n’est pas en train d’interdire de sortir d’un groupe déviant, pas plus que notre Seigneur n’a cherché à retenir ceux qui voulaient s’écarter de Lui (Jean 6. 67.), mais il encourage à garder l’espérance du retour en gloire du Fils de Dieu et à nous stimuler et nous encourager ensemble en attendant notre rassemblement auprès de lui dans les airs.

Lu de cette façon, il n’est plus possible de garder les gens enfermés par la peur de désobéir à Heb. 10 : 25, dans des groupes qui virent parfois à la secte, mais nous sommes stimulés à nous encourager à agir avec justice et à nous consoler les uns les autres dans l’attente de l’enlèvement.

Ce n’est plus du tout la même dynamique qui est en œuvre ! A la place de la crainte d’être considéré comme des déserteurs, nous sommes au contraire encouragés à vivre dans un esprit de service et d’hospitalité. Mais pas forcément de « pointer » jusqu’à la fin de nos jours à la salle de réunion contrôlée par un «pasteur/président-de-droit» à l’autorité abusive…

Les gens restent souvent trop longtemps dans des systèmes corrompus par peur de se retrouver isolés, car ils ignorent que la communion ne vient pas de l’agglomérat des chrétiens dans un même lieu et une même organisation, mais que c’est la marche dans la lumière, en Christ, qui nous établit mutuellement en communion :

« Si nous marchons dans la lumière, comme Il est Lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion… » (1 Jean 1. 7.).

Sortir de l’enclos.

L’un des exemples les plus clairs de la dynamique d’extraction de « l’ekklésia » (= « appelé hors de… ») se trouve dans l’évangile de Jean au chapitre 10, avec l’image du Bon Berger qui appelle ses brebis à sortir de l’enclos où elles sont enfermées dans une sécurité statique qui ne permet pas une alimentation saine, pour se « rassembler au dehors » en suivant sa voix qui les amène dans des pâturages nourrissants.

« il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et les mène dehors. » (Jean 10. 3.).

Toute la dynamique et le mouvement contenu dans le terme que nos Bibles traduisent par « assemblée » (« ek-klésia »), s’oppose à l’idée d’interdire aux fidèles de sortir d’un groupe ou d’un système. Dans Jean 6, le Christ Lui-même a fait la démonstration de ce refus de contraintes abusives, de cette liberté d’entrer et de sortir qui se trouve là où est l’Esprit de liberté (1 Cor. 3 : 17.).

Lorsque certains de ses disciples décident de s’éloigner de Lui à cause de paroles mal comprises, le Seigneur ne met pas en oeuvre une dynamique de crainte pour garder ses ouailles dans un système clos, Il n’exhorte pas les douze à « ne pas abandonner votre assemblée » par peur de devenir des « déserteurs », mais il va au contraire leur montrer que la porte est ouverte, pour ceux qui voudraient entrer… ou sortir :

« Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent en arrière et cessèrent d’aller avec lui. Jésus dit donc aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » (Jean 6 : 66-67.)

Cet espace de liberté qu’Il a ouvert devant eux, leur a permis d’exprimer le fond de leur coeur et de manifester ce qui était l’objet de leur foi…

Les motivations.

Qu’est-ce qui nous motive lorsque nous décidons de rester dans une assemblée, où lorsque nous décidons d’en partir? Est-ce la peur, le ressentiment, la colère ou bien est-ce l’amour? Amour de la vérité et de la justice, mais aussi amour de ceux qui nous font du mal et qui nous rejettent ou nous évitent!

Il est évident que la brebis qui veut suivre le Bon Berger doit impérativement écouter sa Voix. Et cette Voix Divine nous donne des commandements indispensables à la croissance de notre vie spirituelle, en particulier concernant l’expulsion de tout ressentiment de notre coeur, pour laisser la place à l’amour :

« Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux. » (Matt. 5. 45.)

Il me semble que c’est la pierre de touche de toute notre démarche chrétienne. Il n’est possible de demeurer dans la grâce de Dieu qu’en la laissant couler librement en nous par notre obéissance aux ordres de pardon et de miréricorde que le Seigneur nous donne! (voir Matt. 18. 21 à 35.) Certains de ceux qui sont sortis des systèmes n’ont pas progressé dans leur vie de disciples parce qu’ils ont refusés (consciemment ou inconsciemment) d’obéir à cet ordre du Christ. Ils voulaient se justifier de la façon dont s’était passé leur départ en faisant la « démonstration » de la méchanceté de ceux qu’ils avaient quitté, et malheureusement ils en oubliaient l’exhortation :

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés. » (Heb. 12. 5.)

Je connais plusieurs pasteurs qui sont sorti de systèmes religieux apparemment pour de bonnes raisons, mais en cultivant de l’amertume envers ceux qui y étaient restés. Il en sont arrivés à fonder des groupes sectaires où ils ont reproduit (sans s’en rendre compte?…) le même autoritarisme abusif qu’ils reprochaient à l’église qu’ils venait de quitter!… (« Les enfants de Dieu », Moon, et bien d’autres…)

Il nous faut être conscients qu’il existe de très mauvaises raisons et de déplorables façons de sortir. Et je voudrais encourager chacun à se laisser sonder par la Parole Divine, car l’histoire de l’Église nous montre que beaucoup ne sont pas sortis à l’écoute de la Voix d’En Haut, mais bien plutôt en se laissant diriger par un coeur qui était animé de mauvais sentiments.

Que chacun s’examine donc soi-même! Car dans certains cas, les divergences sur des points de doctrine peuvent n’être que des prétextes pour justifier de mauvaises pensées. Nous avons vraiment besoin d’être continuellement à l’écoute de la Voix de Dieu pour être gardés de ce qui n’est pas encore purifié dans notre coeur. Dieu nous parle dans notre coeur, dans notre conscience, mais aussi par le bouche de ceux qui nous entourent. Si nous ne savons pas le reconnaître, nous resterons dans la confusion, que nous soyons dans -ou hors- des systèmes religieux. Car le Royaume de Dieu est là où se trouve un coeur qui écoute et qui met en pratique la Parole de Dieu. Que ce soit dans le Temple, dans les synagogues ou dans les maisons et les déserts, le lieu n’est pas le plus important, c’est le coeur qui est tout.

Seul le Christ sauve.

Quand je dis que ce fameux texte d’Hebreux 10. 25, n’est pas traduit correctement, c’est parce que le concept qui ressort de cette mauvaise traduction ne se retrouve nulle part ailleurs dans les enseignements du Nouveau Testament. Car si on en croit cette manière de traduire, « ceux qui se retirent » (sous entendu : de l’assemblée), « se perdent » (Heb. 10. 39.)… Ce qui voudrait dire que c’est l’assemblée qui nous sauve, ou en tout cas que nous ne pouvons pas être sauvé si nous en partons…

Nous savons tous que le système catholique en a fait un adage célèbre et terriblement contraignant: « Hors de l’église point de salut! », mais hormis cette mauvaise traduction, il n’y a rien dans le reste de l’Écriture qui puisse nous laisser croire une chose pareille!

Ce qui nous sauve, ce n’est pas l’église (locale ou universelle) mais c’est le Christ Jésus par son sacrifice à croix. Ce sacrifice, a été accompli par l’Agneau de Dieu « une fois pour toutes », donc ce n’est pas davantage le sacrifice de l’église qui pourrait sauver qui que se soit.

Ce qui nous sauve et nous garde en Vie, ce n’est pas la communion fraternelle (horizontale), mais la communion (verticale) que nous avons avec le Père, par le Fils, dans l’Esprit (1 Jean 1. 3.). Si nous ne sommes pas en communion avec le Seigneur, il nous est impossible d’être en communion avec les frères et soeurs. Nous pouvons nous trouver dans la même salle qu’eux, partager le même pain et le même vin, chanter les mêmes cantiques, écouter les mêmes prédications, mais si nous ne sommes pas en communion avec le Seigneur, nous serons peut être agglutinés, mais nous ne serons pas unis ensembles.

La communion fraternelle est la conséquence de notre communion avec le Seigneur, et non pas l’inverse! Il est l’Alpha c’est à dire le début, l’origine. Tout vient de Lui et par Lui (Rom. 11. 36.).

C’est dans le cadre de cette communion que le travail de sanctification peut s’effectuer correctement.
« Si nous marchons dans la lumière, comme Il (Dieu) est lui–même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1. 7.)

L’Esprit de liberté.

Ceux qui brandissent ce texte mal traduit d’Hébreu 10 pour empêcher le départ de ceux qui en ont le désir, sont des manipulateurs et des tyrans. Aujourd’hui, il est malheureusement flagrant que dans beaucoup d’églises on ne pratique pas la même prise en compte de la libre responsabilité de chacun, et on préfère étouffer dans l’oeuf toute velléité d’indépendance … au détriment de l’Esprit de liberté qui animait notre Seigneur et les apôtres, et qui devrait nous animer aussi de la même façon.

Je précise que je n’ai rien contre le fait de se réunir entre frères et soeurs, ce peut être une très bonne chose. Mais ce texte de l’épître aux Hébreux n’a pas été écrit pour parler de ça. Ne tordons pas les Écritures avec l’intention de ligoter les brebis et les empêcher d’aller paître librement dans les pâturages!

Je rajouterai selon le principe biblique, qu’il faut « deux ou trois témoins » pour qu’un témoignage soit reconnu pour vrai. Or il n’existe aucun autre Texte de la Bible qui nous interdirait d’abandonner une assemblée qui s’installe dans le monde, ou qui dévie du droit chemin. Mais par contre, il existe une quantité de textes qui nous encouragent à vivre la communion fraternelle, partout où nous le pouvons, pour mettre au service des autres le don que nous avons reçu, de façon à nous consoler et nous édifier mutuellement.
Ne perdons donc pas toutes les occasions que nous pouvons avoir de nous encourager les uns les autres pour garder l’espérance du retour de notre Seigneur Jésus Christ qui viendra sur les nuées du ciel pour nous emmener avec Lui dans la maison du Père.

Notre Seigneur est le Libérateur de ceux qui le craignent! Soyons simplement attentifs à sa Voix, pratiquons Sa Parole avec persévérance et nous le verrons accomplir son oeuvre libératrice au milieu de son Peuple.
Que toute gloire revienne à Dieu le Père par son Fils Jésus Christ !

Jean-Luc B

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3 levains tenaces: pharisiens, sadducéens et hérodiens dans l’Eglise aujourd’hui, par Nicolas Ciarapica http://www.blogdei.com/14613/3-levains-tenaces-pharisiens-sadduceens-et-herodiens-dans-leglise-aujourdhui-par-nicolas-ciarapica/ http://www.blogdei.com/14613/3-levains-tenaces-pharisiens-sadduceens-et-herodiens-dans-leglise-aujourdhui-par-nicolas-ciarapica/#comments Fri, 03 Jun 2011 07:04:04 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14613

blogdei

(Lire Matthieu 16, Marc 8 et Luc 12)

Aujourd’hui, je voudrais surtout m’attarder sur l’aspect collectif, et parler de mélanges de charnel et de spirituel dans plusieurs mouvements évangéliques. Trois mouvements ennemis luttant pour le pouvoir sur le peuple de Dieu ont été dévoilés par le Seigneur, et il nous est dit de nous garder avec soin d’être infectés par leurs doctrines…

Les Pharisiens

Ils se nomment eux-mêmes « saints » (hassidim), les purs et les parfaits. Les Pharisiens existent encore de nos jours; ils sont assimilables à certaines mouvances pentecôtistes, ou même darbystes: aucune communion n’est admissible en dehors de leur groupe. Ils sont une secte: les membres n’ont aucunement le droit de remettre en question le moindre dogme.

Les Pharisiens, et nos Pharisiens modernes, prétendent avoir une Parole de Dieu supplémentaire: leur interprétation de la Parole, que Dieu aurait, selon leur tradition, donné directement à Moïse. Ces traditions ont le même poids que la Parole de Dieu, mais elle est parole des hommes. L’autre jour, quelqu’un m’a accusé de juger, d’être un « pur », un cathare en quelque sorte! Je n’ai rien répliqué; si les gens savaient, ou mieux, si ma femme leur disait qui je suis!!

Quand je réponds aux accusateurs, voici ce que je dis: La grâce de Dieu envers moi n’est pas vaine (avec moi, Dieu a du boulot, en français courant). Mais les Pharisiens n’ont absolument aucun moyen d’être convaincus de péché, puisqu’ils sont dans la saine doctrine. Ils se frottent la panse avec contentement en disant:

- « Je suis sauvé, Seigneur! Dire que j’aurais pu être comme ces païens! »

Les Pharisiens n’ont pas conscience de leur propre péché, ou alors intellectuellement, comme une doctrine. Les Pharisiens sont aussi criminels. Les Pharisiens de l’Eglise aujourd’hui tuent avec la langue les mouvements qui leurs reprennent le flambeau (Jér. 18;18). Les Pharisiens sont ennemis de tous, mais pour assassiner le Juste, ils s’allient aux Hérodiens.

Les Hérodiens

Cette catégorie-là est opportuniste. Elle voit son intérêt dans une technique fort simple: la coopération avec l’occupant. Elle signe la paix avec tout le monde, de peur d’être mal vue ou d’être en guerre. Les Hérodiens sont en fait croyants du bout des lèvres, mais ce sont de véritables matérialistes. Leur bénédiction est matérielle et financière. Personnellement, je trouve qu’ils ressemblent à ce mouvement œcuménique qui dit: « Nous sommes tous frères après tout. Ne nous divisons pas ! » Ils prêchent l’abondance, mais aussi le Catholicisme: infiltrons toutes les couches de la société pour instaurer le Royaume de Dieu.
La réussite sociale est signe de l’approbation de Dieu. L’échec leur fait horreur; il faut être positif!

Mais les Hérodiens n’hésitent pas non plus à prendre les armes. Ils ne sont pas séditieux comme les Zélotes, de véritables terroristes. Eux, avec l’appui du plus grand nombre, ils peuvent même faire la guerre, et tuer des individus. Évidemment, ils ne sont pas responsables: c’est leur époque la coupable. Dieu sait qu’ils n’avaient pas d’autre choix. Ils ne connaissent pas la puissance des véritables armes spirituelles, tout simplement parce qu’eux, la religion, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits !

Ils sont chrétiens parce que leur famille était chrétienne. Il s’est trouvé des exégètes pour dire que Paul était Hérodien: citoyen romain d’origine, il aurait été leur allié, jusqu’à sa conversion. Tout ce que je puis dire personnellement, c’est que Paul connaissait bien la politique! Il faut voir comment il renvoya dos à dos Pharisiens et Sadducéens !

Les Sadducéens

Les Sadducéens sont des rationalistes, comme nos protestants modernes. Mais tout a déjà été dit sur eux, aussi vais-je m’attarder sur une autre frange des Sadducéens: les « anti ». Les « anti » n’ont aucune doctrine fixe, mais dès que quelqu’un écrit un livre (« Et si c’était vrai ») eux en écrivent un autre (« Et si ce n’était pas vrai »).

Ils ont peur du surnaturel, aussi s’y opposent-ils. Pour eux, les miracles ont disparu. Dès qu’on leur montre un passage biblique qui dit: N’empêchez pas de parler en langues, ils sont « troublés » comme étaient troublés les Sadducéens des temps bibliques quand on leur parlait de résurrection (Actes 4;2).

Ils ne croient pas à la trinité de l’homme, au monde spirituel; ils ne guérissent pas les malades, ne chassent pas les démons – sous prétexte que, au début du siècle, leur a-t-on raconté, un homme aurait entendu parler d’une femme qui aurait connu un homme qui aurait assisté à une réunion « pentecôtiste » où les gens hurlaient, en transe et comme possédés…

Quand on leur montre le passage: « recherchez les dons spirituels, la prophétie », ils osent dire que la prophétie consiste à expliquer la Bible, ce qui n’est que partiellement juste. La peur les aveugle. Les prophètes du temps jadis annonçaient des famines, des emprisonnement, et aussi des évènements précis. Mais eux se coupent de la sève et leur religion est morte, puisqu’ils nient et luttent systématiquement contre leurs frères.

Ce sont des diviseurs, des nuées sans eaux. On vient à eux apaiser sa soif, mais on en repart encore plus assoiffé. Allez savoir s’ils ne blasphèment pas contre le Saint-Esprit, à force de dire « parler en langues est démoniaque » (ça l’est dans 80% des cas, du moins est-ce psychique!).

Ils oublient, et la prudence, et la sagesse et la réserve. Ils ont un zèle amer, un esprit de dispute, et il ne sert strictement à rien de chicaner avec eux. Dehors l’hypocrisie, les compromis mondains et la peur du surnaturel !

L’Evangile n’est pas de l’homme; il n’est sorti d’aucun cerveau humain. Aussi devons-nous l’annoncer dans sa pureté. Si les miracles servaient à attirer les foules, ils ont toujours la même vocation aujourd’hui. Si hier ils détournaient les regards vers l’homme, ils ont toujours les mêmes effets aujourd’hui, aussi faut-il user d’un grand discernement – mais il ne faut jamais se priver des armes offensives et défensives de la lumière.

Crions à Dieu pour que, selon Ezéchiel 37, ces os desséchés que nous cachons derrière nos visages souriants reprennent vie, que nous soyons de nouveau convaincus de péché, de tous nos péchés. Crions à Dieu pour que nous fassions disparaître le conformisme qui nous rend si apathiques et si inoffensifs.

L’Epouse du Seigneur est dans sa grande majorité pire qu’une prostituée: elle couche avec tout le monde, et tout le monde lui passe la main dans le dos.

Notre message n’est ni relatif, ni indicatif: il est impératif !

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Le don du discernement des esprits, par Ralph Shallis http://www.blogdei.com/14611/le-don-du-discernement-des-esprits-par-ralph-shallis/ http://www.blogdei.com/14611/le-don-du-discernement-des-esprits-par-ralph-shallis/#comments Fri, 03 Jun 2011 06:58:54 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14611

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Deux dons à ne pas confondre

On parle souvent du «don de discernement» comme s’il était synonyme avec le don de «la parole de sagesse». Pourtant, il est évident que les deux facultés sont distinctes, car Paul les place toutes les deux dans la même liste de dons (1 Cor. 12:8-10). Il place la parole de sagesse en parallèle avec la connaissance et la foi, alors qu’il voit le discernement des esprits en rapport avec les dons de la prophétie, des langues et de l’interprétation (grec: la traduction) des langues.

La «parole de sagesse» est donnée, semble-t-il, pour l’édification des croyants par l’application de la Parole de Dieu à des situations particulières, de manière à compléter et équilibrer le travail de l’enseignant; c’est peut-être tout spécialement ce don qui permet au berger de bien faire son travail pastoral. Cette sagesse, qui lui est accordée par Dieu, comprend certainement une grande part de discernement, ce qui fait que beaucoup le confondent avec le don de discernement proprement dit.

«Les discernements des esprits»

Pourtant, le «don du discernement, que Paul a en vue dans ce passage est autre chose, car l’apôtre ne l’appelle pas ainsi, il précise qu’il s’agit du discernement des esprits. Il le désigne textuellement: «les discernements (au pluriel) des esprits» (grec: diakriseis pneumatôn).

Paul ne fait qu’une seule fois allusion à ce don (1 Cor. 12:10). Le fait qu’il le situe parmi les dons de prophétie, de diversités de langues et d’interprétation des langues rend ce don particulièrement important dans le contexte de 1 Corinthiens 14 où Paul fait justement la comparaison entre ces trois dons et où il en étudie l’utilité relative.

La nécessité de discerner

Depuis les temps les plus anciens, il existe des faux prophètes. Dans l’Église aussi –comme Paul, Pierre et le Seigneur Jésus luimême le prévoient– des faux prophètes surgissent, des hommes qui parlent au nom de Dieu en se réclamant de l’inspiration du Saint-Esprit, tout en prophétisant des faussetés. C’est pourquoi, Paul insiste pour que ceux (grec: le reste, les autres) qui écoutent la parole jugent de ce qui est dit; le verbe grec étant diakrinein qui signifie précisément; discerner, faire une distinction, examiner, décider, juger (1 Cor. 14: 29).

Mais alors! Si la parole d’un prophète doit être contrôlée par ceux qui entendent, à combien plus forte raison une parole en langue inconnue doit-elle être examinée, scrutée, sondée, éprouvée!

Pourtant, I’auditoire saura difficilement se prononcer au premier abord, puisque le sens du langage n’est pas évident. Même s’il est accompagné d’une «interprétation» ou plutôt, d’une «traduction» vraie ou fictive, encore l’assemblée a-t-elle le devoir de discerner, d’examiner, de décider de l’origine et de la valeur des deux choses. C’est là que le don «des discernements des esprits» devient utile, précieux. A certains croyants, Dieu accorde une sensibilité, une sagesse, une profondeur spirituelle et une compréhension de la vérité qui leur permet de discerner l’origine de l’esprit agissant sur l’un ou sur l’autre. Mais ceux qui exercent le véritable don des «discernements» basent toute leur procédure et leurs conclusions sur la Parole de Dieu.

Les mauvais esprits sont tellement subtils qu’ils parviennent à confondre l’intelligence humaine en faisant passer l’erreur pour la vérité. Le mensonge diabolique est presque toujours présenté sous une enveloppe de vérités.

Comment un homme peut-il atteindre la sagesse spirituelle qui rendra possible un jugement sûr dans des cas semblables? Je crois que ce don de discernement se développe chez ceux qui vivent dans l’intimité avec Dieu: c’est la conséquence d’un approfondissement de la Parole entière de Dieu et d’une révélation de la face de Dieu dans la prière. Que Dieu nous donne de ces hommes et de ces femmes doués d’une vision claire et certaine ! L’Église en a terriblement besoin.

Discerner face à l’occulte

Poussons cette question un peu plus loin. Ceux qui sont engagés à fond dans l’oeuvre de Dieu, surtout dans l’évangélisation et la cure d’âme, rencontrent tôt ou tard chez les gens toutes sortes de problèmes et d’obstacles mentaux, psychiques, spirituels et psychosomatiques (où le physique et le psychique s’entremêlent). A présent (j’écris en 1981), une forte proportion des personnes que nous avons évangélisées en Europe –surtout les plus jeunes– semblent avoir été, consciemment ou non, en rapport avec le monde occulte. Dans certaines parties du monde, le chiffre serait beaucoup plus élevé encore. Il ne suffit pas toujours de prêcher la vérité à ces personnes: tout en étant convaincues, celles-ci sont parfois incapables de faire le «pas» décisif; elles sont retenues par des puissances invisibles qui refusent de les lâcher. Elles ont besoin d’être aidées, surtout par la prière efficace d’un ou de plusieurs croyants, pour être enfin libérées de leurs chaînes invisibles. C’est évidemment le devoir de chaque assemblée de prendre de tels cas au sérieux. Il est vrai que l’exorcisme est une activité très spéciale qui nécessite donc beaucoup de prudence, accompagnée d’une autorité spirituelle authentique. Dieu emploie certains de ses enfants plus que d’autres dans ce domaine. Pourtant il me semble que tout enfant de Dieu engagé et sanctifié devrait pouvoir le cas échéant, faire face victorieusement aux puissances des ténèbres. Il est toutefois souhaitable que l’assemblée toute entière s’unisse dans la prière pour appuyer cette délivrance, qui est ainsi accélérée et puissamment renforcée.

Ce livre n’étant pas concerné par la question de l’exorcisme, je me contente ici de souligner l’importance du discernement des esprits et du don particulier que Dieu accorde dans ce but. Aujourd’hui, il existe une telle confusion de doctrines et de pratiques dans l’Église que l’utilité de ce don paraît de plus en plus évidente; nous avons tellement besoin d’hommes qui discernent quels sont les esprits qui inspirent les prédications, qui agissent sur les individus, qui formulent les directives.

L’ignorance des Écritures, si coupable et si répandue dans notre christianisme contemporain, provoque un peu partout la confusion des idées. Quand, au milieu de ce fatras, apparaissent des personnes insistant sur la parole inintelligible, nous sommes en droit de demander à Dieu une lumière pour éclairer nos ténèbres, une véritable action du Saint-Esprit nous permettant de faire une distinction absolue entre les vrais dons et les faux, entre la lumière et les ténèbres, entre l’incertitude et la voix claire de notre Sauveur. Les vraies brebis, rachetées par le sang de Christ, connaissent la voix de leur maître.

O divin Berger! Fais connaître aujourd’hui ta voix ! Envoie-nous des hommes ayant un vrai don spirituel qui permette de discerner les esprits, de différencier entre le vrai et le faux !

Pour être pratique

Le sujet du présent ouvrage étant «le don de parler diverses langues», c’est surtout dans ce contexte que nous avons à prendre en considération «le don des discernements des esprits». Afin de venir en aide de façon pratique à ceux qui ont des difficultés dans ce domaine, je donne ici quelques conseils que j’estime très nécessaires.

Voici quelques-unes des caractéristiques des faux esprits !

– L’Esprit de Dieu s’accorde avec la Parole de Dieu, qui est la sienne. Il confirme et appuie l’autorité absolue de l’Écriture sainte. Tout esprit d’insoumission qui conteste l’autorité de l’Écriture, ou qui s’élève en autorité parallèle ou supérieure à l’Écriture, est manifestement faux.

– Dieu nous ordonne d’éprouver les esprits (1 Jean 4:1-3). Un refus devant ce commandement explicite est donc immédiatement suspect. L’Esprit de Dieu, au contraire, ne s’esquive pas vis-à-vis d’un tel examen, il invite l’épreuve, à condition, bien sûr, que l’enquête se fasse en conformité avec les Écritures et avec un coeur absolument sincère, droit et honnête. «Tenter» l’Éternel est évidemment un péché grave (Matth. 4:37); mais lui-même demande d’être «mis à l’épreuve» sur la base de sa propre Parole (Mal. 3:10). Et il répond. Si la personne en question refuse d’éprouver ou de laisser éprouver selon l’Écriture l’esprit de la langue qui parle en elle, c’est déjà un mauvais signe.

– Un esprit orgueilleux ne vient pas de Dieu. L’Esprit de Dieu et l’Esprit de Jésus, nous enseignent que l’humilité est la marque de la véritable grandeur spirituelle. A ce propos, nous aurions besoin de lire une fois de plus — et à genoux — le chapitre 18 de Matthieu. Christ dit que le plus grand dans son royaume est celui qui est prêt à être l’esclave de tous (Matth. 18:4; 20:25-28; Nom. 9:35; Jean 13:1-5; 12-17). L’homme spirituel est conscient de sa propre insuffisance, il ne méprise pas son frère.

– L’Esprit de Dieu ne divise pas le corps de Christ; il en unit les membres. Tout esprit qui provoque une division entre frères est suspect. Il y a un seul Esprit de Dieu, un seul Seigneur Jésus, un seul corps, un seul Père céleste (Éph. 4:4-6). L’Esprit de Dieu ne détruit pas l’unité divine. A ce propos, que faut-il penser des innombrables divisions qui ont éclaté entre chrétiens un peu partout à cause de la glossolalie?

J’éprouve moi-même une douleur profonde à la pensée des très chers frères et soeurs que j’ai connus autrefois et avec qui j’avais une communion spirituelle précieuse… jusqu’au jour où ils ont changé de doctrine sur cette question. Pourquoi est-ce que je ne les vois plus? Pourquoi ne m’envoient-ils plus de leurs nouvelles? Je souffre grandement de leur silence. Une telle déchirure ne peut pas venir de Dieu. Elle est l’oeuvre de l’ennemi. Si l’esprit auquel on a affaire ne produit pas un véritable amour pour tous les frères en Christ, nous pouvons discerner tout de suite un élément étranger à la vérité.

– Le discernement d’un faux esprit de «langues». Cette question a été étudiée de très près par certains serviteurs de Dieu.

1. Deutéronome 18:14 nous met en garde contre ces abominations.

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Comment éprouver les esprits, par A.W. Tozer http://www.blogdei.com/14609/comment-eprouver-les-esprits-par-a-w-tozer/ http://www.blogdei.com/14609/comment-eprouver-les-esprits-par-a-w-tozer/#comments Fri, 03 Jun 2011 06:55:07 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14609

blogdei

Nous vivons à une époque qui met l’âme humaine à l’épreuve. «L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience.» Nous nous trouvons en plein dans ces jours et nous ne pouvons pas les fuir. Nous devons remporter la victoire tout en vivant dans la mêlée, car c’est là la volonté de Dieu à notre égard.

Aussi curieux que cela paraisse, le danger aujourd’hui est plus grand pour le chrétien fervent que pour celui qui est tiède et satisfait de lui-même. Celui qui recherche les choses les meilleures de Dieu, brûle d’entendre toute personne capable de lui offrir un moyen permettant d’y accéder. Il soupire après quelque nouvelle expérience, quelque aspect saillant de la vérité, quelque action de l’Esprit qui puisse l’élever au-dessus du niveau mortel de la médiocrité religieuse qui l’entoure et pour cette raison, il est disposé à prêter une oreille favorable à tout ce qui est nouveau et merveilleux dans la religion, surtout si cela est présenté par quelqu’un doué d’une personnalité séduisante et réputé pour sa très grande piété.

Or notre Seigneur Jésus, ce grand Berger des brebis, n’a pas abandonné son troupeau à la merci des loups. Il nous a donné les Écritures, le Saint-Esprit et un don naturel d’observation. Il s’attend à ce que nous nous appuyions constamment sur tout cela. «Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon» dit Paul (1 Thes. 5.21). «Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde» » (1 Jean 4.1).

«Gardez-vous des faux prophètes» dit Jésus en nous avertissant, «ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs» (Matt. 7.15). Puis il a ajouté le critère qui permettra de les éprouver: «Vous les reconnaîtrez à leurs fruits».

Il est donc clair, non seulement qu’il y aura des faux prophètes dans le monde mettant en danger nos vies chrétiennes mais qu’il sera aussi possible de les identifier, et de les connaître pour ce qu’ils sont. Et bien sûr, dès lors que nous sommes conscients de leur identité et que nous apprenons à connaître leur ruse, leur pouvoir de nous faire du mal disparaît. «En vain jette-t-on le filet devant les yeux de tout ce qui a des ailes» (Prov. 1.17).

Mon but est d’exposer ici une méthode capable d’éprouver les esprits et de vérifier toute notion religieuse ou morale, proposée par qui que ce soit. Et tandis que nous traitons ce sujet, nous devrions avoir à l’esprit que toutes les lubies religieuses ne sont pas l’oeuvre de Satan. L’esprit humain est capable de beaucoup de méchanceté sans l’aide du diable. Certaines personnes sont réellement douées pour tout embrouiller et, en plein jour, prendront l’illusion pour la réalité, tout en ayant la Bible ouverte devant elles.

Pierre avait cela à l’esprit lorsqu’il écrivit: «Notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est ce qu’il fait dans toutes ses lettres, où il parle de ces choses dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine» (2 Pierre 3:15s).

Il est peu probable que les apôtres chevronnés de la confusion lisent ce qui est écrit ici ou qu’ils en profitent beaucoup s’ils le faisaient mais il y a beaucoup de chrétiens sensés qui se sont égarés et qui ont assez d’humilité pour admettre leurs erreurs et sont prêts maintenant à revenir vers le Pasteur et le Gardien de leur âme. Ces derniers peuvent être détournés de leur mauvaise voie. Mais il y a plus important encore. Beaucoup de gens, c’est sûr, n’ont pas quitté le droit chemin mais désireraient connaître une règle capable de les aider à examiner toute chose et de mettre à l’épreuve la qualité de l’expérience et de l’enseignement chrétiens, alors qu’ils sont à leur contact jour après jour dans leur vie active. C’est à eux précisément que je livre ce petit secret. Il m’a permis d’examiner depuis de nombreuses années mes expériences spirituelles et mes inspirations religieuses.

En résumé, voici le test: cette nouvelle doctrine cette nouvelle habitude religieuse, ce nouvel aperçu de la vérité, cette nouvelle expérience spirituelle, de quelle manière ont-ils modifié mon attitude et ma relation envers Dieu, Christ, les Écritures Saintes, moi-même, les autres chrétiens, le monde et le péché. Grâce à cet examen en sept points, nous pourrons vérifier tout ce qui est religieux et nous saurons, sans l’ombre d’un doute, si cela vient de Dieu ou non. C’est à ses fruits que l’on reconnaît un arbre. Ainsi, face à toute doctrine ou expérience, il me suffit de savoir quel effet cela a sur moi. Nous saurons immédiatement si cela vient d’en-haut ou d’en-bas.

Relation avec Dieu

L’un des tests vitaux de toute expérience religieuse est le suivant. De quelle manière modifie-t-il notre relation avec Dieu, notre concept de Dieu ou notre attitude envers Lui ? Dieu, étant qui Il est, doit toujours être l’arbitre suprême de toutes choses religieuses.

L’univers a été créé afin de servir de moyen pour que tout être moral et doué d’intellect puisse y déceler les perfections du Créateur. «Je suis l’Éternel, c’est là mon nom. Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre» (Ésaïe 42:8). «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées» (Apoc. 4:11).

Il est nécessaire pour la santé et l’équilibre de l’univers qu’en toutes choses Dieu soit glorifié. «L’Éternel est grand et très digne de louanges et sa grandeur est insondable» (Ps. 145:3). Dieu n’agit que pour Sa gloire et ce qui procède de Lui doit être à son plus grand honneur. Il est vraisemblable que toute doctrine, toute expérience qui tend à Le glorifier vienne de Dieu. Par contre, toute chose voilant Sa gloire ou le faisant paraître moins merveilleux est, à coup sûr, le produit de la chair ou du diable.

Le coeur de l’homme ressemble à un instrument de musique. Le Saint-Esprit, un esprit mauvais ou l’esprit de l’homme lui-même peuvent jouer de cet instrument. Les émotions religieuses sont plus ou moins les mêmes quelque soit l’exécutant. Beaucoup de sentiments agréables peuvent naître dans l’âme, provoqués par une adoration impure et même idolâtre. Une soeur en religion, à genoux devant une image de la Vierge, dans un état d’adoration éthéré, a une expérience religieuse sincère. Elle éprouve de l’amour, de la crainte et du respect. Ce sont des émotions dont elle peut jouir tout comme si elle adorait Dieu. On ne balaie pas d’un simple coup de manche les expériences mystiques des Hindous et des Soufis en prétendant qu’elles ne sont qu’apparence. Pas plus que nous n’avons le droit de traiter sommairement les envols des spirites et autres occultistes(1) comme étant un produit de l’imagination. Ces personnes peuvent avoir et ont parfois d’authentiques rencontres avec quelque chose ou quelqu’un venant par-delà d’eux-mêmes. De la même façon des chrétiens sont entraînés parfois dans des expériences émotionnelles qui se situent au-delà de leur capacité de compréhension. J’en ai rencontré. Ces personnes demandaient avec empressement si oui ou non leur expérience venait de Dieu .

Le grand critère est: en quoi cela a-t-il affecté mes rapports avec le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ? Si cette nouvelle manière de voir la vérité, cette nouvelle rencontre avec des choses spirituelles, a augmenté mon amour envers Dieu, si cela a rendu Dieu plus glorieux à mes yeux et que cela L’a amené à paraître plus merveilleux qu’avant, alors je peux conclure que je ne me suis pas égaré dans les voies de l’erreur, agréables, mais dangereuses et défendues.

Attitude envers le Seigneur Jésus-Christ

Voici le critère suivant: en quoi cette nouvelle expérience a-t-elle modifié mon attitude envers le Seigneur Jésus-Christ ? Quelle que soit la place que la religion actuelle puisse donner au Christ, Dieu Lui donne la place suprême sur la terre et dans les cieux. «Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection», dit la voix de Dieu venant du ciel en désignant notre Seigneur Jésus. Pierre rempli du Saint-Esprit déclara: «Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié» (Actes 2:36). Jésus a dit de Lui-même:

«Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne vient au Père que par moi» (Jean 14:6).

Et Pierre, dit encore de Lui: «Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés» (Actes 4:12). L’épître aux Hébreux dans sa totalité est consacrée à l’idée que Christ est au-dessus de tous les autres. On le montre comme étant au-dessus d’Aaron et de Moïse, les anges même sont appelés à se prosterner devant Lui et à l’adorer. Paul dit qu’Il est l’image du Dieu invisible, que la plénitude de la divinité habite corporellement en Lui, et qu’en toutes choses Il doit avoir la première place.

Mais le temps me manque pour parler de la gloire que Lui ont attribué les prophètes, les patriarches, les apôtres, les saints, les anciens, les psalmistes, les rois et les séraphins. «Il a été fait pour nous sagesse et justice, sanctification et rédemption» (1 Cor. 1:30). Il est notre espérance, notre vie, notre tout, maintenant et à jamais.

Tout ceci étant vrai, il est évident qu’Il doit être au centre de toute doctrine saine, de toute pratique acceptable et de toute expérience chrétienne authentique. Tout ce qui tend à Le rendre inférieur à ce que Dieu déclare qu’Il est, est une tromperie pure et simple qu’il faut rejeter, quelque agréable et satisfaisante qu’elle puisse paraître sur le moment.

Qu’il existe un Christianisme sans Christ peut paraître contradictoire. Pourtant ce phénomène existe réellement de nos jours. Beaucoup de ce qui est fait au nom du Christ est un reniement de Christ parce que conçu par la chair, comportant des méthodes charnelles et poursuivant des fins charnelles. De temps en temps on fait mention de Christ de la même façon et pour la même raison que le ferait un homme politique intéressé en parlant de démocratie et de patriotisme, afin d’ériger une façade respectable pour des activités charnelles et d’induire en erreur des auditeurs crédules. Mais on est pris au piège en ce que Christ n’est pas au centre. Il n’est pas tout en tous.

Et puis, je le répète. il y a des expériences psychiques qui passionnent la personne en recherche et l’amènent à croire qu’elle a effectivement rencontré le Seigneur et qu’elle est au septième ciel. Mais on découvre plus tard la nature réelle du phénomène lorsque «la face du Christ» commence à s’estomper de la conscience de la victime et que celle-ci en vient à dépendre de plus en plus d’effets émotionnels pour se convaincre de sa spiritualité.

Par contre, si la nouvelle expérience tend à rendre Christ indispensable, si elle détourne notre attention de nos sentiments pour la fixer sur Christ, nous sommes sur la bonne voie. Tout ce qui rend Christ précieux à notre coeur vient à coup sûr de Dieu.

Attitude a l’égard de la Parole de Dieu

Un autre critère révélateur de la solidité de mon expérience religieuse est de savoir en quoi elle modifie mon attitude à l’égard des Saintes Écritures.

Cette nouvelle expérience religieuse, cette nouvelle optique de la vérité jaillissent-elles de la Parole de Dieu elle-même ou sont-elles le résultat de quelque stimulant étranger à la Bible? Des chrétiens au coeur tendre sont souvent victimes de fortes pressions psychologiques, résultat intentionnel ou inconscient d’un témoignage personnel, ou encore d’un récit pittoresque raconté par un prédicateur fervent à la voix tranchante de prophète mais n’ayant pas vérifié son histoire avec les faits, ni examiné la justesse de sa conclusion à la lumière de la Parole de Dieu.

C’est pourquoi on devrait se méfier de tout ce qui prend son origine en dehors des Saintes Écritures jusqu’à ce que l’on puisse prouver que c’est en accord avec elles. Si l’on peut démontrer que c’est contraire à la Parole de la vérité révélée, aucun chrétien véritable ne l’acceptera comme venant de Dieu. Quelque grande que soit la satisfaction émotionnelle, il n’est aucune expérience qui puisse être considérée comme authentique à moins qu’elle ne s’appuie sur l’autorité d’un chapitre ou d’un verset des Écritures. «A la loi et au témoignage», (Ésaïe 8:20) doit toujours être la preuve dernière.

Tout ce qui est nouveau ou singulier devrait également être examiné avec beaucoup de prudence jusqu’à ce qu’on puisse apporter la preuve scripturaire de sa validité. Depuis plus d’un demi-siècle un bon nombre de conceptions non-scripturaires ont été accueillies par les chrétiens. On a prétendu qu’elles étaient parmi les vérités devant être révélées dans les derniers temps. Pour sûr, disent les défenseurs de cette théorie des révélations des derniers temps. Augustin n’en savait rien pas plus que Luther, John Knox et Wesley; Finney et Spurgeon n’avaient pas compris cela; mais maintenant une plus grande lumière a été donnée au peuple de Dieu et nous qui vivons dans les temps de la fin nous bénéficions d’une révélation plus complète. Nous ne devrions pas contester cette nouvelle doctrine, ni nous dérober à cette expérience plus profonde. Le Seigneur est en train de préparer son épouse pour le festin des Noces de l’Agneau. Nous devrions tous nous abandonner à ce nouveau mouvement de l’Esprit. C’est du moins ce que l’on nous dit.

La vérité est que la Bible ne nous enseigne pas que dans les derniers temps il y aura des nouvelles lumières et des expériences spirituelles avancées. Elle enseigne exactement le contraire. Rien dans le livre de Daniel ni dans les épîtres néo-testamentaires ne peut être déformé jusqu’au point de défendre l’idée que nous qui vivons à la fin de l’ère chrétienne nous jouirions d’une lumière inconnue au commencement des temps. Méfiez-vous de tout homme qui prétend être plus sage que les apôtres et plus saint que les martyrs de l’Église primitive. Le meilleur moyen d’agir avec cette personne est de s’en séparer. Vous ne pouvez pas l’aider et elle ne peut à coup sûr pas vous aider.

En admettant cependant que les Écritures peuvent ne pas être toujours claires et qu’il y a des différences d’interprétation parmi les hommes tous également sincères, ce test apportera la preuve dont toute manifestation religieuse a besoin, c’est-à-dire en quoi cela affecte-t-il mon amour et mon appréciation de la Parole de Dieu ?

Bien que la vraie puissance ne réside pas dans la lettre du texte mais dans l’Esprit qui l’a inspiré, nous ne devrions jamais sous-estimer la valeur de la lettre. Le texte de la vérité a le même rapport avec la vérité que le rayon de miel avec le miel. L’un sert de contenant à l’autre. Mais l’analogie s’arrête là. Car on peut retirer le miel de son rayon de miel, mais l’Esprit de vérité ne peut et ne doit agir indépendamment de la lettre des Écritures Saintes. Pour cette raison, une connaissance grandissante du Saint-Esprit sera toujours accompagnée d’un plus grand amour pour la Bible. Les Écritures sont en page imprimée ce que Christ est en personne. La Parole inspirée ressemble à un portrait fidèle de Christ. Mais une fois de plus l’image manque de force. En effet, Christ est dépeint dans la Bible comme aucune personne ne peut l’être dans un simple portrait, car la Bible est un livre d’idées saintes, et la Parole éternelle du Père peut résider et réside réellement dans la pensée qu’Il a Lui-même inspirée. Les pensées sont des choses et les pensées des Saintes Écritures constituent un temple où Dieu demeure.

En conclusion, nous pouvons dire tout naturellement que celui qui aime véritablement Dieu aime aussi Sa parole. Tout ce qui nous vient du Dieu de la Parole augmentera notre amour pour la Parole de Dieu. Ceci en est une conséquence logique, mais nous en avons la confirmation par un témoignage qui est bien plus digne de foi que la logique, à savoir le témoignage concordant de la grande nuée des témoins, morts et vivants. Ceux-ci déclarent d’une seule voix que leur amour pour les Écritures grandit au fur et à mesure que leur foi augmente et que leur obéissance devient plus conséquente et joyeuse.

Si la nouvelle doctrine, l’influence de ce nouveau maître, la nouvelle expérience émotionnelle remplissent mon coeur d’une plus grande avidité pour méditer la Parole de Dieu jour et nuit, j’ai tout lieu de croire que Dieu a parlé à mon coeur et que mon expérience est authentique. Par contre, si mon amour pour la Parole de Dieu a baissé un tant soit peu, si mon ardeur à manger et à boire de la Parole inspirée a diminué ne serait-ce que d’un pouce, je devrai admettre humblement que j’ai manqué quelque part le signal de Dieu et revenir en arrière en toute honnêteté jusqu’à ce que je retrouve à nouveau le bon chemin.

Effets sur la nature égocentrique

De plus, nous pouvons vérifier la qualité de notre expérience religieuse grâce à ses effets sur notre nature égocentrique.

Le Saint-Esprit et la personnalité humaine déchue sont diamétralement opposés: «car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez» (Gal. 5:17). «Ceux en effet qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas (Rom. 8.5, 7).

Avant que l’Esprit de Dieu puisse oeuvrer constructivement dans notre coeur, Il est obligé de condamner et de faire mourir la «chair» en nous, en d’autres termes, I’Esprit doit avoir notre plein consentement pour mettre à la place de notre moi naturel, la personne du Christ. Ce remplacement est expliqué avec soin dans les chapitres 6, 7 et 8 de l’épître aux Romains. Quand le chrétien en quête est passé par l’expérience de crucifixion décrite aux chapitres 6 et 7, il pénètre dans les vastes régions de liberté du chapitre 8. Ici le «moi» est détrôné et Christ est mis sur le trône pour toujours.

A la lumière de ce qui vient d’être dit, il n’est pas difficile de voir pourquoi l’attitude du chrétien vis-à-vis de sa nature égocentrique est à ce point un excellent test pour vérifier ses expériences religieuses. La plupart des grands hommes connus par la profondeur de leur vie, tels que Fénélon, Molinos, Jean de la Croix, Madame Guyon, et bien d’autres encore, ont mis le monde en garde contre les expériences pseudo-religieuses qui donnent beaucoup de satisfaction charnelle mais nourissent la «chair» et gonflent le coeur d’amour-propre.

Voici une bonne règle: si cette expérience m’a rendu plus humble, m’a rendu plus petit et sans valeur à mes propres yeux, elle vient de Dieu; mais si elle a fait naître en moi un sentiment d’auto-satisfaction, elle est fausse et devrait être rejetée comme venant du moi ou du diable. Rien de ce qui vient de Dieu ne pourra nourrir mon orgueil ou ma vanité. Si je suis tenté d’être content de moi-même et de me sentir supérieur parce que j’ai eu une expérience spirituelle plus avancée, je devrais me mettre immédiatement à genoux et me repentir de toute cette affaire. Je suis tombé entre les mains de l’ennemi.

Relation avec nos frères, avec l’Église

Notre relation avec nos frères en Jésus-Christ et notre attitude envers eux est un autre test sûr de toute expérience religieuse. Parfois, après une expérience spirituelle remarquable, un chrétien sérieux s’éloignera des autres croyants et nourrira un esprit critique. Il peut être réellement convaincu que son expérience est plus valable, qu’il est maintenant dans un état de grâce avancé et que le «peuple ordinaire» de l’église qu’il fréquente n’est qu’une foule hétéroclite et lui seul un vrai fils d’lsraël. Il peut s’efforcer d’être patient avec ces mondains religieux, mais son doux langage et son sourire condescendant révèlent ce qu’il pense réellement d’eux et de lui-même. C’est un état d’esprit d’autant plus dangereux qu’il peut se justifier lui-même par les faits. Ce frère a eu une expérience remarquable; il a reçu quelque lumière merveilleuse concernant les Écritures; il a pénétré dans un pays joyeux et resté inconnu jusqu’à présent. Et il se peut que ceux qu’il connaît et qui professent être chrétiens soient effectivement mondains, tristes et sans enthousiasme spirituel. L’erreur n’est pas qu’il se soit trompé dans les faits mais que sa réaction aux faits vienne de la chair. Sa nouvelle spiritualité l’a rendu moins charitable.

Lady Julian nous relate dans son vieil anglais comment la vraie grâce chrétienne affecte notre attitude envers les autres. «Pardessus toutes choses, la contemplation et l’adoration du Créateur font que l’âme semble plus petite à ses propres yeux, et la remplissent plutôt d’une crainte révérencielle et une vraie humilité avec beaucoup de charité pour ses semblables en Christ ». Toute expérience religieuse qui n’arrive pas à approfondir notre amour pour nos frères en Jésus-Christ peut être rayée de la liste d’expériences valables, sans peur de se tromper.

Pour l’apôtre Jean, I’amour que nous témoignons aux autres chrétiens est un signe de foi authentique. «Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en action et avec vérité, et nous rassurerons nos coeurs devant Lui». (1 Jean 3:18s). Et il dit encore: «Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres car l’amour est de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour» (1 Jean 4:7s).

Alors que nous grandissons en grâce nous grandissons aussi en amour pour tout le peuple de Dieu. «Quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui» (1 Jean 5:1). Cela veut dire simplement que si nous aimons Dieu nous aimerons Ses enfants. Toute expérience chrétienne authentique augmentera notre amour pour les autres chrétiens.

C’est pourquoi nous concluons que tout ce qui tend à séparer notre personne ou notre coeur des autres frères en Jésus-Christ ne vient pas de Dieu, mais de la chair ou du diable. Et par contre, tout ce qui nous fait aimer les enfants de Dieu vient sans aucun doute de Dieu. «A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres» (Jean 13:35).

Attitude envers le monde

Un autre test probant pour connaître l’origine de notre expérience religieuse est d’observer comment elle modifie notre relation envers le monde et notre attitude envers lui.

Par «monde» je ne pense pas bien sûr au merveilleux ordre de la nature que Dieu a créé afin que l’humanité en jouisse. Je ne pense pas non plus au monde des hommes perdus dans le sens où l’entendait notre Seigneur lorsqu’il a dit «Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’II juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui» (Jean 3.16, 17).

Il est certain que toute influence véritable de Dieu dans notre âme approfondira notre appréciation des beautés de la nature et intensifiera notre amour pour les perdus. Mais je fais allusion ici à quelque chose d’autre.

Laissons un apôtre parler à notre place: «Car tout ce qui est dans le monde», la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement» ( 1 Jean 2:16s).

C’est de ce monde-là que nous devons examiner les esprits, ce monde des jouissances charnelles, des plaisirs sans Dieu, de la poursuite des richesses terrestres, de la renommée et de la satisfaction coupable. Il se passe de Jésus-Christ en suivant le conseil du méchant (Ps. 1:1) et est animé par le Prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (Eph. 2:2). Sa rébellion contre Dieu est une forme de piété, sans puissance, qui passe pour être vivante, mais qui est morte (Apoc. 3:1). En résumé, c’est la société des hommes inconvertis gambadant sur le chemin qui mène à l’enfer, exactement le contraire de la véritable Église de Dieu qui est une société d’âmes régénérées marchant sans frivolité mais joyeusement vers le ciel.

Toute oeuvre de Dieu authentique dans nos coeurs tend à nous rendre mal à l’aise en compagnie du monde. «N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, I’amour du Père n’est point en lui». (l Jean 2:15). «Ne vous mettez pas avec les idolâtres sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?» (2 Cor. 6:14). On peut affirmer sans équivoque que tout esprit qui tolère un compromis avec le monde est un faux esprit. Tout mouvement religieux qui imite le monde dans l’une de ses manifestations trahit la Croix de Jésus-Christ et est du côté du diable et ceci malgré tous les «ronronnements» des dirigeants qui parlent «d’accepter Christ» ou «de laisser Dieu diriger vos affaires».

Attitude envers le péché

Voici enfin le dernier test d’authenticité de toute expérience chrétienne: en quoi modifie-t-elle notre attitude envers le péché?

L’action de la grâce dans le coeur d’un croyant détournera ce coeur du péché et le tournera vers la sainteté. «Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ». (Tite 2:11, 13).

Je ne vois pas comment cela pourrait être plus clair. C’est la même grâce de Dieu qui sauve l’homme et l’instruit dans son coeur; son enseignement est à la fois positif et négatif. Négatif en ce qu’elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines. Positif en ce qu’elle nous enseigne à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété (Tite 2:12).

L’homme au coeur droit ne verra là aucune difficulté. Il lui suffit de vérifier sa propre inclinaison pour se rendre compte s’il voit le péché dans sa vie avec un oeil plus ou moins sévère depuis que l’oeuvre de grâce est supposée avoir agi en lui. Tout ce qui affaiblit sa haine envers le péché peut immédiatement être reconnu comme infidèle aux Écritures, au Sauveur et à sa propre âme. Tout ce qui rend la sainteté plus attrayante et le péché plus intolérable peut être considéré comme authentique: «Car tu n’es point un Dieu qui prenne plaisir au mal, le méchant n’a pas sa demeure auprès de toi. Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux. Tu hais tous ceux qui commettent l’iniquité». (Ps. 5:5s).

Jésus nous avertit «qu’il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes. Ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus». (Matt. 24:24).

Ces paroles décrivent trop bien nos jours pour que nous n’y voyions qu’une coïncidence. J’ai mis par écrit ces tests dans l’espoir que les «élus» puissent en bénéficier. La suite est entre les mains de Dieu.

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Le «Moi-je» et le nombrilisme spirituel entraine l’Eglise dans l’apostasie, par Frédéric Gabelle (suite) http://www.blogdei.com/14592/le-%c2%ab-moi-je-%c2%bb-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l%e2%80%99-eglise-dans-l%e2%80%99apostasie-par-frederic-gabelle-suite/ http://www.blogdei.com/14592/le-%c2%ab-moi-je-%c2%bb-et-le-nombrilisme-spirituel-entraine-l%e2%80%99-eglise-dans-l%e2%80%99apostasie-par-frederic-gabelle-suite/#comments Thu, 02 Jun 2011 09:22:34 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14592

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« Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l’écouter? (jean6/60) ».

J’entends le Diable à ce moment là influençant les disciples : « Seigneur ne pourrais-tu pas baisser ton niveau spirituel, tenir compte de notre chair, de notre faiblesse. Tu pourrais faire preuve d’un peu de compréhension envers nous et adapter ton message aux temps qui sont les nôtres, que nous puissions continuer à te suivre ».

Voilà comment petit à petit l’apostasie gagne les cœurs de nombreux chrétiens et serviteurs de Dieu. Alors la tentation est facile, pour garder les chrétiens dans l’église, nous transformons subtilement les critères Bibliques. Pourquoi voyons-nous de plus en plus de musiques « d’insensés » prendre autorité dans nos assemblées, pour soi-disant garder nos jeunes. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (Romains 12 :2) ».

Mais deux choses se passent généralement, soit ils se convertissent à un « évangile rock-and-roll, théâtral, sentimental » où la désobéissance du chrétien n’est plus évoquée et où la foi est basée essentiellement sur des émotions trompeuses ; ou alors ils partent quand même de nos assemblées parce que ces vanités seront plus professionnalisées dans le monde. Certains pousseront le vice jusqu’à revenir dans les églises pour développer ce professionnalisme et le christianiser. C’est dans le même esprit apostat et idolâtre qu’Israël a voulu spiritualiser le produit de son imagination à travers le « veau d’or » : « C’est ici ton dieu, ô Israël ! Qui t’a fait monter du pays d’Égypte (Exode 32/4) ». Quand nous lisons dans Lévitique 10 l’histoire des deux fils d’Aaron, Nadab et Abihu, qui se servirent d’un feu étranger, la question que nous pouvons nous poser est: « Pourquoi Dieu a-t-il fait descendre le feu pour les supprimer? » Nous ne devons pas penser que Dieu est cruel, qu’Il attend la moindre incartade pour nous détruire. Dieu n’a pas fait les choses dans cet esprit-là. Si nous regardons le contexte, au verset 9 il est dit que ces deux hommes étaient ivres. L’Esprit de Prophétie confirme cela. Dans Lévitique 10:9, le Seigneur dit à Aaron: « Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils, lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez ». Ces deux hommes étaient intoxiqués et le diable les a conduits à utiliser un feu interdit ; en faisant cela ils pervertissaient la vérité de la croix qui était alors donnée comme un type. Dieu avait averti Israël de ne pas altérer l’Évangile. Si vous faites cela, vous subirez la colère de Dieu sans miséricorde aucune. « Quelques-uns, il est vrai, prêchent Christ par envie et par esprit de dispute …/… animés d’un esprit de dispute, annoncent Christ par des motifs qui ne sont pas purs (Philippiens 1 : 15-18) ».

Les faux prophètes peuvent aussi être ceux qui donnent de bons enseignements, mais qui ne les mettent pas en pratique dans leur vie personnelle. Ils « entendent, » et peuvent donc répéter, les paroles de Jésus, mais ils ne les mettent pas en pratique. Il faut donc aussi pouvoir être en mesure de juger les actes de leur vie personnelle. On peut se réjouir qu’ils annoncent à un moment donné le véritable Evangile. Mais le fait qu’ils ne le mettent pas en pratique ouvrira tôt ou tard la porte à des erreurs doctrinales. L’impureté de la vie s’associera toujours à l’impureté de la doctrine, et inversement. Finalement, il faut surveiller l’évolution de leurs enseignements dans le temps. Si ces enseignements restent entièrement fidèles à la doctrine de Christ jusqu’au bout, on peut en conclure que l’on a affaire à des véritables prophètes.
Parole de Vie

L’apostasie se régale de tous ces feux étrangers qui pullulent actuellement dans le monde chrétien. Combien de « Nadab et « Abihu » enivrés eux aussi par des évangiles mondains, apportent dans l’église des feux étrangers, des feux de réveils mais qui ne sont pas de vrais réveils, dans une onction qui n’est pas la vraie onction.
Ils sont aussi l’image de ces prédicateurs qui prêchent la délivrance aux quatre coins du monde mais qui sont eux-mêmes encore enchainés par des passions et des vices coupables. « Ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui (2 Pierre 2:19) ». Ils sont également l’image de ceux qui montrent du doigt les icônes et vitraux d’églises traditionnelles, mais qui laissent l’idole de leur égo trôner dans leur famille et dans toutes leurs affaires.
« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! (Galates 1:6-8) ».
Ce dont nous avons véritablement besoin aujourd’hui, c’est d’une rencontre puissante avec le Christ, et ce, sans aucun artifice mondain de quelque sorte, pour arriver à une profonde conviction de péché. La repentance n’est plus expérimentée parce que le péché est de moins en moins dénoncé. Si le péché n’est plus dévoilé et abandonné, il reste comme un interdit entre l’Eglise et le ciel, et ça, rien ne pourra le changer. En aucun cas le Seigneur va revenir sur sa parole pour faire plaisir aux hommes, il ne donnera jamais sa Gloire à des hommes charnels.
Jésus va même à certains moments employer des termes vis-à-vis des scribes et des pharisiens que l’on considèreraient aujourd’hui dans nos églises d’inconvenants, des paroles « manquant d’amour ». C’est vrai que l’amour de la vérité de son Père lui coûtera la vie, ainsi qu’à Jean-Baptiste, et tant d’autres depuis. « Voici sur qui je porterai mes regards : sur le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à ma parole (Es. 66 : 2) ».

Il y a de nombreux « Aaron » aujourd’hui qui cèdent devant la pression du peuple en faisant entrer dans les églises des comportements profanes, des veaux d’or de toutes sortes qui prennent la place du Seigneur dans la vie des églises.
De nombreuses communautés chrétiennes ont préféré sacrifier la vérité au profit de la quantité. Elles s’adaptent, donnent aux gens ce qu’ils demandent, dans le seul but de remplir leur salle ou d’éviter qu’elle ne se vide. Confrontées à cette même Parole que les disciples de tout à l’heure, elles auraient certainement aussi abandonné Jésus. « Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui (Jean 6:66) ». Ils n’allèrent plus avec Jésus mais il n’est pas dit qu’ils n’ont pas créé de nouvelles dénominations, de nouveaux enseignements qui leur correspondaient d’avantage, avec une façon plus souple et tolérante d’aborder les ordonnances de Dieu…

Toutes les églises chrétiennes, sans aucune exception, affirment que la Bible est la « Parole inspirée » de Dieu. Mais, dans les faits, combien se comportent effectivement comme si cette Bible était la Parole réellement inspirée de Dieu?Bien-aimés, nous devons affirmer avec force, non seulement que la Bible est bien la Parole de Dieu, entièrement inspirée par Lui, mais aussi qu’elle nous est parfaitement suffisante pour nous faire connaître la volonté de Dieu, et pour nous diriger dans tous les aspects de notre vie sur cette terre! – Henri Viaud-Murat

« Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs, auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner (Tite 1/ 10, 11) ».
Il en résulte un christianisme clérical dans lequel plus aucune valeur n’est attribuée à la vraie spiritualité apostolique, puissamment vivifiée par l’Esprit, mais seulement à l’appartenance à une dénomination, et surtout à une obéissance aveugle aux systèmes doctrinaux mis en place localement par des prédicateurs charnels. Ceux qui prêchent un évangile déformé accèdent même à des positions stratégiques dominantes au sein des dénominations chrétiennes et des Instituts Bibliques, ce qui leur permet de séduire plus facilement un grand nombre de membres de l’Eglise. Tout cela engendre des chrétiens tièdes dont l’adoration du dimanche matin n’est que précepte de tradition humaine : « Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine (Esaïe 29/13) ».
Dieu a interdit l’accès à la terre promise à son propre peuple à cause de ce genre de comportement irresponsable, Il a interdit « l’arbre de la vie » à Adam et à Eve et les a chassés du paradis parce qu’ils s’étaient donnés des libertés avec la parole de Dieu. Pour le crime de Bahal Peor, vingt-sept mille Hébreux avaient péri dans les plaines de Moab! Pour un commencement d’alliance avec le monde, l’église de Pergame a été menacée de l’épée de Jésus-Christ. Après l’épisode douloureux du veau d’or, il tomba parmi le peuple environ trois mille hommes ce jour-là. Esaü, profanateur, fut rejeté quand il voulut hériter de la bénédiction, même en la cherchant avec larmes. Säul a été combattu par son Dieu et a été rejeté comme roi. « Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. (Apocalypse 3:16) ». Les vierges folles se sont vu interdire l’entrée dans le royaume de Dieu, « Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas (Mat 25) ».

Beaucoup pensent : parce que je me suis converti, que je suis sauvé, je n’ai rien à craindre, et ils ne prennent pas en compte les avertissements si fermes des enseignements que nous venons de voir. Ils pensent être automatiquement pris le moment venu de l’enlèvement comme les vierges folles. Cette manière de considérer la vie chrétienne est très immature et détruit l’aspiration à grandir dans la foi, à croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Elle incite davantage au laisser-aller qu’à la ferveur et à la vigilance ; ce que, pourtant, Dieu attend de tous ses enfants. Quelqu’un de tiède est quelqu’un qui recherche le confort et l’acceptation de tous. Il ne veut déplaire nullement à personne et néglige les enseignements saints et purs de Dieu. C’est une des raisons pour laquelle la solennité des cultes est remplacée de plus en plus par une liturgie légère et folklorique. Les gens sont illusionnés par des « diseurs de bonnes aventures », par des prédicateurs libéraux avec la Bible. « Ecoute, mon peuple ! Et je t’avertirai, Israël, si tu m’écoutais !…Qu’il n’y ai pas chez toi d’autre dieux ! Ne te prosterne pas devant un dieu étranger ! Je suis l’Eternel, ton Dieu…/…Oh ! Si mon peuple m’écoutait, si Israël marchait dans mes voies ! (Ps 81/9, 10,14) ». Toute doctrine, tout comportement, toute habitude, influencés et adaptés par l’homme sont voués à devenir un « dieu étranger », c’est le serpent qui prend alors de l’ascendance sur Dieu en se servant des choses spirituelles. Son objectif étant de garder les chrétiens dans l’illusion d’un enlèvement bon marché, sans contrainte et sans nécessité d’obéissance. Le « Moi-jeisme et le nombrilisme » spirituel entraînent les chrétiens dans une sorte de marécage spirituel.

C’est une hérésie de s’imaginer que Dieu accepte tout de ses enfants du moment qu’ils prononcent simplement son nom. De plus en plus l’autorité est enlevée à Christ et à Sa Parole, pour n’être reportée que sur une institution et sur ses représentants. Connaissez-vous la signification de l’expression : « être un mouton de Panurge » ? Ce sont des gens qui suivent aveuglément l’exemple des autres sans réfléchir, locution prise de la scène où, Panurge jetant dans la mer un des moutons de Dindenault, tous les autres moutons et Dindenault lui-même s’y précipitent à la suite et périssent (Pant. IV, 8). « Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse (Matthieu 15/14) ». « Malheur à vous, docteurs de la loi! Parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient (Luc 11/52) ».

Citation de Aiden Wilson Tozer

Quand prier est un tort

Prier est parfois non seulement inutile, mais également coupable. Voici un exemple : Israël avait été vaincu à Aï et il nous est dit « Josué déchira ses vêtements et tomba la face contre terre devant l’arche de l’Eternel, jusqu’au soir, ainsi que les anciens d’Israël. Ils se jetèrent de la poussière sur la tête » ( Josué 7:6 ).

Selon notre compréhension moderne du réveil, c’était bien la chose à faire ; et en insistant ainsi suffisamment longtemps, Dieu aurait bien dû se laisser convaincre d’envoyer la bénédiction. Mais il est écrit « L’Eternel dit à Josué : lève-toi, qu’est-ce donc ? Tu tombes la face contre terre ! Israël a péché ; ainsi, ils ont enfreint l’alliance que je leur avais prescrite… Lève-toi, sanctifie le peuple. Tu diras : Sanctifies-vous pour demain, car ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : L’interdit est au milieu de toi, Israël, tu ne pourras pas tenir devant tes ennemis, tant que vous n’aurez pas écarté l’interdit du milieu de vous » ( Josué 7:10-11, 13 ).

II nous faut un profond changement au sein de l’Eglise. Supplier Dieu de répandre sa bénédiction sur une Eglise rétrograde et désobéissante est une perte de temps et d’effort. Une nouvelle vague d’intérêt religieux ne pourra qu’ajouter des membres à des églises qui n’ont pas l’intention de plier sous l’autorité du Seigneur Jésus-Christ ni d’obéir à Ses commandements. Dieu ne s’intéresse à la croissance des auditoires que dans la mesure où ceux qui les composent changent leurs voies et commencent à mener une vie de sainteté.

Le Seigneur a dit un jour une parole par le prophète Esaïe qui devrait régler cette question à jamais : « Qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? dit l’Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, des agneaux et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de fouler mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes : l’encens me fait horreur quant aux nouvelles lunes, aux sabbats et aux assemblées, je ne puis voir le crime avec les solennités… Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue la méchanceté de vos actions, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez le droit, ramenez l’oppresseur dans le bon chemin, faites droit à l’orphelin, défendez la veuve… Si vous vous décidez pour l’obéissance, vous mangerez les meilleures productions du pays » ( Esaie 1:11-13,16-17, 19 ).

La prière pour le réveil sera exaucée quand elle sera accompagnée d’un changement radical de vie, et pas avant ! Même des nuits de prière qui ne sont pas précédées de repentance pratique peuvent en fait déplaire à Dieu. « l’obéissance vaut mieux que les sacrifices ».

Il nous faut revenir à un christianisme néo-testamentaire, non seulement sur le plan doctrinal, mais aussi dans toute notre façon de vivre. La séparation, l’obéissance, l’humilité, la simplicité, le sérieux, la maîtrise de soi, la décence, savoir porter sa croix sont autant de valeurs qui doivent de nouveau faire partie intégrante de notre compréhension globale du christianisme et être vécues au quotidien. II nous faut purifier le temple de tous ses marchands et changeurs de monnaie et nous placer tout à nouveau sous l’entière autorité de notre Seigneur ressuscité. Et cela s’applique autant à l’auteur de ces lignes qu’à quiconque confesse le nom de Jésus. Nous pourrons alors prier avec assurance et nous attendre à ce qu’un réveil s’ensuive.

« …il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux (Actes 20 28/30) ». «Ils oublièrent aussitôt ses oeuvres et n’attendirent pas qu’il accomplit son dessein. Ils l’ont provoqué par leur dessein (Ps 106:13,43) ». Voilà ce qui nous est dit du péché du peuple de Dieu dans le désert: Dieu avait merveilleusement délivré son peuple, Dieu était prêt à subvenir à ce dont il aurait besoin; mais lorsque vint l’heure de la détresse «ils ne comptèrent pas sur son conseil.» Ils ne se souvinrent pas que le Dieu tout puissant les gardait et les conduirait, ils ne s’informèrent pas de ses plans à leur égard. Ils n’écoutèrent que les pensées de leur coeur et provoquèrent Dieu par leur incrédulité. «Ils ne s’attendirent pas à son conseil», ils se sont mis à gérer leur marche et leur service avec Dieu comme bon leur semble.

Je remarque que de moins en moins de chrétiens se donnent le courage d’éprouver à la lumière des Ecritures les doctrines et les activités des responsables d’activités d’église. « L’homme simple croit tout ce qu’on dit, mais l’homme prudent est attentif à ses pas (Proverbes 14:15) ». Ils sont animés d’une espèce de confiance aveugle qui ouvre largement les portes de la séduction. De moins en moins de chrétiens passent du temps dans la prière avec le Seigneur pour recevoir du ciel le discernement et la lumière nécessaire pour se garder des mensonges et des erreurs. La confiance n’exclut pas le contrôle. Pour certains, remettre en question ce qu’ils entendent et ce qu’ils voient revient à pécher contre Dieu et plient sous l’accusation du Diable. « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? (1 Corinthiens 6 :3) ».

Rechercher la vérité dans la prière est devenue quelque chose de fastidieux. L’amour de soi et de son bien être a nettement remplacé l’amour de la vérité. Les valeurs bibliques deviennent chaque jour plus floues, l’authentique consiste simplement en ce qui est avantageux pour les intérêts personnels. Les valeurs de référence sont le succès, l’efficacité, le plaisir, et ce qui se doit d’être atteint ou bénéfique. “Si quelque chose fonctionne bien et a du résultat, fais-le”, “la fin justifie les moyens”.

Attention bien aimés, une église apostate, ce n’est pas une église qui abandonne forcement les grandes vérités fondamentales du christianisme, comme la divinité du Christ, Sa résurrection corporelle, son retour, la nouvelle naissance pour le salut, la doctrine du baptême, etc. Mais c’est un abandon des commandements de Dieu d’une manière progressive, elle n’est pas l’abandon du christianisme, mais celui de la vraie foi chrétienne. Elle commence à se préciser lorsqu’un enfant de Dieu néglige d’obéir à la moindre exigence du créateur, et s’intensifie dangereusement lorsqu’il enseigne aux autres de faire de même.

Lorsque nous nous donnons l’autorisation de collaborer avec les techniques du monde, notre puissance s’affaiblie considérablement pour, en définitive, laisser la place à la religiosité. C’est cette philosophie qui conduit les églises et les dénominations à affaiblir leurs principes moraux et spirituels. On fait des révisions aux Ecritures Saintes pour maintenir une pseudo union religieuse.
Il nous faut accepter une fois pour toute que le plus saint d’entre-nous est imprégné de cette tendance à pactiser avec la société, et d’en sortir toutes sortes de « veaux d’or », dont le principe est, je le rappelle, de matérialiser et de spiritualiser le fruit de notre imagination. Le prophète Esaïe dit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, Et qui se croient intelligents! (Esaïe 5/18, 20, 21) ».
A toutes les églises d’Ephèse contemporaines, le Seigneur nous adresse ce terrible reproche : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour, souviens-toi d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres (Ap 2/4,5) ».

Toute doctrine et toute confession, ainsi que tout ce qui n’est pas en accord avec les apôtres du Christianisme primitif, est faux. Le modèle de l’Eglise primitive au commencement est le seul valable jusqu’à la fin. Tout et tous doivent être éprouvés, mais cependant la mesure à laquelle ils doivent être soumis est uniquement l’infaillible et éternelle Parole de Dieu. C’est aussi pour cela que nous devons veiller à ne pas trop nous appuyer sur certaines versions modernes de la Bible. Sous prétexte de faciliter la compréhension des Ecritures par le plus grand nombre, les traducteurs des versions les plus modernes ont tordu le sens de nombreux passages, édulcoré la rigueur de son contenu, et émoussé son tranchant! Ce n’est certainement pas un « péché » que d’avertir clairement la chrétienté que nous sommes tous faillibles en terme d’inspiration et d’interprétation de la Bible. Nous devons nous rappeler sans cesse que nous sommes tous et toutes infectés d’une semence pécheresse qui ne demande qu’à nous éloigner de Christ à la première occasion. Que ce soient les pasteurs, les anciens, les prophètes, et tous les chrétiens, nous gagnerions énormément en acceptant le fait que la plus grande lacune ne se trouve pas forcement chez les autres mais en nous-même, dans nos interprétations individuelles et charnelles des écritures et de la vie chrétienne en général. Par conséquent tout ce qui se passe dans nos églises devrait passer sans faiblesse aucune par le filtre de la parole de notre Dieu. « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés (2 Corinthiens 13 :5) ».

« Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème! (Gal 1/ 8,9) ».
Frères et sœurs, ceci est aussi valable pour ceux qui annoncent un évangile « transformé », ou « adapté », ou « modernisé », ou « assoupli », ou « tolérant ». « Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux (Gal 4/17) ».
« Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui… Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie et ne vous dépouille par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui… (Colossiens 2 6/10) ».

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant (2 Thess 2/3) ».
« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui moudront à la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24 : 36-44) ».

« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure » (Mat. 25 : 1 – 13) ».

Nous devons marcher dans une sanctification totale et permanente sans nous laissez séduire par quoique ce soit de terrestre ! Nos pensées, nos émotions, notre volonté, nos manières de vivre, nos motivations, notre comportement, notre vie tout entière, doivent être littéralement saturés de la présence de l’Esprit de Dieu ! Tout ce qui est charnel doit être traqué et éliminé, par la puissance de la croix, pour laisser encore plus de place à l’huile sainte. Que ce soit dans nos vies, dans nos familles, dans l’Eglise, ou dans un mouvement, tout doit être éprouvé très sérieusement : « Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5 :21) ».

Nous devons y aspirer ardemment, et le vouloir de toutes nos forces ! C’est cela, « aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos pensées, et de toutes nos forces » ! Et c’est aussi comme cela que nous pourrons « aimer notre prochain comme nous-mêmes ! Frères et sœurs, si nous ne sommes pas remplis de cette manière, nous serons le jouet de toutes les nouveautés et fables évangéliques et nous n’aurons pas assez de réserve d’huile pour tenir jusqu’à la venue du Seigneur.
« Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre; l’Eternel fut attentif, et il écouta; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Eternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert. Et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; le jour qui vient les embrasera, dit l’Eternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes » (Malachie 3: 16-4: 2) ».

« Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve; invoquez-le, tandis qu’il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées; qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner » (Esaïe 55: 6-7) ».

Frères et soeurs, comment se préparer véritablement au retour du Seigneur ?

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par dessus (Matthieu 6, 31-33) »

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Interviews de Gérard Dagon et Suzanne Poirier sur les faux Christ http://www.blogdei.com/14443/interviews-de-gerard-dagon-et-suzanne-poirier-sur-les-faux-christ/ http://www.blogdei.com/14443/interviews-de-gerard-dagon-et-suzanne-poirier-sur-les-faux-christ/#comments Tue, 24 May 2011 12:06:42 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14443

Jésus Sauve Aujourd’hui

Gérard Dagon (G.D.) effectue des recherches sur les sectes depuis 55 ans. Auteur de nombreux ouvrages épuisés comme «Les sectes en France» ou «Les sectes à visage découvert», il enseigne également dans quatre écoles bibliques. Aujourd’hui, il est le Président de Vigi-sectes, une association chrétienne fondée en 1997. Pour sa part, Suzanne Poirier (S.P.) est psychosociologue et réside à Montréal, au Québec. Conférencière et auteur de plusieurs travaux sur les sectes, elle est présidente de l’association «Opération Survie». Propos recueillis par Paul Ohlott (P.O.)

P.O. : Le phénomène des faux Christ est-il récent ?

G.D. : Depuis la venue de Jésus-Christ, on comptabilise environ 150 faux Christ (Voir : Les Faux Christ au fil des siècles). Et les premiers n’ont pas tardé à venir, puisque dans le livre des Actes, il y a un certain Juda le Galiléen, qui avait attiré quelques personnes par son discours. Et au cours de tous les siècles jusqu’à nos jours, on a été confronté à des messies en tous genres. Néanmoins, la plupart n’ont connu que très peu de succès. Celui qui a battu les records, c’est le fameux Christ Noir aux Etats-Unis, qui se faisait appeler «Father Divine» (Père divin). C’était au siècle dernier et il avait entre 200 et 300.000 adeptes. Il déclarait que Dieu l’avait envoyé pour montrer au monde qu’il n’était pas raciste. Une majorité de ses disciples étaient des Noirs.

C’est Moon qui possède la plus grande structure

P.O. : Et actuellement, les prétendants sont-ils encore nombreux ?

S.P. : Les groupes officiels, répertoriés par les spécialistes, et actuellement en activité, ne dépassent pas la dizaine. C’est Moon qui possède la plus grande structure. Mais nous avons d’autres personnes comme Eugène Richer, dit La flèche (1871-1925) qui se prenait non pour le Christ, mais pour le Saint-Esprit. Il prétendait officiellement être la troisième personne de la Trinité. Son mouvement, la Mission de l’Esprit Saint existe toujours au Québec. Il faut savoir aussi que tous les faux messies ne sont pas répertoriés. Plus les mouvements sont marginaux, plus ils sont difficiles à repérer et dévoiler.

G.D. : Oui, et quand on recense les faux Christ, on ne parle pas de ceux qui sont malades et qui dans leur folie se prennent pour le Christ. Dans tous les asiles de fous, il y a des Jeanne d’Arc, des Napoléons, des Jésus-Christ…etc. On note uniquement ceux qui ont fondé des mouvements en prêchant qu’ils sont le Messie.

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Harold Camping: l’enlèvement le 21 mai et la fin du monde le 21 octobre 2011 http://www.blogdei.com/14324/harold-camping-lenlevement-le-21-mai-et-la-fin-du-monde-le-21-octobre-2011/ http://www.blogdei.com/14324/harold-camping-lenlevement-le-21-mai-et-la-fin-du-monde-le-21-octobre-2011/#comments Sat, 21 May 2011 15:54:52 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=14324

Ndlr: Même si cela nous fait sourire et que les blagues vont bon train, rappelons-nous une chose, c’est qu’il faut être prêt quelque soit l’heure ou le jour.

Harold Camping: la fin du monde le 21 octobre 2011
samedi 21 mai 2011, par Le Journal Chrétien

Le faux prophète Harold Camping, 89 ans, a annoncé l’enlèvement des chrétiens pour ce samedi 21 mai 2011 et que la fin du monde aura lieu le 21 octobre 2011. « Le jugement des impies qui débute le 21 mai va durer cinq mois, jusqu’au 21 octobre, date de la destruction du monde », explique son porte-parole.

Des centaines de chrétiens américains ont abandonné leur emploi et parcourent les Etats-Unis pour encourager les Américains à se repentir avant la fin du monde prévue le 21 octobre 2011, selon les prédictions mensongères du faux prophète Harold Camping, fondateur de la Family Radio Worldwide (FRW).

Le Dr Gregory LeCorps a abandonné son poste dans un centre hospitalier et s’est lancé sur les routes, avec sa femme et ses cinq enfants, pour inciter ses compatriotes à croire en Jésus avant l’enlèvement de l’Eglise (Corps de Christ) le 21 mai 2011.

Les personnes qui ne seront pas enlevées ce samedi vivront l’enfer sur terre jusqu’à la destruction du monde le 21 octobre prochain.

Camping dit avoir eu cette conviction après avoir étudié scrupuleusement le livre d’Apocalypse annonçant les événements qui amèneront l’histoire de l’humanité à son terme.

Harold Egbert Camping enseigne qu’il n’y a eu aucune conversion entre 1988 et 1994 et que le Saint-Esprit ne travaille plus dans l’Eglise. Selon ce faux prophète, l’ère de l’Eglise a pris fin en 1994.

« Le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas », selon Luc 12:40.

http://www.journalchretien.net/index.php

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Le paradis est si réel, de Choo Thomas: Critique du livre et analyse des révélations http://www.blogdei.com/14358/le-paradis-est-si-reel-de-choo-thomas-critique-du-livre-et-analyse-des-revelations/ http://www.blogdei.com/14358/le-paradis-est-si-reel-de-choo-thomas-critique-du-livre-et-analyse-des-revelations/#comments Wed, 18 May 2011 09:19:45 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=14358

le sarment

 

Le livre «Le paradis est si réel» de Choo Thomas raconte principalement des visions du paradis, que l’auteur déclare avoir reçues de Jésus. Ce dernier lui aurait fait un certain nombre de révélations  importantes et l’aurait chargée de plusieurs messages.

 

Ce livre, publié en 2003 et préfacé par le Dr David Yonggi Cho, est présenté par l’éditeur comme un best-seller mondial. Sa lecture fait pourtant naître un certain nombre de réticences et d’objections, qui sont répertoriées dans cet article, afin de permettre au lecteur de dépasser le cadre d’une lecture rapide, qui ne stimule que l’émotionnel. Il est vrai qu’au premier niveau « Le paradis est si réel » donne tous les gages d’une communication céleste : beaucoup de bonnes choses émergent à la surface de ce témoignage, d’encouragements à ce que, par exemple, chacun prêche la Parole, se convertisse et se purifie. Le retour du Seigneur y est affirmé (p55) et sa proximité par rapport à nous. La valeur du sang de Jésus y est réaffirmée (p56) comme rédemption du péché de tous ses enfants. Le manque de foi des enfants de Dieu est déploré par celui qui se présente comme le Seigneur Jésus (p57) et il est rappelé que prêcher l’Évangile est ce qu’il y a de plus important (p93). La Bible est mise en avant, et honorée, ce qui donne un sentiment positif (P97).

 

Mais il se glisse également des affirmations qui, à l’examen, se révèlent bibliquement infondées, venant de celle qui se présente comme « une prophétesse de la fin des temps » (p201), prétendant apporter des révélations du même niveau que celles de l’Apocalypse (P163). Pire : certaines de ces affirmations sujettes à caution émanent de celui qui se présente comme Jésus, ce qui altère singulièrement la crédibilité de l’ensemble. Le lecteur jugera.

 

Une question importante

 

Pourquoi émettre des objections à l’égard d’un livre qui annonce des vérités aussi importantes que l’existence de Dieu et du paradis ? Qui sommes-nous pour juger et critiquer des déclarations célestes, prononcées semble-t-il par Jésus lui-même ? N’encourons-nous pas un jugement — celui du blasphème contre le Saint-Esprit — en nous prononçant contre des déclarations présentées comme divines ?

 

La réponse biblique

 

À la page 149 (ainsi que dans plusieurs autres passages) le Jésus de Choo Thomas dit à propos du livre-témoignage qu’il demande à l’auteur d’écrire : « Je veux que mes enfants le lisent … il exposera toutes mes paroles et le royaume que j’ai préparé … ».

 

En dépit de ces déclarations qui sont faites pour servir d’attestations d’authenticité spirituelles, soit auto-descernées, soit supposément délivrées par Dieu lui-même — et donc des invitations à tout accepter avec confiance — nous avons le devoir et la responsabilité d’éprouver toutes choses[1], afin de vérifier si elles viennent bien de Dieu, en les confrontant à la somme de révélations divines contenues dans les Écritures. Et s’il se trouve des contradictions ou des divergences notables entre le Jésus biblique et le Jésus de Choo Thomas, alors nous aurons la liberté (et le devoir) d’émettre des réserves légitimes et d’avertir chacun de ne retenir que ce qui est bon[2], ce qui implique d’être prêt à procéder à un tri (et non à tout accepter aveuglément).

 

Or, la configuration du livre de Choo Thomas ne favorise pas le libre exercice du discernement : il l’inhibe, au contraire, en poussant le lecteur à considérer (inconsciemment) que puisque Dieu parle, tout est vrai. Ce qui est écrit est donc « comme » la Parole de Dieu, d’une manière plus ou moins revendiquée. Cette configuration est idéale pour favoriser la transmission et l’implantation de tout ce qu’on veut, du meilleur jusqu’au pire.

 

Déclarations suspectes, douteuses, ou fausses


Le paradis de Choo Thomas dans ses détails et ses contradictions

 

P120-121 : « …Nous nous sommes approchés de l’une des maisons. Elle avait un portail à deux battants bordé d’or et elle était entourée de vitraux. Je remarquais particulièrement la poignée d’or pur ! En entrant dans la demeure, je constatai que toutes les fenêtres étaient ornées de vitraux. Le sol était couvert d’un tapis aux teintes pastels qui conféraient à cet intérieur un aspect très classique. Les joyaux qui ornaient les murs brillaient de mille feux. J’avais l’impression d’entrer dans un tableau, et non dans une véritable maison ! Je gravis l’escalier doré dont la rampe était sculptée. En haut des marches, j’entrai dans une chambre au lit plus imposant et plus large que ceux des rois de la terre. J’en fis le tour, puis je pénétrai dans un vestiaire paré d’or et de pierres précieuses sur tous les murs, sauf un, qui était couvert d’un immense miroir reflétant la beauté stupéfiante du décor ».

Commentaire : La vision du paradis proposée par Choo Thomas est décrite avec force détails, qui dépeignent un monde paradisiaque très proche de la vie terrestre, mais en mieux. La part de mystère de découverte des lieux célestes en souffre, car il ne s’agit ici que d’une sublimation du connu, c’est-à-dire que le céleste nous est décrit par le terrestre, ce qui est une bonne définition de l’anthropomorphisme. À la manière des peintures religieuses de la grande époque des arts catholiques, Choo Thomas décrit une vision baroque[3] du paradis, de l’éternité et de Jésus.

 

P92 : « …Le miroir de la coiffeuse était aussi entouré d’une frise de pierres bleues qui soulignaient son éclat, et dans la salle de bains, une baignoire argentée était décorée de pierres précieuses de toutes les couleurs. »

Commentaire : Difficile de résister ici à l’ironie … certains pensaient peut-être benoîtement que les souillures n’existeraient plus dans l’éternité, il n’en est rien. La présence d’une baignoire nous indique qu’il faudra continuer de se laver : c’est une info indirecte, certes, mais non des moindres.

 

P128 Les poissons

 

Nous avons marché longtemps, puis nous avons vu un pittoresque pont en bois rouge. Lorsque nous l’avons franchi, j’ai baissé les yeux et j’ai constaté que l’eau était remplie de poissons de diverses espèces. « À quoi sont destinés tous ces poissons ? » demandais-je. « C’est de la nourriture pour le royaume », me répondit le Seigneur. Je fus ravie d’apprendre qu’au paradis, nous mangerons des fruits et du poisson. Le fait que ce soient les aliments de base là-haut sous-entend que nous devrions en consommer davantage sur la terre. J’ai toujours considéré les poissons et les fruits comme des aliments très sains, et cette visite au paradis me l’a confirmé.

Commentaire : Les choses correspondent aux attentes (et aux habitudes) de Choo Thomas, qui nous apprend que nous pouvons d’ores et déjà nous préparer ici-bas à réformer notre alimentation : fruits et poissons; c’est le régime céleste, en quelque sorte. C’est une autre info d’importance : les Écritures semblaient nous permettre d’espérer que nous serions changés et que les conditions d’existence seraient différentes dans l’éternité[4], il n’en est rien, encore une fois.

 

P129 La cuisine

 

Ensuite, je l’accompagnais dans les rochers, et je remarquai de nombreux sites de cuisson ainsi que des fours argentés, encastrés dans la roche. Au-dessus, des grills de cuisson étaient entreposés, avec des assiettes ovales et des fourchettes en argent. Le Seigneur pressa simplement un bouton situé sur le côté du four, et celui-ci commença à chauffer.

 

Il se transforma aussitôt en cuisinier, devant moi … Le Seigneur me regarda consommer avec joie mon repas céleste. Lorsque nous avons fini de manger, il a pris mon assiette et ma fourchette et il les a mis dans une bassine argentée. Puis il me dit : « comme tu le vois ma fille, j’ai tout préparé pour mes enfants ».

Commentaire : Plusieurs nouvelles importantes, à commencer par la présence de fours électriques (ou à énergie propre, doit-on sans doute supposer) et la confirmation de la nécessité … de se nourrir. Ce qui entraîne la nécessité … de faire la vaisselle, sauf erreur, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. À moins que l’existence de fours permette d’espérer qu’on trouve aussi des laves-vaisselle, mais la présence de cette bassine argentée nous plonge dans un abîme de circonspection.

 

« … Puis nous sommes retournés sur la route et nous sommes rentrés dans l’édifice blanc où nous nous changeons toujours. Un ange m’a conduite au vestiaire, et j’ai mis une belle robe et une couronne. Le Seigneur m’attendait ».

Commentaire : Une belle robe, une couronne, et Choo Thomas peut se présenter devant Dieu. La mise et les toilettes sont aussi importantes dans le ciel que sur la terre.

 

P130 : « Dis à tout le monde qu’il y a beaucoup à manger dans mon royaume. Ici, tout a bien meilleur goût que les nourritures terrestres ! Aimes-tu le poisson ?

Commentaire : le Jésus de Choo Thomas lui a servi du poisson à la page 128 et voilà qu’il lui demande si elle aime le poisson… C’est bien le moment de poser la question ! Ce Jésus est un peu distrait, à moins que la retranscription de ces épisodes célestes soit un peu compliquée à replacer dans l’ordre chronologique. Après tout, dans l’éternité, peu importe ce qui s’est passé hier !

 

P132 : « Je vis quelque chose bouger dans les champs remplis de ce qui semblait être du blé et je m’aperçus que la vallée était pleine de bétail qui ressemblait beaucoup à nos vaches terrestres. « Écris ceci, Choo Nam. Je veux que mes enfants sachent ce qui les attend au paradis. Je sais que beaucoup d’entre eux se posent des questions à ce sujet. Certains se demandant si on y trouvera de la nourriture à manger ».

Commentaire : Le Jésus de Choo Thomas cherche à rassurer tout le monde, afin que ceux qui s’inquièteraient à propos de la nourriture (dans l’éternité) se préparent … à ne rien changer ! Le problème, c’est que s’il y a de la vache, il y aura de la viande. Et s’il y a de la viande, il y a la mort. Pourtant, à la page 137, Choo Thomas déclare que la mort n’existe pas dans le paradis. Pas pour tout le monde, visiblement ! Les prophéties bibliques semblaient pourtant nous rassurer au sujet de ce côté carnassier de la création [5], mais pas la vision présente du paradis. Dommage.

 

P133 « Le Seigneur me fit entrer dans une des maisons. Elle était très différente des manoirs et des châteaux que nous avions visité auparavant. Son intérieur était assez simple, ses couleurs sobres. « Ce sont des maisons de plage pour mes enfants », expliqua le Seigneur. C’était stupéfiant ! Nous aurions donc des maisons de plage au paradis ! Oui, Dieu veut vraiment que ses enfants soient heureux et jouissent éternellement de ces plaisirs ».

Stupéfiant, c’est bien le mot.

 

Un détail anecdotique parmi d’autres

 

P84 : Jésus tient à présenter le patriarche Abraham à Choo Thomas : « Abraham était quelqu’un de digne, avec de longs cheveux blancs et une barbe flottante couleur de neige. Même s’il semblait âgé, ses yeux pétillaient de jeunesse et de joie ».

Commentaire : Dans différents endroits de son livre, (P45, 90 et 98, et dans d’autres encore) Choo Thomas explique qu’au paradis, elle bénéficie d’un corps jeune, elle rajeunit et évolue dans une beauté et une jeunesse éternelle … alors que le pauvre Abraham semble, lui, éternellement vieux ! C’est bien dommage pour lui.

 

Plus grave : les expériences mystiques suspectes

 

Choo Thomas connaît un rituel « spirituel » très particulier, régulier, toujours le même, au travers duquel elle est mise en condition pour entrer en présence de celui qui se présente comme Jésus. Page 165, on en lit une courte description, que l’auteur tient à expliciter dans tous ses détails : « Le matin du 2 mai, j’eux un moment de prière exceptionnel. L’onction de Dieu sur moi fut plus prononcée que d’habitude et lorsque je terminai mon intercession, je tremblai de tous mes membres. Cela sembla ne jamais devoir s’arrêter ! Les grognements de mon esprit ressemblèrent à des convulsions internes. J’eus de la fièvre et je transpirai abondamment » … (p168), elle change de voix durant « l’onction » : « la voix que je prenais toujours lorsque j’avais des visions réapparut et resta en moi pendant longtemps ».

Commentaire : les manifestations décrites par Choo Thomas n’évoquent aucune des expériences  bibliques faites par les prophètes et les oints de l’Eternel. Bien au contraire, ces symptômes correspondent plutôt à des manifestations médiumniques qui amènent le corps en contact avec des forces spirituelles qui l’instrumentalisent.

 

À la page 182, l’auteur explique que durant ces expériences, elle perd le contrôle de sa personne : « Depuis 1995, cette onction a été si forte que je ne peux maîtriser ni mon tremblement, ni d’autres manifestations physiques ».

 

À la page 191, elle ajoute encore : « Au cours de ces moments sublimes, le Seigneur me parlait directement et personnellement, puis il entamait un travail préparatoire dans mon organisme. À ce moment-là, je n’avais plus aucun contrôle sur mon corps pendant deux à quatre heures … Souvent il me parlait pendant que mon corps tremblait violemment. Parfois il m’expliquait ce qu’il ferait la fois suivante, et lorsqu’il sentait que mon cœur contestait son plan, il me reprenait en m’ordonnant : « Obéis-moi ! » …

 

Celui qui se présente comme Jésus est entouré de

démons :  « Lorsque les séances du soir ont commencé, j’ai vu des visages démoniaques tout autour de la pièce ; ils étaient répugnants et effrayants, mais ils ne me firent pas peur. Je les vis voleter derrière la tête du Seigneur, mais lorsque je les repoussai, ils disparurent instantanément ».

 

P193, perte de contrôle : « Lorsqu’il accomplissait son saint travail sur moi et avec moi, je n’avais plus aucun contrôle sur mes mains ni sur aucune partie de mon corps. Toutefois, à la suite de cela, je reçus une véritable force physique surnaturelle. Lorsque je prie pour les autres en leur imposant les mains, je tapote souvent leur tête ou leurs épaules, parce que la puissance du Saint-Esprit se déverse par moi. Lorsque je suis ointe, personne ne peut retenir mes mains, parce qu’elles s’agitent rapidement sous la puissance du Saint-Esprit ».

 

P195, symptômes bien connus de catalepsie et de lévitation : « Parfois, lorsque le Seigneur travaillait dans mon organisme et mes mains, tout mon corps devenait noir et froid [6]. Au début, cela me surprenait et me terrifiait, mais la présence du Seigneur balayait toutes mes craintes. D’autres fois …tout mon corps devenait invisible …Au cours de certaines de ces séances, le Seigneur élevait et abaissait mon corps. Sous son influence, mon organisme restait tout droit ou tournait sur lui-même … Bien des fois, il élevait et rabaissait mon corps quarante-neuf fois par nuit … La puissance du Saint-Esprit était si forte que, par moments, j’avais l’impression de perdre la tête ».

 

Commentaire : Choo Thomas présente des symptômes évidents de transes mystiques, accompagnées de manifestations non répertoriées par la Bible, mais bien connues des cercles de l’occultisme. La demande « de l’esprit » d’abandon total de l’ensemble de la personne, revient à employer le mot de possession consentie. La présence d’une autre voix intérieure vient étayer cette hypothèse, qui fait rapprocher ce cas d’une situation mystique/spirite très poussée, probablement guidée par un esprit religieux qui évoluerait ici aux confins de la vérité, probablement aux fins de semer dans les cœurs un levain mauvais. Il est bon de rappeler ce verset de la 2è épître de Paul aux Corinthiens (11/14) : « Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière ».

 

Sur de telles bases, il ne serait pas surprenant que Choo Thomas manifeste, à l’avenir, d’autres signes et prodiges mensongers, comme les stigmates par exemple.

 

Elle raconte avoir été l’objet de trente-trois déblocages physiques particuliers, véritable initiation épuisante durant laquelle « Jésus » la prive de sommeil, lui impose des exercices éreintants (page 198) : « Après dix jours de repos, le Seigneur s’est mis à travailler dans mon organisme de nombreuses façons différentes, comme s’il libérait un potentiel dans mon corps. Par exemple, lorsque j’étais couchée, il me faisait asseoir, ou il me tirait de mon lit pour me mettre debout. Tout cela s’effectuait par la puissance du Saint-Esprit et non de mon propre chef. Tout ce travail corporel inhabituel m’épuisant, parce que cela faisait se lever et s’agenouiller mon corps devant lui sept fois d’affilée, à maintes reprises. Je sanglotais pendant tout le processus, car cette œuvre dans ma vie était éreintante et humiliante. Parfois, j’étais tellement épuisée que je n’en pouvais plus.

 

Après le déblocage de son « trente-troisième verrou [7] », Choo Thomas reçoit la visite de Celui qui se fait appeler Jésus (p203) : « Il tenait une boule d’or rehaussée de pierres précieuses … puis il la plaça dans sa main droite et il dit « je vais mettre cette onction sur ta tête ». Lorsqu’il ouvrit la boule, il en sortit une fumée, qu’il répandit sur moi …Après cela, il me montra tout l’océan et le monde entier, et il déclara : « Le monde est à toi. »

Commentaire : Tout cela ressemble vraiment à un rite initiatique, aux antipodes du baptême du Saint-Esprit biblique. On imagine mal les douze disciples passant par de telles « préparations », avant d’entrer dans leur ministère.

 

Un jour, Choo Thomas interroge celui qui dit être Jésus : « Pourquoi m’as-tu choisie, Seigneur ? ». Il me répondait clairement : « Parce que tu es très malléable » (211).

Commentaire : C’est dans cette sorte de dialogue que jaillissent des éclairs de vérité, dans une certaine naïveté de l’auteur. Il est effectivement nécessaire de trouver un sujet qui s’abandonne et qui accepte tout sans poser de questions. Nous sommes alors davantage dans un statut de médium que dans un statut de prophétesse…

 

« Révélations » sur les conditions du Salut

 

P47 : « Ma fille, nous sommes allés dans le royaume … seuls, mes enfants obéissants et au cœur pur  s’y rendront » ;

P48 « le Seigneur ajouta : ceux qui ne donnent pas leur dîme sont des enfants désobéissants »

 

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Béatification de Karol Wojtyla: Jean-Paul II est-il bienheureux aux yeux du Seigneur Dieu ? par Richard Bennett http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/ http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/#comments Mon, 02 May 2011 11:56:09 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14150

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Ndlr: Sur l’image, VICARIVS FILII DEI, « représentant du Fils de Dieu », expression latine qui ornait les tiares papales jusqu’en 1963, et qui donnait en chiffres romain « 666″, le chiffre de l’Antéchrist, la Bête (FERAS, lettres restantes dans le désordre) qui se fait passer pour l’Agneau de Dieu (ARS FE, lettres restantes, dans l’ordre)… A noter que d’autres expressions latines servant à désigner le pape ou l’Eglise de Rome donnaient également 666: SANCTA LVX DEI, REX LATINVS SACERDOS, etc.

Aux lecteurs

Chers amis,

Au cours de sa vie, le pape Jean-Paul II a rendu visite à bien des nations de par le monde, recevant beaucoup de marques d’adulation et de vénération. Depuis sa mort en 2005, on lui rend un culte un peu partout: à présent, l’Église catholique cautionne officiellement la dévotion religieuse dont il est l’objet. Dès le 1er mai 2011, date de sa béatification, les fidèles catholiques sont encouragés non seulement à le vénérer, mais encore à l’invoquer. Il faut donc  nous poser cette question: aux yeux du Seigneur Dieu, Jean-Paul II est-il bienheureux ? Il y va du salut éternel des âmes, car ceux qui invoquent un mort et lui rendent un culte nient par là même les vérités bibliques fondamentales de l’Évangile. Dans l’article ci-dessous, nous examinons ce qu’affirme le Vatican concernant Jean-Paul II, et ce que les catholiques sont tenus de croire à son sujet. Quelles sont les conséquences du culte rendu à une créature humaine ? Comment le croyant biblique doit-il réagir face au flot d’informations transmises par les journaux, la radio, la télévision et l’Internet ? Nous vous demandons de faire de cette question un sujet de prière, et de répandre cet article autour de vous. Si possible, veuillez l’afficher sur votre site Internet.
 

Bien à vous dans le Christ Jésus, au service de son Évangile,

R. Bennett

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Benoît XVI a fixé au 1er mai 2011 la béatification du pape Jean-Paul II. Il s’agit «d’un événement historique sans précédent», d’après le directeur du journal du Vatican, l’Osservatore Romano (1). Le «Décret pour la Béatification de Jean-Paul II» précise :

«La proclamation, par l’Église, d’un Saint ou d’un Bienheureux est le fruit de l’examen d’une personne particulière sous tous ses aspects… La condition sine qua non est la sainteté de la vie de cette personne, vérifiée au cours d’une procédure précise, selon les formes canoniques » (2). Le communiqué annonçant cette béatification fait état de « la grande réputation de sainteté caractérisant Jean-Paul II au cours de sa vie, lors de sa mort, et postérieurement à sa mort» (3).

La vie et l’œuvre de Jean-Paul II suscitent l’admiration générale. Le monde l’a tant et si bien acclamé qu’il est bien difficile de lui trouver un égal dans l’histoire de notre temps. Les catholiques le proclament officiellement bienheureux, et bien des non-catholiques sont d’accord. Mais cette proclamation est-elle fondée ? Jean-Paul II est-il bienheureux devant Dieu ? La sainteté qu’on lui prête est-elle conforme à ce qu’enseigne la Parole de Dieu ?
 

Le critère objectif pour évaluer la sainteté de Jean-Paul II

Le Seigneur affirme avec insistance que c’est la vérité scripturaire qui fonde la sainteté. Il déclare: «Si quelqu’un m’aime, il gardera mes paroles» (Jean 14:23). Celui qui se proclame disciple de Christ doit donc garder les paroles du Seigneur. En fait, la marque de l’authentique sainteté est une estime sans faille pour la Parole de Dieu. Le Seigneur lui-même décrit l’homme auquel il accordera son attention: «Voici sur qui je porterai mes regards : sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu, sur celui qui craint ma parole » (Esaïe 66:2).

Jean-Paul II avait-il un respect total pour la Parole de Dieu ? Pas du tout. En tant que pape, il publia le Catéchisme de l’Église catholique, le premier catéchisme universel qu’avait connu le catholicisme depuis plusieurs siècles. Ce manuel affirme dans le paragraphe 82:

«Il en résulte que l’Église [catholique] à laquelle est confiée la transmission et l’interprétation de la Révélation ‘ne tire pas de la seule Écriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. C’est pourquoi l’une et l’autre [l’Écriture et la Tradition] doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d’amour et de respect’» (4).

L’enseignement de Jean-Paul II place donc l’Écriture et la Tradition sur un pied d’égalité. C’est précisément pour ce motif que Christ ne cessait d’admonester les pharisiens, qui accordaient à leurs traditions autant d’importance qu’à l’Écriture : ils cherchaient ainsi à détruire le fondement même de la vérité. Christ leur dit: «vous annulez ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables » (Marc 7:13).  Jean-Paul II a commis la même erreur et encourt donc la même condamnation. Le Seigneur Jésus-Christ démontre clairement que la Parole écrite de Dieu est le seul et unique fondement de la vérité. Il proclame: «Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17:17). Voilà pourquoi le Seigneur commande qu’on n’ajoute rien à sa Parole, et qu’on n’en retire rien. Le critère de la vérité pour le chrétien est donc la Sainte Écriture, et elle seule. Jean-Paul II a cherché à corrompre ce fondement absolu de la vérité que Dieu lui-même a établi : aussi doit-on le tenir pour un faux docteur.
 

Le fruit de ce fondement corrompu

S’appuyant sur le fondement corrompu défini par Jean-Paul II, le pape peut revendiquer pour lui-même cet attribut divin qu’est l’infaillibilité. En conséquence, il déclare publiquement :

« De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs » (Catéchisme, § 891).

Cette prétention à l’infaillibilité, laquelle fait partie des attributs de Dieu, est la preuve formelle que le pape est un faux docteur. Elle prouve qu’il se considérait comme divinement inspiré (5). Outre cette incroyable arrogance, il proclame aussi dans son Catéchisme que « le Pape ‘jouit, par institution divine, du pouvoir suprême, plénier, immédiat, universel pour la charge des âmes’ » (Catéchisme, § 937). Affirmer cela, c’est s’arroger le pouvoir qui n’a été confié qu’au Christ Jésus. En prenant appui sur ce fondement fallacieux, le pape montre qu’il est lui-même en proie à une séduction abominable, et il propage cette séduction dans le monde entier. Ses propres revendications prouvent qu’il ne possédait pas de sainteté devant le Dieu Très Saint, et son Catéchisme manifeste un orgueil effrayant.

Malgré cela, le monde catholique tient à le vénérer religieusement, à lui rendre un culte. Dès l’instant où on lui confère le titre de « bienheureux », la béatification rend possible la vénération publique. Beaucoup, surtout en Pologne, le vénéraient déjà en privé, mais la cérémonie de béatification officialise cette vénération. Oui, nombreux sont ceux qui sont d’accord pour vénérer Jean-Paul II et pour lui rendre un culte, car on leur enseigne que cela est moralement juste ; et aujourd’hui, la papauté accorde son feu vert officiel.

 

Une incitation à un péché venu du fond des âges

Cette vénération devient un point d’entrée dans la nécromancie, et garantit que les faux enseignements de Jean-Paul II porteront beaucoup de mauvais fruits. Le Catéchisme de Jean-Paul II encourage à rechercher le contact avec les morts. Jean-Paul II enseigne publiquement :

« La communion avec les défunts… Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur » (Catéchisme, § 958). Nous pouvons et devons les prier d’intercéder pour nous et pour le monde entier » (Catéchisme, § 2683).

La communion supposée avec les morts et la déification de ces derniers jouent un rôle important dans presque tous les systèmes religieux païens. On consulte les défunts pour qu’ils aident les vivants : telle est la puissante séduction de l’occultisme. C’est un péché que de rechercher la communication avec les esprits des défunts, car la Parole du Seigneur l’interdit formellement : « Qu’on ne trouve chez toi personne… qui exerce le métier de devin,…qui consulte ceux qui évoquent les esprits,…personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel » (Deutéronome 18:10, 11, 12). L’enseignement de Jean-Paul II sur la communion avec les morts est très proche de ce qu’on lit dans les manuels d’occultisme. La prière est l’une des formes que prend le culte rendu à Dieu : or le Seigneur Jésus-Christ commande de rendre notre culte à Dieu en l’invoquant, lui seul. « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras, lui seul » (Matthieu 4:10). Christ donne cet ordre capital : le culte doit nous faire entrer en communication avec Dieu et jamais avec une créature. « Je suis l’Éternel, ton Dieu : tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Exode 20:2,3).

Jean-Paul II ne s’est pas borné à cautionner et à approuver « la communion avec les défunts » : avec beaucoup de zèle il s’est hâté de multiplier les personnages que le catholique est censé contacter. Une agence de presse résume ainsi son action : « Jean-Paul II a canonisé davantage de saints et béatifié plus de personnes que tous les autres papes réunis. À ce jour, il a conféré le statut de saints à 477 hommes et femmes, et en a béatifié 1318 autres, qu’il a pour ainsi dire  ‘placés sur orbite’, afin qu’à terme ils aillent prendre place dans le panthéon céleste des saints de la chrétienté. »
 

Y a-t-il échange de mérites entre le fidèle et un « saint » défunt ?

De son vivant, Jean-Paul II a poursuivi ses enseignements sur les « saints » défunts, affirmant qu’il se produit avec eux un échange de sainteté dans l’expiation des péchés, dont peuvent bénéficier même les « âmes du purgatoire » ; son Catéchisme déclare :

« Dans la communion des saints ‘il existe donc entre les fidèles – ceux qui sont en possession de la patrie céleste, ceux qui ont été admis à expier au purgatoire ou ceux qui sont encore en pèlerinage sur la terre – un constant lien d’amour et un abondant échange de tous les biens. Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres’ »  (Catéchisme, §1475).

Par là encore, Jean-Paul II a manifesté qu’il n’est pas bienheureux : loin de là, il enseignait une hérésie propre à damner les âmes.  En fait, l’Écriture enseigne que « l’échange de tous les biens » s’accomplit en Christ seul : « En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce » (Éphésiens 1:7). Attribuer le rôle de Christ à des créatures humaines, y compris à des morts, c’est contrecarrer la vérité divine de manière affligeante. La justice de Dieu, qui est portée au compte du croyant parce que Christ en a payé le prix, inspire constamment au chrétien une crainte respectueuse, des louanges et des élans d’adoration envers le Dieu très Saint, de qui vient l’œuvre définitive et parfaite justifiant le pécheur. La seule pensée d’une justice qui pourrait être imputée à l’homme hors de Christ est une absurdité contraire à toute vérité biblique. Jésus lui-même dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand » (Jean 10:1).

Donc, affirmer qu’il y a échange de mérites entre un croyant et des « saints » défunts, c’est se livrer à une attaque en règle contre la vérité de la Parole de Dieu : Dieu seul justifie le pécheur. Jean-Paul II a considérablement allongé la liste des idoles catholiques « officiellement acceptables ». Attribuant la gloire, l’honneur, et la communion dans la prière (qui reviennent à Dieu seul) aux esprits d’êtres humains décédés, le pape pèche grossièrement contre l’Éternel Dieu et son premier commandement. L’interdiction qui s’attache à ce commandement exige qu’on reconnaisse que l’Éternel seul est Dieu : c’est à lui seul que nous rendons un culte dans la prière. Nos cœurs s’attachent à lui, et à lui seul.

Jean-Paul II, qui pratiquait lui-même l’idolâtrie et encourageait vivement les autres à s’y adonner, prend donc à présent sa place officielle parmi les idoles catholiques. La papauté semble aveugle au fait qu’un jugement terrible et immuable attend toute personne qui meurt sans s’être détournée de ces pratiques interdites. Cette pensée solennelle doit inciter les croyants bibliques à faire du premier mai 2011, date de la béatification, un jour de deuil. Nous prions le Seigneur que ceux qui demeurent prisonniers de ces pratiques païennes destructrices, et ceux qui pourraient se laisser séduire par elles soient attirés vers le Christ Jésus par la proclamation du véritable Évangile.
 

Ce que Jean-Paul II croyait et pratiquait

En tant que pape, Jean-Paul II croyait que les sacrements ont le pouvoir de sanctifier le cœur et l’âme des hommes et des femmes. Dans le Code de Droit canonique, qu’il révisa et réédita, il enseigne que l’être humain est régénéré par le sacrement du baptême. Il déclarait :

« Le baptême, porte des sacrements, nécessaire au salut, qu’il soit reçu en fait ou du moins désiré, par lequel les êtres humains sont délivrés de leurs péchés, régénérés en enfants de Dieu, et, configurés au Christ par un caractère indélébile, sont incorporés à l’Église [catholique]. » Droit Canonique, Canon 849 (6).

Ensuite, Jean-Paul II affirmait que le sacrement physique de la Confirmation produit une effusion du Saint-Esprit semblable à celle de la Pentecôte elle-même :

« L’effet de la Confirmation est l’effusion particulière de l’Esprit Saint, comme à la Pentecôte. Cette effusion imprime dans l’âme un caractère indélébile et elle augmente la grâce baptismale » (7).

Puis le pape affirme que les péchés des fidèles sont pardonnés quand un prêtre prononce sur eux les paroles : « Je t’absous de tes péchés au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. »  Selon lui, l’importance de ces paroles est telle que pour être réconcilié avec Dieu, on doit confesser à un prêtre tous ses péchés graves :

« Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l’Église doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu’il n’a pas encore confessés et dont il se souvient après avoir soigneusement examiné sa conscience. » (Catéchisme, § 1493).

Le pape Jean-Paul II croyait que par les paroles de la consécration au cours de la messe catholique, le pain et le vin deviennent, au sens littéral, le corps et le sang de Christ, avec son âme et sa divinité. Voici très exactement ce qu’il enseigne :

« Par la consécration s’opère la transsubstantiation du pain et du vin dans le Corps et le Sang du Christ. Sous les espèces consacrées du pain et du vin, le Christ Lui-même, vivant et glorieux, est présent de manière vraie, réelle et substantielle, son Corps et son Sang, avec son âme et sa divinité » (Catéchisme, § 1413).

Cet enseignement officiel de Jean-Paul II a conduit un prêtre catholique, John O’Brien, à expliquer comment s’accomplit cette consécration du pain et du vin par le prêtre :

« La Sainte Vierge devint un canal humain qui permit au Christ de s’incarner une seule fois ; mais le prêtre fait descendre le Christ du ciel et Le rend présent sur nos autels en tant que Victime éternelle pour les péchés des hommes, non pas une seule fois, mais mille fois ! Le prêtre prononce une parole, et voici que le Christ, le Dieu éternel et tout-puissant incline la tête et obéit humblement au commandement du prêtre » (8).

Cet enseignement-là est une hérésie qui nie la nature même de l’Incarnation. Le Christ Jésus s’est incarné une fois pour toutes, et jamais son incarnation ne sera répétée. Si Jean-Paul II et John O’Brien avaient raison, alors au cours de la même messe « Christ » se « désincarnerait » une fois que les éléments ont été ingérés et ne renferment plus « Christ ». Quel épouvantable blasphème que cet enseignement, car il attaque le Christ Jésus et sa souveraineté, et il trompe les fidèles. Jean-Paul II enseignait même qu’une puissance efficace émane du pain consacré. Il enseignait officiellement que « par la même charité qu’elle allume en nous, l’Eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs » (Catéchisme, §1395).

Jean-Paul II enseignait donc à ses fidèles à compter sur un objet physique pour recevoir la grâce de Dieu, comme si cet objet possédait quelque pouvoir surnaturel. Cette doctrine fait encourir la malédiction éternelle qui s’attache aux perversions de l’Évangile de Christ : « Si quelqu’un de vous vous annonce un évangile s’écartant de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:9). Il est déjà grave de proposer d’ingérer la chair de Christ, mais c’est encore pire d’enseigner que l’eucharistie « nous préserve des péchés mortels futurs ». Cette philosophie humaine séductrice, venue du fond des âges, pousse l’homme à se tourner vers un élément physique pour obtenir la vie.

Cette doctrine est d’autant plus insupportable qu’elle prétend préserver du péché alors qu’elle est intrinsèquement blasphématoire. Les croyances et les pratiques de Jean-Paul II étaient, spirituellement parlant, des pièges mortels. Il fait croire que des objets physiques possèdent un pouvoir en eux-mêmes, et qu’ils sont indispensables au salut. Jean-Paul II poussait les gens à croire que les sacrements physiques de son Église ont en eux-mêmes le pouvoir de communiquer la grâce du Saint-Esprit. Il enseignait officiellement ce qui suit :

« L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. La ‘grâce sacramentelle’ est la grâce de l’Esprit Saint donnée par le Christ et propre à chaque sacrement » (Catéchisme, § 1129).

Le programme de Jean-Paul II était d’inculquer la dépendance envers ces sacrements physiques, et non d’inciter les fidèles à mettre directement leur foi dans le Seigneur Jésus-Christ. Il détourne la foi de la personne de Christ, au profit de rituels qui passent pour posséder un pouvoir.

« ‘Forces qui sortent’ du Corps de Christ, toujours vivant et vivifiant… les sacrements sont les chefs-d’œuvre de Dieu… » (Catéchisme, § 1116).

Mais le véritable chrétien sait que la puissance de Dieu se déploie dans « l’Évangile de Christ… puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1:16). Il sait que chaque chrétien est justifié « gratuitement par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3:24). La foi et la pratique de Jean-Paul II ne sont pas celles d’une personne bienheureuse aux yeux de Dieu, loin de là.
 

Les dispositions de Jean-Paul II

On a souvent dépeint Jean-Paul II comme un homme rayonnant d’humilité et de compassion, tout dévoué à la cause de la paix et de l’unité dans le monde. Pourtant, derrière cette façade, il y avait une main de fer et une volonté de contrôler les gens au moyen de lois ecclésiastiques. Comme le pape Grégoire VII au onzième siècle, Jean-Paul II était décidé à bâtir un empire au moyen de lois pointilleuses. Avec un zèle immense, il s’est employé à mettre à jour l’arsenal des lois de l’Église catholique. Depuis l’époque de Grégoire VII, les papes ont trouvé indispensable d’établir des lois ecclésiastiques inflexibles avant de chercher à contrôler leurs sujets (et les autres personnes) au besoin par la force. Ainsi, en 1983, Jean-Paul II révisa le Code de Droit canonique de 1917. Aux lois déjà existantes, il en ajouta d’autres, comme celle-ci :

« L’Église a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants »  (Canon 1311).

Si on examine les nouvelles lois ajoutées par Jean-Paul II, on découvre qu’elles sont encore plus totalitaires que les lois de jadis. Plus clairement que ne l’a jamais fait aucune secte, cette loi officielle romaine ordonne aux fidèles d’étouffer des facultés qui sont un don de Dieu, à savoir leur intelligence et leur volonté :

« Il faut accorder non pas un assentiment de foi, mais une soumission religieuse de l’intelligence et de la volonté à une doctrine que le Pontife Suprême ou le Collège des Évêques énonce en matière de foi ou de mœurs » (Canon 752).

Ces lois précisent quelles seront les conséquences de l’insoumission : « Sera puni d’une juste peine : 1 [celui] qui enseigne une doctrine condamnée par le Pontife Romain… » (Canon 1371, § 1).  Jean-Paul II institue aussi des sanctions précises : « La loi peut établir d’autres peines expiatoires, qui privent le fidèle d’un bien spirituel ou temporel, et qui soient conformes à la fin surnaturelle de l’Église » (Canon 1312, § 2).
 

Jean-Paul II impose un contrôle plus strict à l’Église catholique

Jean-Paul II savait très bien imposer sa volonté au moyen des lois. Il avait même un génie particulier pour cela. Il n’existait pas le moindre contre-pouvoir face à son autorité et  à son pouvoir absolu. Son commentaire officiel du Droit Canonique contient ces affirmations :

« Le système de gouvernement de l’Église n’a rien à voir avec la notion d’équilibre des pouvoirs. En fait, les trois fonctions appartiennent au même ministère… À la différence du système américain, la loi ecclésiastique n’émane pas de la volonté des gouvernés, et la structure juridique de l’Église ne repose pas sur un système de pouvoirs et de contre-pouvoirs pour conserver son efficacité… Ce Code établit son système au moyen d’une structure hiérarchique où la verticalité l’emporte sur l’horizontalité. En fin de compte, le juge suprême, le Pape, est aussi le législateur et l’administrateur suprême… » (9).

L’imposition de la volonté de Jean-Paul II se voit clairement dans un article du Catholic World Report, intitulé : « Rome a parlé – une fois de plus. » On lit dans cet article :

« ‘Le Pape agit pour mettre fin au débat des libéraux sur les questions brûlantes’, comme le déclare un article à la une du New York Times, avec de sombres menaces ‘d’une juste punition’ pour les dissidents… Dans un autre reportage à la une, le Washington Post affichait le titre : ‘Selon les critiques, la lettre papale entraîne des divisions’. Et le Post d’ajouter l’inévitable sous-titre : « Une dissidence à propos du dogme peut entraîner un châtiment… ».

Puis, pour promouvoir le programme œcuménique de Jean-Paul II et pour piéger les évangéliques, les luthériens, et les anglicans en leur faisant accepter le catholicisme comme une expression valide du christianisme, le Vatican annonça que le pape allait demander pardon pour l’Inquisition. Mais le 12 mars 2000, pendant la messe où cette demande devait être formulée, Jean-Paul II se contenta de demander pardon pour les méfaits commis dans le passé par des membres de l’Église. En réalité, il savait fort bien que tout au long des 605 années d’Inquisition, ce n’étaient pas de simples membres de l’Église catholique qui à titre individuel avaient fait systématiquement massacrer les croyants bibliques et avaient confisqué leurs biens personnels. Au contraire, comme le souligne Lord Acton, lui-même catholique, « au premier chef, ce furent les papes qui causèrent toutes ces persécutions et ces souffrances, se préoccupant de prescrire eux-mêmes avec force détails les moyens les plus efficaces pour torturer ces croyants. » Jean-Paul II donnait l’impression d’être très pieux : mais si on étudie ses lois, ses décrets, ses verdicts et ses actes, on voit qu’il était un despote investi de pouvoirs dictatoriaux.

L’Écriture nous avertit solennellement au sujet de la façade derrière laquelle se dissimulent ces gens retors : ce sont « de faux apôtres, des ouvriers d’iniquité, se faisant passer pour des apôtres de Christ. Et ce n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2 Corinthiens 11 :13,14). Nous avons la preuve que Jean-Paul II n’était pas un homme exalté aux yeux du Seigneur, qu’il n’était pas de ceux qui connaissent Christ comme Seigneur et Sauveur. Au contraire, il faut le démasquer pour éviter à d’autres de tomber dans les séductions et les pièges qu’il a tendus au monde catholique, au monde évangélique, et à tous ceux qui voulaient bien l’écouter.
 

Maudit devant le Seigneur Dieu

Il est évident que Jean-Paul II n’était pas, et n’est pas bienheureux aux yeux de Dieu. Qu’était-il donc ? Selon sa propre estimation, il se considérait comme l’autorité suprême sur la terre. Le 8 octobre 2000, en tant que prétendu « Vicaire de Christ », il consacra le monde et le nouveau millenium à « Marie, la Toute Sainte » (10). Cet acte blasphématoire tourne en dérision le premier des Dix Commandements. Par là, et par d’autres actes officiels blasphématoires, Jean-Paul II montre son vrai visage. Manifestement, sans la moindre ambiguïté, il correspond à la définition de « l’homme de péché » dont parle la deuxième Épître aux Thessaloniciens : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière : car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme impie, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu » (2 Thessaloniciens 2:3, 4). Ce même Jean-Paul II, qui se donnait les titres de « Saint Père »  et de « Vicaire de Christ » correspond rigoureusement à la définition que donne l’apôtre Jean de l’Anti-Christ : « Qui est un menteur, si ce n’est celui qui nie que Jésus est le Christ ? C’est lui, l’anti-christ, qui nie le Père et le Fils » (1 Jean 2 :22). En prenant pour lui-même les titres de « Père Saint » et de « Vicaire de Christ », Jean-Paul II niait à la fois le Père et le Fils, se démasquant lui-même. Jusque dans son Catéchisme, il s’arrogeait la fonction qui appartient en propre à Christ, celle de chef suprême et universel de l’Église. Il a déclaré :

« En effet, le Pontife romain a sur l’Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel, qu’il peut toujours librement exercer » (Catéchisme, § 882).

Jean-Paul II s’avéra le pire des ennemis de Christ : sous prétexte de le servir, il eut l’audace de saper les prérogatives uniques du Seigneur en essayant ouvertement d’usurper sa place et son pouvoir. Le plus grave est que Jean-Paul II a déclaré haut et fort qu’il existe « un abondant échange de tous biens » dans la communion avec les défunts (Catéchisme, § 1475). Dans ce même paragraphe, il développe l’idée suivante : « Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres ». Cela revient à s’opposer catégoriquement à l’Évangile de Christ. Jean-Paul II n’a jamais, que nous sachions, renoncé à cette doctrine. Pourtant la Parole divine écrite, que Jean-Paul II possédait et sur laquelle il appuyait partiellement son autorité, proclame : « Si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:9). Cela nous conduit à une conclusion attristante et on ne peut plus grave : devant le tribunal de l’absolu de la Parole divine, Jean-Paul II s’est rendu anathème par ses propres paroles. Notre premier souci est donc de présenter l’Évangile véritable à ceux qui vivent dans la soumission aux doctrines que cet homme a propagées, car ces dernières sont de nature à damner les âmes.
 

La réponse du croyant biblique

C’est parce que le Seigneur nous commande de « combattre pour la foi transmise aux saints une fois pour toutes » que nous examinons avec soin ce que croyait et faisait Jean-Paul II. Nous devons prendre position pour la vraie foi biblique « en reprenant les uns, ceux qui contestent… avec une pitié mêlée de crainte » (Jude 3 et 22). Le Seigneur nous dit : « dans le monde vous aurez des tribulations, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). En lui, il nous est commandé de tenir ferme, « après avoir tout surmonté » (Éphésiens 6:13). Ainsi, nous sommes entièrement assurés que le Seigneur Dieu est avec nous. La certitude du triomphe final doit dynamiser notre effort et nous encourager dans la lutte. Nous sommes convaincus que le travail accompli en son Nom portera constamment du bon fruit, selon sa parole : « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5:4). Au beau milieu de toute la mise en scène spectaculaire entourant la béatification de Jean-Paul II, le Seigneur peut intervenir pour sauver des âmes, tout comme il l’a fait au milieu du faste entourant la visite de Benoît XVI au Royaume-Uni en septembre 2010.
 

Que la trompette de l’Évangile retentisse ! Que par l’autorité de l’Écriture, tous le sachent : c’est seulement par grâce que les pécheurs reçoivent le pardon, seulement par la foi, en Christ Jésus seul ! Et toute gloire revient à Dieu seul ! Le Seigneur lui-même nous commande de crier à pleine voix : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6:29). « Repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1:15). Là où se trouvent la foi véritable et l’amour pour le Seigneur, là se trouve aussi, jusque dans les afflictions, une joie ineffable et pleine de gloire. Dieu est l’unique Père saint, il est le Très Saint. Sa sainteté est la marque distinctive de tous ses attributs. Voilà pourquoi il est capital que nous soyons réconciliés avec le Dieu unique, le Dieu Très Saint, selon les conditions que lui-même prescrit. Tournez-vous donc vers Dieu par la foi seule, en Christ seul, pour recevoir le salut que lui seul accorde par la conviction que donne son Esprit ; que votre seul fondement soit la mort et la résurrection de Christ pour les siens. Croyez en lui seul, « à la louange de la gloire de sa grâce » (Éphésiens 1:6).
 

Notes :

     

  1. http://www.zenit.org/article-31523?l=english accédé le 24/01/11
  2. http://www.zenit.org/article-31460?l=english accédé le 4/02/11
  3. http://www.zenit.org/article-31450?l=english accédé le 18/01/11
  4. Catéchisme de l’Église Catholique, Éditions Centurion/Cerf/Fleurus/Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998. Toutes les autres citations du Catéchisme catholique sont extraites de ce même ouvrage, et sont signalées par leur numéro de paragraphe. Les caractères gras sont ajoutés par l’auteur du présent article. Les italiques figurent dans l’original.
  5. Selon 2 Thessaloniciens 2:4 : « au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ». Le mot rendu par « au-dessus de » peut aussi se traduire par « à la place de » ou par « autant que ».
  6. Toutes les citations du Code de Droit canonique proviennent de l’adresse suivante : http://www.vatican.va/archive/FRA0037/_INDEX.HTM
  7. http://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html#LES SACREMENTS DE L’INITIATION CHRÉTIENNE
  8. John A. O’Brien, The Faith of Millions : The Credentials of the Catholic Religion, revised edition, Huntington, IN: Our Sunday Visitor, 1974, p. 256.
  9. The Code of Canon Law: A Text and a Commentary, James A. Coriden, Thomas J. Green, Donald E. Heintschel. (Mahwah, NJ : Paulist Press, 1985) p. 2.
  10. « Le point culminant de la célébration du Jubilé Épiscopal fut la messe concélébrée par le pape et les évêques sur la place Saint-Pierre au matin du dimanche 8 octobre. Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis pour assister à la sainte liturgie, qui se termina par l’Acte de Consécration à Marie, la Toute Sainte. » (source : L’Osservatore Romano hebdomadaire en anglais, 11 octobre 2000.)
  11.  


Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, http://www.bereanbeacon.org/

La reproduction de cet article est autorisée, y compris sur l’Internet, à condition qu’elle soit intégrale, et qu’aucune modification ne soit effectuée. Voir également les autres articles en français de Richard Bennett, à l’adresse: http://www.bereanbeacon.org/index.php?link=french
 

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« Osez déchirer la photo de William Branham et Dieu vous frappe de mort à l’instant ! » http://www.blogdei.com/13625/osez-dechirer-la-photo-de-william-branham-et-dieu-vous-frappe-de-mort-a-l%e2%80%99instant/ http://www.blogdei.com/13625/osez-dechirer-la-photo-de-william-branham-et-dieu-vous-frappe-de-mort-a-l%e2%80%99instant/#comments Tue, 29 Mar 2011 19:14:08 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=13625

L’évangile de la terreur

« Comme l’oiseau s’échappe, comme l’hirondelle s’envole,
ainsi la malédiction sans cause n’a point d’effet »
(Proverbes 26 :2).

 » Osez déchirer la photo de William Branham et Dieu vous frappe de mort à l’instant ! »

Le silence était palpable et l’attention à son comble….

Le 2 février 1988, une sœur baptiste de Marseille nous écrivait pour nous prévenir que les branhamistes phocéens faisaient courir le mensonge que suite au péché contre le Saint-Esprit, Christian Piette était mort dément dans un asile psychiatrique. Le 4 juin 2003, Georges Vandersteen de Nivelles nous envoyait un mail provenant d’un branhamiste congolais :

Chers Messieurs, Salut !

Je viens de découvrir ce que vous distribuez sur le web et votre hargne contre William Marrion Branham dont vous vous acharnez de détruire l’œuvre immense de Dieu qu’il a accomplie, tandis qu’il repose dans la gloire. Christian Piette est donc en vie, l’auteur de Lumière sur le branhamisme. Je le croyais mort, selon une rumeur. Car il était venu à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, mon pays et où il s’était également livré à parler mal de frère Branham et de son ministère .

(E-Mail de Caleb Mutombo, adressé à G. Vandersteen de Vigi-sectes le 4-6-2003)

Jésus apporte la vie, les branhamistes véhiculent la mort et ces derniers n’hésitent pas un instant de faire circuler de fausses rumeurs et des mensonges grossiers afin de démontrer qu’on ne s’attaque pas impunément au prophète Branham. Le 17 août 1995, j’étais en effet dans la capitale du Congo afin de donner des conférences sur les sectes pseudo-bibliques. Je me souviens très bien de ma longue conférence sur le branhamisme donnée à l’Institut Supérieur des Sciences Appliquées. A la fin de ma causerie, le moment imparti aux questions est arrivé. Un des responsables branhamistes s’est levé et est descendu les travées jusqu’à l’estrade. Il s’est alors tourné vers la foule en déclarant qu’on allait voir qui était le faux du vrai prophète, Christian Piette ou William Branham ?

Il m’a tendu une photographie de Branham en me jetant le défi suivant : ‘Osez déchirer la photo de William Branham et Dieu vous frappe de mort à l’instant ! Le silence était palpable et l’attention à son comble.

J’ai pris la dite photo et l’ai déchirée en petits morceaux, puis posant le regard sur mon challenger, je lui ai demandé : ‘Et maintenant cher ami, que va-t-il se passer ? Quelques longues secondes se sont écoulées et la foule a commencé à manifester sa joie en frappant dans les mains et les femmes à la manière des indiens de se manifester par des cris. Les branhamistes sortaient en pleurant de rage parce que je n’étais pas mort.

J’ai appelé le dit responsable en lui précisant que son dieu n’avait pas répondu, mais que mon Sauveur Jésus m’avait protégé. Ce fut, il faut l’avouer une déconfiture totale pour les branhamistes dont certains sont venus me voir le lendemain en précisant qu’ils allaient retourner dans des assemblées trinitaires. C’est sans doute ce qui explique que ces milieux font courir le bruit de mon décès rétroactif. Je puis vous dire simplement ceci : Il faudra un jour ou l’autre que je rejoigne la patrie céleste, mais aujourd’hui, j’ai 55 ans, 12/7 de tension artérielle et 58 battements de cœur à la minute, je suis donc un mort qui se porte très bien ! Il est clair que l’évangile branhamiste est un pseudo-évangile, il est imprégné de terreur et de mort et il enchaîne ses victimes dans des superstitions anti-bibliques. Il pousse les branhamistes dans le mensonge et dans la mort spirituelle ! (Jean 8 :44). Voyons maintenant des exemples concrets émanant des sources de ce mouvement :

« Malheur à vous si vous rejetez la Vérité. La Vérité selon la Parole de Dieu est transmise seulement par le prophète … lisez ce que le prophète William Branham a dit et jugez-en vous-même ».

(Traité distribué par le Tabernacle chrétien de l’Evangile des derniers temps, 2521, Ste Catherine Est, Montréal, P.Q, page 2).

Il est aisé de vérifier à simple lecture que la Parole de Dieu chez ces personnes n’est pas tant la Bible mais les explications confuses revenant dans les nombreuses brochures de William Branham. Malheur à vous si vous rejetez la vérité transmise par Branham !

« Alors qu’allez-vous faire ? De quel côté serez-vous ? Ils sont condamnés et n’attendent que le jour où la colère de Dieu se déversera sur eux et les anéantira … et cette bande de prédicateurs de Chicago, dont 300 et plus voulaient se faire baptiser au nom de Jésus-Christ ! Où sont-ils ? le prix était trop élevé … la bible dit qu’ils ont choisi eux-mêmes entre la grâce et le jugement … »
(William Branham, Biographie de William Branham, page 489).

Le simple fait de ne pas accepter le baptême modaliste précipite ces 300 pasteurs dans la perdition éternelle !

« Vous devez choisir … ainsi si vous êtes réellement sauvés, vous assisterez avec joie aux réunions où le Saint-Esprit se confirme et montre que la Parole de Dieu est juste ».
(W.M. Branham, Révélation des 7 sceaux, n°6, 1963, pages 37-38).

Il est facile de comprendre qu’on ne peut pas être sauvé si on néglige d’assister aux réunions de Branham ou de ses adeptes. Ewald Frank, branhamiste allemand bien connu va dans la même direction :

« De même que Christ est hors du camp dans cet âge de Laodicée, de même, tous les élus qui ont entendu sa voix sortent de chaque camp religieux ».
(Christ et son Église dans la prophétie, page 42).

« Et ceux qui écouteront (le prophète Branham) seront bénis et feront partie de cette épouse du dernier jour … ils diront :’ (l’Esprit, le prophète et l’épouse) sortez du milieu d’elle et séparez-vous en »
(W.M. Branham, Exposé des 7 âges de l’Église, page 434).

Vous ne pouvez être bénis que si vous quittez vos dénominations religieuses afin de rejoindre l’épouse, c’est à dire le cercle restreint des disciples de Branham !

Aimer faire du sport, porter des shorts pour les hommes, avoir des cheveux courts pour les dames sont des signes de possession diabolique ! Voyez les exemples suivants :

« Tout va bien pour toi chère sœur, ne te fais pas de soucis pour tes cheveux courts, ne prête pas attention à ce bêta. Tu es libre d’avoir l’air qu’il te plaît, ce n’est pas cela qui compte, mais c’est ce qui sort du cœur de l’homme qui le souille. Lorsque tu parles ainsi, réalises-tu qu’un esprit méchant, sensuel et impur est en toi ? Bien-sûr, tu peux chanter dans un chœur ayant les cheveux courts, mais tu as un esprit méchant … »
(W.M. Branham, La Parole Parlée, les oints du temps de la fin, 1965, page 5).

« Je pense que c’était quelqu’un qui aimait vraiment le base-ball ! C’était un mordu, un possédé du base-ball, exactement comme on est possédé de la cigarette ou possédé du whisky »
(W.M. Branham, Révélation de Jésus-Christ, n°12, les 24 anciens, 1961, page 15).

Dans cette perspective, Branham n’était-il pas mordu par la chasse aux écureuils, sangliers, biches, cerfs et compagnie ? Ne profitait-il pas de ses passages en Afrique pour aller massacrer des buffles et autres animaux ? N’était-il pas mordu par la pêche ? Les critères qu’il applique aux autres sont aussi valables pour lui !

« … ayant une forme de piété, mais reniant ce qui en fait la force … le dimanche, ils vont à l’église aussi pieusement que vous puissiez l’imaginer, mais mettent des shorts le dimanche après-midi, tondant leurs pelouses … ».
(W.M. Branham, Révélation de Jésus-Christ, n°4, Âge de Smyrne, 1960, page 16).

Un joug de crainte et de servitude est placé sur les épaules de ceux qui se mettent à l’écoute du message de Branham, et puis ce dernier benoîtement écrit ce qui suit :

« Avez-vous remarqué comment ceux qui conduisent hors de la vérité les gens qui les écoutent, les lient à eux par la peur ? Ils leur disent que s’ils n’obéissent pas ou que s’ils les abandonnent, ils seront détruits. Ce sont de faux prophètes car un vrai prophète conduira toujours les hommes à la Parole et les liera à Jésus-Christ et ce prophète ne leur dira pas de le craindre lui, ou ce qu’il dit mais de craindre ce que dit la Parole ».
(W.M. Branham, Exposé des 7 âges de l’Église, page 393).

Merci pour ce précieux avertissement. Nous pouvons l’utiliser dans notre découverte de la vérité. Les fidèles de Branham l’ont tellement adulé, qu’ils s’attendaient à le voir ressusciter après son décès :

« La résurrection subite de frère Branham, à laquelle on s’attendait, ne s’était pas réalisée ».
(E. Frank, lettre circulaire n°33, janvier 1987, page 8).

Dans une thèse écrite en 1985, Douglas Weaver du « Southern Baptist Theological Seminary », de Louisville dans le Kentucky, écrivait que le corps de Branham ne fut enterré que le 11 avril 1966 alors que le décès est intervenu en décembre 1965, les disciples spéculant sur la probable résurrection du prophète. Concrètement, leur espérance est restée au tombeau !

Confrontés à cette peu glorieuse situation, les auteurs du livre « Un prophète méconnu, William Branham » proposent l’explication suivante :

« Le service funèbre eut lieu le 29 décembre. Mais l’inhumation n’eut pas lieu immédiatement : Billy Paul attendait les indications de Meda quant au choix du lieu :Jeffersonville ou Tucson. Le cercueil fut donc scellé et placé en attente. Mais certains firent courir le bruit mensonger que les disciples de William Branham, dans l’attente de la résurrection, dépensaient des milliers de $ pour le maintenir dans une salle de congélation. L’inhumation eut lieu le 11 avril 1966 à Jeffersonville ».
(page 400).

Ce texte est trompeur ! Ce ne sont pas d’éventuels ennemis du branhamisme qui ont fait courir ce bruit mensonger mais les branhamistes eux-mêmes dans le chef d’Ewald Frank. Je ne parle pas ici des milliers de $ dépensés ou non mais de la croyance en la résurrection de Branham. Quant à l’indécision de Meda Branham concernant le lieu d’inhumation, allons chers amis, vous n’allez pas tenter de nous faire croire que cela a pris tout un trimestre ?

J’ai eu des combats particuliers avec les puissances occultes lors de mes travaux concernant Branham. Un des plus étonnants s’est passé dans ma cuisine où je tapais un article le concernant. ( c’était en 1984). Mon épouse se trouvait dans la même pièce étant en train de repasser. C’était sur le coup de 11 heures le matin. Dans mes lectures de la littérature de la secte, un passage particulier attira ce jour mon attention :

« Ce petit homme du Kentucky vint et se tint devant le micro avec sa bible serrée contre lui et prêcha. Quel merveilleux message ! Il avait un langage des montagnes … je vis Jésus ce soir-là dans la forme humaine appelée William Branham … je voyais Dieu à l’œuvre dans un montagnard du Kentucky ».
(Tommy Osborn, Biographie de William Branham, pages 558-559).

Alors que je rédigeais mon tapuscrit, une main invisible me serra la gorge. La pression s’accentuait mais en m’éloignant de la machine à écrire, le phénomène s’atténuait. Confronté à pareille situation, je pris ma bible et comme j’étais arrivé dans ma lecture au chapitre deux du livre de Jérémie, je pris tout naturellement le chapitre trois. C’est au verset 23 que Dieu me donna une totale délivrance :

« Oui, le bruit qui vient des collines et des montagnes n’est que mensonge »

Nanti de ce texte, je repris possession de mon outil de travail et plus jamais rien ne se passa. Notre Seigneur Jésus avait chassé l’ennemi !

William Branham, Joseph Smith le mormon, même combat?

Selon les branhamistes, William Branham aurait eu un don de discernement remarquable! Nous affirmons que son don particulier ne provenait pas de Dieu. En fait, les expériences de Smith le mormon et de Branham sont similaires et leur point de départ est frappant !

« Les presbytériens étaient les plus décidés à l’encontre des baptistes et des méthodistes … au milieu de cette dispute de mots et de tumulte des opinions, je me demandais souvent ce qu’il fallait faire ? Qui de ces partis avait raison ou avaient-ils tous tort ? »
(J. Smith, History of the Church, vol.1, page 4).

Branham va dans le même sens :

« D’entre les méthodistes, les baptistes, les presbytériens, qui est dans le vrai ? »
(W.M. Branham, La Parole Parlée, Dieu dévoilé, 1964, page 18).

Que pense Branham de Joseph Smith ? Voici certainement une question captivante dont la réponse nous permettra également de situer le discernement de William Branham !

« Il se pourrait que quelques frères et sœurs mormons soient présents ou bien reçoivent ces bandes … si vous faisiez la connaissance des mormons, vous verriez que ce sont des gens très bien et leur prophète (que les méthodistes tuèrent en Illinois pendant un voyage), c’était un homme très bien ».
(W.M. Branham, La Révélation des 7 sceaux, n°8, 1963, page 6).

Joseph Smith, un homme très bien ! Un polygame (27 femmes), un adultère, un occulte, un homme qui enseignait que Jésus possédait plusieurs épouses ?

William Branham et le monde protestant

Par contre, Branham n’aime pas les protestants. Les textes suivants vont le prouver amplement !

« La bible dit que l’église catholique est une prostituée et appelle l’église protestante ‘prostituée’ « .

(W.M. Branham, j’accuse cette génération, 1963, page 10).

Nos églises sont des prostituées !

« Ne pensez pas que c’est aux presbytériens que je m’en prends, c’est à vous, pentecôtistes ! Parfaitement … je les accuse d’être des prostitués de l’Evangile ».
(ibid., page 40).

Les frères pentecôtistes traités eux aussi de prostitués !

« Oh ! mais vous, bandes de busards luthériens … oh ! mais vous, bandes de busards baptistes … oh ! mais vous, busards pentecôtistes ! »
(WM.Branham, La Parole Parlée, les oints du temps de la fin, 1965, page 44).

Les luthériens, les baptistes et les pentecôtistes comparés à des oiseaux de proie !

« Ecoutez bien ceci : les anges déchus- qui sont ces anges ? Ce sont les luthériens, les méthodistes, les catholiques, les pentecôtistes … »
(W.M. Branham, La Parole Parlée, Christ est la révélation du mystère de Dieu, 1963, page 8).

Ces quatre dénominations sont selon Branham des démons !

« … Dieu soit béni, nous sommes de la grande dénomination méthodiste, baptiste, presbytérienne, pentecôtiste … voilà où vous en êtes ! Vous êtes indomptés, inconvertis, dépourvus de sentiments naturels, traîtres, calomniateurs, intempérants, ennemis des gens de bien, ayant l’apparence de la piété ».
(W.M. Branham, La Révélation de Jésus-Christ, le trône, 1961, page 35).

Après cela, les branhamistes comprendront aisément que nous ne pouvons voir en eux des frères dans la foi.

« Des cérémonies ! où cela ? chez les baptistes ? chez les presbytériens ? Et même chez les pentecôtistes ? … ils sortent, trichent, volent, mentent et tout le reste. Ils seraient d’humeur à s’attaquer à une scie circulaire et disent du mal de tous et de tout ».
(W.M. Branham, La révélation de Jésus-Christ, n°5, Age de Pergame, 1960, page 30).

On peut se poser la question ? Qui est d’humeur à s’attaquer à une scie circulaire ?

Il est clair comme de l’eau de roche que Branham n’est pas un prophète de Dieu ! N’ayez aucune crainte, Branham n’est pas un messager de Dieu et ses paroles ou écrits ne sont pas le message. André Morin, autre branhamiste pouvait dire avec raison :

« Frère Branham a souvent dit de lui-même :’Ce n’est pas moi qui suis le messager, mais le Saint-Esprit, ce ne sont pas mes paroles qui sont le message, mais la Parole de la bible ».
(Lettre circulaire, n°34, janvier 1988, page 12).

Franchement, merci pour ces bonnes paroles, sachons en tirer les saines conclusions !

D’autres éléments qui prouvent que Branham n’est pas un vrai prophète !

William Branham se vante que Dieu lui a fait voir la politique mondiale contemporaine :

« La 3ème vision m’a fait voir la politique mondiale, car elle m’a montré qu’il y avait trois grands ‘ismes’ : le fascisme, le nazisme, le communisme, mais que les deux premiers seraient absorbés par le troisième, et que ce dernier ‘isme’ dominerait le monde et détruirait le Vatican. Le communisme détruira Rome ».
(W.M. Branham, cité dans : Un prophète méconnu, 1988, page 40).

« Il a établi le communisme qui, un jour, fera disparaître Rome de la carte d’un seul coup ».
(W.M. Branham, La Révélation de Jésus-Christ, âge de Thyatire, 1960, page 26).

Puis dans une autre brochure, nous découvrons tout le contraire !

« La Russie, le communisme ne conquerra rien du tout ! La Parole de Dieu ne peut se renier. C’est Rome qui conquerra le monde ».
(W.M. Branham, La Parole Parlée, la plus grande bataille jamais livrée, 1962, page 61).

Dieu n’est pas un Dieu de confusion pas plus ses authentiques prophètes ! (1 Corinthiens 14 :33).

Selon Branham, vous pouvez être baptisé du Saint-Esprit et malgré cela être perdu !

« Souvenez-vous de cela : vous pouvez être baptisé de l’Esprit et malgré cela être perdu ».
(W.M. Branham, La Parole Parlée, Evènements modernes rendus clairs par la prophétie, 1965, page 7).

Ensuite, selon Branham, vous pouvez entrer dans la vie éternelle sans passer par la nouvelle naissance :

« Nous montrerons par la Parole que les multitudes de gens qui n’ont pas passé par la nouvelle naissance entreront dans la vie éternelle. Aussi étrange que cela paraisse, c’est la vérité pure ».
(W.M. Branham, Exposé des 7 âges de l’Église, page 313).

Non ce n’est pas la pure vérité, c’est une odieuse fausse doctrine !

Autre souvenir

Lors de mon passage au Québec en 1995, j’ai été invité à donner une conférence à l’église baptiste de Granby dans les cantons de l’Est. J’étais accompagné par le pasteur Michel Martin. Le représentant branhamiste était présent. Il ne s’est pas manifesté au moment des questions et réponses. Un peu plus tard, alors que je buvais une tasse de café au sous-sol, on m’a rappelé car le responsable branhamiste discutait avec un groupe d’une bonne dizaine de personnes. Je suis donc arrivé sur place. Me voyant, cet homme déclara que c’était pour m’enrichir que j’écrivais des ouvrages sur Branham, ensuite sans gêne aucune il ajouta que le Seigneur venait de lui révéler que je trompais mon épouse. Immédiatement, un jeune couple qui était avec lui décida de quitter la secte. C’est aux fruits que l’on peut reconnaître l’arbre !

Christian Piette

www.vigi-sectes.org

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[Livre] Les Témoins de Jéhovah à la lumière de la Bible et de l’Histoire http://www.blogdei.com/13628/livre-les-temoins-de-jehovah-a-la-lumiere-de-la-bible-et-de-lhistoire/ http://www.blogdei.com/13628/livre-les-temoins-de-jehovah-a-la-lumiere-de-la-bible-et-de-lhistoire/#comments Tue, 29 Mar 2011 18:56:14 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13628

QuelsLivresChretiens.org

Pour comprendre l’organisation de la Tour de Garde et ses fausses doctrines, ce livre du Pasteur Sarkis Pachaian apporte un témoignage très efficace à ceux qui en sont victimes.

Fruit impressionnant de nombreuses années de recherche et d’investigation, il figure parmi les ouvrages les plus documentés et les plus sérieux sur ce sujet. Sa lecture vous équipera pour apporter la Bonne Nouvelle de l’Evangile: le salut en Jésus-Christ, seul médiateur entre Dieu et les hommes.

Malgré leur zèle proclamé, les Témoins de Jéhovah n’ont pas l’assurance du Salut de l’âme. Ce livre est aussi pour eux un message qui tient en deux mots: « Réveillez-vous! ». A se procurer absolument.

>>> Se procurer le livre

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Le peuple Juif n’est pas responsable de la mort de Jésus, affirme le Pape http://www.blogdei.com/13282/le-peuple-juif-nest-pas-responsable-de-la-mort-de-jesus-affirme-le-pape/ http://www.blogdei.com/13282/le-peuple-juif-nest-pas-responsable-de-la-mort-de-jesus-affirme-le-pape/#comments Sat, 12 Mar 2011 17:46:37 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13282

20 minutes/CPDH

Avec le deuxième tome de son Jésus de Nazareth, qui sort ce jeudi en sept langues, Benoît XVI exonère le «peuple» juif de la responsabilité dans la mort de Jésus… L’Eglise catholique a, pour la deuxième fois de son histoire, rejeté la thèse d’une responsabilité collective du peuple juif dans la mort du Christ. Dans un livre publié ce jeudi et intitulé Jésus de Nazareth (tome 2), le Pape Benoît XVI repousse ce concept, une position déjà adoptée par l’Eglise catholique dans les années 1960.

Ce livre signé Joseph Ratzinger, deuxième tome d’une trilogie débutée en 2007, retrace l’épisode de la Passion, c’est-à-dire le retour de Jésus à Jérusalem jusqu’à la Résurrection. Présenté mercredi au siège de la Conférence des évêques de France à Paris, il mêle réflexions historiques et théologiques, insistant sur certains points de la doctrine catholique. Mais c’est un passage qui a focalisé les commentaires.

Rejet du racisme

A la question: «Qui étaient précisément les accusateurs» du Christ? Benoît XVI écrit que l’évangéliste Jean note «les Juifs». Le Pape estime que cette réponse «n’indique en aucune manière le peuple d’Israël comme tel», mais «a une signification précise et rigoureusement limitée» à «l’aristocratie du Temple (…) et qu’elle a encore moins un caractère raciste».

Cette position est la réaffirmation d’une déclaration adoptée à l’issue du concile de Vatican II, en 1965, position immédiatement saluée par Israël et les mouvements juifs. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a adressé, la semaine dernière, une lettre à Benoît XVI dans laquelle il le félicite «d’avoir rejeté avec force (…) cette fausse accusation qui a servi de fondement à la haine du peuple juif pendant de nombreux siècles».

Cette déclaration ouvre un nouveau chapitre dans les relations avec la communauté juive. Celles-ci avaient été dégradées avec la réintégration dans l’Eglise catholique de l’évêque négationniste britannique Richard Williamson, un acte qui …

>>> lire la suite

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Débarrasser le prophétique du pathétique, par John Paul Jackson http://www.blogdei.com/13165/debarrasser-le-prophetique-du-pitoyable-par-john-paul-jackson/ http://www.blogdei.com/13165/debarrasser-le-prophetique-du-pitoyable-par-john-paul-jackson/#comments Fri, 11 Mar 2011 15:31:45 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13165

Charisma/Spirit Led Life

Article original

L‘utilisation abusive de la prophétie a causé un grand embarras dans l’Eglise. Il est temps de nettoyer nos pratiques et d’appliquer des normes bibliques.

Voici trente ans, le ministère prophétique a considérablement modifié le cours de ma vie. Dieu a envoyé une prophétesse chevronnée d’Israël jusqu’à Dallas pour s’entretenir trois minutes au téléphone avec moi lors d’une émission de radio. Cette rencontre a complètement changé ma carrière et m’a propulsé dans le ministère. C’est un exemple de la puissance du vrai ministère prophétique dont nous avons désespérément besoin dans les moments difficiles.

Mais quand je regarde la grande diversité du ministère prophétique d’aujourd’hui, je m’inquiète. Je crains qu’un bon nombre parmi nous ont dévié et qu’un simple changement d’attitude ne suffira pas à nous ramener dans le droit chemin. Il faudra une réforme prophétique radicale et globale, qui commencera par les prophètes et pas par l’Eglise. Alors seulement l’Eglise changera la façon dont elle perçoit le ministère prophétique.

Pendant trop longtemps, nous avons cru à ce qui va suivre, et ces croyances sont erronées. Bien qu’elles soient courantes dans l’église contemporaine, elles travaillent toute contre l’esprit prophétique.

Nous ne sommes pas gênés de « prophétiser » tout et n’importe quoi au nom du Seigneur. De nombreuses paroles « prophétiques » inondent le web et circulent par e-mail ou dans des vidéos sur l’Internet. Si elles étaient toutes matures et émanant véritablement du Seigneur, je n’aurais rien à dire mais la plupart n’en sont pas. Et nul ne s’inquiète d’un tel égarement. Les paroles qui ne s’accomplissent pas sont tout simplement oubliées au lieu d’être confrontées.

Il semblerait que nous vivions dans le déni, pensant que Dieu ne se préoccupe pas de ce que nous utilisions Son nom pour parler quand Il n’a pas réellement parlé. Ne comprenons-nous pas que nous prenons Son nom en vain?

La grâce est devenu un « permis de pécher ». Un grand nombre parmi nous ont pris l’habitude de « gérer » le péché au lieu de vivre une vie sainte. La « grâce » est devenue notre carte maîtresse mais toute personne qui perçoit la grâce sous une lumière différente est immédiatement cataloguée comme légaliste ou propre-juste. A quel point une telle conception de la grâce n’est-elle pas justement une caution du péché?

Une personne est définie par ses dons. Nous avons tous entendu parler de prophètes qui sont considérés comme « indispensables » à un réveil particulier. Mais lorsque nous faisons d’un homme ou d’une femme le fondement de l’action de Dieu, nous courons le risque certain de transformer un don en idole. Cette croyance a produit une génération entière de jeunes hommes et de jeunes femmes qui, fondant leur identité sur leurs dons, estiment que c’est Dieu lui-même qui est remis en question lorsqu’on leur demande des comptes sur leurs actes ou leurs paroles.

A quel moment le don de ministère prophétique est-il devenu plus important que la Parole de Dieu elle-même? Le don prévaut désormais sur les personnes. L’accent placé sur les dons favorise l’idée que le don est plus important que la personne. D’ailleurs, un magazine dédié à la question prophétique écrivait qu’il n’est pas biblique de croire que le caractère d’une personne est plus important que son don. Clairement, une telle déclaration est fausse.

Une personnalité a plusieurs facettes, dont la plus importante est l’amour. L’apôtre Paul a écrit que sans l’amour, nous ne sommes rien, et peu importe la précision de notre don prophétique (voir 1 Cor. 13:2). Cette seule déclaration suffit à affirmer bibliquement que la personne est plus importante que le don.

En outre, Matthieu 7: 22-23 nous dit que beaucoup prophétiseront et feront des signes et des prodiges – tout en vivant dans la rébellion. Ils produiront même de véritables signes, des guérisons et des délivrances authentiques à d’autres personnes, mais en fin de compte Dieu les déclarera sans loi et refusera toute relation (tout contact) avec eux.

C’est malheureux à dire, mais il semble que nous vivions dans une époque comme celle de Samson, où les dons sont accueillis à bras ouverts et où le caractère des personnes est négligé. Nous avons mis l’emphase sur la connaissance de Dieu et Ses façons d’agir, et en faisant cela, nous sommes devenus des candidats rêvés pour la venue de l’Antéchrist. Que ferons-nous quand il fera de vrais et de puissants miracles? Sombrerons-nous dans la grande apostasie?

Comment séparerons-nous ce qui est juste et ce qui est impur si la sanctification du caractère n’est pas notre fil à plomb? N’oublions pas que l’arbre de la Connaissance, dans le jardin d’Eden, ne semblait pas mauvais. C’était une forme de bien qui ne venait pas de Dieu. Un mode de vie saint nous aide à discerner entre ce qui est bien et ce qui est de Dieu, afin que nous ne reproduisions pas l’erreur d’Adam et d’Eve.

Ne prenons pas le risque de promouvoir des ministères impies. Ne vous y trompez pas : notre nation considère que toute personne qui passe sur une télévision chrétienne est un exemple du Christianisme – et il est vrai qu’il doit en être ainsi ! Mais certains ministères qui passent à la télévision n’ont pas une conduite exemplaire. En faisant la promotion de ceux qui commettent l’adultère, divorcent de leur conjoint ou se livrent à l’immoralité sexuelle, nous encourageons chrétiens et non-chrétiens à penser que nous les approuvons.

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De la différence entre lecture prophétique et récupération, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/13069/de-la-difference-entre-lecture-prophetique-et-recuperation-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/13069/de-la-difference-entre-lecture-prophetique-et-recuperation-par-jerome-prekel/#comments Sun, 27 Feb 2011 21:31:18 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=13069

le sarment

Actualité

Christchurch, deuxième ville de nouvelle Zélande, a été frappée mardi 22 février 2011 par un tremblement de terre qui a causé plusieurs dizaines de morts et fait d’importants dégâts. Le séisme, de magnitude 6,3, s’est produit à cinq kilomètres de la ville et à une profondeur de seulement quatre kilomètres, selon l’Institut de géophysique américain (USGS). Christchurch, 350.000 habitants, avait déjà été secouée le 4 septembre 2010 par un séisme de magnitude supérieure (7), qui n’avait pas fait de mort mais causé des dégâts considérables.

Plusieurs secteurs de la ville sont aujourd’hui en ruines. Au moins un tiers des bâtiments doivent être rasés et reconstruits, selon des ingénieurs. Le bilan provisoire s’élève à 145 morts et 220 disparus.

La Nouvelle Zélande enregistre chaque année près de 15 000 secousses, car elle est située sur la ceinture de feu, à la frontière des plaques australienne et pacifique. Ce séisme est néanmoins le plus dévastateur depuis 80 ans.

Certains chrétiens voient dans cet évènement dramatique un signe prophétique orienté, car le nom de cette ville est lourd de sens. Un pasteur chrétien messianique exerçant en Israël dit la chose suivante :

« Christchurch… l’Eglise de Christ ?

Une interrogation est celle-ci, constatant le cataclysme de Christchurch : y a-t-il une relation à faire, un sens à donner au fait que cette ville au bout du monde des nations s’appelle Christchurch = Eglise de Christ ? Quelle réponse par exemple donne l’Eglise à ce qui se passe actuellement, a-t-elle une explication ?… La destruction de la ville au nom symbolique en Nouvelle-Zélande – Christchurch – pourrait-elle suggérer que D.ieu en a après « cette Eglise » – une Eglise qui, au lieu de bénir Israël, fait tous ses efforts pour boycotter les produits israéliens, condamner l’Etat hébreu, affréter des  bateaux pour Gaza, et accepter le diktat de l’Islam ?  C’est juste une pensée qui doit nous faire réfléchir… mais en attendant, nous prions pour les victimes des ces « tremblements de terre » ainsi que pour leurs familles. Que D.ieu nous parle et bénisse Sa création[1] . Si vous désirez soutenir directement le Ministère du pasteur G. F. en Israël CLIQUEZ  ICI».

Le lien établi entre une ville frappée par un désastre naturel et une punition divine est régulièrement effectué par ceux qui pensent pouvoir récupérer les évènements au profit de la cause qu’ils défendent, ou de la perception personnelle qu’ils ont de la vérité.

Ce genre de mise en relation provoque toujours un certain malaise et comme il serait trop audacieux de s’inscrire dans l’affirmation du jugement divin, on avance à l’abri derrière des points d’interrogation, posant de fausses questions qui véhiculent en réalité nos messages plus ou moins subliminaux.

D’autres croyants considèrent ces évènements dramatiques au travers de leur propre prisme, ce qui donne à peu près ceci :

“Christchurch, comme par hasard qui ne doit pas en être un, si on traduit en français : église du Christ, est-ce un nouvel avertissement si L’Eglise catholique continue de nier et de rejeter les Apparitions et le Message de Jésus Christ à Dozulé, en France, c’est ce qui risque de se produire, certaines étoiles qui brillent dans le ciel de l’Eglise terrestre risquent de sombrer, et de tomber de leur piédestal , de s’écrouler , « ils » refusent de comprendre, « ils » ne font pas la relation entre les évènements terrestres et le rejet du Christ à Dozulé, c’est grave, c’est plus que grave ce qui se passe . « Ils » qui sont-ils : le Pape, les évêques, les prêtres qui continuent de rejeter Jésus Christ à Dozulé”[2].

Il existe d’autres exemples de la même veine. Comme chacun pourra le constater ici, le principe de “récupération” obscurci le jugement et réduit sévèrement notre champ de vision.

Commentaire : de la distorsion à l’analyse

“Et voici, l’Eternel passa. Et devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l’Eternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu: l’Eternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. Quand Elie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles: Que fais-tu ici, Elie?” (1 Rois 19/11)

La voix de Dieu n’est pas dans le tremblement de terre, mais dans un murmure imperceptible, qui nécessite que nous tendions l’oreille, une écoute plus fine et plus intense qu’une simple “lecture” du bruit et de la surface des choses, qui est la cause de toutes nos conclusions hâtives.

On trouve dans la Bible un exemple de cette interrogation sur les causes spirituelles des malheurs du monde. Jésus dut un jour s’exprimer à propos d’une telle question : « En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices. Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » (Luc 13/1 à 5).

L’exercice “spirituel” qui consiste à rebondir sur les catastrophes naturelles en les interprétant à la manière prophétique est extrêmement périlleux.

Car il se produit des évènements, dramatiques ou heureux, qui se présentent à nous comme des signes évidents. Je me souviens que dans les premiers jours de janvier 2004, une vague de froid brutale avait touché la France, contrastant brutalement avec des températures inhabituellement clémentes pour la saison. Plusieurs personnes, qu’on appelle «sans abri» sont mortes de froid, parmi lesquelles un homme de 51 ans, qui a succombé, en plein cœur de la capitale, rue de l’évangile, dans le 18è arrondissement. On peut effectivement penser qu’un tel drame est porteur d’une sorte de message, le niveau de coïncidence étant très élevé.

Nous préférerions que cette rue soit médiatisée à l’occasion d’une naissance, par exemple, ou d’un miracle : le signe serait plaisant à tous, rassurant, et nous nous sentirions peut-être comme approuvés par un clin d’œil du ciel. Mais voilà, c’est un homme mort, et un homme mort de froid qui s’est pour ainsi dire adressé à l’ensemble de la nation, au  moment du journal télévisé, à l’heure du repas du soir, depuis la rue de l’évangile…

N’est-ce pas aussi un peu notre «adresse» à tous, nous chrétiens rachetés et régénérés qui nous réclamons de la Bonne Nouvelle : rue de l’Evangile ? Cette histoire de vie (et de mort) est très probablement porteuse d’une pensée forte, qui s’adresse à chacun de ceux qui l’entendront.

De même, en entendant l’annonce d’un tremblement de terre meurtrier à Christchurch, beaucoup peuvent percevoir dans leur cœur une sorte d’écho spirituel, parce que là encore, le niveau de coïncidence est troublant.

La Bible n’annonce-t-elle pas que “le jugement commence par la maison de Dieu”[3] ? Il est donc assez simple de faire le rapprochement avec certaines visions exprimées par la Bible (dans certaines des annonces qui concernent la venue de Jésus, il est dit qu’il nettoiera préalablement son aire[4]), et par lesquelles le corps des croyants est directement concerné. Et nous avons le choix entre une posture, et une attitude.

Nous devons continuer de nous élever contre les récupérations simplistes qui ne peuvent que brouiller la lecture d’un éventuel message divin, en réduisant dangereusement sa portée. Jésus renvoie ses auditeurs à une réflexion personnelle et à un besoin de repentance : c’est-à-dire une attitude et non une posture. Et surtout à ne pas se laisser aller à des interprétations/instrumentalisations qui trahiraient notre esprit de parti[5].

NOTES :

[1] http://messianisite.over-blog.com/article-67980982.html, repris sur certains blogs (http://elihu-mission.euro-talk.net/t292-la-revolte-d-ismael)

[2] http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t2861-un-tremblement-de-terre-de-63-devaste-christchurch-en-nouvelle-zelande

[3] 1 Pierre 4/17 : “Car il est temps que le jugement commence par la maison de Dieu; or [s'il commence] premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent point à l’Evangile de Dieu?”

[4] Matthieu 3/12 : “Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point”.

[5] Philippiens 1/17 : “ceux-là annoncent le Christ par esprit de parti, non pas purement, croyant susciter de la tribulation pour mes liens”, 2/3 : “Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes”.

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Judaïsation du christianisme: Le retour du shoffar, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/12960/judaisation-du-christianisme-le-retour-du-shoffar-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/12960/judaisation-du-christianisme-le-retour-du-shoffar-par-jerome-prekel/#comments Fri, 25 Feb 2011 11:33:37 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=12960

le sarment


Le « chauffe-art », vu par Did’.

Connaissez-vous le shoffar ? C’est une sorte de trompette fabriquée à partir d’une corne de bélier, jadis utilisée dans le judaïsme et dont il est fait allusion à plusieurs reprises dans la Bible. Lorsqu’on voulait rassembler le peuple, communiquer une nouvelle, lancer un appel, on soufflait dans le shoffar (souvent rendu dans nos traductions par les mots trompette, cor).

Depuis quelques années, on a vu apparaître dans l’église quelques shoffars, le plus souvent ramenés d’Israël à la faveur d’un voyage. Il peut arriver qu’on les entende parfois dans des réunions de prière, d’intercession ou de louange, particulièrement aux moments dits « prophétiques » — mais uniquement dans des églises « branchées », bien sûr, parce que si la moyenne d’âge est trop élevée, on prend quelques risques cardiaques. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le phénomène, le son est un peu comparable à une corne de brume. Avec un shoffar breton, on peut s’y méprendre.

Quelle est la raison de cette apparition nouvelle dans l’Église ? L’usage du shoffar est présenté par quelques passionnés (le plus souvent proches du mouvement juif messianique) comme un exercice inspiré, un retour à une pratique éminemment biblique, une conformation volontaire à un modèle jugé plus authentique, une sorte d’instrument prophétique originel annonciateur et déclencheur de certains phénomènes et mouvements spirituels.

On souffle donc dans le shoffar, lors de certaines circonstances pour «mettre l’ennemi en déroute» (prétextant Amos 2/2), pour «appeler à la repentance» (sur la base d’Esaïe 58/1), pour «annoncer la présence de Dieu» (s’appuyant sur 1 Chron. 15/28), etc…

A priori, on ne voit pas pourquoi le meilleur accueil ne serait pas réservé à un shoffar dans l’église : où est le problème ? Après tout, il est toujours intéressant de pouvoir se rendre compte de plus près de certains détails culturels et historiques. Mais à partir du moment où des chrétiens souhaitent procéder à une incorporation dans l’Église — ici, un emprunt judaïque — justifiant cette importation par des arguments « spirituels », alors c’est le moment de poser certaines questions importantes. Par exemple : quelle est la place du shoffar dans le Nouveau Testament ?

L’épître aux Hébreux nous explique que la plupart des choses cultuelles du judaïsme étaient « l’ombre des choses à venir » (8/5), y compris le Tabernacle lui-même ; il est sans doute préférable de laisser dans l’ombre les choses que l’Esprit de Dieu a placées là, et de nous concentrer sur les réalités spirituelles qui ont été manifestées et dévoilées à Golgotha et qui ont inondé de leur lumière les enseignements des épîtres.

En plaidant contre le retour d’emprunts judaïques qui tentaient les Galates, l’apôtre Paul savait que ces sortes de propositions « spirituelles » sont des tentations. Elles préparent la seconde phase appelée « introduction », qui elle-même précède l’assimilation. C’est pourquoi il plaide pour une résistance aux velléités judaïsantes.

CE QUE DIT L’ESPRIT DU SHOFFAR

Personnellement, je ne sais pas si les démons s’enfuient au son du shoffar, comme le prétendent certaines des personnes qui en usent dans ce sens, mais je ne vois rien dans ma Bible pour le confirmer, aussi ai-je décidé de penser que cette théorie était spirituellement non fondée.  C’est une forme de principe de précaution, qui a fait ses preuves et gardé des générations de croyants au cours des siècles, à commencer par les fameux disciples de Bérée (qui semblent être une espèce en voie de disparition). Je crois en effet que Dieu nous demande de nous déterminer par rapport à Sa Parole et à l’œuvre accomplie en Christ et par Christ, et non à des témoignages, quand bien même seraient-ils sincères et convaincus. Alors j’ai décidé de ne pas croire à ces fables [2].

Je ne sais pas si le son du shoffar fait venir la présence de Dieu, comme le suggèrent ces personnes, parce qu’il est écrit, disent-ils, que «l’Eternel avance au son de la trompette» (Psaume 47/6). J’aimerais bien que ce soit aussi simple que ça dans l’église. Cela règlerait en effet bien des problèmes, mais je crains que cette vision n’entraîne des enfants de Dieu dans une interprétation un peu trop simpliste des lois spirituelles. Alors j’ai décidé de ne pas croire à ces fadaises.

Si le peuple de Dieu (une fraction, en fait) désirait adopter le shoffar et lui donner une place dans la vie spirituelle, le combat spirituel, le culte spirituel, alors je me sentirais libre de plaider à mon tour pour la réintroduction de la Bible en forme de rouleau (beaucoup plus proche de l’original) comme le pratiquait le peuple de Dieu — et Jésus lui-même ! Je demanderais également solennellement à ce que l’on sacrifie de nouveau la Pâque, une fois dans l’année, en vertu non pas d’une pratique culturelle, mais d’un commandement divin (excusez du peu). Et peut-être pourrions-nous en venir, après réflexion, à ENFIN nous laver les pieds les uns les autres, ce qui nous rapprocherait un peu plus des sentiments de notre Maître ?…

Et je suis sûr que nous trouverons encore une multitude d’autres «vérités» endormies à ramener dans l’église … «réveillée».

Plus sérieusement, si des enfants de Dieu sincères et bien intentionnés désirent «se faire plaisir» en jouant de la trompette dans les réunions, après tout, nous ne sommes plus à une mode près ! Mais qu’on ne fasse pas passer cela pour un acte spirituel aux retentissements célestes inspirés. C’est une tentation à laquelle le christianisme doit résister, tentation qui a toujours plus ou moins existé, et qui fait aujourd’hui un retour en force, cachée dans les bagages du respectable sionisme évangélique.

Imaginer que les démons nous seront assujettis parce que nous soufflons dans une trompette, c’est ramener le peuple de Dieu 3500 ans en arrière, devant les murailles de Jéricho, et peut-être même encore plus loin, dans des formes de magie qui ne disent pas leur nom. Ce ne serait pas la première fois que les hommes regarderaient un ancien instrument de Dieu comme toujours « actif », alors qu’il n’est devenu qu’une chose morte (cf le serpent d’airain 2 Rois 18/4).

Le shoffar exhumé du judaïsme N’EST PAS un instrument du sacerdoce chrétien, qui a été exemplarisé par le livre des Actes, et défini par les enseignements fondateurs des épîtres. Cette pratique messianique-chrétienne est une interprétation romanesque du rôle spirituel du sacrificateur, dont parle Paul à Tite (1/14), dans une sacrificature qui évolue en bonne part dans un imaginaire mystique et religieux, proche des fables chères aux croyants de la fin des temps (2 Timothée 4:4).

CONCLUSION

De la même manière que le Tabernacle a disparu pour laisser place au temple du Saint-Esprit (1 Cor. 3/16 et 6/19), c’est-à-dire tous ceux qui reconnaissent Christ comme leur Sauveur et leur Seigneur, ainsi également le shoffar a disparu et ne compte plus pour Dieu. Il nous a élus avant la fondation du monde pour que nous annoncions Sa Parole. Il a répandu Son Esprit — Son souffle — dans ce but précis. Il a fait DE NOUS Son chandelier en déclarant « Vous êtes la lumière du monde » ! Il a placé entre NOS MAINS l’administration de Ses sacrifices : « aux uns une odeur de vie », et « offrant sans cesse des sacrifices ». Combien il serait triste de remplacer l’œuvre parfaite accomplie par les esquisses abandonnées !

C’est toi que j’ai choisi pour être mon shoffar. Lorsque j’ai soufflé dans les narines de l’homme mon souffle de vie, J’ai montré prophétiquement ce que je désirais faire avec mes fils et mes filles, mes rachetés. Tu es mon shoffar. Je n’ai pas besoin d’une corne de bélier pour appeler mon peuple à la repentance, car j’ai donné ma vie et j’ai répandu mon Esprit pour cela. Mais TOI, Ouvre ta bouche, et je la remplirai. Je soufflerai en toi, le Souffle de ma bouche, le Rouah, et tu seras comme ma bouche, si tu sépares ce qui est vil de ce qui est précieux, et TU annonceras ma venue et mon règne.

Jérôme Prekel

www.lesarment.com

Ésaïe 58:1

Crie à plein gosier, ne te retiens pas; élève ta voix comme une trompette, et déclare à mon peuple leur transgression, et à la maison de Jacob leurs péchés.

Jérémie 3:12

Va, et crie ces paroles vers le nord, et dis: Reviens, Israël l’infidèle, dit l’Eternel; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon, dit l’Eternel; je ne garderai pas ma colère à toujours.

Ézéchiel 21:17

Crie et hurle, fils d’homme! Car elle sera contre mon peuple, elle sera contre tous les princes d’Israël: ils sont livrés à l’épée avec mon peuple; c’est pourquoi frappe sur ta cuisse.

Jonas 3:2

lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie-lui selon le cri que je te dirai.

Zacharie 1:14

Et l’ange qui parlait avec moi me dit: Crie, disant: Ainsi dit l’Eternel des armées: Je suis jaloux d’une grande jalousie à l’égard de Jérusalem et à l’égard de Sion;

Jean 7:37

Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

[2] 1 Timothée 1-4 : « et de ne pas s’attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui produisent des discussions plutôt qu’elles n’avancent l’oeuvre de Dieu dans la foi ».

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