Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Oecuménisme http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Tue, 18 Oct 2011 17:48:25 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 Religion: Les religions en France veulent une application «sereine» de la laïcité http://www.blogdei.com/16484/religion-les-religions-en-france-veulent-une-application-%c2%absereine%c2%bb-de-la-laicite/ http://www.blogdei.com/16484/religion-les-religions-en-france-veulent-une-application-%c2%absereine%c2%bb-de-la-laicite/#comments Tue, 18 Oct 2011 13:48:28 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16484

la-croix.com/Religion

« L’esprit libéral permet d’intégrer l’islam »

Sur le fond, c’est un « vécu apaisé » de la loi de 1905 qu’ont voulu mettre en avant la plupart des intervenants. À l’exception du pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, pour lequel un toilettage de ses articles obsolètes s’impose, tous s’accordent à reconnaître la plasticité de la loi. « Depuis l’accord sur les associations diocésaines en 1924, plusieurs modifications de la loi, ainsi que la jurisprudence constante du Conseil d’État, ont permis aux catholiques de se situer paisiblement dans la société française comme des citoyens de plein droit », a ainsi fait valoir Mgr Simon.

Plus que la loi de 1905 elle-même, c’est donc davantage ce qu’ils considèrent comme de fausses lectures, de mauvaises interprétations qui posent problème aux responsables des cultes. « Certes, Aristide Briand, le rapporteur de la loi de 1905, avait affirmé que ‘dans le silence des textes ou le doute sur leur exacte interprétation, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. Mais sur le terrain, c’est la méfiance qui domine », a ainsi observé le pasteur Claude Baty.

Lire l’article…

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Le « mouvement de la Gloire » et la « troisième vague » charismatique, par Bernard Boutter http://www.blogdei.com/15076/le-mouvement-de-la-gloire-et-la-troisieme-vague-charismatique-par-bernard-boutter/ http://www.blogdei.com/15076/le-mouvement-de-la-gloire-et-la-troisieme-vague-charismatique-par-bernard-boutter/#comments Sat, 09 Jul 2011 14:14:21 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15076

http://bboutter.blogspot.com/2011/07/le-mouvement-de-la-gloire-et-la.html

Voilà déjà plus d’un an, en avril 2010, paraissait aux éditions du Cerf un ouvrage consacré aux « nouveaux courants charismatiques » dans l’Eglise catholique. Ce recueil de textes, écho d’un séminaire tenu sous l’égide de la Conférence des Evêques de France (voir ici la présentation du livre par Mgr Boishu, responsable du groupe épiscopal d’accompagnement du Renouveau charismatique), évoque notamment le courant récemment apparu au sein du Renouveau catholique, dénommé « mouvement de la Gloire ». Ce mouvement, dont une des principales figures de proue est le théologien Silouane Ponga (6), un religieux d’origine africaine membre de la communauté des Béatitudes, actuellement supérieur provincial des communautés d’Afrique, contribue à « réintroduire l’extraordinaire chrétien » dans l’Eglise catholique, selon Justine Louis, auteur d’une passionnante thèse soutenue en 2008 à l’Université de Lyon 3 (accessible en ligne ici)1.
Frère Silouane Ponga

Caractéristique de ce « mouvement de la Gloire », le fait d’être transconfessionnel, à vocation oecuménique. Des prêtres et des laïcs catholiques issus du Renouveau y oeuvrent avec des protestants, notamment des fidèles et des pasteurs évangéliques de la « troisième vague charismatique », tels que Carlos Payan en France, fondateur des mouvements « Embrase nos coeurs », « Paris, tout est possible » et responsable local de l’Association Internationale des Ministères de Guérison (AIMG) 2.

Pour y voir plus clair, il n’est peut-être pas inutile de rappeler ce qu’est cette « troisième vague », née vers la fin des années 1970 mais qui a pris de l’ampleur, mondialement, à partir de la décennie suivante. Pour faire court, il s’agit d’un ensemble de mouvements évangéliques charismatiques dont une des principales caractéristiques est de mettre l’emphase, avant toute autre chose, sur la « puissance divine » opérant guérisons et miracles. Certes, cet aspect des choses n’est pas absent dans le cadre des deux premières « vagues » pentecôtistes et charismatiques apparues pour la première au début du XXème siècle et pour la seconde au cours des années 1960. Toutefois, dans ces deux « vagues », l’effervescence originelle et les diverses modalités de l’expression charismatique ont été plus ou moins rapidement encadrées et canalisées. Ainsi, dans le cadre pentecôtiste évangélique « classique » (dans les Assemblées de Dieu, par exemple), l’expression charismatique est aujourd’hui assez strictement contrôlée et doit toujours trouver sa justification dans les écrits évangéliques. Dans le cadre de la « deuxième vague », au sein du Renouveau charismatique catholique par exemple, rapidement repris en main par les institutions ecclésiales dès les années 1970, cette expression est subordonnée, de surcroît, à la tradition catholique. Dans la « troisième vague », par contre, ce qui prime, c’est avant tout la manifestation immanente de la présence divine par le biais de l’Esprit-Saint se révélant avec « puissance » par des miracles de toutes sortes (y compris, dans certains cas, par des « pluies de paillettes d’or » sur les fidèles ou des transformations de plombages dentaires en or). Au sein des différents courants de ce « power evangelism », les préoccupations eschatologiques et celles concernant la lutte entre puissances bénéfiques et démoniaques – lutte à laquelle le chrétien charismatique doit prendre part en tant que « soldat de Dieu » – sont encore bien plus marquées que dans le pentecôtisme « classique ». D’autant que, souvent, contrairement au pentecôtistes « classiques » qui sont, eux, généralement prémillénaristes, pour beaucoup de croyants en phase avec cette « troisième vague », le Millénium est déjà là, et il faut, de ce fait, « combattre aux côtés du Christ en vue de la victoire finale sur les forces des ténèbres ». C’est dans cette mouvance évangélique, sous l’impulsion de divers théologiens et évangélistes (3) que sont nées des innovations conceptuelles telles que la « Parole de Foi » ou la « théologie de la prospérité », la « guerre spirituelle » (« spiritual warfare ») et la « cartographie spirituelle » (« spiritual mapping ») et des formes d’expression charismatiques inédites telles que celles en usage dans le « torontisme » (courant dénommé ainsi en référence aux manifestations qui mirent en effervescence, à partir de 1994, une assemblée évangélique charismatique de Toronto, au Canada).

Alors qu’une fraction de cette « troisième vague » est opposée à l’œcuménisme transconfessionnel (4), le « mouvement de la Gloire » est, lui, largement ouvert au contact œcuménique, notamment avec les charismatiques catholiques. Non sans un certain succès, d’ailleurs, car parmi ces derniers, en effet, on rencontre bon nombre de fidèles en quête d’un mieux-être, physique ou spirituel, sensibles au message délivré par des groupes « néocharismatiques » protestants évangéliques qui prêchent la guérison (healing) et les miracles, par la « grâce d’un Dieu puissant qui veut que ses enfants soient en bonne santé, épanouis et prospères ». C’est de facto par le biais de cette frange que s’opère la jonction (5) entre « deuxième vague » (une frange, en tout cas de cette « deuxième vague », y compris dans le clergé catholique encadrant des groupes charismatiques) et « troisième vague ». Cette perspective œcuménique, si elle existait déjà, avant les années 1980, dans le courant pentecôtiste-charismatique, est surtout représentée aujourd’hui par ce « Mouvement de la Gloire ».

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1. LOUIS Justine, L’Eglise catholique face à l’extraordinaire chrétien depuis Vatican II, thèse de doctorat d’Histoire contemporaine (sous la direction de Régis Ladous), Université Jean Moulin, Lyon 3, 2008.
2. l’Association Internationale des Ministères de Guérison (AIMG) émane d’un «ministère» créé au Minnesota par un couple de pasteurs nord-américains, Jim et Ramona Rickard, dans le cadre du réseau évangélique charismatique RAIN (Resurrection Apostolic International Network). En Europe, c’est par le biais d’évangélistes charismatiques locaux de « troisième vague » comme, en Suisse, Jean-Luc Trachsel, ou, en France, Carlos Payan, que l’AIMG s’est implantée. Sur l’AIMG, et plus particulièrement sur les « chambres de guérison » mises en place en Suisse par cette association, voir l’article de Christophe Monnot et Laetitia Krummenacher: « Corps lieu d’épreuxe, lieu de la preuve. Récits d’usagers de la chambre de guérison de Genève », paru dans le numéro 22 (mai 2011) de la revue d’ethnographie en ligne ethnographiques.org (voir ici).
3. D’origine nord-américaine en général, comme Kenneth Hagin, C.P. Wagner ou John Wimber, mais aussi anglaise comme Derek Prince, allemande comme Reinhard Bonnke ou sud-coréenne comme David Yonggi-Cho.
4. Notamment le courant que l’on pourrait dénommer « conspirationniste » (dans la mesure où un de ses principaux « chevaux » de bataille » est la dénonciation d’un supposé complot satanique visant à l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial). Ce courant, dont les têtes de file sont, par exemple, les évangélistes Michelle d’Astier de la Vigerie, Henri Viaud-Murat ou l’apôtre d’origine congolaise Shora Kuetu, se différencie également du « mouvement de la Gloire » par son prémillénarisme (les fidèles sont dans l’attente de « l’enlèvement de l’Eglise » précédant le Millénium) et son rejet sans appel de la « théologie de la prospérité ».
5. Ce sont notamment les contacts œcuméniques que des pentecôtistes évangéliques «classiques» eurent, dans les années 1950-1960, avec des catholiques et des protestants non pentecôtistes qui contribuèrent à l’émergence de la «deuxième vague» charismatique au sein des Eglises établies. Cet œcuménisme là s’est beaucoup refroidi depuis, à l’exception de ce qui se pratique encore dans un mouvement paraecclésial international comme le Full Gospel Business Men’s Fellowship International créé en 1952 par l’américain d’origine arménienne Demos Shakarian.

6.Silouane Ponga n’est plus provincial de l’Afrique depuis plusieurs années. Il n’est également plus membre de la Communauté des Béatitudes depuis plusieurs années.

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10 choses intéressantes que le blog « Religions » de CNN a apprises sur les américains et la foi http://www.blogdei.com/14966/10-choses-interessantes-que-le-blog-religions-de-cnn-a-apprises/ http://www.blogdei.com/14966/10-choses-interessantes-que-le-blog-religions-de-cnn-a-apprises/#comments Fri, 01 Jul 2011 10:57:56 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14966

CNN / Etrangers et voyageurs

Après avoir publié 1 840 articles et trié 452 603 commentaires (OK, on en a peut-être raté un ou deux) le [Blog Croyances] se sent plus âgé que ses 12 mois. Mais il se sent aussi plus sage, ayant suivi par l’angle de foi tous les grands événements, commandé de nombreux articles et lu tous les commentaires des lecteurs durant toute l’année.
Voici 10 choses que nous avons apprises:

1. Tout grand événement peut être traité d’un angle de foi. Même l’épreuve des 33 mineurs chiliens coincés sous-terre durant plus de deux mois. Même […]

2. Les Athées sont les commentateurs les plus fervents sur les sujets religieux. Cela c’est vu dès le premier article du Belief Blog [Blog Croyances] avec des commentaires tels que: […].

3. Les gens sont encore très curieux de la Bible, son sens et ses origines. […]

4. La plupart des américains sont religieusement analphabètes. […]

>>> lire la suite

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Les trois principales Institutions chrétiennes mondiales adoptent un document conjoint sur la mission http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/ http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/#comments Wed, 29 Jun 2011 19:11:11 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14952

APIC / CPDH

Genève, 29 juin 2011 (Apic) Une première depuis la Réforme. Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale ont présenté, à Genève le 28 juin 2011, un texte intitulé « Témoignage chrétien dans un monde multireligieux: recommandations pour un code de conduite ». Il est l’aboutissement de cinq années de dialogue et de réflexion commune.

« Ce texte est historique », a déclaré l’Alliance évangélique mondiale, représentée par son secrétaire général Geoff Tunicliffe. « C’est en effet la première fois depuis le XVIème siècle que l’ensemble des représentants du monde chrétien adoptent un document conjoint, aboutissant sur des recommandations concrètes à l’attention de leurs membres ».

Il aura fallu cinq années de travaux, depuis la première rencontre en 2006 à Lariano en Italie, pour que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Saint Siège, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale présentent au public ce document sur la mission chrétienne, a rapporté un communiqué du 28 juin.
La mission est incontournable pour l’Eglise

Le document affirme que « la mission fait partie de l’essence même de l’Eglise » et que « la proclamation de la Parole de Dieu ainsi que le témoignage au monde sont essentiels pour chaque chrétien ».

Le texte n’a pas pour objectif d’aborder le fondement de la mission. Il se concentre sur un certain nombre de points pratiques et invite à un témoignage chrétien, qui suit l’exemple de Jésus-Christ, « le Témoin suprême ».
Non au prosélytisme

Les trois institutions chrétiennes rappellent que les services sociaux, tels que l’éducation, les soins de santé ou encore l’aide humanitaire, font partie intégrante de la mission.

En revanche, l’exploitation de la pauvreté ou de la faiblesse d’autrui est fermement dénoncée. De même, toute forme de violence ou de contrainte est clairement rejetée.

L’importance de respecter les autres cultures et de cultiver le dialogue avec ceux qui ont une croyance différente est également soulignée.

Le Réseau évangélique suisse (SEA×RES) se réjouit que les trois principales institutions chrétiennes affirment l’importance de la mission et la proclamation de l’Evangile dans le mandat de l’Eglise universelle. Il soutient l’idée que l’évangélisation doit se faire en respectant la liberté religieuse de chacun.

La suite à donner sur le plan national au document reste encore à déterminer. (apic/com/ggc)

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Un G8 religieux à Bordeaux http://www.blogdei.com/14617/un-g8-religieux-a-bordeaux/ http://www.blogdei.com/14617/un-g8-religieux-a-bordeaux/#comments Fri, 03 Jun 2011 09:34:09 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=14617

la Croix

 

En amont du G8 de Deauville, jeudi 26 et vendredi 27 mai, un sommet a réuni des représentants religieux des différents pays du G8 et du G20, lundi 23 et mardi 24 à Bordeaux.

Une quarantaine de responsables religieux ont débattu des questions liées à la réforme de la gouvernance mondiale, à la situation macro-économique, au changement climatique et au développement.

Dans leur déclaration finale, les participants demandent notamment aux pays « du G8 et du G20 de continuer à développer et à renforcer la réponse globale nécessaire aux défis d’ordre mondial. »

« Les temps de plus en plus complexes et périlleux que nous vivons requièrent une approche globale, soutiennent-ils. Une crise globale nécessite une réponse globale. »

la suite

lire aussi : « Extrait de la Déclaration Finale des responsables religieux au sommet de Bordeaux »

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Célébrations cultuelles dans la rue http://www.blogdei.com/13907/celebrations-cultuelles-dans-la-rue/ http://www.blogdei.com/13907/celebrations-cultuelles-dans-la-rue/#comments Sun, 17 Apr 2011 13:59:20 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=13907

Le Figaro/La Croix

 

Nantes: les Chrétiens conviés à célébrer Pâques dans la rue

Un évêque, un pasteur et un prêtre orthodoxe appellent leurs paroissiens à venir fêter la résurrection du Christ le 24 avril sur la place principale de la ville. Les communautés juives et musulmanes voient cette initiative d’un bon œil.

Des chrétiens ont décidé d’exprimer leur foi sur la voie publique à Nantes, à l’occasion de Pâques, selon le quotidien régional Presse Océan.

L’évêque de la ville, le pasteur de l’église réformée de Nantes et un prêtre orthodoxe ont en effet invité leurs paroissiens à célébrer la résurrection du Christ, en plein air, dimanche 24 avril, sur la place Royale. «Cette année, la date de Pâques est commune pour nos trois églises chrétiennes. Elles ont souhaité saisir l’occasion pour organiser un événement marquant, visible et festif au cœur du département à Nantes», est-il expliqué dans le dernier numéro d’Eglise en Loire-Atlantique, le magazine du diocèse nantais.

Les communautés juives et musulmanes de Nantes bienveillantes

Les prières de rue des musulmans, en décembre dernier, avaient suscité une vive polémique. Le débat sur l’islam et la laïcité, à l’initiative de l’UMP, mardi dernier, était tout autant controversé. Pourtant, Ahmed Kouranfal, président d’une association qui œuvre à l’ouverture d’une mosquée dans un quartier de Nantes, refuse de voir dans cette initiative une provocation à l’encontre des musulmans : «Nous avons beaucoup de contacts avec l’église catholique à Nantes. Nous avons d’ailleurs participé récemment à un échange interreligieux à la moquée nord qui nous a permis de découvrir que nous avions beaucoup de choses en commun».

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lire aussi :

Plusieurs arrestations parmi les fidèles d’une église protestante en Chine

Jin Tianming, un pasteur de l’église Shouwang de Pékin, une congrégation protestante non reconnue, a été arrêté au soir du samedi 16 avril, a indiqué une association américaine chrétienne de défense des droits de l’Homme, China Aid.

Cette congrégation avait appelé le dimanche 17 avril à une cérémonie religieuse en plein air. D’autres responsables de la congrégation ont également été arrêtés, a ajouté China Air. Tous ont été relâchés dimanche 17 avril, a ajouté l’association.

tout l’article

 

 

 

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Stratégie de reconquête « spirituelle » européenne par le Vatican http://www.blogdei.com/13447/strategie-de-reconquete-spirituelle-europeenne-par-le-vatican/ http://www.blogdei.com/13447/strategie-de-reconquete-spirituelle-europeenne-par-le-vatican/#comments Sun, 20 Mar 2011 18:20:31 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=13447

lemondedesreligions.fr

A l’initiative de Benoît XVI, la reconquête spirituelle de l’Europe se fera en partie via le « Parvis des gentils ». Ce nom est une référence à un passage de l’Evangile, où Jésus évoque le parvis du Temple, lieu de discussion entre les Juifs et les non-Juifs. Le Vatican veut dialoguer avec les non-croyants, mais pas avec n’importe lesquels. Il n’est pas question pour eux de discuter avec Michel Onfray, par exemple. Mais ils sont prêts à discuter avec un certain type de non-croyants, par exemple ceux s’interrogeant sur le vide laissé par la sortie du religieux. Cette première initiative aura lieu en France à la fin du mois de mars dans des lieux très emblématiques: la Sorbonne, l’Unesco, l’Académie Française, le Collège des Bernardins et le parvis de Notre-Dame. Il existe donc une stratégie de reconquête catholique. Mais elle se heurte à une sécularisation de plus en plus importante des sociétés. Rien n’est donc joué!

Lire l’article:

http://www.lemondedesreligions.fr/entretiens/le-vatican-est-dans-une-strategie-de-reconquete-spirituelle-europeenne-11-03-2011-1297_111.php

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Début de la Semaine de prière pour l’unité: 3 évêques anglicans ordonnés prêtres catholiques ! http://www.blogdei.com/12371/debut-de-la-semaine-de-priere-pour-lunite-3-eveques-anglicans-ordonnes-pretres-catholiques/ http://www.blogdei.com/12371/debut-de-la-semaine-de-priere-pour-lunite-3-eveques-anglicans-ordonnes-pretres-catholiques/#comments Mon, 17 Jan 2011 09:09:29 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12371

La Croix

Trois anciens évêques anglicans traditionalistes, opposés au virage « libéral » de leur hiérarchie, ont été ordonnés prêtres samedi à la cathédrale de Westminster à Londres, deux mois après avoir rejoint l’Eglise catholique romaine.

« Cette journée unique marque une nouvelle étape dans la vie et l’histoire de l’Eglise catholique », a déclaré dans son homélie l’archevêque Vincent Nichols, lors de cette cérémonie à laquelle assistaient des centaines de représentants du clergé.

>>> lire la suite

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Conférence des responsables de culte en France: « Nul ne peut se prévaloir des religions pour légitimer des violences » http://www.blogdei.com/12208/conference-des-responsables-de-culte-en-france-%c2%ab-nul-ne-peut-se-prevaloir-des-religions-pour-legitimer-des-violences-%c2%bb/ http://www.blogdei.com/12208/conference-des-responsables-de-culte-en-france-%c2%ab-nul-ne-peut-se-prevaloir-des-religions-pour-legitimer-des-violences-%c2%bb/#comments Thu, 06 Jan 2011 20:13:53 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12208

Protestants.org

Déclaration – 6 janvier 2011
«Nul ne peut se prévaloir des religions pour légitimer des violences»

Les membres de la Conférence des responsables de culte en France, d’une seule voix, condamnent avec
la plus grande vigueur les attentats perpétrés dernièrement à Bagdad et à Alexandrie endeuillant la
communauté chrétienne. Ces violences faites « au nom de Dieu » contre d’autres croyants sont
insupportables, elles ne blessent pas seulement une religion mais l’humanité tout entière. Nous voyons
de plus en plus monter une violence dont nous récusons l’argumentation religieuse. Cette intolérance
est déjà à l’œuvre dans notre propre société, elle se manifeste dans les dégradations de lieux de cultes et
les menaces envers des croyants.

En tant que responsables religieux nous déclarons fermement que nul ne peut se prévaloir des religions
que nous représentons pour légitimer des violences, des ségrégations et même du mépris à l’égard d’un
être humain.

Nous encourageons les fidèles de nos communautés à résister au repli et à la peur ; nous sommes
convaincus qu’ils sauront prendre la mesure de cette responsabilité. Nous ne voulons pas que la religion
soit instrumentalisée à quelque fin que ce soit. Nous désirons être artisans de paix dans notre pays et
dans le monde.

Hommes et femmes de bonne volonté, croyants et non-croyants, il nous faut sans cesse travailler à la
réconciliation, sachant que la haine de l’autre est une maladie mortelle pour l’ensemble de la société. La
fraternité est un défi que nous sommes appelés à relever, tous ensemble.

Paris, 6 janvier 2011

Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France
Avec le pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de
France, président du Conseil national de l’Église réformée de France

Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France
Avec le rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France

Métropolite EMMANUEL, président de l’Assemblée des Évêques orthodoxes de France
Avec M. Carol SABA, porte-parole de l’Assemblée des Évêques orthodoxes de France

M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman
Avec M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman

Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France
Avec Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France

Révérend Olivier WANG-GENH, président de l’Union bouddhiste de France

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Les étoiles européennes contre la croix http://www.blogdei.com/12126/les-etoiles-europeennes-contre-la-croix/ http://www.blogdei.com/12126/les-etoiles-europeennes-contre-la-croix/#comments Fri, 31 Dec 2010 17:47:13 +0000 jean T http://www.blogdei.com/?p=12126

Fouthese.com (source: guardian.co.uk)

par Permafrost le 30 déc 2010

Ndlr: Des gens clairvoyants qui  »prophétisent » un peu sur le futur « chrétien » de l’Europe… en ces années futures nous nous devons de nous préparer « en Christ » à une période plus difficile aussi pour les vrais disciples.

Les étoiles contre la croix

Il y a peu, les instances de l’UE ont édité à plus de 3 millions d’exemplaires, un calendrier à l’intention des écoliers. Bonne initiative pourrait-on croire?

Malheureusement, et comme c’est à peu près le cas à chaque fois que des fonctionnaires de l’empire font quelque chose, ça cloche.

Ça cloche même méchamment et on se demande bien quelle est la bande d’abrutis qui a réussi pareil exploit. En fait, ce calendrier, à l’apparence tout à fait innocente, est une véritable insulte à tous les chrétiens (et ils sont nombreux) vivants sur le territoire de la Sainte Union!

Se voulant ouvert à tous vents et mondialistes à souhait, les initiateurs de ce brillant projet y ont inclus toutes les fêtes religieuses d’à peu près tout ce qui se fait actuellement comme grands courants sur notre planète, sauf… les fêtes chrétiennes!

Vous avez bien lu. Ces minables fonctionnaires payés par les taxes et les impôts des concitoyens-payeurs dont la grande majorité est chrétienne, ou d’essence chrétienne, se permettent d’ignorer superbement ceux qui les financent pour y inclure des fêtes qui, elles, intéresseront quelques personnes ici et là et toute une foule d’adeptes perdus au fin fond de la vallée du Peshawar.

Ce n’est pas une erreur. Personne ne peut décemment le croire. Il faut donc constater que dans les institutions européennes existent des gens dont le but inavoué est de nuire à la chrétienté. Pareille chose ne serait évidemment jamais arrivée avec l’islam. Pensez donc!

Déjà que les bureaucrates bruxellois cherchent par tous les moyens à effacer de leurs agendas les allusions à des fêtes chrétiennes en les remplaçant par des ersatz de commémorations aussi diverses qu’invraisemblables (journée des milieux humides!!), il faut maintenant que l’on passe à la vitesse supérieure: leur effacement.

Ce qui est inquiétant là-dedans, c’est que seuls les gouvernements italiens et polonais ont protesté contre cette injure faite à nombre de leurs citoyens. Pour tous les autres, c’est le silence radio le plus total, au mépris d’une grande partie de leur propre population.

Un calendrier sur lequel n’apparaissent plus Pâques, Noël (le vide absolu et une phrase sybilline disant: un véritable ami est quelqu’un qui partage vos préoccupations et votre joie), la Pentecôte, la Toussaint et par contre emplies de mentions de fêtes exotiques et pour la plupart inconnues devrait pour le moins vous paraître incomplet, voir partiellement inutile.

C’est pourtant ce que vient de faire imprimer un bureau des institutions européennes avec l’assentiment bien sûr du, ou de la, commissaire responsable.

Les francs macs ne se tiennent plus, leur haine viscérale de cette religion les amène à des extrémités quelque peu révélatrices et le noyautage de ces mêmes institutions par leurs frères est un fait avéré, à la limite du public.

Nouvelles fêtes, novlangue: 1984 n’est pas loin !

Lire ici sur le site

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Vision de Babylone, par Patrick Fontaine + Commentaires http://www.blogdei.com/10869/vision-de-babylone/ http://www.blogdei.com/10869/vision-de-babylone/#comments Wed, 29 Sep 2010 15:06:38 +0000 jean T http://www.blogdei.com/?p=10869

Le Sarment

Patrick Fontaine  (avril 2010) :

« Lors de ma rencontre avec Jésus, Il a « massacré » ma vision du ministère, ma vision de moi-même, ma vision de la vie chrétienne, et il a « massacré » ma vision de l’Eglise.
Savez-vous ce que c’est Babylone ? Je vais vous donner des petites pistes de ce que Jésus m’a dit au Ciel à propos de Babylone. Vous savez, qu’il est écrit : Ils partirent de l’Orient, des hommes partirent de l’Orient. Puis ces hommes ont dit : “Bâtissons”, alors que Jésus a dit : “JE bâtirai.”

Les hommes s’imaginent qu’ils peuvent bâtir quelque chose pour Dieu, alors que Jésus a dit : “JE bâtirai.” Eux disent : “Bâtissons.” Et il est écrit qu’ils ont bâti dans la plaine, par sur une montagne, pas sur les hauteurs. Ils ont bâti dans la plaine. Ils ont dit : “Bâtissons-nous une ville.” C’est la cité d’en bas, la Jérusalem d’en bas. Puis ils ont dit : “Bâtissons-nous une tour dont le sommet touche au ciel”, littéralement : “dont la tête touche au ciel”, dont le chef touche au ciel. Et là, on a l’église humaine, des hommes qui bâtissent, ils ne laissent pas Jésus bâtir, ils bâtissent eux-mêmes pour Jésus. Ils ne bâtissent pas sur les hauteurs de la révélation, ils bâtissent dans la plaine. Ils bâtissent une structure-cathédrale, avec un pasteur, avec une équipe qui touche le ciel, et eux-mêmes ils sont intouchables.

On pense parfois que Babylone correspond au Catholicisme. Je vais vous dire : les Catholiques, ils ont juste un pape, les Protestants ils en ont parfois un par église. Amen ? La tête qui touche au ciel. C’est un système babylonien. Avec des briques, pas avec des pierres, avec des briques. On rend conforme tout le monde, on casse la personnalité. Jésus bâtit avec des pierres vivantes, pas avec des briques. Il ne veut pas qu’on soit tous des photocopies les uns des autres. Des pierres vivantes, pas des briques.

“Avec du bitume” ! Ils ont bâti avec le bitume, c’est la corruption. Alors que Jésus veut que nous bâtissions avec le ciment de l’amour, de la vraie communion.

Puis le but de leur construction, c’est : “Afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de la terre.” Ça, c’est l’église des hommes. On essaie de rassembler tout le monde au sein d’une église. C’est la force centripète. Plus ça tourne, plus ça se rapproche du centre. C’est l’inverse de la Bible ! Alors que Dieu a dit : “Allez, remplissez la terre !” Les Babyloniens, eux, c’est : “Bâtissons, afin que nous ne soyons pas dispersés.” Et il y a beaucoup d’églises, c’est une structure humaine. On s’imagine que l’évangélisation, c’est entre les quatre murs de l’église. On veut amener le monde dans l’église, alors que c’est à l’église d’aller dans le monde, et d’envahir … Dieu veut une force centrifuge : plus ça tourne, plus ça va vers l’extérieur, et plus ça envahit !
Et puis après, c’est : “Faisons-nous un nom.” C’est pour la gloire humaine, pour la gloire personnelle.

Quand Jésus m’a parlé de cette église des hommes, il m’en a parlé en me faisant visiter en vision toutes les églises. Cela n’arrive pas souvent, ce genre d’expérience. Heureusement, on ne meurt pas comme ça plusieurs fois de suite (PF était en état de quasi mort clinique). Mais il m’a fait marcher dans une vision, je pouvais marcher, je côtoyais des gens. Il y avait des anges qui pouvaient m’expliquer. Je pouvais marcher, je pouvais m’arrêter, je pouvais faire des zooms, je pouvais poser des questions, et on répondait à mes questions. C’était une grande ville. Et puis j’ai dit : “C’est quoi cette ville ?” Je posais des questions. Et le Seigneur m’a dit : “Cette ville, c’est Babylone.” C’est la cité d’en bas, c’est la cité que les hommes bâtissent. Et là ; je suis entré dans cette ville. J’ai regardé tout ce qui se faisait. C’était terrible.
Et c’est dans cette vision que j’ai eu l’enseignement sur “comment les hommes bâtissent” et “comment Jésus veut bâtir”. Il y a tellement de différence, c’est une différence énorme. Et là, je continuais à marcher, et pendant que je marchais … Ah, je voyais le quartier catholique, – je savais bien qu’ils y étaient dans la Babylone -, mais il y avait aussi le quartier évangélique, puis le Charismatic Park. Eh, je voyais tout le monde ! Il y avait de grandes églises, et vous savez quoi ? il y avait des réveils religieux dans la Babylone ! J’ai dit : “Seigneur, je ne comprends pas. Tu mets ta bénédiction, il y a des réveils dans des structures humaines ?” Et le Seigneur m’a dit : “Il y a bien des réveils de l’Islam. Est-ce que j’y suis pour quelque chose ?”

Est-ce que vous me suivez ? Il y a bien des réveils de l’Islam. “Est-ce que j’y suis pour quelque chose ?” dit Jésus. Il y a des techniques humaines pour produire des réveils aussi. Amen ? Et là, j’étais en train de marcher dans cette ville, il y avait des quartiers riches, des quartiers pauvres. Et puis là, d’un seul coup, au tournant d’une rue, qu’est-ce que je vois ? Notre église de Poitiers ! …
Vous, ça vous fait rire. Moi, j’étais déjà mort, je ne pouvais pas mourir une fois de plus. Mais là le coup était fatal. J’ai été complètement déchiré. Juste avant, le Seigneur m’avait dit que ce qu’on avait démarré à Poitiers ça venait de lui, j’étais loin de m’imaginer qu’en fait le démarrage venait de lui, et puis j’avais pris la suite des travaux. Et j’avais bâti une église des hommes. J’étais un Babylonien pratiquant. Et je peux vous dire que c’est terrible au niveau de la désillusion. C’est terrible. J’avais parcouru pas mal de pays, J’avais fait l’Argentine, le Canada, j’avais vu des églises qui marchaient, j’avais cherché les structures qui marchaient. Et j’avais fait un peu un milk-shake de tout ce que j’avais vu de bon. Et puis notre église, elle marchait pas mal, franchement.
Franchement, on n’était pas dans les quartiers les plus pauvres. On était quand même dans les beaux quartiers de Babylone. Mais on était à Babylone quand même. Et ça, c’est terrible. Et là, c’était la désillusion. J’ai dit : “Notre église, une église d’hommes, des Babyloniens.” Voilà ce que j’ai fait de mon ministère. J’ai fondé une tour de Babel. J’ai converti des personnes à la religion de Babylone. Et là j’ai été encore plus déchiré. … Et dans la Babylone, vous savez aussi ce qu’il y avait ? Il y avait des prophètes, des ministères prophétiques. Ah ! ils en distribuaient des ministères, ils en annonçaient des réveils !

Vous savez que Babylone a ses prophètes ? Il y a toutes sortes de ministères à Babylone, des ministères humains. Il y a de super prédicateurs, de super enseignants, des gens vraiment compétents, mais qui sont restés à l’autre bord. Ils sont restés à Babylone. Et en fait, passer de l’autre bord, ça se dit autrement dans la Bible. C’est : “Sortez du milieu d’elle. Fuyez du milieu d’elle mon peuple.” Sortez de Babylone. Et ne pensez pas que Babylone, c’est chez les autres. Amen ? Cela a cassé ma vision de l’église.
Et maintenant, je crois une chose. S’il y a une chose dont je suis sûr, il n’y a plus grand chose dont je suis sûr, mais il y en a une dont je suis sûr, c’est que Dieu, là, ce n’est pas un réveil qu’il va amener sur le pays. Pas un réveil, mais une réforme. Ce n’est pas un réveil. C’est une réforme. Avec un réveil, on serait capables d’interpréter que Jésus bénit nos vieilles structures et nos vieilles façons de penser. Il n’est pas intéressé par cela. Ce qu’il est intéressé, c’est par une réforme. Amen ? Par une réforme. J’ai entendu ce mot-là au Ciel. La réforme.
Et il m’a montré que, en fait, il y avait eu plusieurs réformes dans l’histoire de l’Eglise. Il y a eu une réforme théologique, du temps de Luther. Après, on ne l’a pas appelé réforme, mais du temps de Wesley, c’est quand même une réforme, il y a eu une réforme surtout par rapport à la piété personnelle et à l’évangélisation de masse. Puis, quand il y a eu le réveil pentecôtiste, c’était quand même aussi quelque part une réforme. La relation avec le Saint-Esprit, la compréhension par rapport au Saint-Esprit a été complètement réformée.

Et la réforme qui vient, c’est à la fois une réforme théologique, à la fois une réforme de piété, et il y a une réforme de structure. Dieu veut changer, en une génération, l’expression du Christianisme sur terre. Amen ? En l’espace d’une génération.
Ça sera avec nous, ou sans nous. Ecoutez, je n’ai pas besoin de dire : “Ainsi parle le Seigneur”. Je n’ai pas besoin de jouer au prophète. Je sais qui j’ai vu, je sais où j’ai été. Et là, je suis juste un perroquet. Je vous répète ce que j’ai entendu. Il n’y a pas de réveil prévu pour la France. N’écoutez pas toutes ces prophéties bidons. Il n’y a pas de réveil prévu pour la France. C’est une réforme qui est prévue. Ce n’est pas un réveil. C’est une réforme.
Un réveil, ça ne demande rien. Une réforme, ça demande tout. Amen ? Un réveil, il y a juste la foi qui doit être mise en action, puis du temps dans la prière, on doit l’amener sur terre. Une réforme, ça demande aussi qu’on abandonne des choses, qu’on se rende vulnérable à l’Esprit. Voilà ce que ça demande une réforme ! Arrêtez de prier pour un réveil ! Il ne veut pas. Je sais que ça en déçoit quelques-uns.

C’est d’abord la réforme. Puis avant de réformer l’Eglise, ce qu’il veut, c’est qu’on réforme nos cœurs, qu’on ait une complète réforme dans notre conception de la vie chrétienne.

Ecoutez, il est tellement grand. Il est tellement réel. Il est tellement vivant. Vous pensez que c’est juste des petites paroles comme ça, des petites louanges qui vont le satisfaire ? Trois petits tours et puis s’en vont. Vous pensez que c’est ça qui lui plait ? Ce qu’il veut, c’est des vies. Ce qu’il veut, c’est tout. Ce n’est pas un compartiment dans nos vies. Moi, avant, je pensais que j’étais évangéliste, mais je n’ai plus l’impression d’être évangéliste. Le Seigneur m’a demandé d’appeler maintenant à la conversion les Babyloniens, à la conversion des cœurs. Il m’a demandé de prêcher l’Evangile aux Chrétiens maintenant. Et ça, c’est terrible pour moi. C’est terrible ».

Extrait du témoignage de Patrick Fontaine

Note de la rédaction (8 juin 2008):
La personnalité parfois controversée de Patrick Fontaine provoque un certain nombre de réactions négatives dans l’Église, et la diffusion de ce témoignage par le Sarment fait l’objet de demandes insistantes afin que cette ressource soit ôtée du site. Ces demandes émanent de deux catégories de personnes :
- des personnalités reconnues de l’Église qui estiment que sa vision nuit à la cohésion chrétienne;
- des autorités qui estiment que son message est acceptable mais que l’exercice de son ministère est contestable.

Une précision est donc nécessaire :

En dépit des reproches qui pourraient être faits à Patrick Fontaine à propos de certains choix de manifestations/conventions dans lesquelles il se produit, de sa cohabitation sur des affiches avec des personnalités de dénominations chrétiennes pourtant reconnues comme compromises, il nous apparaît cependant que cet extrait de son témoignage de guérison contient une révélation importante.

Interrogé au sujet de contradictions apparentes de son ministère, Patrick Fontaine explique que « la mission qu’il a reçue est de parler à TOUS de sa vision de Babel », c’est pourquoi il ne refuse pas certaines invitations : « Comment entendront-ils sans quelqu’un qui prêche? » (Romains 10:14). Ces occasions, qu’il considère comme « données par Dieu », lui permettent, frontalement ou pas, « de partager sa révélation » et « de mettre au service de l’Église le don de guérison qu’il a reçu ». Patrick Fontaine déclare que son message ne souffre d’aucune altération, quel que soit l’environnement dans lequel il le délivre.

Cet article sera donc maintenu, car nous ne le considérons comme un témoignage véridique, dont le corps de Christ a grand besoin aujourd’hui.

1 Thessaloniciens 5:21 « éprouvez toutes choses, retenez ce qui est bon« .

voir article

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Oecuménisme: Le CNEF participe aux Etats généraux du christianisme sur l’évangélisation http://www.blogdei.com/10860/oecumenisme-le-cnef-participe-aux-etat-generaux-du-christianisme-sur-levangelisation/ http://www.blogdei.com/10860/oecumenisme-le-cnef-participe-aux-etat-generaux-du-christianisme-sur-levangelisation/#comments Tue, 28 Sep 2010 15:02:11 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10860

Zénit

NDLR: Les Etats généraux de l’évangélisation, ou comment rendre l’Evangile inoffensif (qui ne blesse personne).

Après deux jours et demi de débats, rencontres et prières, les premiers Etats généraux du christianisme se sont refermés ce samedi soir dans la cathédrale de Lille lors d’une célébration œcuménique.

Etienne Lhermenault, président du Conseil national des Evangéliques de France lui a succédé au micro, expliquant que dans notre société largement déchristianisée, il y a de la place pour une évangélisation large, sans concurrence. Citant largement la Bible, le pasteur baptiste a indiqué le sens de l’évangélisation: «Nous vous en supplions, au nom du Christ, laissez vous réconcilier avec Dieu». La référence aux paroles de l’apôtre Paul aux Corinthiens montre bien l’importance de la question de l’amour de Dieu et du salut qu’il est venu donner aux hommes. «Evangéliser, c’est aimer, et laisser l’Esprit-Saint faire son travail» a ajouté le pasteur, rappelant quand même l’aspect dérangeant de ce message. Car s’il y a besoin de réconciliation, c’est qu’il existe une situation d’inimitié avec Dieu, et l’évangélisateur doit dénoncer cet état.

>>> lire la suite

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Rick Warren utiliserait dans son livre « Une vie, une passion, une destinée » 15 versions paraphrasées douteuses de la Bible http://www.blogdei.com/10848/selon-raymond-bourgier-rick-warren-utiliserait-dans-sont-livre-une-vie-une-passion-une-destinee-15-versions-paraphraser-douteuse-de-la-bible/ http://www.blogdei.com/10848/selon-raymond-bourgier-rick-warren-utiliserait-dans-sont-livre-une-vie-une-passion-une-destinee-15-versions-paraphraser-douteuse-de-la-bible/#comments Tue, 28 Sep 2010 10:46:00 +0000 Thunderstorm http://www.blogdei.com/?p=10848

Cet article se veut un cri d’alarme, que le chrétien se doit de considérer solennellement.

L’heure est grave, chers lecteurs. Comment un homme comme Rick Warren aurait utilisé 15 versions douteuses et séductrices du Nouvel Âge pour écrire son livre « Une vie, une passion, une destinée » ?

Cet article sera court, mais vous retrouverez tout l’essentiel dans cette vidéo.

Toute la biographie de Rick Warren http://fr.wikipedia.org/wiki/Rick_Warren

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Protestation contre la visite papale: Les évangéliques du Royaume-Uni témoignent, par Richard Bennett http://www.blogdei.com/10685/protestation-contre-la-visite-papale-les-evangeliques-du-royaume-uni-temoignent-par-richard-bennett/ http://www.blogdei.com/10685/protestation-contre-la-visite-papale-les-evangeliques-du-royaume-uni-temoignent-par-richard-bennett/#comments Mon, 20 Sep 2010 11:29:41 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10685

blogdei / BereanBeacon.org

Le pape appelle les britanniques à être plus spirituels, mais avec les nombreux scandales de pédophilie causés par une mauvaise doctrine sur le célibat, par exemple, quel crédit a cet homme?

Le pape appelle les britanniques à être "plus spirituels", mais avec les nombreux scandales de pédophilie causés par une mauvaise doctrine sur le célibat, par exemple, quel crédit a cet homme?

Chers amis,
Il est encourageant de voir des évangéliques préparer une réponse ferme à la visite du Pape au Royaume-Uni. Ce Pape, souvent appelé « l’Exécuteur », le « Panzer-Cardinal », ou encore « le Rottweiler de Dieu » conserve toute son habileté et tout son pouvoir de persuasion : il ne faut pas sous-estimer son influence. Nous devons nous investir dans la prière pour ceux qui vont protester et témoigner au cours de la visite papale. Les préparatifs des évangéliques à Édimbourg, à Glasgow, à Londres et à Birmingham sont plus qu’un encouragement : ils devraient aussi nous inciter à présenter l’Évangile aux catholiques que nous côtoyons jour après jour.

Vous trouverez ci-dessous un article sur ces préparatifs. Veuillez le faire connaître autour de vous, et si possible, l’afficher sur un site Internet.

R. Bennett

Protestation contre la visite papale : les évangéliques du Royaume-Uni témoignent

Richard Bennett

La visite papale doit débuter à Édimbourg le jeudi 16 septembre. À son arrivée, le Pape sera reçu par la Reine Élizabeth II au Palais de Holyrood. Il empruntera ensuite la longue avenue appelée « Princes Street », en présence d’une foule qui s’annonce nombreuse. Un acteur engagé par l’Église catholique marchera devant la « papamobile » tout au long du parcours, déguisé en John Knox. Quelle fausse image on donne là de ce Réformateur qui jamais n’a fait la moindre courbette devant un prélat catholique romain, ni même salué de tels personnages !  L’histoire montre que par la grâce de Dieu, le véritable John Knox contribua à libérer l’Écosse du catholicisme qui avait dominé ce pays pendant 450 ans. L’objectif suprême du Réformateur était la diffusion en Écosse et dans le monde de l’Évangile de la grâce. Le simple fait de faire figurer Knox dans cette procession revient à le présenter, en compagnie de vingt-quatre autres personnages historiques, comme le héraut du retour prochain de l’Écosse dans le bercail romain. Le Pape doit donc parcourir Princes Street à la manière d’un conquérant, et dans son cortège, on octroie une place à Knox pour amadouer les œcuménistes. Mais les vrais évangéliques ne jouent pas à ce jeu-là, pas plus que ne l’aurait fait Knox. Ils se préparent sérieusement pour la visite du Pape.

L’Écosse évangélique se prépare

De nombreux évangéliques projettent de se retrouver à l’extrémité nord de Princes Street, devant le bâtiment des Archives d’Écosse. Des tables y seront installées ; de là partiront ces évangéliques qui se déplaceront dans la foule en rendant témoignage. Ils seront porteurs de traités expliquant l’Évangile, dont trente mille exemplaires du traité « Ce que tout catholique doit savoir », et deux mille exemplaires de « Êtes-vous réconcilié avec Dieu ? ». Ils disposeront aussi de cinq cents exemplaires du livret contenant le témoignage « De la Tradition à la Vérité ». Ils partiront entre 8 heures et 9 heures, car la foule commencera sans doute à s’assembler de bonne heure. Le passage du Pape est attendu entre 11h. 30 et 12h. 30.

Le Pape sera ensuite reçu au palais du Cardinal O’Brien, puis il se rendra à Glasgow pour y célébrer le soir une messe en plein air à Bellahouston Park. Sachant que dès la fin de l’après-midi la police doit fermer l’autoroute aux abords de Glasgow, quelques évangéliques d’Édimbourg quitteront la capitale avant 14 h. Le Pape doit arriver à Bellahouston Park entre 17 et 18 h ; ce parc peut accueillir au maximum 220.000 personnes. Les évangéliques comptent y envoyer environ 200 volontaires pour évangéliser. Ils appellent encore d’autres volontaires à venir d’Édimbourg, de Glasgow et d’ailleurs, même d’Irlande, pour présenter à des âmes qui périssent l’Évangile de la grâce de Dieu. Un responsable évangélique faisant partie des organisateurs confirme que les autorités de la police à Édimbourg et à Glasgow sont favorables aux projets d’évangélisation dans leurs villes respectives. Les organisateurs insistent sur la nécessité de prier sérieusement et avec ferveur pour ce témoignage, avant et pendant la visite papale. Le point culminant de cet effort de prière sera une réunion organisée à Magdalen Chapel, Édimbourg, le 15 septembre à 19 heures, et à l’église réformée baptiste d’Anniesland, 4 Herschell Street à Glasgow, le même jour à la même heure.

L’Angleterre évangélique se prépare

À Londres, les évangéliques se préparent également. Quatorze associations chrétiennes se sont regroupées pour évangéliser les catholiques et pour protester pacifiquement au cours de cette future visite d’état. Ces groupes, coordonnés par l’organisation « Christian Watch » et par la « Protestant Truth Society », projettent d’être présents à chaque étape de la visite papale afin de témoigner de l’Évangile. Comme à Édimbourg, ces courageux témoins distribueront nos traités « Êtes-vous réconcilié avec Dieu ? » et « Ce que tout catholique doit savoir ». « Christian Watch » et la « Protestant Truth Society » ont préparé une édition spéciale de ces traités. Pour la toute première fois, le traité « Êtes-vous réconcilié avec Dieu ? » est disponible sur l’Internet, à l’adresse http://www.areyourightwithgod.com/ Tous ceux qui le désirent peuvent le télécharger et l’imprimer.

Outre ces traités, le témoignage « De la Tradition à la Vérité » sera distribué, surtout en anglais, mais aussi en espagnol et en polonais. Il est encourageant d’apprendre que ces associations ont invité les membres des églises à prendre au besoin un congé pour témoigner pendant ces journées. On a également sollicité l’aide des évangéliques retraités ou chômeurs. Quel encouragement aussi d’apprendre que pendant la visite papale, certains projettent de faire des enregistrements vidéo de cette évangélisation et désirent être interviewés par les médias séculiers !

Au Parlement, à l’Abbaye de Westminster, et à la cathédrale catholique de Westminster

Le vendredi 17 septembre, Place du Parlement à Londres, le Pape fera son entrée à Westminster Hall, où siègent les deux chambres du Parlement britannique. Cet espace ne sera pas accessible au public. Après s’être adressé au Parlement, le Pape se rendra à l’Abbaye de Westminster pour y rencontrer Rowan Williams, Archevêque [anglican] de Cantorbéry et primat d’Angleterre, ainsi que des évêques anglicans. Près de l’Abbaye, les évangéliques disposeront d’un espace où ils pourront protester et apporter un témoignage. Ils y seront rejoints par d’autres, qui auront déjà distribué des traités et témoigné pendant la journée, et qui poursuivront leurs activités à cet endroit. Il doit donc y avoir une présence évangélique visible et permanente à l’extérieur de l’Abbaye de Westminster, avec distribution de littérature chrétienne. Des versets de la Bible seront affichés sur des bannières, et des prédicateurs se relaieront pour annoncer la Parole de vérité. Ils feront savoir que les chrétiens véritables s’appuient sur la Bible seule, refusant les fausses manifestations de christianisme et les faux évangiles. Ils proclameront le message limpide de l’Évangile de la grâce, unique antidote aux faux évangiles. Pendant ce temps, des « témoins mobiles » se déplaceront en petits groupes parmi la foule aux abords de la Place du Parlement et de Victoria Street, ainsi que dans toutes les autres rues menant à la place. Ils distribueront notamment le traité « Ce que tout catholique devrait savoir ». Ces équipes seront en contact par téléphone portable au cas où des policiers trop zélés ou d’autres chercheraient à entraver leur témoignage évangélique.

Puis, le samedi 18 septembre au matin, ces mêmes équipes mobiles évangéliseront autour de la Gare Victoria et de diverses gares autoroutières, pour atteindre les pèlerins qui arrivent. Elles évangéliseront aussi dans les rues donnant accès à la cathédrale catholique de Westminster, où doit être célébrée la messe papale. Les membres de ces équipes se retrouveront d’abord à sept heures du matin à l’église baptiste de Westminster, 100, Horseferry Road, Londres. Après un temps de prière et de préparation, dès 8h15, ils commenceront à témoigner aux abords de la cathédrale catholique de Westminster, qui est tout près de là, au 42, Francis Street.

L’évangélisation au cours de la veillée de prière catholique et sur Victoria Street

Plus tard ce même jour, lors de la veillée de prière catholique à Hyde Park, des évangéliques seront disponibles pour rendre témoignage près des entrées et des sorties du parc. Des membres de l’église baptiste de Westminster se tiendront dans Victoria Street pendant la visite papale. C’est un lieu de choix pour évangéliser, car cette rue donne accès au métro et à la gare ferroviaire Victoria. Là se trouve le cœur même du catholicisme londonien, la cathédrale catholique de Westminster. Chaque jour des membres de l’église baptiste de Westminster seront présents pour rendre témoignage. Ils y sont pour ainsi dire « chez eux » car toute l’année, le samedi, ils évangélisent dans cette rue. Ils sont particulièrement motivés pour présenter l’Évangile aux pèlerins catholiques au cours de ces journées décisives. Ils s’attendent à Dieu pour que s’accomplisse cette parole d’Esaïe 55:11 : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. »

Une protestation évangélique écrite

D’autre part, les organisations chrétiennes coordonnées par la « Protestant Truth Society » publient une « Protestation commune contre la visite papale de 2010 », qui sera présentée à la Reine et au gouvernement. Ce texte paraîtra aussi dans un grand quotidien britannique, le Times, qui est d’accord pour le diffuser en tant qu’annonce. Le voici :

Protestation commune contre la visite du Pape au Royaume-Uni en 2010

Nous rappelant la protestation historique de Martin Luther en 1517 contre les erreurs de l’Église de Rome, nous les soussignés protestons contre cette visite d’état du Pape au Royaume-Uni. Le Pape revendique le titre de chef suprême de l’Église universelle et déclare que tous les gouvernements doivent lui être soumis, mais l’Église universelle a un seul chef, le Seigneur Jésus-Christ. Nul homme mortel ne peut s’attribuer ce titre. Au Royaume-Uni, la Reine est le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, et elle s’est engagée à soutenir l’Église d’Écosse. Elle est notre chef d’état, et en-dehors du Parlement britannique, nous n’acceptons pas d’autre autorité. Nous rejetons les absurdes prétentions qu’a le Pape d’exercer un pouvoir sur les gouvernements et les églises. Nous rejetons en particulier sa prétention blasphématoire à l’infaillibilité : Dieu seul est infaillible. Nous affirmons qu’il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes : l’Homme Jésus-Christ. Sur le Calvaire, Jésus-Christ est mort pour les péchés du monde entier. Ce sacrifice, offert une fois pour toutes, ne peut en aucun cas être renouvelé. Les pécheurs qui se repentent reçoivent le pardon par la grâce seule, par la foi seule, dans le Christ Jésus seul. La Bible, Parole inspirée de Dieu, est notre autorité suprême ; elle ne confirme en rien les fausses doctrines idolâtres de l’Église romaine. Reconnaissants à Dieu de cette grande lumière spirituelle qui brilla lors de la Réforme protestante au seizième siècle, nous déclarons que le Pape ne peut pas être un intermédiaire entre l’homme et Dieu. Ni Marie ni les « saints » ne peuvent intercéder en notre faveur. Jésus-Christ est notre seul avocat auprès de Dieu le Père. Le prétendu sacrifice de la messe, comme l’affirment clairement les Articles de l’Église d’Angleterre, est « une fable blasphématoire » et « une tromperie dangereuse ». Dieu seul peut absoudre les péchés : le confessionnal est un leurre. La doctrine romaine du purgatoire est étrangère à la Bible. Après leur mort, les hommes et les femmes vont soit au ciel, soit en enfer. Cette visite papale est une trahison de notre Constitution protestante et de l’Évangile dont elle est issue. Christ promet : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle ». Christ seul est le Roi des rois.

Le témoignage dans la ville de Birmingham

Le dernier jour de la visite du pape, une évangélisation doit également avoir lieu à Birmingham. Il se peut que là-bas le terrain soit fertile et déjà labouré, car apparemment les scandales s’y sont accumulés. Le dimanche 19 septembre à Birmingham, le Pape doit procéder à la béatification de John Henry Newman. Le journal « Independent Catholic News » annonce fièrement sur son site Internet :

« …le dimanche 19 septembre 2010, ce saint prêtre qui fut le berger de ses paroissiens sera béatifié au cours d’une messe célébrée à Birmingham par le Pape Benoît XVI à Cofton Park, un lieu magnifique jouxtant l’Oratoire de Rednal. Là, le Cardinal Newman avait trouvé une retraite paisible pour réfléchir et travailler. La messe, qui commencera à 10 heures, durera environ deux heures et l’on y attend plus de 70.000 pèlerins venus d’un peu partout dans le monde » (1).

Mais les catholiques qui fréquentent l’Oratoire sont mécontents. Damian Thompson écrit dans le quotidien britannique « Daily Telegraph » :

« Les paroissiens de l’Oratoire de Birmingham ont adressé une lettre ouverte au prêtre oratorien délégué par Rome auprès de la congrégation. Ils veulent savoir ce que sont devenus deux prêtres et un frère qui furent discrètement envoyés en exil en mai dernier, sans avoir été accusés ni soupçonnés de malversations sexuelles. L’affaire est complexe, mais à mon avis, l’Oratoire de Birmingham devrait vraiment clarifier la situation aujourd’hui, au lieu de la laisser pourrir jusqu’à la visite du Pape Benoît XVI en septembre (2).

Une affaire bien étrange est donc associée au dernier lieu que visitera le Pape. Apparemment, des scandales inquiétants font surface autour de la tombe de Newman à Birmingham. Il est vrai qu’en Europe, au Royaume-Uni et en Irlande, les scandales sexuels concernant le clergé catholique sont un sujet gravissime, et les populations de ces pays ne sont pas du tout satisfaites de la manière dont le Pape Benoît XVI a traité ces questions, ni au temps où il était le Cardinal Ratzinger, ni aujourd’hui. Au cours de son pontificat, les controverses n’ont fait que s’aggraver.

Les médias séculiers s’en mêlent

Même la BBC prévoit de montrer, au cours de la visite papale, un documentaire sur les scandales liés aux sévices sexuels perpétrés par des membres du clergé catholique. Elle l’a intitulé : « Benoît : les épreuves d’un pape ». D’après la BBC, ce documentaire montrera « le véritable Joseph Ratzinger ». Selon le quotidien britannique « The Guardian »,

« Le réalisateur Mark Dowd visitera la Bavière natale du Pape Benoît XVI. Cette réalisation comprend un entretien exceptionnel avec le frère du Pape, Georg Ratzinger. Ce dernier exprime ses sentiments au sujet des scandales liés aux sévices sexuels. Ce documentaire de la BBC dure une heure ; il montre aussi comment l’Église catholique s’est efforcée de ‘diffuser une image positive du Pape Benoît XVI’, en formant une armée de jeunes religieux spécialisés dans la création d’une image publique favorable, et appelés ‘Catholic Voices’ » (3).

Ceux qui au Royame-Uni se préparent à rendre témoignage ne s’attendaient vraiment pas à voir le « Sunday Times » londonien présenter le catholicisme en le replaçant dans son contexte historique, dans un reportage qui n’était pas fondamentalement favorable à l’Église catholique. Mais David Starkey, un historien anglais sans attache religieuse, a publié un reportage intitulé : « Le Pape veut reprendre son église » (4). En octobre 2009, à propos d’une importante déclaration papale, Starkey écrivait :

« Le Vatican a annoncé la semaine dernière [le 20 octobre 2009] qu’il accueillerait en son sein les anglicans dont la rébellion fut à l’origine d’un schisme plusieurs fois séculaire. À dessein, il a fait coïncider cette annonce avec le cinq centième anniversaire de l’accession au trône d’Henry VIII… Le Vatican pourrait-il trouver une occasion plus favorable pour faire savoir qu’à son avis, la Réforme anglaise, irrévocablement déclenchée sous le règne d’Henry VIII, peut (et doit) être  abolie ?

« … l’anniversaire du couronnement d’Henry VIII, le 24 juin, fut marqué par la publication, au Vatican, d’un fac-simile extraordinaire tiré de ses archives : une pétition adressée à Rome par les nobles anglais, appuyant l’effort d’Henry VIII pour faire annuler son mariage avec Catherine d’Aragon, sa première épouse catholique, pour qu’il puisse épouser Anne Boleyn… Tout le monde comprend le sens de la publication d’un document pareil à une date pareille… Cela montre à quel point le Vatican a le sens de l’histoire, et sa conviction qu’il y a là une affaire qui reste à régler. Étant la plus ancienne institution politique de l’Europe, il éprouve le besoin de régler un compte avec la deuxième plus ancienne institution politique européenne : la monarchie britannique. »

« Que le Pape tente de mettre le grappin sur le troupeau anglican,  voilà qui n’a rien de nouveau. Vers la fin du seizième siècle, les catholiques se comportèrent en terroristes pour tenter de ramener par la force brutale la nouvelle nation protestante dans le bercail qu’elle avait quitté ; leurs méthodes rappellent celles de l’islamisme extrémiste : il y eut l’Armada espagnole, la Conspiration des Poudres, et des tentatives d’assassinat. Mais leurs machinations n’aboutirent à rien… »

Quoique Starkey ne reconnaisse pas que le Seigneur intervient dans les affaires humaines par son Évangile et sa Parole écrite, il résume succinctement les différences visibles existant entre le catholicisme et le protestantisme évangélique de l’Europe du nord et du Royaume-Uni :

« L’Angleterre (plus tard le Royaume-Uni), ne serait jamais devenue une nation aussi puissante si elle était restée catholique. En fin de compte, la Réforme a eu des effets heureux : elle a suscité une nation. Les valeurs protestantes (la puissance de la parole écrite, la logique, les débats, l’austérité et le travail) ont donné un élan à des pays comme la Hollande, l’Écosse, l’Allemagne du nord, l’Amérique, et bien sûr à nous aussi, pour avancer vers la modernité, vers la révolution industrielle… Tel était le berceau de l’industrialisation : il produisit du coton manufacturé et des trains qui arrivaient à l’heure, car l’éthique protestante du travail agissait à la manière d’une verge de fer. En revanche, le catholicisme engendra des catastrophes économiques à partir du seizième siècle. Les pays typiquement catholiques, l’Italie et l’Espagne, connurent un demi-millenium de somnolence, alanguis par le penchant catholique pour le loisir, le romanesque, la sensualité, les nuées d’encens et les carillons… »

Dès le début du dix-neuvième siècle, la papauté avait un plan pour récupérer les anglais fidèles à la Bible, par le moyen de cette institution qu’est l’Église anglicane. La papauté mit soigneusement au point un projet qui devait amener l’Église d’Angleterre à ressembler autant que possible à l’Église catholique romaine (5). John Henry Newman, que le Pape doit béatifier le 19 septembre, fut le chef de file du « Mouvement d’Oxford » qui mena un combat aussi soutenu que subreptice. Ce mouvement recourut à la ruse, parfois même à des moyens franchement déloyaux, pour remplacer les grandes doctrines bibliques et les Trente-neuf Articles (la Confession de foi protestante des anglicans) par des enseignements mettant l’accent sur les apparences extérieures et sur les rituels. Telle est la principale stratégie par laquelle la papauté a divisé et presque conquis l’Église d’Angleterre. Cette tactique particulière a mis près de deux siècles pour produire son fruit empoisonné. Starkey fait remarquer que ce changement n’affecte pas seulement l’Église anglicane, mais aussi la population tout entière.

« Au cours du vingtième siècle, les aspects rituels et cérémoniels de la religion se développent : l’Église [anglicane] devient la marque par excellence de la respectabilité anglaise. On va à l’église le dimanche ; dans les écoles, on réunit tous les élèves en début de journée pour la prière. Le spectacle délectable du couronnement d’Élizabeth II avait inauguré cette sorte de Shinto à l’anglaise.

Puis c’est le désastre… l’Église d’Angleterre, au lieu de jouer son rôle d’institution nationale, dégénère en un ramassis de groupes chrétiens désunis : les anglo-catholiques s’opposent aux fondamentalistes protestants, et les misogynes s’opposent aux homophobes. La Grande-Bretagne n’est plus la même. Finie, la maîtrise de soi protestante : c’est désormais l’ère de la « Dianification », des tsunamis émotionnels, et la sensiblerie débridée coule à flots. La génération des fans de «Strictly Come Dancing » se régale de senteurs et d’enchantements, dans un monde flou et vaporeux à l’image des Blair, et qui a, tout comme les Blair, des affinités superficielles avec le catholicisme…

À l’heure actuelle, l’Église anglicane n’est plus que l’ombre d’elle-même, et elle est pourrie jusqu’au cœur. Il fut un temps où l’Archevêque de Cantorbéry était aussi important que le Premier Ministre. Ce n’est plus le cas. Dans les magasins de  Cantorbéry on vend des nounours habillés en archevêques ; le poil de ces peluches est toutefois moins léger que ne l’est l’Archevêque Rowan Williams lui-même. »

L’an dernier, le Vatican a annoncé qu’il rétablirait la pleine communion entre lui-même et certaines communautés anglicanes dans leur entièreté  « en leur donnant la capacité de conserver les caractéristiques spécifiques de leur liturgie et de leur spiritualité » (6) : voilà la preuve de l’efficacité du plan papal mis en mouvement dans le secret en 1844. Aujourd’hui le pape Benoît XVI doit arriver à Édimbourg, à Glasgow, à Londres et à Birmingham, pour tenter de conquérir la monarchie britannique, le Parlement de Grande-Bretagne, et le Royaume-Uni. La conclusion d’un article de Starkey, l’an dernier, donnait l’alarme au sujet du trophée que convoite le Pape.

« Peut-être [les sympathisants du catholicisme] n’ont-ils pas touché du doigt la dureté de la foi catholique. Ils ne se sont pas retrouvés face à face avec son magistère, qui a le pouvoir d’imposer des doctrines à volonté ; ils ne se sont pas retrouvés face à face avec l’infaillibilité pontificale. Jusqu’à présent, Rome a présenté aux anglicans un gant de velours. Mais sa tradition implique aussi une main de fer. Précédemment, le Pape Benoît XVI était le « Panzer-Cardinal », l’exécuteur implacable que dissimulait le visage avenant de Jean-Paul II. Maintenant qu’il est Pape, il s’est transformé en gentil nounours. Mais les anglicans ont intérêt à se le rappeler : ce nounours-là n’a rien d’une douce peluche. Tôt ou tard, le nœud coulant va se resserrer. »

Les fidèles chrétiens écossais et anglais qui font confiance à la Bible savent très bien ce qu’ils ont en face d’eux. Leur combat n’a rien de nouveau : au contraire, il a des racines istoriques profondes.

Le sens biblique et historique

Cette visite papale au Royaume-Uni et la réponse vigoureuse des évangéliques montre que de part et d’autre, on comprend le sens historique profond ces événements. Au temps de la Réforme, quand le Seigneur a préparé son peuple à sortir de l’Église catholique, dans sa souveraineté il s’est servi de Luther, de Calvin, de Knox et de bien d’autres pour susciter un témoignage dans l’Europe entière. C’est pourquoi des âmes furent véritablement régénérées conformément à la Bible, par l’action du Saint-Esprit. Tout au long de l’histoire de l’Église, il y a eu des temps de réveil où Dieu s’est servi de l’Évangile de la grâce pour sauver beaucoup d’âmes. Il est tout à fait possible qu’aujourd’hui encore le Seigneur se serve du témoignage de ses fidèles et des milliers de traités qui seront distribués pour en amener beaucoup au salut par son Évangile de la grâce. Déjà les événements à venir au Royaume-Uni portent du fruit : ils ont insufflé vie et vigueur aux évangéliques d’Angleterre et d’Écosse. Un changement intervient déjà, semble-t-il, dans la maison de Dieu !

C’est pourquoi les évangéliques au Royaume-Uni et ailleurs, dans le monde entier, prient pour une effusion du Saint-Esprit en cette occasion historique. Ils prient en particulier pour que la grâce et la puissance incomparables du Seigneur accomplissent une œuvre profonde au Royaume-Uni, au moment même où l’adversaire des croyants bibliques, sous la forme séculaire d’un Pape, vient annoncer sa victoire sur eux et sur leur foi. La « bataille spirituelle de Grande-Bretagne » est engagée. « Que Dieu se lève, que ses ennemis se dispersent, et que ses adversaires fuient devant sa face » (Psaume 68:1). C’est la prière des chrétiens du Royaume-Uni, et notre prière pour eux.

Ceux qui aspirent à voir une action du Seigneur au cours de cette bataille ont de solides raisons bibliques d’espérer. La volonté de Dieu le Père est que le Christ Jésus, leur Médiateur, ait tout pouvoir au ciel et dans les affaires des hommes sur terre (voir Matthieu 28 :18). Il est donc aujourd’hui le Médiateur des chrétiens en tout ce qui concerne son règne spirituel au Royaume-Uni. Jésus-Christ est le Seigneur de toute grâce pour son peuple. Il a plu au Père que toute plénitude habite en lui (7), afin qu’il communique « grâce sur grâce » (8) aux chrétiens et que ceux-ci soient continuellement équipés en vue de toutes les situations qui se présenteront à eux. Ceux qui vont évangéliser en Grande-Bretagne peuvent avoir confiance : leurs efforts pour annoncer l’Évangile de la grâce ne seront pas vains. En fait, le Seigneur lui-même les rendra fructueux en son temps. Avec confiance, nous pouvons prier avec eux pour que le témoignage qui sera donné, les nombreux traités qui seront distribués, et les événements qui se dérouleront soient l’occasion d’une effusion du Saint-Esprit qui attirera beaucoup de cœurs à Christ. Lui [le Saint-Esprit] « convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement » (Jean 16:8). Le Saint-Esprit agit puissamment, avec des conséquences évidentes. Celui qui est amené à pleurer véritablement sur son péché, à gémir sous le fardeau de sa propre corruption, à désirer ardemment le Christ Jésus et à crier au Père pour être sauvé de son incapacité radicale, celui-là sait que l’Esprit du Dieu vivant agit en lui. Invoquons donc le Seigneur souverain, pour que ces événements imminents soient l’occasion d’un jaillissement de vie chrétienne authentique. Comme le proclame la Bible, « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que comme par le péché a régné la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 5:20).

Le dessein éternel de Dieu est qu’à des hommes pécheurs, la grâce soit accordée en Christ, par Christ. Insistons sur ce point : la grâce est souveraine, au sens le plus pur et le plus authentique du terme. Comme dit l’Écriture : « ils sont gratuitement justifiés par sa grâce »  (Romains 3:24). Enfin, la grâce est souveraine car Dieu l’accorde à qui il veut. Le règne du péché et de la fausse religion est vaincu par le règne de la grâce de Dieu : « ainsi la grâce règne » (Romains 5:21). La grâce abondante surpasse de loin les maux qu’engendre le péché. Lorsque le pécheur croit en Christ et a Christ pour seul garant devant le Dieu Très Saint, il n’est pas seulement délivré de ses péchés, mais il est amené à régner dans la vie. « Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul » (Romains 5 :17).

Notes :

  1. http://www.indcatholicnews.com/news.php?viewStory=16378 accédé le 07/08/10
  2. http://blogs.telegraph.co.uk/news/damianthompson/100048643/papal-visit accédé le 04/08/10
  3. http://www.guardian.co.uk/media/2010/aug/03/bbc-papal-visit accédé le 07/08/10
  4. David Starkey, The Sunday Times, 25 octobre 2009, accédé le 07/08/10  http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/article6888806.ece
  5. Walter Walsh, The Secret History of the Oxford Movement, 4e edition, 1898, p. 263 et ailleurs.
  6. http://www.catholic/org/international/international_story.php?id=34677 accédé le 25/08/10
  7. « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9).
  8. « Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce » (Jean 1:16).

Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, http://www.bereanbeacon.org/

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http://www.blogdei.com/10685/protestation-contre-la-visite-papale-les-evangeliques-du-royaume-uni-temoignent-par-richard-bennett/feed/ 5
La papauté s’apprête à reconquérir l’Angleterre, par Richard Bennett http://www.blogdei.com/10445/la-papaute-s%e2%80%99apprete-a-reconquerir-l%e2%80%99angleterre-par-richard-bennett/ http://www.blogdei.com/10445/la-papaute-s%e2%80%99apprete-a-reconquerir-l%e2%80%99angleterre-par-richard-bennett/#comments Thu, 02 Sep 2010 12:45:03 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10445

BeranBeacon.org / blogdei

Chers amis,
Le pape Benoît XVI doit visiter le Royaume-Uni du 16 au 19 septembre 2010. Des responsables politiques et ecclésiastiques saluent à l’avance sa venue. Cette visite intervient moins d’un an après la ratification du Traité de Lisbonne concernant l’Union européenne (1er décembre 2009). Une caractéristique essentielle de ce traité est qu’il fait de l’Union Européenne une « personne morale unique ». Dans une large mesure, donc, le Royaume-Uni est désormais intégré dans cette entité légale qu’est l’Union Européenne. Aujourd’hui, 477 ans après le début du conflit entre Henry VIII et la papauté, le pape fait une visite officielle en tant que chef d’un état civil souverain, pour s’adresser à la société civile britannique devant les deux Chambres du Parlement. Il convient de ne pas oublier qu’il vient en qualité de chef de l’Église catholique romaine, afin de restaurer le catholicisme en tant que religion du Royaume-Uni. Il est indispensable de replacer ces événements dans le contexte qui est le leur. C’est ce que nous faisons dans cet article intitulé : « La papauté s’apprête à reconquérir l’Angleterre ». R. Bennett

La papauté s’apprête à reconquérir l’Angleterre

Le fruit des travaux de John Henry Newman
Richard Bennett

Quatre cent soixante-dix-sept années ont passé depuis qu’en 1533 le roi Henry VIII divorça d’avec sa première épouse, la catholique espagnole Catherine d’Aragon, afin d’épouser Anne Boleyn. Jean-Henri Merle d’Aubigné, cet historien respecté, décrit le contexte de ce divorce :
« Il avait fallu à la papauté tout le septième siècle pour conquérir la Grande-Bretagne chrétienne… La lutte que la Grande-Bretagne dut soutenir plus tard pour se libérer du pouvoir qui l’asservissait depuis neuf siècles fut l’œuvre positive de la Réforme, c’est-à-dire la remise en lumière de la vérité et de la vie si longtemps obscurcies… L’œuvre négative de la Réforme, sa lutte avec la papauté, n’est pas centrée sur ce divorce, qui fournit seulement une occasion : ce fut l’instauration même de cette opposition, avec ses conséquences capitales. Le divorce entre Henri Tudor et Catherine d’Aragon est secondaire, mais le divorce entre l’Angleterre et la papauté fut un événement de première importance, une des grandes lignes de partage des eaux de l’histoire… » (1).
Henri VIII voulait une église qui lui accorderait le divorce désiré. Il voulait aussi la liberté financière vis-à-vis de l’Église romaine. Cependant, en 1529 le cardinal catholique Wolsey disposait de pouvoirs étendus en Angleterre, allant jusqu’à défier le roi Henry VIII lui-même. Aussi le roi conçut-il le projet de libérer le clergé de l’autorité papale pour le ramener sous l’autorité royale. Cela ne pouvait se faire par un simple décret royal, en raison de principes constitutionnels déjà établis. Le clergé devait donc s’affranchir lui-même de son asservissement à la Rome papale (2). Providentiellement, William Tyndale venait de terminer sa traduction anglaise du Nouveau Testament : dès 1526, des marchands allemands se chargèrent de la transporter d’Anvers jusqu’en Angleterre, où on la lisait avidement. L’Angleterre se préparait ainsi à rejeter le joug de la Rome papale pour rendre à Dieu un culte conforme à la liberté biblique.

Malgré la rupture politique entre Henry VIII et la Rome papale, le roi adhérait encore aux doctrines catholiques romaines. Il comprit cependant qu’il pouvait utiliser à ses propres fins politiques ce mouvement de la Réforme qui prenait de l’ampleur. Si les vérités bibliques qui fondent la Réforme atteignaient, dans une certaine mesure, toutes les couches de la société, le clergé lui-même pourrait se détacher des dogmes de Rome, et donc du contrôle papal. Mais Henry VIII n’entendait pas affranchir le clergé anglais du contrôle qu’il exerçait lui-même en tant que souverain de son pays.

Par la suite, Henry VIII nomma Thomas Cranmer Archevêque de Cantorbéry, c’est-à-dire primat d’Angleterre (3). Cranmer fut le principal rédacteur de la confession de foi de l’Église anglicane, « Les Trente-neuf Articles », qui véhiculent une doctrine solidement chrétienne. Ces articles furent diffusés peu après la mort d’Henry VIII (4). L’assemblée épiscopale de l’Église d’Angleterre les ratifia une première fois en 1553, puis de manière plus formelle en 1562. Ces articles affirment qu’en matière de salut, l’autorité suprême appartient à la Bible seule ; ils définissent clairement le salut comme un don de Dieu accordé par la grâce seule, reçu par la foi seule, en Christ seul. Ces Trente-neuf Articles récusent donc les doctrines et les pratiques de l’Église catholique.

Constamment, depuis le jour où Henry VIII mit fin à l’asservissement de l’Angleterre au pape, le Vatican a cherché à saper l’influence religieuse et politique de l’Église d’Angleterre et du monarque du Royaume-Uni. La visite que le Pape se propose de faire en septembre 2010 est dans le droit fil de cette politique vaticane séculaire. En décidant de béatifier John Henry Newman au cours de cette visite, ce qui est une démarche parfaitement typique du catholicisme romain, le pape Benoît XVI monte une offensive pour démontrer au monde entier que le Royaume-Uni revient sous le joug catholique romain. Le pape serait alors en position de force pour influencer la politique sociale du Royaume-Uni, et pour utiliser le gouvernement civil du pays afin d’imposer à la population entière, par le biais de lois civiles, la politique sociale catholique romaine.

La réémergence du « Saint Empire Romain »

Avec en toile de fond la réémergence du « Saint Empire Romain », cette lutte presque cinq fois séculaire entre l’Angleterre protestante et la papauté demeure une réalité. Il y a un peu plus de deux siècles, en 1798, un général de l’armée napoléonienne fit descendre le pape de son trône romain, confisqua les biens de l’Église catholique, laissant le « Saint Empire romain » se débattre au milieu des ruines. Mais malgré les apparences, la papauté elle-même n’avait pas été définitivement détruite en tant que puissance religieuse et civile ; elle passa une bonne partie du dix-neuvième et du vingtième siècle à reconquérir le terrain perdu.

Le premier décembre 2009, le Traité de Lisbonne entra en vigueur dans l’Union européenne. Ce traité est un pas de plus vers la centralisation du pouvoir civil dans l’U. E. Une de ses principales caractéristiques est de faire de l’Union une « personne morale unique » (5). Dans une large mesure, donc, cette modification contrecarre la souveraineté des états membres et les intègre comme états ou régions dans une entité légale nouvelle, sans que l’appellation « Union européenne » ait été modifiée en quoi que ce soit.

L’Empire refait surface, doté d’un pape

Le Saint-Siège étant une nation souveraine à part entière, et n’étant pas membre de l’Union européenne, il échappe au pouvoir juridique de cette Union. Mais en tant que chef de l’Église catholique romaine, le pape dispose d’une cinquième colonne extrêmement fiable au sein des nations membres de l’Union européenne. Le Saint Empire Romain refait donc surface, doté de son pape (6). Aux membres de cette cinquième colonne, dont le catholicisme constitue l’identité première, le Pape impose « d’évangéliser », c’est à dire de promouvoir la politique sociale catholique romaine. Ainsi, dans le cadre de l’Union européenne, la papauté dispose-t-elle d’un pouvoir politique et spirituel immense.

Le Traité de Lisbonne étant à présent en vigueur, la papauté est de nouveau très en vue en tant que puissance de cohésion politico-religieuse : elle a maintenant l’occasion d’affirmer sa position sur la scène en Occident. Moins de quatre mois après la ratification de ce traité, le 16 mars 2010, la reine Elizabeth II annonça au Royaume-Uni : « Sur l’invitation de Sa Majesté la reine, Sa Sainteté le pape Benoît XVI effectuera une visite papale au Royaume-Uni du 16 au 19 septembre 2010… » (7). Le site Internet catholique Zenit fournit quelques détails supplémentaires :
« Benoît XVI effectuera sa visite du 16 au 19 septembre. Les responsables gouvernementaux et ecclésiastiques saluent à l’avance sa venue. Au cours d’une conférence de presse commune, les autorités de l’Etat, en même temps que les représentants des évêques d’Écosse, d’Angleterre et du pays de Galles ont fait ressortir que la visite du pape est ‘une occasion sans précédent de resserrer les liens entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège à propos des initiatives planétaires concernant le rôle essentiel de la foi dans l’établissement de sociétés robustes.’ Un communiqué de presse de l’ambassade britannique auprès du Saint-Siège signale qu’il s’agit de la toute première visite papale officielle au Royaume-Uni, le voyage du pape Jean-Paul II ayant été une simple visite pastorale. Le Pontife… s’adressera aux civils britanniques à Westminster Hall [c'est-à-dire devant le Parlement britannique.] » (8).

Voila donc qu’aujourd’hui, 477 ans après le début du conflit déclenché par Henry VIII, le pape fait une visite officielle en tant que chef d’un état civil souverain, pour prendre la parole devant la société civile britannique, devant la Chambre des Communes aussi bien que devant la Chambre des Lords à Westminster Hall. En même temps, il faut noter qu’il vient comme chef de l’Église catholique romaine, pour restaurer le catholicisme romain en tant que religion du Royaume-Uni.

Très habilement, le pape Benoît XVI a choisi d’utiliser la béatification de John Henry Newman pour promouvoir son contrôle religieux et politique sur l’Église d’Angleterre. Cet objectif est indéniable, pour peu qu’on étudie les faits concernant John Henry Newman et le «Mouvement d’Oxford». De plus, on trouve une confirmation dans l’histoire de la doctrine sociale catholique telle qu’elle apparaît dans le «Compendium de la Doctrine Sociale de l’Église», document émanant du Vatican; on en trouve une aussi dans les documents du Concile Vatican II sur l’œcuménisme, et dans bien d’autres accords faussement œcuméniques, postérieurs à Vatican II. De plus, en juin 2009, le pape a préconisé une structure supra gouvernementale chapeautant les Nations-Unies, afin d’imposer au plan mondial la politique sociale des Nations-Unies, c’est-à-dire, pour l’essentiel, la politique sociale de l’Église catholique (9).

Le pape doit se rendre d’abord en Écosse

Ce n’est pas non plus un hasard si cette visite intervient exactement 450 ans après que l’Écosse ait répudié le catholicisme en tant que religion d’Etat, en refusant formellement l’autorité papale (10). Mais le quotidien national écossais, «The Scotsman», déclare: «Les responsables d’églises déclarent que le pape profitera de sa visite pour rappeler à la Grande-Bretagne ses racines catholiques» (11). Le 450e anniversaire de l’abolition du pouvoir papal en Écosse sera donc déshonoré par un pape qui entend rappeler à la Grande-Bretagne «ses racines catholiques». En réalité, l’Histoire atteste que les racines de l’Écosse sont authentiquement bibliques, et qu’elles sont dues à Columba. En 563, ce dernier fonda sur l’île d’Iona une église et un centre destiné à former des responsables pour annoncer l’Évangile dans le pays.

La scène mondiale s’apprête à accueillir le pontife

John Henry Newman a donc une place centrale dans ces célébrations destinées à enchanter le monde entier, qui aura sous les yeux la Rome papale, avec sa pompe et son faste dans toute leur gloire. Le point culminant des cérémonies télévisées sera la messe publique au cours de laquelle le pape béatifiera John Henry Newman. C’est le deuxième stade du processus de canonisation du cardinal anglais, c’est-à-dire de son acheminement vers la «sainteté» : Newman sera déclaré «bienheureux». En 1991, il avait été déclaré «vénérable» : c’était là la première étape de la canonisation catholique. Il est coutumier de procéder à la béatification dans le pays même du «bienheureux».
Toutefois, Benoît XVI tient personnellement à mettre l’accent sur les enseignements de Newman, qui au fil des ans sont devenus le fondement du faux œcuménisme prôné par le Vatican. La «reformulation de la doctrine» selon Newman, et son enseignement sur «la révélation continue» connaissent un grand succès. Le pape Benoît XVI appelle cela «l’herméneutique de la continuité», et il l’explique en ces termes: «Bref, il convient moins de suivre les textes [de Vatican II] que l’esprit de ce Concile. Bien évidemment, on dispose d’une vaste marge de manœuvre pour parvenir à une définition de cet esprit, et il y a place pour toutes les idées» (12) Le concept défini par Newman d’une «révélation continue» donne donc au pape une grande liberté d’interprétation, y compris pour les documents du Concile de Vatican II. Il est extrêmement dangereux de s’attribuer pareille marge de manœuvre quand il s’agit d’interpréter la Bible et l’Histoire. Ce concept s’avéra particulièrement opportun pour ceux que durent formuler les « Accords » de la « Commission Internationale Catholique-Anglicane » (ARCIC) (13). Cette entreprise faussement œcuménique a déjà remporté bien des succès : de nombreux prêtres anglicans, avec des membres de leur Église, sont dès maintenant soumis à la Rome papale. En élevant Newman à la condition de «bienheureux», le pape va bien plus loin encore. En ce 21e siècle, il déploie de grands efforts pour ramener enfin l’Angleterre protestante dans le bercail catholique romain. C’est le fruit de l’œuvre entreprise par Newman lui-même vers le milieu du dix-neuvième siècle.

Qui était John Henry Newman ?

Certains se demandent: Qui donc était John Henry Newman, et d’où tire-t-il son importance ? Le directeur des «Logiciels Bibliques Logos» répond en ces termes:
«Depuis sa jeunesse évangélique jusqu’au moment où il devint le chef de file du mouvement anglo-catholique d’Oxford, la carrière et l’héritage de John Henry Newman se signalent par leur éclat et suscitent des controverses. Engagé dans des mouvements libéraux, évangéliques et catholiques au sein de l’Église d’Angleterre de son temps, il est une figure centrale, une figure-clé pour la compréhension de ce qu’est la ‘Communion Anglicane’ actuelle» (14).

John Henry Newman naquit à Londres en 1801. Dans le cadre de l’anglicanisme, la famille Newman gardait des liens étroits avec la foi biblique, cette foi qui influença considérablement les convictions religieuses du jeune Newman. À l’automne de l’année 1816, il semble être passé par une conversion religieuse. Ses convictions à cette époque étaient réformées et évangéliques; signalons qu’il considérait alors le pape comme l’Antichrist. En décembre 1816, on le reçut à Trinity College, un collège universitaire d’Oxford. À partir de juin 1817, il résida à Trinity, terminant ses études en 1821.
Comme il désirait rester à Oxford, il fit des études pour y enseigner au Collège universitaire d’Oriel, alors le haut lieu de l’élite intellectuelle oxonienne. Il y fut élu professeur en avril 1822. Sur proposition de E.B. Pusey, lui aussi professeur à Oriel, il devint vicaire de la paroisse anglicane de St. Clément à Oxford. Dans ses sermons d’alors, il distinguait comme il se doit entre justification et régénération. Cependant, dès 1825, il se mit à nier le concept biblique de justification, acceptant progressivement l’idée non biblique d’une justice intérieurement conférée ; il penchait vers le sacramentalisme. Cette année-là, il écrivit dans son journal : « Je pense, sans en être certain, que je dois renoncer à la doctrine de la justice imputée, et à celle d’une régénération indépendante du baptême » (15).

En 1833, Newman était entièrement gagné à l’acceptation de ce qu’il pensait être l’héritage catholique romain de l’Église anglicane, y compris du dogme papal de la justification infusée et de la régénération baptismale. L’historien anglican Walter Walsh relate les conséquences dans la correspondance entre Richard H. Froude et Newman :
« Le Cardinal Newman faisait toujours remonter au 14 juillet le début du ‘mouvement religieux de 1833’. Quelques mois avant cette date, Newman voyageait en Europe avec son ami Richard Hurrell Froude. À Rome, ils rendirent visite à Mgr. Wiseman [le futur Cardinal Wiseman]. Froude écrit : ‘Nous nous fîmes présenter à lui… pour demander si on nous admettrait [dans l'Église catholique romaine] dans des conditions que nous pourrions forcer notre conscience à accepter. Nous fûmes atterrés d’apprendre que nous ne pourrions pas faire un seul pas sans adhérer à la totalité des Décrets du Concile de Trente’ (extrait de Froude’s Remains, Vol. 1, p. 306). Au cours de ce voyage Newman tomba gravement malade, avec une forte fièvre. Il relate les faits suivants : ‘Affaibli, je m’assis sur mon lit, secoué de sanglots violents. Mon serviteur, qui m’avait servi d’infirmier, me demanda ce que j’avais. Je ne pus donner que cette seule réponse : Une tâche m’attend en Angleterre’ (Newman, Apologia Pro Vita Sua, p. 35, édition de 1889). Nous savons bien à présent quelle était la nature de cette tâche : il s’agissait de ramener au catholicisme romain l’Église d’Angleterre» (16).

La romanisation de l’Église d’Angleterre

À Oxford, Newman se joignit à d’autres érudits de la « Haute Église », entre autres John Keble, Froude, William Palmer, et E.B. Pusey, pour former une société secrète, au nom de laquelle Newman se mit à publier de nombreux tracts, diffusant efficacement son message. Ce premier groupe fut connu sous le nom de « Mouvement d’Oxford », ou encore de «Mouvement ritualiste». Walsh révèle les buts du Mouvement d’Oxford en puisant sa documentation dans la « Union Review », un des principaux magazines trimestriels du mouvement.
« Le grand objectif du Mouvement Ritualiste dès sa naissance en 1833, était de former un jour un seul corps avec l’Église de Rome… Dès 1867, une publication trimestrielle des ritualistes ‘de pointe’ déclarait que plutôt que de faire sécession pour rejoindre Rome, ‘il vaut bien mieux que nous œuvrions là où nous sommes : que deviendrait l’Angleterre si nous [les Ritualistes] quittions son Église ? Elle serait alors perdue pour le catholicisme. Une chose est sûre: grâce à l’Église d’Angleterre elle-même, on peut catholiciser l’Angleterre.’ » (17).
Dans le même article, on lisait au sujet de cette unité organique et visible avec l’Église de Rome :
« Là résident le cœur et l’âme même du Mouvement actuel : c’est là que bat son cœur, de là qu’est issue sa substance vitale » (18).

Les Documents du Concile Vatican II et le «Compendium de la Doctrine Sociale de l’Église» émanant du Vatican insistent sur ce même but, «l’unité organique et visible». La stratégie employée en Amérique diffère quelque peu de celle qui fut initialement déployée dans l’Église d’Angleterre (19), mais le faux œcuménisme proclamé par Vatican II dans les années 1960 va bien dans le même sens : celui de «l’unité organique et visible» (20). Tel est l’objectif qui se profile derrière les propos du Vatican quant au but de la future visite papale en Angleterre : « une occasion sans précédent de resserrer les liens entre le Saint-Siège… concernant le rôle essentiel de la foi dans l’établissement de sociétés robustes [c'est-à-dire d’églises] ».

Pendant bon nombre d’années, Newman resta dans l’Église d’Angleterre. Son plan était de la transformer insensiblement, tout d’abord en évitant de faire connaître aux paroissiens les grandes vérités scripturaires concernant l’expiation des péchés, la foi et les œuvres, et la gratuité de la grâce de Dieu. Pour remplacer ces vérités, Newman et ses compagnons d’œuvre se mirent tout doucement à introduire des dogmes romains fondés sur les rituels, au lieu d’enseigner les grandes vérités bibliques de la foi en se fondant sur les Écritures seules (21). À cause des intrigues furtives auxquelles se livrèrent Newman et ses associés pour parvenir à leurs buts, il est juste de les qualifier de « loups en vêtements de brebis».

Newman pervertit l’Évangile

Dans son ouvrage « Conférences sur la doctrine de la justification », paru en 1838, Newman explique sa conception de l’Évangile. Il anticipe les idées qu’on retrouvera dans le dialogue œcuménique actuel, du vingtième siècle à nos jours : il fait un amalgame entre la position catholique et la position biblique. L’enseignement de Newman déforme et sape indéniablement la vérité centrale, selon laquelle la justice de Dieu qui est dans le Christ Jésus est imputée au chrétien, c’est-à-dire portée à son crédit. Dans ces « Conférences », Newman enseigne ce que le Jésuite Sheridan appelle « une synthèse de la justification et de la régénération » (22). Telle est la marque distinctive du « Newman deuxième manière », qui niait ce qu’il avait professé auparavant. Dans ses « Conférences sur la Justification », on lit : «La Loi gravée sur notre cœur, c’est-à-dire le renouvellement spirituel, voilà ce qui nous justifie » (23). L’Écriture Sainte, sous la plume de l’apôtre Paul, affirme l’inverse: «Car personne ne sera justifié devant lui [Dieu] par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché » (Romains 3:20). Par sa nature même, la Loi nous convainc de péché et nous condamne : jamais elle ne peut nous justifier. Martin Luther découvrit que cette doctrine est au cœur même de l’Évangile; la Réforme allait le confirmer.
Newman avait bien conscience du caractère forensique de la justification, connaissant les Écritures Saintes en grec et en hébreu. Le message apostolique du Nouveau Testament est que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, ayant été «fait malédiction pour nous » (Galates 3:13), et ayant « souffert… pour les injustes» (1 Pierre 3:18). Comme le déclarent les Écritures, «Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, et n’imputant point aux hommes leurs offenses… Celui qui n’a point connu le péché [Christ], il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu». Par imputation, Dieu a mis nos péchés sur Christ; le Juste a souffert pour les injustes. «Il a été mis au nombre des malfaiteurs» (Esaïe 53:12). C’est ainsi que Christ a été fait «péché pour nous». Il n’y avait rien en lui qui méritât la mort. Mais ayant été fait péché par imputation, il fut condamné par le juste jugement de Dieu. En ce sens-là, il était juste et bon que Christ supportât la colère de Dieu. Il a dû être traité comme s’il avait été un pécheur.
Dieu nous applique le même principe. Il porte au crédit du pécheur croyant la justice de Christ. Il déclare ce pécheur juste et bon en lui imputant la parfaite justice de Christ, comme le proclament ces paroles prodigieuses de l’apôtre: «ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ» (Romains 3:24).
Newman avait conscience du poids de cet argument biblique; il n’était pas disposé à le réfuter, comme de nombreux érudits catholiques avant lui avaient vainement tenté de le faire. Il affirma néanmoins que «être justifié» signifie «être rendu juste», et non «recevoir une justice imputée par Dieu». Sur ce point crucial, Newman réalisa (en apparence) une brillante synthèse entre les Écritures et l’enseignement catholique romain.

Newman fabrique un outil à l’usage de la papauté

Newman pensait avoir trouvé une «voie moyenne», qu’il appelait une «via media» entre le dogme papal et les Écritures. Selon sa «doctrine reformulée», la justification et la création sont de nature identique. Il enseignait que comme au commencement, Dieu avait dit: «Que la lumière soit, et la lumière fut», de même que la Parole de Dieu et l’œuvre de Dieu allaient de pair lors de la Création, tout se passe à nouveau de la même manière dans la régénération (24). Un tel enseignement paraît avoir «l’apparence de la piété» (2 Timothée 3:5), mais il est faux, parce qu’il nie les nombreuses déclarations bibliques au sujet de la justice imputée (25). Lors de la justification, Dieu ne crée pas une substance qu’on pourrait appeler «justice» : non, il impute la justice de son Fils, «sans les œuvres». Romains 4:6 «exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les œuvres.» Une déclaration divine est un verdict, et non un processus.

Cette subtile duperie théologique de Newman ouvre la voie pour que les fidèles comptent sur les sacrements de Rome afin d’être remplis de justice, comme s’il pouvait y avoir là une sorte de station-service où les âmes iraient faire le plein de la grâce. Cette mise en parallèle de la création et de la justification revient à enseigner que la justification confère une justice subjective. Elle viole donc la Parole divine écrite et infaillible; elle n’est rien de moins qu’une tromperie caractérisée.

Newman, l’homme de la situation pour la reconquête de l’Angleterre

En 1840, Newman était encore prêtre de l’Église anglicane; auparavant on l’avait soupçonné de faire la promotion du catholicisme, mais le soupçon devint une quasi-certitude le jour où il publia son célèbre «Tract N° 90». À coups de sophismes et de casuistique, il soutenait que les Trente-neuf Articles (qui affirment la position biblique de l’Église anglicane sur le salut) étaient compatibles avec les doctrines et les dogmes de l’Église de Rome. Bien que ces Trente-neuf Articles récusent les enseignements et les pratiques de l’Église catholique (26), ce tract sapait avec beaucoup d’habileté et de subtilité l’identité protestante de cette confession de foi historique de l’Église d’Angleterre. Par exemple dans la cinquième partie de la conclusion de Newman, on lit:
«Ils affirment que l’Église a autorité en cas de controverse, mais ils ne précisent pas quelle est cette autorité. Ils affirment qu’elle ne peut rien imposer qui aille au-delà des Écritures, mais ils ne disent pas en quoi consiste le remède si elle le fait. Ils disent que les œuvres accomplies antérieurement à la grâce et à la justification sont sans valeur et même pire encore, et que les œuvres postérieures à la grâce et à la justification sont acceptables, mais ils ne disent rien des œuvres accomplies avec l’aide DE DIEU antérieurement à la justification (27) ».
Ces raisonnements fallacieux contrecarrent le principe même de l’autorité des Écritures, et encouragent assurément les ratiocinations au sujet de la Bible. La parution du Tract N° 90 manifesta clairement que Newman s’était engagé à défendre la doctrine de la papauté. Il fut accueilli officiellement dans l’Église catholique romaine en 1845, et il y reçut l’ordination sacerdotale un an plus tard.

C’est ainsi qu’au dix-neuvième siècle, la papauté vit en John Henry Newman l’homme de la situation pour subvertir l’Église d’Angleterre en amenant celle-ci au catholicisme, et pour instruire le développement d’un plan destiné à refaire de l’Angleterre une nation catholique (28). Certains diront peut-être que ce sont là les échos d’un lointain passé, des conflits largement périmés. Il ne faut cependant jamais oublier que le Vatican raisonne en termes de siècles. Benoît XVI, cet habile politicien, sait fort bien que l’Angleterre a perdu son statut d’Etat souverain en décembre 2009 quand le Traité de Lisbonne est entré en vigueur. Il ne faut donc pas nous étonner de ce que la deuxième étape dans la canonisation de Newman, la «béatification» ait dû attendre jusqu’à aujourd’hui.

Conclusion

L’habile stratégie du pape Benoît XVI, ce chef d’Etat, reste sans valeur devant le Seigneur Dieu Tout-Puissant. Soyons sincèrement reconnaissants de ce que dans sa sagesse infinie, le Seigneur Dieu assigne une limite aux intrigues de la Rome papale. Celle-ci sera châtiée pour avoir continûment rejeté la Seigneurie de Christ. Pour l’heure, le peuple du Seigneur n’a pas à se laisser séduire par le spectacle attrayant qui sera offert au monde en septembre 2010.

Nous savons tous que nous vivons en des jours difficiles, en des temps d’apostasie. Dans une situation comparable, au dix-neuvième siècle, J. C. Ryle encourageait les chrétiens du Royaume-Uni à rester forts et à se garder des compromis. Il déclarait:
«La voilà, l’Église qui accomplit l’œuvre de Christ sur la terre. Ses membres ne sont pas nombreux, ils ne forment qu’un petit troupeau: un ou deux ici, deux ou trois là, quelques-uns dans cette région, et quelques autres ailleurs. Mais ce sont eux qui ébranlent l’univers. Ils infléchissent le cours des royaumes par leurs prières; ce sont eux qui répandent activement la connaissance de la religion pure et sans tache; ils sont le sang qui nourrit le pays, le bouclier, la défense, l’appui et le soutien de toute nation dont ils font partie.»

Ainsi, le peuple de Dieu combat «pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes» (Jude 3), sachant que «tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi» (1 Jean 5:4).

Notes

1. Jean-Henri Merle d’Aubigné, «The Reformation in England» [La Réforme en Angleterre] 2 vols. Éditions Banner of Truth, 1962, Vol. I, pp. 337-8.
2. Pour plus de détails, voir d’Aubigné, Vol. II, pp. 55-56.
3. Le divorce proprement dit entre l’Angleterre et la papauté romaine fut consommé au prix du sang de nombreux martyrs (dont Thomas Cranmer), ces serviteurs de Jésus-Christ qui obéirent aux Écritures.
4. Ces événements eurent lieu pendant le court règne du roi Édouard VI.
5. Voir http://eu/lisbon_treaty/glance/index_en.htm
6. Voir dans la rubrique française du site « Berean Beacon » l’article : http://www.bereanbeacon.org/articles_french/La_Rome_papale_et_l%60Union_Europ%E9enne.pdf
7. www.royal.gov.uk accédé le 8/04/2010
8. Voir http://www.zenit.org/index.php?l=english accédé le 22/03/2010
9. Voir sous la rubrique française du site « Berean Beacon » l’article : « Le programme politique, économique, et religieux du pape à l’échelle mondiale » http://www.bereanbeacon.org/articles_french/Le_programme_politique_du_pape.pdf
10. En août 1560, les forces françaises avaient été chassées d’Écosse grâce à une aide en provenance de l’Angleterre, et la régente était décédée. Le Parlement écossais libéré put alors se réunir pour abolir formellement le pouvoir papal en Écosse. http://www.reformation-scotland.org.uk/articles/john-knox-and-scottish-reformation.php
11. Le 17 mars 2010 : http://news.scotsman.com/glasgow/Holyrood-to-play–.6157450.jp
12. http://adoremus.org/1107BXVI_122205.html accédé le 9/06/2010
13. La Commission Internationale Anglicane-Catholique fut mise en place par l’archevêque de Cantorbéry Michael Ramsey et le pape Paul VI en 1967. Ses références furent établies par le «Rapport de Malte» un an plus tard, et ses travaux s’étendent sur deux périodes : 1970-1981, et 1983-2003.
14. www.facebook.com/note.php?note_id=338121888230 Accédé le 14/05/2010. caractères gras ajoutés.
15. John Henry Newman, “Autobiographical Writings”, p. 203.
16. Walter Walsh, “The Secret History of the Oxford Movement”, 4e edition, Swan Sonnenschein et Cie, Londres, 1898, p. 263. Italiques dans l’original.
17. Ibid. Walsh, pp. 260-261
18. Ibid. Walsh, p. 261. Italiques dans l’original.
19. Consulter dans notre rubrique française les articles sur le faux œcuménisme.
20. Déclaration tirée du Document N° 42 des Documents post-conciliaires de Vatican II : « Réflexions et suggestions concernant le dialogue œcuménique ». Ce document déclare: «le dialogue n’est pas une fin en soi… le dialogue œcuménique ne se limite pas au plan théorique et purement conceptuel. Au contraire, ‘il sert à transformer les modes de pensée, les comportements, et la vie quotidienne de ces communautés [non catholiques]. Il prépare ainsi la voie vers leur unité dans la foi au sein de l’Église une et visible’ ».
21. Walsh, pp. 3-10.
22. Thomas L. Sheridan, “Newman on Justification”, Éditions. Alba House, 1967, p. 108.
23. Newman, “Lectures on Justification” p. 45.
24. Ibid., p. 81.
25. L’apôtre Paul, par exemple, enseigne le concept d’imputation onze fois rien que dans le chapitre 4 de son Épître aux Romains.
26. Par exemple, ces Articles récusent l’enseignement catholique au sujet de la transsubstantiation (Art. 28), et du caractère sacrificiel de la messe (Art. 31). Ils commandent que l’on distribue à la fois le pain et le vin à tous les participants du repas du Seigneur (Art. 30) et précisent que les ministres du culte peuvent se marier (Art. 32)
27. http://anglicanhistory.org/tracts/tract90/conclusion.html Accédé le 16/01/2010
28. Pour des informations détaillées sur ce plan et sur sa mise en oeuvre au cours du 19e siècle, voir Walsh, « Secret History of the Oxford Movement ».

Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, http://www.bereanbeacon.org/
La libre reproduction de cet article est autorisée, y compris sur l’Internet, à condition qu’elle soit intégrale, et qu’aucune modification ne soit effectuée. Voir aussi les autres articles en français de Richard Bennett, à l’adresse: http://www.bereanbeacon.org/index.php?link=french

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Rome refuse la bataille de Harmaguédon et dénonce les néo-protestants http://www.blogdei.com/10111/rome-refuse-la-bataille-darmageddon-et-denonce-les-neo-protestants/ http://www.blogdei.com/10111/rome-refuse-la-bataille-darmageddon-et-denonce-les-neo-protestants/#comments Tue, 10 Aug 2010 12:46:14 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10111

Le Spectacle du Monde / CPDH

Benoît XVI n’était pas à Chypre pour remuer les cendres du Schisme, mais pour garder allumée une petite lampe qui risque de s’éteindre: les communautés chrétiennes autochtones du Proche-Orient. Cent cinquante évêques de cette région se réuniront au Vatican en octobre; c’est pour leur remettre un document préparatoire que le pape est à Chypre. Ce document s’insurge contre une «possible disparition» des chrétiens de Terre sainte. Il critique les milieux islamiques qui «ne connaissent ni la liberté religieuse ni la liberté de conscience». Mais les chrétiens du Proche-Orient, dit-il, sont entre le marteau (l’islamisme) et l’enclume (la guerre israélo-palestinienne)…

Le document qualifie d’«injustice politique» l’occupation israélienne de territoires palestiniens. Et il condamne le délire de groupes fondamentalistes néo-protestants, qui en appellent à une gigantesque bataille finale, celle du camp du Bien (Israël et l’Amérique) contre le camp du Mal (les Arabes): un carnage eschatologique qui aura lieu, disent-ils, à «Harmaguédon», lieudit évoqué au verset 16 du chapitre 16 de l’Apocalypse de Jean. Ce verset est impossible à interpréter. Y voir une annonce pour aujourd’hui relève de la démence.

>>> lire la suite

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Oubliant les persécutions anti-chrétiennes, des ONG « chrétiennes » demandent plus de pression sur Israël ! http://www.blogdei.com/10014/oubliant-les-persecutions-anti-chretiennes-des-ong-chretiennes-demandent-plus-de-pression-sur-israel-en-faveur-des-palestiniens/ http://www.blogdei.com/10014/oubliant-les-persecutions-anti-chretiennes-des-ong-chretiennes-demandent-plus-de-pression-sur-israel-en-faveur-des-palestiniens/#comments Mon, 02 Aug 2010 14:44:18 +0000 jean T http://www.blogdei.com/?p=10014

Shalom Israël

Shalom Israël

2 Août 2010
Des ONG chrétiennes naïves ou antisémites ?

Logo Shalom

De Jérusalem,
Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ

flag Israël

Cinq organisations chrétiennes françaises ont demandé au gouvernement français d’agir pour mettre « un terme à l’impunité accordée à l’État d’Israël », dans une lettre ouverte à François Fillon. Ces organisations françaises ont même demandé la suspension de l’accord d’association « Union Européenne-Israël ».

Le Secours catholique, la Cimade, les Amis de Sabeel-France, l’Acat-France et le Defap ont demandé au Premier ministre « de faire pression pour qu’Israël respecte les droits fondamentaux des Palestiniens ». Elles appellent le gouvernement français « à agir, afin qu’en matière de violation du droit international, il soit mis un terme à l’impunité accordée à l’État d’Israël ».

« De quoi se mêlent-ils ? »secours catho

Comme l’a souligné un spécialiste du droit international David Ruzié, « de quoi se mêlent-ils? ». Il est curieux de voir combien ces ONG dites « chrétiennes » savent s’organiser lorsqu’il s’agit de faire pression sur Israël ! Il est bien sûr plus facile de s’en prendre à Israël, un pays qui se bat contre le terrorisme depuis sa création, qu’à des Etats voyous musulmans qui n’ont que faire des droits les plus élémentaires violant et assassinant des jeunes filles, lapidant les femmes, coupant les mains des voleurs, et donnant à leur jeunesse l’apprentissage de la haine et le goût de la mort. « Courage, fuyons », doit être la devise de ces ONG lorsqu’il s’agit de confronter de telles exactions dans le monde islamique.

On pourrait s’attendre d’ailleurs concernant les « ONG chrétiennes » à ce que leur tâche soit  avant tout de défendre les droits des chrétiens dans le monde. Or, je n’ai pas entendu dire ni lu de lettre ouverte d’indignation de la part de ces ONG qui démontrerait un réel sens de charité, en défendant d’autres chrétiens – 150 millions de chrétiens persécutés dans le monde, ce n’est pas rien. Au fait, par qui sont persécutés ces chrétiens ? – Pour la plupart : des Etats islamiques (sinon communistes)… Cela sous-entend torture, emprisonnement ou exécution.


Ce n’est pas « tendance » ou  « politiquement correct » de faire pression sur ces états ; et surtout c’est dangereux, alors que diaboliser Israël est tellement plus facile et médiatique !

Le décret qui a fâché ces ONG chrétiennes…cimade

Disons les choses : en quelques décennies, les chrétiens d’Orient installés en Judée-Samarie (Cisjordanie) ont vu leur population tomber de 17% à 2% ! Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une poignée tentant de fuir la persécution de l’Islam. Ceux qui ont les moyens s’exilent et beaucoup ont trouvé refuge… en Israël.


Le problème soulevé par ces ONG n’est pas un problème religieux, il est d’ordre politique ; il ne concerne que les affaires internes d’Israël. Ces organisations chrétiennes interpellées par « des chrétiens palestiniens » auraient mieux fait de vérifier le fond du problème car cela n’a rien à voir avec une quelconque discrimination ou acte raciste.  Le décret militaire du gouvernement israélien « permettant l’expulsion de milliers de Palestiniens de Cisjordanie », n’est pas une loi pour autoriser un désengagement comme c’est arrivé pour le Goush Katif. A propos, ces ONG dites chrétiennes se sont-elles émues du sort des milliers de familles juives expulsées de la Bande de Gaza en 2005 ?…


Quel est donc l’origine du décret ? Résumons les faits avec le spécialiste David Ruzié :


« Le texte incriminé n’a aucun caractère d’automaticité, mais donne toute latitude aux commandants locaux de l’armée israélienne pour ordonner l’expulsion, au cas par cas, d’ « infiltrés » en Cisjordanie (généralement en provenance de la Bande de Gaza, donc susceptibles d’être à la solde du Hamas). A priori, on est donc loin d’envisager « l’expulsion de milliers de Palestiniens de Cisjordanie », même si effectivement plusieurs milliers de personnes sont, potentiellement, concernées par ce texte. Israël s’est simplement doté d’un texte lui permettant d’expulser des trublions.


Périodiquement, les forces israéliennes sont obligées d’intervenir pour démanteler des réseaux terroristes en Cisjordanie, ce qui prouve que l’Autorité  palestinienne n’est pas aussi fiable qu’on veut bien le dire, en matière de maintien de l’ordre. Il est donc grotesque de soutenir que ce texte illustrerait la violation par Israël des « droits fondamentaux des Palestiniens ».

Au sujet de ces ONG chrétiennes

Ces ONG  font partie du Conseil Œcuménique des Églises. Pour information concernant ces mouvements et organisations pro-palestiniennes, lire notre article « Kaïros Israël ». Cette prise de position publique des ONG ressemble plus à une tentative sournoise de délégitimation de l’État d’Israël qu’à un amour passionné pour les « Palestiniens chrétiens ». On aimerait voir cette même charité s’exercer pour les chrétiens soudanais par exemple – Lire le témoignage de  Simon Deng, soudanais chrétien, réfugié en Israël (!) : il raconte le martyr des chrétiens par le régime islamiste, responsable également du génocide du Darfour (1).


J’ajouterais pour finir qu’il y a dans ce harcèlement vis à vis d’Israël un état d’esprit  malsain ressemblant fortement à de l’antisémitisme. Quelques mots sur ces ONG : on connait surtout le Secours Catholique et l’ACAT -l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture.


- Le Défap est un service de mission des Églises réformées et luthériennes de France.

- les Amis de Sabeel-France – Créé en 1994, Sabeel est un Centre œcuménique de Théologie de la Libération établi à Jérusalem et Nazareth… « Il invite tous les chrétiens du monde à retrouver, dans l’Écriture sainte, le message de libération, de justice, de pardon et de paix, qu’elle a toujours été » (sic).

- La Cimade : il s’agit d’un service œcuménique d’entraide, habilité entre autre « à intervenir dans les centres de rétention administrative où elle assure la défense des droits des étrangers en France ».


Quand la nuit vient…

Il apparaît de bon ton de se laisser aller à la diatribe et la condamnation d’Israël à la moindre occasion donnée, bonne ou mauvaise ; de même de passer sous silence les agissements d’organisations mafieuses ou d’états criminels. L’homme ne change pas et l’Histoire balbutie…

Comme dans certaines années noires, nous retrouvons cette même atmosphère délétère où tout devenait prétexte pour s’en prendre à un peuple que l’on chargeait de tous les maux. Aujourd’hui, ce n’est plus le « Juif errant » mais un Israël fort qui fait l’objet d’un ressentiment général ; et une personne raisonnablement sensée ou un chrétien qui se respecte et a le souci de la vérité, devrait pouvoir discerner ce perpétuel et diabolique entêtement de vouloir faire disparaître ce peuple/nation…

Les colombes reviennent au colombier et il est plus que temps car l’orage approche – il vient le temps où la terre d’Israël deviendra l’ultime refuge.

« Portes, élevez vos linteaux ; Elevez-les, portes éternelles ! Que le roi de gloire fasse Son entrée ! Qui donc est ce roi de gloire ?  L’Eternel des armées, voilà le roi de gloire ! » Ps 24


Note1 (1) « … Entre 1955 et 1972, le régime musulman de Khartoum a assassiné plus de 1,5 million de chrétiens. Entre 1983 et 2005, 2 millions de plus ont subi le même sort. Et au moins 100 000 enfants ont été emmenés au Nord pour devenir les esclaves des Musulmans, alors que 7 millions de Soudanais ont fui dans des camps de réfugiés ».

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La régénération: une nécessité, par Bob DeWaay http://www.blogdei.com/9241/la-regeneration-une-necessite-par-bob-dewaay/ http://www.blogdei.com/9241/la-regeneration-une-necessite-par-bob-dewaay/#comments Sat, 19 Jun 2010 17:04:10 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=9241

CIC Ministry / blogdei

Article original

« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu ;…car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5:1a, 5:4).

La foi chrétienne biblique n’est pas une philosophie religieuse de plus, parmi les nombreux systèmes qui se font concurrence. Elle n’est pas simplement un système de croyances et de pratiques susceptibles de nous rendre meilleurs. La foi chrétienne biblique est une relation d’intimité avec Dieu au travers de la personne de Jésus le Messie. Pour être chrétien, il faut naître de Dieu. Cette « nouvelle naissance » consiste en une régénération spirituelle. Le Saint-Esprit habite en ceux qui par la foi livrent leur vie au Seigneur Jésus-Christ, et leur donne une nouvelle vie.
La plupart des évangéliques savent cela. C’est ce qui fait d’eux des « évangéliques » : est évangélique celui qui croit l’Évangile. Mais il y a un danger : cette vérité fondamentale, cette expérience capitale peut n’être plus qu’une simple formule, un slogan ; elle cesse alors de désigner cette réalité puissante et permanente qui transforme une vie de fond en comble. L’apôtre Jean traite de ce sujet en profondeur et en aborde les aspects pratiques. Celui qui est né de Dieu ne continue pas à pratiquer le péché (1 Jean 3:9) ; il pratique la justice (1 Jean 2:29) ; il aime Dieu, et il aime les autres (1 Jean 4:7) ; il voit en Jésus le Messie (1 Jean 5:1) et il a la victoire sur le monde (1 Jean 5 :4). De toute évidence, sa vie a subi un changement radical.

Une expérience qui est le commencement d’un processus

Si on pose la question : « Êtes-vous né de nouveau ? », beaucoup répondent affirmativement. Cependant, certains individus ne manifestant aucune des marques de cette régénération divine que décrit Jean peuvent faire état d’une expérience qu’ils qualifient de « nouvelle naissance ». De nombreux parents chrétiens, soucieux du bien de leurs enfants, espèrent pouvoir leur faire vivre une « nouvelle naissance » au cours d’un camp chrétien, ou dans le cadre de l’église : ils veulent être assurés que leurs enfants seront un jour au ciel avec eux. Il est louable de désirer que nos enfants naissent de Dieu. Mais il arrive qu’une expérience émotionnelle soigneusement orchestrée, faisant intervenir l’influence des pairs, les techniques de motivation, et la dynamique des groupes devienne un produit de remplacement pour une vie authentiquement dépendante de Jésus-Christ. On a alors affaire à des païens qui se croient chrétiens.
Quand pour la première fois j’ai été saisi par Christ en juillet 1971, j’ai commencé à témoigner de ma foi à mon meilleur ami. Jusque là, pas plus que la mienne, sa vie ne montrait de traces visibles de l’œuvre de Christ. Notre mode de vie portait la marque du péché, comme celle de la plupart des étudiants de notre époque. Après être passé par la nouvelle naissance, j’ai commencé à en parler à mon ami. Il m’a répondu : « Moi, je suis né de nouveau quand j’avais douze ans. Je me suis avancé lors d’un appel pendant une réunion, puis j’ai été baptisé. Je sais que je suis sauvé. » Sa réponse m’a laissé perplexe : il ne manifestait aucun désir de servir Dieu et ne se souciait nullement de connaître la volonté divine. Il n’aspirait aucunement à la sanctification. Je ne savais plus que dire ; mais il était certain que la puissance régénératrice de Christ dans ma propre vie ne me permettait plus de vivre pour moi-même. À partir de là, nos chemins ont divergé.
Plus que tout autre auteur de la Bible, l’apôtre Jean explique ce que veut dire « naître de Dieu ». Les temps grammaticaux dont il se sert dans sa première épître nous aident à mieux le comprendre. Dans cette épître, Jean parle cinq fois de « naître de Dieu ». Il emploie tantôt un verbe, tantôt un participe. Il se sert du passé : « ayant été engendrés de Dieu ». Ce temps indique une action passée qui continue de produire des effets.
On trouve un exemple de ce passé-là dans la parole « tetelestai » prononcée par Jésus sur la croix : « Tout est accompli ! » (Jean 19:30). La crucifixion de notre Seigneur fut un événement ponctuel dans le passé, mais elle continue de porter ses fruits d’âge en âge. Jésus ne voulait pas dire « Maintenant mon épreuve prend fin. » Il voulait dire que sa mission rédemptrice était parfaitement accomplie et porterait du fruit pour toute l’éternité. Leon Morris fait remarquer : « Ce n’est point là le gémissement d’un vaincu, ni le soupir d’un homme résigné. C’est un constat triomphant : Jésus a maintenant entièrement accompli la mission pour laquelle il était venu. L’œuvre parfaitement achevée de Christ sur la croix est le fondement éternel de notre salut » (2).
La condition de celui qui est né de Dieu a commencé dans le passé, et elle demeure une réalité. Cela veut dire qu’un pécheur perdu, jadis étranger à la vie de Dieu, a été régénéré, et continue de vivre en tant qu’enfant de Dieu, habité par le Saint-Esprit. Ainsi son salut est un fait accompli, et sa sanctification est un processus constant et progressif. Si nous sommes véritablement nés de Dieu, nous ne pouvons pas persévérer dans le péché. Jean écrit : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu » (1 Jean 3:9). Ici le verbe grec est au présent de l’indicatif, et dénote une action continue. Jean ne veut pas dire qu’il soit impossible à un chrétien de commettre un péché (ce qui contredirait 1 Jean 2 :1). Il veut dire qu’un chrétien ne peut pas supporter de demeurer dans le péché.
Par conséquent, être né de nouveau, c’est tout autre chose que d’être membre de telle ou telle dénomination, que de s’être avancé lors d’un appel à la conversion, ou d’avoir éprouvé une intense émotion suite à un message d’évangélisation. Il s’agit d’une réalité infiniment plus profonde. Cela veut dire que le Saint-Esprit a régénéré un individu, et que celui-ci n’est plus un pécheur égocentrique séparé de Dieu. Cela veut dire que Christ est le centre de sa vie, et que par la puissance sanctifiante du Saint-Esprit en lui, il n’en est plus réduit à ses propres moyens.
Il y a bien des années, j’ai entendu un pasteur chinois expliquer 1 Jean 3:9 à une personne qui avait du mal à comprendre ce verset. Il a dit : « Celui qui est né de Dieu et qui pèche se sent très mal. Il nous est impossible de persévérer dans le péché, parce que nous en sommes tellement chagrinés qu’alors notre seul désir est de revenir vers Dieu dans la repentance. » Nous avons été régénérés par le Saint-Esprit, qui nous conduit dans une vie sainte. Jean dit que le Saint-Esprit « demeure » en celui qui est né de Dieu. En Jean 3:4-8, Jésus explique que naître de nouveau, c’est être né de l’Esprit Saint. La Bible nous montre que c’est là le fait le plus important de toute une vie. Je crains que beaucoup d’entre nous ne prenions pas cette réalité suffisamment au sérieux. Nous commençons dans l’Esprit, puis malheureusement, comme les Galates, nous nous figurons que nous pouvons nous perfectionner dans la chair (voir Galates 3:3).

Les effets de la régénération

1 Jean 5:1 déclare : « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu. » Fait intéressant, le verbe « croire » est ici un participe présent. Tous ceux qui croient sont nés de Dieu. Tous les régénérés persévèrent dans la foi et dans la confiance en la personne de Christ. La proposition « que Jésus est le Christ » (c’est-à-dire l’Oint) se rapporte à son œuvre de Messie, accomplissement des promesses de l’Ancien Testament concernant l’espérance d’Israël. Jean nous apprend à discerner les esprits en examinant ce qu’ils confessent au sujet de Christ, le Fils de Dieu incarné (1 Jean 4:1-3). De nombreux adeptes de sectes se disent nés de Dieu et prétendent croire en Jésus-Christ, tout en niant sa divinité ou son humanité : mais ils sont démasqués par ce test. Jésus le Messie est pleinement humain, et il est venu dans un corps physique, au sens littéral du terme (voir 1 Jean 1:3). Il est aussi le Dieu qui préexistait de toute éternité (voir Jean 1:1-3).
Ceux qui sont nés de Dieu affirment ces vérités-là au sujet de Jésus le Messie. Il leur est impossible de les nier. Au cours de l’histoire, de nombreux chrétiens ont supporté la torture et la mort plutôt que de renier leur Seigneur. Rien n’est plus important pour nous que notre relation à Dieu par Jésus-Christ. Les régénérés demeurent en Christ : ils ont un désir constant d’approfondir leur relation à lui, et de mieux le connaître au travers de la Bible. Ceux qui nient ces vérités sont les antichrists : « Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’Antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père : quiconque se déclare publiquement pour le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2:22-23). Il est troublant de voir que parmi ceux qui se disent nés de nouveau, il en est qui ne se soucient guère de la doctrine de Christ. Tordre la doctrine biblique au sujet de la personne de Christ revient à démentir ce qu’on affirme sur sa « nouvelle naissance ».
Peut-être a-t-on tant parlé à la légère de « naître de nouveau », que beaucoup s’imaginent être passés par cette nouvelle naissance, sans que ce soit réellement le cas. Parfois cette expression sert simplement à qualifier une version quelque peu conservatrice du christianisme face au libéralisme, ou alors il désigne quelqu’un qui a « pris un nouveau départ dans la vie », comme un sportif qui réussirait son retour après un temps d’arrêt, par exemple après une blessure. Pour certains, le terme « nouvelle naissance » indique une tendance politique. Pour beaucoup, cela peut signifier qu’à un moment donné de leur existence ils ont fait une expérience religieuse plus ou moins liée à un certain « Jésus », sans toujours bien savoir de qui il s’agit. Aucun de ces cas de figure ne correspond au modèle biblique.
L’apôtre Jean a pris soin de distinguer entre « ce qui est né de Dieu », et ce qui ne l’est pas. La relation à Christ, et l’enseignement sur la personne de Christ constitue l’élément crucial. Les hérétiques gnostiques des premiers siècles étaient passés à côté de l’essentiel, et ne devaient donc pas être considérés comme nés de Dieu. Si nous marchons sur leurs traces, nous aussi, nous passerons à côté de l’essentiel. Là où il y a régénération, on trouve une foi orthodoxe dans la doctrine biblique de Christ, une relation d’amour et de confiance en Christ, et une vie qui manifeste la victoire sur le péché grâce à l’œuvre de Dieu. « Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit » (1 Jean 4 :13).

La régénération et le Saint-Esprit

Le don du Saint-Esprit dans la vie du croyant est au centre de cette réalité spirituelle qu’est la régénération. Une des conséquences de la chute est la séparation de tout le genre humain d’avec la vie de Dieu. Tout être humain naît dans la chair, à l’image d’Adam après la chute. Autrement dit, nous venons au monde à l’état de pécheurs déchus, ayant besoin d’être rachetés. La spiritualité n’est pas un processus d’engendrement naturel, mais une régénération surnaturelle. Tragiquement, des pans entiers de l’histoire de l’église montrent que cette dernière est parfois passée à côté de l’essentiel.
Pendant des siècles, on a pensé que si on pouvait mettre au point un système permettant aux parents de s’assurer que leurs enfants seraient chrétiens et feraient partie de l’église, alors cette église croîtrait et prospèrerait. Malheureusement, un tel système ne peut fonctionner que sous le contrôle de l’homme, et l’être humain n’a pas le pouvoir de régénérer autrui. C’est pourquoi, par exemple, ceux qui ont cherché à imposer le christianisme à la pointe de l’épée présentent une tragique contrefaçon de ce que Christ a appelé « mon église ». L’historien Justo Gonzalez écrit, à propos des campagnes militaires de Charlemagne contre les habitants de la Frise et de la Saxe : « Maintes fois, Charlemagne envahit leur territoire et les força à se soumettre, mais il n’avait pas plutôt tourné le dos qu’ils se rebellaient à nouveau. Charlemagne décida de noyer cette rébellion dans le sang et dans les eaux du baptême. Les irréductibles étaient passés au fil de l’épée. Les autres étaient contraints d’accepter le baptême » (3).
Un baptême forcé peut-il régénérer ? Dans certains cas, on est parvenu à « christianiser » une culture, à lui donner des cathédrales et des prêtres ; on a réussi à faire accepter les usages du christianisme médiéval à la pointe de l’épée. Il est alors beaucoup plus facile de « christianiser » les générations futures, puisqu’on peut imposer le baptême aux enfants sans leur consentement, bien plus facilement qu’à des adultes. Mais tout cela les fait-il naître de l’Esprit ? Je suis persuadé qu’il n’existe aucun procédé, fût-il innocent, qui permette à un individu ou à un groupe de régénérer une autre personne.
Jésus déclare qu’il faut naître de l’Esprit. Le Saint-Esprit est Dieu, il est la troisième personne de la Trinité. Le Saint-Esprit n’est pas une « force » qu’on pourrait manipuler par un procédé magique, convoquer par des incantations, ou transmettre par des actes religieux ou magiques qui le feraient entrer dans une autre personne. C’est ce que Simon le Magicien avait cru (voir Actes 8), et il pensait obtenir le pouvoir de communiquer le Saint-Esprit contre de l’argent ; mais Pierre a catégoriquement rejeté cette conception païenne. En tant que personne divine, le Saint-Esprit est souverain. Il fait ce qu’il veut, et ne se laisse ni contrôler ni manipuler par la volonté de l’homme. Il ne se laisse pas imposer à la pointe de l’épée, ni communiquer à quiconque par les séductions et les artifices du marketing contemporain.
Par le Saint-Esprit, Jésus vient demeurer dans les siens. Jésus a promis à ses disciples : « Et moi, je vous donnerai un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous » (Jean 14:16-18). Le monde ne peut pas recevoir le Saint-Esprit : aussi toutes les techniques, toutes les recettes de réussite qu’offre le monde, et que l’Église pourrait être tentée d’adopter, seront-elles toujours impuissantes à faire habiter dans un homme la puissance du Saint-Esprit.

La régénération, œuvre de Dieu

Nous ne contraignons plus personne à devenir chrétien, comme Charlemagne s’efforçait de le faire ; mais nous essayons quand même de pousser les gens d’une manière ou d’une autre. Comme le fait remarquer David Wells :
L’église peut prendre en charge les enfants, soulageant ainsi des parents fatigués ; elle peut apporter une stimulation intellectuelle à ceux dont la durée d’attention se limitait à un clip vidéo ; elle peut tenir lieu de famille aux personnes seules et démunies : effectivement, ce sont là les motivations de beaucoup de personnes fréquentant les églises. Mais on ne vend pas Christ et sa vérité en faisant appel au besoin de consommer, parce que toute technique de marketing voit dans les besoins du consommateur un principe souverain, et veut que le client ait toujours raison ; or l’Évangile proclame qu’il ne peut pas en être ainsi (4).
Paul dit : « Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu, il a plu à Dieu dans sa sagesse de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1:21).
Regardons la réalité en face : La méthode que Dieu a choisie, c’est la prédication du Messie crucifié et ressuscité pour sauver ceux qui croient. Aucune technique inventée par l’homme ne communique la puissance régénératrice du Saint-Esprit. « Un chrétien non régénéré » est un oxymoron, c’est-à-dire une contradiction dans les termes : pourtant, l’histoire nous apprend qu’il y a là un problème réel, auquel nous devons faire face. Il existe une religion qualifiée de chrétienne, et qui reconnaît, au moins de façon superficielle, certains faits concernant Jésus : mais naître de nouveau par le Saint-Esprit, c’est tout autre chose.
Paul explique comment l’être humain est régénéré : « Il [Dieu] nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit. Il l’a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que justifiés par sa grâce, nous devenions héritiers dans l’espérance de la vie éternelle » (Tite 3:5-7). Il en a toujours été ainsi, et il en sera toujours ainsi pour tous ceux qui ont été unis à Christ en tant que membres de son église. Il n’est pas en notre pouvoir de produire cela par quelque processus humain, ni pour nous-mêmes, ni pour nos enfants, ni pour quiconque. Cela relève de la foi dans la promesse divine, et non de l’hérédité ou d’un patrimoine national (voir Romains 9:6-8). Notre part est de prêcher l’Évangile et de vivre sur terre en tant que témoins de la vérité de Jésus-Christ. Ceux qui croient l’Évangile et se repentent deviendront des vivants spirituels.
En venant habiter dans des êtres humains, le Saint-Esprit prend des morts spirituels et les rend vivants pour Dieu. Il nous accorde le don de la vie éternelle, et commence à œuvrer en nous pour nous conformer à l’image de Christ. Dieu avait crée les hommes à son image, mais le péché a souillé et défiguré cette image. Comme le dit Paul : « Souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde » (Éphésiens 2:12). Mais la bonne nouvelle est que « maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ » (Éphésiens 2:13).
Malheur à nous si nos stratégies de marketing et de gestion nous rendent assez habiles pour mettre sur pied une « église » qui donne l’impression, par son aspect et par ses paroles, d’être authentique, mais qui se compose de membres non régénérés. Le Psalmiste dit que si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. Ce malheur-là peut arriver même à ceux d’entre nous qui croyons à la nouvelle naissance, si nous réduisons la puissance régénératrice de l’Esprit à une expérience ponctuelle, qui a perdu sa signification et sa réalité. Si c’est le cas, il y a lieu de douter de la validité de cette expérience. Comme le dit Jean, nous sommes de « ceux qui avons été et continuons d’être » (pour rendre le sens du verbe grec) nés de Dieu, et par conséquent, nous triomphons du monde.

La régénération et le monde

« Car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5 :4). La régénération vient de la foi, et non des œuvres. Ceux qui croient la vérité de l’Évangile sont en désaccord avec le monde, avec ses croyances, son comportement, ses objectifs, ses motivations. Lorsque Jean parle du monde [« kosmos » en grec] (5) dans ce sens-là, il désigne le monde dans son aliénation et sa rébellion contre Dieu et sa Parole. Ceux qui sont nés de Dieu se retrouvent immédiatement en désaccord avec tout le système de ce monde déchu. Ce monde est le royaume de la tentation et du doute qui est en perpétuel conflit avec notre foi. C’est un ersatz offert par le diable, à la place d’un état de dépendance envers Dieu. Le monde est le domaine de l’idolâtrie.
Jean nous met en garde contre ce système, parce qu’il a déjà vu des faux docteurs qui égaraient les saints, leur présentant un « christ » et une « foi » conformes au monde et à ses convoitises (voir 1 Jean 2:16). L’enjeu du combat, c’est le cœur et l’esprit des hommes, et seul le Saint-Esprit peut donner la victoire au peuple de Dieu. Le monde nous offre divers moyens de combler « nos besoins tels que nous les ressentons », c’est à dire « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie » (1 Jean 2 :16). Tout cela inclut les plaisirs, les possessions, et le pouvoir : ce que nous pouvons expérimenter, posséder et être, en-dehors de la soumission à Dieu.
Ces idoles que sont les plaisirs, les possessions, et la puissance sont attrayantes, parce qu’elles offrent au moi des satisfactions immédiates ; capituler devant elles permet d’échapper à la guerre spirituelle. Mais 1 Jean 2 :17 nous montre l’alternative : « Et le monde passe, et sa convoitise aussi : mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » Le Saint-Esprit donne à ceux qui sont nés de Dieu la capacité de croire et de vivre pour un tout autre but, dans la soumission au Seigneur. La victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi, car le croyant biblique a mis toute sa confiance dans le Messie divin qui a déclaré : « Tout est accompli. » Nous croyons les promesses de Dieu ; et la vie éternelle avec Celui que nous aimons nous est si précieuse, que nous n’avons aucun désir d’entrer dans des compromis avec les plaisirs d’un monde qui meurt.
Ce n’est pas la religiosité qui nous motive, ni une attitude de supériorité spirituelle, ni la naïveté, ni quelque illusion, ni un conditionnement culturel. Ce qui nous motive, c’est que nous avons été régénérés. Mais celui qui n’est pas véritablement né de Dieu ne peut pas voir le royaume de Dieu (Jean 3 :3) parce son champ de vision est entièrement accaparé par ce monde, ce qui l’empêche de discerner spirituellement les desseins de Dieu.
Pour celui qui n’est pas régénéré, il est insensé de renoncer à l’orgueil, aux plaisirs, et aux possessions dans l’espérance d’une éternité en présence du Seigneur. Pour lui, il est insensé d’avoir pour but de « faire la volonté de Dieu » alors qu’il y a par ailleurs tant d’autres perspectives à explorer.

Le gouffre qui sépare l’église du monde pécheur

Un gouffre sépare les desseins de Dieu de ceux du monde, mais cela n’est pas toujours évident pour celui qui manque de discernement. David Wells nous propose une bonne description du « monde » hostile à l’église, ce monde contre lequel Jean nous met en garde :
Le monde, donc, se définit par la manière dont notre vie collective dans la société et le milieu culturel tourne autour du « moi », ce moi qui prend la place de Dieu. Cette vie est caractérisée par la propre justice, par l’égocentrisme, par l’autosatisfaction, par l’exaltation et la promotion du moi, et par une aversion naturelle pour le renoncement à soi-même qui est la marque de l’union à Christ (6).
Le monde dans ce sens-là est incompatible avec l’église, constituée de « ceux qui ont été appelés hors du monde », et qui sont nés de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. Ce verset de Jean : « Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5 :19) est le constat de cette incompatibilité.
Parfois des responsables d’église (peut-être bien intentionnés) ont jeté des ponts entre ce que professe et pratique l’église, et ce que croit et fait le monde : c’est parce qu’ils ont perdu de vue la doctrine biblique de la régénération. Une organisation dirigée par les enfants ou les petits-enfants de fondateurs régénérés peut continuer d’exister avec d’autres objectifs que ceux qu’elle avait au départ.
C’est dans une église de ce type que j’ai grandi, et qu’à l’âge de seize ans j’ai entendu un pasteur me dire que la Bible relevait de la mythologie, que nous ne pouvions pas savoir s’il y avait un ciel ou un enfer, et que nous devions simplement œuvrer à rendre le monde présent plus agréable pour ses habitants. Dans cette perspective, il est impossible d’être appelé hors de quoi que ce soit, car l’église n’est plus qu’une succursale du monde.
Tel était donc mon « héritage chrétien ». C’est une bénédiction d’être né dans une famille chrétienne aimante et bonne : de cela je suis profondément reconnaissant. Mais je n’étais pas régénéré. Quand je suis devenu étudiant à la faculté, ma raison me disait qu’il y avait un Dieu – la création en apportait la preuve – mais je ne reconnaissais à Dieu aucun droit de me dicter le but de mon existence, ni ma manière de vivre.
Le 18 juillet 1971, je me suis retrouvé face à ce Christ dont je n’avais encore tenu aucun compte, et face à la réalité du Saint-Esprit. J’ai confessé que j’étais un pécheur perdu, et j’ai cru à l’Évangile. Plus jamais je n’ai été le même. Ce que la formation religieuse, le conditionnement social, les études supérieures, et les bonnes intentions occasionnelles n’avaient pu réaliser, Dieu l’a accompli. D’un pécheur perdu, il a fait un homme né de nouveau. C’est alors seulement que j’ai vu le gouffre séparant les desseins de Dieu d’avec ceux du monde, et que j’ai pu discerner les desseins de Dieu.
Beaucoup d’autres ont été transformés de la même manière. Il n’est pas toujours possible de dater cette transformation, et cela n’est pas nécessaire : mais tous ceux qui veulent être sauvés dans ce monde qui périt doivent naître de nouveau. La bonne nouvelle est que cette transformation ne dépend ni nos origines, ni de nos propres œuvres, mais qu’elle a tout à voir avec notre destination et avec Celui en qui nous marchons !

Traduit avec l’aimable autorisation de l’auteur, Bob DeWaay,
Twin City Fellowship
P.O. Box 8086

Les citations bibliques de la traduction française sont extraites de la Nouvelle Édition de Genève, 1979.

Notes

1. Trente-deux pour cent des américains se disent « nés de nouveau ». Voir David Wells, God in the Wasteland, [Dieu dans les lieux déserts] (Grand Rapids, Éd. Eerdmans, 1994), p. 78.

2. Leon Morris, The Gospel According to John, [L’Évangile selon Jean] (Grand Rapids, Éd. Eerdmans, 1971, p. 815).

3. Justo L. Gonzalez, The Story of Christianity, Vol 1[Histoire du christianisme] (New York, Harper Collins, 1984, p. 267).

4. Op. cit., Wells, p. 82.

5. Voir l’article “kosmos” dans Theological Dictionary of the New Testament, Éd. Gerhard Kittel, Vol. III (Grand Rapids, Eerdmans, 1965, pp.883-895, pour l’explication des trois sens de “kosmos” et la signification théologique de ce terme.

6. Op. cit., Wells, p. 40.

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Catholiques et Évangéliques font la fête à Cergy Pontoise http://www.blogdei.com/8152/catholiques-et-evangeliques-font-la-fete-a-cergy-pontoise/ http://www.blogdei.com/8152/catholiques-et-evangeliques-font-la-fete-a-cergy-pontoise/#comments Sat, 15 May 2010 15:23:36 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=8152

Top Info/ Le Parisien

Depuis jeudi et jusqu’à ce soir, environ 4000 chrétiens de toutes confessions se sont rassemblés au Parc des Expos de Cergy Pontoise (Val d’Oise), dans une ambiance de fête, en écho à l’Ascension du Christ. A l’initiative du pasteur Carlos Payan, fondateur de l’association Paris Tout Est Possible (PTEP), ce rassemblement souhaite «décoincer et libérer» l’Eglise. Autre particularité du mouvement : Catholiques, protestants et évangéliques sont chaleureusement invités à ne plus se tolérer, mais à s’aimer sincèrement.

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Célébration oecuménique de la Pâque à Paris: Les protestants récupérés par le soutien à Joseph Ratzinger? http://www.blogdei.com/7363/celebration-oecumenique-de-la-paque-a-paris-les-protestants-recuperes-par-le-soutien-a-joseph-ratzinger/ http://www.blogdei.com/7363/celebration-oecumenique-de-la-paque-a-paris-les-protestants-recuperes-par-le-soutien-a-joseph-ratzinger/#comments Thu, 08 Apr 2010 13:48:25 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=7363

blogdei

« Environ 4.000 fidèles ont célébré la fête de Pâques dimanche 4 avril au pied des tours du quartier d’affaires de la Défense (Hauts-de-Seine), lors d’une cérémonie oecuménique rassemblant catholiques, protestants et orthodoxes », rapporte l’AFP.

« C’est un signe de foi commune, d’espérance et de soutien au pape, bien entendu », a lancé Eric Aumonier, évêque de Versailles lors d’une interview prise sur le vif à la fin de la rencontre oecuménique.

Non sans créer un certain malaise chez les protestants présents, qui n’ont toutefois fait aucune déclaration publique.

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