Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Légende, tradition, superstition http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Tue, 18 Oct 2011 17:48:25 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 Dénoncer l’apostasie, les erreurs doctrinales, les faux docteurs et les faux prophètes? http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/ http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/#comments Sun, 09 Oct 2011 15:10:57 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16397

Par E.L. Bynum./ .latrompette.net

Faut-il dénoncer les faux docteurs et les faux prophètes, en les désignant par leurs noms? Que dit la Bible à ce sujet?

Beaucoup de Chrétiens pensent que nous n’avons pas le droit de dénoncer les fausses doctrines et de citer les noms des faux prophètes et des faux docteurs. Les églises libérales ont toujours partagé ce point de vue. A présent, ce sont les églises évangéliques et charismatiques qui le partagent aussi, au nom de « l’amour et de l’unité ». Nous sommes souvent accusés de « manquer d’amour ». Nous voulons donc, par ce court article, rappeler ce que la Bible enseigne sur ce sujet vital.

1. Est-il juste de juger à la lumière de la Bible ?

L’un des versets les plus mal utilisés de la Bible est sans doute celui-ci : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » (Matthieu 7 :1). Nous savons que nous devons lire chaque passage de l’Ecriture dans son contexte, si nous voulons comprendre correctement sa véritable signification. Les versets 2 à 5 du même chapitre nous font comprendre clairement que Jésus parle du jugement hypocrite. Celui qui a une poutre dans l’œil n’a pas le droit de juger son frère qui n’a qu’une paille dans le sien. La leçon est claire : vous ne pouvez juger quelqu’un pour son péché si vous êtes coupable du même péché !

Ceux qui citent ce verset de Matthieu pour condamner ceux qui dénoncent les fausses doctrines devraient donc lire tout le chapitre. Jésus dit au verset 15 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs ». Comment pouvons-nous savoir si ce sont des faux prophètes, si nous ne les avons pas jugés selon la Parole de Dieu ? Si nous savons que ce sont des faux prophètes, n’allons-nous pas nous intéresser de près aux brebis de ces loups ravisseurs ? Partout dans la Bible, nous voyons que Dieu nous demande d’identifier et de dénoncer les loups ravisseurs.

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits » (versets 16 et 17). Le Seigneur ne dit-Il pas clairement que nous devons juger la personne (l’arbre) par le fruit de sa vie et de ses doctrines ? Certainement ! Car nous ne pouvons pas connaître sans juger. Mais tout jugement doit être fondé sur l’enseignement de la Bible, et non sur nos préjugés ou nos humeurs.

« Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7 :24). Le Seigneur nous ordonne ici de « juger selon la justice », c’est-à-dire de juger selon la Parole de Dieu. Si nous jugeons selon d’autres critères que la Parole de Dieu, nous désobéissons à Matthieu 7 :1. Le dictionnaire définit le verbe « juger » par « déclarer la loi ». Les Chrétiens fidèles doivent donc discerner et juger en s’appuyant sur la Bible, qui est la Loi inspirée de Dieu.

Dans 1 Corinthiens 5 :1-13, Paul parle d’un fornicateur dans l’Eglise. Au verset 3, il écrit : « Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte ». Il ajoute au verset 12 : « Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? » Le mot grec traduit par « juger » est le même que dans Matthieu 7 :1. Paul ne viole donc pas le commandement de Jésus en jugeant ce fornicateur, ni en demandant à l’Eglise de le juger également. Car ce jugement était conforme à la Parole de Dieu.

Ceux qui sont capables de discerner entre le bien et le mal font preuve de l’un des traits essentiels de la maturité. « Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5 :14). « Discerner » signifie : « distinguer, discriminer clairement, juger ». Dans 1 Cor. 12 :10, Paul parle du « don de discernement des esprits ». C’est un don qui nous permet de juger si ces esprits viennent de Dieu ou du Malin. Le discernement implique donc clairement un jugement.

Ceux qui ne veulent pas discerner entre le bien et le mal, ou qui en sont incapables, ne font que révéler leur désobéissance ou leur manque de maturité.

2. Est-il juste de dénoncer les faux docteurs ?

Si les faux docteurs peuvent aujourd’hui répandre librement leurs doctrines empoisonnées, c’est parce qu’il existe une conspiration du silence chez beaucoup de Chrétiens. Les loups ravisseurs déguisés en brebis peuvent donc aisément ravager le troupeau et détruire de nombreuses brebis.

Jean-Baptiste a appelé les Pharisiens et les Sadducéens (les chefs religieux de son époque) « races de vipères » (Matthieu 3 :7). Aujourd’hui, il serait accusé de manquer d’amour et d’être trop dur, ou même de ne pas « être Chrétien » !

Jésus a dit Lui-même aux Pharisiens religieux : « Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Matthieu 12 :34). Pour beaucoup de Chrétiens évangéliques, un tel langage serait intolérable aujourd’hui. Mais c’est le langage de la Bible ! Ce sont des paroles qui sortent de la bouche du Fils de Dieu !

S’adressant directement à ces faux docteurs, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, les a traités « d’hypocrites », de « conducteurs aveugles », « d’aveugles », de « sépulcres blanchis », de « serpents », et de « races de vipères » (Matthieu 22 :23-34) ! Pourtant, on nous demande aujourd’hui de fréquenter et de traiter en « frères » des hommes dont les doctrines sont tout aussi anti-bibliques que celles de ces Pharisiens. Certains de ceux qui se proclament des « Chrétiens évangéliques fondés sur la Bible » insistent pour que nous collaborions avec des Catholiques Romains, ou avec d’autres hérétiques du même genre. Pourtant, selon certains, nous n’aurions même pas le droit de reprendre ces Chrétiens pour leurs compromis !

Au début de Son ministère, « Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » (Jean 2 :13-16). On aime bien représenter aujourd’hui notre Sauveur comme rempli de douceur, d’amour et de délicatesse, même à l’égard des faux docteurs. Mais ceci est complètement faux ! Quand Jésus avait affaire à des faux docteurs ou des faux prophètes, Ses paroles étaient très tranchantes, et Ses actions claires et nettes !

Vers la fin de Son ministère, Jésus éprouva encore le besoin de purifier le Temple. On ne doit jamais cesser de dénoncer les fausses doctrines et pratiques ! Jésus dit alors : « N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs » (Marc 11 :17). Est-ce bien différent aujourd’hui ? Les voleurs se sont introduits dans la Maison de Dieu. Ils volent la Bible au peuple de Dieu, et l’empêchent d’entendre la doctrine de la sanctification et de la séparation. A tel point que vous ne pouvez presque plus distinguer les Chrétiens des gens du monde. En toute honnêteté, ne faut-il pas dénoncer ces voleurs, ces faux docteurs et ces faux prophètes ?

Aujourd’hui, ces faux docteurs ont envahi les églises avec leurs livres, leur musique, leurs films, leur psychologie, et leurs séminaires. Ils ont transformé la Maison du Père en caverne de voleurs. Il est temps que des hommes de Dieu se lèvent pour dénoncer leurs mensonges et leurs erreurs, afin que tout le monde soit au courant !

La Bible nous ordonne de dénoncer l’erreur et le mensonge.

Nous devons EPROUVER ceux qui répandent le mensonge. « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4 :1). Toute doctrine, et tout docteur, doivent être éprouvés à l’aide de la Parole de Dieu. « A la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple » (Esaïe 8 :20). Nous devons juger chaque message, chaque messager, et chaque méthode, en les examinant à la lumière de la Bible. Jésus félicite ainsi l’Eglise d’Ephèse : « Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs » (Apoc. 2 :2). En revanche, Jésus reproche à l’Eglise de Pergame de tolérer en son sein ceux qui enseignaient la « doctrine de Balaam », et la « doctrine des Nicolaïtes », choses que Jésus hait (Apoc. 2 :14-15). Il n’est jamais juste de tolérer les faux docteurs, mais il faut les éprouver à l’aide de la Parole de Dieu, et il faut les dénoncer. Bien entendu, ceux qui veulent désobéir à la Parole de Dieu chercheront par tous les moyens à rejeter un tel enseignement !

Nous devons les REPRENDRE. « C’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine, et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité » (Tite 1 :13-14). Paul écrivait cela à Tite, parce qu’il y avait des hommes qui allaient de maison en maison pour détourner des familles entières de la vérité (versets 10-16). Aujourd’hui, des hommes comme Oral Roberts, Robert Schuller, Jimmy Swaggart, Pat Robertson, et bien d’autres, détournent des familles entières de la vérité par leurs fausses doctrines. Devons-nous rester tranquillement assis et les laisser faire, sans les reprendre, et sans avertir les Chrétiens de ne pas écouter leurs enseignements ? Non ! Le serviteur de Dieu fidèle doit être « attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs » (Tite 1 :9).

Nous ne devons avoir AUCUNE COMMUNION avec eux. « Ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les » (Ephésiens 5 :11). Condamner implique le fait de censurer, de reprendre, et de réfuter. Comment obéir à ce verset, si nous n’éprouvons pas les faux docteurs à la lumière de la Parole de Dieu ?

Nous devons NOUS ELOIGNER d’eux. « Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous » (2 Thes. 3 :6). Nous devons nous éloigner de ceux dont les doctrines et la conduite ne sont pas conformes à la Parole de Dieu. Le contexte de ce verset montre que Paul pensait à la nécessité d’obéir à la saine doctrine, car il ajoute : « Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère » (versets 14 et 15). Paul exhorte Timothée à s’éloigner de celui qui « enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété », car « il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain » (1 Tim. 6 :3-5).

Paul demande aussi à Timothée de s’éloigner des hommes « égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Tim. 3 :5-7). Comment pouvons-nous nous éloigner d’eux, si nous ne les avons pas d’abord identifiés, et si nous n’avons pas comparé leur message à celui de la Parole de Dieu ? C’est le devoir de tout prédicateur véritable de « prêcher la parole, d’insister en toute occasion, favorable ou non, de reprendre, censurer, exhorter, avec toute douceur et en instruisant » (2 Tim. 4 :2). C’est en général une tâche impopulaire et ingrate, mais c’est le devoir de tous ceux qui sont appelés par Dieu à exercer un ministère.

Nous ne devons pas les RECEVOIR dans notre maison. « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2 Jean 10-11). Il n’y a aucun doute quant à l’identité de ceux dont parle Jean, qui dit au verset 9 : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils ». Aujourd’hui, grâce à la radio, à la télévision, aux livres et aux journaux, les faux docteurs et les faux prophètes sont reçus dans les maisons de nombreux Chrétiens. Frères, il ne doit pas en être ainsi !

Nous devons les ELOIGNER de nous, c’est-à-dire les rejeter. « Eloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions » (Tite 3 :10). Etymologiquement, celui qui « provoque des divisions » est un « hérétique ». Nous devons éloigner de nous tous ceux qui nient la rédemption par le sang de Christ, ou tout autre doctrine de la Parole de Dieu. S’ils ne veulent pas écouter nos avertissements, il nous fait les éloigner de nous.

Nous devons identifier tous ceux qui prêchent un autre Evangile. Paul nous met en garde contre ceux qui prêchent « un autre Jésus, un autre esprit, et un autre Evangile » (2 Cor. 11 :4). Comment les reconnaîtrons-nous, si nous n’examinons pas de très près cet « autre Jésus », cet « autre esprit », et cet « autre Evangile » ? Paul appelle ces prédicateurs « des faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ » (2 Cor. 11 :13). Il ajoute, aux versets 14 et 15, que ces hommes sont aussi des « ministres de Satan ». Aujourd’hui, les hommes qui ont été réellement appelés par Dieu doivent être tout aussi fidèles, et dénoncer les ministres de Satan.

Paul met en garde les Galates contre ceux qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Il leur dit :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal. 1 :6-9).

Les Catholiques, et même beaucoup de Chrétiens charismatiques et évangéliques, ne prêchent pas le véritable Evangile. Pourtant, beaucoup nous demandent de coopérer avec eux pour évangéliser ou travailler dans d’autres œuvres chrétiennes. Si nous ne dénonçons pas ces faux prophètes, nous trahissons Christ et Son Evangile.

Nous devons nous SEPARER d’eux. « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai » (2 Cor. 6 :17). C’est très clair. Le peuple de Dieu doit s’éloigner de l’apostasie et de toute erreur doctrinale. Comment un Chrétien véritable peut-il accepter de se joindre au « Conseil Mondial des Eglises », ou à certaines dénominations apostates ? Comment peut-il accepter de rester avec des Chrétiens qui vivent dans le compromis ?

3. Est-il juste de révéler des noms ?

Beaucoup sont persuadés qu’il ne faut pas dénoncer les erreurs, ni nommer publiquement ceux qui les enseignent. Mais la Bible affirme le contraire.

Paul reprit Pierre publiquement. Pierre s’était rendu coupable d’un mauvais comportement :

« Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ? » (Galates 2 :11-14). Le problème était grave : c’était le conflit entre le salut par la loi, et le salut par grâce. Quand l’intégrité et la pureté de l’Evangile sont en jeu, nous n’avons pas d’autre choix que de dénoncer l’erreur et de citer des noms.

Paul nomma Démas, et a révélé publiquement que Démas avait préféré l’amour du monde. « Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique » (2 Tim. 4 :10). Nous aussi, nous devons citer les noms de ceux qui abandonnent la cause de Christ par amour du monde et de ses plaisirs. (Pensons aux vedettes du Rock Chrétien, par exemple !)

Paul nomma Hyménée et Alexandre. Paul écrit à Timothée : « Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Tim. 1 :18-20). Les vrais serviteurs de Dieu doivent combattre le bon combat, et citer les noms de ceux qui ont fait naufrage par rapport à la foi qui a été donnée aux saints une fois pour toutes. Paul parle là de la foi en tant que système de doctrine conforme à la Parole de Dieu. Ces hommes avaient fait naufrage, et Paul n’a pas hésité à le dire publiquement, en citant leurs noms.

Paul nomma Hyménée et Philète. Il dit à Timothée : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. Evite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques uns » (2 Tim. 2 :15-18). Toute fausse doctrine renverse la foi de quelques-uns. Il faut donc dénoncer ceux qui enseignent ces fausses doctrines.

Paul nomma Alexandre le forgeron. « Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Garde-toi aussi de lui, car il s’est fortement opposé à nos paroles » (2 Tim. 4 :14-15). Il est clair qu’il ne s’agit pas ici d’un problème de personne, mais d’un problème de doctrine. Alexandre s’était opposé aux paroles de Paul et aux doctrines qu’il enseignait. C’était un ennemi de la vérité. Aujourd’hui, les pasteurs fidèles sont confrontés chaque jour au même problème. Ils proclament la vérité. Mais certains membres de leur église vont ensuite écouter d’autres prédicateurs, à la radio ou à la télévision, dont les paroles s’opposent à la vérité. Faut-il que les hommes de Dieu gardent la bouche fermée, comme beaucoup le prétendent ? Seul un lâche acceptera de se taire, quand la vérité de la Bible est attaquée !

Jean nomma Diotrèphe. « J’ai écrit quelques mots à l’Eglise ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C’est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu’il commet, en tenant contre nous de méchants propos ; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Eglise » (3 Jean 9-10). Il est donc juste de citer les noms de ceux dont les doctrines et les pratiques sont contraires à la Parole de Dieu.

En fait, toute la Bible abonde en exemples de faux prophètes qui ont été nommés et dénoncés. Tout ce discours moderne sur « l’amour » n’est qu’une excuse pour ne pas dénoncer l’erreur et le mensonge. Il s’agit d’un amour à l’eau de rose qui n’a rien à voir avec l’amour biblique.

Moïse dénonça Balaam (voir Nombres 22-25). Pierre aussi a dénoncé « la voie de Balaam, qui a aimé le salaire de l’iniquité (2 Pierre 2 :15). Balaam était un prophète qui travaillait pour de l’argent, exactement comme un certain nombre de faux prophètes que l’on voit aujourd’hui à la télévision. Ils mendient de l’argent et vivent comme des nababs, alors que des multitudes de gens innocents leur envoient l’argent qu’ils ont durement gagné. Ils sont tout le temps en train de construire des universités, des hôpitaux, des réseaux de télévision par satellite, et des parcs d’attractions où l’on glisse sur des toboggans au nom de Jésus ! Et nous devrions garder la bouche close devant ces charlatans ? Comment peut-on être fidèle à Dieu et rester silencieux devant ces choses ?

Jude dénonça « l’égarement de Balaam » (Jude 11). Jean aussi a dénoncé la « doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrent à l’impudicité » (Apoc. 2 :14). Nous touchons là au cœur de la doctrine de la séparation. Balaam ne put jamais maudire Israël, malgré son désir d’obtenir le salaire qui lui était promis. Mais les hommes d’Israël « se livrèrent à la débauche avec les filles de Moab », et « se prosternèrent devant leurs dieux » (Nombres 25 :1, 2). Comment en vinrent-ils à faire cela ? Parce que Balaam avait montré à Balak comment briser la barrière qui séparait les Israélites des Moabites. Cela est clairement indiqué dans Apoc. 2 :14 et Nombres 31 :16. A cause de ce péché, 24.000 hommes d’Israël furent jugés par Dieu et périrent. (Je voudrais à nouveau citer le Rock Chrétien comme un bon exemple de « sacrifice offert aux idoles »).

Les faux docteurs brisent la barrière de séparation entre le peuple de Dieu et les fausses religions. On prêche trop peu sur la doctrine de la séparation. Le peuple de Dieu est un peuple séparé et mis à part pour Dieu. Balaam brisa cette barrière de séparation en poussant les hommes d’Israël à commettre la fornication avec les filles de Moab. Il les poussa aussi à se prosterner devant Baal. Cela attira la malédiction sur tout le peuple d’Israël. Tant que nous ne remettrons pas à l’honneur l’enseignement de la nécessaire séparation entre l’Eglise et le monde, les ravages spirituels que nous constatons aujourd’hui ne pourront que s’étendre.

Beaucoup de Chrétiens semblent croire que certains ministères sont trop importants et trop puissants pour être dénoncés publiquement. Les pasteurs des très grandes églises, les ministères internationaux, et ceux qui drainent un immense auditoire à la radio ou à la télévision, seraient considérés comme au-dessus de toute critique. Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, même s’ils sont complètement en opposition avec la Bible, ils sont considérés comme ayant raison. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité !

Le prophète Nathan nomma le coupable. Il y avait un homme qui occupait une position très élevée, mais qui avait commis l’adultère et le meurtre en secret. Cet homme pouvait-il être repris par un simple prophète impopulaire ? Pourtant, Nathan se rendit directement en présence de David. Il lui révéla son péché en utilisant une parabole, puis dit clairement à un David très en colère : « Tu es cet homme-là ! » (2 Samuel 12 :7).

Jéhu dénonça Josaphat. Dans l’ensemble, Josaphat fut un bon roi, mais il commit des erreurs. Il accepta que son fils épouse la fille de l’impie roi Achab (2 Chroniques 18 :1 ; 21 :1-6). Il fit une alliance avec Achab et alla combattre avec lui à Ramoth en Galaad (2 Chron. 18). Le prophète Jéhu, fils de Hanani, dit au roi Josaphat : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? A cause de cela, l’Eternel est irrité contre toi » (2 Chron. 19 :2). Nous posons la même question à certains : « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Eternel ? »

Alors oui, il est juste de dénoncer l’erreur et le mensonge, et de nommer ceux qui les propagent. Il est juste de « combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3). Nous avons reçu cette foi une fois pour toutes, et Dieu ne nous l’a jamais redemandée pour la modifier ! Nous ferions donc bien de nous garder des « faux docteurs, qui introduisent des sectes pernicieuses » (2 Pierre 2 :1). Il faut que des messagers fidèles mettent en garde les brebis du Seigneur contre ces faux docteurs, en les identifiant clairement par leurs noms. Il n’est pas suffisant de faire une vague condamnation générale, sans jamais nommer personne. Les jeunes brebis ne comprendraient pas, et seraient détruites par ces loups ravisseurs.

]]>
http://www.blogdei.com/16397/denoncer-lapostasie-les-erreurs-doctrinales-les-faux-docteurs-et-les-faux-prophetes/feed/ 43
La Mecque, Las Vegas de l’islam, par Hélios d’Alexandrie http://www.blogdei.com/16218/la-mecque-las-vegas-de-lislam-par-helios-dalexandrie/ http://www.blogdei.com/16218/la-mecque-las-vegas-de-lislam-par-helios-dalexandrie/#comments Wed, 28 Sep 2011 08:07:01 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=16218

postedeveille

Hélios d’Alexandrie commente l’article intitulé La Mecque se transforme en Las Vegas dans lequel on apprend que les Saoudiens détruisent le patrimoine archéologique de la Mecque en érigeant des gratte-ciel, des centres commerciaux rutilants et des hôtels de luxe.

Pour les Saoudiens wahhabites, les esprits ne doivent pour aucune considération se dégager du 7e siècle. Cependant les traces matérielles de ce même 7e siècle doivent disparaître à jamais du sous-sol de la Mecque ! Ces traces, par leur présence ou par leur absence, pourraient soulever des questions gênantes sur la véracité de certains dogmes historiques. Pour une religion supposément sûre d’elle-même et de sa supériorité, la destruction des preuves matérielles est une façon comme une autre de préserver la foi de ses adeptes.

lire l’article

]]>
http://www.blogdei.com/16218/la-mecque-las-vegas-de-lislam-par-helios-dalexandrie/feed/ 3
Le dessin animé « Bob l’éponge » causerait des troubles de l’attention chez les jeunes enfants http://www.blogdei.com/15962/le-dessin-anime-bob-leponge-causerait-des-troubles-de-lattention-chez-les-jeunes-enfants/ http://www.blogdei.com/15962/le-dessin-anime-bob-leponge-causerait-des-troubles-de-lattention-chez-les-jeunes-enfants/#comments Tue, 13 Sep 2011 16:14:34 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15962

RTL.be / Le Post

Selon une étude de l’University of Virginia publiée par le journal spécialisé Pediatrics, à peine 9 minutes d’aventures de « Bob l’éponge » à la télé entraînent des troubles de l’attention et de l’apprentissage chez les enfants…

Les chercheurs ont pris 60 enfants âgés de 4 ans et les ont divisés en deux groupes. Le premier groupe a regardé un épisode de « Bob l’éponge », tandis que l’autre groupe a regardé un autre dessin animé, intitulé « Caillou ». Ensuite, ils leur ont fait passer de petits examens cognitifs.
Résultat : ceux qui avaient regardé « Bob l’éponge » ont obtenu les pires notes !

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/15962/le-dessin-anime-bob-leponge-causerait-des-troubles-de-lattention-chez-les-jeunes-enfants/feed/ 10
Norvège: D’un fondamentalisme « chrétien » au terrorisme? http://www.blogdei.com/15254/dun-fondamentalisme-chretien-au-terrorisme/ http://www.blogdei.com/15254/dun-fondamentalisme-chretien-au-terrorisme/#comments Sat, 23 Jul 2011 11:48:17 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=15254

www.liberation.fr

La police norvégienne a annoncé samedi qu’elle tenait un suspect pour responsable des deux attaques. «Nous avons trouvé des raisons pour le tenir responsable des deux épisodes», a déclaré lors d’un point de presse un responsable de la police. Il s’agit d’un Norvégien «de souche» âgé de 32 ans décrit comme un «fondamentaliste chrétien» de droite. Les éléments postés par le suspect sur internet laissent penser qu’«il a certains traits politiques penchant vers la droite et antimusulmans mais il est trop tôt pour dire si cela a été un motif pour son geste», a déclaré le commissaire de police Sveinung Sponheim à la télévision publique NRK. Selon la télévision TV2, le suspect est proche des milieux d’extrême-droite et avait deux armes enregistrées en son nom, dont un fusil automatique, des informations non-confirmées par la police, qui refuse également de confirmer l’identité du suspect circulant dans certains médias.

Lire l’article…

Lire aussi…

]]>
http://www.blogdei.com/15254/dun-fondamentalisme-chretien-au-terrorisme/feed/ 50
Le combat spirituel stratégique à la lumière de la Bible http://www.blogdei.com/14221/le-combat-spirituel-strategique-a-la-lumiere-de-la-bible/ http://www.blogdei.com/14221/le-combat-spirituel-strategique-a-la-lumiere-de-la-bible/#comments Fri, 06 May 2011 18:01:03 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=14221

medias-lafree.ch/FREE

A. QU’EST-CE QUE LE «COMBAT SPIRITUEL DE NIVEAU STRATEGIQUE» ?
Ce que nous désignons par le terme de «combat spirituel» a dans la Bible un sens très large, comme aussi les images du soldat et de l’armée. Le chrétien est appelé à lutter contre toutes les formes du mal et à s’unir à la communauté, par la prière et par l’action, pour abattre tous les obstacles à l’unité et à la croissance, telles que le Christ les veut pour son Eglise; et pour repousser les forces invisibles qui s’opposent au rayonnement de l’Evangile dans le monde. Mais, ces dernières années, dans la bouche de certains chrétiens, cette expression et ces images ont pris un sens restreint bien précis.
De même, le mot de «délivrance» a une signification très large: quand, dans la prière enseignée par Jésus, nous disons: «Délivre-nous du mal», nous demandons au Père de nous libérer de toutes les sortes d’esclavage. Mais depuis le renouveau charismatique, le mot «délivrance» désigne souvent un ministère spécifique: celui qui consiste à libérer une personne des mauvais esprits qui la lient.

Au niveau mondial, il existe depuis 1990 environ une mouvance appelée «Combat spirituel de niveau stratégique», popularisée aux Etats-Unis principalement par Peter Wagner, professeur au Séminaire théologique Fuller en Californie1. Selon lui, il s’agit d’un niveau de combat différent du ministère de délivrance exercé par Jésus et les apôtres, tel que nous le trouvons dépeint dans le Nouveau Testament. Partant de l’idée que des puissances spirituelles exercent leur influence sur des régions, des villes ou des peuples, Wagner propose de combattre ces puissances, pour labourer un terrain déterminé, en vue de l’annonce de l’Evangile. Il mentionne des évangélistes, en particulier sud-américains, qui lancent un défi aux principautés et pouvoirs spirituels, et
proclament l’Evangile non seulement aux gens, mais aussi aux «geôliers» qui retiennent les gens captifs.

La démarche comprend les trois étapes suivantes:
1) Discerner les esprits territoriaux attachés à une ville ou à une région. A partir de Daniel
10.13,20 et 21, il s’agit d’apprendre les noms et la nature de l’action des princes démoniaques,
pour établir une «cartographie spirituelle», en rattachant des forces et événements dans le
domaine spirituel à des lieux et circonstances dans le monde matériel. L’objectif est de discerner
ce qui, dans le monde spirituel, empêche des gens de répondre à l’Evangile (voir 2 Co 4.4).
2) S’occuper du péché collectif d’une ville ou d’une région. On tente de découvrir les péchés des ancêtres qui pèsent sur une ville, pour s’identifier avec ces péchés, puis les confesser et s’en repentir, en vue de la réconciliation. On va ainsi briser l’emprise de Satan sur le lieu. Le terme utilisé ici, « repentance par identification », a été forgé par John Dawson2. Il ne suffit pas de renverser les esprits qui règnent sur une région. Ceux-ci peuvent revenir si leur «juridiction légale» n’est pas annulée. Mais, par une cartographie spirituelle, on peut identifier des forteresses enracinées dans les péchés non effacés des générations passées, puis y remédier par cette repentance.
3) S’engager dans une attaque de prière agressive contres les esprits territoriaux. Par un combat intense contre les principautés, on lie «l’homme fort» et affaiblit son emprise sur les âmes. C’est
la démarche de foi concrète. Après avoir identifié les esprits territoriaux, s’être repenti des péchés collectifs, il s’agit de prier contre ces puissances pour briser leur pouvoir.

B. FEU ORANGE: COMBATTRE LES ESPRITS TERRITORIAUX – SUR QUELLE
BASE BIBLIQUE ?

Les textes bibliques invoqués, notamment par Wagner, pour appuyer cette doctrine sont peu nombreux et interprétés de façon discutable. Il s’agit surtout des textes suivant:
Deutéronome 32.8: «Quand le Très-Haut donna un patrimoine aux nations, quand il sépara les humains, il fixa les limites des peuples d’après le nombre des Israélites.» La plupart des manuscrits de la Septante (traduction grecque de l’Ancien Testament) portent ici: «… selon le nombre des anges de Dieu», et quelques textes hébreux et grecs ont lu «… des fils de Dieu».
Wagner et d’autres auteurs ont opté pour ces variantes textuelles et ont cru y voir une attribution par Dieu des territoires et régions de la terre à des anges ou esprits. Nous avons montré, dans notre recherche sur les démons et la délivrance, pourquoi nous ne pouvons pas retenir ni ces variantes textuelles ni cette interprétation.

Le Psaume 82 mentionne «l’assemblée divine» dans laquelle se retrouvent des «dieux» avec une minuscule. Il s’agirait d’anges qui se seraient rebellés contre Dieu sous l’instigation de Satan (Ap.12.7), qui auraient cherché comme Satan à être adorés eux-mêmes, stimulant l’idolâtrie, les guerres, l’injustice. Ce Psaume n’indique pas cette précision, sans l’exclure formellement. Explicitement, il vise et stigmatise des juges iniques. Ce que ce Psaume affirme clairement : le jugement par le Dieu souverain de ces « dieux » et leur destruction, car toutes les nations sont l’héritage de Dieu (v.8).
Esaïe 24.21: «En ce jour-là, le Seigneur fera rendre des comptes en haut à l’armée d’en haut, et sur la terre aux rois de la terre.» On a voulu voir dans ces paroles l’affirmation d’un lien entre ces puissances célestes et les potentats humains sur terre, ceux-ci étant influencés par celles-là.
Mais le texte ne dit pas qu’elles règnent sur un territoire spécifique; et s’il y a une influence de «l’armée d’en haut» sur des groupements ethniques, il ne dit pas que chaque groupement est soumis à une partie déterminée de cette «armée».

COMBAT SPIRITUEL STRATEGIQUE 4
Les spécialistes du « combat spirituel stratégique » se réfèrent aussi à Deutéronome 32.17 et au Psaume 106.36-38. Ce sont les deux seuls textes de l’A.T. qui affirment que derrière les idoles des nations païennes se trouvent en réalité des démons. Les rituels, prières, sacrifices et cultes offerts aux dieux des autres nations l’étaient en effet à des imposteurs diaboliques qui usurpaient la place du seul vrai Dieu. Mais ces versets n’attribuent pas un démon particulier à chaque idole. A ce propos, on peut invoquer le développement de Paul à propos des viandes sacrifiées à des idoles dans les temples païens de Corinthe, et en particulier 1 Corinthiens 10.20: «… ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons et non à Dieu; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.» Ici, Paul se réfère sans doute aux textes cités de l’Ancien Testament, et il signale le danger de participer au culte des démons.
Certains commentateurs modernes doutent que Paul voie une réalité objective derrière ces démons.
Sans aller aussi loin, on peut signaler que, s’il y a en effet des esprits démoniaques derrière les idoles, rien n’est dit concernant leur lien éventuel avec des lieux spécifiques.
Daniel 10, surtout les v.13,20,21: ce passage offre un aperçu de la guerre qui oppose des anges bons de Dieu à des anges (mauvais) influant sur des nations. L’idée qu’il existe un «combat spirituel de niveau stratégique» peut sembler ressortir de ce passage, mais est-ce si évident si l’on en fait une lecture approfondie ?

Ce texte mentionne des pouvoirs angéliques qui ont des connexions spécifiques avec les empires successifs de Perse et de Grèce. Une influence de réalités invisibles sur ces empires est donc clairement établie. Mais que se passe-t-il concrètement dans l’Histoire?
Les événements vécus par Daniel se situent vers 535 av. J-C. Or, l’Empire grec ne sera constitué que 200 ans plus tard par Alexandre le Grand. Dans l’intervalle, l’Empire perse reste prédominant. Rien n’indique donc que Daniel, par sa prière, aurait été capable de lier, chasser ou évincer le prince de Perse – celui-ci demeure puissant encore durant 200 ans.
Au sujet de la prière de Daniel, il est précisé qu’il s’est humilié devant Dieu (10.2,12). Daniel ignorait tout au sujet du combat dans les lieux célestes. Dieu a simplement choisi d’accorder à Daniel – et à nous avec Daniel – par son messager, un aperçu d’une réalité qui nous dépasse infiniment. Oui, il y a un combat qui se joue dans les cieux. En réponse à sa prière et à sa piété (attachement à Dieu, humilité, solidarité avec son peuple, repentance, intercession), le Seigneur lui accorde donc une révélation, pour éviter le découragement à son peuple, qui connaîtra longtemps des souffrances et des détresses, et pour l’assurer du salut final et définitif (12.1-4).
Une guerre dans le ciel est également évoquée dans l’Apocalypse (12.1-2). Jean, comme Daniel, est spectateur de ce combat, non acteur ; c’est Michel et ses anges qui luttent victorieusement, et cela, sans qu’aucune prière ou intervention humaine ne déclenchent le combat. Une parole est toutefois étonnante : au verset 11, la première cause de la victoire, c’est le «sang de l’agneau», mais il y a une deuxième cause: «la parole du témoignage» des «frère » qui l’ont proclamée au risque de leur vie. On peut comprendre ainsi: le Christ, qui seul est capable de vaincre le dragon, associe par pure grâce ses disciples à sa victoire, comme, en Ep 2.4-7, il associe ses disciples bienaimés à sa résurrection et à son ascension. Mais ce n’est pas la prière des disciples qui a ressuscité Jésus ! Avant Pâques, ils ne comprenaient pas les paroles d’espérance de Jésus et étaient incrédules (Mc 8.31-33, 9.30-32 ; Lc 24.25).
Au sujet de cette question: réalité psychique ou matérielle des démons ? voir notre Recherche sur les démons et la délivrance,

(Voir Clinton E. ARNOLD, 3 Crucial Questions about Spiritual Warfare, Grand Rapids, USA, éd. Baker Academic,1997, page 154, notre traduction).
Dans la 3e partie de son livre, ce spécialiste en langue et littérature du Nouveau
Testament aborde de manière détaillée la question: «Sommes-nous appelés à attaquer des esprits territoriaux?»
Son approche est à la fois théologique et irénique, en interaction avec des auteurs comme Peter Wagner, John Dawson etEdgardo Silvoso. A la fin de son étude, la réponse à la question posée est un NON clair. Ouvrage non traduit enfrançais.

COMBAT SPIRITUEL STRATEGIQUE 5
L’Apocalypse cite beaucoup de figures du monde des ténèbres.
Mais leur pouvoir est obtenu parce que Dieu le leur concède, à l’image de la liberté d’agir que Dieu donne à Satan dans le livre de Job. Elles n’ont pas de pouvoir absolu. Elles ne peuvent agir que dans le cadre déterminé par le Tout-Puissant. Il est parlé des figures diaboliques au passif : « On lui donna (Ap 13.5) – Il lui fut donné de faire la guerre aux Saints (Ap 13.7) – Elle reçut le pouvoir de (Ap 13.15) – Il fut précipité, le grand dragon (Ap 12.9). »
Toutes ces évocations du monde des ténèbres ne sont pas, à proprement parler, des descriptions.
Elles n’indiquent quasi rien sur la configuration du monde des démons, et sur leurs modes d’action.
Par contre elles apportent un éclairage capital. Les démons, les bêtes, les sauterelles, agissent sousl’autorité des anges de Dieu. C’est Dieu, avec ses anges, qui leur donne «existence» (Ap 8, 9, 16).
C’est Dieu qui a mis au coeur de la Bête et des «10 cornes» d’exécuter son dessein (Ap 17.17). Le
message central de l’Apocalypse atteste l’oeuvre triomphale du Christ: « L’empire du monde appartient désormais à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles » (Ap 11.15, 15.4, 16.5).

Ce qu’on peut retenir de Daniel et de l’Apocalypse: Dieu est absolument souverain sur ce qui se passe et sur la terre et dans le monde spirituel. Si un combat a effectivement lieu et que des anges de Dieu ainsi que des pouvoirs hostiles à Dieu et son projet sont impliqués, c’est Dieu qui dirige ses anges de manière souveraine. Ni Daniel ni aucun homme n’est invité à s’engager dans le combat qui se livre dans le ciel en essayant de discerner ce qui s’y passe ou d’attaquer de façon directe ces pouvoirs hostiles à Dieu.
Dans Daniel et dans l’Apocalypse, il s’agit de révélations qui apportent consolation et espérance aux croyants éprouvés ou persécutés.

C. CONCLUSION INTERMEDIAIRE
Il est vrai qu’il y a, dans l’A.T., des indices bibliques qui témoignent de pouvoirs angéliques déchus ayant une certaine emprise sur des peuples et des empires. Ils exerceraient leur pouvoir pour promouvoir le mal et la misère, et plus particulièrement pour empêcher des gens de se tourner vers le seul vrai Dieu. A ce propos, remarquons que ces textes s’appliquent à l’Ancienne Alliance: Israël était appelé en tant que peuple à se distinguer des autres peuples ; mais dans la Nouvelle Alliance, le peuple de Dieu rassemble des hommes de toutes les nations.
Par contre, ni l’Ancien ni le Nouveau Testament ne donnent d’ordre explicite qui inciterait les fidèles à s’opposer à ces pouvoirs de manière similaire à ce qui est promu par le «combat spirituel de niveau stratégique». Soulignons ici le silence non seulement de Paul, mais de tous les auteurs du Nouveau Testament, concernant un engagement quelconque de chrétiens contre des esprits territoriaux. «Malgré la croyance, répandue dans le peuple de Dieu au travers de l’histoire, à l’existence d’anges hostiles d’un haut niveau, nous ne trouvons pas de pratique ni d’incitation à nommer ces pouvoirs, les réprimander, les lier ou tenter de les chasser d’une région.»

Les auteurs que nous critiquons passent sous silence des textes importants qui parlent de l’action du diable ou de ses anges : Job 1.6-2.10 et 2 Co 12.7-9 ; or ni Job ni Paul ne sont appelés à les combattre, loin de là. Quant à l’idolâtrie, il ne faut pas oublier l’histoire de Naaman, qui pourra « en paix » se prosterner dans la maison de l’idole Rimmôn (2 R 5.18-19) ; ou le comportement de Paul à Athènes, exaspéré par la vue des idoles (Ac 17.16): il ne combat pas en priant contre les démons qui s’y cachent, il appuie même son message d’évangélisation sur un objet de culte païen, l’autel « A un dieu inconnu » (Ac 17.23-24).
Outre le fait que la pratique d’un combat «stratégique» est totalement absente de l’Ecriture, on peut invoquer deux textes bibliques qui devraient plutôt faire hésiter à s’engager dans une telle direction : Jude 8-10 et 2 Pierre 2.10-11. Ces textes sont notoires pour la difficulté qu’ils posent au lecteur contemporain (et même aux spécialistes), mais ne mettent-ils pas précisément en garde contre la tentative de s’en prendre directement à des puissances démoniaques supérieures ?

D. DE L’ORANGE AU ROUGE ?
La notion de « repentance par identification » manque également de fondement biblique. Quand un prophète de l’Ancien Testament s’humilie pour son peuple, c’est parce qu’il se sait solidaire de son propre peuple ; mais on ne voit nulle part un prophète s’humilier pour un peuple étranger. Quant au péché des ancêtres, on invoque souvent Ex 20.5-6 et Dt 5.9-10. Mais ces textes parlent d’une faute au sens général du terme, non spécifiquement de l’idolâtrie ; ils n’invitent nullement les fils à confesser les péchés des pères: c’est aux pères de confesser leurs propres péchés, les fils sont invités à s’en détourner pour suivre fidèlement le Seigneur, aucune fatalité ne pèse sur eux.
Ceci est particulièrement explicite dans Ezéchiel 18. Et surtout on oublie que la fidélité des pères entraîne une bénédiction sur 1000 générations, ce qui est incommensurablement plus important que les 3 ou 4 générations subissant les conséquences de la faute des pères.
La question n’est pas uniquement théologique. Une erreur à ce sujet peut produire, dans la vie de personnes souffrantes, des tourments ou des égarements. Pour certaines personnes, l’idée d’une malédiction ou d’un «lien» pesant sur elles en raison d’une faute, parfois cachée, d’un ancêtre, risque de redoubler leur peine et de les plonger dans la détresse. Pour d’autres, la recherche de toutes les fautes qu’auraient commises les 3 ou 4 générations antérieures détournerait l’attention de leur responsabilité pour leurs propres manquements ; elle les dissuaderait aussi de chercher la cause de leurs difficultés dans leur propre vie.
Toutefois, l’expérience de nombreux chrétiens, et aussi de non chrétiens, montre que les parents et les ancêtres exercent une influence sur leurs descendants, au point que parfois, sans s’en rendre compte, une personne reproduit le comportement regrettable d’un ascendant, même quand, consciemment, elle voudrait l’éviter. Il s’agit souvent d’influences psychiques ou sociales. Dans l’accompagnement d’une personne souffrante, il faudra souvent prospecter dans ce sens, pour que la personne prenne conscience de ce passé qui pèse sur elle et s’en détache ; et bien évidemment, la prière et le secours de l’Esprit y sont indispensables.

COMBAT SPIRITUEL STRATEGIQUE 7
E. FEU ROUGE : LES LIGNES LEY

Les « lignes Ley » sont présentées, en relation avec le combat spirituel stratégique, dans un livrede Rony CHAVES, enseignant costaricain et plusieurs fois orateur ces dernières années en Suisse romande. D’après CHAVES, les « lignes Ley » :
- ont été définies par un certain Alfred Watking dans les années 1930, d’abord en Grande-Bretagne ; d’après lui, les lieux antiques de la Grande-Bretagne ont été édifiés de façon à former des alignements entre eux, en reliant les zones habitées du pays ;
- sont des espaces, ou plutôt des avenues, où se meuvent librement les puissances
démoniaques ;
- font partie des mystères que le Seigneur a réservés pour un moment spécifique de son plan, mais que l’ennemi (Satan) a déjà découverts et utilise pour édifier son royaume de ténèbres;
- permettent à Satan de contrôler matériellement et spirituellement des communautés
humaines entières, au travers d’esprits mauvais;
- sont repérées par des gens qui trempent dans l’occultisme et y trouvent des intersections qui définiront pour eux des centres de pouvoir énergétique, mais qui sont en fait des bases de domination et d’activités démoniaques;
- contrôlent les centres de gouvernement et ceux qui nous gouvernent.
D’après cet auteur, ces lignes doivent être brisées et ces réseaux, détruits, pour que le réveil spirituel vienne. Cela se fait en entrant dans une guerre spirituelle, en allant sur les lieux élevés, en réclamant les villes et villages pour Jésus, et en brisant les puissances et les forteresses du diable établies sur ces alignements.
La façon dont l’auteur cite çà et là des textes bibliques pour étayer quelque peu sa construction est un exemple navrant de la tendance à lire dans le texte «des vérités» (sic!) qu’on aimerait bien y trouver, mais qui n’y sont pas.
De plus, cet enseignement est basé sur une adaptation de principes occultes. Celui qui entre dans cette démarche accueille donc des croyances occultes. Celles-ci sont intégrées dans la foi chrétienne par un processus qu’on pourrait appeler « rétroprojection ». On prétend qu’il s’agit de révélations nouvelles que Dieu ferait aujourd’hui à son Eglise au travers de «nouveaux prophètes et apôtres».
Dans les faits, le combattant mène ainsi une lutte déterminée par le monde occulte.

Rappelons le chapitre B de notre Recherche sur les démons et la délivrance, où nous montrons l’origine païenne, particulièrement babylonienne, des croyances à la localisation des esprits, au «droit» qu’ils auraient sur des êtres déterminés, à leur pouvoir de provoquer certains accidents et maladies, à la nécessité, pour les combattre, de connaître leurs noms et de respecter un rituel précis, à tel lieu et en tel temps. Chaves et d’autres auteurs prétendent avoir reçu du Seigneur une révélation nouvelle, alors qu’en fait ils reproduisent des idées païennes très anciennes. C’est là au mieux, un exercice d’imagination et de spéculation incroyable ; au pire, c’est une adaptation syncrétiste de croyances occultes qui ne peut que faire le jeu de l’ennemi»11. Donc attention: feu
rouge !

9 Les lignes Ley – Alignements spirituels stratégiques, Pomy, Soteria, 2003. Traduction de La lineas Ley: realidad oficcion ? San José, Costa Rica, Avance missionnaire mondiale, 1999. Repris et intégré dans La guerre des dieux,
Pomy, Soteria, 2006.
10 Voir aussi Mike R. TAYLOR, Do Demons rule yourTown ? An Examination of the «Territorial Spirits», Londres,
Grace Publishing, 1993, p.132 ; cité par Philippe DE POL, dans FAC Réflexions No. 31, Vaux-sur-Seine,
p. 35-36.

11 Clinton E. ARNOLD, 3 Crucial Questions about Spiritual Warfare, p. 176.

COMBAT SPIRITUEL STRATEGIQUE 8
F. MAIS CELA MARCHE… ALORS, POURQUOI NE PAS S’Y ENGAGER ?
Le «Combat spirituel de niveau stratégique» a été pratiqué en de nombreux lieux dans le monde, dont en Suisse. «Ça marche!» disent les adeptes, nombreux témoignages à l’appui. Alors, pourquoi s’en priver ?
Nous l’avons souligné dans les remarques introductives: la plupart des personnes engagées dans ce type de combat ont à coeur de faire avancer la cause de l’Evangile de Jésus-Christ. Le combat spirituel de niveau stratégique est présenté comme un moyen d’atteindre cet objectif, ce qui nous paraît contestable. Mais d’autres moyens, mentionnés également par ces auteurs, ont en leur faveur un appui biblique clair: le rapprochement de différentes communautés chrétiennes par des projets de témoignage commun; le jeûne et la prière en faveur d’une ville ou d’une population; la réflexion afin d’identifier des obstacles que l’on rencontre dans l’évangélisation et de trouver des moyens de les affronter; un engagement soutenu pour annoncer l’Evangile par la prédication et des actes de compassion concrets, en particulier envers les pauvres et marginalisés d’une ville. Il existe par ailleurs des démarches d’évangélisation d’autres mouvements ou groupements d’Eglises qui ne pratiquent pas le combat spirituel de haut niveau et qui font également avancer la cause de l’Evangile de façon significative.
De toute façon, il est difficile de voir clairement les causes d’un succès ou d’un échec d’un effort d’évangélisation. Les résultats apparaissent parfois bien des années plus tard. D’ailleurs, nous sommes appelés à nous laisser guider par la Parole infaillible de Dieu, et non pas par notre lecturedes événements.

CONCLUSION : FEU VERT POUR LE COMBAT SPIRITUEL BIBLIQUE
On peut donc poser la question: est-ce qu’une pratique nouvelle, sans appui clair de l’Ecriture, et qui dépend principalement de prétendues révélations sur les forces sataniques (mais provenant en fait de croyances païennes), est recommandable ? Les auteurs inspirés de l’Ecriture étaient tout à fait conscients des enjeux spirituels et des idolâtries de leur époque: une lecture attentive des Actes des Apôtres montre bien quelles étaient les priorités et les pratiques pour Pierre, Paul et les autres acteurs du début de l’histoire de l’Eglise. Alors qu’ils se trouvaient souvent confrontés au paganisme et à l’idolâtrie ambiante, ils se sont «contentés» de suivre les traces de Jésus, dans la puissance du Saint-Esprit: prêcher, enseigner, guérir et, le cas échéant, chasser des démons de personnes sous l’emprise de forces ennemies. Mais aucun d’eux n’a été conduit par l’Esprit à attaquer directement les ennemis spirituels de Dieu et des hommes, dans une sorte de bataille céleste. Cela devrait nous rendre prudents, de peur d’ouvrir la porte à une emprise de l’ennemi là même où nous pensons le combattre efficacement…
Osons être critiques à l’égard de démarches qui risquent de nous entraîner dans ce qui fait partie des mystères que Dieu s’est réservés à lui seul: «Les choses cachées appartiennent au Seigneur, notre Dieu ; les choses révélées nous appartiennent, à nous et nos fils, pour toujours, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi» (Deutéronome 29.28).
Il est vrai que nous sommes appelés au combat spirituel: voir Rm 15.30, 2 Co 10.3-5, Ep 6.10-17,
1 Tm 6.12, Jd 3. Avec les protagonistes du «combat stratégique», nous reconnaissons que le diable et ses suppôts agissent, non seulement sur les individus, mais sur les groupes humains: ils influent sur les mentalités collectives et aident à répandre de fausses idées et de fausses valeurs.
L’exemple peut-être le plus important, puisqu’il est donné par Jésus (Lc 16.13), c’est «Mamon», puissance spirituelle de l’argent: qui pourrait nier son action dans nos sociétés actuelles, plus encore peut-être que dans celles d’autrefois ? Mais Mamon et les autres puissances néfastes ne sont pas attachées à des lieux, elles peuvent agir partout sur la planète – particulièrement aujourd’hui, à l’heure des communications rapides et du commerce mondial.

COMBAT SPIRITUEL STRATEGIQUE 9
Le combat spirituel enseigné par Ep 6.10-17 n’est pas un rituel d’exorcisme, qui se déroulerait à des moments particuliers, et qui serait effectué par des chrétiens ayant reçu des dons spécifiques.
Tout chrétien, à chaque moment de son existence, est appelé à livrer bataille, non seulement contre des pratiques occultes, mais surtout contre les tentations. Et ses armes ne sont pas des révélations sur le monde des ténèbres, ni des paroles nommant et accusant les forces hostiles pour les expulser d’un territoire. Ses armes, ce sont les dons de la grâce accordés à tout croyant: la révélation de la vérité divine, la justice de Christ donnée au pécheur repentant, le zèle pour l’Evangile, l’assurance de la foi, la certitude du salut et la puissance de l’Esprit communiquée par la Parole de Dieu. C’est par la prière persévérante que ce combat est mené.
Ainsi, ce qu’on peut retenir de l’enseignement sur le «combat spirituel stratégique», c’est essentiellement l’appel à l’union de tous ceux qui croient en Christ dans un effort soutenu de prière, non seulement pour des personnes prises individuellement, mais pour des groupes humains, des sociétés, et également pour des Eglises. C’est aussi l’appel à proclamer la souveraineté absolue du Christ, la victoire remportée par sa mort, et la puissance de sa résurrection.

]]>
http://www.blogdei.com/14221/le-combat-spirituel-strategique-a-la-lumiere-de-la-bible/feed/ 26
Béatification de Karol Wojtyla: Jean-Paul II est-il bienheureux aux yeux du Seigneur Dieu ? par Richard Bennett http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/ http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/#comments Mon, 02 May 2011 11:56:09 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14150

BereanBeacon.org / blogdei

Ndlr: Sur l’image, VICARIVS FILII DEI, « représentant du Fils de Dieu », expression latine qui ornait les tiares papales jusqu’en 1963, et qui donnait en chiffres romain « 666″, le chiffre de l’Antéchrist, la Bête (FERAS, lettres restantes dans le désordre) qui se fait passer pour l’Agneau de Dieu (ARS FE, lettres restantes, dans l’ordre)… A noter que d’autres expressions latines servant à désigner le pape ou l’Eglise de Rome donnaient également 666: SANCTA LVX DEI, REX LATINVS SACERDOS, etc.

Aux lecteurs

Chers amis,

Au cours de sa vie, le pape Jean-Paul II a rendu visite à bien des nations de par le monde, recevant beaucoup de marques d’adulation et de vénération. Depuis sa mort en 2005, on lui rend un culte un peu partout: à présent, l’Église catholique cautionne officiellement la dévotion religieuse dont il est l’objet. Dès le 1er mai 2011, date de sa béatification, les fidèles catholiques sont encouragés non seulement à le vénérer, mais encore à l’invoquer. Il faut donc  nous poser cette question: aux yeux du Seigneur Dieu, Jean-Paul II est-il bienheureux ? Il y va du salut éternel des âmes, car ceux qui invoquent un mort et lui rendent un culte nient par là même les vérités bibliques fondamentales de l’Évangile. Dans l’article ci-dessous, nous examinons ce qu’affirme le Vatican concernant Jean-Paul II, et ce que les catholiques sont tenus de croire à son sujet. Quelles sont les conséquences du culte rendu à une créature humaine ? Comment le croyant biblique doit-il réagir face au flot d’informations transmises par les journaux, la radio, la télévision et l’Internet ? Nous vous demandons de faire de cette question un sujet de prière, et de répandre cet article autour de vous. Si possible, veuillez l’afficher sur votre site Internet.
 

Bien à vous dans le Christ Jésus, au service de son Évangile,

R. Bennett

————–
 

Benoît XVI a fixé au 1er mai 2011 la béatification du pape Jean-Paul II. Il s’agit «d’un événement historique sans précédent», d’après le directeur du journal du Vatican, l’Osservatore Romano (1). Le «Décret pour la Béatification de Jean-Paul II» précise :

«La proclamation, par l’Église, d’un Saint ou d’un Bienheureux est le fruit de l’examen d’une personne particulière sous tous ses aspects… La condition sine qua non est la sainteté de la vie de cette personne, vérifiée au cours d’une procédure précise, selon les formes canoniques » (2). Le communiqué annonçant cette béatification fait état de « la grande réputation de sainteté caractérisant Jean-Paul II au cours de sa vie, lors de sa mort, et postérieurement à sa mort» (3).

La vie et l’œuvre de Jean-Paul II suscitent l’admiration générale. Le monde l’a tant et si bien acclamé qu’il est bien difficile de lui trouver un égal dans l’histoire de notre temps. Les catholiques le proclament officiellement bienheureux, et bien des non-catholiques sont d’accord. Mais cette proclamation est-elle fondée ? Jean-Paul II est-il bienheureux devant Dieu ? La sainteté qu’on lui prête est-elle conforme à ce qu’enseigne la Parole de Dieu ?
 

Le critère objectif pour évaluer la sainteté de Jean-Paul II

Le Seigneur affirme avec insistance que c’est la vérité scripturaire qui fonde la sainteté. Il déclare: «Si quelqu’un m’aime, il gardera mes paroles» (Jean 14:23). Celui qui se proclame disciple de Christ doit donc garder les paroles du Seigneur. En fait, la marque de l’authentique sainteté est une estime sans faille pour la Parole de Dieu. Le Seigneur lui-même décrit l’homme auquel il accordera son attention: «Voici sur qui je porterai mes regards : sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu, sur celui qui craint ma parole » (Esaïe 66:2).

Jean-Paul II avait-il un respect total pour la Parole de Dieu ? Pas du tout. En tant que pape, il publia le Catéchisme de l’Église catholique, le premier catéchisme universel qu’avait connu le catholicisme depuis plusieurs siècles. Ce manuel affirme dans le paragraphe 82:

«Il en résulte que l’Église [catholique] à laquelle est confiée la transmission et l’interprétation de la Révélation ‘ne tire pas de la seule Écriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. C’est pourquoi l’une et l’autre [l’Écriture et la Tradition] doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d’amour et de respect’» (4).

L’enseignement de Jean-Paul II place donc l’Écriture et la Tradition sur un pied d’égalité. C’est précisément pour ce motif que Christ ne cessait d’admonester les pharisiens, qui accordaient à leurs traditions autant d’importance qu’à l’Écriture : ils cherchaient ainsi à détruire le fondement même de la vérité. Christ leur dit: «vous annulez ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables » (Marc 7:13).  Jean-Paul II a commis la même erreur et encourt donc la même condamnation. Le Seigneur Jésus-Christ démontre clairement que la Parole écrite de Dieu est le seul et unique fondement de la vérité. Il proclame: «Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17:17). Voilà pourquoi le Seigneur commande qu’on n’ajoute rien à sa Parole, et qu’on n’en retire rien. Le critère de la vérité pour le chrétien est donc la Sainte Écriture, et elle seule. Jean-Paul II a cherché à corrompre ce fondement absolu de la vérité que Dieu lui-même a établi : aussi doit-on le tenir pour un faux docteur.
 

Le fruit de ce fondement corrompu

S’appuyant sur le fondement corrompu défini par Jean-Paul II, le pape peut revendiquer pour lui-même cet attribut divin qu’est l’infaillibilité. En conséquence, il déclare publiquement :

« De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs » (Catéchisme, § 891).

Cette prétention à l’infaillibilité, laquelle fait partie des attributs de Dieu, est la preuve formelle que le pape est un faux docteur. Elle prouve qu’il se considérait comme divinement inspiré (5). Outre cette incroyable arrogance, il proclame aussi dans son Catéchisme que « le Pape ‘jouit, par institution divine, du pouvoir suprême, plénier, immédiat, universel pour la charge des âmes’ » (Catéchisme, § 937). Affirmer cela, c’est s’arroger le pouvoir qui n’a été confié qu’au Christ Jésus. En prenant appui sur ce fondement fallacieux, le pape montre qu’il est lui-même en proie à une séduction abominable, et il propage cette séduction dans le monde entier. Ses propres revendications prouvent qu’il ne possédait pas de sainteté devant le Dieu Très Saint, et son Catéchisme manifeste un orgueil effrayant.

Malgré cela, le monde catholique tient à le vénérer religieusement, à lui rendre un culte. Dès l’instant où on lui confère le titre de « bienheureux », la béatification rend possible la vénération publique. Beaucoup, surtout en Pologne, le vénéraient déjà en privé, mais la cérémonie de béatification officialise cette vénération. Oui, nombreux sont ceux qui sont d’accord pour vénérer Jean-Paul II et pour lui rendre un culte, car on leur enseigne que cela est moralement juste ; et aujourd’hui, la papauté accorde son feu vert officiel.

 

Une incitation à un péché venu du fond des âges

Cette vénération devient un point d’entrée dans la nécromancie, et garantit que les faux enseignements de Jean-Paul II porteront beaucoup de mauvais fruits. Le Catéchisme de Jean-Paul II encourage à rechercher le contact avec les morts. Jean-Paul II enseigne publiquement :

« La communion avec les défunts… Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur » (Catéchisme, § 958). Nous pouvons et devons les prier d’intercéder pour nous et pour le monde entier » (Catéchisme, § 2683).

La communion supposée avec les morts et la déification de ces derniers jouent un rôle important dans presque tous les systèmes religieux païens. On consulte les défunts pour qu’ils aident les vivants : telle est la puissante séduction de l’occultisme. C’est un péché que de rechercher la communication avec les esprits des défunts, car la Parole du Seigneur l’interdit formellement : « Qu’on ne trouve chez toi personne… qui exerce le métier de devin,…qui consulte ceux qui évoquent les esprits,…personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel » (Deutéronome 18:10, 11, 12). L’enseignement de Jean-Paul II sur la communion avec les morts est très proche de ce qu’on lit dans les manuels d’occultisme. La prière est l’une des formes que prend le culte rendu à Dieu : or le Seigneur Jésus-Christ commande de rendre notre culte à Dieu en l’invoquant, lui seul. « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras, lui seul » (Matthieu 4:10). Christ donne cet ordre capital : le culte doit nous faire entrer en communication avec Dieu et jamais avec une créature. « Je suis l’Éternel, ton Dieu : tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Exode 20:2,3).

Jean-Paul II ne s’est pas borné à cautionner et à approuver « la communion avec les défunts » : avec beaucoup de zèle il s’est hâté de multiplier les personnages que le catholique est censé contacter. Une agence de presse résume ainsi son action : « Jean-Paul II a canonisé davantage de saints et béatifié plus de personnes que tous les autres papes réunis. À ce jour, il a conféré le statut de saints à 477 hommes et femmes, et en a béatifié 1318 autres, qu’il a pour ainsi dire  ‘placés sur orbite’, afin qu’à terme ils aillent prendre place dans le panthéon céleste des saints de la chrétienté. »
 

Y a-t-il échange de mérites entre le fidèle et un « saint » défunt ?

De son vivant, Jean-Paul II a poursuivi ses enseignements sur les « saints » défunts, affirmant qu’il se produit avec eux un échange de sainteté dans l’expiation des péchés, dont peuvent bénéficier même les « âmes du purgatoire » ; son Catéchisme déclare :

« Dans la communion des saints ‘il existe donc entre les fidèles – ceux qui sont en possession de la patrie céleste, ceux qui ont été admis à expier au purgatoire ou ceux qui sont encore en pèlerinage sur la terre – un constant lien d’amour et un abondant échange de tous les biens. Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres’ »  (Catéchisme, §1475).

Par là encore, Jean-Paul II a manifesté qu’il n’est pas bienheureux : loin de là, il enseignait une hérésie propre à damner les âmes.  En fait, l’Écriture enseigne que « l’échange de tous les biens » s’accomplit en Christ seul : « En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce » (Éphésiens 1:7). Attribuer le rôle de Christ à des créatures humaines, y compris à des morts, c’est contrecarrer la vérité divine de manière affligeante. La justice de Dieu, qui est portée au compte du croyant parce que Christ en a payé le prix, inspire constamment au chrétien une crainte respectueuse, des louanges et des élans d’adoration envers le Dieu très Saint, de qui vient l’œuvre définitive et parfaite justifiant le pécheur. La seule pensée d’une justice qui pourrait être imputée à l’homme hors de Christ est une absurdité contraire à toute vérité biblique. Jésus lui-même dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand » (Jean 10:1).

Donc, affirmer qu’il y a échange de mérites entre un croyant et des « saints » défunts, c’est se livrer à une attaque en règle contre la vérité de la Parole de Dieu : Dieu seul justifie le pécheur. Jean-Paul II a considérablement allongé la liste des idoles catholiques « officiellement acceptables ». Attribuant la gloire, l’honneur, et la communion dans la prière (qui reviennent à Dieu seul) aux esprits d’êtres humains décédés, le pape pèche grossièrement contre l’Éternel Dieu et son premier commandement. L’interdiction qui s’attache à ce commandement exige qu’on reconnaisse que l’Éternel seul est Dieu : c’est à lui seul que nous rendons un culte dans la prière. Nos cœurs s’attachent à lui, et à lui seul.

Jean-Paul II, qui pratiquait lui-même l’idolâtrie et encourageait vivement les autres à s’y adonner, prend donc à présent sa place officielle parmi les idoles catholiques. La papauté semble aveugle au fait qu’un jugement terrible et immuable attend toute personne qui meurt sans s’être détournée de ces pratiques interdites. Cette pensée solennelle doit inciter les croyants bibliques à faire du premier mai 2011, date de la béatification, un jour de deuil. Nous prions le Seigneur que ceux qui demeurent prisonniers de ces pratiques païennes destructrices, et ceux qui pourraient se laisser séduire par elles soient attirés vers le Christ Jésus par la proclamation du véritable Évangile.
 

Ce que Jean-Paul II croyait et pratiquait

En tant que pape, Jean-Paul II croyait que les sacrements ont le pouvoir de sanctifier le cœur et l’âme des hommes et des femmes. Dans le Code de Droit canonique, qu’il révisa et réédita, il enseigne que l’être humain est régénéré par le sacrement du baptême. Il déclarait :

« Le baptême, porte des sacrements, nécessaire au salut, qu’il soit reçu en fait ou du moins désiré, par lequel les êtres humains sont délivrés de leurs péchés, régénérés en enfants de Dieu, et, configurés au Christ par un caractère indélébile, sont incorporés à l’Église [catholique]. » Droit Canonique, Canon 849 (6).

Ensuite, Jean-Paul II affirmait que le sacrement physique de la Confirmation produit une effusion du Saint-Esprit semblable à celle de la Pentecôte elle-même :

« L’effet de la Confirmation est l’effusion particulière de l’Esprit Saint, comme à la Pentecôte. Cette effusion imprime dans l’âme un caractère indélébile et elle augmente la grâce baptismale » (7).

Puis le pape affirme que les péchés des fidèles sont pardonnés quand un prêtre prononce sur eux les paroles : « Je t’absous de tes péchés au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. »  Selon lui, l’importance de ces paroles est telle que pour être réconcilié avec Dieu, on doit confesser à un prêtre tous ses péchés graves :

« Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l’Église doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu’il n’a pas encore confessés et dont il se souvient après avoir soigneusement examiné sa conscience. » (Catéchisme, § 1493).

Le pape Jean-Paul II croyait que par les paroles de la consécration au cours de la messe catholique, le pain et le vin deviennent, au sens littéral, le corps et le sang de Christ, avec son âme et sa divinité. Voici très exactement ce qu’il enseigne :

« Par la consécration s’opère la transsubstantiation du pain et du vin dans le Corps et le Sang du Christ. Sous les espèces consacrées du pain et du vin, le Christ Lui-même, vivant et glorieux, est présent de manière vraie, réelle et substantielle, son Corps et son Sang, avec son âme et sa divinité » (Catéchisme, § 1413).

Cet enseignement officiel de Jean-Paul II a conduit un prêtre catholique, John O’Brien, à expliquer comment s’accomplit cette consécration du pain et du vin par le prêtre :

« La Sainte Vierge devint un canal humain qui permit au Christ de s’incarner une seule fois ; mais le prêtre fait descendre le Christ du ciel et Le rend présent sur nos autels en tant que Victime éternelle pour les péchés des hommes, non pas une seule fois, mais mille fois ! Le prêtre prononce une parole, et voici que le Christ, le Dieu éternel et tout-puissant incline la tête et obéit humblement au commandement du prêtre » (8).

Cet enseignement-là est une hérésie qui nie la nature même de l’Incarnation. Le Christ Jésus s’est incarné une fois pour toutes, et jamais son incarnation ne sera répétée. Si Jean-Paul II et John O’Brien avaient raison, alors au cours de la même messe « Christ » se « désincarnerait » une fois que les éléments ont été ingérés et ne renferment plus « Christ ». Quel épouvantable blasphème que cet enseignement, car il attaque le Christ Jésus et sa souveraineté, et il trompe les fidèles. Jean-Paul II enseignait même qu’une puissance efficace émane du pain consacré. Il enseignait officiellement que « par la même charité qu’elle allume en nous, l’Eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs » (Catéchisme, §1395).

Jean-Paul II enseignait donc à ses fidèles à compter sur un objet physique pour recevoir la grâce de Dieu, comme si cet objet possédait quelque pouvoir surnaturel. Cette doctrine fait encourir la malédiction éternelle qui s’attache aux perversions de l’Évangile de Christ : « Si quelqu’un de vous vous annonce un évangile s’écartant de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:9). Il est déjà grave de proposer d’ingérer la chair de Christ, mais c’est encore pire d’enseigner que l’eucharistie « nous préserve des péchés mortels futurs ». Cette philosophie humaine séductrice, venue du fond des âges, pousse l’homme à se tourner vers un élément physique pour obtenir la vie.

Cette doctrine est d’autant plus insupportable qu’elle prétend préserver du péché alors qu’elle est intrinsèquement blasphématoire. Les croyances et les pratiques de Jean-Paul II étaient, spirituellement parlant, des pièges mortels. Il fait croire que des objets physiques possèdent un pouvoir en eux-mêmes, et qu’ils sont indispensables au salut. Jean-Paul II poussait les gens à croire que les sacrements physiques de son Église ont en eux-mêmes le pouvoir de communiquer la grâce du Saint-Esprit. Il enseignait officiellement ce qui suit :

« L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. La ‘grâce sacramentelle’ est la grâce de l’Esprit Saint donnée par le Christ et propre à chaque sacrement » (Catéchisme, § 1129).

Le programme de Jean-Paul II était d’inculquer la dépendance envers ces sacrements physiques, et non d’inciter les fidèles à mettre directement leur foi dans le Seigneur Jésus-Christ. Il détourne la foi de la personne de Christ, au profit de rituels qui passent pour posséder un pouvoir.

« ‘Forces qui sortent’ du Corps de Christ, toujours vivant et vivifiant… les sacrements sont les chefs-d’œuvre de Dieu… » (Catéchisme, § 1116).

Mais le véritable chrétien sait que la puissance de Dieu se déploie dans « l’Évangile de Christ… puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1:16). Il sait que chaque chrétien est justifié « gratuitement par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3:24). La foi et la pratique de Jean-Paul II ne sont pas celles d’une personne bienheureuse aux yeux de Dieu, loin de là.
 

Les dispositions de Jean-Paul II

On a souvent dépeint Jean-Paul II comme un homme rayonnant d’humilité et de compassion, tout dévoué à la cause de la paix et de l’unité dans le monde. Pourtant, derrière cette façade, il y avait une main de fer et une volonté de contrôler les gens au moyen de lois ecclésiastiques. Comme le pape Grégoire VII au onzième siècle, Jean-Paul II était décidé à bâtir un empire au moyen de lois pointilleuses. Avec un zèle immense, il s’est employé à mettre à jour l’arsenal des lois de l’Église catholique. Depuis l’époque de Grégoire VII, les papes ont trouvé indispensable d’établir des lois ecclésiastiques inflexibles avant de chercher à contrôler leurs sujets (et les autres personnes) au besoin par la force. Ainsi, en 1983, Jean-Paul II révisa le Code de Droit canonique de 1917. Aux lois déjà existantes, il en ajouta d’autres, comme celle-ci :

« L’Église a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants »  (Canon 1311).

Si on examine les nouvelles lois ajoutées par Jean-Paul II, on découvre qu’elles sont encore plus totalitaires que les lois de jadis. Plus clairement que ne l’a jamais fait aucune secte, cette loi officielle romaine ordonne aux fidèles d’étouffer des facultés qui sont un don de Dieu, à savoir leur intelligence et leur volonté :

« Il faut accorder non pas un assentiment de foi, mais une soumission religieuse de l’intelligence et de la volonté à une doctrine que le Pontife Suprême ou le Collège des Évêques énonce en matière de foi ou de mœurs » (Canon 752).

Ces lois précisent quelles seront les conséquences de l’insoumission : « Sera puni d’une juste peine : 1 [celui] qui enseigne une doctrine condamnée par le Pontife Romain… » (Canon 1371, § 1).  Jean-Paul II institue aussi des sanctions précises : « La loi peut établir d’autres peines expiatoires, qui privent le fidèle d’un bien spirituel ou temporel, et qui soient conformes à la fin surnaturelle de l’Église » (Canon 1312, § 2).
 

Jean-Paul II impose un contrôle plus strict à l’Église catholique

Jean-Paul II savait très bien imposer sa volonté au moyen des lois. Il avait même un génie particulier pour cela. Il n’existait pas le moindre contre-pouvoir face à son autorité et  à son pouvoir absolu. Son commentaire officiel du Droit Canonique contient ces affirmations :

« Le système de gouvernement de l’Église n’a rien à voir avec la notion d’équilibre des pouvoirs. En fait, les trois fonctions appartiennent au même ministère… À la différence du système américain, la loi ecclésiastique n’émane pas de la volonté des gouvernés, et la structure juridique de l’Église ne repose pas sur un système de pouvoirs et de contre-pouvoirs pour conserver son efficacité… Ce Code établit son système au moyen d’une structure hiérarchique où la verticalité l’emporte sur l’horizontalité. En fin de compte, le juge suprême, le Pape, est aussi le législateur et l’administrateur suprême… » (9).

L’imposition de la volonté de Jean-Paul II se voit clairement dans un article du Catholic World Report, intitulé : « Rome a parlé – une fois de plus. » On lit dans cet article :

« ‘Le Pape agit pour mettre fin au débat des libéraux sur les questions brûlantes’, comme le déclare un article à la une du New York Times, avec de sombres menaces ‘d’une juste punition’ pour les dissidents… Dans un autre reportage à la une, le Washington Post affichait le titre : ‘Selon les critiques, la lettre papale entraîne des divisions’. Et le Post d’ajouter l’inévitable sous-titre : « Une dissidence à propos du dogme peut entraîner un châtiment… ».

Puis, pour promouvoir le programme œcuménique de Jean-Paul II et pour piéger les évangéliques, les luthériens, et les anglicans en leur faisant accepter le catholicisme comme une expression valide du christianisme, le Vatican annonça que le pape allait demander pardon pour l’Inquisition. Mais le 12 mars 2000, pendant la messe où cette demande devait être formulée, Jean-Paul II se contenta de demander pardon pour les méfaits commis dans le passé par des membres de l’Église. En réalité, il savait fort bien que tout au long des 605 années d’Inquisition, ce n’étaient pas de simples membres de l’Église catholique qui à titre individuel avaient fait systématiquement massacrer les croyants bibliques et avaient confisqué leurs biens personnels. Au contraire, comme le souligne Lord Acton, lui-même catholique, « au premier chef, ce furent les papes qui causèrent toutes ces persécutions et ces souffrances, se préoccupant de prescrire eux-mêmes avec force détails les moyens les plus efficaces pour torturer ces croyants. » Jean-Paul II donnait l’impression d’être très pieux : mais si on étudie ses lois, ses décrets, ses verdicts et ses actes, on voit qu’il était un despote investi de pouvoirs dictatoriaux.

L’Écriture nous avertit solennellement au sujet de la façade derrière laquelle se dissimulent ces gens retors : ce sont « de faux apôtres, des ouvriers d’iniquité, se faisant passer pour des apôtres de Christ. Et ce n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2 Corinthiens 11 :13,14). Nous avons la preuve que Jean-Paul II n’était pas un homme exalté aux yeux du Seigneur, qu’il n’était pas de ceux qui connaissent Christ comme Seigneur et Sauveur. Au contraire, il faut le démasquer pour éviter à d’autres de tomber dans les séductions et les pièges qu’il a tendus au monde catholique, au monde évangélique, et à tous ceux qui voulaient bien l’écouter.
 

Maudit devant le Seigneur Dieu

Il est évident que Jean-Paul II n’était pas, et n’est pas bienheureux aux yeux de Dieu. Qu’était-il donc ? Selon sa propre estimation, il se considérait comme l’autorité suprême sur la terre. Le 8 octobre 2000, en tant que prétendu « Vicaire de Christ », il consacra le monde et le nouveau millenium à « Marie, la Toute Sainte » (10). Cet acte blasphématoire tourne en dérision le premier des Dix Commandements. Par là, et par d’autres actes officiels blasphématoires, Jean-Paul II montre son vrai visage. Manifestement, sans la moindre ambiguïté, il correspond à la définition de « l’homme de péché » dont parle la deuxième Épître aux Thessaloniciens : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière : car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme impie, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu » (2 Thessaloniciens 2:3, 4). Ce même Jean-Paul II, qui se donnait les titres de « Saint Père »  et de « Vicaire de Christ » correspond rigoureusement à la définition que donne l’apôtre Jean de l’Anti-Christ : « Qui est un menteur, si ce n’est celui qui nie que Jésus est le Christ ? C’est lui, l’anti-christ, qui nie le Père et le Fils » (1 Jean 2 :22). En prenant pour lui-même les titres de « Père Saint » et de « Vicaire de Christ », Jean-Paul II niait à la fois le Père et le Fils, se démasquant lui-même. Jusque dans son Catéchisme, il s’arrogeait la fonction qui appartient en propre à Christ, celle de chef suprême et universel de l’Église. Il a déclaré :

« En effet, le Pontife romain a sur l’Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel, qu’il peut toujours librement exercer » (Catéchisme, § 882).

Jean-Paul II s’avéra le pire des ennemis de Christ : sous prétexte de le servir, il eut l’audace de saper les prérogatives uniques du Seigneur en essayant ouvertement d’usurper sa place et son pouvoir. Le plus grave est que Jean-Paul II a déclaré haut et fort qu’il existe « un abondant échange de tous biens » dans la communion avec les défunts (Catéchisme, § 1475). Dans ce même paragraphe, il développe l’idée suivante : « Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres ». Cela revient à s’opposer catégoriquement à l’Évangile de Christ. Jean-Paul II n’a jamais, que nous sachions, renoncé à cette doctrine. Pourtant la Parole divine écrite, que Jean-Paul II possédait et sur laquelle il appuyait partiellement son autorité, proclame : « Si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:9). Cela nous conduit à une conclusion attristante et on ne peut plus grave : devant le tribunal de l’absolu de la Parole divine, Jean-Paul II s’est rendu anathème par ses propres paroles. Notre premier souci est donc de présenter l’Évangile véritable à ceux qui vivent dans la soumission aux doctrines que cet homme a propagées, car ces dernières sont de nature à damner les âmes.
 

La réponse du croyant biblique

C’est parce que le Seigneur nous commande de « combattre pour la foi transmise aux saints une fois pour toutes » que nous examinons avec soin ce que croyait et faisait Jean-Paul II. Nous devons prendre position pour la vraie foi biblique « en reprenant les uns, ceux qui contestent… avec une pitié mêlée de crainte » (Jude 3 et 22). Le Seigneur nous dit : « dans le monde vous aurez des tribulations, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). En lui, il nous est commandé de tenir ferme, « après avoir tout surmonté » (Éphésiens 6:13). Ainsi, nous sommes entièrement assurés que le Seigneur Dieu est avec nous. La certitude du triomphe final doit dynamiser notre effort et nous encourager dans la lutte. Nous sommes convaincus que le travail accompli en son Nom portera constamment du bon fruit, selon sa parole : « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5:4). Au beau milieu de toute la mise en scène spectaculaire entourant la béatification de Jean-Paul II, le Seigneur peut intervenir pour sauver des âmes, tout comme il l’a fait au milieu du faste entourant la visite de Benoît XVI au Royaume-Uni en septembre 2010.
 

Que la trompette de l’Évangile retentisse ! Que par l’autorité de l’Écriture, tous le sachent : c’est seulement par grâce que les pécheurs reçoivent le pardon, seulement par la foi, en Christ Jésus seul ! Et toute gloire revient à Dieu seul ! Le Seigneur lui-même nous commande de crier à pleine voix : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6:29). « Repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1:15). Là où se trouvent la foi véritable et l’amour pour le Seigneur, là se trouve aussi, jusque dans les afflictions, une joie ineffable et pleine de gloire. Dieu est l’unique Père saint, il est le Très Saint. Sa sainteté est la marque distinctive de tous ses attributs. Voilà pourquoi il est capital que nous soyons réconciliés avec le Dieu unique, le Dieu Très Saint, selon les conditions que lui-même prescrit. Tournez-vous donc vers Dieu par la foi seule, en Christ seul, pour recevoir le salut que lui seul accorde par la conviction que donne son Esprit ; que votre seul fondement soit la mort et la résurrection de Christ pour les siens. Croyez en lui seul, « à la louange de la gloire de sa grâce » (Éphésiens 1:6).
 

Notes :

     

  1. http://www.zenit.org/article-31523?l=english accédé le 24/01/11
  2. http://www.zenit.org/article-31460?l=english accédé le 4/02/11
  3. http://www.zenit.org/article-31450?l=english accédé le 18/01/11
  4. Catéchisme de l’Église Catholique, Éditions Centurion/Cerf/Fleurus/Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998. Toutes les autres citations du Catéchisme catholique sont extraites de ce même ouvrage, et sont signalées par leur numéro de paragraphe. Les caractères gras sont ajoutés par l’auteur du présent article. Les italiques figurent dans l’original.
  5. Selon 2 Thessaloniciens 2:4 : « au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ». Le mot rendu par « au-dessus de » peut aussi se traduire par « à la place de » ou par « autant que ».
  6. Toutes les citations du Code de Droit canonique proviennent de l’adresse suivante : http://www.vatican.va/archive/FRA0037/_INDEX.HTM
  7. http://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html#LES SACREMENTS DE L’INITIATION CHRÉTIENNE
  8. John A. O’Brien, The Faith of Millions : The Credentials of the Catholic Religion, revised edition, Huntington, IN: Our Sunday Visitor, 1974, p. 256.
  9. The Code of Canon Law: A Text and a Commentary, James A. Coriden, Thomas J. Green, Donald E. Heintschel. (Mahwah, NJ : Paulist Press, 1985) p. 2.
  10. « Le point culminant de la célébration du Jubilé Épiscopal fut la messe concélébrée par le pape et les évêques sur la place Saint-Pierre au matin du dimanche 8 octobre. Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis pour assister à la sainte liturgie, qui se termina par l’Acte de Consécration à Marie, la Toute Sainte. » (source : L’Osservatore Romano hebdomadaire en anglais, 11 octobre 2000.)
  11.  


Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, http://www.bereanbeacon.org/

La reproduction de cet article est autorisée, y compris sur l’Internet, à condition qu’elle soit intégrale, et qu’aucune modification ne soit effectuée. Voir également les autres articles en français de Richard Bennett, à l’adresse: http://www.bereanbeacon.org/index.php?link=french
 

]]>
http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/feed/ 7
Pâque ou Pâques ? Quelques questions à un messianique sur la signification spirituelle de la Pâque selon la Bible http://www.blogdei.com/14030/paque-ou-paques-quelques-questions-a-un-messianique-sur-la-signification-spirituelle-de-la-paque-selon-la-bible/ http://www.blogdei.com/14030/paque-ou-paques-quelques-questions-a-un-messianique-sur-la-signification-spirituelle-de-la-paque-selon-la-bible/#comments Sat, 23 Apr 2011 07:20:43 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14030

blogdei

Marcel Marhuenda, tu es un membre éminent de l’AFJM, qu’est-ce donc?
Je suis effectivement membre de l’AFJM, membre du bureau et responsable pendant plusieurs années de la mise en place des Conventions annuelle. Cette année c’est l’ADD de Dijon qui s’en occupe, car, entre autre, je ne pouvais plus le faire, faute de temps actuellement… L’AFJM signifie Alliance Francophone des Juifs Messianiques, pour cela voir notre site Yechoua.com.

Nous fêtons pâques ce week-end… Pourquoi la chrétienté y met-elle un « s », il y en aurait donc plusieurs?
Le mot Pâque vient de pessah (prononcé pessar) et qui signifie passer par-dessus… Je pense d’ailleurs que l’origine étymologique du mot « passer » en français vient de l’hébreu pessar, mais les dictionnaires étymologiques s’arrêtent en général au Grec et au Latin, ils ne vont pas plus loin… Dans la langue française on écrit Pâques à cause des deux Pâques, celle de l’Ancienne Alliance et celle de la Nouvelle Alliance… Mais dans la Bible, Pâque s’écrit au singulier dans l’AA et dans la NA:
« C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux juifs: voici votre roi. » (Jean 19:14) « Après l’avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l’intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. » (Actes 12:4) « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. » (1Co 5:7) « C’est par la foi qu’il fit la Pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites. » (Heb 11:28)

Quelle est alors la signification spirituelle de la pâque juive?
La Pâque Juive ou plutôt selon la Bible, la Pâque de l’Eternel (Ex 12:11: « Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel ») signifie que quand Dieu voyait le sang de l’agneau pascal sur les portes de la maison des hébreux, et même chez les Egyptiens qui l’on fait, Il passait par dessus cette maison sans détruire le premier né. Dans la Nouvelle Alliance, quand Dieu voit le sang de l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde sur la porte de notre cœur, c’est-à-dire le sang de Yéchoua’, ou Jésus en Français, Il passe et passera par-dessus nous et nous épargnera au jour du jugement… (1Jean 1:7: « Mais SI nous marchons dans la lumière, comme Il est lui-même dans la lumière, alors nous sommes mutuellement en communion et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché »).

Devons-nous continuer de fêter les fêtes chrétiennes traditionnelles, pour ne pas laisser la laïcité les étouffer ou devons-nous revenir au modèle biblique seul?
Je pense que si les Chrétiens veulent se souvenir du jour de Pâque (quoique que chaque fois que l’on prend le repas du Seigneur, on se souvient de la Pâque puisque l’on fait cela en mémoire de Lui, de Sa mort, de Sa résurrection…), il serait préférable alors de ne considérer que la Parole de Dieu et non pas le calendrier Grégorien catholique qui a changé la date… Le jour de Pâques c’est le 14e jour du mois de Nissan selon la Parole de Dieu, et le plus simple est de suivre le calendrier Hébreu et non le calendrier de Rome… Dans la tradition catholique Romaine : Pâques est célébré toujours un dimanche, après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps, donc le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l’équinoxe de printemps. Voici ce qu’affirme la Bible en Levitique 23:5 : « Le premier mois (Nisan ou Aviv, càd printemps), le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Eternel. »
Donc cela peut être n’importe quel jour de la semaine et non un dimanche. Aussi, comme une des missions des Juifs et des non Juifs est d’annoncer le salut en Jésus aux Juifs, comment leur parler de la Parole immuable de Dieu si des « chrétiens » ont changés les dates ? L’apôtre Paul a dit: « Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les juifs, j’ai été comme juif, afin de gagner les juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns… » (1Co 9)

Existe-t-il un risque de tomber dans un nouveau légalisme, dans la mode judaïsante actuelle?
Oui en effet. Annoncer aux Juifs le salut en Yéchoua’ d’une manière Juive, c’est bien, mais c’est un terrain glissant et certains y ont glissés. A force d’aller dans ce sens, ils sont revenus à l’Ancienne Alliance ou même dans la tradition rabbinique et ainsi, quelques-uns même aujourd’hui sont de retour à la synagogue ou sont devenus Juifs.
A l’AFJM, nous sommes contre le retour à l’Ancienne Alliance et contre le retour à la tradition tout en gardant le coté Israélien dans nos Conventions. Comme le dit Jacques Elbaz, le Président actuel de l’AFJM, nous n’avons pas besoin de nous déguiser pour plaire à Dieu…

]]>
http://www.blogdei.com/14030/paque-ou-paques-quelques-questions-a-un-messianique-sur-la-signification-spirituelle-de-la-paque-selon-la-bible/feed/ 4
« La Vague » de Dennis Gansel, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/13845/la-vague-un-film-de-dennis-gansel/ http://www.blogdei.com/13845/la-vague-un-film-de-dennis-gansel/#comments Tue, 12 Apr 2011 07:44:11 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=13845

Le sarment / Jérôme Prekel

Un livre dont la lecture est conseillée aux chrétiens, bien qu’il ne soit pas écrit par un chrétien, et qu’il ne parle pas de Dieu. La lecture est facile, le style simple, et le sujet traité d’un très grand intérêt pour tous les chrétiens. A lire absolument (y compris par les jeunes).

Paru aux Etats-Unis en 1981, « La Vague » est un best-seller, vendu à 1,5 million d’exemplaires en Europe. Il fait maintenant partie des manuels scolaires dans les écoles d’Allemagne.
« La Vague » est basé sur une expérience réelle de cinq jours, menée pendant un cours d’histoire dans un lycée de Californie dans les années 70.

Alors qu’ils étudient la Seconde Guerre mondiale, les élèves s’interrogent sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis.
Pour faire comprendre les mécanismes intérieurs du nazisme à ses élèves, Ben Ross, un professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au sloggan fort : « Le pouvoir par la discipline ! Le pouvoir par la communauté ! Le pouvoir par l’action ! »

En l’espace de quelques jours seulement, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire, à l’insu de chacun : avec une docilité naturelle effrayante, respectant une logique mécanique, les élèves abandonnent graduellement leur libre arbitre (au profit d’un intérêt commun qu’ils estiment supérieur) pour répondre aux ordres de leur nouveau leader (leur professeur), lui-même débordé par son personnage.

« La Vague » est le récit hallucinant de cette expérience qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire et les éclaire au moyen des mécanismes qui sont en chacun de nous. Impossible de ne pas faire le parallèle avec ce qui peut se produire, dans une moindre mesure, dans certains groupes religieux très bien intentionnés, unis autour d’un objet saint : la Vérité ou Dieu lui-même.

Ceux qui choisiront d’exercer la direction, le leadership d’une église, d’un groupe chrétien, sans la croix – la crucifixion de l’Homme, de ses pensées, de ses ambitions pour Dieu, de sa sagesse, de sa volonté – ne pourront éviter de tomber dans les pièges subtils qui seront tendus par l’ennemi du vrai témoignage de Christ.

Le Sarment

http://www.bacfilms.com/site/lavague/

]]>
http://www.blogdei.com/13845/la-vague-un-film-de-dennis-gansel/feed/ 7
Quand les victimes tendent la main aux condamnés http://www.blogdei.com/13720/quand-les-victimes-tendent-la-main-aux-condamnes/ http://www.blogdei.com/13720/quand-les-victimes-tendent-la-main-aux-condamnes/#comments Sat, 02 Apr 2011 10:24:45 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=13720

Le Figaro

La correspondance des époux Chenu avec un assassin de leur fils inspire les promoteurs de la «justice réparatrice».

Ils ont pesé chaque mot, comme autant d’espoirs d’atteindre le fond de l’âme de ces assassins qui ont fait basculer leur vie. «Nous décidons de vous écrire aujourd’hui, nous les parents de François. Nous ne savons pas si vous accepterez de nous lire et surtout de nous répondre…» En rédigeant cette lettre, adressée aux trois jeunes meurtriers de leur fils, Marie-Cécile et Jean-Paul Chenu étaient conscients de réaliser un geste peu ordinaire. La démarche entamée par les parents il y a plusieurs années a aujourd’hui fait des émules: une toute récente association, l’ANJR (Association nationale de la justice réparatrice), cherche à développer les rencontres entre les victimes et les auteurs, dans l’idée de prévenir la récidive.

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/13720/quand-les-victimes-tendent-la-main-aux-condamnes/feed/ 1
Scandaleuse profanation officielle en France http://www.blogdei.com/13663/scandaleuse-profanation-officielle-en-france/ http://www.blogdei.com/13663/scandaleuse-profanation-officielle-en-france/#comments Thu, 31 Mar 2011 08:42:37 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=13663

le salon beige

Un Christ plongé dans l’urine financé par une mairie UMP, un conseil régional PS, un ministère du gouvernement Sarkozy et LVMH.

En France, le Ministère de la culture du gouvernement Sarkozy, une mairie UMP et un conseil régional PS financent actuellement une exposition appelée «je crois aux miracles» organisée autour de la photo d’un Christ plongé dans l’urine. Des affiches de cette photo blasphématoire, appelée «Piss Christ», sont exposées publiquement en pleine rue d’Avignon.

lire tout l’article

]]>
http://www.blogdei.com/13663/scandaleuse-profanation-officielle-en-france/feed/ 13
Le 13e signe: le Serpentarius, par Jérôme Prékel http://www.blogdei.com/13575/le-13%c2%b0-signe-le-serpentarius-par-jerome-prekel/ http://www.blogdei.com/13575/le-13%c2%b0-signe-le-serpentarius-par-jerome-prekel/#comments Wed, 30 Mar 2011 07:43:57 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=13575

le sarment

Le monde fascinant de l’astrologie connaît de temps à autres quelques soubresauts, comme ce fut le cas récemment avec ce rappel provenant d’un site internet américain (LiveScience), qui réactualisait certaines observations astronomiques bien connues et selon lesquelles il existerait un 13e signe astrologique dans le zodiaque.

Ce signe existait chez les Babyloniens [1] mais il a semble-t-il été abandonné quelque part entre leur civilisation et la nôtre. Voilà bien longtemps que les astronomes sont au courant, mais les astrologues n’ont jamais voulu intégrer ce signe dans le zodiaque, malgré les évidences (13 lunes, par exemple). Sans doute la peur du chiffre 13 ! Pourtant, on dit qu’il ne faut pas être superstitieux (ça porte malheur).

On nous explique donc que l’écliptique du soleil [2] traverse treize constellations dans le ciel, et non pas douze, et que l’une d’entre elles, le Serpentaire (“l’homme qui tient un serpent”), devrait logiquement faire partie du zodiaque traditionnel de l’astrologie.

Celui-ci a été divisé au Ve siècle av. J.-C. en douze parties égales (une pour chaque mois de l’année) auxquelles on a donné le nom de l’astre le plus proche: le Bélier, le Taureau, le Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et le Poisson. Chaque constellation occupe une portion de 30° dans ce parcours (12 x 30° = 360°). Les signes astrologiques ont été déterminés par la période de l’année où le soleil passe à travers chaque cadran (balance 22 septembre/22 octobre). Mais le système a pris de l’âge (+ de 2000 ans). Depuis, la Terre s’est déplacée sur son axe de rotation, imputable paraît-il à la force gravitationnelle de la lune, et cela devrait modifier notre perception de la position des astres.

La carte astrologique actuelle est donc (et depuis longtemps) légèrement incomplète, ce qui la rend… complètement inexacte. Et les amoureux des calculs planétaires les plus précis possible vont devoir réviser leur copie: TOUT LE MONDE doit reculer d’un signe, et se faire à l’idée que les Vierges sont en fait des Lions – ce qui n’est probablement pas un mince changement de caractère ! Les Taureaux deviennent des Béliers, ce qui sera nettement moins traumatisant en terme de transition de caractère… mais pour les Sagittaires, qui doivent se transformer en Serpentaires, c’est le bouquet. Notez qu’il n’y a que la première lettre qui ne change pas: on pourra donc conserver son porte-clés, c’est toujours ça de gagné.

Face à cette perspective — cette révolution — on est donc partagé entre l’incrédulité et… un énorme éclat de rire jubilatoire (pour ceux qui n’y ont jamais cru, évidemment !). Car si tous les signes sont faux, alors les espoirs quotidiens d’une très grande majorité de personnes sont singulièrement mal placés : d’après un sondage Yahoo, huit personnes sur dix reconnaissent consulter un horoscope. Il y a donc cent pour cent de chances que la totalité de ces huit personnes soient déstabilisées par cette nouvelle, à laquelle les médias ne laissent pas suffisamment de place, vu la gravité des enjeux !

L’astrologie est omniprésente dans la vie de tous les jours: presse, télé, radio… Certaines personnes étant très sensibles à l’influence des astres, parfois même incapables de prendre une décision importante si leur horoscope le déconseille :

« J’ai besoin d’être rassurée par ces prédictions… Mon horoscope  est un peu comme une boussole… Dès le matin, j’écoute mon émission radio favorite pour savoir ce que me réserve ma journée… Si ces prédictions sont négatives et qu’elles sont confirmées par une autre source comme internet ou le journal métro : ma journée démarre sous de mauvais auspices… » raconte une fan d’astrologie parmi tant d’autres ».

La dépendance à l’horoscope est beaucoup plus répandue qu’on le pense, et cette addiction peut entraîner à chercher à se rassurer à propos de notre avenir en explorant d’autres domaines, plus sombre quoiqu’ayant des prétentions lumineuses, comme la voyance par exemple [3]. C’est une étape supplémentaire qui nous entraîne dans des zones sur-naturelles, dans lesquelles officient une forte proportion de charlatans. Mais ce ne sont pas les plus dangereux (sauf pour le porte-monnaie, bien sûr). Astrologie et voyance sont des portes ouvrant sur l’occultisme et la mort : il est préférable de s’abstenir de les emprunter car si certains se targuent de savoir les ouvrir, nul ne sait véritablement comment les refermer.

Que pense le chrétien de tout ça ? Ceux qui connaissent Dieu  et qui reconnaissent autorité à la Bible savent que l’astrologie est clairement réprouvée par les Écritures:

Deutéronome 18/14: “Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins; mais à toi, l’Eternel, ton Dieu, ne le permet pas”.

Deutéronome 18/9: “Dieu dit :

«Lorsque tu seras entré dans le pays, que l’Eternel ton Dieu te donne, tu n’apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là: Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins; mais à toi, l’Eternel, ton Dieu, ne le permet pas».

Tous ceux qui croient en l’existence de Dieu doivent entendre clairement que l’astrologie est non seulement incompatible avec une adhésion, même intellectuelle, mais éliminatoire pour ceux et celles qui conserveraient ces pratiques dans le secret de leurs cœurs. Il FAUT abandonner complètement ces choses- ou alors abandonner Dieu. Car la conservation de l’une entraîne le détachement de l’autre.

«Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse» (Matthieu 12/30)

Jérôme Prekel-avril 2011


[1] Et il était paraît-il bien connu des Mayas, puisque les prophéties provenant de leur « Bible », le Popol Vuh, relient son apparition à la fin du monde prévue pour le 12 décembre 2012. Selon certains calculs, lorsqu’on relie la pointe de la flèche du Sagittaire et le bout de la queue du Scorpion, la ligne droite ainsi créée croise un point de la galaxie appelé Dark Rift (fissure noire), sorte de centre de la Voie Lactée et qui servirait, selon les Mayas, de porte vers le royaume des morts. Or, le 12 décembre 2012, le pied d’Ophiuchus (le Serpentaire), situé juste au-dessus, viendra se poser sur l’équateur galactique au moment précis où le soleil, la Terre et le centre de la galaxie entreront en alignement, ce qui ne se produirait qu’une fois tous les 25 800 ans.

[2] La trajectoire du Soleil sur la voûte céleste est l’écliptique

[3] Il faut se souvenir que jusqu’à la fin du XXe siècle, en France, le Code Pénal comportait dans sa partie règlementaire l’article R. 34-5°42 sanctionnant «les gens qui font métier de deviner ou de pronostiquer». Cet article a été supprimé par la réforme du code pénal, sous la présidence de François Mitterrand, lui-même amateur connu de consultations astrologiques. Voilà comment on ouvre des boîtes de Pandorre et voilà pourquoi l’astrologie, la divination (et ses salons d’arts divinatoires) ont envahi la société française de leurs sollicitations et de leurs mensonges.

]]>
http://www.blogdei.com/13575/le-13%c2%b0-signe-le-serpentarius-par-jerome-prekel/feed/ 2
La Suisse vote pour le maintien des armes à domicile http://www.blogdei.com/12846/la-suisse-vote-pour-le-maintient-des-armes-a-domicile/ http://www.blogdei.com/12846/la-suisse-vote-pour-le-maintient-des-armes-a-domicile/#comments Mon, 14 Feb 2011 09:04:58 +0000 Bible http://www.blogdei.com/?p=12846

lesoir.be

La majorité des cantons ont rejeté ce dimanche l’initiative de la gauche et des organisations pacifistes et féministes qui voulaient interdire aux hommes de conserver leur arme à la maison en dehors des périodes de service militaire.

Pour que l’initiative passe, elle devait être acceptée par la majorité du peuple et celle des cantons.

Or, moins de deux heures après la fermeture des bureaux de vote, l’initiative “Pour la protection face à la violences des armes” a échoué à la majorité des cantons, 14 sur 26 ayant rejeté le projet qui voulait mettre fin à une tradition existant depuis 1874.

L’initiative présentée notamment par le parti socialiste suisse et le “Groupement pour une Suisse sans armée” exigeait que toutes les armes de service soient dorénavant déposées à l’arsenal ainsi que la création d’un registre central des armes à feu.

Elle voulait aussi interdire aux hommes se retirant de l’armée de pouvoir garder chez eux leur fusil ou leur arme de service.

« Notre armée est notre fiancée »

Pour les partisans du non à l’initiative, cette dernière s’attaquait directement à une tradition helvétique existant depuis 1874.

lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/12846/la-suisse-vote-pour-le-maintient-des-armes-a-domicile/feed/ 8
Ma lettre au Père Noël, par Didier Millotte http://www.blogdei.com/12069/ma-lettre-au-pere-noel-par-didier-millotte/ http://www.blogdei.com/12069/ma-lettre-au-pere-noel-par-didier-millotte/#comments Fri, 24 Dec 2010 09:43:05 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12069

blogdei

22 décembre 2010

Cher petit Papa Noël,

Je t’aime pas. En fait, non, je veux pas dire ça, je ne sais pas, mais je préfère Jésus à toi. Toi, je te connais pas, alors que Jésus je le connais. Toi, tu ne viens chez moi qu’un jour par an, c’est nul. Jésus, lui, il vient chez moi tous les jours. Jésus, je sais qui il est, c’est le fils de Dieu, mais toi tu es qui ? Jésus, je sais d’où il vient, du ciel, là où il y a Dieu et les anges, et où tout est beau et merveilleux, là où on ne pleure plus jamais, là où les gens s’aiment pour de vrai, pas comme ici. Mais, toi, tu viens d’où ?

Pis tu distribues des cadeaux un peu nuls je trouve, des game boy, des Iphone, des StarWars, alors que Jésus, lui, il vient donner des vrais cadeaux, des cadeaux qui durent toujours, pas des qui s’abîment au bout de deux ans pour qu’on en rachète. Toi, tu sais distribuer que des trucs matériels, des objets en plastique, en fer ou en bois, qui remplissent les maisons tellement qu’on sait plus quoi en faire après. Ou alors ça nous occupe trop et on n’a plus le temps de parler avec Jésus. Lui, il est plus fort, il offre la paix, la joie, la gentillesse, que des trucs dont on a vraiment besoin, mais surtout, le méga-mieux, c’est la vie éternelle. C’est une vie divine, un truc si… tellement… laisse tomber, tu connais pas. Pis, Jésus, il offre le pardon des péchés, la délivrance des trucs trop lourds à porter, la guérison du coeur. De quoi t’as l’air à côté avec tes trucs sortis d’usine qui remplissent le coeur de personne ?

Pis, d’où tu me connais d’abord, pour m’offrir des cadeaux ? Pourquoi tu t’intéresses à moi ? Jésus, lui, il me connaît parce qu’il connaît tout et qu’il s’intéresse à tout le monde. Avec Dieu il a créé le monde et tout les trucs dedans. Et le monde et moi. Alors, il me connaît bien, et il m’aime de tout son coeur.

Bon, faut que j’y aille, maman m’appelle, elle a les boules. Je veux dire, elle a trouvé les boules de Noël. On va les mettre dans la cheminée cette année, on va faire un grand feu. Ca va faire joli. Si tu veux, le 24 décembre, passe quand même à la maison, on boira un chocolat chaud et je te parlerai de Jésus. Tu verras, c’est lui le vrai cadeau.

did

PS : Pis ton costume, franchement, il est naze (fais quelque chose).

]]>
http://www.blogdei.com/12069/ma-lettre-au-pere-noel-par-didier-millotte/feed/ 9
La Toussaint reprend une fête païenne, voici son histoire http://www.blogdei.com/11338/la-toussaint-reprend-une-fete-paienne-voici-son-histoire/ http://www.blogdei.com/11338/la-toussaint-reprend-une-fete-paienne-voici-son-histoire/#comments Mon, 01 Nov 2010 18:35:13 +0000 jean T http://www.blogdei.com/?p=11338

Lettres à l’Epouse (schoenel)

La pratique des fêtes païennes a ceci de particulier, c’est qu’immanquablement elles font reculer le christianisme et ses valeurs.  Le diable sait très bien cela, c’est pour cela qu’il pousse les feux pour entretenir et développer ces pratiques totalement antéchrist. Une des manifestations les plus spectaculaires du recul des valeurs chrétiennes est la multiplication des défilés de zombies qui accompagne Halloween dans nos villes occidentales. Inexistantes il y peu, ce qui est vécu comme un jeu se répand comme un poison dans notre jeunesse.  Inspirés de films d’horreur et de jeux vidéo d’épouvante ces personnages sanguinolents sont à la fête à l’occasion de la Biennale Internationale du Zombie à Lyon par exemple ou avec la société AMC qui a organisé plusieurs marches zombies à travers le monde afin de promouvoir sa série télévisée The Walking Dead qui sort ce week-end. Ces nouvelles pratiques changent radicalement l’âme de nos sociétés modernes qui se corrompt avec de pareilles habitudes. L’horreur contamine des pans entiers de la vie des jeunes aujourd’hui au travers des jeux, séries TV, films, ou fêtes en tous genres.

zombiesparade.jpg
Mais l’origine de ces pratiques est anciennes. En 500 av. J-C, le monde celte ne se limite pas aux régions que sont aujourd’hui la Bretagne, l’Irlande, le pays de Galles ou l’Ecosse mais s’étend jusqu’à l’Auvergne et même l’Europe centrale. La vie quotidienne de ces tribus était inscrite dans un calendrier qui se comptait, non en jours, mais en nuits, l’année finissant le 31 octobre, date approximative du changement de climat entre l’été et l’hiver. Ainsi, à la pleine lune la plus proche du 31 octobre, les populations célébraient la fête de Samhain, défaite de Muck Olla, dieu du soleil, de l’été, des moissons et donc dieu de la vie, face au dieu Samhain, dieu des ténèbres, des nuits longues et froides, dieu de la mort. Cette célébration servait d’exutoire à la peur qu’engendrait dans ces populations paysannes la perspective de l’hiver et de la famine possible. Et comme Samhain triomphait, on disait qu’il emmenait avec lui sur la terre les âmes des défunts de l’année qui revenaient hanter les chaumières.

Cette société celte est dominée par une caste de décideurs politico-spirituels, celle des druides, instruits de sciences et de magie, qui parcourent la campagne les nuits de Samhain pour percevoir l’impôt dû aux sacrifices du dieu de la mort. Les paysans payent donc en espèces ou en nature, sous la menace de recevoir un mauvais sort de la part des druides, qui tiennent ces populations par la peur et la superstition. Ensuite commencent les nuits de Samhain qui pouvaient durer pendant deux semaines à compter du 31 octobre et au cours desquelles des cérémonies de sacrifices assemblaient les populations autour de feux nocturnes pour y immoler des animaux, des esclaves ou des prisonniers ennemis, dans l’optique d’apaiser le dieu dont on craignait la puissance néfaste.

De même, les participants se couvraient de peaux de bêtes pour apaiser ou effrayer les mauvais esprits et pensaient les tenir loin des feux en faisant le plus d’agitation possible : cris, danses et chants pour les éloigner.

Puis les druides clôturaient les cérémonies en étouffant le feu sacré qui brûlait toute l’année sur l’autel des sacrifices, avant de le rallumer avec des branches du chêne lui aussi sacré. Enfin, chaque chef de famille emportait dans sa maison des braises dudit foyer, afin d’y entretenir lui aussi ce feu au long de l’année.

Depuis toujours, l’Eglise catholique eut le souci de pérenniser les fêtes païennes par des fêtes religieuses aux couleurs catholiques et de les placer aux mêmes dates, semant ainsi la confusion, notamment parmi les populations fraîchement converties, tentées de sombrer dans le syncrétisme. Il en est ainsi de la fête de la Nativité placée le jour de l’équinoxe, de la fête solaire et de la fête du dieu romain Mithra, de Pâques à l’époque des fêtes celtiques du Renouveau, de la Saint Jean le jour du solstice d’été. De même, la fête de la Toussaint (fête de tous les saints), initialement instaurée au mois de mai par le Pape Grégoire IV (840), est rapidement déplacée au 1er novembre et le lendemain, 2 novembre, est consacré au culte des morts par saint Odilon, abbé de Cluny (1248), dans le but de célébrer l’union de l’Eglise triomphante, de l’Eglise militante et de l’Eglise souffrante qui ne forment qu’une seule Eglise. Les dates des 1er et 2 novembre ont donc été choisies précisément dans le but de remplacer les fêtes de tradition païenne.

Mais les superstitions rurales locales subsistent et, dès lors, le mot désignant la veille de la Toussaint devient All Hallow Evening, le soir de tous les esprits, que l’usage transformera en All Hallow’en puis Halloween.

Article source

]]>
http://www.blogdei.com/11338/la-toussaint-reprend-une-fete-paienne-voici-son-histoire/feed/ 2
Qui sont les Rroms ? http://www.blogdei.com/10625/qui-sont-les-rroms/ http://www.blogdei.com/10625/qui-sont-les-rroms/#comments Tue, 14 Sep 2010 10:39:18 +0000 Jean-Luc B http://www.blogdei.com/?p=10625

Un sujet peu connu.

Les Rroms sont un peuple européen d’origine indienne, dont les ancêtres sont venus de la moyenne vallée du Gange, en d’Inde du Nord, il y a environ 800 ans.
Ils sont aujourd’hui dispersés dans le monde entier, surtout sur notre continent. Parvenus en Europe par l’Asie Mineure et le Bosphore, ils se sont installés d’abord dans les Balkans, puis dans les Carpates et petit à petit dans tous pays européens, de la Grèce à la Finlande et de la Russie à l’Europe occidentale (Espagne, Portugal, France, Allemagne et Royaume Uni). On compte environ 12 millions de Rroms en Europe, les deux pays qui en abritent le plus étant la Roumanie et la Bulgarie.
Les Rroms au sens large se subdivisent principalement en Rroms dits « orientaux » (85% du total), en Sintés (souvent appelés Manouches en France – 4%) et en Kalés (ou Gitans – 10%), en Gypsies (ou Romanichals en Grande-Bretagne – 0,5%) – sans compter divers groupes de moindre importance numérique mais tout aussi Rroms que les autres Rroms. Au niveau européen, ils sont aujourd’hui sédentaires à 96%.
Les Rroms sont un peuple sans territoire compact, qui n’a jamais eu de revendications territoriales, mais qui est lié par une conscience identitaire, une origine, une culture et une langue communes. Ils sont environ un demi-million en France.
Etre Rrom est une valeur positive indiscutable, autant qu’être Chinois, Argentin ou Français


Et les Tsiganes alors ?

Le mot ‘Tsigane’ vient du grec Atsinganos; c’était le nom d’une secte qui a disparu au XIème siècle: bien avant l’arrivée des Rroms dans l’Empire byzantin, il y vivait cette secte, pratiquant une variante de la religion persane manichéenne (préislamique). Or, ses fidèles refusaient le contact physique avec tous les autres, qu’ils considéraient impurs. Les paysans byzantins les avaient donc appelés Atsinganos (« non touchés », mais ceci dans le sens inverse de la notion d’intouchable en Inde). Quand les Rroms arrivèrent à leur tour, venant d’Asie et gardant une certaine distance, les prirent pour un nouveau contingent de cette secte.
A partir de ce nom, Atsinganoi, les Rroms d’Europe furent diversement appelés en fonction des différentes langues des pays dans lesquels ils arrivèrent ensuite : Zingari en Italie, Tsigani dans les pays slavophones et en roumain, Zigeuner en allemand, Cigane en portugais, Tsigane en français (et Cigains en vieux-français)…
A part son caractère péjoratif (dans de nombreuses langues il véhicule les idées de menteur, voleur, parasite, magouilleur, malpropre – la liste est sans fin), ce mot de Tsigane n’a pas de définition réelle. Plusieurs groupes en effet, qui n’ont aucun rapport entre eux de par leur origine, leur culture, leur langue et leur regard sur eux-mêmes sont à l’occasion appelés Tsiganes par les populations environnantes, ignorantes et souvent racistes à leur égard. Ont pu être appelés Tsiganes les Irish Travellers (celtes), les Yéniches (germaniques), les Egyptiens des Balkans, les Rudar (ou Beás – à l’origine Roumains du sud de la Serbie) et bien d’autres, jusqu’aux pillards de la guerre de Bosnie… Dans l’esprit de la pratique désormais universelle, le 1er Congrès International des Rroms (Londres, 1971) a revendiqué le droit légitime de ce peuple à être reconnu sous son véritable nom de « Rrom » pour le désigner. On utilise parfois en France le terme « Rroms, Gitans et Manouches » pour spécifier les trois grandes branches de ce peuple.

Que signifie le terme Samudaripen ou Porajmos ?

En rromani, ce mot veut dire « meurtre collectif total », et il désigne le Génocide du peuple des Rroms, Sintés et Kalés pendant la Seconde Guerre Mondiale.
N’oublions jamais, alors même que les historiens et les medias passent encore trop souvent cette tragédie sous silence, que la population rrom en Europe a perdu plus de 500 000 des siens entre 1933 et 1945. Les Nazis et leurs alliés de tous les pays ont persécuté, stérilisé, emprisonné, torturé, fusillé, et finalement gazé les Rroms dans les camps de la mort ou dans les bois. Etaient considérés comme Rroms ceux qui avaient au moins un arrière grand parent rrom.
Les Rroms en tant que peuple étaient condamnés à l’extermination (voir l’ordonnance d’Himmler de 1938) car quoique « aryens » ils étaient considérés par les nazis comme des parias, asociaux, « de sang métissé », donc dangereux pour le « sang pur allemand ». Il ne faut pas oublier, au-delà des morts, tous les Rroms restés orphelins, veufs et veuves, stérilisés, traumatisés à vie dans leur corps et leur esprit par la folie nazie.
En 1997, le président des Etats-Unis Bill Clinton a choisi le professeur Ian Hancock, un intellectuel rrom, pour le nommer membre du U.S. Holocaust Memorial Council en tant que représentant du peuple rrom. Au cours des dix-sept ans d’existence de ce Conseil, c’était la deuxième fois seulement qu’un représentant rrom pouvait faire partie des 65 membres qui le composent. Lors du procès de Nuremberg qui jugea les criminels de guerre nazis, aucune déposition de Rrom ne fut entendue. Pourquoi ?????
Plus de 6 décennies après la libération des camps, la population rromani attend toujours que le monde reconnaisse son martyre sous le régime nazi. Jusqu’à nos jours, seules les victimes rroms de nationalité allemande ont reçu des « réparations » financières et sur le plan de l’histoire, presque rien n’est fait pour la reconnaissance du Samudaripen.

Le saviez-vous ?
Qu’ont en commun Django Reinhardt, Matéo Maximoff, Yul Brynner, Serge Poliakoff, Otto Müller, Camarón, Charlie Chaplin, Ron Wood, Zlatan Ibrahimovic, Eric Cantona, Juan de Dios Ramirez Heredia… ? Ils étaient Rroms !

A quoi correspond le 8 avril , journée mondiale des Rroms?

Le 8 avril est une vieille fête des Rroms de Transylvanie – le « jour des chevaux » (sortie festive des abris d’hiver avec les chevaux ornés de guirlandes) mais elle a pris une nouvelle dimension plus récemment et beaucoup de Rroms de par le monde la célèbrent désormais comme la date du premier congrès mondial des Rroms en 1971. En France, La voix des Rroms a instauré cette tradition depuis 2005 et organise chaque année une Semaine de la culture rromani. En ce jour important pour le peuple rrom, une pensée va tout naturellement aux victimes du Samudaripen, déportés et tués parce qu’ils étaient nés Rroms. Pour que ce chapitre ignoble de l’Histoire ne se répète plus jamais, nous pensons qu’il est important que tous se rapprochent pour mieux se connaître. Si la mère du racisme est l’ignorance, son père est l’égoïsme, et c’est donc en faisant la connaissance de la culture rrom que la méfiance, l’hostilité, la haine et le mépris vis-à-vis des Rroms finiront par devenir un simple sujet d’étude pour les historiens…

SI MAN JEKH SUNO – aurait dit Martin Luther King

Collectif contre la xénophobie

]]>
http://www.blogdei.com/10625/qui-sont-les-rroms/feed/ 5
Le Mont Karkom dans le Neguev serait le vrai Mont Sinaï http://www.blogdei.com/9709/le-mont-karkom-dans-le-neguev-serait-le-vrai-mont-sinai/ http://www.blogdei.com/9709/le-mont-karkom-dans-le-neguev-serait-le-vrai-mont-sinai/#comments Wed, 07 Jul 2010 12:56:20 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=9709

« Jerusalem-religions.net »

« En fait, ce n’est pas une théorie. C’est une réalité. J’en suis convaincu », a déclaré Anati au Jerusalem Post par téléphone, depuis sa maison de Capo di Ponte. « Mes découvertes archéologiques à Har Karkom ces dernières années ainsi que mes lectures intensives de la Bible me conduisent à affirmer catégoriquement que Karkom est le vrai mont Sinaï, la montagne de Dieu. »

En 2001, Anati a publié la version anglaise d’un livre paru deux ans plus tôt en italien, intitulé L’énigme du mont Sinaï – Découvertes archéologiques à Har Karkom. Dans cet ouvrage, il affirme que Karkom, situé à 25 km du cratère Ramon, est probablement le pic sur lequel Moïse a reçu les Dix Commandements. Il ne s’agirait donc pas du sommet du Sinaï égyptien qui abrite le monastère Sainte-Catherine.

Vers un incident diplomatique ?

Lire l’article

]]>
http://www.blogdei.com/9709/le-mont-karkom-dans-le-neguev-serait-le-vrai-mont-sinai/feed/ 1
L’affaire du rouleau de cuivre et du rouleau d’argent http://www.blogdei.com/8853/laffaire-du-rouleau-de-cuivre-et-du-rouleau-dargent/ http://www.blogdei.com/8853/laffaire-du-rouleau-de-cuivre-et-du-rouleau-dargent/#comments Tue, 08 Jun 2010 12:50:35 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=8853

« aschkel.info »

Grottes de Qumrân

En 1957, une équipe de chercheurs amena en Angleterre un rouleau de cuivre découvert près du site actuel de Qumran, alors Jordanien. Cette équipe était chargée par la Jordanie, à qui appartenait le lieu de la découverte, de tenter de dérouler le rouleau et de le déchiffrer.

L’équipe anglaise de spécialistes scia avec une scie de haute précision les différentes épaisseurs du rouleau soudées par le temps. Puis on procéda à la lecture dudit rouleau. L’écriture était d’un hébreu très proche de l’hébreu biblique, ce qui surprit, mais de plus le contenu n’était pas du tout conforme aux attentes de toutes ces équipes.

Il ne s’agissait pas de textes religieux, mais apparemment d’un descriptif qui pourrait être qualifié de carte écrite, mentionnant la distance et la direction à mesurer entre des points de repères nommés « borim », permettant, en suivant la piste formée par leur emplacement, de retrouver une cache où se trouvait enfoui un second rouleau, le rouleau d’argent, et devant permettre à son tour de trouver la cache d’un très grand trésor d’objets de valeur.

lire la suite




]]>
http://www.blogdei.com/8853/laffaire-du-rouleau-de-cuivre-et-du-rouleau-dargent/feed/ 1
Apocryphes: La gangrène biblique, par Nicolas Ciarapica http://www.blogdei.com/7513/apocryphes-la-gangrene-biblique-par-nicolas-ciarapica/ http://www.blogdei.com/7513/apocryphes-la-gangrene-biblique-par-nicolas-ciarapica/#comments Sat, 17 Apr 2010 14:05:41 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=7513

blogdei

Les livres apocryphes ont été ajoutés à la Bible pour contrer la Réforme au 16e siècle
Voici la suite du message sur les modifications apportées à la Bible. Nous avions tout d’abord parlé des sophismes, ces « petites » entorses à la vérité biblique, qui faisaient dire au texte exactement le contraire de ce qui était écrit. Ensuite nous avons examiné quelques parenthèses, virgules et italiques, qui faisaient subrepticement violence à la vérité révélée. Maintenant, je vous invite à étudier quelques exemples d’hérésies dont l’emprise est assurée grâce à l’insertion, à l’intérieur du canon de la Bible, de livres « apocryphes » à l’inspiration plus que douteuse, de laquelle fort heureusement se sont gardées les bibles protestantes depuis plus d’un siècle, mais que l’on trouve néanmoins ajoutés à des versions dites « oecuméniques »…

Si vous gardez et si vous obéissez à mes commandements, les autres peuples vous trouveront sages et intelligents… (Deut.4;6)

Apocryphes et messages cachés

Pour vous faire gagner du temps, je ne vous ferai pas le laïus habituel sur l’origine des livres apocryphes: vous trouverez dans toutes vos bibles et concordances modernes de quoi satisfaire votre curiosité intellectuelle. Je m’attacherai donc à vous dire ce que l’on ne vous a pas dit. Et la première des choses, c’est que les apocryphes (qui signifient « cachés »), n’ont pas été reconnus, mais démentis par les plus anciennes traditions. C’est pour faire la pige à la Réforme naissante qu’en 1545, soit exactement 29 ans après que Luther ait affiché ses 95 thèses, que l’église de Rome a ajouté au canon des livres inspirés (selon elle), des livres apocryphes dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans sa Bible allemande, Luther avait en 1539 regroupé certains de ces livres (Judith, Sagesse, Tobias, Siracide, 1 et 2 Maccabées, ajouts à Esther et Daniel, et Prière de Manassé) dans un cahier introduit ainsi « Apocryphes, livres qui ne doivent pas être estimés à l’égal de la Sainte Ecriture, mais qui pourtant sont utiles et bons à lire ». Ces livres, ainsi que la longue liste des autres, se sont retrouvés collés à la version des Septante comme la boue sur la semelle du viticulteur, et s’ils pouvaient avoir quelques rares intérêts historiques, ils étaient souvent remplis d’erreurs historiques (livre de Tobie par exemple, voir liste plus complète en conclusion) et très souvent porteurs d’hérésies, comme nous allons le voir en examinant plusieurs exemples.

Jésus, l’Esprit Saint et les apocryphes

Les auteurs du Nouveau Testament, qui aiment pourtant à citer la version des Septantes, n’y font pas une seule fois référence. La majeure partie de ces apocryphes a en effet été écrite non en hébreu, mais en grec, et dans la période de silence qui débute après Malachie. Jésus nous a informé que le canon des textes inspirés est arrêté dans Luc 11;51: les prophètes bibliques vont d’Abel (gen.4) à Zacharie (2 Chron.24;20-21). Le Nouveau Testament rapporte pourtant 2 textes qui semblent tirés d’apocryphes: la citation du livre d’Hénoc par Jude est de ceux-ci. Mais Jude parle ici d’Hénoc, le 7e après Adam (1 Cor. 15;45), qui prophétisa des maux aux hommes de son temps qui abandonnèrent Dieu. Il n’est pas fait mention ici du « livre d’Hénoc », qui est lui une compilation de petits écrits que l’on dit venir d’Hénoc et qui ont manifestement été écrits par plusieurs auteurs, infiniment plus tardivement! Parlons aussi de la citation de Jésus dans Actes 20;35: « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir », qui semble faire référence à un proverbe bien connu, vraisemblablement repris par Jésus qui n’a, comme vous le savez sans doute, jamais cité d’apocryphes.

Cependant, même si Luc et Jude avaient cité des textes non inspirés, cette citation serait égale à celle des Anciens, par Paul. Il ne viendrait en effet à l’idée de personne de reprocher à Paul ses citations d’auteurs comme Aratus (Actes 17:28), Menandre (1 Cor. 15:33), et Epimenides (Tit. 1:12). Les auteurs classiques, malgré la citation de certains de leurs écrits dans la Bible, n’en sont pas environnés de l’aura de l’Inspiration divine pour autant, n’est-ce pas? Citons aussi, sans nous y attarder, les embellissements de la vie de Moïse, qu’on ne trouve pas dans le Pentateuque, par Etienne avant sa lapidation, l’allusion à Jannès et Jambrès (2 Tim.3;8), la dispute entre l’archange Michael et le diable pour le corps de Moïse (Jude 9), au « rocher qui suivait » les israélites (1 Cor.10;4): ces textes attestent que les semi-apocryphes (livres dont Luther dit qu’ils présentaient un certain intérêt historique) étaient peut-être connus. Mais aucun de ces textes cités ne change la doctrine de la Bible, contrairement à ceux que nous allons voir…

Gnosticisme, occultisme et sorcellerie

Il est bien connu que les 6e et 7e « livres de Moïse » sont fort utilisés pour les rituels magiques occultes. De même, c’est en s’appuyant sur des apocryphes que certains ont fait de Gabriel un archange, qui dicta le Coran à Mahomet, ou vécut une vie physique au temps de Noé, selon les mormons et leur livre « saint ». Moins connues, sont les doctrines gnostiques dont la pensée se déguise sous des dehors « bibliques », ou dans des écrits pseudo-bibliques, donc apocryphes. Ces « sages » gnostiques tordent à leur avantage tout ce qui est dit de Christ, et notamment dans l’épître de Paul aux Colossiens (2;3): « en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». Ces doctrines, qui sont encore très répandues, notamment dans tous les textes mystiques apocryphes venus des Coptes, Ethiopiens, etc. n’ont pas épargné notre monde évangélique qui mange bien souvent du fruit de l’arbre de la connaissance… Cette gnose trouve également son point culminant dans la notion de « Christ cosmique » si chère au Nouvel Âge, et qui met l’accent sur la lumière et l’expérience personnelle, plutôt que sur l’expiation de la personne de Christ, et l’observation de ses commandements.

Vénération de Marie « toujours vierge »

C’est dans l’Evangile de la Nativité de Marie, et surtout dans le Protévangile de Jacques que l’on trouve l’origine des hérésies mariales les plus communes. L’apôtre Jacques n’aurait certes pas écrit ce que vous pouvez lire dans le Protévangile portant son nom: ce n’est qu’une très grossière paraphrase de la nativité de Jésus rapportée par Luc, avec l’épisode de Siméon et d’Anne. Cette Anne-ci, « la mère de la mère de Dieu », y aurait également enfanté « Marie, née sans péché et perpétuellement glorieuse » (Nativité de Marie). « Marie », enfantée surnaturellement, grandit donc dans le Temple, et reçoit sa nourriture directement dans la main d’un ange, pendant qu’elle danse sur l’autel: c’est ce qu’on lit dans ces livres qui mélangent les récits bibliques authentiques (Siméon dans le Nouveau Testament, ou Samuel dans l’Ancien) et les légendes douteuses. Mais cela va plus loin.

Le « vieux » Joseph

C’est dans ce même « Protévangile de Jacques » (nommé ainsi par l’humaniste français qui le découvrit en Orient au 16e siècle) que l’on trouve le texte suivant: « J’ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d’Israël ?  » (ch.9 v.2). Vous voyez maintenant où je veux en venir: la fausse doctrine de Joseph le « vieillard », argumentant sur son grand âge à l’ange qui vient lui annoncer ce qu’il doit faire, vient de là. Elle est donc « biblique », pour un catholique romain mal enseigné. Nous avons abondamment expliqué dans notre texte sur Les frères et soeurs de Jésus l’inanité de cette doctrine qui dit que Jésus n’avait pas de frères et soeurs, qu’en Orient, on s’appelle tous « frères », et nous vous invitons à vous y référer. Le Protévangile de Jacques fournit à l’exégète catholique en mal de prétexte une fameuse rustine: Joseph, qui d’un premier lit a déjà eu des enfants, est un vieillard qui ne pourra pas, comme la Bible le dit pourtant « connaître » Marie (connaître, dans la pensée biblique signifie avoir des relations sexuelles). Or, la relation sexuelle a justement un but précis dans le plan de Dieu…

Sexualité et péché

Car c’est de la pensée babylonienne, où la prostitution n’est jamais loin de la virginité (voir édito Guérir Babylone?), que vient l’idée que la sexualité est un péché. Puisque le péché est venu par Adam, il faut donc que Marie naisse d’un sein virginal pour être elle-même sans péché, et ce prétexte est donné dans ces fallacieux récits de nativité de Marie. Cette hérésie qui fait de la sexualité un péché, et qui veut que les prêtres et servantes de l’Eglise soient abstinents vient de la religion babylonienne antique. Et ce célibat imposé contre nature (« nous avons tous des dons différents », dit Paul, les uns de chasteté, les autres de mariage…) est également cause des multitudes d’actes de pédérastie (action de coucher avec des enfants, qui est appelée à tort de nos jours « pédophilie ») et d’homosexualité (action de coucher avec des individus de même sexe, que l’on appelle aussi à tort pédérastie) que tente de camoufler l’église de Rome. Et je ne parle pas des innombrables scandales d’enfants illégitimes, assassinés ou cachés, dont on raconte que même une serait devenue Pape (la « papesse Jeanne », de l’existence de laquelle Jean Huss était fermement convaincu) ! Car il y avait aussi des papes mariés, et même un qui est mort battu par un mari jaloux ! Mais toutes ces doctrines tordent la Parole de Dieu qui ordonna à Adam de « croître et multiplier »: si effectivement la semence de l’homme contenait le « germe du péché », et si tous les hommes naquirent ainsi dans le péché, ce sont les débauchés, et les adultères que Dieu jugera au final. L’acte sexuel fécond dans le mariage est pur, et ne constitue pas un péché.

Prières pour les morts

Même si Cyprien, évêque de Carthage, qui subit le martyre au 3e siècle, cita les livres apocryphes des Maccabées, l’origine non inspirée de ces écrits se voit rapidement. C’est par eux (ainsi que dans Siracide 42;14) que l’église romaine justifie 2 doctrines spirites: la prière pour les morts et le purgatoire. 2 Maccabées 12;44 dit clairement que l’on pourrait prier pour des défunts. On y voit également les Maccabées envoyer à Jérusalem de l’argent comme offrande pour les morts (2 Maccabées 12;39-46) et plus loin on voit que ces morts sont en attente de la délivrance de leurs péchés dans une sorte de purgatoire (2 Maccabées 12;42 et 46). La Bible n’enseigne pas cela. Elle dit dans Hébreux 9;27 (un verset qui détruit d’ailleurs la croyance dans la réincarnation): « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ». La Bible dit également: « Si un arbre tombe, vers le sud ou vers le nord, c’est au lieu où l’arbre est tombé qu’il restera ». Ce verset d’Ecclésiaste est à comprendre ainsi: si quelqu’un meurt en état de péché, ou de jugement (le « nord », symbole de jugement dans la Bible), il restera dans cet état de jugement. Aucune intercession future ne le sauvera: c’est ici-bas que nous devons faire nos choix éternels.

Saints et anges intercesseurs

Tout d’abord, dans 2 Maccabées 5, versets 12 à 16, on peut voir Jérémie qui, bien que décédé, prie pour le peuple hébreu. Dans Tobie 12;12 et Baruch 3;4, on peut également voir des anges et des saints intercéder. Arguant de ces versets, l’église romaine a justifié la prière à des défunts, des saints patrons, des anges et des protecteurs, comme toutes les religions fétichistes. Pourtant la Bible dit: « Si l’on vous dit : Consultez les spirites et les médiums, qui chuchotent et murmurent ! Un peuple ne consulte-t-il pas ses dieux ? Ne s’adresse-t-on pas aux morts pour les vivants ? » (Esaïe 8;19). Le livre d’Ecclésiaste ajoute: « Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien » (Eccl.9;5a). Le livre du Deutéronome est extrêmement clair sur le sort réservé aux spirites et aux nécromanciens (Deut.18), et la magicienne d’Ein-Dor, que Saül alla consulter et qui fit « remonter » le prophète Samuel du séjour des morts, le savait bien ! Adresser des prières à un défunt est inutile et même dangereux: Christ est tout, pourquoi ne pas Le prier, Lui?

Salut par les oeuvres

Une église corrompue, qui ne peut accepter la simplicité de l’Evangile, ne peut que se masquer son péché à l’aide de « feuilles de figuier », comme Adam et Eve dans le jardin d’Eden. C’est donc tout naturellement que le livre apocryphe de Tobie a été utilisé pour justifier la doctrine du salut par les oeuvres. On peut en effet y lire: « L’aumône délivre de la mort et elle purifie de tout péché. Ceux qui font l’aumône seront rassasiés de vie » (Tobie 12;9). Inutile d’épiloguer, cette coutume est balayée sans le moindre doute par le chapitre 2 de l’Epître de Paul aux Ephésiens (v.8 et 9): « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. »

Conclusion

Si l’on peut compter dans le Nouveau Testament 260 citations et 370 allusions à l’Ancien Testament, on n’y trouve aucune citation d’un livre apocryphe. Les livres de la Bible ne se contredisent jamais, à part en quelques rares endroits, et pour celui qui la connaît mal. Pour les seuls livres deutérocanoniques (je vous épargne les plus farfelus), voici le nombre d’erreurs relevées, et le nombre d’hérésies que ces livres promeuvent: Tobie, 5 erreurs historiques (en 9 pages); Judith 14 erreurs historiques (en 14 pages); ajouts à Esther, 2 erreurs historiques (en 4 pages); Sagesse, 2 erreurs doctrinales (en 19 pages); Siracide, 8 erreurs doctrinales (en 44 pages, dont une particulièrement misogyne en Siracide 42;14); Baruch, 4 erreurs historiques (en 7 pages); Bel et le Dragon, ajouté dans Daniel, 1 erreur historique (en 2 pages); 1 et 2 Maccabées, 2 erreurs historiques. Chers amis, ne prenez pas ce que disent ces écrits non inspirés pour parole d’Evangile: la semence qu’ils contiennent est néfaste pour votre foi. Faites une seule chose: rejetez-les !

Déclarations protestantes sur les apocryphes

« Livres qui ne doivent pas être estimés à l’égal de la Ste Ecriture, mais qui pourtant sont utiles et bons à lire. » (Martin Luther, Bible en allemand, 1539)

« Ces livres ne sont pas divinement inspirés comme le reste des Stes Ecritures, et ne doivent pas être produits publiquement en l’Eglise pour servir de règle aux articles de foi, ni même aux points de vérité de l’histoire sainte. » (Robert Olivetan, Bible en français, 1588) -

« Les livres appelés apocryphes ne sont pas divinement inspirés, ne font pas partie du Canon des Ecritures et n’ont donc aucune autorité dans l’Eglise de Dieu. Il ne faut pas les considérer autrement que n’importe quel écrit humain. » (Confession de foi de Westminster, 1643)

« Ces livres sont lus de fort peu de monde, et si on en excepte l’Ecclésiastique, la Sapience, le 1er livre des Macchabées et le ch. 7 du 2e, tout le reste ne vaut presque pas la peine d’être lu. » (David Martin, préface aux Apocryphes, 1707)

]]>
http://www.blogdei.com/7513/apocryphes-la-gangrene-biblique-par-nicolas-ciarapica/feed/ 51
Un groupe de pasteurs veut endiguer l’Evangile de la prospérité qui prolifère dans les églises Afro-américaines http://www.blogdei.com/7186/un-groupe-de-pasteurs-veut-endiguer-levangile-de-la-prosperite-qui-prolifere-dans-les-eglises-afro-americaines/ http://www.blogdei.com/7186/un-groupe-de-pasteurs-veut-endiguer-levangile-de-la-prosperite-qui-prolifere-dans-les-eglises-afro-americaines/#comments Sun, 28 Mar 2010 18:50:00 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=7186

Christian Post

Ndlr: Le danger est le même en France et la désertion de la Marche pour Jésus par tout un pan du monde évangélique n’est sans doute pas étrangère à ce raz-de-marée « prospère » qui semble vouloir tout balayer…

Par Audrey Barrick (article original)

Un groupe de pasteurs noirs veut promouvoir l’enseignement biblique et supprimer les enseignements de l’Evangile de prospérité qui ont proliféré dans leurs églises.

Ainsi que le rapporte le magazine « Par la foi », Lance Lewis, pasteur à Philadelphie, déclare que l’Évangile de la santé et de la richesse représente pour l’église noire historique, le même danger que le libéralisme théologique pour l’Eglise évangélique dans la première partie du 20ème siècle.

« Vers le milieu du 20ème siècle, l’Eglise noire historique traditionnelle, bien que non réformée, s’en est tenue aux doctrines principales de la foi classique, » écrit-il dans une lettre aux responsables de l’Église Presbytérienne d’Amérique (PCA). « Cependant, vers la fin du siècle dernier, l’Évangile de prospérité (qui sous différentes formes se dissimulait toujours près l’église noire) s’est rapproché au risque de devenir la théologie principale, crue et expérimentée par l’Eglise noire. »

« Les églises dans lesquelles nous avons grandi ou dans lesquelles nous sommes venus à la foi, proclament maintenant cette forme destructrice d’hérésie » poursuit Lewis, dont l’église est célèbre pour son multi-ethnisme et sa mixité, comme l’enseigne la Bible.

Lewis fait parti d’un groupe de pasteurs qui se prépare à accueillir prochainement une convention appelée « Réveil 2K10 » (Réveil 2010). Les organisateurs de la conférence, qui doit se tenir du 4 au 6 juin à Baltimore, Maryland, veulent initier un mouvement de résistance à « l’hérésie de l’Évangile de prospérité ».

« Le but de ce rassemblement est de secouer l’Eglise noire et la communauté afro-américaine en renouant avec un christianisme historique bibliquement fondé, basé sur la rédemption, un évangile conduit par Christ et centré sur Christ », explique Lewis.

L’Évangile de la prospérité est une théologie extrêmement critiquée qui enseigne que la richesse et la bonne santé sont un signe de la bénédiction de Dieu. Depuis quelques années, un certain nombre de responsables chrétiens noirs sont entrés en opposition avec cet enseignement, exprimant leur inquiétude de le voir tout particulièrement envahir les églises majoritairement afro-américaines.

Le Dr Robert M. Franklin écrit dans « Crise au Village » que l’Évangile de prospérité constituait la plus grande menace pour les églises noires. La plus grande organisation religieuse afro-américaine de la nation – la « National Baptist Convention » forte de 7.5 millions de membres – a dénoncé cet enseignement et le Groupe de Travail Théologique de Lausanne a récemment noté sa popularité en Afrique.

Lance Lewis de PCA cherche à réformer l’Eglise noire. Il insiste: « Notre désir n’est pas de provoquer une quelconque forme de séparation. Nous espérons seulement voir le travail de Dieu parmi notre peuple qui, comme nous le savons, n’a depuis plus de cent cinquante ans, que peu accès à la théologie biblique réformée »

Réveil 2K10 se déroulera à la « New Song Community Church » à Baltimore et aura comme orateurs Doug Logan de « Epiphany Fellowship » de Philadelphie, Kevin Smith de « Pinelands presbytérian Church » de Miami, et Thurman Williams de « New Song ».

]]>
http://www.blogdei.com/7186/un-groupe-de-pasteurs-veut-endiguer-levangile-de-la-prosperite-qui-prolifere-dans-les-eglises-afro-americaines/feed/ 5
La fin du monde est-elle vraiment pour le 21 décembre 2012? par Donald Soro http://www.blogdei.com/7029/la-fin-du-monde-est-elle-vraiment-pour-le-21-decembre-2012-par-donald-soro/ http://www.blogdei.com/7029/la-fin-du-monde-est-elle-vraiment-pour-le-21-decembre-2012-par-donald-soro/#comments Wed, 17 Mar 2010 18:20:33 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=7029

Nycodem.net

Savez-vous qu’actuellement au moment où vous êtes en train de lire ce texte, il y a des milliers de personnes qui croient fermement que la fin du monde sera pour le 21 décembre 2012 ?

J’ai regardé récemment un reportage sur une chaîne de télé qui en parlait. Ce reportage montrait des personnes qui se préparaient pour cette date, afin de ne pas y passer quand le monde sera pris en otage par de grandes catastrophes qui ne laisseront aucun survivant après leur passage. D’autres se bâtissent même des sortes de maisons super solides qui résisteront à cette fin du monde.

Il paraîtrait que plusieurs calamités s’abattront sur la terre, des grands séismes 10 fois plus forts que celui d’Haïti, des éruptions volcaniques qui laisseront échapper de grandes quantités de laves brulantes, et aussi des tsunamis d’une hauteur de 2 kilomètres qui engloutiront la terre entière. Et tout cela devrait se passer précisément le 21 décembre 2012 selon les personnes qui y croient, sur la base des prévisions du calendrier Maya. Il y a même sur internet un grand nombre de sites qui en parlent et sur lesquels on peut voir des comptes à rebours jusqu’à cette date.

Que devons-nous penser de cela? Est-ce vrai que le 21 décembre 2012 le monde prendra fin? Que nous dit la Bible, la Parole de Dieu sur la fin des temps? Devons-nous nous préparer à cette fin, et comment?

Plusieurs questions nous sont posées, des questions qui ont besoin de réponses, mais des réponses basées sur la Bible et non sur des fondements qui n’ont ni queue ni tête.

1ère question: Est-ce vrai que le 21 décembre 2012 le monde prendra fin?

Dans le reportage, l’animateur était assez sceptique par rapport à cette vérité, il prétextait que la fin du monde avait été prédite par les hommes plus d’une centaine fois depuis l’an 0 et jamais elle n’est arrivée comme les hommes l’avaient prédit avec assurance en indexant une date ou une année. Je me rappelle qu’avant l’an 2000, plusieurs prétendaient avec conviction qu’en l’an 2000 le monde finirait, ce qui effraya un grand nombre de personnes. Aujourd’hui, nous sommes en l’an 2010, 10 ans après et rien.
Je n’expose pas ces arguments pour nous inciter à ne pas croire qu’un jour ce monde prendra fin, car cela arrivera certainement comme la Bible, le Livre de la vérité nous l’a annoncé. Ce dont nous devons garder la certitude, nous qui croyons en Christ et à sa parole dans la Bible, c’est que personne ne connait ni l’heure ni le jour, je dis bien personne. Personne ne peut prédire que la fin du monde arrivera tel ou tel jour, ou encore telle ou telle année, ou même tel ou tel siècle, personne ne peut, seul Dieu sait.
Le 21 décembre 2012, nous serons là, bien sûr, pour ceux qui seront encore en vie, il n y aura pas de fin du monde. Ou du moins, avant même cette date, le monde pourrait prendre fin, puisque personne ne sait quand Jésus-Christ reviendra et nous savons que tous les signes pour son avènement ont été accomplis. Nous sommes dans les derniers temps et à tout moment le monde peut prendre fin, dans 1 heure, dans 1 jour, dans 1 an, ou dans 1 siècle. C’est une réalité vraie.

Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; le déluge vint, et les fit tous périr. Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra.
Luc 17:26-30

Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. Matthieu 25:13

2ème question: Devons-nous nous préparer à cette fin du monde le 21 décembre 2012 et comment?

Depuis que Christ est remonté au Père, toutes les générations se préparent à son retour, un retour qui sera marqué par la fin du monde. Nous devons nous préparer pour cela, mais pas nous concentrer sur cette date du 21 décembre 2012 qui est en contradiction avec la Bible, puisqu’elle nous dit que nous ne savons ni le jour, ni l’heure.
Se préparer à la fin du monde, nous devons le faire tout le temps, mais pas pour sauver nos corps charnels comme le faisaient ces personnes dans le reportage en apprenant des pratiques de sauvetage et en construisant des maisons très solides pour être épargnées ce jour là. Ce qu’elles ignorent, c’est que la mort n’a pas une seule cause, elle peut être causée par de multiples moyens qui nous tombent dessus sans nous prévenir. A quoi nous servirait donc de nous battre pour préserver nos vies si nous pouvons mourir n’importe quand et même malgré toutes les dispositions et précautions que nous auront prises. Ces personnes qui se préparaient dans le reportage, certaines d’elles pourraient mourir avant cette date du 21 décembre 2012. Nous devons donc comprendre que lutter pour éviter la mort le jour de la fin du monde, n’est pas ce qui devrait nous inquiéter. Ce qui importe le plus est d’être prêts afin que notre âme puisse être sauvée pour l’éternité. La vie après cette vie existe bel et bien, la Bible nous le confirme.
En Haïti, il paraitrait que plusieurs ont cru avoir eut affaire à la fin du monde au moment du séisme; il paraîtrait que la foi chrétienne prit après le séisme plus d’ampleur; il paraîtrait aussi qu’une minute après le séisme, tout le monde ne faisait que crier le nom de Jésus- Christ, certainement d’autres avaient dû penser que Christ venait d’enlever les chrétiens et qu’ils étaient restés (^_^).
Christ est à la porte, Il se prépare à un jour et à une heure inconnue de tous, c’est pour cela que nous devons nous préparer. Les haïtiens, comme d’autres peuples dans le monde, ont juste vécu une simulation de ce qui doit arriver, je dirais plutôt un tout petit échantillon, car la fin du monde sera encore plus meurtrière et plus dévastatrice pour ceux qui ne n’auront pas accepté Jésus Christ.

La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière. 1 Pierre 4:7
Pour répondre à comment devons-nous préparer, ceux qui lisent la Bible le savent bien. Acceptons vraiment Jésus-Christ dans notre vie, vivons sa Parole et veillons régulièrement à faire du bien, à nous éloigner du mal, à aimer notre prochain et à nous priver des souillures de ce monde, car Christ revient bientôt chercher une Eglise sans taches ni rides.

Si le 21 décembre 2012 le monde prend fin, la Bible sera donc un livre de mensonges et la foi chrétienne n’aurait plus de raison d’être encore pratiquée. Comme j’ai la conviction que la Bible est vraie, ce jour là ne sera pas la date de la fin de ce monde!

Préparons-nous tout le temps au retour de Christ, soyons des vierges sages, mettons de l’huile dans nos lampes, car il y aura une fin du monde, certainement le jour où plusieurs s’y attendront le moins! Matthieu 25

]]>
http://www.blogdei.com/7029/la-fin-du-monde-est-elle-vraiment-pour-le-21-decembre-2012-par-donald-soro/feed/ 1