Actualités chrétiennes, informations et religion, nouvelles évangéliques et Bible » Catholicisme http://www.blogdei.com Christianisme. Religion. Protestantisme. Édification. Information. Discernement. Eschatologie. Bible. Tue, 18 Oct 2011 17:48:25 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.1.1 L’Eglise catholique de France: Une « entreprise » à 700 millions d’euros http://www.blogdei.com/16461/leglise-catholique-de-france-une-entreprise-a-700-millions-deuros/ http://www.blogdei.com/16461/leglise-catholique-de-france-une-entreprise-a-700-millions-deuros/#comments Fri, 14 Oct 2011 13:19:52 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=16461

L’Expansion.com

Entre le denier, les quêtes, les legs et autres ressources exceptionnelles, les ressources de l’Eglise de France atteignent 700 millions chaque année. Un chiffre qui se maintient malgré le recul du nombre de pratiquants.

L’Eglise catholique de France dispose de plus de 700 millions d’euros de ressources annuelles, mais cette « richesse » est mal répartie sur le territoire, révèle une enquête du quotidien La Croix de jeudi.

En vertu de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les diocèses français ne perçoivent aucune subvention pour leur fonctionnement (même si les communes assurent l’entretien des églises, dont elles sont propriétaires). Mais « l’entreprise +Eglise de France+ peut compter sur 700 millions d’euros chaque année », a calculé le journal, qui a répertorié les ressources des diocèses français.

Lire l’article…

]]>
http://www.blogdei.com/16461/leglise-catholique-de-france-une-entreprise-a-700-millions-deuros/feed/ 3
J’étais prêtre jésuite, témoignage d’Edoardo Labanchi http://www.blogdei.com/16037/jetais-pretre-jesuite-temoignage-dedoardo-labanchi/ http://www.blogdei.com/16037/jetais-pretre-jesuite-temoignage-dedoardo-labanchi/#comments Sat, 17 Sep 2011 10:44:18 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=16037

Bientôt / voxdei

Dieu a le pouvoir d’œuvrer par l’intermédiaire de ses serviteurs, les missionnaires, pour amener une âme à Christ et au salut complet. Jeune garçon, j’étais tranquille et studieux et mon but était d’entrer dans l’enseignement. J’allais régulièrement à l’Eglise catholique romaine, mais les rites me semblaient vides.

Je fus lentement
amené à la lumière
par l’étude de la Bible

Dieu me paraissait très distant, et je ressentais le besoin d’une vie spirituelle plus haute. C’est ainsi que je décidai de devenir prêtre, ou moine, et en cette qualité, de consacrer ma vie entière à Dieu. J’entrai dans l’ordre des Jésuites. Je m’efforçai d’être un bon jésuite et fus admis à prononcer mes vœux. Je demandai à être envoyé en mission; là je pourrais vivre une vie spirituelle plus élevée encore. Je fus envoyé à l’île de Ceylan. Mais bientôt, je fus profondément désillusionné par l’absence de tout zèle évangélique chez les missionnaires catholiques de là-bas.

L’étude de la Bible
Aux Indes, où je fis mes études de théologie, je fus finalement ordonné prêtre. Dans ce pays, je vis mes convictions chrétiennes profondément remises en question et fus hanté par la différence entre celles-ci et d’autres religions. Je fus lentement amené à la lumière par l’étude de la Bible, et réalisai que la différence fondamentale entre le christianisme et les religions païennes se trouvait en Christ et dans son œuvre rédemptrice. Il devint semblable au soleil qui se levait peu à peu à l’horizon de ma vie. Quelque chose de merveilleux était en train de m’arriver. De retour à Ceylan, en qualité de prêtre, je fus envoyé dans une petite ville pour y faire des conférences sur la Bible.

Lors d’une visite, j’entrai dans la modeste Eglise évangélique et ne pus m’empêcher d’être impressionné par le zèle et par la piété de ces gens-là: choses qui ne se voient pas dans l’Eglise romaine. L’on me donna un journal intitulé « La Voix dans le Désert » et qui avait trait à la nouvelle naissance, à l’abandon de sa personne à Christ et à une vie nouvelle vécue en communion avec Lui. Je connaissais déjà en théorie ces choses-là, mais ici elles apparaissaient vivantes, réelles et personnelles. Ces évangéliques me donnèrent d’autres petits livres, qui contribuèrent à m’amener plus près encore du Seigneur.

Prêtre à Rome
Sur ces entrefaites, le gouvernement ceylanais commença à renvoyer dans leur pays tous les missionnaires étrangers. Avant de partir, j’écrivis cependant à Rome, au directeur de l’édition italienne de la « Voix dans le Désert », lui disant que j’aimerais collaborer avec leur équipe, une fois de retour là-bas. A mon retour à Naples, mes supérieurs m’envoyèrent à Rome, dans le plus haut Institut biblique catholique de la ville, pour y devenir spécialiste de la Bible. Me rendant compte que c’était un grand honneur, je décidai de ne plus rien avoir à faire avec les évangéliques, mais de me consacrer entièrement à l’étude de la Bible et à ma préparation à mon ministère futur. Je n’aurais de temps pour rien d’autre, mais la raison véritable était – je le savais dans mon cœur – que si je rencontrais les évangéliques, j’aurais une décision à prendre et un pas à franchir. La perspective de tous deux m’effrayait. Je devins prêtre à Rome et fis ce qu’il est possible à un prêtre catholique de faire.

Je m’efforçai d’annoncer le message évangélique et de donner de véritables conseils spirituels, en parlant aux gens de la nouvelle naissance. Pensant que ce serait une bonne idée de distribuer de petits livres chrétiens, je m’en allai à une librairie évangélique pour en choisir. Je fus reçu avec une grande bienveillance par le gérant et par sa femme et, tandis que nous causions ensemble, je mentionnai que j’avais été missionnaire aux Indes et à Ceylan. Il s’enquit de mon nom et me demanda si j’avais écrit au directeur de la « Voix dans le Désert » à Rome. Je répondis affirmativement. II expliqua qu’il était lui-même le rédacteur du journal et qu’il avait précisément entre les mains la lettre que j’avais écrite. Il est des moments dans la vie où nous avons le sentiment que Dieu nous met au pied du mur. Je compris que Dieu voulait que je me mette en contact avec ces gens. Je continuai à avoir des amis à la librairie et les visiter chez eux. Là, j’appris à connaître d’autres croyants. Leurs amis et eux se mirent à prier pour moi.

Quitter l’Eglise catholique
Dès 1966, je me rendais compte que Christ devenait de plus en plus le fondement de ma vie, et je commençai à mettre de côté les doctrines catholiques qui avaient peu ou rien à faire avec l’Evangile. Il était de plus en plus question du mouvement œcuménique, et je pensais ne pas avoir besoin de quitter l’Eglise catholique. Ma situation était très difficile. J’étais un prêtre ordonné, et cependant je me sentais esclave de l’Eglise romaine. Je savais qu’il me serait impossible d’y demeurer longtemps sans devoir faire un compromis avec ma conscience. Il m’était clair que je résistais à l’Esprit de Dieu. Je savais quelle décision je devais prendre, mais continuais à la remettre à plus tard. Puis le Seigneur me fit voir que je devais agir tout de suite. Dieu prit Lui-même la direction de ma vie, Il me donna la force d’aller trouver mes amis et de leur dire que j’avais décidé de quitter l’Eglise romaine; mais que je voulais cependant les aider à faire leur travail. Quelques jours plus tard, je quittai mon ordre.

Une vie nouvelle en Christ
Mais l’important n’est pas que j’aie quitté l’Eglise romaine, une organisation, une religion, mais que j’aie trouvé une nouvelle vie en Christ. Il me reste certes un long chemin à parcourir; j’ai cependant la conviction qu’au moment même où j’avais accepté Christ comme mon Sauveur et Maître, Christ qui était mort pour mes péchés, quelque chose s’est passé en moi. La Bible a pris une importance nouvelle pour moi. Ma vie n’a pas été facile depuis que j’ai quitté l’Eglise romaine et je sais que cela ne va pas être facile à l’avenir. « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Jésus-Christ. à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur ». Et ma justice est maintenant celle qui vient par la foi en Lui.

Tous les honneurs matériels, tous les avantages, je les dépose avec joie aux pieds de Jésus, en même temps que ma personne, mon temps. Ma vie tout entière, y compris tels talents que je peux avoir. Puisse-t-Il m’utiliser exactement comme Il le veut, quels que soient le temps et le lieu. Je remercie notre Seigneur Jésus-Christ de ce que malgré mes blasphèmes, mes persécutions et mes insultes à Son égard, j’ai obtenu miséricorde: parce que j’avais agi dans l’ignorance et dans l’incrédulité.

Signor Edoardo Labanchi, extrait de  » Bientôt  » n°82.

]]>
http://www.blogdei.com/16037/jetais-pretre-jesuite-temoignage-dedoardo-labanchi/feed/ 0
« Tous en Cène »: Quand on ne peut plus se moquer de rien, sauf des chrétiens http://www.blogdei.com/15221/tous-en-cene-quand-on-ne-peut-plus-se-moquer-de-rien-sauf-des-chretiens/ http://www.blogdei.com/15221/tous-en-cene-quand-on-ne-peut-plus-se-moquer-de-rien-sauf-des-chretiens/#comments Thu, 21 Jul 2011 09:24:05 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=15221

Libération / Catholique.fr / CPDH

Ndlr: Sous l’article de Libération, réaction de Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France.

Tous en Cène (Libération du 16/07/11)

[Bandes à part]. Tout l’été, «Libération» baguenaude dans des groupes à la marge. Aujourd’hui, Jésus le rabat-joie et son gang de douze losers.

Par Gérard Lefort et Mathieu Lindon

Heureusement que la Bible 1 a fait un tabac, sinon on n’aurait jamais eu la Bible 2 et il y aurait un drôle de zigoto dont on n’aurait jamais entendu parler, ni de lui ni de ses copains (enfin, copains, c’est lui qui le disait). Mais de qui se moque-t-on ? Mais de Jésus, le premier-né de la famille Christ. Sur sa mère, on sait peu de chose, à peine les bobards plus extravagants les uns que les autres qu’il colportait : que, loin d’être un fils de pute, il était un fils de vierge, et les autres, lalalère, qui peut en dire autant ? Son père était petit commerçant, plus exactement artisan, et joignait les deux bouts de planches à la va-comme-je-te-pousse. Frères et sœurs, cousins et cousines, parrains et marraines, tout ça est passé à la trappe. Il n’y en avait que pour le petit Jésus, qui a cependant rapidement atteint l’âge de 33 ans. Tous les défauts que par la suite on prêtera aux Séfarades étaient déjà en lui. Moi-je, moi-je, en vérité je vous le dis et blablabla. Il aurait eu tort de s’en priver puisque, comme dit Boileau (il est vrai dans un autre contexte), «un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire». C’est par douzaine que les sots se sont déversés sur lui.

>>> lire la suite

_____________________________________________________________

Réaction de Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France
Le 18 Juillet 2011

CONSTERNANT !

Libération a publié samedi 16 juillet 2011 un article intitulé « Tous en cène ». Les réactions qui nous parviennent sont légitimement consternées.
Elles proviennent aussi de personnes qui ne sont pas de foi chrétienne, ce qui est hautement significatif. Quel courage immense de compter sur notre légendaire « bonhomie pardonnante » pour rédiger, à l’encontre du cœur de notre foi, des lignes inqualifiables.
La liberté d’expression s’honore quand elle respecte ceux qu’elle offense.

]]>
http://www.blogdei.com/15221/tous-en-cene-quand-on-ne-peut-plus-se-moquer-de-rien-sauf-des-chretiens/feed/ 9
Les trois principales Institutions chrétiennes mondiales adoptent un document conjoint sur la mission http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/ http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/#comments Wed, 29 Jun 2011 19:11:11 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14952

APIC / CPDH

Genève, 29 juin 2011 (Apic) Une première depuis la Réforme. Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale ont présenté, à Genève le 28 juin 2011, un texte intitulé « Témoignage chrétien dans un monde multireligieux: recommandations pour un code de conduite ». Il est l’aboutissement de cinq années de dialogue et de réflexion commune.

« Ce texte est historique », a déclaré l’Alliance évangélique mondiale, représentée par son secrétaire général Geoff Tunicliffe. « C’est en effet la première fois depuis le XVIème siècle que l’ensemble des représentants du monde chrétien adoptent un document conjoint, aboutissant sur des recommandations concrètes à l’attention de leurs membres ».

Il aura fallu cinq années de travaux, depuis la première rencontre en 2006 à Lariano en Italie, pour que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Saint Siège, le Conseil œcuménique des Eglises et l’Alliance évangélique mondiale présentent au public ce document sur la mission chrétienne, a rapporté un communiqué du 28 juin.
La mission est incontournable pour l’Eglise

Le document affirme que « la mission fait partie de l’essence même de l’Eglise » et que « la proclamation de la Parole de Dieu ainsi que le témoignage au monde sont essentiels pour chaque chrétien ».

Le texte n’a pas pour objectif d’aborder le fondement de la mission. Il se concentre sur un certain nombre de points pratiques et invite à un témoignage chrétien, qui suit l’exemple de Jésus-Christ, « le Témoin suprême ».
Non au prosélytisme

Les trois institutions chrétiennes rappellent que les services sociaux, tels que l’éducation, les soins de santé ou encore l’aide humanitaire, font partie intégrante de la mission.

En revanche, l’exploitation de la pauvreté ou de la faiblesse d’autrui est fermement dénoncée. De même, toute forme de violence ou de contrainte est clairement rejetée.

L’importance de respecter les autres cultures et de cultiver le dialogue avec ceux qui ont une croyance différente est également soulignée.

Le Réseau évangélique suisse (SEA×RES) se réjouit que les trois principales institutions chrétiennes affirment l’importance de la mission et la proclamation de l’Evangile dans le mandat de l’Eglise universelle. Il soutient l’idée que l’évangélisation doit se faire en respectant la liberté religieuse de chacun.

La suite à donner sur le plan national au document reste encore à déterminer. (apic/com/ggc)

]]>
http://www.blogdei.com/14952/les-trois-principales-institutions-chretiennes-mondiales-adoptent-un-document-conjoint-sur-la-mission/feed/ 3
Béatification de Karol Wojtyla: Jean-Paul II est-il bienheureux aux yeux du Seigneur Dieu ? par Richard Bennett http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/ http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/#comments Mon, 02 May 2011 11:56:09 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14150

BereanBeacon.org / blogdei

Ndlr: Sur l’image, VICARIVS FILII DEI, « représentant du Fils de Dieu », expression latine qui ornait les tiares papales jusqu’en 1963, et qui donnait en chiffres romain « 666″, le chiffre de l’Antéchrist, la Bête (FERAS, lettres restantes dans le désordre) qui se fait passer pour l’Agneau de Dieu (ARS FE, lettres restantes, dans l’ordre)… A noter que d’autres expressions latines servant à désigner le pape ou l’Eglise de Rome donnaient également 666: SANCTA LVX DEI, REX LATINVS SACERDOS, etc.

Aux lecteurs

Chers amis,

Au cours de sa vie, le pape Jean-Paul II a rendu visite à bien des nations de par le monde, recevant beaucoup de marques d’adulation et de vénération. Depuis sa mort en 2005, on lui rend un culte un peu partout: à présent, l’Église catholique cautionne officiellement la dévotion religieuse dont il est l’objet. Dès le 1er mai 2011, date de sa béatification, les fidèles catholiques sont encouragés non seulement à le vénérer, mais encore à l’invoquer. Il faut donc  nous poser cette question: aux yeux du Seigneur Dieu, Jean-Paul II est-il bienheureux ? Il y va du salut éternel des âmes, car ceux qui invoquent un mort et lui rendent un culte nient par là même les vérités bibliques fondamentales de l’Évangile. Dans l’article ci-dessous, nous examinons ce qu’affirme le Vatican concernant Jean-Paul II, et ce que les catholiques sont tenus de croire à son sujet. Quelles sont les conséquences du culte rendu à une créature humaine ? Comment le croyant biblique doit-il réagir face au flot d’informations transmises par les journaux, la radio, la télévision et l’Internet ? Nous vous demandons de faire de cette question un sujet de prière, et de répandre cet article autour de vous. Si possible, veuillez l’afficher sur votre site Internet.
 

Bien à vous dans le Christ Jésus, au service de son Évangile,

R. Bennett

————–
 

Benoît XVI a fixé au 1er mai 2011 la béatification du pape Jean-Paul II. Il s’agit «d’un événement historique sans précédent», d’après le directeur du journal du Vatican, l’Osservatore Romano (1). Le «Décret pour la Béatification de Jean-Paul II» précise :

«La proclamation, par l’Église, d’un Saint ou d’un Bienheureux est le fruit de l’examen d’une personne particulière sous tous ses aspects… La condition sine qua non est la sainteté de la vie de cette personne, vérifiée au cours d’une procédure précise, selon les formes canoniques » (2). Le communiqué annonçant cette béatification fait état de « la grande réputation de sainteté caractérisant Jean-Paul II au cours de sa vie, lors de sa mort, et postérieurement à sa mort» (3).

La vie et l’œuvre de Jean-Paul II suscitent l’admiration générale. Le monde l’a tant et si bien acclamé qu’il est bien difficile de lui trouver un égal dans l’histoire de notre temps. Les catholiques le proclament officiellement bienheureux, et bien des non-catholiques sont d’accord. Mais cette proclamation est-elle fondée ? Jean-Paul II est-il bienheureux devant Dieu ? La sainteté qu’on lui prête est-elle conforme à ce qu’enseigne la Parole de Dieu ?
 

Le critère objectif pour évaluer la sainteté de Jean-Paul II

Le Seigneur affirme avec insistance que c’est la vérité scripturaire qui fonde la sainteté. Il déclare: «Si quelqu’un m’aime, il gardera mes paroles» (Jean 14:23). Celui qui se proclame disciple de Christ doit donc garder les paroles du Seigneur. En fait, la marque de l’authentique sainteté est une estime sans faille pour la Parole de Dieu. Le Seigneur lui-même décrit l’homme auquel il accordera son attention: «Voici sur qui je porterai mes regards : sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu, sur celui qui craint ma parole » (Esaïe 66:2).

Jean-Paul II avait-il un respect total pour la Parole de Dieu ? Pas du tout. En tant que pape, il publia le Catéchisme de l’Église catholique, le premier catéchisme universel qu’avait connu le catholicisme depuis plusieurs siècles. Ce manuel affirme dans le paragraphe 82:

«Il en résulte que l’Église [catholique] à laquelle est confiée la transmission et l’interprétation de la Révélation ‘ne tire pas de la seule Écriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. C’est pourquoi l’une et l’autre [l’Écriture et la Tradition] doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d’amour et de respect’» (4).

L’enseignement de Jean-Paul II place donc l’Écriture et la Tradition sur un pied d’égalité. C’est précisément pour ce motif que Christ ne cessait d’admonester les pharisiens, qui accordaient à leurs traditions autant d’importance qu’à l’Écriture : ils cherchaient ainsi à détruire le fondement même de la vérité. Christ leur dit: «vous annulez ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables » (Marc 7:13).  Jean-Paul II a commis la même erreur et encourt donc la même condamnation. Le Seigneur Jésus-Christ démontre clairement que la Parole écrite de Dieu est le seul et unique fondement de la vérité. Il proclame: «Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17:17). Voilà pourquoi le Seigneur commande qu’on n’ajoute rien à sa Parole, et qu’on n’en retire rien. Le critère de la vérité pour le chrétien est donc la Sainte Écriture, et elle seule. Jean-Paul II a cherché à corrompre ce fondement absolu de la vérité que Dieu lui-même a établi : aussi doit-on le tenir pour un faux docteur.
 

Le fruit de ce fondement corrompu

S’appuyant sur le fondement corrompu défini par Jean-Paul II, le pape peut revendiquer pour lui-même cet attribut divin qu’est l’infaillibilité. En conséquence, il déclare publiquement :

« De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs » (Catéchisme, § 891).

Cette prétention à l’infaillibilité, laquelle fait partie des attributs de Dieu, est la preuve formelle que le pape est un faux docteur. Elle prouve qu’il se considérait comme divinement inspiré (5). Outre cette incroyable arrogance, il proclame aussi dans son Catéchisme que « le Pape ‘jouit, par institution divine, du pouvoir suprême, plénier, immédiat, universel pour la charge des âmes’ » (Catéchisme, § 937). Affirmer cela, c’est s’arroger le pouvoir qui n’a été confié qu’au Christ Jésus. En prenant appui sur ce fondement fallacieux, le pape montre qu’il est lui-même en proie à une séduction abominable, et il propage cette séduction dans le monde entier. Ses propres revendications prouvent qu’il ne possédait pas de sainteté devant le Dieu Très Saint, et son Catéchisme manifeste un orgueil effrayant.

Malgré cela, le monde catholique tient à le vénérer religieusement, à lui rendre un culte. Dès l’instant où on lui confère le titre de « bienheureux », la béatification rend possible la vénération publique. Beaucoup, surtout en Pologne, le vénéraient déjà en privé, mais la cérémonie de béatification officialise cette vénération. Oui, nombreux sont ceux qui sont d’accord pour vénérer Jean-Paul II et pour lui rendre un culte, car on leur enseigne que cela est moralement juste ; et aujourd’hui, la papauté accorde son feu vert officiel.

 

Une incitation à un péché venu du fond des âges

Cette vénération devient un point d’entrée dans la nécromancie, et garantit que les faux enseignements de Jean-Paul II porteront beaucoup de mauvais fruits. Le Catéchisme de Jean-Paul II encourage à rechercher le contact avec les morts. Jean-Paul II enseigne publiquement :

« La communion avec les défunts… Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur » (Catéchisme, § 958). Nous pouvons et devons les prier d’intercéder pour nous et pour le monde entier » (Catéchisme, § 2683).

La communion supposée avec les morts et la déification de ces derniers jouent un rôle important dans presque tous les systèmes religieux païens. On consulte les défunts pour qu’ils aident les vivants : telle est la puissante séduction de l’occultisme. C’est un péché que de rechercher la communication avec les esprits des défunts, car la Parole du Seigneur l’interdit formellement : « Qu’on ne trouve chez toi personne… qui exerce le métier de devin,…qui consulte ceux qui évoquent les esprits,…personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel » (Deutéronome 18:10, 11, 12). L’enseignement de Jean-Paul II sur la communion avec les morts est très proche de ce qu’on lit dans les manuels d’occultisme. La prière est l’une des formes que prend le culte rendu à Dieu : or le Seigneur Jésus-Christ commande de rendre notre culte à Dieu en l’invoquant, lui seul. « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras, lui seul » (Matthieu 4:10). Christ donne cet ordre capital : le culte doit nous faire entrer en communication avec Dieu et jamais avec une créature. « Je suis l’Éternel, ton Dieu : tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Exode 20:2,3).

Jean-Paul II ne s’est pas borné à cautionner et à approuver « la communion avec les défunts » : avec beaucoup de zèle il s’est hâté de multiplier les personnages que le catholique est censé contacter. Une agence de presse résume ainsi son action : « Jean-Paul II a canonisé davantage de saints et béatifié plus de personnes que tous les autres papes réunis. À ce jour, il a conféré le statut de saints à 477 hommes et femmes, et en a béatifié 1318 autres, qu’il a pour ainsi dire  ‘placés sur orbite’, afin qu’à terme ils aillent prendre place dans le panthéon céleste des saints de la chrétienté. »
 

Y a-t-il échange de mérites entre le fidèle et un « saint » défunt ?

De son vivant, Jean-Paul II a poursuivi ses enseignements sur les « saints » défunts, affirmant qu’il se produit avec eux un échange de sainteté dans l’expiation des péchés, dont peuvent bénéficier même les « âmes du purgatoire » ; son Catéchisme déclare :

« Dans la communion des saints ‘il existe donc entre les fidèles – ceux qui sont en possession de la patrie céleste, ceux qui ont été admis à expier au purgatoire ou ceux qui sont encore en pèlerinage sur la terre – un constant lien d’amour et un abondant échange de tous les biens. Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres’ »  (Catéchisme, §1475).

Par là encore, Jean-Paul II a manifesté qu’il n’est pas bienheureux : loin de là, il enseignait une hérésie propre à damner les âmes.  En fait, l’Écriture enseigne que « l’échange de tous les biens » s’accomplit en Christ seul : « En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce » (Éphésiens 1:7). Attribuer le rôle de Christ à des créatures humaines, y compris à des morts, c’est contrecarrer la vérité divine de manière affligeante. La justice de Dieu, qui est portée au compte du croyant parce que Christ en a payé le prix, inspire constamment au chrétien une crainte respectueuse, des louanges et des élans d’adoration envers le Dieu très Saint, de qui vient l’œuvre définitive et parfaite justifiant le pécheur. La seule pensée d’une justice qui pourrait être imputée à l’homme hors de Christ est une absurdité contraire à toute vérité biblique. Jésus lui-même dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand » (Jean 10:1).

Donc, affirmer qu’il y a échange de mérites entre un croyant et des « saints » défunts, c’est se livrer à une attaque en règle contre la vérité de la Parole de Dieu : Dieu seul justifie le pécheur. Jean-Paul II a considérablement allongé la liste des idoles catholiques « officiellement acceptables ». Attribuant la gloire, l’honneur, et la communion dans la prière (qui reviennent à Dieu seul) aux esprits d’êtres humains décédés, le pape pèche grossièrement contre l’Éternel Dieu et son premier commandement. L’interdiction qui s’attache à ce commandement exige qu’on reconnaisse que l’Éternel seul est Dieu : c’est à lui seul que nous rendons un culte dans la prière. Nos cœurs s’attachent à lui, et à lui seul.

Jean-Paul II, qui pratiquait lui-même l’idolâtrie et encourageait vivement les autres à s’y adonner, prend donc à présent sa place officielle parmi les idoles catholiques. La papauté semble aveugle au fait qu’un jugement terrible et immuable attend toute personne qui meurt sans s’être détournée de ces pratiques interdites. Cette pensée solennelle doit inciter les croyants bibliques à faire du premier mai 2011, date de la béatification, un jour de deuil. Nous prions le Seigneur que ceux qui demeurent prisonniers de ces pratiques païennes destructrices, et ceux qui pourraient se laisser séduire par elles soient attirés vers le Christ Jésus par la proclamation du véritable Évangile.
 

Ce que Jean-Paul II croyait et pratiquait

En tant que pape, Jean-Paul II croyait que les sacrements ont le pouvoir de sanctifier le cœur et l’âme des hommes et des femmes. Dans le Code de Droit canonique, qu’il révisa et réédita, il enseigne que l’être humain est régénéré par le sacrement du baptême. Il déclarait :

« Le baptême, porte des sacrements, nécessaire au salut, qu’il soit reçu en fait ou du moins désiré, par lequel les êtres humains sont délivrés de leurs péchés, régénérés en enfants de Dieu, et, configurés au Christ par un caractère indélébile, sont incorporés à l’Église [catholique]. » Droit Canonique, Canon 849 (6).

Ensuite, Jean-Paul II affirmait que le sacrement physique de la Confirmation produit une effusion du Saint-Esprit semblable à celle de la Pentecôte elle-même :

« L’effet de la Confirmation est l’effusion particulière de l’Esprit Saint, comme à la Pentecôte. Cette effusion imprime dans l’âme un caractère indélébile et elle augmente la grâce baptismale » (7).

Puis le pape affirme que les péchés des fidèles sont pardonnés quand un prêtre prononce sur eux les paroles : « Je t’absous de tes péchés au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. »  Selon lui, l’importance de ces paroles est telle que pour être réconcilié avec Dieu, on doit confesser à un prêtre tous ses péchés graves :

« Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l’Église doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu’il n’a pas encore confessés et dont il se souvient après avoir soigneusement examiné sa conscience. » (Catéchisme, § 1493).

Le pape Jean-Paul II croyait que par les paroles de la consécration au cours de la messe catholique, le pain et le vin deviennent, au sens littéral, le corps et le sang de Christ, avec son âme et sa divinité. Voici très exactement ce qu’il enseigne :

« Par la consécration s’opère la transsubstantiation du pain et du vin dans le Corps et le Sang du Christ. Sous les espèces consacrées du pain et du vin, le Christ Lui-même, vivant et glorieux, est présent de manière vraie, réelle et substantielle, son Corps et son Sang, avec son âme et sa divinité » (Catéchisme, § 1413).

Cet enseignement officiel de Jean-Paul II a conduit un prêtre catholique, John O’Brien, à expliquer comment s’accomplit cette consécration du pain et du vin par le prêtre :

« La Sainte Vierge devint un canal humain qui permit au Christ de s’incarner une seule fois ; mais le prêtre fait descendre le Christ du ciel et Le rend présent sur nos autels en tant que Victime éternelle pour les péchés des hommes, non pas une seule fois, mais mille fois ! Le prêtre prononce une parole, et voici que le Christ, le Dieu éternel et tout-puissant incline la tête et obéit humblement au commandement du prêtre » (8).

Cet enseignement-là est une hérésie qui nie la nature même de l’Incarnation. Le Christ Jésus s’est incarné une fois pour toutes, et jamais son incarnation ne sera répétée. Si Jean-Paul II et John O’Brien avaient raison, alors au cours de la même messe « Christ » se « désincarnerait » une fois que les éléments ont été ingérés et ne renferment plus « Christ ». Quel épouvantable blasphème que cet enseignement, car il attaque le Christ Jésus et sa souveraineté, et il trompe les fidèles. Jean-Paul II enseignait même qu’une puissance efficace émane du pain consacré. Il enseignait officiellement que « par la même charité qu’elle allume en nous, l’Eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs » (Catéchisme, §1395).

Jean-Paul II enseignait donc à ses fidèles à compter sur un objet physique pour recevoir la grâce de Dieu, comme si cet objet possédait quelque pouvoir surnaturel. Cette doctrine fait encourir la malédiction éternelle qui s’attache aux perversions de l’Évangile de Christ : « Si quelqu’un de vous vous annonce un évangile s’écartant de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:9). Il est déjà grave de proposer d’ingérer la chair de Christ, mais c’est encore pire d’enseigner que l’eucharistie « nous préserve des péchés mortels futurs ». Cette philosophie humaine séductrice, venue du fond des âges, pousse l’homme à se tourner vers un élément physique pour obtenir la vie.

Cette doctrine est d’autant plus insupportable qu’elle prétend préserver du péché alors qu’elle est intrinsèquement blasphématoire. Les croyances et les pratiques de Jean-Paul II étaient, spirituellement parlant, des pièges mortels. Il fait croire que des objets physiques possèdent un pouvoir en eux-mêmes, et qu’ils sont indispensables au salut. Jean-Paul II poussait les gens à croire que les sacrements physiques de son Église ont en eux-mêmes le pouvoir de communiquer la grâce du Saint-Esprit. Il enseignait officiellement ce qui suit :

« L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut. La ‘grâce sacramentelle’ est la grâce de l’Esprit Saint donnée par le Christ et propre à chaque sacrement » (Catéchisme, § 1129).

Le programme de Jean-Paul II était d’inculquer la dépendance envers ces sacrements physiques, et non d’inciter les fidèles à mettre directement leur foi dans le Seigneur Jésus-Christ. Il détourne la foi de la personne de Christ, au profit de rituels qui passent pour posséder un pouvoir.

« ‘Forces qui sortent’ du Corps de Christ, toujours vivant et vivifiant… les sacrements sont les chefs-d’œuvre de Dieu… » (Catéchisme, § 1116).

Mais le véritable chrétien sait que la puissance de Dieu se déploie dans « l’Évangile de Christ… puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1:16). Il sait que chaque chrétien est justifié « gratuitement par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3:24). La foi et la pratique de Jean-Paul II ne sont pas celles d’une personne bienheureuse aux yeux de Dieu, loin de là.
 

Les dispositions de Jean-Paul II

On a souvent dépeint Jean-Paul II comme un homme rayonnant d’humilité et de compassion, tout dévoué à la cause de la paix et de l’unité dans le monde. Pourtant, derrière cette façade, il y avait une main de fer et une volonté de contrôler les gens au moyen de lois ecclésiastiques. Comme le pape Grégoire VII au onzième siècle, Jean-Paul II était décidé à bâtir un empire au moyen de lois pointilleuses. Avec un zèle immense, il s’est employé à mettre à jour l’arsenal des lois de l’Église catholique. Depuis l’époque de Grégoire VII, les papes ont trouvé indispensable d’établir des lois ecclésiastiques inflexibles avant de chercher à contrôler leurs sujets (et les autres personnes) au besoin par la force. Ainsi, en 1983, Jean-Paul II révisa le Code de Droit canonique de 1917. Aux lois déjà existantes, il en ajouta d’autres, comme celle-ci :

« L’Église a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants »  (Canon 1311).

Si on examine les nouvelles lois ajoutées par Jean-Paul II, on découvre qu’elles sont encore plus totalitaires que les lois de jadis. Plus clairement que ne l’a jamais fait aucune secte, cette loi officielle romaine ordonne aux fidèles d’étouffer des facultés qui sont un don de Dieu, à savoir leur intelligence et leur volonté :

« Il faut accorder non pas un assentiment de foi, mais une soumission religieuse de l’intelligence et de la volonté à une doctrine que le Pontife Suprême ou le Collège des Évêques énonce en matière de foi ou de mœurs » (Canon 752).

Ces lois précisent quelles seront les conséquences de l’insoumission : « Sera puni d’une juste peine : 1 [celui] qui enseigne une doctrine condamnée par le Pontife Romain… » (Canon 1371, § 1).  Jean-Paul II institue aussi des sanctions précises : « La loi peut établir d’autres peines expiatoires, qui privent le fidèle d’un bien spirituel ou temporel, et qui soient conformes à la fin surnaturelle de l’Église » (Canon 1312, § 2).
 

Jean-Paul II impose un contrôle plus strict à l’Église catholique

Jean-Paul II savait très bien imposer sa volonté au moyen des lois. Il avait même un génie particulier pour cela. Il n’existait pas le moindre contre-pouvoir face à son autorité et  à son pouvoir absolu. Son commentaire officiel du Droit Canonique contient ces affirmations :

« Le système de gouvernement de l’Église n’a rien à voir avec la notion d’équilibre des pouvoirs. En fait, les trois fonctions appartiennent au même ministère… À la différence du système américain, la loi ecclésiastique n’émane pas de la volonté des gouvernés, et la structure juridique de l’Église ne repose pas sur un système de pouvoirs et de contre-pouvoirs pour conserver son efficacité… Ce Code établit son système au moyen d’une structure hiérarchique où la verticalité l’emporte sur l’horizontalité. En fin de compte, le juge suprême, le Pape, est aussi le législateur et l’administrateur suprême… » (9).

L’imposition de la volonté de Jean-Paul II se voit clairement dans un article du Catholic World Report, intitulé : « Rome a parlé – une fois de plus. » On lit dans cet article :

« ‘Le Pape agit pour mettre fin au débat des libéraux sur les questions brûlantes’, comme le déclare un article à la une du New York Times, avec de sombres menaces ‘d’une juste punition’ pour les dissidents… Dans un autre reportage à la une, le Washington Post affichait le titre : ‘Selon les critiques, la lettre papale entraîne des divisions’. Et le Post d’ajouter l’inévitable sous-titre : « Une dissidence à propos du dogme peut entraîner un châtiment… ».

Puis, pour promouvoir le programme œcuménique de Jean-Paul II et pour piéger les évangéliques, les luthériens, et les anglicans en leur faisant accepter le catholicisme comme une expression valide du christianisme, le Vatican annonça que le pape allait demander pardon pour l’Inquisition. Mais le 12 mars 2000, pendant la messe où cette demande devait être formulée, Jean-Paul II se contenta de demander pardon pour les méfaits commis dans le passé par des membres de l’Église. En réalité, il savait fort bien que tout au long des 605 années d’Inquisition, ce n’étaient pas de simples membres de l’Église catholique qui à titre individuel avaient fait systématiquement massacrer les croyants bibliques et avaient confisqué leurs biens personnels. Au contraire, comme le souligne Lord Acton, lui-même catholique, « au premier chef, ce furent les papes qui causèrent toutes ces persécutions et ces souffrances, se préoccupant de prescrire eux-mêmes avec force détails les moyens les plus efficaces pour torturer ces croyants. » Jean-Paul II donnait l’impression d’être très pieux : mais si on étudie ses lois, ses décrets, ses verdicts et ses actes, on voit qu’il était un despote investi de pouvoirs dictatoriaux.

L’Écriture nous avertit solennellement au sujet de la façade derrière laquelle se dissimulent ces gens retors : ce sont « de faux apôtres, des ouvriers d’iniquité, se faisant passer pour des apôtres de Christ. Et ce n’est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2 Corinthiens 11 :13,14). Nous avons la preuve que Jean-Paul II n’était pas un homme exalté aux yeux du Seigneur, qu’il n’était pas de ceux qui connaissent Christ comme Seigneur et Sauveur. Au contraire, il faut le démasquer pour éviter à d’autres de tomber dans les séductions et les pièges qu’il a tendus au monde catholique, au monde évangélique, et à tous ceux qui voulaient bien l’écouter.
 

Maudit devant le Seigneur Dieu

Il est évident que Jean-Paul II n’était pas, et n’est pas bienheureux aux yeux de Dieu. Qu’était-il donc ? Selon sa propre estimation, il se considérait comme l’autorité suprême sur la terre. Le 8 octobre 2000, en tant que prétendu « Vicaire de Christ », il consacra le monde et le nouveau millenium à « Marie, la Toute Sainte » (10). Cet acte blasphématoire tourne en dérision le premier des Dix Commandements. Par là, et par d’autres actes officiels blasphématoires, Jean-Paul II montre son vrai visage. Manifestement, sans la moindre ambiguïté, il correspond à la définition de « l’homme de péché » dont parle la deuxième Épître aux Thessaloniciens : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière : car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme impie, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu » (2 Thessaloniciens 2:3, 4). Ce même Jean-Paul II, qui se donnait les titres de « Saint Père »  et de « Vicaire de Christ » correspond rigoureusement à la définition que donne l’apôtre Jean de l’Anti-Christ : « Qui est un menteur, si ce n’est celui qui nie que Jésus est le Christ ? C’est lui, l’anti-christ, qui nie le Père et le Fils » (1 Jean 2 :22). En prenant pour lui-même les titres de « Père Saint » et de « Vicaire de Christ », Jean-Paul II niait à la fois le Père et le Fils, se démasquant lui-même. Jusque dans son Catéchisme, il s’arrogeait la fonction qui appartient en propre à Christ, celle de chef suprême et universel de l’Église. Il a déclaré :

« En effet, le Pontife romain a sur l’Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel, qu’il peut toujours librement exercer » (Catéchisme, § 882).

Jean-Paul II s’avéra le pire des ennemis de Christ : sous prétexte de le servir, il eut l’audace de saper les prérogatives uniques du Seigneur en essayant ouvertement d’usurper sa place et son pouvoir. Le plus grave est que Jean-Paul II a déclaré haut et fort qu’il existe « un abondant échange de tous biens » dans la communion avec les défunts (Catéchisme, § 1475). Dans ce même paragraphe, il développe l’idée suivante : « Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres ». Cela revient à s’opposer catégoriquement à l’Évangile de Christ. Jean-Paul II n’a jamais, que nous sachions, renoncé à cette doctrine. Pourtant la Parole divine écrite, que Jean-Paul II possédait et sur laquelle il appuyait partiellement son autorité, proclame : « Si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:9). Cela nous conduit à une conclusion attristante et on ne peut plus grave : devant le tribunal de l’absolu de la Parole divine, Jean-Paul II s’est rendu anathème par ses propres paroles. Notre premier souci est donc de présenter l’Évangile véritable à ceux qui vivent dans la soumission aux doctrines que cet homme a propagées, car ces dernières sont de nature à damner les âmes.
 

La réponse du croyant biblique

C’est parce que le Seigneur nous commande de « combattre pour la foi transmise aux saints une fois pour toutes » que nous examinons avec soin ce que croyait et faisait Jean-Paul II. Nous devons prendre position pour la vraie foi biblique « en reprenant les uns, ceux qui contestent… avec une pitié mêlée de crainte » (Jude 3 et 22). Le Seigneur nous dit : « dans le monde vous aurez des tribulations, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). En lui, il nous est commandé de tenir ferme, « après avoir tout surmonté » (Éphésiens 6:13). Ainsi, nous sommes entièrement assurés que le Seigneur Dieu est avec nous. La certitude du triomphe final doit dynamiser notre effort et nous encourager dans la lutte. Nous sommes convaincus que le travail accompli en son Nom portera constamment du bon fruit, selon sa parole : « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5:4). Au beau milieu de toute la mise en scène spectaculaire entourant la béatification de Jean-Paul II, le Seigneur peut intervenir pour sauver des âmes, tout comme il l’a fait au milieu du faste entourant la visite de Benoît XVI au Royaume-Uni en septembre 2010.
 

Que la trompette de l’Évangile retentisse ! Que par l’autorité de l’Écriture, tous le sachent : c’est seulement par grâce que les pécheurs reçoivent le pardon, seulement par la foi, en Christ Jésus seul ! Et toute gloire revient à Dieu seul ! Le Seigneur lui-même nous commande de crier à pleine voix : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6:29). « Repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1:15). Là où se trouvent la foi véritable et l’amour pour le Seigneur, là se trouve aussi, jusque dans les afflictions, une joie ineffable et pleine de gloire. Dieu est l’unique Père saint, il est le Très Saint. Sa sainteté est la marque distinctive de tous ses attributs. Voilà pourquoi il est capital que nous soyons réconciliés avec le Dieu unique, le Dieu Très Saint, selon les conditions que lui-même prescrit. Tournez-vous donc vers Dieu par la foi seule, en Christ seul, pour recevoir le salut que lui seul accorde par la conviction que donne son Esprit ; que votre seul fondement soit la mort et la résurrection de Christ pour les siens. Croyez en lui seul, « à la louange de la gloire de sa grâce » (Éphésiens 1:6).
 

Notes :

     

  1. http://www.zenit.org/article-31523?l=english accédé le 24/01/11
  2. http://www.zenit.org/article-31460?l=english accédé le 4/02/11
  3. http://www.zenit.org/article-31450?l=english accédé le 18/01/11
  4. Catéchisme de l’Église Catholique, Éditions Centurion/Cerf/Fleurus/Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998. Toutes les autres citations du Catéchisme catholique sont extraites de ce même ouvrage, et sont signalées par leur numéro de paragraphe. Les caractères gras sont ajoutés par l’auteur du présent article. Les italiques figurent dans l’original.
  5. Selon 2 Thessaloniciens 2:4 : « au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ». Le mot rendu par « au-dessus de » peut aussi se traduire par « à la place de » ou par « autant que ».
  6. Toutes les citations du Code de Droit canonique proviennent de l’adresse suivante : http://www.vatican.va/archive/FRA0037/_INDEX.HTM
  7. http://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html#LES SACREMENTS DE L’INITIATION CHRÉTIENNE
  8. John A. O’Brien, The Faith of Millions : The Credentials of the Catholic Religion, revised edition, Huntington, IN: Our Sunday Visitor, 1974, p. 256.
  9. The Code of Canon Law: A Text and a Commentary, James A. Coriden, Thomas J. Green, Donald E. Heintschel. (Mahwah, NJ : Paulist Press, 1985) p. 2.
  10. « Le point culminant de la célébration du Jubilé Épiscopal fut la messe concélébrée par le pape et les évêques sur la place Saint-Pierre au matin du dimanche 8 octobre. Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis pour assister à la sainte liturgie, qui se termina par l’Acte de Consécration à Marie, la Toute Sainte. » (source : L’Osservatore Romano hebdomadaire en anglais, 11 octobre 2000.)
  11.  


Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, http://www.bereanbeacon.org/

La reproduction de cet article est autorisée, y compris sur l’Internet, à condition qu’elle soit intégrale, et qu’aucune modification ne soit effectuée. Voir également les autres articles en français de Richard Bennett, à l’adresse: http://www.bereanbeacon.org/index.php?link=french
 

]]>
http://www.blogdei.com/14150/beatification-de-karol-wojtyla-jean-paul-ii-est-il-bienheureux-aux-yeux-du-seigneur-dieu-par-richard-bennett/feed/ 7
Pâque ou Pâques ? Quelques questions à un messianique sur la signification spirituelle de la Pâque selon la Bible http://www.blogdei.com/14030/paque-ou-paques-quelques-questions-a-un-messianique-sur-la-signification-spirituelle-de-la-paque-selon-la-bible/ http://www.blogdei.com/14030/paque-ou-paques-quelques-questions-a-un-messianique-sur-la-signification-spirituelle-de-la-paque-selon-la-bible/#comments Sat, 23 Apr 2011 07:20:43 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=14030

blogdei

Marcel Marhuenda, tu es un membre éminent de l’AFJM, qu’est-ce donc?
Je suis effectivement membre de l’AFJM, membre du bureau et responsable pendant plusieurs années de la mise en place des Conventions annuelle. Cette année c’est l’ADD de Dijon qui s’en occupe, car, entre autre, je ne pouvais plus le faire, faute de temps actuellement… L’AFJM signifie Alliance Francophone des Juifs Messianiques, pour cela voir notre site Yechoua.com.

Nous fêtons pâques ce week-end… Pourquoi la chrétienté y met-elle un « s », il y en aurait donc plusieurs?
Le mot Pâque vient de pessah (prononcé pessar) et qui signifie passer par-dessus… Je pense d’ailleurs que l’origine étymologique du mot « passer » en français vient de l’hébreu pessar, mais les dictionnaires étymologiques s’arrêtent en général au Grec et au Latin, ils ne vont pas plus loin… Dans la langue française on écrit Pâques à cause des deux Pâques, celle de l’Ancienne Alliance et celle de la Nouvelle Alliance… Mais dans la Bible, Pâque s’écrit au singulier dans l’AA et dans la NA:
« C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux juifs: voici votre roi. » (Jean 19:14) « Après l’avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l’intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. » (Actes 12:4) « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. » (1Co 5:7) « C’est par la foi qu’il fit la Pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites. » (Heb 11:28)

Quelle est alors la signification spirituelle de la pâque juive?
La Pâque Juive ou plutôt selon la Bible, la Pâque de l’Eternel (Ex 12:11: « Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel ») signifie que quand Dieu voyait le sang de l’agneau pascal sur les portes de la maison des hébreux, et même chez les Egyptiens qui l’on fait, Il passait par dessus cette maison sans détruire le premier né. Dans la Nouvelle Alliance, quand Dieu voit le sang de l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde sur la porte de notre cœur, c’est-à-dire le sang de Yéchoua’, ou Jésus en Français, Il passe et passera par-dessus nous et nous épargnera au jour du jugement… (1Jean 1:7: « Mais SI nous marchons dans la lumière, comme Il est lui-même dans la lumière, alors nous sommes mutuellement en communion et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché »).

Devons-nous continuer de fêter les fêtes chrétiennes traditionnelles, pour ne pas laisser la laïcité les étouffer ou devons-nous revenir au modèle biblique seul?
Je pense que si les Chrétiens veulent se souvenir du jour de Pâque (quoique que chaque fois que l’on prend le repas du Seigneur, on se souvient de la Pâque puisque l’on fait cela en mémoire de Lui, de Sa mort, de Sa résurrection…), il serait préférable alors de ne considérer que la Parole de Dieu et non pas le calendrier Grégorien catholique qui a changé la date… Le jour de Pâques c’est le 14e jour du mois de Nissan selon la Parole de Dieu, et le plus simple est de suivre le calendrier Hébreu et non le calendrier de Rome… Dans la tradition catholique Romaine : Pâques est célébré toujours un dimanche, après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps, donc le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l’équinoxe de printemps. Voici ce qu’affirme la Bible en Levitique 23:5 : « Le premier mois (Nisan ou Aviv, càd printemps), le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Eternel. »
Donc cela peut être n’importe quel jour de la semaine et non un dimanche. Aussi, comme une des missions des Juifs et des non Juifs est d’annoncer le salut en Jésus aux Juifs, comment leur parler de la Parole immuable de Dieu si des « chrétiens » ont changés les dates ? L’apôtre Paul a dit: « Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les juifs, j’ai été comme juif, afin de gagner les juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns… » (1Co 9)

Existe-t-il un risque de tomber dans un nouveau légalisme, dans la mode judaïsante actuelle?
Oui en effet. Annoncer aux Juifs le salut en Yéchoua’ d’une manière Juive, c’est bien, mais c’est un terrain glissant et certains y ont glissés. A force d’aller dans ce sens, ils sont revenus à l’Ancienne Alliance ou même dans la tradition rabbinique et ainsi, quelques-uns même aujourd’hui sont de retour à la synagogue ou sont devenus Juifs.
A l’AFJM, nous sommes contre le retour à l’Ancienne Alliance et contre le retour à la tradition tout en gardant le coté Israélien dans nos Conventions. Comme le dit Jacques Elbaz, le Président actuel de l’AFJM, nous n’avons pas besoin de nous déguiser pour plaire à Dieu…

]]>
http://www.blogdei.com/14030/paque-ou-paques-quelques-questions-a-un-messianique-sur-la-signification-spirituelle-de-la-paque-selon-la-bible/feed/ 4
Droit de réponse du professeur révoqué pour avoir projeté un film ProVie + la vidéo incriminée retirée par Youtube http://www.blogdei.com/13769/droit-de-reponse-du-professeur-revoque-pour-avoir-projete-un-film-provie-la-video-incriminee-retiree-par-youtube/ http://www.blogdei.com/13769/droit-de-reponse-du-professeur-revoque-pour-avoir-projete-un-film-provie-la-video-incriminee-retiree-par-youtube/#comments Mon, 04 Apr 2011 18:24:32 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13769

ProVie France

Ndlr: Ce qui est violent, ce ne sont pas les IMAGES que l’on montre mais la réalité de l’avortement, que notre époque tente d’étouffer. Sur cette photographie, des « restes humains » d’un bébé de 12 semaines, trouvés dans une poubelle de clinique…

Je viens d’apprendre ma révocation par le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel. Cette décision fait suite à mon lynchage par les médias “étatiques” le 24 nov 2011 alors que j’étais au chevet de mon fils gravement blessé dans un accident de la route.

Mon crime? Avoir organisé, comme nous l’ordonnent les textes, un débat contradictoire en cours d’Education civique sur l’avortement. J’ai mené ce débat dans un souci constant d’objectivité, de tolérance, de respect pour les données scientifiques. Les élèves qui ne souhaitaient pas voir le document “No need to argue” étaient libres de quitter la classe. Deux professeurs extrémistes, partisans de l’organisation Prochoix, m’ont dénoncé à cette officine de culture de mort. (…)

La pseudo-procédure de poursuite a été conduite au mépris des principes fondateurs du Droit. Je n’ai jamais été entendu. Les pièces en ma faveur n’ont pas été jointes au dossier (pétition des élèves, lettres de soutien des élèves etc.) “La cellule de soutien psychologique” (Sic!), soi-disant indispensable n’a été consultée que par…. ZERO élève!!

L’acte d’accusation du rectorat, qui me reproche mes positions (scientifiquement fondées) trop proches de celles de l’Eglise catholique est purement discriminatoire.

>>> lire la suite

>>> Voir la vidéo « No Need To Argue », interdite par l’Education nationale en France et supprimée par Youtube

]]>
http://www.blogdei.com/13769/droit-de-reponse-du-professeur-revoque-pour-avoir-projete-un-film-provie-la-video-incriminee-retiree-par-youtube/feed/ 10
Stratégie de reconquête « spirituelle » européenne par le Vatican http://www.blogdei.com/13447/strategie-de-reconquete-spirituelle-europeenne-par-le-vatican/ http://www.blogdei.com/13447/strategie-de-reconquete-spirituelle-europeenne-par-le-vatican/#comments Sun, 20 Mar 2011 18:20:31 +0000 domy http://www.blogdei.com/?p=13447

lemondedesreligions.fr

A l’initiative de Benoît XVI, la reconquête spirituelle de l’Europe se fera en partie via le « Parvis des gentils ». Ce nom est une référence à un passage de l’Evangile, où Jésus évoque le parvis du Temple, lieu de discussion entre les Juifs et les non-Juifs. Le Vatican veut dialoguer avec les non-croyants, mais pas avec n’importe lesquels. Il n’est pas question pour eux de discuter avec Michel Onfray, par exemple. Mais ils sont prêts à discuter avec un certain type de non-croyants, par exemple ceux s’interrogeant sur le vide laissé par la sortie du religieux. Cette première initiative aura lieu en France à la fin du mois de mars dans des lieux très emblématiques: la Sorbonne, l’Unesco, l’Académie Française, le Collège des Bernardins et le parvis de Notre-Dame. Il existe donc une stratégie de reconquête catholique. Mais elle se heurte à une sécularisation de plus en plus importante des sociétés. Rien n’est donc joué!

Lire l’article:

http://www.lemondedesreligions.fr/entretiens/le-vatican-est-dans-une-strategie-de-reconquete-spirituelle-europeenne-11-03-2011-1297_111.php

]]>
http://www.blogdei.com/13447/strategie-de-reconquete-spirituelle-europeenne-par-le-vatican/feed/ 0
Le Chili et le Vatican appellent la commission de l’ONU à la protection de l’enfant à naître http://www.blogdei.com/13312/le-chili-et-le-saint-siege-appellent-la-commission-de-l%e2%80%99onu-a-la-protection-de-l%e2%80%99enfant-a-naitre/ http://www.blogdei.com/13312/le-chili-et-le-saint-siege-appellent-la-commission-de-l%e2%80%99onu-a-la-protection-de-l%e2%80%99enfant-a-naitre/#comments Tue, 15 Mar 2011 06:34:30 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13312

C-Fam

L’auditoire était ébahi à l’écoute d’un diplomate chilien lorsque celui-ci a déclaré que « le respect de la vie humaine est central dans la réduction de la mortalité maternelle » et a critiqué à ceux qui font la militent pour la légalisation de l’avortement.

Tout cela s’est passé lors de la Commission sur la condition de la femme, une conférence annuelle de deux semaines qui a compté les nombreuses victoires de mouvance pro-avortement. Même si le thème de la commission de cette année était « éducation, science et technologie », l’avortement a dominé une grande partie du débat.

La diplomate chilienne a livré sa plaidoirie contre l’avortement lors de discussions sur la réduction de la mortalité maternelle. La représentante du Chili a cité des études récentes démontrant que depuis que le Chili avait interdit l’avortement thérapeutique en 1989, la mortalité maternelle au Chili avait diminué de 88%. « Une législation qui protège la vie de l’enfant à naître ne fait pas augmenter la mortalité maternelle », a-t-elle déclaré à l’assemblée.

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/13312/le-chili-et-le-saint-siege-appellent-la-commission-de-l%e2%80%99onu-a-la-protection-de-l%e2%80%99enfant-a-naitre/feed/ 3
Le peuple Juif n’est pas responsable de la mort de Jésus, affirme le Pape http://www.blogdei.com/13282/le-peuple-juif-nest-pas-responsable-de-la-mort-de-jesus-affirme-le-pape/ http://www.blogdei.com/13282/le-peuple-juif-nest-pas-responsable-de-la-mort-de-jesus-affirme-le-pape/#comments Sat, 12 Mar 2011 17:46:37 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13282

20 minutes/CPDH

Avec le deuxième tome de son Jésus de Nazareth, qui sort ce jeudi en sept langues, Benoît XVI exonère le «peuple» juif de la responsabilité dans la mort de Jésus… L’Eglise catholique a, pour la deuxième fois de son histoire, rejeté la thèse d’une responsabilité collective du peuple juif dans la mort du Christ. Dans un livre publié ce jeudi et intitulé Jésus de Nazareth (tome 2), le Pape Benoît XVI repousse ce concept, une position déjà adoptée par l’Eglise catholique dans les années 1960.

Ce livre signé Joseph Ratzinger, deuxième tome d’une trilogie débutée en 2007, retrace l’épisode de la Passion, c’est-à-dire le retour de Jésus à Jérusalem jusqu’à la Résurrection. Présenté mercredi au siège de la Conférence des évêques de France à Paris, il mêle réflexions historiques et théologiques, insistant sur certains points de la doctrine catholique. Mais c’est un passage qui a focalisé les commentaires.

Rejet du racisme

A la question: «Qui étaient précisément les accusateurs» du Christ? Benoît XVI écrit que l’évangéliste Jean note «les Juifs». Le Pape estime que cette réponse «n’indique en aucune manière le peuple d’Israël comme tel», mais «a une signification précise et rigoureusement limitée» à «l’aristocratie du Temple (…) et qu’elle a encore moins un caractère raciste».

Cette position est la réaffirmation d’une déclaration adoptée à l’issue du concile de Vatican II, en 1965, position immédiatement saluée par Israël et les mouvements juifs. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a adressé, la semaine dernière, une lettre à Benoît XVI dans laquelle il le félicite «d’avoir rejeté avec force (…) cette fausse accusation qui a servi de fondement à la haine du peuple juif pendant de nombreux siècles».

Cette déclaration ouvre un nouveau chapitre dans les relations avec la communauté juive. Celles-ci avaient été dégradées avec la réintégration dans l’Eglise catholique de l’évêque négationniste britannique Richard Williamson, un acte qui …

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/13282/le-peuple-juif-nest-pas-responsable-de-la-mort-de-jesus-affirme-le-pape/feed/ 27
Christine Boutin réagit aux propos de Nicolas Sarkozy et lance la pétition « Racines Chrétiennes de l’Europe » http://www.blogdei.com/13179/christine-boutin-reagit-aux-propos-de-nicolas-sarkozy-et-lance-la-petition-racines-chretiennes-de-leurope/ http://www.blogdei.com/13179/christine-boutin-reagit-aux-propos-de-nicolas-sarkozy-et-lance-la-petition-racines-chretiennes-de-leurope/#comments Sun, 06 Mar 2011 14:49:30 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=13179

blogdei

Dans une interview au quotidien Le Parisien, la présidente du Parti Chrétien Démocrate réagit aux propos de Nicolas Sarkozy au Puy-en-Velay, qui appelait à « assumer sans complexe l’héritage chrétien de la France ». Elle explique : « Les catholiques de France savent voir les choses (…) C’est bien de faire des déclarations, de faire des images, d’aller sur des hauts lieux du catholicisme français, il faut agir ! »

Christine Boutin poursuit dans sa pétition: « Les débats riches et nombreux tenus sur ce sujet lors de la Convention Européenne de 2003 n’ont pas permis d’aboutir à un résultat satisfaisant ».

Malgré une concession à la pensée maçonnique telle que présentée dans le Livre Blanc de la laïcité du Grand Orient de France, elle lance une courageuse pétition pour que les instances européennes reconnaissent leur héritage « des civilisations gréco-romaines, des valeurs judéo-chrétiennes et de l’humanisme laïc ».

>>> Lancement de la pétition : le PCD appelle les peuples à revendiquer leur héritage !

]]>
http://www.blogdei.com/13179/christine-boutin-reagit-aux-propos-de-nicolas-sarkozy-et-lance-la-petition-racines-chretiennes-de-leurope/feed/ 25
Témoignage d’un ex-prêtre catholique: Mes soutanes noires étaient bien à l’image des ténèbres de mon cœur http://www.blogdei.com/13016/temoignage-dun-ex-pretre-catholique-mes-soutanes-noires-etaient-bien-a-l%e2%80%99image-des-tenebres-de-mon-coeur/ http://www.blogdei.com/13016/temoignage-dun-ex-pretre-catholique-mes-soutanes-noires-etaient-bien-a-l%e2%80%99image-des-tenebres-de-mon-coeur/#comments Sat, 26 Feb 2011 13:46:02 +0000 Myriam Michoud http://www.blogdei.com/?p=13016

Témoignage d’un ex-prêtre catholique

Témoignage de Roberto Zuniga, ex-prêtre catholique en Amérique du Sud par témoignage on line

Puisque les protestants faisaient constamment référence à l’autorité de la Bible, j’ai décidé d’écrire un livre en me servant des Ecritures pour dénoncer leur erreur.

Quoique j’aie été prêtre pendant de nombreuses années, j’ai passé plus de cinquante ans dans les ténèbres spirituelles, car ma connaissance de Jésus-Christ était bien limitée et bien déformée. En fait, le véritable Christ de la Bible restait caché à mes yeux, occulté par de multiples couches d’enseignements religieux compliqués. Je croyais qu’en-dehors du catholicisme de l’Eglise de Rome, personne ne pouvait être sauvé, et que le pape, représentant du Christ sur la terre, était infaillible. Je lui étais tellement attaché que j’aurais donné ma vie pour le défendre.

L’enseignement de l’Eglise

A l’âge de seize ans, après avoir reçu toute mon éducation chez les pères Jésuites, j’ai décidé de devenir moine. J’ai fait mes études au Pérou, en Ecuador, en Espagne et en Belgique, et j’ai été ordonné prêtre. Pendant bien des années, j’ai enseigné dans des écoles catholiques, puis dans un séminaire ; ensuite j’ai servi en tant que Vice-Chancelier dans le tribunal ecclésiastique de mon diocèse. J’ai été aumônier dans l’armée, et prêtre dans deux des paroisses les plus importantes de mon pays. Comme prêtre de paroisse, je me faisais fort de combattre les protestants. Je les considérais comme des hérétiques et j’enseignais à mes fidèles que tous les protestants étaient dépourvus de sens moral. Puisque certains d’entre eux faisaient constamment référence à l’autorité de la Bible, j’ai décidé d’écrire un livre en me servant des Ecritures pour dénoncer cette erreur-là.

L’enseignement de Dieu

J’ai soigneusement étudié la Bible, chapitre après chapitre, pendant trois ans. J’ai alors été terriblement ébranlé en découvrant que c’était moi qui étais dans l’erreur. Incapable de réfuter ces hérétiques, j’étais moi-même réfuté par ma propre Bible catholique. J’ai vu combien mes croyances catholiques m’avaient éloigné de ma Bible. Souvent, j’étais ému aux larmes de voir que j’avais si docilement adhéré à des pensées humaines au lieu de m’attacher à l’enseignement de Dieu. Cette lecture de la Bible chapitre par chapitre a également eu pour effet d’aviver progressivement ma conscience. J’ai vu combien j’étais loin de Dieu. En tant que prêtre, je projetais une image de sainteté, mais en réalité je donnais prise à toutes sortes de péchés, et ma vie n’avait rien de céleste. Mes soutanes noires étaient bien à l’image des ténèbres de mon cœur. Rien ne me procurait cette paix à laquelle j’aspirais tant: ni les sacrements, ni les prières aux saints, ni la pénitence, ni l’eau bénite, ni la confession de mes péchés à un confesseur humain.

Transformé par le Christ

Prêtre plus que cinquantenaire, un jour j’ai enfin livré mon cœur à Dieu. Je me suis agenouillé devant Christ; bien qu’invisible, Il est enfin devenu quelqu’un de vivant et de vrai pour moi. Conscient d’être moins que rien, le cœur brisé, je me suis repenti de L’avoir offensé par ma vie de péché. En esprit, j’ai vu la croix où Son Sang précieux a coulé pour me délivrer du châtiment que je méritais. A la suite de cette prière, le Christ a transformé ma vie. Il m’a appelé hors du tombeau de mes ténèbres spirituelles; m’a conduit dans une expérience vivante, et m’a donné de Le connaître personnellement, tel qu’Il est. Le secret de l’authenticité spirituelle est de rencontrer le Christ au travers d’une foi sincère et fervente.
Là où le Christ règne sans partage dans un cœur, toutes les autres bénédictions spirituelles sont assurées par surcroît.

http://journalchretien.net/

]]>
http://www.blogdei.com/13016/temoignage-dun-ex-pretre-catholique-mes-soutanes-noires-etaient-bien-a-l%e2%80%99image-des-tenebres-de-mon-coeur/feed/ 2
Début de la Semaine de prière pour l’unité: 3 évêques anglicans ordonnés prêtres catholiques ! http://www.blogdei.com/12371/debut-de-la-semaine-de-priere-pour-lunite-3-eveques-anglicans-ordonnes-pretres-catholiques/ http://www.blogdei.com/12371/debut-de-la-semaine-de-priere-pour-lunite-3-eveques-anglicans-ordonnes-pretres-catholiques/#comments Mon, 17 Jan 2011 09:09:29 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12371

La Croix

Trois anciens évêques anglicans traditionalistes, opposés au virage « libéral » de leur hiérarchie, ont été ordonnés prêtres samedi à la cathédrale de Westminster à Londres, deux mois après avoir rejoint l’Eglise catholique romaine.

« Cette journée unique marque une nouvelle étape dans la vie et l’histoire de l’Eglise catholique », a déclaré dans son homélie l’archevêque Vincent Nichols, lors de cette cérémonie à laquelle assistaient des centaines de représentants du clergé.

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/12371/debut-de-la-semaine-de-priere-pour-lunite-3-eveques-anglicans-ordonnes-pretres-catholiques/feed/ 0
Ils se battent pour rester chrétiens, dossier spécial dans Le Figaro http://www.blogdei.com/12063/ils-se-battent-pour-rester-chretiens-dossier-special-dans-le-figaro/ http://www.blogdei.com/12063/ils-se-battent-pour-rester-chretiens-dossier-special-dans-le-figaro/#comments Fri, 24 Dec 2010 09:27:54 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12063

Le Figaro

NDLR: Notons également un dossier spécial sur les persécutions antichrétiennes dans le Nouvel Obs. Signalons que, d’après la Bible, les chrétiens ne se battent pas et ne luttent pas contre « la chair et le sang », même s’il peut arriver des violences isolées en réaction à des persécutions. D’autre part, précisons que ce qui est souvent mentionné par les médias comme des violences « interreligieuses » (qui impliqueraient des torts des deux côtés) est souvent en réalité une violence subie par les chrétiens avec parfois, malheureusement, des réactions de vengeance ou d’autodéfense…

De l’Irak à la Chine et de l’Algérie au Pakistan, le christianisme est aujourd’hui, dans l’indifférence quasi générale, la religion la plus constamment et la plus violemment persécutée. Pourtant, partout dans le monde, il est des catholiques, des orthodoxes et des protestants qui ne capitulent pas devant le fondamentalisme musulman, l’hindouisme sectaire ou le marxisme militant. Les reporters et les correspondants du Figaro Magazine sont allés à la rencontre de ces héros silencieux qui luttent pour défendre leurs droits – et leur foi.

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/12063/ils-se-battent-pour-rester-chretiens-dossier-special-dans-le-figaro/feed/ 1
Pour la Commission européenne, Noël n’existe pas: un acte de discrimination, estime le parti de Christine Boutin http://www.blogdei.com/12061/pour-la-commission-europeenne-noel-n%e2%80%99existe-pas-un-acte-de-discrimination-estime-le-parti-de-christine-boutin/ http://www.blogdei.com/12061/pour-la-commission-europeenne-noel-n%e2%80%99existe-pas-un-acte-de-discrimination-estime-le-parti-de-christine-boutin/#comments Fri, 24 Dec 2010 09:15:55 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=12061

Parti Démocrate Chrétien

La Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires : cet agenda comprend la mention des fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes, mais aucune fête chrétienne n’y est signalée. La fête de Noël, par exemple, que l’on s’apprête à célébrer dans l’Europe entière, est tout simplement absente de cet agenda.

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/12061/pour-la-commission-europeenne-noel-n%e2%80%99existe-pas-un-acte-de-discrimination-estime-le-parti-de-christine-boutin/feed/ 20
La Toussaint reprend une fête païenne, voici son histoire http://www.blogdei.com/11338/la-toussaint-reprend-une-fete-paienne-voici-son-histoire/ http://www.blogdei.com/11338/la-toussaint-reprend-une-fete-paienne-voici-son-histoire/#comments Mon, 01 Nov 2010 18:35:13 +0000 jean T http://www.blogdei.com/?p=11338

Lettres à l’Epouse (schoenel)

La pratique des fêtes païennes a ceci de particulier, c’est qu’immanquablement elles font reculer le christianisme et ses valeurs.  Le diable sait très bien cela, c’est pour cela qu’il pousse les feux pour entretenir et développer ces pratiques totalement antéchrist. Une des manifestations les plus spectaculaires du recul des valeurs chrétiennes est la multiplication des défilés de zombies qui accompagne Halloween dans nos villes occidentales. Inexistantes il y peu, ce qui est vécu comme un jeu se répand comme un poison dans notre jeunesse.  Inspirés de films d’horreur et de jeux vidéo d’épouvante ces personnages sanguinolents sont à la fête à l’occasion de la Biennale Internationale du Zombie à Lyon par exemple ou avec la société AMC qui a organisé plusieurs marches zombies à travers le monde afin de promouvoir sa série télévisée The Walking Dead qui sort ce week-end. Ces nouvelles pratiques changent radicalement l’âme de nos sociétés modernes qui se corrompt avec de pareilles habitudes. L’horreur contamine des pans entiers de la vie des jeunes aujourd’hui au travers des jeux, séries TV, films, ou fêtes en tous genres.

zombiesparade.jpg
Mais l’origine de ces pratiques est anciennes. En 500 av. J-C, le monde celte ne se limite pas aux régions que sont aujourd’hui la Bretagne, l’Irlande, le pays de Galles ou l’Ecosse mais s’étend jusqu’à l’Auvergne et même l’Europe centrale. La vie quotidienne de ces tribus était inscrite dans un calendrier qui se comptait, non en jours, mais en nuits, l’année finissant le 31 octobre, date approximative du changement de climat entre l’été et l’hiver. Ainsi, à la pleine lune la plus proche du 31 octobre, les populations célébraient la fête de Samhain, défaite de Muck Olla, dieu du soleil, de l’été, des moissons et donc dieu de la vie, face au dieu Samhain, dieu des ténèbres, des nuits longues et froides, dieu de la mort. Cette célébration servait d’exutoire à la peur qu’engendrait dans ces populations paysannes la perspective de l’hiver et de la famine possible. Et comme Samhain triomphait, on disait qu’il emmenait avec lui sur la terre les âmes des défunts de l’année qui revenaient hanter les chaumières.

Cette société celte est dominée par une caste de décideurs politico-spirituels, celle des druides, instruits de sciences et de magie, qui parcourent la campagne les nuits de Samhain pour percevoir l’impôt dû aux sacrifices du dieu de la mort. Les paysans payent donc en espèces ou en nature, sous la menace de recevoir un mauvais sort de la part des druides, qui tiennent ces populations par la peur et la superstition. Ensuite commencent les nuits de Samhain qui pouvaient durer pendant deux semaines à compter du 31 octobre et au cours desquelles des cérémonies de sacrifices assemblaient les populations autour de feux nocturnes pour y immoler des animaux, des esclaves ou des prisonniers ennemis, dans l’optique d’apaiser le dieu dont on craignait la puissance néfaste.

De même, les participants se couvraient de peaux de bêtes pour apaiser ou effrayer les mauvais esprits et pensaient les tenir loin des feux en faisant le plus d’agitation possible : cris, danses et chants pour les éloigner.

Puis les druides clôturaient les cérémonies en étouffant le feu sacré qui brûlait toute l’année sur l’autel des sacrifices, avant de le rallumer avec des branches du chêne lui aussi sacré. Enfin, chaque chef de famille emportait dans sa maison des braises dudit foyer, afin d’y entretenir lui aussi ce feu au long de l’année.

Depuis toujours, l’Eglise catholique eut le souci de pérenniser les fêtes païennes par des fêtes religieuses aux couleurs catholiques et de les placer aux mêmes dates, semant ainsi la confusion, notamment parmi les populations fraîchement converties, tentées de sombrer dans le syncrétisme. Il en est ainsi de la fête de la Nativité placée le jour de l’équinoxe, de la fête solaire et de la fête du dieu romain Mithra, de Pâques à l’époque des fêtes celtiques du Renouveau, de la Saint Jean le jour du solstice d’été. De même, la fête de la Toussaint (fête de tous les saints), initialement instaurée au mois de mai par le Pape Grégoire IV (840), est rapidement déplacée au 1er novembre et le lendemain, 2 novembre, est consacré au culte des morts par saint Odilon, abbé de Cluny (1248), dans le but de célébrer l’union de l’Eglise triomphante, de l’Eglise militante et de l’Eglise souffrante qui ne forment qu’une seule Eglise. Les dates des 1er et 2 novembre ont donc été choisies précisément dans le but de remplacer les fêtes de tradition païenne.

Mais les superstitions rurales locales subsistent et, dès lors, le mot désignant la veille de la Toussaint devient All Hallow Evening, le soir de tous les esprits, que l’usage transformera en All Hallow’en puis Halloween.

Article source

]]>
http://www.blogdei.com/11338/la-toussaint-reprend-une-fete-paienne-voici-son-histoire/feed/ 2
Discours de Nicolas Sarkozy à la villa Bonaparte http://www.blogdei.com/10970/discours-de-nicolas-sarkozy-a-la-villa-bonaparte/ http://www.blogdei.com/10970/discours-de-nicolas-sarkozy-a-la-villa-bonaparte/#comments Sun, 10 Oct 2010 14:50:49 +0000 colibri http://www.blogdei.com/?p=10970

la Croix

« Il n’y a pas d’économie sans règles.
Il n’y a pas de vie en société sans règles.
Il n’y a pas de liberté sans règles.

La loi de la jungle, la loi du plus fort, du plus malin, du plus cynique, c’est le contraire de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, c’est le contraire de la civilisation.
Voilà l’enjeu.
C’est dans cet état d’esprit que la France présidera le G8 et le G20 à partir de la fin du mois de novembre.
Elle y consacrera toute son énergie.
Mais la mobilisation de toutes les forces non seulement politiques, mais aussi morales et spirituelles ne sera pas de trop. Car la partie décisive se joue d’abord dans les consciences. Son issue dépend de l’engagement de tous les hommes de bonne volonté et bien sûr d’abord de celui des responsables politiques, mais aussi de celui de toutes les autorités intellectuelles, morales, religieuses.

Lire l’article

]]>
http://www.blogdei.com/10970/discours-de-nicolas-sarkozy-a-la-villa-bonaparte/feed/ 8
Protestation contre la visite papale: Les évangéliques du Royaume-Uni témoignent, par Richard Bennett http://www.blogdei.com/10685/protestation-contre-la-visite-papale-les-evangeliques-du-royaume-uni-temoignent-par-richard-bennett/ http://www.blogdei.com/10685/protestation-contre-la-visite-papale-les-evangeliques-du-royaume-uni-temoignent-par-richard-bennett/#comments Mon, 20 Sep 2010 11:29:41 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10685

blogdei / BereanBeacon.org

Le pape appelle les britanniques à être plus spirituels, mais avec les nombreux scandales de pédophilie causés par une mauvaise doctrine sur le célibat, par exemple, quel crédit a cet homme?

Le pape appelle les britanniques à être "plus spirituels", mais avec les nombreux scandales de pédophilie causés par une mauvaise doctrine sur le célibat, par exemple, quel crédit a cet homme?

Chers amis,
Il est encourageant de voir des évangéliques préparer une réponse ferme à la visite du Pape au Royaume-Uni. Ce Pape, souvent appelé « l’Exécuteur », le « Panzer-Cardinal », ou encore « le Rottweiler de Dieu » conserve toute son habileté et tout son pouvoir de persuasion : il ne faut pas sous-estimer son influence. Nous devons nous investir dans la prière pour ceux qui vont protester et témoigner au cours de la visite papale. Les préparatifs des évangéliques à Édimbourg, à Glasgow, à Londres et à Birmingham sont plus qu’un encouragement : ils devraient aussi nous inciter à présenter l’Évangile aux catholiques que nous côtoyons jour après jour.

Vous trouverez ci-dessous un article sur ces préparatifs. Veuillez le faire connaître autour de vous, et si possible, l’afficher sur un site Internet.

R. Bennett

Protestation contre la visite papale : les évangéliques du Royaume-Uni témoignent

Richard Bennett

La visite papale doit débuter à Édimbourg le jeudi 16 septembre. À son arrivée, le Pape sera reçu par la Reine Élizabeth II au Palais de Holyrood. Il empruntera ensuite la longue avenue appelée « Princes Street », en présence d’une foule qui s’annonce nombreuse. Un acteur engagé par l’Église catholique marchera devant la « papamobile » tout au long du parcours, déguisé en John Knox. Quelle fausse image on donne là de ce Réformateur qui jamais n’a fait la moindre courbette devant un prélat catholique romain, ni même salué de tels personnages !  L’histoire montre que par la grâce de Dieu, le véritable John Knox contribua à libérer l’Écosse du catholicisme qui avait dominé ce pays pendant 450 ans. L’objectif suprême du Réformateur était la diffusion en Écosse et dans le monde de l’Évangile de la grâce. Le simple fait de faire figurer Knox dans cette procession revient à le présenter, en compagnie de vingt-quatre autres personnages historiques, comme le héraut du retour prochain de l’Écosse dans le bercail romain. Le Pape doit donc parcourir Princes Street à la manière d’un conquérant, et dans son cortège, on octroie une place à Knox pour amadouer les œcuménistes. Mais les vrais évangéliques ne jouent pas à ce jeu-là, pas plus que ne l’aurait fait Knox. Ils se préparent sérieusement pour la visite du Pape.

L’Écosse évangélique se prépare

De nombreux évangéliques projettent de se retrouver à l’extrémité nord de Princes Street, devant le bâtiment des Archives d’Écosse. Des tables y seront installées ; de là partiront ces évangéliques qui se déplaceront dans la foule en rendant témoignage. Ils seront porteurs de traités expliquant l’Évangile, dont trente mille exemplaires du traité « Ce que tout catholique doit savoir », et deux mille exemplaires de « Êtes-vous réconcilié avec Dieu ? ». Ils disposeront aussi de cinq cents exemplaires du livret contenant le témoignage « De la Tradition à la Vérité ». Ils partiront entre 8 heures et 9 heures, car la foule commencera sans doute à s’assembler de bonne heure. Le passage du Pape est attendu entre 11h. 30 et 12h. 30.

Le Pape sera ensuite reçu au palais du Cardinal O’Brien, puis il se rendra à Glasgow pour y célébrer le soir une messe en plein air à Bellahouston Park. Sachant que dès la fin de l’après-midi la police doit fermer l’autoroute aux abords de Glasgow, quelques évangéliques d’Édimbourg quitteront la capitale avant 14 h. Le Pape doit arriver à Bellahouston Park entre 17 et 18 h ; ce parc peut accueillir au maximum 220.000 personnes. Les évangéliques comptent y envoyer environ 200 volontaires pour évangéliser. Ils appellent encore d’autres volontaires à venir d’Édimbourg, de Glasgow et d’ailleurs, même d’Irlande, pour présenter à des âmes qui périssent l’Évangile de la grâce de Dieu. Un responsable évangélique faisant partie des organisateurs confirme que les autorités de la police à Édimbourg et à Glasgow sont favorables aux projets d’évangélisation dans leurs villes respectives. Les organisateurs insistent sur la nécessité de prier sérieusement et avec ferveur pour ce témoignage, avant et pendant la visite papale. Le point culminant de cet effort de prière sera une réunion organisée à Magdalen Chapel, Édimbourg, le 15 septembre à 19 heures, et à l’église réformée baptiste d’Anniesland, 4 Herschell Street à Glasgow, le même jour à la même heure.

L’Angleterre évangélique se prépare

À Londres, les évangéliques se préparent également. Quatorze associations chrétiennes se sont regroupées pour évangéliser les catholiques et pour protester pacifiquement au cours de cette future visite d’état. Ces groupes, coordonnés par l’organisation « Christian Watch » et par la « Protestant Truth Society », projettent d’être présents à chaque étape de la visite papale afin de témoigner de l’Évangile. Comme à Édimbourg, ces courageux témoins distribueront nos traités « Êtes-vous réconcilié avec Dieu ? » et « Ce que tout catholique doit savoir ». « Christian Watch » et la « Protestant Truth Society » ont préparé une édition spéciale de ces traités. Pour la toute première fois, le traité « Êtes-vous réconcilié avec Dieu ? » est disponible sur l’Internet, à l’adresse http://www.areyourightwithgod.com/ Tous ceux qui le désirent peuvent le télécharger et l’imprimer.

Outre ces traités, le témoignage « De la Tradition à la Vérité » sera distribué, surtout en anglais, mais aussi en espagnol et en polonais. Il est encourageant d’apprendre que ces associations ont invité les membres des églises à prendre au besoin un congé pour témoigner pendant ces journées. On a également sollicité l’aide des évangéliques retraités ou chômeurs. Quel encouragement aussi d’apprendre que pendant la visite papale, certains projettent de faire des enregistrements vidéo de cette évangélisation et désirent être interviewés par les médias séculiers !

Au Parlement, à l’Abbaye de Westminster, et à la cathédrale catholique de Westminster

Le vendredi 17 septembre, Place du Parlement à Londres, le Pape fera son entrée à Westminster Hall, où siègent les deux chambres du Parlement britannique. Cet espace ne sera pas accessible au public. Après s’être adressé au Parlement, le Pape se rendra à l’Abbaye de Westminster pour y rencontrer Rowan Williams, Archevêque [anglican] de Cantorbéry et primat d’Angleterre, ainsi que des évêques anglicans. Près de l’Abbaye, les évangéliques disposeront d’un espace où ils pourront protester et apporter un témoignage. Ils y seront rejoints par d’autres, qui auront déjà distribué des traités et témoigné pendant la journée, et qui poursuivront leurs activités à cet endroit. Il doit donc y avoir une présence évangélique visible et permanente à l’extérieur de l’Abbaye de Westminster, avec distribution de littérature chrétienne. Des versets de la Bible seront affichés sur des bannières, et des prédicateurs se relaieront pour annoncer la Parole de vérité. Ils feront savoir que les chrétiens véritables s’appuient sur la Bible seule, refusant les fausses manifestations de christianisme et les faux évangiles. Ils proclameront le message limpide de l’Évangile de la grâce, unique antidote aux faux évangiles. Pendant ce temps, des « témoins mobiles » se déplaceront en petits groupes parmi la foule aux abords de la Place du Parlement et de Victoria Street, ainsi que dans toutes les autres rues menant à la place. Ils distribueront notamment le traité « Ce que tout catholique devrait savoir ». Ces équipes seront en contact par téléphone portable au cas où des policiers trop zélés ou d’autres chercheraient à entraver leur témoignage évangélique.

Puis, le samedi 18 septembre au matin, ces mêmes équipes mobiles évangéliseront autour de la Gare Victoria et de diverses gares autoroutières, pour atteindre les pèlerins qui arrivent. Elles évangéliseront aussi dans les rues donnant accès à la cathédrale catholique de Westminster, où doit être célébrée la messe papale. Les membres de ces équipes se retrouveront d’abord à sept heures du matin à l’église baptiste de Westminster, 100, Horseferry Road, Londres. Après un temps de prière et de préparation, dès 8h15, ils commenceront à témoigner aux abords de la cathédrale catholique de Westminster, qui est tout près de là, au 42, Francis Street.

L’évangélisation au cours de la veillée de prière catholique et sur Victoria Street

Plus tard ce même jour, lors de la veillée de prière catholique à Hyde Park, des évangéliques seront disponibles pour rendre témoignage près des entrées et des sorties du parc. Des membres de l’église baptiste de Westminster se tiendront dans Victoria Street pendant la visite papale. C’est un lieu de choix pour évangéliser, car cette rue donne accès au métro et à la gare ferroviaire Victoria. Là se trouve le cœur même du catholicisme londonien, la cathédrale catholique de Westminster. Chaque jour des membres de l’église baptiste de Westminster seront présents pour rendre témoignage. Ils y sont pour ainsi dire « chez eux » car toute l’année, le samedi, ils évangélisent dans cette rue. Ils sont particulièrement motivés pour présenter l’Évangile aux pèlerins catholiques au cours de ces journées décisives. Ils s’attendent à Dieu pour que s’accomplisse cette parole d’Esaïe 55:11 : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. »

Une protestation évangélique écrite

D’autre part, les organisations chrétiennes coordonnées par la « Protestant Truth Society » publient une « Protestation commune contre la visite papale de 2010 », qui sera présentée à la Reine et au gouvernement. Ce texte paraîtra aussi dans un grand quotidien britannique, le Times, qui est d’accord pour le diffuser en tant qu’annonce. Le voici :

Protestation commune contre la visite du Pape au Royaume-Uni en 2010

Nous rappelant la protestation historique de Martin Luther en 1517 contre les erreurs de l’Église de Rome, nous les soussignés protestons contre cette visite d’état du Pape au Royaume-Uni. Le Pape revendique le titre de chef suprême de l’Église universelle et déclare que tous les gouvernements doivent lui être soumis, mais l’Église universelle a un seul chef, le Seigneur Jésus-Christ. Nul homme mortel ne peut s’attribuer ce titre. Au Royaume-Uni, la Reine est le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, et elle s’est engagée à soutenir l’Église d’Écosse. Elle est notre chef d’état, et en-dehors du Parlement britannique, nous n’acceptons pas d’autre autorité. Nous rejetons les absurdes prétentions qu’a le Pape d’exercer un pouvoir sur les gouvernements et les églises. Nous rejetons en particulier sa prétention blasphématoire à l’infaillibilité : Dieu seul est infaillible. Nous affirmons qu’il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes : l’Homme Jésus-Christ. Sur le Calvaire, Jésus-Christ est mort pour les péchés du monde entier. Ce sacrifice, offert une fois pour toutes, ne peut en aucun cas être renouvelé. Les pécheurs qui se repentent reçoivent le pardon par la grâce seule, par la foi seule, dans le Christ Jésus seul. La Bible, Parole inspirée de Dieu, est notre autorité suprême ; elle ne confirme en rien les fausses doctrines idolâtres de l’Église romaine. Reconnaissants à Dieu de cette grande lumière spirituelle qui brilla lors de la Réforme protestante au seizième siècle, nous déclarons que le Pape ne peut pas être un intermédiaire entre l’homme et Dieu. Ni Marie ni les « saints » ne peuvent intercéder en notre faveur. Jésus-Christ est notre seul avocat auprès de Dieu le Père. Le prétendu sacrifice de la messe, comme l’affirment clairement les Articles de l’Église d’Angleterre, est « une fable blasphématoire » et « une tromperie dangereuse ». Dieu seul peut absoudre les péchés : le confessionnal est un leurre. La doctrine romaine du purgatoire est étrangère à la Bible. Après leur mort, les hommes et les femmes vont soit au ciel, soit en enfer. Cette visite papale est une trahison de notre Constitution protestante et de l’Évangile dont elle est issue. Christ promet : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle ». Christ seul est le Roi des rois.

Le témoignage dans la ville de Birmingham

Le dernier jour de la visite du pape, une évangélisation doit également avoir lieu à Birmingham. Il se peut que là-bas le terrain soit fertile et déjà labouré, car apparemment les scandales s’y sont accumulés. Le dimanche 19 septembre à Birmingham, le Pape doit procéder à la béatification de John Henry Newman. Le journal « Independent Catholic News » annonce fièrement sur son site Internet :

« …le dimanche 19 septembre 2010, ce saint prêtre qui fut le berger de ses paroissiens sera béatifié au cours d’une messe célébrée à Birmingham par le Pape Benoît XVI à Cofton Park, un lieu magnifique jouxtant l’Oratoire de Rednal. Là, le Cardinal Newman avait trouvé une retraite paisible pour réfléchir et travailler. La messe, qui commencera à 10 heures, durera environ deux heures et l’on y attend plus de 70.000 pèlerins venus d’un peu partout dans le monde » (1).

Mais les catholiques qui fréquentent l’Oratoire sont mécontents. Damian Thompson écrit dans le quotidien britannique « Daily Telegraph » :

« Les paroissiens de l’Oratoire de Birmingham ont adressé une lettre ouverte au prêtre oratorien délégué par Rome auprès de la congrégation. Ils veulent savoir ce que sont devenus deux prêtres et un frère qui furent discrètement envoyés en exil en mai dernier, sans avoir été accusés ni soupçonnés de malversations sexuelles. L’affaire est complexe, mais à mon avis, l’Oratoire de Birmingham devrait vraiment clarifier la situation aujourd’hui, au lieu de la laisser pourrir jusqu’à la visite du Pape Benoît XVI en septembre (2).

Une affaire bien étrange est donc associée au dernier lieu que visitera le Pape. Apparemment, des scandales inquiétants font surface autour de la tombe de Newman à Birmingham. Il est vrai qu’en Europe, au Royaume-Uni et en Irlande, les scandales sexuels concernant le clergé catholique sont un sujet gravissime, et les populations de ces pays ne sont pas du tout satisfaites de la manière dont le Pape Benoît XVI a traité ces questions, ni au temps où il était le Cardinal Ratzinger, ni aujourd’hui. Au cours de son pontificat, les controverses n’ont fait que s’aggraver.

Les médias séculiers s’en mêlent

Même la BBC prévoit de montrer, au cours de la visite papale, un documentaire sur les scandales liés aux sévices sexuels perpétrés par des membres du clergé catholique. Elle l’a intitulé : « Benoît : les épreuves d’un pape ». D’après la BBC, ce documentaire montrera « le véritable Joseph Ratzinger ». Selon le quotidien britannique « The Guardian »,

« Le réalisateur Mark Dowd visitera la Bavière natale du Pape Benoît XVI. Cette réalisation comprend un entretien exceptionnel avec le frère du Pape, Georg Ratzinger. Ce dernier exprime ses sentiments au sujet des scandales liés aux sévices sexuels. Ce documentaire de la BBC dure une heure ; il montre aussi comment l’Église catholique s’est efforcée de ‘diffuser une image positive du Pape Benoît XVI’, en formant une armée de jeunes religieux spécialisés dans la création d’une image publique favorable, et appelés ‘Catholic Voices’ » (3).

Ceux qui au Royame-Uni se préparent à rendre témoignage ne s’attendaient vraiment pas à voir le « Sunday Times » londonien présenter le catholicisme en le replaçant dans son contexte historique, dans un reportage qui n’était pas fondamentalement favorable à l’Église catholique. Mais David Starkey, un historien anglais sans attache religieuse, a publié un reportage intitulé : « Le Pape veut reprendre son église » (4). En octobre 2009, à propos d’une importante déclaration papale, Starkey écrivait :

« Le Vatican a annoncé la semaine dernière [le 20 octobre 2009] qu’il accueillerait en son sein les anglicans dont la rébellion fut à l’origine d’un schisme plusieurs fois séculaire. À dessein, il a fait coïncider cette annonce avec le cinq centième anniversaire de l’accession au trône d’Henry VIII… Le Vatican pourrait-il trouver une occasion plus favorable pour faire savoir qu’à son avis, la Réforme anglaise, irrévocablement déclenchée sous le règne d’Henry VIII, peut (et doit) être  abolie ?

« … l’anniversaire du couronnement d’Henry VIII, le 24 juin, fut marqué par la publication, au Vatican, d’un fac-simile extraordinaire tiré de ses archives : une pétition adressée à Rome par les nobles anglais, appuyant l’effort d’Henry VIII pour faire annuler son mariage avec Catherine d’Aragon, sa première épouse catholique, pour qu’il puisse épouser Anne Boleyn… Tout le monde comprend le sens de la publication d’un document pareil à une date pareille… Cela montre à quel point le Vatican a le sens de l’histoire, et sa conviction qu’il y a là une affaire qui reste à régler. Étant la plus ancienne institution politique de l’Europe, il éprouve le besoin de régler un compte avec la deuxième plus ancienne institution politique européenne : la monarchie britannique. »

« Que le Pape tente de mettre le grappin sur le troupeau anglican,  voilà qui n’a rien de nouveau. Vers la fin du seizième siècle, les catholiques se comportèrent en terroristes pour tenter de ramener par la force brutale la nouvelle nation protestante dans le bercail qu’elle avait quitté ; leurs méthodes rappellent celles de l’islamisme extrémiste : il y eut l’Armada espagnole, la Conspiration des Poudres, et des tentatives d’assassinat. Mais leurs machinations n’aboutirent à rien… »

Quoique Starkey ne reconnaisse pas que le Seigneur intervient dans les affaires humaines par son Évangile et sa Parole écrite, il résume succinctement les différences visibles existant entre le catholicisme et le protestantisme évangélique de l’Europe du nord et du Royaume-Uni :

« L’Angleterre (plus tard le Royaume-Uni), ne serait jamais devenue une nation aussi puissante si elle était restée catholique. En fin de compte, la Réforme a eu des effets heureux : elle a suscité une nation. Les valeurs protestantes (la puissance de la parole écrite, la logique, les débats, l’austérité et le travail) ont donné un élan à des pays comme la Hollande, l’Écosse, l’Allemagne du nord, l’Amérique, et bien sûr à nous aussi, pour avancer vers la modernité, vers la révolution industrielle… Tel était le berceau de l’industrialisation : il produisit du coton manufacturé et des trains qui arrivaient à l’heure, car l’éthique protestante du travail agissait à la manière d’une verge de fer. En revanche, le catholicisme engendra des catastrophes économiques à partir du seizième siècle. Les pays typiquement catholiques, l’Italie et l’Espagne, connurent un demi-millenium de somnolence, alanguis par le penchant catholique pour le loisir, le romanesque, la sensualité, les nuées d’encens et les carillons… »

Dès le début du dix-neuvième siècle, la papauté avait un plan pour récupérer les anglais fidèles à la Bible, par le moyen de cette institution qu’est l’Église anglicane. La papauté mit soigneusement au point un projet qui devait amener l’Église d’Angleterre à ressembler autant que possible à l’Église catholique romaine (5). John Henry Newman, que le Pape doit béatifier le 19 septembre, fut le chef de file du « Mouvement d’Oxford » qui mena un combat aussi soutenu que subreptice. Ce mouvement recourut à la ruse, parfois même à des moyens franchement déloyaux, pour remplacer les grandes doctrines bibliques et les Trente-neuf Articles (la Confession de foi protestante des anglicans) par des enseignements mettant l’accent sur les apparences extérieures et sur les rituels. Telle est la principale stratégie par laquelle la papauté a divisé et presque conquis l’Église d’Angleterre. Cette tactique particulière a mis près de deux siècles pour produire son fruit empoisonné. Starkey fait remarquer que ce changement n’affecte pas seulement l’Église anglicane, mais aussi la population tout entière.

« Au cours du vingtième siècle, les aspects rituels et cérémoniels de la religion se développent : l’Église [anglicane] devient la marque par excellence de la respectabilité anglaise. On va à l’église le dimanche ; dans les écoles, on réunit tous les élèves en début de journée pour la prière. Le spectacle délectable du couronnement d’Élizabeth II avait inauguré cette sorte de Shinto à l’anglaise.

Puis c’est le désastre… l’Église d’Angleterre, au lieu de jouer son rôle d’institution nationale, dégénère en un ramassis de groupes chrétiens désunis : les anglo-catholiques s’opposent aux fondamentalistes protestants, et les misogynes s’opposent aux homophobes. La Grande-Bretagne n’est plus la même. Finie, la maîtrise de soi protestante : c’est désormais l’ère de la « Dianification », des tsunamis émotionnels, et la sensiblerie débridée coule à flots. La génération des fans de «Strictly Come Dancing » se régale de senteurs et d’enchantements, dans un monde flou et vaporeux à l’image des Blair, et qui a, tout comme les Blair, des affinités superficielles avec le catholicisme…

À l’heure actuelle, l’Église anglicane n’est plus que l’ombre d’elle-même, et elle est pourrie jusqu’au cœur. Il fut un temps où l’Archevêque de Cantorbéry était aussi important que le Premier Ministre. Ce n’est plus le cas. Dans les magasins de  Cantorbéry on vend des nounours habillés en archevêques ; le poil de ces peluches est toutefois moins léger que ne l’est l’Archevêque Rowan Williams lui-même. »

L’an dernier, le Vatican a annoncé qu’il rétablirait la pleine communion entre lui-même et certaines communautés anglicanes dans leur entièreté  « en leur donnant la capacité de conserver les caractéristiques spécifiques de leur liturgie et de leur spiritualité » (6) : voilà la preuve de l’efficacité du plan papal mis en mouvement dans le secret en 1844. Aujourd’hui le pape Benoît XVI doit arriver à Édimbourg, à Glasgow, à Londres et à Birmingham, pour tenter de conquérir la monarchie britannique, le Parlement de Grande-Bretagne, et le Royaume-Uni. La conclusion d’un article de Starkey, l’an dernier, donnait l’alarme au sujet du trophée que convoite le Pape.

« Peut-être [les sympathisants du catholicisme] n’ont-ils pas touché du doigt la dureté de la foi catholique. Ils ne se sont pas retrouvés face à face avec son magistère, qui a le pouvoir d’imposer des doctrines à volonté ; ils ne se sont pas retrouvés face à face avec l’infaillibilité pontificale. Jusqu’à présent, Rome a présenté aux anglicans un gant de velours. Mais sa tradition implique aussi une main de fer. Précédemment, le Pape Benoît XVI était le « Panzer-Cardinal », l’exécuteur implacable que dissimulait le visage avenant de Jean-Paul II. Maintenant qu’il est Pape, il s’est transformé en gentil nounours. Mais les anglicans ont intérêt à se le rappeler : ce nounours-là n’a rien d’une douce peluche. Tôt ou tard, le nœud coulant va se resserrer. »

Les fidèles chrétiens écossais et anglais qui font confiance à la Bible savent très bien ce qu’ils ont en face d’eux. Leur combat n’a rien de nouveau : au contraire, il a des racines istoriques profondes.

Le sens biblique et historique

Cette visite papale au Royaume-Uni et la réponse vigoureuse des évangéliques montre que de part et d’autre, on comprend le sens historique profond ces événements. Au temps de la Réforme, quand le Seigneur a préparé son peuple à sortir de l’Église catholique, dans sa souveraineté il s’est servi de Luther, de Calvin, de Knox et de bien d’autres pour susciter un témoignage dans l’Europe entière. C’est pourquoi des âmes furent véritablement régénérées conformément à la Bible, par l’action du Saint-Esprit. Tout au long de l’histoire de l’Église, il y a eu des temps de réveil où Dieu s’est servi de l’Évangile de la grâce pour sauver beaucoup d’âmes. Il est tout à fait possible qu’aujourd’hui encore le Seigneur se serve du témoignage de ses fidèles et des milliers de traités qui seront distribués pour en amener beaucoup au salut par son Évangile de la grâce. Déjà les événements à venir au Royaume-Uni portent du fruit : ils ont insufflé vie et vigueur aux évangéliques d’Angleterre et d’Écosse. Un changement intervient déjà, semble-t-il, dans la maison de Dieu !

C’est pourquoi les évangéliques au Royaume-Uni et ailleurs, dans le monde entier, prient pour une effusion du Saint-Esprit en cette occasion historique. Ils prient en particulier pour que la grâce et la puissance incomparables du Seigneur accomplissent une œuvre profonde au Royaume-Uni, au moment même où l’adversaire des croyants bibliques, sous la forme séculaire d’un Pape, vient annoncer sa victoire sur eux et sur leur foi. La « bataille spirituelle de Grande-Bretagne » est engagée. « Que Dieu se lève, que ses ennemis se dispersent, et que ses adversaires fuient devant sa face » (Psaume 68:1). C’est la prière des chrétiens du Royaume-Uni, et notre prière pour eux.

Ceux qui aspirent à voir une action du Seigneur au cours de cette bataille ont de solides raisons bibliques d’espérer. La volonté de Dieu le Père est que le Christ Jésus, leur Médiateur, ait tout pouvoir au ciel et dans les affaires des hommes sur terre (voir Matthieu 28 :18). Il est donc aujourd’hui le Médiateur des chrétiens en tout ce qui concerne son règne spirituel au Royaume-Uni. Jésus-Christ est le Seigneur de toute grâce pour son peuple. Il a plu au Père que toute plénitude habite en lui (7), afin qu’il communique « grâce sur grâce » (8) aux chrétiens et que ceux-ci soient continuellement équipés en vue de toutes les situations qui se présenteront à eux. Ceux qui vont évangéliser en Grande-Bretagne peuvent avoir confiance : leurs efforts pour annoncer l’Évangile de la grâce ne seront pas vains. En fait, le Seigneur lui-même les rendra fructueux en son temps. Avec confiance, nous pouvons prier avec eux pour que le témoignage qui sera donné, les nombreux traités qui seront distribués, et les événements qui se dérouleront soient l’occasion d’une effusion du Saint-Esprit qui attirera beaucoup de cœurs à Christ. Lui [le Saint-Esprit] « convaincra le monde de péché, de justice, et de jugement » (Jean 16:8). Le Saint-Esprit agit puissamment, avec des conséquences évidentes. Celui qui est amené à pleurer véritablement sur son péché, à gémir sous le fardeau de sa propre corruption, à désirer ardemment le Christ Jésus et à crier au Père pour être sauvé de son incapacité radicale, celui-là sait que l’Esprit du Dieu vivant agit en lui. Invoquons donc le Seigneur souverain, pour que ces événements imminents soient l’occasion d’un jaillissement de vie chrétienne authentique. Comme le proclame la Bible, « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que comme par le péché a régné la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 5:20).

Le dessein éternel de Dieu est qu’à des hommes pécheurs, la grâce soit accordée en Christ, par Christ. Insistons sur ce point : la grâce est souveraine, au sens le plus pur et le plus authentique du terme. Comme dit l’Écriture : « ils sont gratuitement justifiés par sa grâce »  (Romains 3:24). Enfin, la grâce est souveraine car Dieu l’accorde à qui il veut. Le règne du péché et de la fausse religion est vaincu par le règne de la grâce de Dieu : « ainsi la grâce règne » (Romains 5:21). La grâce abondante surpasse de loin les maux qu’engendre le péché. Lorsque le pécheur croit en Christ et a Christ pour seul garant devant le Dieu Très Saint, il n’est pas seulement délivré de ses péchés, mais il est amené à régner dans la vie. « Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul » (Romains 5 :17).

Notes :

  1. http://www.indcatholicnews.com/news.php?viewStory=16378 accédé le 07/08/10
  2. http://blogs.telegraph.co.uk/news/damianthompson/100048643/papal-visit accédé le 04/08/10
  3. http://www.guardian.co.uk/media/2010/aug/03/bbc-papal-visit accédé le 07/08/10
  4. David Starkey, The Sunday Times, 25 octobre 2009, accédé le 07/08/10  http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/article6888806.ece
  5. Walter Walsh, The Secret History of the Oxford Movement, 4e edition, 1898, p. 263 et ailleurs.
  6. http://www.catholic/org/international/international_story.php?id=34677 accédé le 25/08/10
  7. « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9).
  8. « Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce » (Jean 1:16).

Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, http://www.bereanbeacon.org/

]]>
http://www.blogdei.com/10685/protestation-contre-la-visite-papale-les-evangeliques-du-royaume-uni-temoignent-par-richard-bennett/feed/ 5
La papauté s’apprête à reconquérir l’Angleterre, par Richard Bennett http://www.blogdei.com/10445/la-papaute-s%e2%80%99apprete-a-reconquerir-l%e2%80%99angleterre-par-richard-bennett/ http://www.blogdei.com/10445/la-papaute-s%e2%80%99apprete-a-reconquerir-l%e2%80%99angleterre-par-richard-bennett/#comments Thu, 02 Sep 2010 12:45:03 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10445

BeranBeacon.org / blogdei

Chers amis,
Le pape Benoît XVI doit visiter le Royaume-Uni du 16 au 19 septembre 2010. Des responsables politiques et ecclésiastiques saluent à l’avance sa venue. Cette visite intervient moins d’un an après la ratification du Traité de Lisbonne concernant l’Union européenne (1er décembre 2009). Une caractéristique essentielle de ce traité est qu’il fait de l’Union Européenne une « personne morale unique ». Dans une large mesure, donc, le Royaume-Uni est désormais intégré dans cette entité légale qu’est l’Union Européenne. Aujourd’hui, 477 ans après le début du conflit entre Henry VIII et la papauté, le pape fait une visite officielle en tant que chef d’un état civil souverain, pour s’adresser à la société civile britannique devant les deux Chambres du Parlement. Il convient de ne pas oublier qu’il vient en qualité de chef de l’Église catholique romaine, afin de restaurer le catholicisme en tant que religion du Royaume-Uni. Il est indispensable de replacer ces événements dans le contexte qui est le leur. C’est ce que nous faisons dans cet article intitulé : « La papauté s’apprête à reconquérir l’Angleterre ». R. Bennett

La papauté s’apprête à reconquérir l’Angleterre

Le fruit des travaux de John Henry Newman
Richard Bennett

Quatre cent soixante-dix-sept années ont passé depuis qu’en 1533 le roi Henry VIII divorça d’avec sa première épouse, la catholique espagnole Catherine d’Aragon, afin d’épouser Anne Boleyn. Jean-Henri Merle d’Aubigné, cet historien respecté, décrit le contexte de ce divorce :
« Il avait fallu à la papauté tout le septième siècle pour conquérir la Grande-Bretagne chrétienne… La lutte que la Grande-Bretagne dut soutenir plus tard pour se libérer du pouvoir qui l’asservissait depuis neuf siècles fut l’œuvre positive de la Réforme, c’est-à-dire la remise en lumière de la vérité et de la vie si longtemps obscurcies… L’œuvre négative de la Réforme, sa lutte avec la papauté, n’est pas centrée sur ce divorce, qui fournit seulement une occasion : ce fut l’instauration même de cette opposition, avec ses conséquences capitales. Le divorce entre Henri Tudor et Catherine d’Aragon est secondaire, mais le divorce entre l’Angleterre et la papauté fut un événement de première importance, une des grandes lignes de partage des eaux de l’histoire… » (1).
Henri VIII voulait une église qui lui accorderait le divorce désiré. Il voulait aussi la liberté financière vis-à-vis de l’Église romaine. Cependant, en 1529 le cardinal catholique Wolsey disposait de pouvoirs étendus en Angleterre, allant jusqu’à défier le roi Henry VIII lui-même. Aussi le roi conçut-il le projet de libérer le clergé de l’autorité papale pour le ramener sous l’autorité royale. Cela ne pouvait se faire par un simple décret royal, en raison de principes constitutionnels déjà établis. Le clergé devait donc s’affranchir lui-même de son asservissement à la Rome papale (2). Providentiellement, William Tyndale venait de terminer sa traduction anglaise du Nouveau Testament : dès 1526, des marchands allemands se chargèrent de la transporter d’Anvers jusqu’en Angleterre, où on la lisait avidement. L’Angleterre se préparait ainsi à rejeter le joug de la Rome papale pour rendre à Dieu un culte conforme à la liberté biblique.

Malgré la rupture politique entre Henry VIII et la Rome papale, le roi adhérait encore aux doctrines catholiques romaines. Il comprit cependant qu’il pouvait utiliser à ses propres fins politiques ce mouvement de la Réforme qui prenait de l’ampleur. Si les vérités bibliques qui fondent la Réforme atteignaient, dans une certaine mesure, toutes les couches de la société, le clergé lui-même pourrait se détacher des dogmes de Rome, et donc du contrôle papal. Mais Henry VIII n’entendait pas affranchir le clergé anglais du contrôle qu’il exerçait lui-même en tant que souverain de son pays.

Par la suite, Henry VIII nomma Thomas Cranmer Archevêque de Cantorbéry, c’est-à-dire primat d’Angleterre (3). Cranmer fut le principal rédacteur de la confession de foi de l’Église anglicane, « Les Trente-neuf Articles », qui véhiculent une doctrine solidement chrétienne. Ces articles furent diffusés peu après la mort d’Henry VIII (4). L’assemblée épiscopale de l’Église d’Angleterre les ratifia une première fois en 1553, puis de manière plus formelle en 1562. Ces articles affirment qu’en matière de salut, l’autorité suprême appartient à la Bible seule ; ils définissent clairement le salut comme un don de Dieu accordé par la grâce seule, reçu par la foi seule, en Christ seul. Ces Trente-neuf Articles récusent donc les doctrines et les pratiques de l’Église catholique.

Constamment, depuis le jour où Henry VIII mit fin à l’asservissement de l’Angleterre au pape, le Vatican a cherché à saper l’influence religieuse et politique de l’Église d’Angleterre et du monarque du Royaume-Uni. La visite que le Pape se propose de faire en septembre 2010 est dans le droit fil de cette politique vaticane séculaire. En décidant de béatifier John Henry Newman au cours de cette visite, ce qui est une démarche parfaitement typique du catholicisme romain, le pape Benoît XVI monte une offensive pour démontrer au monde entier que le Royaume-Uni revient sous le joug catholique romain. Le pape serait alors en position de force pour influencer la politique sociale du Royaume-Uni, et pour utiliser le gouvernement civil du pays afin d’imposer à la population entière, par le biais de lois civiles, la politique sociale catholique romaine.

La réémergence du « Saint Empire Romain »

Avec en toile de fond la réémergence du « Saint Empire Romain », cette lutte presque cinq fois séculaire entre l’Angleterre protestante et la papauté demeure une réalité. Il y a un peu plus de deux siècles, en 1798, un général de l’armée napoléonienne fit descendre le pape de son trône romain, confisqua les biens de l’Église catholique, laissant le « Saint Empire romain » se débattre au milieu des ruines. Mais malgré les apparences, la papauté elle-même n’avait pas été définitivement détruite en tant que puissance religieuse et civile ; elle passa une bonne partie du dix-neuvième et du vingtième siècle à reconquérir le terrain perdu.

Le premier décembre 2009, le Traité de Lisbonne entra en vigueur dans l’Union européenne. Ce traité est un pas de plus vers la centralisation du pouvoir civil dans l’U. E. Une de ses principales caractéristiques est de faire de l’Union une « personne morale unique » (5). Dans une large mesure, donc, cette modification contrecarre la souveraineté des états membres et les intègre comme états ou régions dans une entité légale nouvelle, sans que l’appellation « Union européenne » ait été modifiée en quoi que ce soit.

L’Empire refait surface, doté d’un pape

Le Saint-Siège étant une nation souveraine à part entière, et n’étant pas membre de l’Union européenne, il échappe au pouvoir juridique de cette Union. Mais en tant que chef de l’Église catholique romaine, le pape dispose d’une cinquième colonne extrêmement fiable au sein des nations membres de l’Union européenne. Le Saint Empire Romain refait donc surface, doté de son pape (6). Aux membres de cette cinquième colonne, dont le catholicisme constitue l’identité première, le Pape impose « d’évangéliser », c’est à dire de promouvoir la politique sociale catholique romaine. Ainsi, dans le cadre de l’Union européenne, la papauté dispose-t-elle d’un pouvoir politique et spirituel immense.

Le Traité de Lisbonne étant à présent en vigueur, la papauté est de nouveau très en vue en tant que puissance de cohésion politico-religieuse : elle a maintenant l’occasion d’affirmer sa position sur la scène en Occident. Moins de quatre mois après la ratification de ce traité, le 16 mars 2010, la reine Elizabeth II annonça au Royaume-Uni : « Sur l’invitation de Sa Majesté la reine, Sa Sainteté le pape Benoît XVI effectuera une visite papale au Royaume-Uni du 16 au 19 septembre 2010… » (7). Le site Internet catholique Zenit fournit quelques détails supplémentaires :
« Benoît XVI effectuera sa visite du 16 au 19 septembre. Les responsables gouvernementaux et ecclésiastiques saluent à l’avance sa venue. Au cours d’une conférence de presse commune, les autorités de l’Etat, en même temps que les représentants des évêques d’Écosse, d’Angleterre et du pays de Galles ont fait ressortir que la visite du pape est ‘une occasion sans précédent de resserrer les liens entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège à propos des initiatives planétaires concernant le rôle essentiel de la foi dans l’établissement de sociétés robustes.’ Un communiqué de presse de l’ambassade britannique auprès du Saint-Siège signale qu’il s’agit de la toute première visite papale officielle au Royaume-Uni, le voyage du pape Jean-Paul II ayant été une simple visite pastorale. Le Pontife… s’adressera aux civils britanniques à Westminster Hall [c'est-à-dire devant le Parlement britannique.] » (8).

Voila donc qu’aujourd’hui, 477 ans après le début du conflit déclenché par Henry VIII, le pape fait une visite officielle en tant que chef d’un état civil souverain, pour prendre la parole devant la société civile britannique, devant la Chambre des Communes aussi bien que devant la Chambre des Lords à Westminster Hall. En même temps, il faut noter qu’il vient comme chef de l’Église catholique romaine, pour restaurer le catholicisme romain en tant que religion du Royaume-Uni.

Très habilement, le pape Benoît XVI a choisi d’utiliser la béatification de John Henry Newman pour promouvoir son contrôle religieux et politique sur l’Église d’Angleterre. Cet objectif est indéniable, pour peu qu’on étudie les faits concernant John Henry Newman et le «Mouvement d’Oxford». De plus, on trouve une confirmation dans l’histoire de la doctrine sociale catholique telle qu’elle apparaît dans le «Compendium de la Doctrine Sociale de l’Église», document émanant du Vatican; on en trouve une aussi dans les documents du Concile Vatican II sur l’œcuménisme, et dans bien d’autres accords faussement œcuméniques, postérieurs à Vatican II. De plus, en juin 2009, le pape a préconisé une structure supra gouvernementale chapeautant les Nations-Unies, afin d’imposer au plan mondial la politique sociale des Nations-Unies, c’est-à-dire, pour l’essentiel, la politique sociale de l’Église catholique (9).

Le pape doit se rendre d’abord en Écosse

Ce n’est pas non plus un hasard si cette visite intervient exactement 450 ans après que l’Écosse ait répudié le catholicisme en tant que religion d’Etat, en refusant formellement l’autorité papale (10). Mais le quotidien national écossais, «The Scotsman», déclare: «Les responsables d’églises déclarent que le pape profitera de sa visite pour rappeler à la Grande-Bretagne ses racines catholiques» (11). Le 450e anniversaire de l’abolition du pouvoir papal en Écosse sera donc déshonoré par un pape qui entend rappeler à la Grande-Bretagne «ses racines catholiques». En réalité, l’Histoire atteste que les racines de l’Écosse sont authentiquement bibliques, et qu’elles sont dues à Columba. En 563, ce dernier fonda sur l’île d’Iona une église et un centre destiné à former des responsables pour annoncer l’Évangile dans le pays.

La scène mondiale s’apprête à accueillir le pontife

John Henry Newman a donc une place centrale dans ces célébrations destinées à enchanter le monde entier, qui aura sous les yeux la Rome papale, avec sa pompe et son faste dans toute leur gloire. Le point culminant des cérémonies télévisées sera la messe publique au cours de laquelle le pape béatifiera John Henry Newman. C’est le deuxième stade du processus de canonisation du cardinal anglais, c’est-à-dire de son acheminement vers la «sainteté» : Newman sera déclaré «bienheureux». En 1991, il avait été déclaré «vénérable» : c’était là la première étape de la canonisation catholique. Il est coutumier de procéder à la béatification dans le pays même du «bienheureux».
Toutefois, Benoît XVI tient personnellement à mettre l’accent sur les enseignements de Newman, qui au fil des ans sont devenus le fondement du faux œcuménisme prôné par le Vatican. La «reformulation de la doctrine» selon Newman, et son enseignement sur «la révélation continue» connaissent un grand succès. Le pape Benoît XVI appelle cela «l’herméneutique de la continuité», et il l’explique en ces termes: «Bref, il convient moins de suivre les textes [de Vatican II] que l’esprit de ce Concile. Bien évidemment, on dispose d’une vaste marge de manœuvre pour parvenir à une définition de cet esprit, et il y a place pour toutes les idées» (12) Le concept défini par Newman d’une «révélation continue» donne donc au pape une grande liberté d’interprétation, y compris pour les documents du Concile de Vatican II. Il est extrêmement dangereux de s’attribuer pareille marge de manœuvre quand il s’agit d’interpréter la Bible et l’Histoire. Ce concept s’avéra particulièrement opportun pour ceux que durent formuler les « Accords » de la « Commission Internationale Catholique-Anglicane » (ARCIC) (13). Cette entreprise faussement œcuménique a déjà remporté bien des succès : de nombreux prêtres anglicans, avec des membres de leur Église, sont dès maintenant soumis à la Rome papale. En élevant Newman à la condition de «bienheureux», le pape va bien plus loin encore. En ce 21e siècle, il déploie de grands efforts pour ramener enfin l’Angleterre protestante dans le bercail catholique romain. C’est le fruit de l’œuvre entreprise par Newman lui-même vers le milieu du dix-neuvième siècle.

Qui était John Henry Newman ?

Certains se demandent: Qui donc était John Henry Newman, et d’où tire-t-il son importance ? Le directeur des «Logiciels Bibliques Logos» répond en ces termes:
«Depuis sa jeunesse évangélique jusqu’au moment où il devint le chef de file du mouvement anglo-catholique d’Oxford, la carrière et l’héritage de John Henry Newman se signalent par leur éclat et suscitent des controverses. Engagé dans des mouvements libéraux, évangéliques et catholiques au sein de l’Église d’Angleterre de son temps, il est une figure centrale, une figure-clé pour la compréhension de ce qu’est la ‘Communion Anglicane’ actuelle» (14).

John Henry Newman naquit à Londres en 1801. Dans le cadre de l’anglicanisme, la famille Newman gardait des liens étroits avec la foi biblique, cette foi qui influença considérablement les convictions religieuses du jeune Newman. À l’automne de l’année 1816, il semble être passé par une conversion religieuse. Ses convictions à cette époque étaient réformées et évangéliques; signalons qu’il considérait alors le pape comme l’Antichrist. En décembre 1816, on le reçut à Trinity College, un collège universitaire d’Oxford. À partir de juin 1817, il résida à Trinity, terminant ses études en 1821.
Comme il désirait rester à Oxford, il fit des études pour y enseigner au Collège universitaire d’Oriel, alors le haut lieu de l’élite intellectuelle oxonienne. Il y fut élu professeur en avril 1822. Sur proposition de E.B. Pusey, lui aussi professeur à Oriel, il devint vicaire de la paroisse anglicane de St. Clément à Oxford. Dans ses sermons d’alors, il distinguait comme il se doit entre justification et régénération. Cependant, dès 1825, il se mit à nier le concept biblique de justification, acceptant progressivement l’idée non biblique d’une justice intérieurement conférée ; il penchait vers le sacramentalisme. Cette année-là, il écrivit dans son journal : « Je pense, sans en être certain, que je dois renoncer à la doctrine de la justice imputée, et à celle d’une régénération indépendante du baptême » (15).

En 1833, Newman était entièrement gagné à l’acceptation de ce qu’il pensait être l’héritage catholique romain de l’Église anglicane, y compris du dogme papal de la justification infusée et de la régénération baptismale. L’historien anglican Walter Walsh relate les conséquences dans la correspondance entre Richard H. Froude et Newman :
« Le Cardinal Newman faisait toujours remonter au 14 juillet le début du ‘mouvement religieux de 1833’. Quelques mois avant cette date, Newman voyageait en Europe avec son ami Richard Hurrell Froude. À Rome, ils rendirent visite à Mgr. Wiseman [le futur Cardinal Wiseman]. Froude écrit : ‘Nous nous fîmes présenter à lui… pour demander si on nous admettrait [dans l'Église catholique romaine] dans des conditions que nous pourrions forcer notre conscience à accepter. Nous fûmes atterrés d’apprendre que nous ne pourrions pas faire un seul pas sans adhérer à la totalité des Décrets du Concile de Trente’ (extrait de Froude’s Remains, Vol. 1, p. 306). Au cours de ce voyage Newman tomba gravement malade, avec une forte fièvre. Il relate les faits suivants : ‘Affaibli, je m’assis sur mon lit, secoué de sanglots violents. Mon serviteur, qui m’avait servi d’infirmier, me demanda ce que j’avais. Je ne pus donner que cette seule réponse : Une tâche m’attend en Angleterre’ (Newman, Apologia Pro Vita Sua, p. 35, édition de 1889). Nous savons bien à présent quelle était la nature de cette tâche : il s’agissait de ramener au catholicisme romain l’Église d’Angleterre» (16).

La romanisation de l’Église d’Angleterre

À Oxford, Newman se joignit à d’autres érudits de la « Haute Église », entre autres John Keble, Froude, William Palmer, et E.B. Pusey, pour former une société secrète, au nom de laquelle Newman se mit à publier de nombreux tracts, diffusant efficacement son message. Ce premier groupe fut connu sous le nom de « Mouvement d’Oxford », ou encore de «Mouvement ritualiste». Walsh révèle les buts du Mouvement d’Oxford en puisant sa documentation dans la « Union Review », un des principaux magazines trimestriels du mouvement.
« Le grand objectif du Mouvement Ritualiste dès sa naissance en 1833, était de former un jour un seul corps avec l’Église de Rome… Dès 1867, une publication trimestrielle des ritualistes ‘de pointe’ déclarait que plutôt que de faire sécession pour rejoindre Rome, ‘il vaut bien mieux que nous œuvrions là où nous sommes : que deviendrait l’Angleterre si nous [les Ritualistes] quittions son Église ? Elle serait alors perdue pour le catholicisme. Une chose est sûre: grâce à l’Église d’Angleterre elle-même, on peut catholiciser l’Angleterre.’ » (17).
Dans le même article, on lisait au sujet de cette unité organique et visible avec l’Église de Rome :
« Là résident le cœur et l’âme même du Mouvement actuel : c’est là que bat son cœur, de là qu’est issue sa substance vitale » (18).

Les Documents du Concile Vatican II et le «Compendium de la Doctrine Sociale de l’Église» émanant du Vatican insistent sur ce même but, «l’unité organique et visible». La stratégie employée en Amérique diffère quelque peu de celle qui fut initialement déployée dans l’Église d’Angleterre (19), mais le faux œcuménisme proclamé par Vatican II dans les années 1960 va bien dans le même sens : celui de «l’unité organique et visible» (20). Tel est l’objectif qui se profile derrière les propos du Vatican quant au but de la future visite papale en Angleterre : « une occasion sans précédent de resserrer les liens entre le Saint-Siège… concernant le rôle essentiel de la foi dans l’établissement de sociétés robustes [c'est-à-dire d’églises] ».

Pendant bon nombre d’années, Newman resta dans l’Église d’Angleterre. Son plan était de la transformer insensiblement, tout d’abord en évitant de faire connaître aux paroissiens les grandes vérités scripturaires concernant l’expiation des péchés, la foi et les œuvres, et la gratuité de la grâce de Dieu. Pour remplacer ces vérités, Newman et ses compagnons d’œuvre se mirent tout doucement à introduire des dogmes romains fondés sur les rituels, au lieu d’enseigner les grandes vérités bibliques de la foi en se fondant sur les Écritures seules (21). À cause des intrigues furtives auxquelles se livrèrent Newman et ses associés pour parvenir à leurs buts, il est juste de les qualifier de « loups en vêtements de brebis».

Newman pervertit l’Évangile

Dans son ouvrage « Conférences sur la doctrine de la justification », paru en 1838, Newman explique sa conception de l’Évangile. Il anticipe les idées qu’on retrouvera dans le dialogue œcuménique actuel, du vingtième siècle à nos jours : il fait un amalgame entre la position catholique et la position biblique. L’enseignement de Newman déforme et sape indéniablement la vérité centrale, selon laquelle la justice de Dieu qui est dans le Christ Jésus est imputée au chrétien, c’est-à-dire portée à son crédit. Dans ces « Conférences », Newman enseigne ce que le Jésuite Sheridan appelle « une synthèse de la justification et de la régénération » (22). Telle est la marque distinctive du « Newman deuxième manière », qui niait ce qu’il avait professé auparavant. Dans ses « Conférences sur la Justification », on lit : «La Loi gravée sur notre cœur, c’est-à-dire le renouvellement spirituel, voilà ce qui nous justifie » (23). L’Écriture Sainte, sous la plume de l’apôtre Paul, affirme l’inverse: «Car personne ne sera justifié devant lui [Dieu] par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché » (Romains 3:20). Par sa nature même, la Loi nous convainc de péché et nous condamne : jamais elle ne peut nous justifier. Martin Luther découvrit que cette doctrine est au cœur même de l’Évangile; la Réforme allait le confirmer.
Newman avait bien conscience du caractère forensique de la justification, connaissant les Écritures Saintes en grec et en hébreu. Le message apostolique du Nouveau Testament est que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, ayant été «fait malédiction pour nous » (Galates 3:13), et ayant « souffert… pour les injustes» (1 Pierre 3:18). Comme le déclarent les Écritures, «Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, et n’imputant point aux hommes leurs offenses… Celui qui n’a point connu le péché [Christ], il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu». Par imputation, Dieu a mis nos péchés sur Christ; le Juste a souffert pour les injustes. «Il a été mis au nombre des malfaiteurs» (Esaïe 53:12). C’est ainsi que Christ a été fait «péché pour nous». Il n’y avait rien en lui qui méritât la mort. Mais ayant été fait péché par imputation, il fut condamné par le juste jugement de Dieu. En ce sens-là, il était juste et bon que Christ supportât la colère de Dieu. Il a dû être traité comme s’il avait été un pécheur.
Dieu nous applique le même principe. Il porte au crédit du pécheur croyant la justice de Christ. Il déclare ce pécheur juste et bon en lui imputant la parfaite justice de Christ, comme le proclament ces paroles prodigieuses de l’apôtre: «ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ» (Romains 3:24).
Newman avait conscience du poids de cet argument biblique; il n’était pas disposé à le réfuter, comme de nombreux érudits catholiques avant lui avaient vainement tenté de le faire. Il affirma néanmoins que «être justifié» signifie «être rendu juste», et non «recevoir une justice imputée par Dieu». Sur ce point crucial, Newman réalisa (en apparence) une brillante synthèse entre les Écritures et l’enseignement catholique romain.

Newman fabrique un outil à l’usage de la papauté

Newman pensait avoir trouvé une «voie moyenne», qu’il appelait une «via media» entre le dogme papal et les Écritures. Selon sa «doctrine reformulée», la justification et la création sont de nature identique. Il enseignait que comme au commencement, Dieu avait dit: «Que la lumière soit, et la lumière fut», de même que la Parole de Dieu et l’œuvre de Dieu allaient de pair lors de la Création, tout se passe à nouveau de la même manière dans la régénération (24). Un tel enseignement paraît avoir «l’apparence de la piété» (2 Timothée 3:5), mais il est faux, parce qu’il nie les nombreuses déclarations bibliques au sujet de la justice imputée (25). Lors de la justification, Dieu ne crée pas une substance qu’on pourrait appeler «justice» : non, il impute la justice de son Fils, «sans les œuvres». Romains 4:6 «exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les œuvres.» Une déclaration divine est un verdict, et non un processus.

Cette subtile duperie théologique de Newman ouvre la voie pour que les fidèles comptent sur les sacrements de Rome afin d’être remplis de justice, comme s’il pouvait y avoir là une sorte de station-service où les âmes iraient faire le plein de la grâce. Cette mise en parallèle de la création et de la justification revient à enseigner que la justification confère une justice subjective. Elle viole donc la Parole divine écrite et infaillible; elle n’est rien de moins qu’une tromperie caractérisée.

Newman, l’homme de la situation pour la reconquête de l’Angleterre

En 1840, Newman était encore prêtre de l’Église anglicane; auparavant on l’avait soupçonné de faire la promotion du catholicisme, mais le soupçon devint une quasi-certitude le jour où il publia son célèbre «Tract N° 90». À coups de sophismes et de casuistique, il soutenait que les Trente-neuf Articles (qui affirment la position biblique de l’Église anglicane sur le salut) étaient compatibles avec les doctrines et les dogmes de l’Église de Rome. Bien que ces Trente-neuf Articles récusent les enseignements et les pratiques de l’Église catholique (26), ce tract sapait avec beaucoup d’habileté et de subtilité l’identité protestante de cette confession de foi historique de l’Église d’Angleterre. Par exemple dans la cinquième partie de la conclusion de Newman, on lit:
«Ils affirment que l’Église a autorité en cas de controverse, mais ils ne précisent pas quelle est cette autorité. Ils affirment qu’elle ne peut rien imposer qui aille au-delà des Écritures, mais ils ne disent pas en quoi consiste le remède si elle le fait. Ils disent que les œuvres accomplies antérieurement à la grâce et à la justification sont sans valeur et même pire encore, et que les œuvres postérieures à la grâce et à la justification sont acceptables, mais ils ne disent rien des œuvres accomplies avec l’aide DE DIEU antérieurement à la justification (27) ».
Ces raisonnements fallacieux contrecarrent le principe même de l’autorité des Écritures, et encouragent assurément les ratiocinations au sujet de la Bible. La parution du Tract N° 90 manifesta clairement que Newman s’était engagé à défendre la doctrine de la papauté. Il fut accueilli officiellement dans l’Église catholique romaine en 1845, et il y reçut l’ordination sacerdotale un an plus tard.

C’est ainsi qu’au dix-neuvième siècle, la papauté vit en John Henry Newman l’homme de la situation pour subvertir l’Église d’Angleterre en amenant celle-ci au catholicisme, et pour instruire le développement d’un plan destiné à refaire de l’Angleterre une nation catholique (28). Certains diront peut-être que ce sont là les échos d’un lointain passé, des conflits largement périmés. Il ne faut cependant jamais oublier que le Vatican raisonne en termes de siècles. Benoît XVI, cet habile politicien, sait fort bien que l’Angleterre a perdu son statut d’Etat souverain en décembre 2009 quand le Traité de Lisbonne est entré en vigueur. Il ne faut donc pas nous étonner de ce que la deuxième étape dans la canonisation de Newman, la «béatification» ait dû attendre jusqu’à aujourd’hui.

Conclusion

L’habile stratégie du pape Benoît XVI, ce chef d’Etat, reste sans valeur devant le Seigneur Dieu Tout-Puissant. Soyons sincèrement reconnaissants de ce que dans sa sagesse infinie, le Seigneur Dieu assigne une limite aux intrigues de la Rome papale. Celle-ci sera châtiée pour avoir continûment rejeté la Seigneurie de Christ. Pour l’heure, le peuple du Seigneur n’a pas à se laisser séduire par le spectacle attrayant qui sera offert au monde en septembre 2010.

Nous savons tous que nous vivons en des jours difficiles, en des temps d’apostasie. Dans une situation comparable, au dix-neuvième siècle, J. C. Ryle encourageait les chrétiens du Royaume-Uni à rester forts et à se garder des compromis. Il déclarait:
«La voilà, l’Église qui accomplit l’œuvre de Christ sur la terre. Ses membres ne sont pas nombreux, ils ne forment qu’un petit troupeau: un ou deux ici, deux ou trois là, quelques-uns dans cette région, et quelques autres ailleurs. Mais ce sont eux qui ébranlent l’univers. Ils infléchissent le cours des royaumes par leurs prières; ce sont eux qui répandent activement la connaissance de la religion pure et sans tache; ils sont le sang qui nourrit le pays, le bouclier, la défense, l’appui et le soutien de toute nation dont ils font partie.»

Ainsi, le peuple de Dieu combat «pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes» (Jude 3), sachant que «tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi» (1 Jean 5:4).

Notes

1. Jean-Henri Merle d’Aubigné, «The Reformation in England» [La Réforme en Angleterre] 2 vols. Éditions Banner of Truth, 1962, Vol. I, pp. 337-8.
2. Pour plus de détails, voir d’Aubigné, Vol. II, pp. 55-56.
3. Le divorce proprement dit entre l’Angleterre et la papauté romaine fut consommé au prix du sang de nombreux martyrs (dont Thomas Cranmer), ces serviteurs de Jésus-Christ qui obéirent aux Écritures.
4. Ces événements eurent lieu pendant le court règne du roi Édouard VI.
5. Voir http://eu/lisbon_treaty/glance/index_en.htm
6. Voir dans la rubrique française du site « Berean Beacon » l’article : http://www.bereanbeacon.org/articles_french/La_Rome_papale_et_l%60Union_Europ%E9enne.pdf
7. www.royal.gov.uk accédé le 8/04/2010
8. Voir http://www.zenit.org/index.php?l=english accédé le 22/03/2010
9. Voir sous la rubrique française du site « Berean Beacon » l’article : « Le programme politique, économique, et religieux du pape à l’échelle mondiale » http://www.bereanbeacon.org/articles_french/Le_programme_politique_du_pape.pdf
10. En août 1560, les forces françaises avaient été chassées d’Écosse grâce à une aide en provenance de l’Angleterre, et la régente était décédée. Le Parlement écossais libéré put alors se réunir pour abolir formellement le pouvoir papal en Écosse. http://www.reformation-scotland.org.uk/articles/john-knox-and-scottish-reformation.php
11. Le 17 mars 2010 : http://news.scotsman.com/glasgow/Holyrood-to-play–.6157450.jp
12. http://adoremus.org/1107BXVI_122205.html accédé le 9/06/2010
13. La Commission Internationale Anglicane-Catholique fut mise en place par l’archevêque de Cantorbéry Michael Ramsey et le pape Paul VI en 1967. Ses références furent établies par le «Rapport de Malte» un an plus tard, et ses travaux s’étendent sur deux périodes : 1970-1981, et 1983-2003.
14. www.facebook.com/note.php?note_id=338121888230 Accédé le 14/05/2010. caractères gras ajoutés.
15. John Henry Newman, “Autobiographical Writings”, p. 203.
16. Walter Walsh, “The Secret History of the Oxford Movement”, 4e edition, Swan Sonnenschein et Cie, Londres, 1898, p. 263. Italiques dans l’original.
17. Ibid. Walsh, pp. 260-261
18. Ibid. Walsh, p. 261. Italiques dans l’original.
19. Consulter dans notre rubrique française les articles sur le faux œcuménisme.
20. Déclaration tirée du Document N° 42 des Documents post-conciliaires de Vatican II : « Réflexions et suggestions concernant le dialogue œcuménique ». Ce document déclare: «le dialogue n’est pas une fin en soi… le dialogue œcuménique ne se limite pas au plan théorique et purement conceptuel. Au contraire, ‘il sert à transformer les modes de pensée, les comportements, et la vie quotidienne de ces communautés [non catholiques]. Il prépare ainsi la voie vers leur unité dans la foi au sein de l’Église une et visible’ ».
21. Walsh, pp. 3-10.
22. Thomas L. Sheridan, “Newman on Justification”, Éditions. Alba House, 1967, p. 108.
23. Newman, “Lectures on Justification” p. 45.
24. Ibid., p. 81.
25. L’apôtre Paul, par exemple, enseigne le concept d’imputation onze fois rien que dans le chapitre 4 de son Épître aux Romains.
26. Par exemple, ces Articles récusent l’enseignement catholique au sujet de la transsubstantiation (Art. 28), et du caractère sacrificiel de la messe (Art. 31). Ils commandent que l’on distribue à la fois le pain et le vin à tous les participants du repas du Seigneur (Art. 30) et précisent que les ministres du culte peuvent se marier (Art. 32)
27. http://anglicanhistory.org/tracts/tract90/conclusion.html Accédé le 16/01/2010
28. Pour des informations détaillées sur ce plan et sur sa mise en oeuvre au cours du 19e siècle, voir Walsh, « Secret History of the Oxford Movement ».

Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, http://www.bereanbeacon.org/
La libre reproduction de cet article est autorisée, y compris sur l’Internet, à condition qu’elle soit intégrale, et qu’aucune modification ne soit effectuée. Voir aussi les autres articles en français de Richard Bennett, à l’adresse: http://www.bereanbeacon.org/index.php?link=french

]]>
http://www.blogdei.com/10445/la-papaute-s%e2%80%99apprete-a-reconquerir-l%e2%80%99angleterre-par-richard-bennett/feed/ 3
Catholicisme: La Conférence des Evêques de France s’inquiète de la montée des évangéliques et du « christianisme de conversion » http://www.blogdei.com/10201/catholicisme-la-conference-des-eveques-de-france-sinquiete-de-la-montee-des-evangeliques-et-du-christianisme-de-conversion/ http://www.blogdei.com/10201/catholicisme-la-conference-des-eveques-de-france-sinquiete-de-la-montee-des-evangeliques-et-du-christianisme-de-conversion/#comments Fri, 13 Aug 2010 06:56:10 +0000 nicolas http://www.blogdei.com/?p=10201 >> lire la suite]]>

La Croix

Le dernier numéro des «Documents Épiscopat» s’interroge sur le défi que représente pour l’Église catholique le succès des nouvelles formes de christianisme, en particulier les courants évangéliques et pentecôtistes.

>>> lire la suite

]]>
http://www.blogdei.com/10201/catholicisme-la-conference-des-eveques-de-france-sinquiete-de-la-montee-des-evangeliques-et-du-christianisme-de-conversion/feed/ 2