L’esclavage....
Par ..., dimanche 29 juin 2008 à 17:00 :: #196 :: rss
Une ancienne revue nommée “La Bonne Nouvelle” avait écrit cette histoire que je résume....
C’est un ancien esclave noir qui racontait....
....Alors que j’étais encore esclave, le fils de mon maître m’enseignait le soir ce qu’il avait appris dans la journée. C’est ainsi que j’ai appris à lire. Nous avons lu ensemble, dans la Bible. Cette lecture nous conduisit à nous voir pécheurs devant Dieu... et nous avons prié pour notre salut...
Nous avons placé en Jésus notre confiance et notre espérance.
Quelques temps après, j'ai organisé des réunions de prière avec les autres esclaves, mais mon maître en fut violemment irrité, surtout que son fils était devenu chrétien....
Sous peine de fouet il me défendit de continuer. Sans tenir compte de cette menace, je continuai à parler de l’Evangile chaque dimanche, et chaque lundi matin j’étais battu par mon maître avec un fouet agrémenté de lanières, de sorte que mon dos avait toujours des marques le lundi alors que les anciennes n’étaient pas toujours guéries.
Un lundi matin, mon maître, ordonna à mes compagnons d’esclavage de me dévêtir et de me lier à un arbre afin de pouvoir me fouetter, bien sûr on lui obéit, il se tient alors devant moi et tout en me regardant fixement et d’un air sombre, alors que le fouet était à ses cotés.... sa conscience fut remuée....
Il se trouvait à un moment décisif de sa vie.., qu’allait il dire, qu’allait faire? "Jacques, dit-il, ton dos est littéralement couvert de plaies et de cicatrices. Je ne sais plus où frapper. Jusqu’à quand veux-tu donc, misérable, persévérer si opiniâtrement dans ta ligne de conduite ?"
— Aussi longtemps, Monsieur, lui répondis-je, que mon Jésus me laissera la vie...
-Mais pourquoi es-tu donc aussi obstiné ?
— Parce que je veux, qu’au matin de la résurrection, quand mon pauvre corps se lèvera de la poussière, pouvoir montrer mes cicatrices à mon Dieu comme un témoignage de ma fidélité. Telle fut ma réponse.
Alors mon Maître ne savait plus ni que dire ni que faire Il ne dit rien, puis il commanda aux assistants de me délier et me renvoya au travail des champs. Tard dans la soirée, il revint à moi.
—Assieds-toi Jacques, me dit-il, et dis-moi franchement la vérité. Ton dos est depuis longtemps couvert de blessures, tu as en outre un travail pénible, et tu n’es qu’un misérable esclave, dis-moi, malgré toutes ces misères, es-tu réellement heureux?
— Monsieur, lui répondis-je, je ne crois pas qu’il y ait dans le monde entier un homme plus heureux que moi.
Il se tut longtemps, et reprit:
— Jacques, tu m’as dit une fois que ta religion t’enseigne à prier pour tes ennemis. Veux-tu maintenant prier pour ton vieux maître?
— Oh ! De tout mon coeur, affirmai-je.
Nous, nous agenouillâmes donc tous les deux et je priai pour lui. Dès lors, il vint souvent me trouver aux champs, et toujours je devais prier avec lui.
Lui aussi trouva la foi, et nous vécûmes ensemble alors comme des frères....
Et peu de temps après, sur son lit de mort il me donna la liberté, et m’engagea continuer dans ce chemin tant que je vivrais.

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