L’Évangile en Nouvelle Calédonie,ou l’Évangile peut-il changer un alcoolique ?
Par jean, jeudi 20 mars 2008 à 18:00 :: #164 :: rss
Peu d’entre nous savent qu’en Nouvelle Calédonie existait aussi un bagne qui a fonctionné des années 1886 à l’année 1924 environ 21 000 personnes y furent envoyées…. (Pour plus de renseignements lisez sur Wikipedia…) Le prisonnier libéré ne peut rentrer directement en France, il doit encore rester dans la Colonie de la Nouvelle Calédonie un temps double de celui de sa peine…
En 1902 un administrateur de la République Française avait déclaré au pasteur Leenhardt, « Que venez-vous faire ici Monsieur Le Pasteur ? Dans 10 ans il n’y aura plus de Canaques ! »
Aussi Monsieur Leenhardt, Pasteur & Ethnologue écrit : …. «Sa peine achevée, le condamné devient libéré…/… il se lance à l’aventure, et reçoit un accueil facile dans les tribus indigènes…/…Il vend de l’alcool à la tribu qui l’a reçu, il empoisonne, il encourage les vices…. Il est comme un fils de satan régnant dans le village de Canaques confiants….» Du livre De la mort à la vie, l’évangile en Nouvelle Calédonie, SMEP Paris 1922 p. 8.
Ainsi les Occidentaux sèment la mort parmi ces tribus. Au point qu’au début de son ministère le Pasteur Leenhardt, en 1902 raconte qu’un administrateur de la République Française lui avait déclaré « Que venez-vous faire ici, Monsieur le pasteur ? Dans 10 ans, il n’y aura plus de Canaques ! Aussi Jacques Blandenier dans son livre « L’essor des missions Protestantes » écrit : …/…la prévision était fausse, il y eut bientôt un rapide redressement démographique, dans lequel la Croix Bleue joua un rôle important, de 14 000 au début du siècle le nombre d’habitants remonta à 17 000 en 1912. On vit dans toute l’île des ivrognes qui d’un coup cessèrent de boire, et pour toujours …/…
En 1899 le Pasteur Delord avait écrit ceci : « Cela prend au cœur : il y a là quelque chose de saintement héroïque, de si grand dans sa simplicité qu’on se sent rempli de respect pour « ces pauvres Canaques » dans le cœurs desquels l’Evangile produit de tels fruits…./…La France a envoyé à ces peuplades de l’alcool et des forçats, mais voici, vers « la onzième heure » , alors que abrutis d’eau de vie et souillés par la luxure des libérés, ils allaient disparaître…/…
Le Pasteur Delord accomplissait sa mission à Maré, mais il rend aussi des visites sur la Grande-Terre car il voulait encourager les chrétiens qui d’ailleurs augmentaient en nombre. Il rencontra un ancien chef Canaque qui avait été déchu de ses fonctions à cause de son alcoolisme. Il lui prêcha l’évangile et il le reçut et il s’engagea à ne plus boire, Cet homme signa une promesse de tempérance…/… La puissance qui l’avait libéré était tellement visible dans sa vie que l’administration française fut obligée de reconnaître l’évidence des bienfaits sociaux que l’Évangile prêché dans sa simplicité peut apporter.
L’Évangile a apporté aux Canaques une influence extraordinaire, car cet évangile a été comme un bon levain, la vie religieuse ne fut pas séparée de la vie de tous les jours, la vie n’est qu’une…L’Évangile a suscité une autre mentalité, du travail, et a été créé par là, un autre situation économique nouvelle et bénéfique. L’Évangile a rendu à la famille sa force et sa raison d’être. En d’autres mots l’Évangile a encouragé l’individu à se développer de toutes les façons et à s’instruire.
- Le Pasteur & Ethnologue, Leenhardt écrit encore : L’Évangile, dit-on, est désuet et vieillot. A quoi servent les missions ? La question peut se poser, impérieuse et troublante, à l’esprit de ceux qui refusent à l’évangile sa puissance, aux missions leur sympathie…/… Et comme il reste incisif et profond, ce testament ! (d’un chrétien Canaque mort pour la France sur un champ de bataille de la première guerre mondiale) «La vie pour nous c’est l’Évangile !»
Une fois de plus l’impact de l’Évangile sur la destinée d’une société tout entière était démontré.
Si l’Évangile est apporté dans toute sa vérité, nous voyons dans nos vies d’hommes des changements radicaux… A chaque fois que l’homme se trouve face à Jésus qui fut crucifié, enseveli et qui est ressuscité, il ne peut rester insensible ou indifférent et celui qui reconnaît sa misère spirituelle ou morale trouve en Jésus une vie nouvelle.
Renseignements glanées à droite à gauche mais surtout dans l’excellent livre «L’essor des missions protestantes- Précis d’histoire des missions volume 2» de Monsieur Jacques Blandenier professeur de théologie.
Livre, que vous pouvez acheter sur Internet.

1. Le jeudi 20 mars 2008 à 20:46, par katy
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