Que faire face à un échec?
Par jean, dimanche 15 avril 2007 à 16:23 :: #69 :: rss
Avertissement au lecteur : Premièrement, un merci à celui qui a écrit ce texte…. Je ne le connais pas, et si ce texte à un copyright merci de me le faire savoir je le retirerais… Deuxième, le sujet n’est que très peu traité du point de vue spirituel, ce coté de l’échec reste donc à analyser.
1. L’échec nous terrasse souvent si fortement que nous pensons ne jamais nous en sortir. Or, il y a toujours une porte de sortie. Après les déluges, il y a toujours des arcs-en-ciel et Dieu a créé les processus de vie de telle sorte que le soleil se mettra toujours à briller un jour. La grâce de Dieu, c’est le calme après la tempête et souvent même en plein milieu. Dieu est le Dieu de la résurrection et non de la mort et Il ressuscite des ministères, Il ressuscite des vies démolies.
2. Nos échecs font partie de la vie. Mais nous autres occidentaux nous avons été éduqués à les envisager sous un angle négatif et souvent moral. Lorsqu’une entreprise fait faillite, il y a forcément des gens mal intentionnés derrière l’échec ! Or, la plupart du temps nous apprenons plus au travers de nos échecs que de nos succès. Avant qu’un enfant marche, il tombe à maintes reprises. Souvent, il faut plusieurs échecs successifs pour réussir une ascension définitive, mais les pasteurs (et le reste des hommes!) ne sont pas forcément alpinistes dans l’âme.
3. La plupart du temps, nous commençons par rejeter la faute sur les autres ou nous mettons en cause la conjoncture, les circonstances difficiles du moment. Apprendre à se regarder en face et accepter l’échec est le premier pas vers la solution. En procédant de cette façon, nous activons le seul levier sur lequel nous ayons directement prise: à savoir nous-mêmes.
4. L’échec engendre la peur et la surprotection de soi-même. C’est comme lorsqu’on s’est blessé au doigt, on met de gros bandages pour se protéger des éventuels chocs. Plus l’échec nous a personnellement touché, plus nous ajoutons de « bandages » intérieurs et plus nous évitons de nous « cogner ». Sur le moment, cette situation ne porte peut-être pas à conséquence, mais à long terme, elle peut faire de nous des personnes peureuses pour les autres ou agressives pour les tenir à distance de peur qu’elles touchent notre plaie intime. A ce stade-là, il faut, bien sûr, rechercher une délivrance intérieure.
5. Nous perdons confiance dans notre capacité de gérer nos affaires. Le manque de confiance se transforme très rapidement en inaction et l’inaction nous entraîne dans une spirale descendante. La première chose à faire à la suite d’un échec, ce n’est pas de compter les pots cassés, mais de se relever, comme le petit gamin, qui, après être tombé, se remet sur les pieds et continue. En d’autres termes, il ne faut pas rester à se lamenter. Si l’échec a fait du tort à d’autres, il faut sûrement régler les différents par des demandes de pardon. N’oublions pas que pour se sortir de l’échec, il faut souvent l’aide des autres. Or, si nous n’avons pas demandé pardon à ceux qui ont pâti de nos difficultés, il sera difficile de les mettre à contribution pour solutionner les problèmes existants.
6. La peur et la colère sont les deux ennemis les plus coriaces dans une telle situation. La colère est parfois nécessaire pour entamer un processus de réhabilitation, mais lorsqu’on y reste, on peut être sûr qu’elle nous détruira durablement.
7. L’échec, dont nous parlons, est très souvent lié à l’apprentissage de la vie. Si nous évitons de remporter la victoire, une fois ou l’autre, sur ce qui a occasionné notre défaite, Dieu nous mettra toujours devant la même réalité, jusqu’à ce que nous comprenions la leçon. Parfois, même des années après, Il peut nous envoyer une épreuve qui ressemble de très prêt à celles vécues par le passé. On se sera peut-être fortifié en attendant, mais le combat sera le même, parfois pire.
8. Il faut parfois tout simplement accepter de ne pas se justifier. Certains échecs le sont pour les autres, mais aux yeux de Dieu ce n’est pas toujours le cas. Je pense à certains prophètes de l’Ancien Testament qui vécurent des échecs cuisants quant à leur ministère. Eux-mêmes l’ont vécu ainsi, mais Dieu le voyait tout autrement. C’est pourquoi, il faut souvent une révélation spéciale pour comprendre ce qui se passe, mais attention, ne mettons pas tout de suite nos échecs sur le dos d’une communauté dure d’oreille, qui ne veut pas se plier au message divin.
9. Après un échec, il faut faire un « debriefing » honnête, de préférence avec des gens extérieurs. Déceler les processus, les décisions qui ont conduit à l’échec. La plupart du temps, on reste inactif en espérant que le temps fera son œuvre bénéfique. Il faut ralentir ses activités. Lorsque vous heurtez avec votre voiture une borne sur la route, il faut, coûte que coûte, lever le pied. Les échecs ne se transforment pas en quelque chose de positif, rien que parce que nous les vivons, mais parce que nous prenons le temps de les travailler, avec l’aide du Saint Esprit !
10. Les échecs peuvent le fruit d’une activité un peu trop frénétique, activités nombreuses et parfois superficielles. Nous n’arrivons pas à aller au fond des choses, nous avons de la peine à suivre les projets. Pour reprendre pied, prenez le temps de sélectionner cinq initiatives, projets ou activités de votre travail qui sont les plus importants. Sélectionnez cinq autres qui sont secondaires et appliquez la formule suivante: Premièrement les choses importantes, pour le reste laissez tomber !

Aucun commentaire pour le moment.
Les commentaires pour ce billet sont fermés.