[Rediffusion] Copyright, écrits vains et mauvais oeil

par nicolas le 20 juillet 2011 · 24 commentaires

dans la rubrique Alternatives et gratuité,Mamon & Babylone, inc.

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voxdei

Rediffusion de l’édito du 4 juillet 2004.

Verrais-tu d’un mauvais oeil que je sois bon?
(Matthieu 20;15)

Qu’est-ce que le copyright? Quels en sont les buts? Un chrétien peut-il placer ses oeuvres sous ce verrou? Qu’y gagne-t-il alors ou qu’y perd l’oeuvre que Dieu lui a inspirée? Ceux qui s’adonnent à cette pratique très répandue dans notre siècle ont-ils fait naufrage quant à la foi, et auraient renié ce qui en fait la force? Le fait que Dieu les utilise signifie-t-il qu’Il les approuve? J’ai été grandement étonné cette semaine, après avoir été interpellé par une personne qui me demandait « quelle était cette doctrine du refus du copyright » et « sur quels versets elle s’appuyait ». Voici donc une étude biblique sur la question: laissons à la Bible le dernier mot, et rendons à Dieu toute la gloire et la direction de ce qu’Il nous confie.

Brève histoire du droit d’auteur

Bien que les grecs aient pu faire valoir leurs droits intellectuels sur leurs oeuvres, ils ne possédaient aucun droit économique sur elles. C’est avec l’invention de l’imprimerie que l’auteur commença à imposer son droit, mais il fallut attendre la fin du 19e siècle pour qu’un traité international, la Convention de Berne (1886), pose les bases de ce qui allait devenir le fameux « copyright », en 1911, ou plutôt en 1912, sous le nom de « Copyright Act 1911″. En 1956, fut affinée cette notion de droits d’auteur dans le contexte de la mondialisation, sous l’égide de l’UNESCO, une branche de l’ONU. S’il est tout à fait naturel pour un non chrétien de conserver la propriété intellectuelle de son oeuvre, d’en jouir à sa guise, d’en vivre et d’en contrôler la diffusion, nous allons voir ce qu’il devrait en être pour un chrétien.

« Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié… » (1 Cor.1;22)

Dans « Droits d’auteur » il y a « auteur »

Tout d’abord, définissons le mot « chrétien »: il s’agit d’une personne qui est morte à elle-même, au péché et au monde, selon les Ecritures, qui soulève sa croix et dont l’objectif est de ressembler à son Maître, Jésus-Christ. Si le chrétien admet que Dieu l’inspire, il ne devrait pas s’arroger des droits de propriétaire sur ce que l’Esprit lui a communiqué. C’est à Christ que doivent revenir les « royalties » et l’honneur pour tout ce qu’Il nous communique.

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu? » (1 Cor.4;7)

Quel est notre but au-delà des discours pieux?

Si le chrétien admet que son but est de répandre le message, pourquoi pose-t-il un verrou dessus? Il doit au contraire se réjouir lorsque ce qu’il écrit est copié ou « photoco-pillé », dupliqué et distribué: « la Parole de Dieu n’est pas liée » (2 Tim.2;9), et si notre véritable but est de diffuser le message de l’évangile, réjouissons-nous et cessons de nous aigrir de ce que nous sommes copiés ! Si nous laissons à Dieu la prérogative, soyons sûrs qu’Il va nous étonner en donnant à ce qu’Il a inspiré une portée et une diffusion qui atteindra le but. La malédiction du « mauvais oeil » fait rage cependant et, par leurs actions, certains manifestent que leur réel désir n’est que de se servir de Dieu pour s’enrichir, imposer leur propre vision du royaume de Dieu, la doctrine de leur dénomination, etc.

« Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu de mauvais oeil que je sois bon? » (Matthieu 20;15)

La Simonie, ou vendre l’onction

Il a plus à Dieu de faire en sorte que ce salut, qui a tout coûté à Christ, soit gratuit pour nous, et ceci dans un but: briser notre orgueil. Vendre le Saint Esprit, à l’instar de Simon le magicien, fait de nous des marchands du temple, et nous met en grand danger d’apostasie spirituelle. De prophètes, nous devenons des serviteurs de Mammon comme le disait A.W. Tozer, dans le texte intitulé « Les considérations financières tuent la religion » (voir ci-dessous).

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10;8b) « Quel est donc mon salaire? C’est d’offrir gratuitement la bonne nouvelle que j’annonce, sans user réellement du droit que cette bonne nouvelle me donne. (1 Cor.9;18)

Subvenir à ses besoins ou obéir à Christ?

Souvent, on utilise le verset « tu n’emmuselleras pas le boeuf quand il foule le grain » (1 Cor.9;9) pour justifier… une attitude d’incrédulité dans l’oeuvre de Dieu. Certains après avoir commencé par l’Esprit, finissent par la chair. Il est en effet plus facile de marcher par la chair que d’obéir constamment à Christ. Et bien souvent, la question de l’argent parle plus fort que tous les actes et discours, elle démontre où l’on en est par rapport à la foi et la Parole de Dieu, qui nous appelle à obéir non pas à 90% de Sa Parole, mais à 100%. Dépendre de Dieu et dire « si nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffit », d’une part coûte peu à l’oeuvre de Dieu et permet de démultiplier les ouvriers, d’autre part, permet de voir les miracles créatifs de Dieu en matière de finances quand le besoin s’en fait sentir, et enfin permet à Dieu de nous couper le robinet quand Il nous désapprouve ou veut attirer notre attention sur un point précis. Sinon, l’on risque de devenir un mercenaire, payé pour dire « des choses agréables »…

« C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? » (Matthieu 6;25)

L’ordre des choses…

Il est capital de placer les choses dans leur juste et véritable perspective: ceux qui enseignent seront jugés plus sévèrement. Ceux qui auront enseigné aux hommes à ne pas respecter même le plus petit, le plus insignifiant des commandements, ceux-là seront petits dans le royaume. Si l’on admet, en écrivant un livre, publiant une vidéo, un disque, qu’on a un message qui peut apporter une bénédiction, un enrichissement spirituel, on est donc en quelque sorte porteur d’une lumière que l’autre n’a pas. « C’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur » dit l’épître aux Hébreux (7;7). Or, l’apôtre Paul a été très clair, et il convient de respecter l’ordre biblique des choses, dans notre époque où le consumérisme produit, même dans les assemblées, non pas des disciples, mais des « consommateurs-spectateurs ».

« Ce n’est pas aux enfants à amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants ». (2 Cor.12;14b)

La déformation de notre pensée

Un des aspects du copyright consiste à poser nos écrits sous un verrou pour protéger notre pensée contre ceux qui voudraient la tordre. C’est un relicat d’esprit de querelle qui nous fait vouloir maîtriser ce qu’il advient de notre parole, lorsque certains veulent la tordre et s’en servir à charge contre nous. Pourtant, il ne nous appartient pas de faire valoir notre droit, même d’auteur, et de nous faire justice. Prenons exemple sur Christ qui nous exhorte par son exemple à établir clairement notre pensée, et à ne pas nous justifier quand on nous prête des propos ou des intentions qui ne sont pas les nôtres:

« Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. » (Hébreux 12;3) « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. » (Jean 15;20) « S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison! » (Matthieu 10;25b)

Dans Droits d’auteur, il y a « droit »

Nous venons de le dire, mais il n’est pas inutile de reformuler cette pensée. Si le chrétien admet que Christ est sa justice, et que son seul droit est de porter sa croix, si l’on « prend sa tunique, il doit aussi donner son manteau ». Pourquoi poser un verrou sur ce que nous désirons laisser à ce monde, a fortiori quand il s’agit de la Parole de Dieu, du message du salut, de chants qui doivent bénir les âmes? Nous n’avons pas à lutter pour rappeler nos droits, pas plus que nous n’avons à saisir un tribunal pour récupérer le manque à gagner, le préjudice que nous aurions subi, même si nous sommes dans notre bon droit… d’auteur.

« Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. (…) Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. (Matthieu 5;40 et 42)

Quitter les méthodes du monde pour celles de Dieu !

Dans la droite ligne de la pensée précédente, Dieu nous ordonne de ne pas nous conformer aux coutumes de ce monde. Il nous ordonne, lorsque même on nous traînera devant des tribunaux pour rendre compte de l’espérance qui est en nous, de ne même pas prendre d’avocat: l’Esprit de Dieu parlera par nous, nous inspirant des paroles de grâce qui fermeront les bouches de nos accusateurs. De la même façon, nous n’avons pas à utiliser les méthodes commerciales de ce monde pour vendre le Saint-Esprit comme un simple produit: c’est une abomination (voir Deutéronome 20 ci-dessous). Il faut gérer l’oeuvre de Dieu en mettant la foi dans tous les ordres du jour, elle qui a été remplacée par des moyens humains et des techniques qui sont de la sagesse d’en-bas. Au contraire de ce qui nous est couramment avancé comme un argument massue (« si on distribue gratuitement, les chrétiens abusent… »), c’est ainsi qu’est entretenue la propension à l’égocentrisme des chrétiens, à la consommation « marchandise pour le prix », vite lu, vite assimilé, mais… vite oublié!

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12;2)

Déverrouillage, générosité et oeuvre de Dieu

Nous devons être généreux, avec ce qui est à nous bien sûr. On trouve, notamment grâce à Internet, des sites commerciaux où l’on peut télécharger de la musique, ou plutôt des extraits musicaux. Il m’est arrivé aussi de voir un traité chrétien dans un format électronique imprimable… qui interdisait l’impression. J’ai aussi vu des sites où moyennant finances on pouvait télécharger des livres chrétiens. Suivez-moi s’il vous plait dans ce raisonnement: ces gens et ces oeuvres sont dans le péché, même s’ils ricanent (ce qui est la défense habituelle des incrédules et des gens superficiels) ou s’ils grincent des dents (ce qui est la défense des cupides). Il est plus simple de créer pour donner que de placer des cadenas. Il est simple de créer des fichiers musicaux intégraux, alors qu’ils faut intervenir dessus un moment pour les amputer d’une partie, en longueur ou en qualité. Il est simple de créer un fichier « imprimable » en format électronique, alors qu’il faut une bonne dose de perversité pour en interdire l’impression. De même, soumettre au paiement la distribution d’un livre déjà prêt nécessite une infrastructure technique plus complexe. Tous ces moyens nécessitent d’organiser et d’orchestrer la malice, alors que la voie royale nous trace un chemin lumineux de simplicité et de prodigalité… Amis auteurs: donnez !*

« Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas commet un péché ». (Jacques 4;17)

Alternatives

Nous avons vu rapidement d’où venait la coutume du droit d’auteur, que l’auteur chrétien était inspiré par un Autre, qui lui ordonnait de ne pas verrouiller ses écrits de peur de voir leur diffusion entravée, que ces écrits se doivent d’être gratuits pour libérer dans les âmes le « plein arôme » du message de l’Evangile. Nous avons vu que certains se servent de ce message pour gagner de l’argent, usant de moyens mondains au lieu d’utiliser la sagesse créatrice de Dieu et que souvent ils se justifie et se défendent eux-êmes, et dans tout cela, nous avons parlé « négativement ». A ceux dont les bras tombent, et qui sont sous le coup du découragement, je redirai le mot d’Oswald Chambers: « Le découragement n’est qu’un égoïsme déçu ». Etes-vous sûrs que Dieu vous ait appelé? Et s’Il vous a appelé, comme Moïse, vous a-t-il révélé sur la montagne la façon dont il voulait que cette oeuvre fut faite, ainsi que les personnes qui ont reçu les talents nécessaires à son exécution? Il existe des alternatives (je le dis souvent, ce mot signifie: « autre naissance ») aux modèles économiques que nous tentons d’imiter. Même les païens le savent et ils en ont développé plusieurs: Copyleft, Licence Art Libre, OML, FMF, Open Source, Freeware, etc. (par exemple, tableau comparatif des licences libres applicables à la musique). Et nous, chrétiens, n’avons-nous aucune créativité à proposer? Pourtant, TOUT est contenu dans cet ordre du Christ, qui devrait prévaloir sous les tonnes de doctrine dont nous avons recouvert notre « religion »: « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement… » Auteurs, ne prenons pas le risque d’avoir couru en vain, et d’avoir produits des écrits vains: le foin, la paille, le chaume, tout cela sera brûlé au feu et nous aurons alors perdu notre récompense, car nous aurons travaillé avec les méthodes d’en bas, et n’aurons déposé qu’un bien maigre pécule à la banque du ciel, par peur de manquer, par orgueil et par incrédulité.

« J’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé… » (Luc 19;21)

Conclusion

A ceux qui veulent contester, je dis: Ne vous méprenez pas et ne venez pas m’agresser en me disant que je suis coupable de votre manque de moyens. Comprenez moi bien: je dis que vos méthodes sont la cause de votre stérilité, la preuve que vous n’êtes pas envoyés par Dieu, et plus que cela, vous faites de l’ombre, vous manger la lumière de ceux qui sont réellement appelés, vous les étouffez et vous étouffez la véritable créativité qui voudrait éclore. Vous avez bâti votre système de manière à grossir, à ce que votre nom soit célèbre, et à n’être pas pris au dépourvu. Après avoir bien comencé, vous êtes devenus des assassins de la poésie, vous piétinez maintenant le vert et le tendre, vous assassinez le juste, qui ne vous résiste pas. Au lieu d’encourager, vous nourrissez votre mécanique huilée du charbon de vos oeuvres charnelles et du produit de la macération de vos propres pensées, auxquelles vous avez pris plaisir. Plus tôt que vous ne le pensez, vous aurez à rendre compte à ce Dieu qui moissonnera l’oeuvre de chacun et nous appliquera la règle d’or: notre justice est-elle supérieure à celle des scribes et des pharisiens, ou avons-nous seulement agi afin de recevoir une « juste rétribution »?

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende, et que celui qui veut continuer de se souiller avec l’esprit de Babylone, se souille toujours plus: pleurs et grincements de dents l’attendront. Mais au berger fidèle, au bénévole (« de bonne volonté ») sera remise la couronne de gloire.

Lire également:

>>> Réflexions sur le copyright, l’art et la licence globale

>>> Piratage : Vers un effondrement de la musique chrétienne?

>>> La discrimination par l’argent

Textes bibliques supplémentaires à méditer

« Le temps est court (…) que ceux qui achètent soient comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n’en usant pas, car la figure de ce monde passe… » (1 Cor.7;20 et suivants)

« Les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière. Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer. Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables? Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui. Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos coeurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. » (Luc 16;7 et suivants)

« Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du temple sont nourris par le temple, que ceux qui servent l’autel ont part à ce qui est offert sur l’autel ? De même aussi le Seigneur a prescrit que ceux qui annoncent la bonne nouvelle vivent de la bonne nouvelle. Quant à moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’ai pas écrit cela pour qu’ils me soient attribués : j’aimerais mieux mourir… ! Personne ne réduira à néant mon motif de fierté ! En effet, annoncer la bonne nouvelle n’est pas pour moi un motif de fierté, car la nécessité m’en est imposée ; quel malheur pour moi, en effet, si je n’annonçais pas la bonne nouvelle ! Si je le faisais de mon propre gré, j’aurais un salaire ; mais si je le fais malgré moi, c’est une intendance qui m’est confiée. Quel est donc mon salaire? C’est d’offrir gratuitement la bonne nouvelle que j’annonce, sans user réellement du droit que cette bonne nouvelle me donne. » (1 Cor.9;11 et suivants)

« C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. (1 Tim.6;6 et suivants)

« Tu frapperas d’anathème les Hittites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivvites et les Jébusites, comme le Seigneur, ton Dieu, te l’a ordonné, afin qu’ils ne vous apprennent pas à imiter toutes les abominations qu’ils font pour leurs dieux et à pécher contre le Seigneur, votre Dieu. Si tu assièges longtemps une ville pour l’attaquer et la prendre, tu ne détruiras pas les arbres en y brandissant la hache ; tu t’en nourriras et tu ne les couperas pas : l’arbre des champs est-il un homme pour que tu l’assièges? Mais tu pourras détruire, couper les arbres dont tu sauras qu’ils ne servent pas à la nourriture, et bâtir avec eux des ouvrages de siège contre la ville qui te fait la guerre, jusqu’à ce qu’elle tombe. » (Deutéronome 20;20 et suivants)

Remarque * « Amis auteurs, donnez » Je conçois qu’à plusieurs d’entre vous, Dieu a ouvert la porte du témoignage en faisant en sorte que vos publications et ouvrages soient imprimés par des maisons d’édition non chrétiennes, démultipliant la portée de votre témoignage: ma remarque ne vous concerne pas puisque l’usage de ces maisons est de poser un verrou sur les ouvrages qu’elles éditent.


Les considérations financières tuent la religion

par Aiden Wilson Tozer

Démétrius, l’orfèvre, ne pouvait trouver d’autre preuve à sa religion que : « O hommes, vous savez que notre bien-être dépend de cette industrie. Grande est la Diane des Ephésiens! » Il poussait le peuple à adorer Diane pour des raisons financières.

Tout intérêt financier dans la religion est mortel. Aussitôt qu’un homme s’emmêle de considérations financières, il cesse d’être un prophète, et devient un fils de Mammon. Son coeur dégénère et son esprit commence à mourir. S’il remplit un devoir religieux, accomplit un acte moral, exige une réforme, ou prêche une doctrine dans le seul but d’assurer son revenu, il n’est plus un vrai berger, mais un mercenaire.

Que L’Église soutienne ses ministres comme un pays ses soldats, afin de les libérer pour la bataille, semble tout à fait naturel pour la plupart des chrétiens. On trouve cet arrangement dans l’Ancien Testament, et on a repris à peu près le même système dans L’Église. Cette façon de procéder est sage et irréprochable, à condition que le prédicateur et le peuple soient de véritables enfants de Dieu.

L’Église a la lourde responsabilité de faire en sorte que le ministre soit libre financièrement d’enseigner ce qu’il croit du fond de son coeur. Le chantage financier est une arme terrible qu’on utilise parfois contre un homme qui prêche avec insistance une vérité dérangeante. Malheur à l’homme qui en est la victime. Mais, bien plus encore, malheur à l’église suffisamment basse pour l’employer.

Paul avait une profession sur laquelle il a toujours compter lorsqu’il en avait besoin, et je me demande s’il ne serait pas sage que chaque pasteur fasse de même. Il n’y a rien de pire que de s’incliner devant Mammon.

Quelques pasteurs ont trouvé une assez bonne solution au problème financier: ils vivent par la foi. Un tel homme n’est pas sensible à la pression financière; il n’est redevable de ce qu’il enseigne que devant Dieu, et Dieu, lui, est responsable de lui fournir son pain quotidien. On ne peut pas, dans ces conditions, subjuguer un homme en l’affamant, car le serviteur de Dieu vit de la manne, et la manne se trouve toujours là où la foi l’entrevoit.

(Article tiré de The Price of Neglect, chapitre 13)


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1 NG 31 mars 2009 à 21 h 54 min

J’ai proposé cette excellente analyse au sein de mon assemblée l’an passée mais je me suis rendu compte que c’était en vain, les gens sont "habitués" comme ça et n’entrevoient pas d’alternative au droit d’auteur.

J’étais en Australie en février dernier et à l’église Hillsong de Sydney on avait carrément pas le droit de filmer ou de prendre des photos! On m’a sèchement demandé d’éteindre ma caméra. Apparement ils ont un business à protéger (vente de DVD des prédications etc.).

Cet alignement sur les normes du monde retient la vérité captive, hélas.

2 nicolas 31 mars 2009 à 23 h 41 min

sur Hillsong, j’ai écris ceci: L’église à la sauce fashion branchouille
http://www.voxdei.org/nicolas/in...

l’expression est de laurent

3 F COULERU, Suisse 1 avril 2009 à 0 h 33 min

Merci pour cette piqûre de rapel !
100 % d’accord avec l’auteur de cet article ! Trop souvent nous plaçons l’argent (ou l’aspect matériel) comme une FIN en soi, alors que ce n’est qu’un OUTIL….

4 JD 1 avril 2009 à 16 h 41 min

Salut,

J’ai souvent réfléchi sur ce sujet délicat.
Pour notre part nous avons fait notre choix et si ça vous intéresse vous pouvez retrouver sur notre site (groupenano.free.fr) toutes nos musiques en libre écoute, libre téléchargement, libre diffusion, libre modification, etc…
En espérant que ça puisse être utile à Son service !

Bon après-midi

5 Hervé P 2 avril 2009 à 16 h 12 min

"J’ai proposé cette excellente analyse au sein de mon assemblée l’an passée mais je me suis rendu compte que c’était en vain, les gens sont "habitués" comme ça et n’entrevoient pas d’alternative au droit d’auteur."
— Et pourtant, ça ne manque pas, voir ce lien :
3boom.net/okosystem/licen…
— Il serait intéressant de savoir sur quelle partie de la licence "Creative Commons", tu as déposé tes créations, JD, car il y en a 4 :
* No Derivative Works
* Non commercial
* Attribution
* Share Alike
— À moins que tu n’en aies combiné plusieurs entre elles, comme c’est précisé dans le tableau…
— Tu dis aussi :
"Merci également de ne pas supprimer les tags ID3 des fichiers MP3 et de ne pas faire d’Utilisation Commerciale des oeuvres présentes sur ce site" !
— Mais la licence "Creative Commons" prévoit aussi de faire une utilisation commerciale des œuvres originales reprises ou modifiées, sauf la partie "Non Commercial" où on prévoit de demander la permission aux auteurs originaux des chansons (C’est d’ailleurs celle que tu as prise, certainement !) !
— Mais il y a mieux, beaucoup mieux : fais-tu pleinement confiance en Jésus-Christ ? Tu devrais savoir que :
«Il en tombera mille à ton côté, et dix mille à ta droite; mais la destruction (la maladie, les accidents, le vol, les agressions, etc…) n’approchera point de toi.» (Psaumes 91:7)
— Donc, même les associations de droits d’auteurs "officielles" ne pourront pas te les "piquer", tes musiques, car elles sont basées sur un très fort esprit de jalousie (il n’y a qu’à consulter l’historique de la constitution de la SACEM…) et le vol de chansons chantées "dans les salles de bains" de milliers de Français est un exercice qu’ils pratiquent souvent, ainsi que le vol de chansons déposées chez eux qui ont reçu ce commentaire : "Ça n’aura pas de succès" et qui se retrouvent chantées à la radio ou à la télé par un artiste du "show-business" quelques jours après, avec les mêmes paroles et la même musique (J’ai rencontré quelqu’un qui en a été victime !) !!!
— Alors, pourquoi mettre à garder auprès des hommes (même avec une "licence libre") ce que le Seigneur est capable de garder beaucoup mieux, hein ?
— Sur le site cité en référence, tu trouveras des cantiques et tu pourras même les écouter (en version chantée !), lire la partition, l’imprimer… si tu télécharges un plug-in gratuit et une base de sons. Tout est expliqué dans des "info-bulles" et les liens y sont incorporés !
— Sincères amitiés fraternelles et toutes bénédictions au Nom de Jésus-Christ !

6 Daniel 5 avril 2009 à 14 h 10 min

Bien que je sois d’accord avec cet article, j’ai tout de même quelques interrogations, peut-être que quelqu’un pourra me répondre:

1) Tout travail ne mérite-t-il pas un salaire?
Lorsque l’on met notre temps et nos compétences à disposition d’un employeur, nous recevons une contre-partie financière. Pourtant, le temps dont nous disposons nous a été donné gratuitement. Les compétences qui sont les nôtres nous ont aussi été données gratuitement. Ainsi, puisque nous avons reçu l’un et l’autre gratuitement, pourquoi demande-t-on un salaire à notre employeur?
En poussant la logique jusqu’au bout, les chrétiens devraient travailler gratuitement non?
Pourtant Jésus mentionne plusieurs paraboles ou l’ouvrier est rémunéré.

2) Si ceux qui écrivent des livres chrétiens les donnent gratuitement, alors les librairies chrétiennes pourraient mettre la clé sous le paillasson non? Dans ce cas, comment nous procurerions-nous leurs livres?

3) Sans le copyright, n’importe qui peut reprendre l’intégralité du livre ou de la musique, y changer trois mots ou trois notes, et le vendre à la place de l’auteur.. Dans ce cas, cela créerait encore plus d’injustices non?

Je suis choqué qu’une personne qui ait reçu le don de guérison se fasse payer pour l’exercer. Mais je comprends tout à fait que quelqu’un qui a travaillé à la rédaction d’un ouvrage, à la création d’un album, reçoive un salaire pour cela. Même si c’est vrai que s’enrichir sur le dos du Seigneur est totalement inadéquat, les prix devraient couvrir les frais et permettre à l’auteur de gagner juste assez pour pouvoir créer quelque chose de nouveau, mais pas pour s’acheter une piscine au bord de la mer..

Et lorsqu’il s’agit de promouvoir la parole de Dieu dans le monde, rien de tel que la gratuité pour atteindre le plus grand nombre. Je voudrais à ce sujet mentionner l’excellent site
http://www.allobible.org qui met à disposition des mp3 fabuleux…

7 did 17 octobre 2009 à 17 h 55 min

Un article pertinent et juste dans son fondement, sur un sujet bigrement important. Hélas, pas assez précis. Cela suscite inévitablement plein de bonnes questions comme celles que posent Daniel.

8 Kevin Vuilleumier 4 janvier 2010 à 11 h 59 min

Voilà un article bigrement important et intéressant ! A partir du moment où on devient « créateur » d’une quelconque oeuvre, le problème nous est posé.

Attention toutefois : toutes les licences « Creative Commons » ne sont pas libres au sens du terme ! Certaines le sont bien, mais pas toutes. Voici un article qui met ce problème en valeur : http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/03/creative-commons-et-definition-oeuvre-culturelle-libre

9 Herve-P 10 mars 2010 à 8 h 37 min

— Daniel, de QUI es-tu l’ »ouvrier » ? De Dieu ou du monde ? Comme je l’ai dit précédemment, si nous sommes inspirés par Dieu pour une musique, un chant, un poème, ce n’est pas à nous que ç’appartient, mais à Dieu ! Et Il saura tès bien le défendre contre les voleurs :
Apocalypse 14, 3 : «… Et qui chantaient comme un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre animaux, et devant les Anciens; et personne ne pouvait apprendre le cantique, que les cent quarante-quatre mille qui ont été achetés d’entre ceux de la terre.»
— Pas même les « espions » des organismes de contrôle des droits d’auteur qui se balladent « en catimini » avec un enregistreur ou un carnet de sténo musicale dans leur poche, prêts à noter très rapidement les notes d’un chant qu’ils entendent afin de « rétribuer » son auteur et d’en empocher beaucoup au passage… Ils ne pourront pas le faire, ce jour-là !
— Crois-tu que Dieu puisse t’assurer « le gîte et le couvert », si tu DONNES au lieu de VENDRE ? À toi de voir…
— Sincères amitiés fraternelles et toutes bénédictions au Nom de Jésus-Christ !

10 nicolas 17 février 2011 à 12 h 17 min

Sur l’évolution de l’industrie musicale et de la notion d’artiste voici un point de vue non chrétien sur la question:
http://owni.fr/files/2010/12/ebook-industriemusicale-2010.pdf

11 Alexandre 20 juillet 2011 à 19 h 52 min

C’est un de ses sujets ou je pense que personne ne sera jamais d’accord, et que des bons points sont dans les deux 2 camps opposés….

Juste une petite remarque ….
Si on regarde à l’intérieur du livre du dernier texte on voit écrit :
Copyright 1991 by Christian Publications
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Printed in the United States of America

Donc si je comprend bien, le livre lui même qui contient cela est sous « Copyright vain » :p donc ce texte est placé lui même « sous verrou ».

Après, je ne suis pas un spécialiste de la question. Je sais juste que dans certains cas, publier du code (de programmation) en Open Source peut avoir plein de bénéfices, mais même là, il me semble que même en Open Source, on reste sur du Copyright, c’est Copyright, mais Open Source, et c’est également sous license (en l’occurence license GPL), mais en aucun cas l’open source fournit du code de programmation « dans la nature ».

Dans d’autres cas, l’open source se révèle un vrai business juteux, comme RED HAT qui est une société commerciale introduite en bourse, qui a construit son empire sur la commercialisation liée à du code open source.

Après je ne suis pas un spécialiste de la question… Je sais que je n’aime pas « télécharger », je n’aime pas télécharger de la musique mp3 ni des DIVX. Je n’ai jamais eu de collection de DIVX téléchargés ni de MP3 quelque part sur un ordi ou dans un Ipod…
J’ai toujours préféré acheter la musique que j’écoute, ou les films que je regarde, je trouve que le « plaisir » et la satisfaction du fait de regarder un bon film récent que j’ai acheté avec l’argent que j’ai gagné est de loin supérieure au fait de regarder un film « volé » ou même obtenu gratuitement, sans rien payer.

Je pense qu’une des problématiques ici est la notion de la « valeur ». J’ai fait un peu d’économie à la fac, et je me souviens il me semble qu’on définissait la valeur des choses par rapport au travail effectué pour obtenir ces choses.. Il me semble que c’est SMITH (la richesse des nations), mais bon!! j’me souviens plus trop :)

En tout cas j’ai toujours bien adhéré à ce principe, que la valeur qu’a un objet pour moi est quelque part en relation avec le travail effectué pour avoir cet objet.
C’est pour ca que je suis personnellement, et fondamentalement par principe, contre la gratuité. (et contre la gratuité pour moi en premier). Il me semble pour moi qu’utiliser des choses « gratuites » me fait régresser, tandis qu’utiliser des choses que j’ai acheté, et qui m’ont demandé un effort et un travail pour les obtenir me permet de me construire, et me fait progresser, développer, etc etc

Je pense personnellement que la gratuité peut vraiment être un malheur pour les gens… D’ailleurs j’ai apprécié ce reportage sur envoyé spécial sur Soeur Emmanuelle ou ils expliquaient qu’en Inde, elle était contre la gratuité, et faisait payer, même une petite somme, les soins que ses dispensaires donnaient, en le justifiant par « le fait pour les patients, même pauvres, de payer leurs soins, leur redonne une dignité ». J’adhère à 2000% avec ca.

Des gens qui vivraient principalement de choses gratuites…. je trouverai personnellement ça triste pour eux, et vraiment un malheur..plutôt qu’autre choses….

Après pour le sujet de la musique, c’est certainement assez compliqué, je pense moi que le vrai abus est surtout lié au commerce sans limite que certains font vis à vis du business de l’évangile… Est-ce vraiment nécessaire d’avoir un aéroport et plusieurs Jets privés dans son jardin, comme Kenneth Copeland?..

Moi ce sont ces abus totalement démesurés qui me font sortir de moi même…

12 domy 20 juillet 2011 à 20 h 28 min

Intéressant Alexandre!
Ainsi la valeur d’un objet ou d’un geste ne serait pas lié à l’objet ou au geste en lui-même, mais au prix qu’on lui attribue. C’est comme ça qu’on fait flamber à prix d’or des valeurs qui n’en sont pas. ;)

13 Alexandre 20 juillet 2011 à 21 h 04 min

@domy, ce sujet est intéressant en effet ;)
Mais je pense que quand on parle du problème du copyright, du téléchargement gratuit, de la notion de gratuité vis à vis des oeuvres artistiques, en général, etc.. la notion de la valeur doit être vraiment centrale dans la réfléxion… Enfin c’est mon point de vue.

La valeur travail en économie (Wikipédia)

La valeur travail est un ancien concept utilisé aux XVIIIe siècle et XIXe siècle par certains économistes, qui fixe la valeur d’un bien au coût du travail nécessaire pour le produire.

Selon Adam Smith (…) la valeur du travail est invariante: «Des quantités égales de travail doivent être, dans tous les temps et dans tous les lieux, d’une valeur égale pour le travailleur. (…) Ainsi, le travail, ne variant jamais dans sa valeur propre, est la seule mesure réelle et définitive qui puisse servir, dans tous les temps et dans tous les lieux, à apprécier et à comparer la valeur de toutes les marchandises. Il est leur prix réel; l’argent n’est que leur prix nominal.»

Par contre Domy, je dirai au contraire que fixer la valeur d’un bien par rapport au travail fourni empêche de faire flamber les prix de l’objet, c’est justement l’inverse si tu suis bien mon raisonnement. C’est quand le marché fixe lui même les prix du bien qu’il peut flamber, ou bien que certaines personnes fixent arbitrairement le prix du bien…
Maintenant il y a bien évidemment d’atures facteurs, comme la notion de « rareté » de l’objet, et la « demande du marché », mais qui sont aussi abordées par SMITH.

Mais bon, c’est sûr c’est intéressant :)

14 domy 20 juillet 2011 à 21 h 39 min

« qui fixe la valeur d’un bien au coût du travail nécessaire pour le produire. »

..sauf que le coût du travail varie d’un continent à l’autre, sans pour autant bénéficier au consommateur, il faut donc inclure dans la valeur de l’objet la marge substantielle du revendeur ce qui revient quand même à fixer le prix du marché.

15 nicolas 20 juillet 2011 à 21 h 49 min

Je suis d’accord avec toi Alexandre: des zéros électroniques qui poussent et prospèrent tous seuls sur un compte en banque ne sont pas le produit de notre travail, en tous cas pas un « abri sûr », mais une « imagination », comme le dit la Bible.

Mais la graine que nous avons plantée dans la terre préalablement préparée par nous, entretenue avec soin produit un fruit que nous avons plaisir à poser sur la table pour le manger en famille et avec les amis de passage: Ca n’a pas de prix.

De la même façon, rendons à Jésus tous les Royalties de ce qu’Il nous confie et soyons fous, mettons en pratique le Sermon sur la montagne, juste ça ! Je repense à ce bon mot de Chesterton: « Le Christianisme n’a pas été essayé puis pris en défaut, il a été trouvé difficile et jamais essayé ».

Bien à toi !

Nicolas ><>
PS: Pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus, je suis contre l’utilisation par les chrétiens de leurs réseaux d’influence pour vendre des produits en marketing multiniveau (et je ne parle pas là de faire profiter de bons produits à ses frères et soeurs, voir le détail de ma pensée ici, exprimée bien maladroitement comme d’hab’: http://www.blogdei.com/1356 )

16 nicolas 20 juillet 2011 à 21 h 56 min

Alexandre, tiens, voilà la charte de l’Unesco, tout le reste n’est qu’une histoire de gros sous :)

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:W1FI0tfXZrYJ:www.africa-union.org/Official_documents/Treaties_Conventions_fr/Charte%2520Culturelle.pdf+charte+de+l%27unesco+acc%C3%A8s+%C3%A0+la+culture&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESixlOVy0En91jPjYzOSDNsNgTMDMDqiXO3z9NnlNnwTjCPNtGIqqoF8kQ8OCs-cWwI2oTlgzsQocPKudOeudvhRFNRH0Ny4f-tGQudZPLtZZg2khhXr_IRauIHSG9aGrjnQDEAH&sig=AHIEtbT-5aHClQZz6HMbD8V0gf9NhivbgQ&pli=1

On peut l’appliquer gentiment à l’Afrique vu qu’il ne s’agit que de culture. Ensuite, article 2, l’accès à l’éducation, ça se corse. Et si l’on parle des urgences vitales et de l’accès aux brevets des médicaments, alors là, on va se fâcher. De toute façon, c’est que des « Nègres » qui « crèvent »…

17 Alexandre 20 juillet 2011 à 22 h 17 min

L’approche d’Adam Smith reste une référence en économie, mais il me semble que beaucoup de gens l’ont décriée, et d’autres économistes sont contre. Donc il me semble que c’est un courant de pensée parmi d’autres en économie (mais je peux me tromper la) mais c’est vrai que pour moi, ca sonne juste, et je trouve l’approche de Smith correcte. Prise à mon niveau, j’apprécie les objets en fonction du travail qu’il m’a fallu pour les obtenir, c’est une valeur que je leur donne (parmi d’autres, sentimal, rareté, etc etc…), et en particulier vis à vis de la gratuité vis à vis des musiques et MP3, car j’ai par principe toujours refusé de télécharger de la musique (et des divx) depuis 10ans.. et les fois ou j’ai l’ai fait, c’était assez rare, et je n’ai pas du garder les MP3 bien longtemps.

Après c’est sûr Nicolas comme tu le dis, le fruit que tu as planté est apprécié, mais là encore c’est du travail pour le faire arriver à maturité!!! (labourer, arroser, arroser, chasser les bêtes, etc…) c’est une trés bonne méthaphore du travail que font les ministères qui sont à plein temps, d’un côté ils ne sont pas au « labeur » du monde du travail, mais le travail d’amener les graines dans le troupeau à maturité est un travail complet.

Pour en revenir au sujet, si je me fais l’avocat des artistes-auteurs, Dieu bénit le travail de nos mains, de leur mains, de même qu’Il bénit le travail du fermier qui va mettre toute sa sueur à travailler son champ et après pouvoir manger le fruit de se récolte. J’ai du mal à concevoir qu’un travail n’ai pas une rétribution, et le travail de leur main ne serait-il pas béni? (Oui, bénédiction pour les autres, mais pour eux aussi ??). Un fermier ne travaille pas un champs que pour que son village mange à sa faim, mais car lui aussi a des besoins…
Personnellement (ca n’engage que moi) je n’ai pas trop de problème vis à vis des copyrights, et que les auteurs chrétiens soient rémunérés sur la vente d’albums. C’est pour le principe. Après dans le concret, des aménagements peuvent être trouvés : exemple : dans chaque album, publier 1 ou 2 morceau libre de droits, et téléchargable à volonté sous une autre licence ?? (je trouverai l’idée super…) ou bien reverser une partie des gains des albums, et combler par des offrandes.. Je ne sais…
Mais le principe en lui (du copyright et de la rémunération des droits d’auteurs ne me géne pas du tout, je trouve ca assez normal), après l’amenagement concret peut (et doit certainement) etre améliorer pour ouvrir plus largement les bras (et le coeur) aux autres, à ceux qui ne peuvent peut pas encore acheter, et surtout pour rompre ce cycle de business vis à vis de l’évangile qui m’indispose au plus haut point…

J’ai lu cette phrase récemment :

The Church began as a movement in Jerusalem. It became a philosophy in Greece, an institution in Rome, a culture in Europe, and when it came to America, it became a business… a very profitable business.

18 nicolas 20 juillet 2011 à 22 h 37 min

Oui je connaissais cette assertion assez drôle. En fait, mon propos concernant le copyright est simple et il s’appuie sur ce simple verset de la Bible: « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».

Faut pas chercher midi à quatorze heure ! Si une personne veut annoncer l’évangile par un moyen quelconque, il faut garder cet objectif à l’esprit.

Pour quelle raison Jésus a-t-il souhaité que cela reste gratuit? Cela te guérira sans doute de ta manie de mettre ta sécurité dans ce que tu achètes ;) ou disons dans ce pour quoi tu as payé le prix :)

Alors je renonce le débat: Pourquoi Jésus a-t-il ordonné que l’annonce de l’évangile soit gratuite?

19 nicolas 20 juillet 2011 à 22 h 45 min

(en te relisant, je repense à ma tentative en 2002 de créer un CD audio « libre de droits ». Quelle bagarre. Même la Sacem me demandait, comme EDF qui te fait payer l’électricité que tu produits, de payer pour chaque CD offert par moi les droits que les artistes m’avaient cédé)

20 Samuel 21 juillet 2011 à 9 h 44 min

Quelque part, le monde de l’open source est cohérent (en fonction de licence) avec la remarque de Nicolas: « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». En effet du code obtenu gratuitement, ne peut pas être modifié (augmenté, amélioré etc) et revendu. En effet la personne qui vendrait ce code modifié aurait bénéficié gratuitement du code développé par d’autres. Par contre la personne ayant amélioré ce code est fortement encouragée de contribué à la communauté pour que tout le monde puisse bénéficier de ses améliorations.

Dans le monde open source, le « business model » est plutôt basé sur le service. J’obtiens le code gratuitement, je contribue gratuitement, mais je fais payer l’installation, la mise en place de design sur le code, la configuration ou des développements spécifique pour un client (je ne vends pas le code de base, mais juste un plugin/module/composant qui est spécifique au client).

21 Bernard G 21 juillet 2011 à 10 h 26 min

Ce sujet en cache un autre. La gratuité n’exclut par l’honnêteté, celle de citer ses sources. Des auteurs, dont certains lecteurs considèrent la signature comme celle de Dieu lui-même, mettent en ligne de longs articles de façon doctorale ; laissant penser que leur connaissance est infuse, entière et parfaite, et se voulant indiscutable. La connaissance des sources, des références, qui n’exclut pas l’inspiration personnelle, est aussi intéressante et significative.
Il est juste de demander de l’honnêteté à ces auteurs.

22 serge750 23 juillet 2011 à 14 h 23 min

Bonjour à tous et félicitations pour tous les reportages spirituels,
Je ne suis intervenu qu’une seule fois sur un sujet et je lis avec grand intérêt et ce chaque jour les sujets proposés.
Je suis handicapé depuis l’age de trente ans, je suis reclus dans ma maison; je ne suis pas là pour gémir mais pour remercier notre Seigneur de m’avoir permis de vivre ma foi.
J’ai au début de l’air informatique transcrit la bible sur un ordinateur à disquettes de 360ko: cela dura deux magnifiques années. Les gédéons sortirent la bible online. (travail magnifique en cinq disquettes.)
Plus tard vint l’heure de l’ADSL, là j’ouvris un site et j’appris l’html. Je glanais différentes idées en rapport avec ce que la Parole m’enseignait et ce avec la bible online et des documents trouvés sur internet.
Un jour, je reçus un mail me demandant de retirer les éléments étant donnés le copyright.
Je demandai alors à tous ceux à qui j’avais usurpé le travail, la permission et là pas de réponses ou alors un non.
Je décidai alors de fermer le site.
Voulant travailler pour le Seigneur, j’écrivis aux sites qui prêchait la Bonne Parole, en tant que bénévol et ce même à ceux sous copyright. Deux réponses vinrent me demandant entre autre l’église fréquentée, le nom du pasteur etc…. et puis plus rien.
Je vois que même les livres libres de droits mais numérisés bénéficient d’un copyright.
La vrai parole est celle apportée par les anciens, qui travaillaient non pour l’argent mais par amour envers Dieu.

23 henridet 28 juillet 2011 à 9 h 32 min

Comme je le faisais remarqué a un frère, en Afrique, là où j’étais on avait pas ces problèmes, d’où sont sorti les fameux chants populaires chnaté dans nos eglises? DEs groupes l’ont sorti mais sont chanté dans les eglises, repris de plusieurs façons, qui vient réclamer un droit d’auteur? Personne. Ce que vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

24 Carole 19 août 2011 à 4 h 08 min

Bonjour Serge750,

Intéressant ce que tu écris, tu termines par :

 » La vrai parole est celle apportée par les anciens, qui travaillaient non pour l’argent mais par amour envers Dieu. »

Effectivement, en même temps, cela ne concerne non pas seulement certains anciens qui travaillaient bénévolement, mais quiconque, qui, jusqu’à aujourd’hui croit véritablement le Seigneur Jésus, puis qui se lève par la foi en s’attendant à Lui, entrant alors dans le travail de Dieu.

Concernant ce sujet du copyrigth, on sait que les Ecritures nous apprennent que nous avons à donner de tout coeur gratuitement ce que le Seigneur nous a donné.
Cependant force est de constater que même si malheureusement certains croyants l’utilisent dans le but de gagner de l’argent, on peut observer que certains disciples du Seigneur mettent quand même un copyrigth à la fin du texte, non pas pour s’enrichir matériellement, mais par conviction devant le Seigneur en spécifiant clairement que le texte peut être diffusé dans le but d’une  »distribution libre non commerciale » :

http://connaitrechrist.net/Site/CB/Eglise/PasMeilleur.htm

De même que d’autres disciples de Jésus spécifient à la fin du texte qu’il peut être publié librement pour autant au contraire qu’aucun copyrigth ne soit jamais rajouté par qui que ce soit :

http://www.austin-sparks.net/francais/cat_leglise.html

Finalement, l’essentiel étant que les paroles vivantes et nourrissantes d’En-Haut ne subissent pas en cours de route une déformation et qu’elles soient données et trouvées gratuitement par le plus grand nombre de personnes qui ont faim du Seigneur.

 » Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon coeur. » ( Jérémie 15 :16 )

Au plaisir de te lire Serge750, sous d’autres articles peut-être ?

Fraternellement,

Carole

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