En 1955, l’écrivain et académicien d’Oxford C.S. Lewis écrivit « Surpris par la Joie », livre racontant sa conversion de l’athéisme au christianisme. Son histoire raconte sa prise de conscience que croire en la justice et en la moralité exigeait l’existence d’un Législateur moral transcendant et absolu. C’est alors que l’affirmation selon laquelle Jésus était le fils de Dieu devint Vérité. Toujours actuel et inspirant pour les personnes en réflexion sur l’existence de Dieu, ce texte trouve un écho chez un nombreux croissant de personne à notre époque. Voici trois témoignages qui nous montrent comment la moralité, la beauté et l’amour ont amené des sceptiques à faire une rencontre avec la personne de Jésus-Christ.

Jennifer Fulwiler

Jennifer Fulwiler a grandi dans une famille où la religion était considérée comme une aberration. Elle savait que le monde était régi par une série de lois scientifiques établies. Ne croyant pas en l’existence de Dieu, ses raisonnements étaient fondés sur la science, la raison et les connaissances rationnelles prouvées par les faits. Lorsqu’elle donna naissance à son premier enfant, elle expérimenta un changement radical dans sa façon de penser. En posant les yeux sur son enfant, elle réalisa qu’il était impossible qu’il puisse s’agir du fruit d’une suite de réactions cellulaires provoquées par le hasard d’une évolution. Si tel était le cas, tout l’amour qu’elle ressentait n’aurait été qu’une série de réactions chimiques causées par son cerveau. C’est après cet évènement qu’elle partit en quête de spiritualité et commença à chercher un sens à sa vie dans le bouddhisme, l’hindouisme et le mysticisme. N’y trouvant pas la vérité, elle se tourna vers le christianisme où ses recherches l’amenèrent rapidement à la conclusion que Jésus était vraiment celui qu’Il affirmait être.

Leah Libresco

Leah Libresco était une blogueuse connue dans la section athéisme du réseau Patheos. Elle écrivait sur les mathématiques, le scepticisme et dialoguait amicalement avec de nombreux chrétiens. Mais durant des années, ce qu’on appelle « l’argument moral » la troublait. Elle ne pouvait s’empêcher de croire que certaines choses étaient réellement bonnes et mauvaises, et pas uniquement le produit de ses ressentis et de ses préférences culturelles. Si elle reconnaissait la réalité d’un domaine mathématique indépendant de nous, elle devait donc aussi admettre la réalité d’un royaume moral du bien et du mal. La vérité morale selon lequel l’abus d’enfants est mauvais était réelle, de la même manière que deux plus deux font quatre. Mais de telles croyances sur le Bien et le Mal n’avaient aucun sens dans une vision athée du monde où la morale, si elle existait, était subjective. Elle comprit alors que la moralité, réalité fixe et objective, n’avait de sens que s’il y avait un Dieu.

Holly Ordway

La conférencière universitaire Holly Ordway développa dès l’enfance un amour profond pour la littérature et la poésie. Elle grandit dans un athéisme convaincu, mais lorsqu’elle débuta sa carrière d’enseignante en littérature et en poésie, elle se trouva soudainement désarmée par la puissance des mots qu’elle lisait, tout particulièrement dans les écrits de tradition chrétienne. Elle connut ces instants de transcendance que beaucoup rencontrent, où l’art, la littérature ou la musique sont capables de bouleverser profondément notre âme. Elle sentait quelque chose de profond dans la poésie, et elle voulait comprendre d’où cela provenait. Ses recherches la menèrent rapidement à croire à l’existence d’un Dieu, et c’est en comprenant que la résurrection de Jésus était un évènement historique indéniable qu’elle devint Chrétienne.

C.S. Lewis (1898-1963) un précurseur

Jennifer Fulwiler ne pouvait pas accepter que son nouveau-né ou que l’amour qu’elle ressentait pour lui n’étaient rien de plus que de complexes interactions chimiques. Même si l’on croit que le monde est régi par des lois physiques, il est difficile de croire que l’amour n’est qu’une réaction chimique. Pour C.S. Lewis et Fulwiler, seule l’existence de Dieu pouvait donner un sens à notre croyance en l’amour.
L’athéisme de Leah Libresco ne pouvait pas expliquer le Bien et le Mal qu’elle savait être universellement vrais. De même, C.S. Lewis s’opposait au départ à Dieu sur la base du mal qu’il voyait dans le monde, mais sa conversion l’amena à réaliser que son objection n’avait de sens que si une base morale divine existait.
Holly Ordway expérimenta dans la poésie un bouleversement de joie qui ne pouvait avoir sa source que dans quelque chose de plus plus profond que le monde matériel. C.S. Lewis non plus ne pouvait expliquer autrement que par la présence de Dieu l’expérience de cette joie qu’il ressentait face à la poésie, à la littérature, à la musique et toute cette beauté qui semblait appartenir à un autre monde.

Athés comme Chrétiens, nous recherchons tous la meilleure explication possible pour les choses qui nous entourent. Face à quelle vision du monde notre expérience de la beauté, de la moralité ou de l’amour semble-t-elle avoir le plus de sens ?

par Justin Brierly (Christian Premier) – traduction blogdei

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