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Ancien gendarme devenu pasteur, Philippe Belmonte répond à quelques questions sur son parcours et ce qui l’a amené à écrire sur le sujet de la crémation. Ces quelques questions devraient éclairer ceux d’entre vous, responsables ou simples chrétiens, qui hésitent encore sur la question de l’incinération… Elle est suivie de quelques passages du livre  de Philippe. (Cette interview a été publiée pour la première fois sur blogdei en mai 2007. Lecteurs pressés, sautez directement à la question 5).

1/ Philippe Belmonte, nous nous sommes connus à Grenoble dans un institut biblique, il y a une quinzaine d’années et je me souviens d’avoir été surpris de voir un gendarme, sortir d’une vie disciplinée, pour embrasser une vie d’aventurier avec Dieu. Comment as-tu vécu cela ?

Je bénis le Seigneur d’avoir accompli une carrière dans la Gendarmerie Nationale. J’ai aimé mon travail et je l’ai trouvé noble. Je me suis employé à servir ma patrie au travers de ce corps d’élite qu’est la Gendarmerie pendant 16 ans, à la suite de quoi, j’ai pris une retraite proportionnelle et je me suis orienté vers une carrière civile qui m’offrait plus de temps avec ma famille. Quand j’étais en poste dans les Iles Saint Pierre et Miquelon (Amérique du Nord) j’avais un capitaine qui m’avait surnommé « Le bon samaritain ». J’ignorais ce que cette expression pouvait signifier, cependant je pensais qu’il s’agissait d’un personnage biblique qui s’occupait de cas sociaux. C’est en tout cas ce que j’en déduisais, car tous ceux qui avaient des problèmes venaient taper à notre porte et tout naturellement nous leur parlions du Seigneur, aussi lointain pouvait-il encore être de nous à cette époque là. (1974) Pour répondre à ta question, je dirais que la vie est une aventure en elle-même, mais que la plus passionnante des aventures que l’homme puisse vivre, c’est celle de se trouver comme un instrument entre les mains du créateur. Aventurier de par l’essence même de ma nature, j’ai trouvé extraordinaire la possibilité de pouvoir me lancer dans l’océan de la vie avec pour objectif de servir Celui qui m’a tant aimé, qu’il a donné sa vie pour moi. Voilà, je suis aujourd’hui un pasteur comblé, un époux heureux, un papy choyé. Pour ton information, il existe en France une association qui se nomme : « Association évangélique des Policiers et Gendarmes de France » qui regroupe des gens d’active et des retraités, comme moi. Il faut prier pour tous ces frères, qui n’ont pas la vie toujours facile.

2/ Et maintenant donc tu es pasteur à Istres… Parles-nous un peu de ton travail là-bas, car j’ai cru comprendre qu’en matière d’évangélisation, de travail missionnaire, social, vous avez tout essayé !

Je suis effectivement pasteur à Istres depuis plusieurs années et j’aspire à voir de grandes choses. Nous sommes bien loin d’avoir « tout essayé », mais nous avons enlevé des pierres, labouré, semé et nous croyons que la moisson que Dieu a promise, sera abondante. En matière de travail social, je crois que nous sommes entrés dans les œuvres que Dieu avait préparées pour nous. Ce n’est pas toujours facile, mais y a t-il quelque chose de facile aujourd’hui ? Il faut toujours se battre pour soi mais aussi pour les autres. Nous avons vu passer des dizaines et des dizaines de personnes dans notre centre d’hébergement. Certains d’entre ces hébergés font partie des meubles aujourd’hui. (10 ans de résidence, 8 ans) C’est preuve qu’on y est bien accueilli et bien nourri (je parlais de la parole de Dieu)… Le travail missionnaire a toujours été un point crucial de notre ministère. Notre Dieu est le Dieu des nations. C’est à la mesure de nos possibilités que nous avons travaillé sur plusieurs champs : Le Bénin, le Congo Kinshasa, la Roumanie (8 convois humanitaires par semi-remorque dans l’aide vestimentaire, matérielle et de médicaments), et aussi la Colombie, mais ça c’est autre chose.

3/ Tu as publié aussi un ouvrage de témoignages sur les réveils qui se produisent en Colombie, où Dieu est allé chercher des âmes très loin dans le péché… Peux-tu nous raconter ton aventure avec la Colombie, où tu vas fréquemment je crois?

En 1997, je me trouvais dans une conférence à Buenos Aires (Argentine) et j’ai fait la connaissance d’un pasteur colombien, venu lui aussi assister à cette pastorale qui réunissait deux milles pasteurs. Après quelques échanges fraternels, j’ai été émerveillé de savoir que Dieu agissait avec puissance en Colombie. Comme la plupart d’entre nous, j’avais une vague image de cette Colombie tristement célèbre à cause de son cartel de Medellin, de ses narco-traficants, de sa guérilla et de ses paramilitaires. Le pasteur Andres Puerta, nous invita, mon épouse et moi-même pour un séjour en Colombie, dans la célèbre Medellin. Nous y avons découvert un pays magnifique en plein réveil. De toutes parts des églises s’ouvraient. Dans la seule ville de Medellin, capitale mondiale de la drogue et repaire de la mafia, on recensait en 1997, plus de 220 églises de plus de 1000 personnes ! Que de témoignages extraordinaires de conversions. Là, dans ce beau pays j’ai compris la profondeur de Romains 5 : 20 : Là où le péché a abondé, la grâce de Dieu a surabondé…» Parallèlement à ce déversement de la grâce divine, les conséquences de 50 années de tueries, ont occasionnées de graves séquelles dans un peuple déchiré, blessé. Dans la seule ville de Medellin 50.000 enfants errent dans les rues. Certains sont orphelins, d’autres livrés à eux-mêmes, comme des bêtes, à la drogue et à la prostitution. Des petites filles de douze ans et moins, à tous les coins de rue, ne peuvent vous laisser indifférents. Aussi nous avons pendant cinq années, travaillé avec l’église du pasteur Andres Puerta pour sortir un maximum d’enfants de la rue. Il y a eu des résultats, mais nos frères ont été mis en danger à cause de l’argent que nous leur envoyions de France. En effet la mafia possède des gens placés de partout et l’information selon laquelle de l’argent arrivait de France était tombée dans de mauvaises oreilles. Il fallut arrêter instantanément. Ce furent des familles de l’Eglise qui prirent en compte chez eux les quelques rescapés de la rue. Nous avons effectués quatre voyages, mais au dernier, il y eut une recrudescence d’actes terroristes et nous avons dû être cachés. L’étranger est une monnaie d’échange très recherchée par la guérilla et les paramilitaires car au travers de leur enlèvement, des rançons sont demandées. Une nuit sept paysans furent assassinés dans la maison à côté de la nôtre. Le pasteur Andres, menacé de mort, dut quitter sa maison, pour se réfugier en ville. La vie est relativement difficile, mais nos frères ne désespèrent pas. Nous, non plus, car ce pays est cher à nos cœurs, et si le seigneur le permet nous y retournerons. J’ai écrit un livre en 1998 qui se nomme « Le Feu de Dieu sur la Colombie ». J’y ai décrit l’œuvre que Dieu accomplit et nombre de témoignages extraordinaires de conversions (narco-traficants, curé, mafieux, policier, homosexuel travesti) .

4/ Mais quel aventurier ! J’ai vu avec étonnement que tu étais par surcroît citoyen d’honneur de la ville de Jérusalem?

Je ne sais pas d’où tu tiens cette information, mais je te confirme qu’elle est exacte. Mon épouse Dolorès et moi-même, avons eu le privilège de nous voir remettre ce titre de la part du Maire de Jérusalem. C’est le Général Zvi Givati, Officier de liaison entre l’Ambassade chrétienne internationale et le gouvernement Israélien, qui lors d’un passage en France nous a fait cette surprise que nous considérons comme un très beau cadeau. En octobre 1998, lors de la fête des tabernacles au Palais des congrès de Jérusalem, j’ai eu le privilège de représenter la France. Ce jour là, le premier ministre Benjamin Natanyaou a pris la parole et a osé déclarer : « Les chrétiens seront toujours les bienvenus en Israël. Je vous le demande, priez pour Israël. »

5/ Mais on papote, on papote, et on oublie ton livre « Vous avez dit Crémation ». La question que j’ai d’emblée envie de te poser, et qui brûle les lèvres de plusieurs c’est: ne vas-tu pas chercher des poils sur les oeufs? Puisqu’on est mort, tout ça n’a plus d’importance non?

Toi au moins, tu n’y vas pas par quatre chemins ! Je n’ai pas non plus l’intention de voiler mes convictions, ni de les diluer pour moins choquer. La parole de Dieu déclare en 2 Timothée 4 : 3 « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables…. ». Je ne pense pas chercher, là où il n’y a pas matière à chercher. Je crois vraiment que la parole de Dieu livre ses secrets à ceux qui l’étudient et la scrutent par l’Esprit de Dieu. Les écritures doivent être sondées. Il m’arrive de parcourir des sites où l’on discute d’un sujet et il n’est pas rare de voir ce type de réponse : « Vous perdez votre temps…il y a des choses plus importantes dans la parole de Dieu… » Je crois que tous les sujets méritent d’être passés en revue afin de pouvoir partager les points de vue, sans en arriver à l’outrage et au langage déplacé… La trinité est généralement un sujet sur lequel tout le monde (ou presque) est d’accord. Vous ne trouverez cependant pas ce mot dans la parole de Dieu. Si ce mot n’est pas mentionné, les écritures entières démontrent ce Dieu trinitaire. Il en est de même pour la crémation. Vous ne trouverez pas écrit qu’un enfant de Dieu ne doit pas être incinéré, cependant les écritures nous le révèlent parfaitement. Cher Nicolas, tu dis dans ta question : « puisqu’on est mort, tout n’a plus d’importance, non ? » Notre foi chrétienne repose sur la résurrection et c’est là justement où le diable voudrait nous faire croire que lorsqu’on est mort tout est terminé. Bien au contraire, c’est là que tout commence. Dès que l’homme ferme ses yeux, il met les pieds dans l’éternité.

6/ Lorsqu’on parle de crémation avec les pasteurs, les responsables d’oeuvres et de dénomination, on sent nettement un flou, voire une certaine gène… A quoi cela tient-il d’après toi? Nous sommes-nous vraiment éloignés du message biblique? Ne faut-il pas se mettre « à la page »?

J’ai un jour prêché sur ce thème de la crémation, et l’église dans sa grande majorité connaissait ma position sur le sujet. Ce ne fut donc pas un scoop, mais une jeune femme vint me voir en pleurant à la fin du culte. La voyant arriver dans cet état, je compris qu’un membre de sa famille s’était fait incinérer et qu’au travers de ma prédication, elle voyait ce parent perdu…pour ne pas dire « en enfer ». Elle eut du mal à s’exprimer et me déclara : « Dans l’Eglise où je me trouvais auparavant, j’ai perdu un bébé de quelques mois, et le pasteur m’a remis l’argent nécessaire pour faire incinérer mon enfant. » Il a bien fallu trouver les mots pour consoler cette sœur. Seulement le Saint-Esprit pouvait le faire. Comment ne pas se remémorer cette parole : « Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance. Osée 4 : 6 ». Je sais que ce sujet de la crémation cause de l’embarras à celui qui ne l’a pas étudié, tout comme le don de son corps à la science, la greffe d’organe, l’insémination artificielle, etc.. On ne peut pas répondre n’importe quoi à un chrétien qui cherche auprès de son responsable spirituel, une réponse à son problème. Les responsables seront jugés plus sévèrement, c’est pourquoi la parole de Dieu déclare : « qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre qui enseignent » Il y a hélas des réponses échappatoires du type : que chacun fasse comme il veut, que personne ne vous mette sous un joug, là où il y a l’Esprit il y a la liberté, c’est pour la liberté que Christ nous a affranchis, ne vous laissez pas de nouveau mettre sous la loi, etc. etc. » Je crois vraiment que l’on a besoin d’être ferme dans nos positions et l’on ne peut pas dire « Amen » à des réponses de ce type, surtout sur cet important sujet. Rassure-toi Nicolas, j’ai fait un petit sondage autour de moi, et nombreux sont les serviteurs désireux de connaître mon point de vue sur le sujet. Je dirais que la plupart d’entre eux partagent ma conviction, mais ne l’avaient pas vraiment mis à la lumière. Le but de mon livre serait d’interpeller sur le sujet, et puis, le reste… c’est le Saint Esprit qui le fait.

7/ Et lorsqu’on parle avec des non chrétiens, on a souvent affaire à de l’hostilité. C’est même devenu un sport national que de tourner en ridicule les opinions « bornées » des chrétiens et de la Bible. Que suggères-tu face à cet athéisme militant?

Il est déjà difficile de partager des points de vue avec des chrétiens, alors avec des personnes qui se déclarent « athées », c’est un véritable parcours du combattant ! Je pense qu’il y a des moments où l’on ferait mieux de se taire, plutôt que d’entrer dans des conversations que l’on ne maîtrise pas. Sciemment j’ai traité d’un chapitre sur l’athéisme dans mon livre, non pas pour ridiculiser l’athée, mais pour l’interpeller. Jésus avait enseigné à ses disciples le jeu des chaussures d’où il fallait secouer la poussière. Beaucoup trop de chrétiens ne connaissent pas ce jeu et se frottent avec détermination et entêtement contre des montagnes d’athéisme. Le résultat n’est pas brillant, car la bataille des mots, ne mène à rien quand d’un côté on a un chrétien borné et de l’autre un athée militant (selon ta propre expression). Un jour une personne athée demanda ironiquement à un chrétien : Tu l’as vu, toi Dieu ? Non, répondit le chrétien. Alors comment se fait-il que tu crois en lui, et que tu te laisses reprendre par lui ? Inspiré, le chrétien répondit : Tu as une conscience, toi ? Oui, bien sûr répondit l’athée. Et tu l’as vue ? Non répondit-il. Alors le chrétien lui tint le même langage. Alors comment se fait-il que tu crois en avoir une et que tu te laisses reprendre par elle ? Pour en conclure, je pense que l’athée militant, n’est ni plus ni moins qu’un individu frustré, qui voudrait croire comme toi, mais il ne peut pas, alors il se défoule dans des débats hostiles et néfastes. Il est plus à plaindre qu’à blâmer.

8/ Paradoxalement, cet athéisme qui se veut donc la négation de Dieu et la société laïque qui est la nôtre, sont très largement ouverts à des religions qui ont ruiné les continents qui les ont vu naître, et pire encore, au néo-paganisme occulte… Car c’est bien là que la crémation puise ses racines n’est-ce pas?

L’athéisme répond à des critères spécifiques : il ne veut reconnaître l’existence d’aucune divinité et se défend farouchement de croire en quelque Dieu que ce soit. Si l’on regarde de plus près l’athéisme et que l’on s’interroge sur les véritables critères pris en compte pour réfuter l’existence d’un Dieu, on peut raisonnablement déterminer ceci : L’athée ne supporte pas la détresse, la misère et surtout ne peut accepter qu’un Dieu, supposé qu’il en existe un pour lui, puisse laisser faire tout cela ! C’est dire qu’inconsciemment il pourrait accepter de croire en un Dieu bien meilleur que celui en lequel nous croyons. Par définition, ce Dieu que nous acceptons, est pour lui injuste ou inexistant (il ne l’admet pas ainsi verbalement, mais plutôt inconsciemment). Paradoxalement, l’athée se laisse séduire par les philosophies et l’occultisme. Le néo paganisme auquel tu fais référence, est un mouvement qui comprend tous les cultes qui vénèrent les divinités égyptiennes, grecques, romaines ainsi que les cultes qui s’intéressent à la pratique de la magie. L’origine de la crémation se situe dans ces sphères ténébreuses, où l’on offrait des enfants brûlés vifs en sacrifice à Moloch (1 Rois 11 : 5-7).

9/ Toutes sortes d’arguments écologiques sont avancés, notamment celui d’un manque de place sur la planète terre. Que répond-tu à cela quand on sait que, justement, ces mêmes écologistes en Grande Bretagne se plaignent de la pollution des rivières par les cendres des défunts qui y sont déversées, selon la tradition hindoue, ou encore tout ce métal lourd des plombages qui par en fumée lors des crémations, de plus en plus fréquentes?

Après toutes ces questions j’ai comme l’impression de ne pas avoir encore donné mon point de vue sur la crémation. Nous vivons une période où le mot « écologie » a pris plus de valeur qu’il n’en n’avait jamais pris. Heureusement pour nous d’ailleurs, car il serait temps de prendre conscience des dégâts liés à la pollution de notre planète. Cependant, il faudrait que ce terme là soit utilisé à bon escient. Pour vanter les mérites et promouvoir la crémation, les promoteurs de ce moyen de partir en fumée, ne manquent pas d’arguments. Ils invoquent le côté écologique comme un argument de choc. Cela est totalement faux, nous en avons la preuve. Des directives internationales montrent le degré d’urgence à modifier les structures des crématoriums qui laissent échapper des fumées nocives (chargées de mercure, mais aussi de dioxine jouant un rôle néfaste dans l’effet de serre qui concourt à bouleverser notre climat. N’oublions pas que la dioxine de Seveso est classée cancérigène et qu’autour de ces crématoriums on a constaté une recrudescence de cancer de plusieurs types). Pour aller plus loin encore, on argumente des problèmes urbanistiques. En effet, les associations crématistes avancent le slogan « La terre aux vivants », comme si il n’y avait pas suffisamment de place pour inhumer nos morts. J’ai entendu dire qu’il était inadmissible de voir aujourd’hui, des cimetières en pleine agglomération ! La faute à qui ?… A l’origine, les cimetières étaient à la sortie des villages. Ces villages ont grandis, devenant des villes qui ont fini par encercler les cimetières. Plus de place pour les morts ?…On n’a jamais construit autant de terrain de golf que ces vingt dernières années…alors…… n’y a t il pas assez de place pour nos morts ? Je vous passerai les autres arguments développés qui se démantèlent les uns, les autres. Mais qui donc tire les ficelles de la crémation ? Le Député franc-maçon Blattin, déclara lui-même : la franc-maçonnerie est la mère de la crémation. En 2004 quasiment 25 % des français décédés ont été incinérés. Un rapide coup d’œil sur l’évolution de ce phénomène chez nos amis européens, nous montre à quel point, la progression de la crémation est rapide, voir fulgurante. Aujourd’hui, nous avons le libre choix entre inhumation ou crémation. Demain, peut-être, la crémation nous sera imposée. C’est un cri d’alarme ! Nicolas, as-tu remarqué que je n’ai pas développé les arguments bibliques. Ceux-ci sont détaillés dans mon livre, mais je ne pourrais terminer mon interview sans te donner deux références bibliques, l’une de l’ancien testament et l’autre du nouveau testament. Dieu a dit : Tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Genèse 3 : 19) Dieu n’a pas dit tu retourneras à la cendre. Il y a une différence entre la poussière et la cendre, cette dernière étant le résultat d’une combustion. Je crois qu’il s’agit là d’une première interpellation importante. Deuxièmement : Jésus qui nous a enseigné la résurrection des morts, a déclaré : Ne vous étonnez pas de cela : car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix et sortiront. Jean 5:28… Permet moi encore ce petit détour à Golgotha : Jésus meurt sur la croix ; le sort de l’humanité vient d’être magistralement traité par le fils de Dieu. C’est un sujet de prédication extrêmement émouvant, puissant et souvent un détail n’est pas mis en avant. Celui qui prêchait, enseignait la résurrection des morts, va ressusciter au troisième jour, mais…quand il mourut… la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent et plusieurs corps des saints qui étaient morts, ressuscitèrent. Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de personnes (Math 27:52-53).

10/ Je regardais les réponses contrastées qui émaillent notre sondage de la semaine passée sur la crémation… Que répondrais-tu à ceux qui parlent de chrétiens morts dans un incendie, ou de malades du SIDA que la loi oblige à se faire incinérer? En définitive, n’est-ce pas le coeur le plus important?

Je me réjouis de savoir que le sujet de la crémation, suscite autant d’avis parmi les internautes. En lisant les réponses qui sont faites à la question «un chrétien peut-il être incinéré ?» (voir le sondage), je m’aperçois que les avis sont quasi partagés. On discerne bien que nombre d’intervenants engagent le dialogue sans l’avoir bibliquement étudié. Je ne jette pas la pierre sur ces braves gens, car comme eux je me suis posé les mêmes questions qui reviennent sur la plupart des interventions à savoir : une personne brûlée accidentellement dans un incendie, serait-elle vouée à la perdition ? Notre Dieu est un Dieu de Justice. Croyez-vous un seul instant, que Celui en qui réside l’équité et la justice ne saurait pas faire la différence entre un individu brûlé de par sa propre volonté et celui mort brûlé contre sa volonté ? C’est là que tout réside : La volonté de l’individu. C’est Dieu qui sonde le cœur et les reins et rien ne pourra lui échapper. Nombre de chrétiens confessant que Christ était leur Seigneur et sauveur personnel, furent immolés. Ils sont les martyrs dont parle la parole de Dieu. Leur amour et leur fidélité au Seigneur, les aura conduit sur un bûcher, mais, le Seigneur des seigneurs, celui qui a déclaré « Je suis la résurrection et la vie » saura donner à chacun de ces martyrs, un corps de résurrection. Il en sera de même pour ceux qui auront fait naufrage et qui auront été engloutis par la mer. Là encore, il n’y a pas de secret. La bible dit : « La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux, et chacun fût jugé selon ses œuvres (Apocalypse 20 : 13)… » La loi, pour autant que je le sache n’oblige pas, ou tout du moins pas encore, à faire incinérer ceux qui sont décédés des suites du Sida. Si tel était le cas, cela ouvrirait encore débats, cependant je suis persuadé qu’une juste prise de conscience dans le monde chrétien, avec campagne à l’appui permettrait d’enrayer l’action galopante de l’incinération. Pourquoi le taux de crémation augmente chaque année ? Tout simplement parce que les associations crématistes se débattent et informent pour banaliser ce rite, voir pour le généraliser. Les chrétiens n’ont pas encore pris part à ce débat, et me semble-t-il, c’est le moment. Dans tous les cas, faites-moi confiance, je vais m’y employer, c’est pourquoi, j’aimerai dans un premier temps être aidé à diffuser mon livre, par ceux et par celles qui ont pris conscience de ce terrible danger. Ce serait pour moi, un rêve que de l’offrir dans les maisons de retraite, là où justement, le besoin est le plus pressant. Mais comme moi, vous savez très bien que tout a un prix et je ne puis personnellement réaliser ce projet. L’impression de ce livre a été rendue possible par un don spécifique et je ne saurais jamais suffisamment remercier ceux qui ont permis cette édition. Ils capitaliseront les intérêts dans la cité céleste et y retrouveront tous ceux qui auront rebroussé le chemin de la crémation pour l’inhumation.

Merci Nicolas, d’avoir pris un peu de ton temps avec moi. Je t’en suis reconnaissant et j’ose réclamer une récompense : C’est que quelqu’un de déterminé à se faire incinérer, change d’avis après avoir lu mon livre. Au Seigneur toute la gloire.

« Vous avez dit crémation? »
par Philippe Belmonte – 105 pages – 9,50 €
>>> Chez Oasis éditions


Extrait du livre « Vous avez dit Crémation ? » de Philippe Belmonte

(Pages 81 à 94)

La vie nous enseigne que sans un code de déontologie, notre société serait invivable. Au milieu de cette grande fourmilière, un code de bonne conduite s’impose, pour notre bien-être et le respect d’autrui. C’est ainsi qu’une multitude de codes régissent notre société : Code pénal, code civil, code de la route, code de l’urbanisme, code de la santé publique, etc, etc. La Bible est le code de la vie. Elle nous enseigne la volonté sortie du cœur de Dieu pour l’humanité. Rien ne manque, la parole est parfaite. Nous découvrons cependant des contestataires qui s’offusquent des directives bibliques, mettant ainsi en cause la souveraineté de Dieu. A leur égard Dieu dit en Esaïe 45 : 9 : « Malheur à qui conteste avec son créateur ! Vase parmi des vases de terre ! L’argile dit-elle à celui qui la façonne : Que fais-tu ?; et l’œuvre dit-elle à l’ouvrier : Tu n’as point de mains ? » Qui sommes-nous pour contester la loi de Dieu ? Elle nous est donnée pour faire le bon choix, dans une jungle où cohabitent le bien et le mal, la vérité et le mensonge.

Nous avons passé en revue, les différentes raisons invoquées par les candidats à la crémation, raisons qui leur sont dictées soit par leur conscience, soit par leur culture, soit encore par les promoteurs de cette industrie, qui ne manquent pas d’imagination. Le seul critère non pris en compte dans cette affaire, c’est ce qu’en dit la Parole de Dieu. Je me propose, non d’ôter un verset biblique de son contexte pour vous convaincre, mais de vous informer de ce qui pour moi apparaît comme la volonté de Dieu. Comment pourrions-nous, nous fier à l’interprétation qu’en font « les autres » si nous ne nous forgeons pas nous-mêmes, notre propre opinion ? Après tout il s’agit de notre propre corps et il nous faudra dans cette jungle contradictoire, tirer notre propre conclusion. Le chrétien digne de ce nom, n’est pas un mouton de panurge qui dit « Amen » à tout ce qu’on lui dit. La maturité spirituelle qu’il acquiert au fil de sa marche avec Dieu, le pousse à étudier, peser, mesurer et juger de ce qui lui semble être la volonté de Dieu. Dans ce domaine de la crémation, en réalité peu de personnes se sont penchées sur les écritures pour savoir ce qu’elles révélaient. Si nous ne sondons pas les écritures, qui le fera ? Où trouver le bon conseil ? L’Apôtre Pierre déclara à Jésus : Seigneur à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. (Jean 6 : 68). Certes, les païens n’iront pas chercher une explication de la part d’un Dieu qu’ils ignorent, cela me paraît normal. Ce qui importe dans cette étude, c’est de savoir ce que la Bible en dit et ce qui en découle. Ainsi lorsque bibliquement parlant vous prenez connaissance de ce que la parole de Dieu déclare sur un sujet, ce n’est certes pas dans le but égoïste de le conserver, mais de le faire connaître. La lumière est faite pour éclairer et non pour être cachée sous le boisseau déclara Jésus à ses disciples. C’est un commandement du Seigneur que de transmettre l’enseignement qu’il nous a donné : « Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit . Matth 28 : 20 ». L’homme prompt à juger et à conseiller les autres, démontre très souvent par le flot de ses paroles, qu’il est un insensé. On pourra facilement discerner au travers de ses propos, de quelle façon il est, ou il n’est pas, enraciné dans les saintes écritures. Partant du principe même que la crémation est un sujet important dont la gravité irréversible ne saurait donner lieu à réparation, nous traiterons avec sérieux et responsabilité, ce problème. Oui, j’ai dit problème, car problème il y a, et il va falloir trouver la solution avant que cela ne soit irréparable. Dans ce domaine nous n’avons pas de droit à l’erreur car elle ne nous permettrait pas de revenir et de la corriger. C’est pourquoi le choix entre l’inhumation et l’incinération ne se traite pas à pile ou face. Le choix que va effectuer l’individu va clairement mettre en avant la conception qu’il se fait des véritables valeurs de la vie. Parfois-même de ce choix va jaillir une protestation sous-jacente anti-religieuse, comme un ultime refoulement à toute valeur spirituelle. Puisque la plupart des personnes qui se font incinérées sont athées ou dictées par une doctrine philosophique, la crémation devient alors proclamation de nantissement de toute illusion de survie post-corporelle. Cette décision manifeste l’aboutissement d’une vie menée loin des chemins d’un Dieu Créateur à qui reviendrait le privilège d’être obéi même jusqu’à l’inhumation. Loin de ces personnages, l’idée d’être soumis à un Législateur après leur mort, l’ayant refusé de leur vivant. Le feu violent à l’intérieur du four crématoire, laisse crépiter la confession de rejet de celui ou de celle qui part en fumée et en cendres, comme si pour la dernière fois, il était encore possible de narguer la vie éternelle.

Il me paraît opportun de commencer cette étude par le livre de la Genèse, où dès le commencement nous trouvons un certain nombre de renseignements intrigants pour certains et révélateurs pour d’autres. Nous sommes à présent dans ce chapitre 49 et à partir du verset 29, au chevet du Patriarche Jacob qui s’adresse à sa descendance : « Puis il leur donna cet ordre ; je vais être recueilli auprès de mon peuple ; enterrez-moi avec mes pères dans la caverne qui est au champ d’Ephron le Héthien, dans la caverne du champ de Macpéla, vis à vis de Mamré, dans le pays de Canaan. C’est le champ qu’Abraham a acheté d’Ephron, le Héthien, comme propriété sépulcrale. Là on a enterré Abraham et Sara, sa femme ; là on a enterré Isaac et Rébecca, sa femme ; et là j’ai enterré Léa. Le champ et la caverne qui s’y trouve ont été achetés des fils de Heth. Lorsque Jacob eu achevé de donner ses ordres à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, il expira, et fut recueilli auprès de son peuple. » Joseph, le fils de Jacob se conforma à la volonté de son père et alla trouver Pharaon pour être autorisé à aller enterrer son père en pays de Canaan. « Quand les jours de deuil furent passés, Joseph s’adressa aux gens de la maison de Pharaon, et leur dit : Si j’ai trouvé grâce à vos yeux, rapportez je vous prie, à Pharaon ce que je vous dis : Mon père m’a fait jurer, en disant : Voici, je vais mourir ! Tu m’enterreras dans le sépulcre que je me suis acheté au pays de Canaan. Je voudrais donc y monter pour enterrer mon père et je reviendrai. Pharaon répondit : Monte et enterre ton père, comme il te l’a fait jurer. Joseph monta pour enterrer son père. Gén 50 :4 à 7. » Cet épisode révèle que le patriarche Jacob, en charge d’enseigner la Loi de Dieu à ses descendants, donna des directives particulières pour sa sépulture. Cela ne nous laissera pas indifférent, dans le sens où une certaine valeur entoure la mort, tout comme un respect dans les funérailles. Au-delà de ces directives, nous constatons que le Patriarche ordonne à ses fils de transporter son corps dans son pays. Ces instructions mentionnées dans la parole de Dieu, s’inscrivent comme des directions de Dieu lui-même. Nous notons que les douze fils de Jacob furent appelés également patriarches. En général ce titre est conféré aux hommes pieux et aux chefs de famille dont l’ancien testament rapporte la biographie et qui ont vécu avant Moïse. L’homme pieux au sens propre du terme est un homme animé par le respect et Joseph reçut de son père, ce riche enseignement concernant le respect de la sépulture. Ainsi nous pouvons nous inspirer de la fin de la vie de Joseph pour constater qu’effectivement, Joseph avait acquiescé ce riche enseignement que son père lui avait transmis.

« Joseph dit à ses frères : Je vais mourir ! Mais Dieu vous visitera et il vous fera remonter de ce pays-ci dans le pays qu’il a juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob. Jacob fit jurer les fils d’Israël, en disant : Dieu vous visitera et vous ferez remonter mes os loin d’ici. Joseph mourut, âgé de 110 ans. On l’embauma, et on le mit dans un cercueil en Egypte. (Gen 50 : 24 à 26). » Après Abraham, Isaac, Jacob, voici maintenant Joseph dans la digne lignée de ces patriarches observant le respect non seulement des funérailles, mais également de ses os. Il nous faut à présent vérifier bibliquement si les recommandations faites par Joseph ont été observées. La bible ne manque pas de détails et quand on les cherche, on les trouve : « Lorsque Pharaon laissa aller le peuple, Dieu ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche ; car Dieu dit : Le peuple pourrait se repentir en voyant la guerre, et retourner en Egypte. Mais Dieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert, vers la mer Rouge . Les enfants d’Israël montèrent en armes hors du pays d’Egypte. Moïse prit avec lui les os de Joseph ; car Joseph avait fait jurer les fils d’Israël, en disant : Dieu vous visitera, et vous ferez remonter avec vous mes os loin d’ici. (Exode 13 : 17 à 19). » Environ 140 ans après la mort de Joseph (vers 1490 avant J.C), Moïse emporta les os du Patriarche vers la Terre promise, comme Joseph l’avait ordonné. Ses désirs ne sont pas restés vains et nous notons qu’avec exactitude la parole prophétique s’est accomplie. En effet, Dieu fit sortir son peuple de l’esclavage en Egypte comme il l’avait annoncé. Rappelons-nous que lors de l’annonce prophétique de la sortie d’Egypte il y eu de la part de Joseph des instructions données pour ses os. Il ne faut pas y voir là, un caprice ou un sentiment patriotique, mais surtout un enseignement pour les générations à venir. Pendant les 40 années au désert, les os de Joseph étaient transportés d’un côté et de l’autre, jusqu’au jour glorieux du passage du Jourdain. Quarante longues années avec tellement d’épreuves peuvent changer le cours de l’histoire. Après les rebellions, la mort de toute une génération (à l’exception de Josué et de Caleb), on est en droit de se demander si les os de Joseph n’ont pas été abandonnés quelque part dans le désert. Pour notre enseignement, il nous faut retrouver la trace de ces os et vérifier bibliquement si les dernières volontés exprimées par Joseph ont été oubliées ou mises en application. Il nous faut arriver jusqu’ à la mort de Josué, pour retrouver les os de Joseph : « Les os de Joseph, que les enfants d’Israël avaient rapportés d’Egypte furent enterrés à Sichem, dans la portion du champ que Jacob avait acheté des fils de Hamor, père de Sichem, pour cent Késitas, et qui appartient à l’héritage des fils de Joseph. (Josué 24 : 32). » Nous déduisons de par cet acte, que la transmission des ordres de Moïse à Josué (le fidèle) s’est effectuée dans des conditions optimales. L’auteur de l’épître aux Hébreux ne passe pas sous silence cet enseignement et reprend l’annonce prophétique de la sortie d’Egypte fractionnée en deux parties dans un seul verset : & « C’est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d’Israël, et qu’il donna des ordres au sujet de ses os. (Hébreux 11 : 22) » Nous pouvons associer l’importance biblique que représentent les os, mais aussi, la sépulture. L’Ecclésiaste ne manquera pas, dans sa sagesse, de souligner ce point crucial : « Quand un homme aurait cent fils, vivrait un grand nombre d’années, et que les jours de ses années se multiplieraient, si son âme ne s’est point rassasiée de bonheur, et si de plus il n’a point de sépulture, je dis qu’un avorton est plus heureux que lui. Eccl 6 : 3 ». Pour ce qui concerne le respect des morts, les exemples ne manquent pas depuis Abraham, qui prépara la sépulture de Sarah en faisant l’acquisition d’un champ. Le point particulier à souligner dans la négociation de ce champ, c’est que Abraham a tenu à l’acheter alors qu’on aurait voulu le lui offrir. Il affirmait par cette position, vouloir détenir un titre de propriété assurant ainsi le respect de la sépulture de son épouse. Voici donc passés en revue quatre textes bibliques qui démontrent l’importance des os, d’une sépulture et d’un respect devant la mort. Certains pourraient penser qu’il ne s’agit que de traditions hébraïques, mais c‘est à dessein que nous avons cité des références bibliques : la Genèse, le livre de l’Exode et Josué qui sont des textes de la Bible (Ancien Testament). Cet ancien testament représente également la Torah, soit la Loi Hébraïque. Dieu s’adressant à Adam, déclara : Tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Gen 3 : 19). La version hébraïque Massorétique nous donne les mêmes termes que la version Louis Segond : « Car poussière tu fus et poussière tu redeviendras ». La parole de Dieu fait la part des choses entre la poussière et la cendre et quand le terme poussière est utilisé il n’y a pas d’équivoque possible. Il est souvent question de la cendre dans de nombreux textes bibliques mais à chacune des fois où ce mot est employé, il correspond au résidu solide d’une combustion de matière ou substance. Précisément Dieu n’utilise pas le mot « cendre » mais le mot « poussière » quand il parle de la destinée de l’homme charnel. Nous discernons au travers des Ecritures, que Dieu fait la différence entre son peuple et avec les méchants. Il semblerait que le sort de ces derniers, inspire le mot « cendre » de la part de Dieu. « L’Eternel sonde le juste ; il hait le méchant et celui qui se plaît à la violence. Il fait pleuvoir sur les méchants des charbons , du feu et du soufre ; un vent brûlant, c’est le calice qu’ils ont en partage. Car l’Eternel est juste, il aime la justice ; les hommes droits contemplent sa face. (Ps 11 : 5 à 7) ». « Et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je prépare, dit l’Eternel des armées. Malachie 4 : 3 »

Bien des historiens estiment que le livre de Job serait le livre le plus ancien de la bible. Cet homme de Dieu fit un éloquent discours sur la sagesse qui demeure un modèle (Chapitre 28). Du milieu de cette terrible souffrance, Job semble faire la différence entre la vie éternelle et la mort éternelle : « Dieu m’a jeté dans la boue, et je ressemble à la poussière et à la cendre (Job 30 : 19) » Le prophète Daniel nous a donné une avant garde prophétique de la fin des temps. Ce livre appelé communément « La petite Apocalypse » dévoile aussi des éléments concernant le sujet de la sépulture. « En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres, pour l’opprobre, pour la honte éternelle. Daniel 12 :2 ». Le feu est un puissant symbole, utilisé et enseigné depuis des temps immémoriaux. Le feu est indispensable à l’homme et va susciter un tel intérêt, que l’homme ira jusqu’à même l’idolâtrer. Le feu de Dieu se présente sous deux aspects : Comme un feu purificateur ou comme un feu de jugement. Il symbolise aussi la présence de Dieu. Nous ne pouvons pas mélanger tous ces symboles pour les adapter à nos convictions mais nous devons réaliser que seule une analyse détaillée des Ecritures peut nous permettre d’en connaître les bienfaits ou les méfaits. Dès la sortie d’Egypte, le peuple d’Israël était sécurisé par la présence de Dieu : « L’Eternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchent jour et nuit. La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit. (Exode 13 : 21 et 22) ». L’Ange de l’Eternel apparut à Moïse dans une flamme de feu au milieu d’un buisson. (Ex 3 : 2). Nous ne prendrons pas pour exemple tous les textes bibliques où il est question du feu de Dieu en tant que jugement, mais nous nous devons d’en citer quelques exemples. C’est un feu exterminateur qui descend et consume les rebelles à Dieu. Sodome et Gomorrhe symbolisaient l’abomination et la perversion, ce qui provoqua le jugement de Dieu : « Alors l’Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l’Eternel. Gen 19 : 24 ». Le prophète Elie expérimenta à plusieurs reprises cette puissance du Dieu des cieux. Il osait mettre Dieu au défit devant tous ses adversaires et Dieu honorait la foi de son prophète : « Si je suis un homme de Dieu, que le feu descende du ciel et te consume, toi et tes cinquante hommes ! Et le feu descendit du ciel et les consuma, lui et ses cinquante hommes. 2 Rois 1 :10 ». Moïse aussi pouvait dire, le feu de l’Eternel est un feu dévorant : « Le peuple murmura, et cela déplut à l’Eternel. Lorsque l’Eternel l’entendit, sa colère s’enflamma ; le feu de l’Eternel s’alluma parmi eux, et dévora l’extrémité du camp. Le peuple cria à Moïse. Moïse pria l’Eternel, et le feu s’arrêta. On donna à ce lieu le nom de Tabeéra, parce que le feu de l’Eternel s’était allumé parmi eux. Nombres 11 : 1 à 3 ». L’élément feu est utile, voire indispensable à l’homme, mais les quelques exemples que nous venons de partager nous démontrent le feu de Dieu comme étant un moyen de Jugement de la part du Créateur. L’affreuse coutume de l’incinération ou crémation vient de ceux qui avaient peur de la mort. Aujourd’hui encore, nombre de personnes vous avouent avoir du dégoût à la seule pensée de se savoir mangées par des vers. Pour certains, cette unique raison, leur serait suffisante pour opter pour la crémation. Une coutume païenne consistant à faire passer leurs enfants par le feu, fut également adoptée par des israélites qui tombèrent dans l’idolâtrie. En effet, ils faisaient passer leurs fils par le feu, en hommage à Molok ( Dieu adoré par les Ammonites 1 Rois 11 ). Le culte de Molok comportait des holocaustes d’enfants sacrifiés, brûlés vifs. La Loi de Moïse condamnait à mort l’israélite coupable de ce crime (Lévit 18 : 21). L’Apôtre Paul déclarait aux Corinthiens : « Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel. 1 Corinth 15 : 42 à 44 ». Si l’apôtre Paul utilise quatre fois le verbe semer, c’est que forcément il a un message à faire passer. Un paysan sait pertinemment que s’il veut récolter, il devra semer auparavant. Cette action incontournable de mise en terre de la semence, produira alors l’effet escompté du paysan qui récoltera avec joie. Aucun paysan n’aura idée de brûler ses semences avant de les jeter en terre. A l’image de cette semence nous pouvons effectuer un parallèle avec le corps mis en terre (inhumé) et non pas incinéré. Nous comprenons d’autant plus l’abomination qu’il y a à brûler les cadavres. Dans le corps mortel se trouve une semence spirituelle réelle, et son immortalité se manifeste à la résurrection. L’Apôtre Paul nous enseigne largement sur ce sujet et il déclara aux Philippiens : « Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation , en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. Ph 3 : 20-21 ».Tout cela nous paraît invraisemblable, mais pourtant le Seigneur nous a déclaré que nos voies ne sont pas ses voies et que nos pensées ne sont pas ses pensées. Le Seigneur Jésus déclara à ses disciples en Jean 12 : 24 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. » Notre logique n’est pas celle de Dieu. En effet dans le récit de la création, la Bible dit : Il y eut un soir et il y eut un matin.. Dans notre logique humaine, nous aurions dit exactement l’inverse : Il y eut un matin et il y eut un soir. Ainsi, pour que le grain de blé puisse porter du fruit il faut qu’il soit mis en terre. Ce grain germera, produira une tige, puis un épi sur lequel, nombre de grains se gorgeront de soleil. Mais si ce grain avait été brûlé, il n’aurait pu porter du fruit et le processus aurait été enrayé. En ce qui concerne l’homme, le processus étant la résurrection des morts, celle-ci serait purement enrayée par le fait de la crémation.

Cette notion de vie qui demeure, malgré la mort charnelle a interpellé nombre de scientifiques. La citation de l’un d’entre eux, a attiré ma curiosité. Il s’agit d’un professeur du nom de Karl Ludwig Schleich qui, dans son livre « Merveilles de l’âme » décrit la semence spirituelle, en ces termes : Elle est un noyau nucléaire de la cellule, cette concentration du germe protoplasmique de la cellule qui doit être considérée comme une espèce d’organe central, un cerveau, une âme de la cellule, semblable au jaune de l’œuf, comme la partie essentielle des unités vitales microscopiques. Ces dernières formant le noyau nucléaire, restent en vie dans quasi n’importe quelles circonstances. Il n’y a pas de mort pour elles, mais seulement un état latent comme une attente, un certain sommeil, jusqu’à ce qu’elles refassent valoir leurs petites énergies immortelles dans un merveilleux cycle de vie par un transfert de rythmes. Aucune digestion, aucun ferment, aucun acide (pas trop fort cependant), rien ne peut détruire leur vie presque cristallisée. Seul le feu les dissout ! Mais tel n’est pas le dessein de la nature. Par conséquent la mort des cellules par les flammes est absolument contre nature. Il faut interdire à tout prix la crémation qui est une des plus graves erreurs de la civilisation. Chaque noyau nucléaire qui se libère dans le sol porte et conserve quelque chose de l’être physique et psychique du corps en décomposition. Il y a donc un cycle de vie, un principe d’immortalité dans l’organisation corporelle. Voilà pourquoi je considère l’acte d’incinération comme un acte absurde de la part de l’homme……fin de citation. » Cette fulgurante démonstration scientifique provoque le cri d’alarme poussé par ce Professeur très largement sensibilisé par la galopante progression de la crémation. Si cet homme de sciences fonde son rejet de la crémation par les démonstrations scientifiques, nous, nous fondons notre rejet sur les bases de la Bible qui est la parole de Dieu. Quiconque se fait incinérer va à l’encontre de la volonté de Dieu. La Bible nous rapporte qu’un jour le prophète Elisée mourut et on l’enterra. « L’année suivante, des troupes de Moabites pénétrèrent dans le pays. Et comme on enterrait un homme, voici, on aperçut une de ces troupes, et l’on jeta l’homme dans le sépulcre d’Elisée. L’homme alla toucher les os d’Elisée, et il reprit vie et il se leva sur ses pieds. 2 Rois 13 : 20 et 21 » Encore une fois je me permets de dire : heureusement que le prophète Elisée n’avait pas été incinéré. !

J’aimerais vous partager un important passage biblique, que Dieu nous a transmis par son prophète Ezéchiel. Ce texte plutôt macabre n’était pas du genre à m’attirer alors que, jeune chrétien, j’étais assoiffé de découvrir la parole de Dieu. En effet, ce texte nous transporte avec le prophète dans une vallée remplie d’ossements. « La main de l’Eternel fut sur moi, et l’Eternel me transporta par son Esprit, et me déposa dans le milieu d’une vallée remplie d’ossements. Il me fit passer auprès d’eux, tout autour ; et voici, ils étaient forts nombreux, à la surface de la vallée, et ils étaient complètement secs. Il me dit : Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre ? Je répondis : Seigneur Eternel, tu le sais. (Ezéchiel 37 : 1 à 3 ) » Dieu veut enseigner son prophète et par la même occasion, l’humanité entière. La question que Dieu pose au prophète est inhumaine ! Ces os pourront-ils revivre ?….Comment est-ce possible de répondre à une question que le Créateur pose à sa créature ? Il est omniscient, omnipotent et omniprésent. Il connaît toutes choses car elles n’existent que par lui. Mais là, Dieu veut sonder les connaissances de son prophète ! Crois-tu que ces os puissent revivre ? Ezéchiel répond avec beaucoup de sagesse : Seigneur Eternel tu le sais ( sous-entendu : qu’avons nous à te répondre, tu sais tout). Si Ezéchiel s’en réfère à son intelligence, à son intuition ou à sa logique, il répondra : Mais Seigneur, ce ne sont que des os et de surcroît, ils sont secs, éparpillés. Le texte biblique nous révèle que les corps ont été éparpillés et il apparaît comme impossible de reconstituer un squelette, ne sachant à qui attribuer ce tibia, ce péroné ou ce crâne ! C’est humainement inconcevable, c’est pourquoi Dieu poursuit son dialogue avec le prophète : « Prophétise sur ces os, et dis-leur : Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Eternel ! Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel, à ces os : Voici, je vais faire entrer en vous un esprit, et vous vivrez…Prophétise, fils de l’homme, et dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts, et qu’ils revivent. Je prophétisai, selon l’ordre qu’il m’avait donné. Et l’esprit entra en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds ; c’était une armée nombreuse, très nombreuse. (Ezéchiel 37 : 4 – 9 – 10). » Riche enseignement que celui-ci, qui dévoile que Dieu appellera les morts à se lever en Jésus-Christ, son Fils. Cette expérience du prophète Ezéchiel, n’est certes pas vaine, ni ainsi introduite dans le canon des écritures fortuitement, mais elle l’est pour notre enseignement. Rien n’est impossible à Dieu. Et si Dieu posait cette même question aujourd’hui aux artisans de la crémation ! Homme, ces os pourront-ils revivre ? Je crois qu’après avoir séjourné environ I heure 30 dans le four crématoire à une température de 800 à 1000 degrés, il ne reste plus aucun ossement, mais plutôt quelques fragments et surtout des cendres de ce qui était un corps ! Au moment de la résurrection, c’est une armée nombreuse, très nombreuse que le Seigneur réveillera. Ainsi parle le Seigneur :« Voici, j’ouvrirai vos sépulcres, je vous ferai sortir de vos sépulcres, ô mon peuple (Ezech 37 : 12). » Dans l’ancien testament nous relevons une abomination commise par les hommes, qui attira la colère et le jugement de Dieu. Les partisans de la crémation furent punis par le Seigneur, parce qu’ils avaient brûlé les os du roi d’Edom. « A cause de trois crimes de Moab, même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, parce qu’il a brûlé les os du roi d’Edom. Amos 2 : 1. » Rappelons que l’Ecclésiaste enseignait avec sagesse que l’homme qui n’a point de sépulture, ne peut éprouver le bonheur qu’éprouve un avorton. Selon ce que nous enseigne la parole de Dieu, Jésus-Christ le Fils de Dieu, reviendra un jour, seulement connu du Père, pour chercher son Eglise. Son Eglise est constituée par des hommes et des femmes, l’ayant accepté et reconnu comme leur Seigneur et leur Sauveur personnel.

Et vous, qu'en pensez-vous ?