Lorsqu’une bombe explose près de Samiha dans l’Eglise Saint-Pierre du Caire, le 11 décembre 2011, tous pensaient qu’elle était morte. Les docteurs ne lui donnaient aucune chance. Maintenant, elle raconte. Et elle pardonne.

Ce samedi matin, c’est Samiha qui encourage son mari fatigué à ne pas manquer le culte. Comme le veut la tradition des premières églises coptes, Samiha s’assoit du côté des femmes et son mari du côté des hommes. C’est alors qu’un peu avant 10 heures du matin, un terroriste entre dans l’église, court vers les femmes et fait exploser une bombe de 12 kilos de TNT.

L’explosion se propage dans l’église. Fumée. Terreur. Cris. Les survivants cherchent leur famille, leurs êtres chers. L’explosion a à tel point endommagé le corps et le visage de Samiha qu’il est impossible à son mari Qalini de la reconnaître. Quelques heures plus tard, il la retrouve enfin, à l’hôpital, méconnaissable. « Elle ne survivra pas. » lui disent les docteurs. Qalini est dévasté.

Le beau sourire de Samiha

Un an plus tard, Qalini est heureux : sa femme est assise à ses côtés, en vie. « Les docteurs étaient prêts à abandonner Samiha, mais Dieu avait d’autres projets ! » Le visage de Samiha garde les stigmates de l’attaque meurtrière, elle a perdu la moitié de son visage. Elle est aveugle d’un côté, ne peut plus entendre, ni sentir quoi que ce soit.

Le Sermon sur la montagne dit de pardonner…« Ils m’avaient déjà mise sur la liste des victimes. Les médecins pensaient qu’il était inutile de me soigner. Ils venaient seulement de temps en temps vérifier si j’étais morte ou pas. Mais je suis restée en vie. » Et comme elle réussit à survivre, l’équipe médicale commence les opérations chirurgicales. Ce fut un long chemin éprouvant mais Jésus était présent avec elle tout du long.

« Je ne me souviens pas de grand chose au sujet de l’explosion, ni des jours suivants mais je me rappelle avoir vu Jésus au-dessus de moi lorsque j’étais allongée par terre suite à l’explosion. » Jésus continuera de lui apparaître, même à l’hôpital.

Qalini raconte sa difficulté à pardonner le terroriste qui a causé tant de peine à sa famille : « Mais ma foi me dit de pardonner. Donc à chaque fois que je ressens de la colère, je m’assois par terre avec ma Bible et je parcours le Sermon sur la montagne. Jésus y dit que l’on doit pardonner à nos ennemis. Cela m’aide de lire ce passage, encore et encore. »

Samiha n’éprouve plus de colère : « Si je rencontrais la famille de ce terroriste, je leur demanderais seulement s’ils connaissent Jésus. Je prie pour qu’ils trouvent le bon chemin. »

Source: OpenDoorsUSA.org

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