Alors qu’il enfile le parachute, il remarque que celui-ci a un certain poids sur ses épaules, et puis il éprouve certaines difficultés à s’asseoir correctement.

Malgré ça, il se console en se rappelant qu’on lui a dit que le parachute améliorerait son vol. Il décide donc de garder le parachute.

Au bout d’un moment il remarque que certains des passagers se moquent de lui parce qu’il porte un parachute dans l’avion. Il commence à se sentir un peu humilié.

Et puis, petit a petit, un nombre grandissant de passagers se moquent de plus en plus de lui. Il est de plus en plus mal à l’aise. Il ne peut plus supporter les moqueries, il défait sont parachute et le jette sur le plancher.

Désillusion et amertume s’emparent de son cœur, parce qu’en ce qui le concerne, on lui a menti.

On donne un parachute au deuxième passager mais écoutez bien ce qu’on lui dit.

On lui dit de mettre le parachute parce qu’à n’importe quel moment il va devoir sauter de l’avion qui est a plus de 3 000 mètres d’altitude.



Il enfile le parachute avec gratitude, il ne se soucie pas du poids sur ses épaules ni du fait qu’il ne peut pas s’asseoir correctement. Il est consumé par l’idée de ce qui pourrait lui arriver s’il sautait sans parachute.

Analysons les motifs et les conclusions de chacune de ces deux expériences.



La raison pour laquelle le premier passager a mis le parachute était simplement pour améliorer son vol.

Le résultat de cette expérience fut humiliation de la part des autres passagers.

Il fut désillusionné et quelque peu remplit d’amertume envers ceux qui lui ont donné le parachute.

En ce qui le concerne ce n’est pas demain la veille qu’on lui mettra une chose pareille sur le dos.

Le deuxième passager a mis le parachute pour échapper au saut a venir.

Comme il est conscient de ce qui pourrait lui arriver s’il n’avait pas de parachute et sachant qu’il est sauvé d’une mort certaine, dans son cœur, il bénéficie d’une joie et d’une paix profonde.

Cette connaissance lui donne la capacité de résister aux moqueries.

Il est plein de gratitude envers ceux qui lui ont donné le parachute.

Ecoutez maintenant ce que nous dit l’évangélisation moderne :

« Convertissez-vous à Jésus Christ, il vous donnera amour, joie, paix, épanouissement, et bonheur permanent ».

En d’autres mots, Jésus améliorera votre vol.

Le Pécheur répond d’une façon expérimentale. Il s’engage à suivre Jésus pour voir si tout cela est bien vrai.

Et que lui arrive-t-il ? Tentations, tribulations et persécutions.

Les autres passagers se moquent de lui alors il quitte le seigneur Jésus, il est offensé à cause de la parole. (Marc 4 :17). Il est désillusionné, il est quelque peu rempli d’amertume et il n’a pas totalement tort.

On lui avait promis la paix, la joie, l’amour, le bonheur et la paix profonde et il n’a eu que des épreuves et des humiliations.

Son amertume est directement dirigée vers ceux qui lui ont annoncé la soi disante « bonne nouvelle », il devient pire qu’avant.

Frères, au lieu de prêcher que Jésus améliore le « vol », nous devrions prévenir les passagers qu’ils vont devoir sauter de l’avion.

Et qu’il est réservé à l’homme de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Hébreux 9 :27).

Quand le pécheur comprendra les horribles conséquences pour avoir brisé la loi de Dieu alors il s’enfuira vers le Sauveur pour échapper à la colère a venir.

Si nous sommes de véritables et fidèles témoins, nous devrions prêcher qu’il y a une colère à venir, que Dieu « annonce maintenant à tous les hommes qu’ils ont à se repentir » (Act. 17:30).

Pourquoi ?

« Parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon sa justice » (versé 31).

Voyez-vous, ce n’est pas une question de bonheur mais de justice.



Peu importe combien le pécheur est heureux, peu importe combien il profite « d’avoir pour un temps la jouissance du péché » (Héb. 11 :25),

sans la justice du Christ, le jour de la colère divine, il périra.



« Au jour de la colère, la richesse ne sert a rien ; mais la justice délivre de la mort » (Proverbes 11 :4).



La paix et la joie sont des fruits légitimes du salut, mais il n’est pas légitime d’utiliser ces fruits comme des « appâts » pour attirer vers le salut.



Si nous continuons dans cette direction, les pécheurs répondront avec un motif impur et ils seront dépourvus de repentance.

Pouvez-vous maintenant vous souvenir pourquoi le second passager avait la paix et la joie dans son cœur ?

C’est parce qu’il savait que le parachute allait le sauver d’une mort certaine.

En tant que croyant et comme le dit Paul, je suis rempli « de toute joie et de toute paix dans la foi » (Romain 15 :13) parce que je sais que la justice du Christ va me délivrer de la colère à venir.

Avec tout ça en tête, regardons de plus près à un incident qui se produisit dans ce même avion.

Nous avons une toute nouvelle hôtesse de l’air. C’est son premier voyage. Elle charrie un plateau de café bouillant.

Elle désire laisser une bonne impression mais alors qu’elle descend l’allée, elle trébuche sur le pied d’un passager et renverse le café bouillant sur notre second passager.

Qu’elle est la réaction de ce dernier alors que le liquide bouillant coule sur sa peau ?

« Ssssffff ! Ouf ça fait mal ? Mmm-hh ». Il ressent la douleur.

Mais est-ce qu’il détache son parachute et le jette a terre en disant « stupide parachute » ?

Non, pourquoi ferait-il cela ?

Il n’a pas mis le parachute pour améliorer son vol, il l’a mis pour être sauvé lors du saut à venir.

Au contraire, l’incident du café le pousse à s’agripper encore plus au parachute et même à attendre avec impatience le fameux saut.



__Si vous et moi nous avons mis le Seigneur Jésus pour la bonne raison, c'est-à-dire pour éviter la colère à venir, quand viendront les tribulations, quand le vol deviendra désagréable, nous ne serons pas en colère après Dieu ; nous ne perdrons pas notre joie, ni notre paix.__

Pourquoi le devrions-nous ?

Nous ne sommes pas venus à Jésus pour avoir une vie joyeuse, nous sommes venus à Jésus pour fuir la colère à venir.

Les tribulations ne peuvent alors que rapprocher le véritable croyant du Seigneur Jésus, qui est le Christ.

Malheureusement nous avons une multitude de prétendus chrétiens qui perdent leur paix et leur joie quand le vol devient chaotique.

Pourquoi ?

Ils sont le produit d’une bonne nouvelle centrée sur l’homme.

Il leur manque la repentance sans laquelle ils ne peuvent pas être sauvés.

Quel était le problème de Pharaon ?

Pourquoi a-t-il fallu autant de temps à Pharaon pour se plier à la volonté du Dieu des Israélites, qui étaient ses esclaves en Egypte ?

On aurait pu penser qu’un fléau aurait suffi à le convaincre de laisser immédiatement partir le peuple de Dieu.

La réponse nous est donnée dans Exode 9:27-28.

Après un certain nombre de fléaux terribles, Pharaon appela Moïse et Aaron et dit :

''« J’ai péché cette fois, C’est l’Eternel qui est le juste, et moi et mon peuple nous sommes les coupables. Priez l’Eternel pour qu’il n’y ait plus de tonnerres puissants et de grêle ; et je vous laisserai aller, et l’on ne vous retiendra plus ».''

De telles paroles sembleraient nous montrer que finalement Pharaon était repentant.

Cependant, Exode 9 :30 nous éclaire sur ce qui lui manquait encore. Moïse dit : « Mais je sais que toi et tes serviteurs, vous ne craindrez pas encore l’Eternel Dieu ».

Pharaon voyait son péché comme quelque chose qu’il avait fait « cette fois » et dans son cœur il ne craignait pas encore suffisamment Dieu pour Lui obéir.

Il y en a beaucoup, parmi ceux qui professent avoir la foi en Jésus, qui sont comme Pharaon.

Un manque de connaissance de la loi les laissés avec une connaissance superficielle de la nature excessivement grave de leur péché.

Ils admettent avoir péché « cette fois».

Ils pensent que le péché est quelque chose qu’ils ont fait plutôt que quelque chose qui sature leur propre nature.

Il leur manque la crainte du Seigneur, et, comme Pharaon, ces « croyants » supplient le Seigneur simplement parce qu’ils se trouvent au milieu d’épreuves terribles.

Ensuite, comme le roi d’Egypte, quand les fléaux de la vie s’arrêtent, ils recommencent à pécher et endurcissent leurs cœurs à la volonté de Dieu (Exo. 9 :34).

Que faudra-t-il donc pour briser la volonté d’un pécheur têtu et rebelle qui sert Dieu avec ses lèvres mais qui ne le craint pas ?

Non seulement il doit être terrifié par les fléaux de la loi de Dieu, mais en plus, il doit aussi voir la mort du premier né.

Une fois que la loi a fait son travail terrible sur le pécheur, l’évangile l’éclaire sur le coût de sa rédemption.

Son cœur tremblera de crainte quand il réalisera que sa libération de la colère à venir lui a été accordée au travers de la mort du « premier né » des fils de Dieu.

Toutefois, la mort de Jésus de Nazareth, qui a payé pour notre salut, n’est pas venue rapidement.

Jésus nous a lui-même dit qu’il devrait souffrir (Luc 9 :22).

Charles Surgeon a dit en parlant du Psaume 22 :14 ;

« La mise en place de la croix sur son emboîture, l’a violemment secoué, lui a forcé les ligaments, mortifié les nerfs, et plus ou moins disloqué tous les os. Chargé par son propre poids, l’auguste supplicié sentait la tension augmenter à chaque instant de ces six longues heures. Son sentiment de faiblesse et de défaillance générale était écrasant alors qu’à sa propre connaissance, il devenait rien de plus qu’une masse de misère et de nausée évanouissante…….Pour nous, des sensations comme celles que notre Seigneur a enduré, auraient été insupportables, et une douce inconscience serait venue à notre secours, mais dans son cas, Il était blessé et ressentit la lame ; Il vida la coupe et goutta chaque goutte. »

Le Seigneur ressuscité a conservé les cicatrices de la croix pour une raison.

Les blessures affreuses du Calvaire doivent rester devant les yeux des chrétiens.

Elles s’élèvent comme un témoignage redoutable, non seulement de l’amour abyssal de Dieu pour les pécheurs, mais aussi pour son incroyable amour pour la justice.

Alors que je commençais à comprendre l’utilité de la loi pour amener à la repentance, la question est venue à mon esprit ; « Mais, si nous annonçons à l’incrédule la loi, le péché, la justice, le jugement, l’enfer et ensuite la croix, ne manquons-nous pas de mettre l’accent sur l’amour et la grâce de Dieu ? »

Après tout, l’amour n’est-il pas l’essence même de l’évangile ?

Plusieurs amis m’ont aussi posé la question et je les en remercie parce que cette question nous amène droit au cœur du problème.

La Bible définit d’une manière conséquente l’amour de Dieu envers les pécheurs en deux mots : La croix.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jean 3 :16).

« Dieu prouve son amour envers nous en ce que lorsque nous étions encore pécheur, le Christ est mort pour nous » (Rom. 5 :8).

« Marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est donné lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur » (Eph. 5 :2).

__''« Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous »

(1 Jean 3 :16).''__

__''« En ceci est l’amour, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés »

(1 Jean 4 :10).''__

Dieu a toujours utilisé la croix comme le suprême exemple de son amour envers les pécheurs.

Bien sûr, Dieu exprime son amour envers le croyant sauvé en lui offrant chaque jour le bien-être, la joie, la paix intérieure, la patience, le contrôle de soi même, et un refuge sûr dans les temps difficiles, mais jamais il n’offrira tout ça à un incroyant.

Vérifiez vous-même.

Recherchez dans votre Bible pour trouver une occurrence où Jésus, un apôtre ou un prophète offre à un pécheur qui ne se repent pas une quelconque forme d’amour de Dieu autre que le sang de Jésus sur la croix.

La colère de Dieu est sur eux !

La croix est la pièce principale de l’amour.

La croix est Dieu motivé par l’amour, courant vers le pécheur pour le secourir des flammes du châtiment éternel.

Si je devais vous raconter un moment dans ma vie où mon père terrestre a clairement démontré son amour pour moi, ce serait certainement celui où il m’a sauvé la vie.

J’avais quatre ans. Je jouais sur un quai quand je suis tombé dans l’eau et, ne sachant pas nager, je coulais.

Si mon père n’avait pas été là, je serais probablement mort noyé.

Il plongea dans l’eau et me sauva. Je sais que mon père m’aime parce qu’il m’a sauvé la vie.

Je n’ai pas besoin d’une meilleure preuve de son amour.

Il a risqué sa vie pour sauver la mienne et comparé à ce suprême moment de grâce, toute autre démonstration d’amour parait bien pâle.

C’est pourquoi quand nous parlons de l’amour de notre Père céleste à un incrédule, si nous pointons par-delà de la croix, là où Jésus les a secouru des eaux de la mort éternelle, nous manquons le point focal de l’amour de Dieu.

Si vous pensez que le simple message de la croix n’est pas suffisant pour décrire l’amour de Dieu, le diriez-vous au Père qui a sacrifié son seul et unique fils, ou à Jésus qui vous aime et a donné sa propre vie pour vous, ou aux innombrables martyrs qui sont morts simplement parce que Jésus les aimait et qu’il est mort pour eux ?

Promettre à un pécheur incrédule quelque chose de plus que la pleine grâce et compassion de la croix c’est aller au delà des écritures.

Comme Paul dit aux Corinthiens incrédules ;

__« Je n’ai jugé bon de savoir quoi que ce soit parmi vous, sinon Jésus, le Christ, et Jésus, le Christ, crucifié » (Cor.2 :2).__

Peut être que le problème n’est pas que le pécheur a besoin de quelque chose de plus que « le Christ crucifié ,

mais qu’il a besoin de plus d’explications sur Celui qui nous aime et qui s’est donné lui-même pour nous.

En tant que messagers de vie dans un monde qui périt, nous devons diriger les gens vers Jésus et magnifier l’amour de Dieu en Lui.

Nous devons exposer l’amour qui a cloué Jésus sur la croix et remplir la pensée de l’incrédule avec la connaissance de la promesse solennelle de Dieu, écrite avec son propre sang, pour pardonner ceux qui croient en Jésus.

Dieu, aide nous à proclamer fidèlement l’amour absolu de Dieu sur la croix.

Croyants, comprenez-vous cet amour vous-même ?

Avez-vous compris de quoi vous avez été sauvés ?

Vous êtes-vous déjà regardés dans le miroir de la loi de Dieu et y avez-vous vu le reflet excessivement pécheur de votre propre cœur ?

Avez-vous déjà pleuré des larmes de gratitude pour le sang précieux de Jésus répandu pour vous sauver ?

Si non, vous trouverez sans aucun doute très difficile d’expliquer la croix aux autres.

Ce sont des pensées sérieuses et graves, pour moi comme pour tous ceux qui ne se sont pas encore réfugiés dans le Christ pour échapper à la colère à venir.

Un imbécile les rejettera comme trop condamnantes, trop jugeantes, alors qu’une personne intelligente « s’examinera elle-même pour voir si elle est dans la foi » (2 Cor. 13 :5).












L’expérience : Le véritable test.

Tirons maintenant les conclusions de la sagesse qu’ont obtenue d’éminents hommes de Dieu du passé.

Martin Luther a dit :

''__

« satan, le dieu de toutes discordes, a créé chaque jour de nouvelles sectes, et la dernière de toutes, celle parmi toutes les autres que je n’aurais jamais présagé où même suspecté, il a élevé une secte qui enseigne……..que les hommes ne doivent pas être terrifiés par la loi, mais gentiment exhortés par la prédication de la grâce du Christ ».__''

Les paroles de Luther décrivent parfaitement bien les méthodes de la plupart des évangélistes modernes.

Les évangélistes modernes ne penseront jamais à utiliser la loi pour terrifier, mais par contre, ils préfèrent gentiment exhorter en prêchant la grâce du Christ.

Martin Luther a dit :

« La véritable fonction de la loi est d’accuser et de tuer ; mais la fonction de l’évangile est de donner la vie »

Bien que la loi serve de guide moral pour les véritables croyants, sa fonction première est de tuer et détruire sa propre honorabilité, sa propre intégrité, sa propre justice, sa propre moralité, etc.

Tout espoir dans nos bonnes œuvres doit être mis à mort si nous voulons dépendre de Jésus, qui seul peut amener la vie.

La loi procure cette mort nécessaire.

Dans son livre « Sainteté », J.C. Ryles a écrit sur la motivation du pécheur quand il vient au Christ ;

''__

« Les gens ne fixeront jamais définitivement les yeux vers le ciel, en vivant comme des pèlerins, à moins de vraiment sentir qu’ils sont en danger d’aller en enfer…..exposons et martelons les dix commandements, et soulignons la longueur et la largeur, la profondeur et la hauteur de Ses exigences. Ce fut la façon de faire de notre Seigneur dans le sermon sur la montagne. Nous ne pouvons pas faire mieux que de suivre Son plan. Nous pourrions en dépendre, les hommes ne viendront jamais à Jésus, ne resteront jamais avec Jésus, et ne vivront jamais pour Jésus, à moins de réellement comprendre pourquoi ils doivent le faire et quel est leur besoin. Ceux que l’Esprit attire à Jésus sont ceux que l’esprit a convaincus de péché. Sans une complète et absolue conviction de péché, les hommes peuvent sembler venir à Jésus et le suivre pour une saison, mais ils s’éloigneront bientôt et retourneront dans le monde ».__''

Le docteur Martyn Lloyd-Jones nous parle de la fonction de la loi de Dieu dans la proclamation de l’évangile :

« Le problème avec les gens qui ne recherchent pas un sauveur, et donc le salut, est qu’ils ne comprennent pas la nature du péché. C’est la fonction particulière de la loi que d’amener une telle connaissance à la pensée et à la conscience de l’homme. C’est pourquoi les grands prédicateurs de l’évangile d’il y a 300 ans, à l’époque des puritains, et ceux d’il y a 200 ans, à l’époque de Whitefield et d’autres, ont toujours engagé dans ce qu’ils appelaient un travail préliminaire de la loi. »

John R.W. Stott, en commentant sur Galate 3 :23-29, a écrit ;

« Nous ne pouvons pas venir à Jésus pour être justifiés avant d’avoir été à Moïse pour être condamnés. Mais, une fois que nous sommes allés à Moïse, et que nous avons reconnu notre péché, notre culpabilité et notre condamnation, nous ne devons pas rester là. Nous devons laisser Moïse nous envoyer à Jésus. »

Abordons maintenant quelques préoccupations :

Prenons un moment pour répondre à quelques questions qui viennent très certainement à votre esprit.

Romain 2:4 nous dit que : « La bonté de Dieu nous conduit à la repentance ».

Certains essaient d’utiliser ce verset pour justifier un message vide de péché, de justice et de jugement, en disant que nous avons simplement besoin de parler de la bonté de Dieu pour voir les pécheurs sauvés.

Cependant, il devrait être précisé que ce verset est pris en sandwich entre quelques unes des déclarations les plus dures sur le jugement et la colère de Dieu.

Si Paul enseignait que nous devrions seulement parler de la bonté de Dieu au pécheur, alors, il ne pratiquait pas ce qu’il prêchait.

Le grand compositeur d’hymne Issac Watts a dit :

« Je n’ai jamais rencontré une seule personne dans tout mon parcours ministériel qui reconnaisse que le premier mouvement de religion dans son propre cœur lui soit venu d’une sensation de la bonté de Dieu.

« Que restituerais-je au Seigneur, qui m’a si bien traité ? »

Mais je pense que tous ceux qui sont venus ont plutôt été premièrement réveillés pour fuir la colère à venir par la passion de la crainte. »

J’espère que vous n’avez pas l’impression que je suggère qu’il faille prêcher uniquement le jugement de Dieu et ne jamais donner au pécheur le message de la grâce.

La vérité est que nous devons continuellement prêcher l’amour de Dieu comme il nous est montré sur la croix.

C’est le point central. Nous sommes déterminés à annoncer le Christ, et le Christ crucifié.

Quand nous témoignons et prêchons, nous devrions nous diriger vers Jean 3 :16, mais nous devons nous assurer que nous y parvenons « via l’Avenue Biblique ».

J’espère aussi que vous ne pensez pas que le fait de demander à quelqu’un s’il est une bonne personne, s’il a menti ou volé soit ma propre méthode.

J’aimerai tant m’attribuer le mérite pour une telle formule magnifiquement efficace pour réveiller les pécheurs, mais je ne peux pas.

Je l’ai apprise des plus grands évangélistes.

C’est la voie du Maître pour corriger les pécheurs concernant leur compréhension du mot « bon », et pour leur demander s’ils ont gardé les commandements (Voyez comment faisait Jésus dans Luc 18 :18-23).

Les évangélistes modernes, qui peuvent être tentés de rejeter cet enseignement parce qu’ils pensent que c’est simplement une « méthode », devraient aussi considérer leurs propres voies.

Est-ce que, pendant la prédication, l’utilisation à répétition de slogans, des phrases formules…….les conseillers qui s’avancent pour susciter des décisions……les têtes baissées, les yeux fermés, sur un fond de musique, etc. peuvent être montrés dans la Bible ?

Ou bien sont-elles des méthodes faites par des hommes afin de susciter des décisions ?

Nous devrions déterminer nos méthodes d’évangélisation exclusivement à la lumière des saintes écritures.

La conscience témoigne.

On demanda à un soldat nazi pourquoi, durant la deuxième guerre mondiale, il fusillait sans aucune pitié des femmes et des enfants juifs.

Il répondit à son interlocuteur qu’une de ses motivations était la curiosité. « Je tirais, et ils tombaient. », disait-il calmement.

Quand sont interlocuteur lui demanda s’il avait des remords, il répondit : « On m’a condamné à vingt ans et j’ai fait vingt ans ».

En d’autres termes, il avait payé sa dette à la société pour sa mauvaise conduite ; les balances étaient maintenant équilibrées, la justice a été servie.

Cependant, quand l’interlocuteur lui demanda au sujet de sa conscience, il refusa de continuer à parler et conclu immédiatement l’interview.

La conscience nous parle de bien plus que la culpabilité de la loi civile ou criminelle.

La conscience témoigne de la loi morale de Dieu.

Elle rappelle à l’homme qu’il y a un Dieu dont nous avons transgressé la loi.

Paris Reidhead a prononcé ces merveilleuses paroles de sagesse :

« Si cela ne dépendait que de moi, je déclarerai un moratoire pour un ou deux ans sur la prédication publique du plan du salut. J’appellerais ensuite tous ceux qui ont accès aux ondes de radios et aux pupitres pour prêcher la sainteté de Dieu, la justice de Dieu et la loi de Dieu, jusqu'à ce que les pécheurs s’écrient ; « Que devons-nous faire pour être sauvés ? ». Je les prendrais ensuite dans un coin pour leur souffler l’évangile. »

Une telle action drastique est nécessaire parce qu’en leur disant comment être sauvés avant qu’ils aient compris pourquoi ils ont besoin d’être sauvé, nous avons maintenant toute une génération de pécheurs endurcis à l’évangile.

N’utilisez pas Jean 3 :16. Pourquoi ?

Parce que vous dites au pécheur comment être sauvé avant qu’il ait réalisé son besoin d’être sauvés.

Vous l’avez endurci à l’évangile.

Qu’est ce qu’il dit ?

N’utilisez pas Jean 3 :16 ?

Hérésie ! Hérésie !

Bien sur que nous devons utiliser Jean 3 :16 ; ce devrait être le point central du message de l’évangile, oui, mais au bon moment.

Reidhead nous dit simplement que nous ne devrions pas prescrire le remède avant d’avoir convaincu le pécheur de sa maladie.

D.L. Moody a dit :

« C’est une grosse erreur que de donner à un homme qui n’a jamais été convaincu de péché certains passages qui ne lui ont jamais été destinés. La loi est ce dont il a besoin…..ne lui offrez pas la consolation de l’évangile avant qu’il voit et comprenne qu’il est coupable devant Dieu. Nous devons donner suffisamment de la Loi pour supprimer toute satisfaction du soi. J’ai pitié de l’homme qui prêche seulement une face de la vérité…..toujours l’évangile, et jamais la loi ».

La lumière ne l’à pas réveillé.

Pierre dort tranquillement dans la prison d’Hérode (Act. 12 :5-11).

C’est la foi en action. La foi repose, même pendant la tempête.

Etienne a été lapidé, Jacques vient juste d’être tué par l’épée, et Pierre dort comme un paroissien sur le dernier banc d’une église morte.

Il était enchaîné entre deux soldats. Et il y avait en plus d’autres soldats à la porte de la prison.

Soudainement, un ange du Seigneur apparaît et se tient devant Pierre, « et la lumière brilla dans la prison » (Verset 7).

Il y a de fortes raisons de croire que la lumière ne l’a pas réveillé de son sommeil, parce que les écritures nous disent que l’ange l’a frappé sur le côté.

Comme Pierre se leva, les chaînes tombèrent, il se fortifia, attacha ses sandales, mis son vêtement et suivit l’ange.

Après tout ça, les portes de fer qui menaient à la ville s’ouvrirent d’elles mêmes et Pierre fut libre.

Le pécheur est dans la prison de son péché. Il a été capturé par le diable.

Il est lié par les chaînes du péché, condamné à mort. Il est endormi dans son péché.

Il vit dans un monde de rêve. Ce n’est pas la lumière de l’évangile qui le réveillera.

Comment une bonne nouvelle peut-elle alarmer un pécheur ?

Non, la loi doit le frapper. Il doit être frappé par les éclairs du Sinaï et réveillé par ses grondements.

Cela le réveillera de sa posture d’être sur le seuil de la mort.

Ensuite il s’élèvera, et l’évangile enlèvera les chaînes du péché et de la mort.

Ce sera « la puissance de Dieu pour le salut » (Rom.1 :16).

Alors, il se fortifiera avec la vérité, attachera ses sandales de l’évangile, mettra son vêtement de justice, suivra le Seigneur et les porte de fer de la cité céleste s’ouvriront d’elles-mêmes.

Notre pays est rempli de gens, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise, qui sont venus sous la lumière de l’évangile, mais qui n’ont jamais été frappés par la loi.

Ils sont toujours endormis dans leur péché, sans se rendre compte de leur terrible condition, parce que la loi ne les a jamais réveillés.

La puissance de la loi doit ouvrir leurs yeux afin que la lumière de l’évangile puisse leur être bénéfique.

Observez la séquence dans ce que Paul écrit aux Ephésiens : « C’est pourquoi Il dit le Seigneur : Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ te donnera la lumière » (Eph. 5 :14).

Il doit impérativement y avoir un réveil avant que le Christ puisse donner la lumière.

Docteur Timothy Dwight, premier président de l’université de Yale, concluait :

« Peu, très peu, sont réveillés ou convaincus par les encouragements et les promesses de l’évangile, mais presque tous par les dénonciations de la loi ».

J’ai reçu l’histoire suivante dans une lettre de nouvelles de quelqu’un qui habite New York. Cela illustre bien combien l’évangile n’a aucun sens sans la loi.

''« Chaque semaine, nous rendions visite à notre grand-mère de 96 ans et même si, depuis quelques années, elle ne recevait plus l’évangile aussi librement, nous continuâmes quand même à lui partager, à chaque fois, la vérité sur Jésus. Michaël chantait des chansons sur Jésus, Wendy lui parlait de Jésus, et nous priions pour sa force physique et ajoutions à nos prières combien nous voulions que Dieu révèle Son Fils à Nana. La semaine dernière, Wendy s’enrhuma et alors qu’elle était au lit dans un état misérable, elle lut le livre de Ray Comfort…… (Qui nous challenge à partager l’évangile complet sans l’enrober de sucre). Ce livre parle de l’utilisation de la loi quand nous nous adressons à un pécheur afin de lui montrer qu’il a personnellement brisé la loi de Dieu et qu’il est condamné sans le Sauveur qui a payé le prix à sa place. Il nous est dit dans le Psaume 19 au verset 7 que « la loi est parfaite, elle restaure l’âme ». Dieu s’adressa au cœur de Wendy en lui disant qu’elle devait utiliser la loi avant que Nana puisse voir la grâce et la miséricorde de Dieu sur la croix. Après avoir remis la journée et chaque détail au Seigneur, nous retournâmes donc rendre visite à Nana. Elle était beaucoup plus alerte et moins distraite que d’habitude. Pendant que Michaël priait, Wendy lui lisait les commandements de Dieu dans Exodus 20 : 1-17 et demanda ensuite radicalement à Nana ; « Nana, as-tu déjà menti ? Ou volé quelque chose, même une toute petite chose ? » Nana répondit, « Je crois que oui » Wendy lui parla alors du très véritable jugement de Dieu, de l’enfer, du paradis, et qu’un jour, Nana sera face à face avec Dieu et devra donner un acompte sur sa vie. Elle lit alors Esaï 53 :5-6 et conversa avec Nana sur Jésus et sur l’horreur de Sa croix. Nana semblait choquée à l’idée que quelqu’un puisse avoir subi des choses aussi horribles. Wendy raconta une partie de son propre témoignage et demanda ensuite à Nana si elle voulait demander à Dieu qu’Il lui pardonne ses péchés. Elle répondit que oui ! Et elle demanda à Dieu de lui pardonner et de la laver dans le sang de Jésus. »''

Cette dame de 96 ans ne savait pas qu’elle péchait contre Dieu jusqu'à ce que la loi, dans les mains de l’esprit, fasse son travail.

Lisez la lettre suivante d’un pasteur de Tullahoma dans le Tennessee :

« J’ai de grandes nouvelles à vous annoncer. Ce matin, j’ai appris que mon père était à l’hospital. Je partis donc pour lui rendre visite et, sur le chemin, je priais Dieu pour qu’il me donne des paroles de sagesse à lui partager. Quelques minutes après mon arrivée, je lui demandais s’il avait réfléchi à la conversation sur l’enfer et le paradis que nous avions eu quelques mois auparavant. Il répondit qu’il avait réfléchi et qu’il se sentait prêt. J’insistais un peu et je commençais à utiliser la loi en citant les dix commandements. Il commença à pleurer et à admettre qu’il avait brisé la loi. J’ai eu ensuite le privilège de le guider dans la prière du salut. Il me regardait et pleurait. J’ai du sortir de la chambre un court instant et à mon retour je lui dit que j’était heureux d’avoir prier avec lui. Il me dit qu’il était heureux aussi et pleurait toujours. Je suis tellement heureux que mon père soit devenu un enfant de Dieu à 1 heure 50 cet après midi là. Merci à vous, monsieur, pour votre obéissance à enseigner cet enseignement. Quand mon père compris l’importance de son péché, qu’il était sans espoir et sans Dieu, il est devenu disposé à baisser la tête et à accepter Jésus avec contrition. Il fut la première personne à qui j’ai témoigné en utilisant la loi à la place de la grâce en premier et je rends grâce à Dieu que le salut de mon père en soit le premier fruit. Quelques heures plus tard, j’utilisais la loi dans un magasin et le gars ne pouvait dire un mot. Il avait compris qu’il était pécheur. Encore une fois, merci. »

Dans Romain 7:9, il nous est dit ; « Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. »

Dans son commentaire sur ce verset, Martin Luther a écrit :

« Il en est ainsi avec ceux qui se croient justes par les œuvres et les incrédules orgueilleux. Parce qu’ils ne connaissent pas la loi de Dieu, qui est dirigée contre eux, il leur est impossible de connaître leur péché. C’est pourquoi nous ne pouvons les amener à l’instruction. S’ils connaissaient la loi, ils connaîtraient aussi leurs péchés ; et le péché auquel ils sont maintenant morts deviendrait vivant en eux. »

Jonathan Edwards à dit :

« La seule façon dont nous pouvons savoir si nous péchons ou non est en connaissant la loi de Dieu. »

George Whitefield disait à ces auditeurs ;

« Donc premièrement, avant de pouvoir parler de paix à votre cœur, nous devons impérativement vous montrer, vous faire ressentir, vous faire déplorer, vous faire pleurer sur vos transgressions actuelles contre la loi de Dieu. »

Quand nous prêchons la parole de Dieu, nous travaillons simplement avec l’Esprit Saint pour les convaincre de leurs péchés.

Walter Chantry, dans « L’Evangile Aujourd’hui ; Authentique ou Synthétique ? », a écrit :

''__« L’absence de la sainte loi de Dieu dans nos prédications modernes est peut-être aussi responsable que tout autre facteur dans l’impotence évangélique de nos églises et de nos missions. C’est seulement à la lumière de la loi que la vermine du péché qui est dans le cœur

peut être exposée. satan a utilisé avec succès une devise très subtile pour taire la loi, qui nous est nécessaire comme instrument pour amener les hommes qui périssent au Christ. Il est d’une importance capitale que les prédicateurs d’aujourd’hui apprennent à déclarer la loi spirituelle de Dieu ; jusqu'à ce que nous apprenions à blesser la conscience, nous n’aurons pas de blessures à panser avec les bandages de l’évangile. »__''

Le pasteur John Mac Arthur a dit pratiquement la même chose :

« La grâce de Dieu ne peut pas être prêchée fidèlement aux incrédules avant que la loi le soit et que la nature corrompue de l’homme soit exposée. Il est impossible à une personne de réaliser pleinement son besoin de la grâce de Dieu jusqu'à ce qu’elle voit combien elle est terriblement loin des critères de la loi de Dieu. »

D’après John Newton, « L’ignorance de la nature et de la fonction de la loi est à la base de la plupart des erreurs religieuses ».

Charles Spurgeon a dit :

« Je ne crois pas qu’un homme puisse prêcher l’évangile sans prêcher la loi »

et ensuite il a avertit :

« Réduisez la loi et vous affaiblirez la lumière par laquelle l’homme percevra sa culpabilité ; Pour le pécheur, c’est une très sérieuse perte plutôt qu’un gain ; parce qu’il diminue les probabilités de sa conviction et de sa conversion. Je dis que vous avez dépouillé l’évangile de son auxiliaire le plus capable (son arme la plus puissante) en mettant de côté la loi. Vous avez éliminé l’enseignant qui doit conduire les hommes au Christ……Ils n’accepteront jamais la grâce avant de trembler devant une loi juste et sainte. C’est pourquoi la loi a une fonction des plus nécessaires, et elle ne doit en aucun cas être retirée de sa place. »

Charles Spurgeon ;

« La loi coupe dans le cœur du mal, elle révèle le fond de la maladie, et nous informe que la lèpre réside au plus profond »

John Bunyan :

« L’homme qui ne connaît pas la nature de la loi, ne peut pas connaître la nature du péché. »

J.I. Parker :

« A moins de voir nos défauts à la lumière de la loi et de la sainteté de Dieu, nous ne les voyons pas du tout comme des péchés »

Martin Luther :

« La première obligation d’un prédicateur de l’évangile est de déclarer la loi de Dieu et de montrer la nature du péché…..Nous ne le verrions pas, ni ne le réaliserions (dans quelle déchéance horrible et consternante nous reposons), si ce n’était pas par la loi, et nous devrions rester à jamais perdus, si nous n’étions pas secouru par le Christ. Donc la loi et l’évangile nous ont été données afin que nous puissions apprendre à reconnaître combien nous sommes coupables et vers quoi nous devrions retourner. »

John Wesley :

« Il reste seulement à montrer…….les applications de la loi. Et la première de ses applications, sans aucun doute, est de convaincre le monde de péché……..C’est de cette façon que le pécheur est découvert à lui-même. Toutes ses feuilles de figuier sont déchirées, et il comprend qu’il est malheureux, pauvre, misérable, aveugle et nu. La loi «flash » des convictions de tous les côtés. Il se sent comme un simple pécheur. Il n’a rien pour payer. Sa « bouche est fermée » et il est « coupable devant Dieu ». Occire le pécheur est alors la première application de la loi. Détruire la vie et la force dans lesquelles il croit, et le convaincre qu’il est mort alors qu’il vit, non seulement sous la sentence de la mort, mais actuellement, mort à Dieu, vide de toute vie spirituelle, « mort dans ses transgressions et ses péchés »……………il s’écrit, « Oh, Quel amour ai-je pour Ta loi ! Durant toute la journée je l’étudie. » Chaque jour il voit de plus en plus dans ce miroir divin ses propres péchés ; ni son cœur, ni ses voies sont justes devant Dieu ; chaque instant le renvoie vers le Christ. C’est pourquoi je ne peux pas négliger la loi, même un court instant, ni le Christ, comprenant maintenant que je la désire autant pour me garder en Christ, comme j’ai toujours voulu qu’elle m’amène à Lui. Sinon, « ce méchant cœur incrédule » s’éloignerait immédiatement du Dieu vivant. En fait, chacun me renvoie continuellement à l’autre, la loi au Christ, et le Christ à la loi. »

Regardez comment la Loi amena Robert Flockart, un des prédicateurs favoris de Spurgeon, à la croix.

« A ce moment là, je considérais le langage de l’apôtre dans Romain 7 au verset 9 inapplicable à ma situation. Mais « quand le commandement vint, le péché reprit vie, et je mourus. » Le péché, qui était endormi auparavant, vint sur moi comme un géant. Je me suis vu dans le miroir de la loi de Dieu. Cette loi était spirituelle et étendue aux pensées et aux intentions de mon cœur. Des pensées abominables et blasphématoires, comme des étincelles qui s’échappent de la cheminée, sortaient maintenant de mon cœur. J’avais peur d’ouvrir ma Bible ou même de la regarder, de peur que le Seigneur envoie la foudre pour me pulvériser. Quelle transformation des ténèbres à la lumière, du royaume des ténèbres au royaume du cher fils de Dieu ! Ma culpabilité enlevée et mon pardon assuré, la paix coulait comme une rivière dans mon cœur. »

Peut être que la réticence de l’évangéliste moderne à prêcher ce qui produit la crainte est simplement due à son inquiétude concernant la réaction des pécheurs ?

Il peut se soucier aussi que le message soit aligné avec ce qu’on appelle communément la prédication des « feux de l’enfer ».

Pourtant, il y a une grande différence entre l’utilisation de la loi et la prédication des « feux de l’enfer ».

Il est tout à fait compréhensible que la pensée de l’existence de l’enfer sans l’utilisation de la loi pour justifier son existence soit déraisonnable au pécheur.

Comment un Dieu d’amour aurait-il pu créer un endroit de tourments éternels ?

Imaginez que la police entrant soudainement chez vous, et, criant rageusement ; « On va vous mettre en prison pour un long moment », vous arrête et vous jette en prison.

Une telle conduite vous laisserait sans aucun doute abasourdi et furieux parce qu’elle vous semblerait déraisonnable.

Par contre, si la police entre chez vous et vous précise le pourquoi de votre arrestation,

(…Nous avons découvert dix milles plantes de marijuana dans votre jardin. Vous allez en prison pour un très long moment…),

vous comprendrez alors le pourquoi de votre problème.

La connaissance de la loi que vous avez transgressée vous fournira l’intelligence de comprendre le jugement qui deviendra alors raisonnable.

La prédication des feux de l’enfer, sans l’utilisation de la loi pour montrer au pécheur pourquoi Dieu est en colère contre lui, le laissera abasourdi et furieux à ce qu’il considère comme un châtiment injuste et déraisonnable.

Par contre, en utilisant la loi dans son contexte, celle-ci appelle à la raison du pécheur.

Paul raisonna avec Félix au sujet de ces péchés et du jugement à venir, au point où le gouverneur était « effrayé » (Act. 24 :25).

L’enfer était devenu raisonnable. Il ne fait aucun doute que la justice dont parlait Paul était la justice qui est de la loi, et le résultat était que la crainte de Dieu tomba sur le cœur de Félix.

Ceux qui viennent au Seigneur avec une telle connaissance ne sont pas étrangers à la crainte, même s’ils ont compris la signification de la croix.

Ils tremblent au coût de leur rédemption.

Ils contemplent avec le cœur rempli de crainte la vue effroyable de la croix du calvaire.

Ils travaillent à leur salut « avec crainte et tremblement » (Phi. 2 :12)

parce qu’ils n’ont pas été rachetés avec « de l’argent ou de l’or,……mais par le sang précieux du Christ » (1Pie. 1:18-19).

Dans son merveilleux livre, « Fresh Wind, Fresh Fire », Jim Cymbala, frustré à juste titre par la tiédeur de l’église actuelle, nous dit :

« Le jour de la pentecôte, une fois investis, ils sont devenus l’Eglise victorieuse, l’Eglise militante. Avec la bienveillante manifestation de l’Esprit de Dieu dans la chambre haute, les disciples rencontraient leur première audience. Pierre, le plus grand échec de tous, devint ce jour là le prédicateur. Ce n’était pas un chef-d’œuvre d’homélie, soyez en sûrs. Mais les gens ont été profondément convaincus, « touchés au cœur ». D’après Actes 2 au verset 37, « ils eurent le cœur vivement touché ». Par ses paroles, trois milles personnes rejoignirent l’Eglise ce jour là. »

La conclusion est que la clef était l’autorisation de l’Esprit Saint.

Ceci est vrai.

Aujourd’hui, nous avons le même Esprit Saint et pourtant nous voyons rarement une telle récolte d’âmes.

Pourquoi ?

Simplement parce que Pierre avait correctement préparé le sol sur lequel il ensemençait.

Son audience était composée «d’hommes sincères » qui s’étaient rassemblés le jour de la pentecôte pour célébrer le don de la loi de Dieu sur le mont Sinaï.

Malgré qu’ils soient des juifs pieux, Pierre leur dit qu’ils étaient « sans loi » parce qu’ils avaient violé la loi de Dieu en assassinant Jésus (Act. 2 :23).

« Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Sauveur ce Jésus que vous avez crucifié » (Act 2 :36).

C’est là qu’ils ont vu que leur péché était personnel.

Ils étaient « touchés au cœur » et criaient à l’aide.

C’est seulement après que la loi les ait convaincu de leur état de pécheur que Pierre leur offrit la grâce (v.38)

C’était aussi le cas pour Nicodème et Nathanaël.

Nicodème était un leader des juifs, que Jésus appelait « un docteur enseignant d’Israël » (Jean 3 :10).

Il connaissait donc parfaitement la loi de Dieu.

Il avait aussi un cœur humble.

Voilà un « docteur des juifs » qui reconnaissait la divinité du Fils de Dieu (Jean 3 :2).

La loi était un enseignant pour amener ce juif humble et pieux au Christ.

D’après Jean 1 au verset 47, Jésus dit que Nathanaël était un Israélite (élevé sous la loi) dans lequel il n’y avait « pas de dissimulation » (il ne tordait pas la loi comme le faisaient les Pharisiens ; il avait probablement lu « la voie de Dieu selon la vérité » (Luc 20 :21).

La loi a aussi servi d’enseignant pour conduire ce juif pieux au Sauveur.

Le badge d’autorité :

Notre France a choisi de vivre dans une moralité obscure. Nous sommes devenus une nation sans loi, une nation qui a perdu la crainte de Dieu.

Chaque année, au moins 25 000 cas de viol (S.O.S. Femme Accueil).

En 2002, 205 627 avortements déclarés. (800 000 naissances)

En 2002, 4 113 882 crimes et délits constatés (Ministère de l’Intérieur).

En 2003, 2 507 027 vols.

En 2002, 366 208 infractions financières et économiques.

En 2003, 303 755 crimes et délits contre les personnes.

Chaque année, environ 110 000 à 120 000 divorces.

En 2003, 275 963 mariages et 125 175 divorces (I.N.E.D.).

Chaque année, environ 160 000 personnes tentent de mettre fin à leur vie. 12 000 y parviennent.

Cancer, 150 000 décès (APIC).

Sida, en 2004, 126 615 cas.

La drogue génère un chiffre d’affaire de 3 milliards d’euros par ans.

En 1998 il y avait plus de 100 000 sites pornographiques commerciaux et 200 nouveaux sites apparaissent quotidiennement.

L'industrie de la pornographie contemporaine a pris son essor au début des années cinquante, avec la création de Playboy (1953) et, depuis, a investi tous les moyens de communication.

Le chiffre d'affaire mondial de la pornographie s'élève à près de 52 milliards d'euros.

C'est la troisième industrie du Danemark.

La vidéo pornographique représente à elle seule un marché de 19 milliards d'euros.

En 1997, on dénombrait approximativement 22 000 sites Web proposant un contenu pornographique en accès libre ;

en 2000, ce chiffre était passé à 280 000 sites.

Une enquête a dressé, en 1999, une liste de 30 000 sites pédophiles sur un total estimé à 4,3 millions de sites sur le Web.

Nos lois ont remplacé les écritures saintes comme point de référence morale.

Les écrits des hommes sont devenus sacrés.

Prenons par exemple la pornographie.

Pourquoi notre gouvernement devrait-il tolérer une telle perversion ?

Pour lui, la réponse est claire, depuis les écrits de nos aïeux, c’est un « droit constitutionnel » que de produire de la littérature impure, et ce, même si c’est moralement outrageant.

Cependant, demandez à un homme qui défend la littérature pornographique si la pornographie infantile est légitime et il tracera très certainement sa ligne morale.



Demandez-lui à quel âge l’immorale pornographie infantile franchit la ligne pour devenir moralement acceptable.

En creusant un peu, vous trouverez que la ligne de démarcation est souvent la ligne de son plaisir personnel. Il ne prend pas plaisir à regarder un enfant de 13 ans mais il en prend à regarder une fille de 17 ans. Son amour pour le péché couvre son jugement moral.

La constitution Française a été utilisée pour quelque chose à laquelle elle n’a jamais été destinée.

Quand un document légal est employé comme une balise morale, nous finissons avec des législateurs aveugles qui dirigent une nation moralement aveugle.

Les deux tombent dans un fossé obscur.

Par contre, l’argumentation pour la pornographie est anéantie par une seule déclaration des écritures saintes

« Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Mat. 5 :28). Affaire classée.

Quand nous nous référons spécifiquement aux écritures comme balise morale, nous devons nous assurer que nos auditeurs savent que nous nous référons à la loi morale de Dieu.

Il y a une bonne raison pour cela.

En 1989, quand je suis arrivé aux Etats-Unis depuis la Nouvelle Zealand, je prêchais en plein air à Venice Beach en Californie.

Je ne savais pas que les policiers portaient des pantalons courts et circulaient en bicyclette.

Alors que je me plaçais sur une petite estrade et commençais à parler, une foule d’environ quatre vingt personnes se rassembla pour m’écouter.

Soudainement, un homme en pantalon court s’éleva droit devant moi et m’ordonna d’arrêter.

Sur mon estrade, j’étais plus haut que lui, et je ne pouvais voir son insigne.

Je ne lui portais donc pas plus d’attention que n’importe quelle autre personne qui aurait essayé de m’empêcher de parler.

Alors que je l’ignorais, il devenait de plus en plus indigné et insista pour que j’arrête de parler.

Je lui demandais, loin de me douter : « Êtes-vous un policier ? »

Là, il devint furieux et se mit à crier entre ses dents serrées : « Si vous ne vous arrêtez pas immédiatement, je vous arrête ».

C’est à ce moment précis que j’ai remarqué sur son ceinturon son insigne d’officier de police.

Tout d’un coup, ses porales exprimaient une grande autorité !

Ceux qui sont les représentants du Dieu vivant et qui n’attirent pas l’attention sur la loi comme la source de leur autorité n’obtiendront aucune considération du monde qui les entoure.

Jésus se dressa devant les foules comme quelqu’un qui était un représentant de la loi de Dieu.

La Bible dit que le sauveur amènera la justice sur la terre et que « les terres du littoral attendront pour sa loi » (Esa. 42 :4).

A de nombreuses reprises, il s’est référé à la loi comme la source de son autorité. :

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi…….je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; car, en vérité, je vous le dis, jusqu'à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre ne passera point de la loi, que tous ne soit accompli. » (Mat.5 :17 :18).

« C’est la loi et les prophètes » (Mat.7 :12).

« N’avez-vous pas lu dans la loi… ? » (Mat.12 :5).

« Il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est pour qu’un seul trait de lettre de la loi ne tombe » (Luc 16 :17).

L’avortement ? C’est mal ; L’adultère ? C’est mal ; La pornographie ? C’est mal.

Nous pouvons crier nos convictions morales du sommet d’un immeuble, mais le monde ne nous écoutera pas.

Les gens s’exaltent au dessus des réclamations de la moralité chrétienne.

Sans la conviction de péché qui vient au travers de la prédication de la loi, ils n’ont aucun encouragement à ouvrir leur cœur à ce que nous avons à leur dire.

Dernièrement, j’étais dans un avion et une hôtesse me demanda s’il était vrai que j’étais très religieux.

Après lui avoir parlé de mon amour pour Jésus, elle me répondit, « Bien, nous avons tous notre opinion, n’est ce pas ? ».

Il est vrai que nous avons tous notre opinion.

C’est la raison pour laquelle nous ne devrions pas seulement soutenir notre propre opinion, mais la vérité, la parole autoritaire de Dieu.

Quand un homme entend du juge suprême de son âme que ce qu’il fait est mal, il réalise la stupidité de sa rébellion.

Pourquoi ai-je subitement écouté l’homme qui m’ordonnait d’arrêter de prêcher en plein air ?

C’est son insigne qui m’a poussé à l‘écouter.

Son insigne me disait que si je n’écoutais pas ses paroles, il y aurait un jugement à venir.

Dire au monde qu’il est mal de tuer, de voler ou de commettre un adultère sans se référer au jugement à venir est comme pointer un canon non chargé.

Certains peuvent écouter simplement parce que la moralité a une influence positive.

Les voleurs peuvent ravager une société. L’adultère peut détruire les familles. Le mensonge peut démolir des amitiés.

Dans ce contexte, la moralité est logique.

Cependant, quand nous demandons au monde de se repentir parce que Dieu a « fixé un jour où il jugera le monde selon Sa justice » (Act. 17 :31),

ils auront une motivation pour obéir à l’évangile.

Ils commenceront à réaliser que leur destinée éternelle est en jeu.

Quand l’église néglige de pointer vers la loi de Dieu elle cache l’insigne de son autorité.

Il est donc normal que les pécheurs ne tiennent absolument pas compte de ce qu’elle a à dire.

L’évangile que nous prêchons est là seulement parce que Dieu s’élève par la sainteté de la loi.

Si la loi éternelle de Dieu n’existait pas, il n’y aurait pas eu besoin d’un sacrifice.

La loi réclame une rétribution. C’est le feu divin de la loi de Dieu qui est tombé sur le sacrifice du calvaire.

Si les gens du monde savaient qu’il y a une loi éternelle qu’ils doivent affronter, et que cette loi réclame la mort et l’enfer pour leurs transgressions, alors ils considéreraient sérieusement les revendications de l’évangile.

S’ils comprenaient que le bras long de la loi parviendra au plus profond du cœur de l’humanité, ils se repentiraient.

S’ils savaient que le Tout Puissant est « chaque jour en colère avec les méchants » (Psa.7:10), que sa colère repose sur eux,

ils se réfugieraient chez le Sauveur.

Laissez-moi vous le présenter d’une autre façon.

Chacun des dix commandements est par lui-même une clef.

Cependant, elles ne sont pas des clefs qui relâchent, mais plutôt des clefs qui enferment le pécheur dans la cellule de détention du péché et de la mort.

Paul a écrit être « gardé sous bonne garde » par la loi.

Il était là, sans espoir, condamné, attendant le châtiment capital de la main de la loi qu’il avait violée d’une façon si flagrante.

Parlant de la loi de Dieu, Charles Spurgeon disait ;

« Ayant ainsi enlevé le masque et montré le cas désespéré du pécheur, l’acharnement de la loi provoque une plus grande abondance d’offenses en ramenant à la maison la sentence de la condamnation. Elle monte le siége du jugement, enfile la robe noire et prononce la sentence de mort. Avec une voix dure et sans pitié, elle gronde solennellement les mots « déjà condamné ! ».

C’est dans les ténèbres de la loi que Paul a vu la lumière de l’évangile glorieux.

La grâce de Dieu lui indiquait une autre porte….la porte du Sauveur.

Il pouvait quitter sa cellule parce que son amende avait été entièrement payée par le sang rependu de l’agneau sans tâche de Dieu.

C’est la loi qui a montré à Paul son incapacité à se libérer lui-même.

Il savait que le salut était un acte de miséricorde, que sa libération de la mort était le résultat de la grâce de Dieu et non pas quelque chose de son propre caractère qui avait attiré la miséricorde vers lui.

La loi ne m’a pas aidé ; elle m’a laissé sans secours. Elle n’a pas fait de moi une bonne personne ; elle m’a fait réaliser que je ne l’étais pas. La loi est le miroir qui nous montre, à vous et à moi, que nous avons des problèmes avec Dieu et que nous ne pouvons rien y faire.

Nous devons entièrement compter sur Jésus pour nous sauver.

Je remercie Dieu pour la loi.

Sans elle, je vivrais toujours dans un monde de rêve, pensant que j’irais au paradis alors qu’en réalité, je me dirigeai tout droit vers l’enfer !

Ce principe fut clairement illustré alors que je prêchais en plein air sur la promenade de la troisième rue de Santa Monica en Californie.

J’avais la permission de parler en public. Cela faisait maintenant plus de deux ans que chaque vendredi soir, j’amenais une équipe pour évangéliser et une fois seulement auparavant ai-je pu constater un tel antagonisme envers l’évangile.

Il y avait l’habituelle animosité acerbe de la part des produits de l’évangélisation moderne.

Un homme, trahissant son expérience chrétienne passée, commençait à prêcher sur son hamster qui était mort pour les péchés du monde, et si seulement nous lui donnions notre cœur, nous trouverions la paix et la joie.

Un athée prénommé Jacques commença à se moquer des choses de Dieu en criant parmi d’autres choses « gloire à Jésus », et mes suspicions se confirmèrent quand il admit qu’une fois déjà, il avait donné son cœur à Jésus.

Une adolescente, une mormone, criait sans arrêt que j’étais satan et essayait de me choquer en se dénudant (je regardais de l’autre côté).

D’autres crachaient et utilisaient un langage qui ferait boucler vos cheveux encore plus que la queue d’un cochon.

Parmi beaucoup d’autres, trois adolescentes vinrent au « micro des perturbateurs » en disant qu’elles étaient des sorcières.

Quelques années plus tôt, j’aurais très certainement douté ce qu’elles disaient, mais là, j’ai cru leurs témoignages.

Depuis plusieurs années, j’utilisais un mannequin appelé Lazare, qui était allongé sous un drap pour attirer la foule.

Souvent les gens s’arrêtaient et demandaient, « Pourquoi avez-vous mis ça ici ?

Et je répondais, « c’est pour que les gens s’arrêtent et demandent, « pourquoi avez-vous mis ça ici ? » ça marche, n’est ce pas ? »

Ce soir là, Lazare recevait sa part de persécution.

Un jeune homme commençait à faire des obscénités sur lui, ce qui plaisait à la foule.

Alors que je parlais, un autre jeune fit irruption, se précipita sur Lazare et lui écrasa la tête.

Ce fut si violent que la tête en plastique de Lazare éclata.

Je sautais alors de ma petite estrade, attrapa le jeune par la chemise et lui dit : « Ce mannequin m’a coûté beaucoup d’argent. Donne moi 80 euros tout de suite ou tu auras de gros problèmes ».

Je le regardais droit dans les yeux et lui dit : « J’appelle immédiatement la police pour qu’elle t’arrête pour avoir volontairement détruit ma propriété. »

Il me regardait effrayé et me répondit : « vous pouvez avoir tout ce que j’ai » et immédiatement il me donna une poigné de billets que je donnais à un ami, qui les compta et me dit qu’il n’y avait que vingt euros.

Je dis donc au jeune que ce n’était pas suffisant et que je voulais les 80 euros.

Il protesta qu’il n’avait plus de liquide sur lui.

Pendant ce temps, la foule avait augmenté.

Tenant encore ce jeune par la chemise, je m’y adressais alors en disant : « De la même manière que je tiens cet homme parce qu’il a transgressé la loi, Dieu vous a placé dans une cellule pour avoir transgressé Sa loi.

La sentence pour vos crimes contre Dieu est la mort. »

Je suis ensuite allé au travers de la loi et puis j’ai continué avec la grâce en disant : « Dieu est riche en miséricorde et il a envoyé son fils pour payer notre amende ».

Je prêchais alors la croix, la foi et la repentance……toujours en tenant le jeune par la chemise.

Je dis à la foule que parce que Jésus a payé l’amende pour nous sur la croix, Dieu peut étendre sa miséricorde vers nous. Nous sommes libres.

Je me tournais alors vers le jeune, remis les billets dans sa main, et je lui dis : «Voilà ton argent, je ne vais pas appeler la police. Tu es libre ».

C’était une claire illustration de la grâce de Dieu.

La culpabilité du jeune était évidente, il avait été pris sur le fait.

Il ne pouvait pas se faire pardonner. Il ne méritait rien d’autre qu’un jugement, mais à la place, il avait reçu la grâce.

Il en avait la bouche bée d’incrédulité.

Le plaisir du péché.

Quelqu’un m’appela pour me demander mon avis sur une publication qu’il voulait produire.

C’était pour aider des hommes qui étaient accros à la pornographie.

Il voulait écrire sa propre expérience sous forme de traité, relatant comment la pornographie l’avait ruiné.

Le vice avait produit de la culpabilité, ruiné son mariage, et l’avait rendu esclave de ses passions.

Il pensait que les fruits négatifs du péché les en éloigneraient.

Sa philosophie semblait bonne, mais elle fonctionnait rarement.

Si elle le faisait, nous n‘aurions pas autant de gens qui fument, se droguent, jouent et qui boivent de l’alcool.

Les preuves que le fumeur finit dans une mort lente et douloureuse n’arrêtent pas les fumeurs. La drogue tue, le jeu détruit des familles et des vies.

Chaque année, l’alcoolisme et les conducteurs saouls prennent d’innombrables vies.

Les villes où le jeu est légalisé ont un taux de criminalité, de suicides, de faillites et d’autres « maladies sociales » beaucoup plus élevé et pourtant les gens jouent.

Les gens connaissent les conséquences d’une façon de vivre illégitime, mais le plaisir immédiat surpasse, et de loin, la crainte à long terme des conséquences négatives.

Les pécheurs n’abandonneront jamais leurs désirs chéris à moins qu’ils aient une bonne raison…..l’enfer est la bonne raison.

En parlant à mon père sur les raisons pour lesquelles il devrait obéir à Dieu, il me dit que l’enfer avait définitivement attiré son attention, et qu’il ne voulait pas y aller parce qu’il ne tolérait pas la douleur.

Dans le chapitre suivant, nous allons voir comment nous pouvons utiliser les dix commandements dans notre témoignage personnel.

Si leurs maisons étaient en feu, n’auriez-vous pas couru pour les aider ? Et ne les aideriez-vous pas quand leurs âmes sont presque dans les flammes de l’enfer !

Richard Baxter . 1615 - 1693















Ne me laissez pas comme ça !

Un dimanche soir, j’étais à Baltimore et, ayant terminé toutes mes réunions, je décidais de changer mon ticket d’avion pour rentrer à la maison plus tôt.

J’appelais donc l’aéroport. L’agent de réservations me donna le nom de la compagnie aérienne, me dit que son nom était Fran et me demanda comment elle pouvait m’aider. Je lui expliquais ma situation, la fis rire un peu, jusqu’au point où je me sentais libre de lui poser des questions sur sa vie spirituelle.

Je lui dis : « Fran, êtes-vous chrétienne ? ».



Elle répondit : «Non, je n’accepte pas la virginité de marie dans la naissance de Jésus ».

Je lui expliquais que, pour l’instant l’issue n’était pas la virginité de marie mais que son gros problème était les dix commandements.



Je lui demandais : « Avez-vous déjà menti ? »

Elle me répondit que oui. Elle admit aussi qu’elle avait déjà volé.

Je lui expliquais que Jésus avait bien précisé que du point de vue de Dieu, la convoitise est pareille à l’adultère, et lui demandais si elle avait convoité, elle me répondit : « bien sur ! ».

Je lui dis : « Fran, vous venez vous-même d’admettre que vous êtes une menteuse, une voleuse et une fornicatrice de cœur, et nous avons vu seulement trois des dix commandements. Le jour du jugement, vous devrez affronter Dieu ».

Puis je lui dis : « Je voudrais un siége côté fenêtre si possible. »

Elle n’apprécia pas du tout le changement de sujet et me dit : « Ne me laissez pas comme ça ! »

Je lui répondis gentiment : « Qu’est ce qui ne va pas, Fran, vous n’aimez pas être laissée avec votre conscience ? »

Je continuais donc à raisonner avec elle sur son salut, sur le jour du jugement, et ensuite sur la croix.

Nous ne devrions pas craindre de faire trembler les pécheurs.

Qu’est ce qui est le plus terrible ?

Un peu de tremblement à cause de la culpabilité, ou l’éternité dans le lac de feu ?

Des hommes comme Whitefield prêchaient jusqu'à ce que la loi « stoppe la bouche » des pécheurs et qu’ils baissent la tête dans la honte.

Ces grands prédicateurs ne craignaient pas d’utiliser les terreurs de la loi pour conduire les hommes au Christ.

Une conscience « ressuscitée et accusante » est la première évidence du commencement du travail de l’Esprit Saint.

C’est une grosse erreur que d’étouffer sa voix avec un discours sur le pardon de Dieu avant qu’il ait eu la chance de faire son précieux travail.

Fran n’était pas en colère contre moi. Je ne la jugeais pas.

C’est elle-même qui admettait ses péchés, et puis que pouvait-elle donc me dire :……….. « Je croyais qu’il était normal de mentir, voler et convoiter » ?

Elle ne pouvait même pas commencer à justifier son péché à la lumière de sa conscience vivifiée.

C’est grâce à « l’allié » que nous avons dans « le travail de la loi » et que l’on peut gentiment dire des choses dures à entendre au pécheur.

Il est intéressant de noter que la conscience ne s’associe pas avec les plaisirs du péché.

La personne qui n’est pas régénérée aime le péché de tout son cœur, toute sa pensée, toute son âme et toutes ses forces.

Cependant, le juge dans la cour de la pensée s’élève à distance et rend un jugement impartial.

C’est « la conscience qui rend témoignage…….et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. » (Rom. 2:15).

Le verdict coupable ou innocent basé sur des évidences est rendu par le juge.

Dans certaines parties d’Afrique, pendant la saison sèche, les antilopes assoiffées sont attirées par des piscines d’eau boueuse.

Sans boire, elles mourraient de déshydratation.

Cachés dans les eaux sales, des crocodiles vicieux et affamés attendent.

La seule chose que l’on puisse voir est l’œil nu du monstre qui regarde chaque mouvement de l’antilope.

Elles sont si consumées par le désir de boire qu’elles s’aventurent doucement sur la rive, puis, elles laissent complètement tomber leur garde qui leur a été donnée par Dieu et boivent le précieux liquide de vie.

L’instinct les prévient du danger, mais leur inextinguible soif les conduit dans l’eau.

Soudainement, une grande mâchoire s’ouvre et, au milieu des eaux éclaboussantes, une antilope est tirée vers une mort terrifiante.

De la même manière, le pécheur est attiré vers les eaux boueuses de l’iniquité par sa soif incontrôlée pour le péché.

Les cris de sa conscience qui lui a été donnée par Dieu sont étouffés à la vue de ce qui est devant lui….son désir.

Et puis en un instant, la mort le saisit et il est parti pour toujours, avalé par les mâchoires de l’enfer éternel.

La loi révèle le crocodile avant qu’il attaque. Alors que le pécheur boit dans les eaux boueuses de l’iniquité, il voit soudainement les formes terribles du péché comme il est….caché dans l’étang.

C’est ce dont Paul nous parle dans Romain 7 :8-12.

La loi lui montre l’appétit dans l’œil du monstre, provoquant ainsi son rapide retrait de l’étang d’iniquité.

Régulièrement, certaines personnes composent notre numéro de téléphone gratuit par erreur. Un matin, très tôt, un monsieur avec une grosse voix nous appela, pensant qu’il appelait une compagnie qui vendait des équipements pour l’agriculture. Je lui dis qu’il avait inversé les deux derniers numéros, et qu’il devrait lire la Bible.

Il me répondit qu’il ne le ferait pas parce qu’il était athée.

Pendant les quelques minutes qui suivirent, je raisonnais avec lui sur la nécessité d’avoir un créateur pour tout ce qui avait été fait.

Ce fut une bataille passionnée, un véritable duel d’escrime.

Le moment venait où je devais marquer mon point, où je devais toucher pour tuer.

Je pris donc les dix commandements en main et fendis vers le cœur : « Pensez-vous que vous avez gardé les dix commandements ? »

Il répondit qu’il le pensait.

« Avez-vous déjà menti ? »

Bien sur qu’il avait menti, mais il ne voulait pas admettre qu’il était un menteur.

Il insistait sur le fait que quelqu’un qui ment est tout simplement humain, que c’étaient de simples rumeurs, ragots, canulars et qu’il était faible, comme tout le monde.

Mais, alors que j’insistais, il s’exclama soudainement : « O.K. je suis un menteur ! ».

Nous considérions alors deux autres commandements (qu’il admettait avoir brisé), l’existence de sa conscience et la réalité du jour du jugement.

Soudainement, sa référence à l’évolution, aux péchés des autres et à l’hypocrisie de l’église n’était plus un problème.

Il était blessé mortellement…...touché au cœur.

Il protesta : « Je suis une bonne personne ! »

Je répliquais : « Non, vous ne l’êtes pas, vous êtes un menteur, un voleur ! ».

La douleur était trop forte pour lui, il me dit : « Tchao, mec ! » et il me raccrocha au nez.

Je restais là, prés du téléphone, regrettant qu’il ne fût pas resté dans la bagarre quelques minutes de plus. Je lui aurais dit qu’il ne faisait que rajouter sa propre vanité. Je lui aurais dit aussi d’étudier Matthieu 24 et Luc 21, qui lui auraient prouvé l’existence du créateur. Et puis je priais Dieu pour qu’Il ait sa main sur lui.

10 secondes plus tard, le téléphone sonna.

Je décrochais et entendis la grosse voix forte et confuse de notre homme qui marmonnait entre ses dents : « Qu’est ce qui se passe ? Comment, encore vous ?

J’essaie d’appeler ce numéro et à la place je tombe sur vous qui me faites bouillir.

Encore vous ! » Bouillir veut dire que la vie est présente.

Il n’était plus l’athée froid du départ.

J’étais heureux.

Je lui demandais de lire Matthieu 24 et Luc 21.

Je lui donnais ensuite mon nom et lui dis qu’il pouvait appeler ce numéro quand il le voulait.

Alors qu’il continuait à murmurer ; « Pourquoi vous ai-je encore appelé ? » je ne pouvais que penser à deux réponses.

Soit, il était une andouille qui appelait le même numéro deux fois, soit la main de Dieu était sur lui.

Je lui dis que Dieu avait Sa main sur lui. Il ne me contredit pas et notre conversation fut beaucoup plus conviviale.

Le bon numéro.

Un vendredi après midi, le téléphone sonna.

Je décrochais et entendis : « Est-ce bien direct import ? Je répondis que non et demandais quel numéro il avait composé. Il me donna notre numéro. Alors, je lui dis : « Et ben, c’est bien notre numéro, mais avant de se quitter, assurez-vous de lire la Bible. »

Il resta silencieux, puis demanda : « Pourquoi ça ?

Je lui répondis qu’il pourrait ainsi trouver comment sécuriser son destin éternel et ajoutais : « Il n’y a rien de plus important que ça, n’est ce pas ? ».

Il dit : « Yi, yi, yi….je ferais mieux de m’asseoir ! »

Moi : « Êtes-vous juif ? »

Comme il me répondit que oui, je lui dis que je l’étais aussi et lui fis remarquer : « Souvenez-vous que vous devez affronter les dix commandements le jour du jugement »

Sa réponse fut intéressante : « J’ai fait des recherches à ce sujet, spécifiquement sur l’adultère, et j’en suis venu à la conclusion que si une femme n’est pas mariée, vous pouvez vous « amuser » avec elle. »

Je lui répondis : « Si vous regardez une femme pour la convoiter, la Bible dit que vous avez commis un adultère avec elle dans votre cœur. Avez-vous déjà menti ? Avez-vous déjà volé ? »

Gentiment, je lui dis alors qu’il venait d’admettre qu’il était un menteur, un voleur et un fornicateur, et que c’était pour cela qu’il avait besoin du sauveur Jésus pour le sauver de la colère de Dieu.

Je lui dis de lire sa Bible et de chercher Dieu pour le salut de son âme.

Je l’invitais aussi à appeler notre numéro quand il le voulait.

Sa voix paraissait bien déprimée, « Merci beaucoup pour m’avoir parlé ».

Je pense avoir ruiné son week end, mais j’étais heureux de voir la puissance de conviction de l’Esprit Saint au travail.

Dans le chapitre suivant nous allons voir comment mettre en pratique cet enseignement dans votre propre vie.

Quand pour la première fois j’ai entendu ces principes Bibliques d’évangélisation, j’avais les yeux grands ouverts, j’étais rempli d’énergie, j’étais enthousiaste à l’idée de partager ma foi et j’avais aussi une nouvelle appréciation de mon propre salut. Je voulais immédiatement mettre en pratique ces principes et les tester sur des incrédules.

Mais tout d’un coup, la peur s’empara de mon cœur.

Je comprenais maintenant comment les dix commandements montraient au pécheur son besoin du pardon de Dieu, mais comment allais-je m’y prendre avec ma grand-mère, mon ami bouddhiste, ou mon père ?

Comment pouvais-je être certain de n’offenser personne avec ma nouvelle ferveur pour détruire la vanité en utilisant cette hache affûtée comme un rasoir qu’est la loi ?