reconstruction de l'église: Néhémie par Christian pellone
Par Jokebed , jeudi 21 décembre 2006 à 21:30 :: Christian PELLONE: enseignements :: #76 :: rss
Pour reconstruire l'Eglise: une procédure: celle de Néhémie, mais un modèle: celui de la Jérusalem céleste.
RESTAURATION. NÉHÉMIE
Quand nos coeurs individuels sont ainsi prêts, le Seigneur rebâtit et reconstruit selon la procédure de Néhémie mais suivant le modèle de la Jérusalem céleste.
Il n’est pas question ici de systèmes d’église, ni de fédérations, ni de regroupements ecclésiastiques, mais du corps vivant qu’est l’Eglise.
Le livre des Actes montre les membres de ce corps en action, les ministères à l’œuvre dans ce corps, conduits par le Saint Esprit, inter-connectés par le lien de la paix, se réunissant souvent dans les maisons ou dans des lieux cachés, combattus par les autorités en place, persécutés par les religieux, non reconnus par les hommes, mais s’infiltrant partout.
Eph 2/21,22: «En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit». Eph 4/2,3: «en toute humilité et douceur avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix».
La restauration de l’autel (Esdras) précède la restauration des murailles et des portes de la ville (Néhémie). Alors que l’autel parle d’une restauration individuelle au niveau des cœurs comme nous l’avons vu, les murailles parlent d’un travail au niveau communautaire qui ne peut être que la conséquence de ce qui s’es préalablement passé individuellement dans les cœurs.
Esdras 3/3 dit que «l’autel fut rétabli sur ses fondements». Et il y a aussi là un ordre précis dans la restauration car ce n’est qu’une fois l’autel rétabli sur ses fondements, que la maison de Dieu put être reconstruite (nous voyons cela relaté en Esdras 3/8,11).
Il est aussi important de constater la nature de la restauration de l’autel et de la maison de Dieu: elle ne peut se faire que sur ses fondements. Puis seulement après, il va être question de la restauration des murailles qu protègent la maison et la restaurent dans son témoignage extérieur.
La restauration des murailles qui sont tournées vers l’extérieur, témoignent d’une restauration intérieure de la maison; cela signifie que l’autel et la maison ont préalablement été restaurés sur leur fondement, savoir la pierre principale de l’Angle sans laquelle l’édifice ne peut tenir valablement: Jésus-Christ.
Les murailles symbolisent les protections de l’Eglise.
Es 62/6: «Sur tes murs Jérusalem, j’ai placé des gardes; ils ne se tairont ni jour ni nuit». Ez 23/30: «Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne les détruise pas; mais je n’en trouve point». Les portes symbolisent les accès à l’intérieu des murailles, les portes de notre cœur.
La reconstruction de l’Eglise suivra le même mode opératoire que du temps de Néhémie. Mais pour bien saisir le dessein de Dieu pour nous au travers de la restauration des murs et des portes de son Eglise, nous avons besoin de plonger les yeux dans la vision de Jérusalem Céleste telle que Jean l’a vue; car la restauration de l’Eglise a pour but de la préparer à être cette épouse glorieuse sans tâche ni ride.
Aussi pour bien comprendre la procédure de restauration de Dieu, nous avons besoin de voir à quoi cette Eglise devrait ressembler au final et pour cela nous n’avons pas plus belle description que celle donnée à Jean par Dieu lui-même, l’architecte et le constructeur de la cité qui a de solides fondements (Héb 11/10).
Lorsque l’ange parle à Jean il invite à voir l’épouse de l’Agneau. Ce que Jean voit en esprit n’est pas une femme mais une ville, la ville sainte, la Jérusalem céleste qui descendait du ciel d’auprès de Dieu ayant la gloire de Dieu. Voilà l’Eglise (Ap 21/9,10). Ap 21/12,14: «Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait 12 portes. La muraille de la ville avait 12 fondements et sur eux les 12 noms des 12 apôtres». Ap 21/19,20: «Les fondements de la muraille étaient ornés de pierres précieuses de toutes espèces; le premier de Jaspe, le second de Saphir, le troisième de Calcédoine, le quatrième d’Emeraude, le cinquième de Sardonyx, le sixième de Sardoine, le septième de Chrysolithe, le huitième de Béryl, le neuvième de Topaze, le dixième de Chrysoprase, le onzième d’Hyacinthe, le douzième d’Améthyste».
Ainsi, nous comprenons que le dessein de Dieu est non seulement de restaurer les murs de la fille de Sion, mais aussi Il veut réparer ses portes afin de consolider le travail établi dans les cœurs individuels.
1-LES PORTES
Ce sont à la fois des portes qui donnent accès au cœur et qui le protègent. Les portes nous parlent de la justice de Dieu. Ps 118/19,20: «Ouvrez-moi les portes de la justice: J’entrerai, je louerai l’Eternel. Voici la porte de l’Eternel: c’est par elle qu’entre les justes».
1-La porte des brebis, porte de l’amour de Dieu. La base de l’amour de Dieu, c’est sa Parole, la vérité. Il faut fermer la porte au mensonge et à l’hypocrisie.
2-La porte des poissons, porte de la foi en Dieu. Rappelons-nous l’épisode de la pêche miraculeuse. Au moment où les disciples étaient découragés, Jésus commande de «jeter les filets». Il faut fermer la porte à l’incrédulité.
3-La vielle porte, porte de l’Ecriture. La loi donnée par Dieu n’est pas abolie et ses paroles sont éternelles (Mat 5/17). Il faut fermer la porte à la séduction.
4-La porte de la vallée, porte de l’espérance. La vallée mentionne souvent le lieu de rencontre des batailles; c’est donc la promesse de victoires, mais aussi le lieu de fertilité et de bénédictions spirituelles abondantes (vallée de Bacca). Il faut fermer la porte au désespoir.
5-La porte du fumier ou des ordures, porte de la crucifixion. C’est un lieu de mort mais pour produire la vie, la résurrection. 2Cor 2/ 15, 16: «Nous sommes en effet pour Dieu le parfum de Christ parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent; aux uns une odeur de mort, aux autres une odeur de vie donnant la vie». Il faut fermer la porte à la sagesse humaine.
6-La porte de la source, porte de la prière par l’Esprit. La prière est l’expression du désir qui se trouve dans le cœur du Père. Il faut fermer la porte aux prières charnelles.
7-La porte des eaux, porte de l’onction du Saint-Esprit. Nous devons vivre et marcher selon l’Esprit (Gal 5). Il faut fermer la porte à la religiosité.
8-La porte des chevaux, porte de la puissance de Dieu. Il est le Tout Puissant, Il a toute autorité et tout pouvoir sur nos vies. Il faut fermer la porte à l’idolâtrie.
9-La porte de l’Orient, porte du secours de Dieu. L’orient c’est là que le soleil se lève, notre secours vient de sa justice. Dieu manifestera sa parfaite justice et nous entrerons dans un repos éternel. Il faut fermer la porte à l’injustice.
10-La porte de Mifquad, porte du rassemblement. Mifquad veut dire recensement. Ceux qui auront leur nom dans le Livre de vie de l’Agneau constituent l’Epouse de Christ. Il faut fermer la porte à l’esprit sectaire et individualiste.
11- La porte d’Ephraïm, porte de la vie. Des fleuves d’eaux vives coulent de notre sein car Christ vit en nous. Il faut fermer la porte à la mort donnée par les structures religieuses.
12- La porte de la prison, porte de la persécution. Il n’y a pas d’alternative, ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés. Il faut fermer la porte à la peur de mourir.
Jean 10/9: «Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et sortira, et il trouvera des pâturages».
En Christ, toutes nos portes sont ouvertes et chaque élément qu’elles représentent vit dans nos cœurs par Christ. Les portes avaient deux battants, un battant donnant accès au bien, ouvert à Jésus, l’autre battant, accès au mal, fermé à satan. Nous devons lui résister avec une foi ferme et ne pas lui donner accès; l’accès est donné par le péché sous toutes ses formes; tout ce qui est contraire à la Parole de Dieu, toute désobéissance même par omission. 1Jean 5/18,19: «Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même et le malin ne le touche pas. Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier est sous la puissance du malin».
Ez 8/8: «Fils de l’homme perce la muraille! Je perçai la muraille et voici, il y avait une porte». Cette porte représente l’accès que nous pouvons donner à l’ennemi à la porte de notre cœur. Lorsque la muraille peut être percée et la porte ouverte, toutes sorte d’impuretés peuvent entrer comme c’est décrit dans la suite de ce passage. Cette scène se passe au septentrion de la porte de l’autel. Le septentrion est le côté par lequel l’ennemi (Gog Magog) va revenir pour détruire Israël. Le diable est à l’affût pour trouver tous les accès à notre cœur mais aussi à la communauté. C’est pourquoi après avoir restauré les cœurs individuels puis consolidé ce travail en réparant les portes qui étaient consumées, Dieu veut s’employe à restaurer les murailles en ruines de l’Eglise son Corps.
LES 4 MURAILLES ET LES 12 PIERRES
Elles nous parlent d’une sanctification communautaire totale et d’une vie de victoire. Les murailles d’une ville la mettaient à part de l’extérieur et la protégeaient des attaques de l’ennemi. Es 26/1: «Nous avons une ville forte; Il nous donne le salut pour murailles et pour remparts».
Le peuple de Dieu doit être un peuple victorieux.
C’est pourquoi Jésus rappelle sans arrêt ce message aux 7 églises dans l’Apocalypse: «A celui qui vaincra ». Mais un peuple qui est victorieux est d’abord «saint», sans corruption intérieure ni extérieure.
En général, la ville est entourée de 4 murs: en l’occurrence, nous trouvons en Actes 2/42 la mention des quatre murs de l’Eglise, communauté spirituelle des saints: «Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres (1), dans la communion fraternelle (2), dans la fraction du pain (3) et dans les prières (4)».
(1) L’enseignement: les vérités révélées et vécues. Non pas les discours religieux de la connaissance qui ne servent qu’à entretenir les traditions.
(2) La communion fraternelle: les échanges sont vécus dans l’amour et le pardon, là où il peut y avoir un vrai partage des joies et des peines et où la consolation et la joie peuvent couler comme un baume bienfaisant sur les souffrances des uns et des autres. Non pas un regroupement périodique où les échanges sont superficiels et basés sur la peur de ce que l’autre peut penser.
(3) La fraction du pain: le Saint-Esprit nous révèle que Jésus est mort pour chacun de nous et que notre communion mutuelle passe par son sacrifice. Non pas la sainte cène qui est devenue un rituel magique pouvant effacer notre désobéissance.
(4) La prière: la prière du cœur communautaire construit un mur de protection spirituelle. Non pas les prières des uns et des autres qui ne sont que des vaines redites sans exaucement.
La ville entourée des quatre murs symbolise l’Eglise entourée de ces quatre éléments protecteurs de la communauté des saints. Ces quatre murailles spirituelles protectrices de l’Eglise donnent à la fois aux enfants de Dieu, des outils pour l’intérieur : l’édification du Corps, et des outils pour l’extérieur: l’œuvre du ministère.
Ces quatre murs de l’Eglise pourraient se scinder en deux groupes: l’un composé des deux murs symbolisant notre relation verticale avec Dieu, et l’autre composé des deux murs symbolisant la relation horizontale que nous devons avoir les uns avec les autres.
NOTRE RELATION VERTICALE AVEC DIEU
- La muraille de la parole est représentée par la cuve d’airain du tabernacle. Par la Parole ou au travers de la Parole, je vois et comprends les choses invisibles de Dieu. Tout ce qui a été fait l’a été par la Parole de Dieu et d’abord dans l’invisible; le texte d’Hébreux 11 nous dit que c’est par la foi que nous nous approprions ces choses. Cette Parole nous fait vivre car il est dit qu’elle est une nourriture pour l’enfant de Dieu qui est né de l’Esprit. Elle est Esprit et vie et à ce titre nourrit notre être spirituel en le faisant croître correctement, car l’eau de la Parole est le miroir de l’âme.
Elle nous lave et nous purifie en opérant en nous une rectification progressive qui nous conforme à la volonté de Dieu (Eph 5/26,27). Par ailleurs, elle nous console et maintient notre espérance vivante. Cette muraille de la Parole est ainsi composée de trois pans de murs reposant sur leurs fondements respectifs de pierres précieuses. Ce sont la foi (chrysolithe couleur dorée qui symbolise l’or de la foi), l’espérance (chrysoprase: jaune vert qui symbolise la consolation liée au retour de Jésus-Christ) et l’amour (saphir: bleu profond du trône de saphir qui symbolise l’amour de Christ surpassant toute intelligence).
La foi nourrit, l’espérance entretient et l’amour vivifie.
Ces trois choses demeureront après que tout le reste ait disparu (1Cor 13/13). - La muraille de la prière est représentée par l’autel des parfums du tabernacle. Il s’agit ici de la prière sous toutes ses formes, mais c’est toujours la prière de l’Esprit. Elle est la respiration de l’Eglise: un véritable mur de protection: prière de la foi, prière de victoire, de combat. Roms 8/26 parle de «soupirs inexprimables». L’apôtre Paul dit aux Philippiens «Ne vous inquiétez de rien; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ» (Phil 4/6, 7). Cette muraille est composée de trois pans de murs reposant sur leurs fondements respectifs de pierres précieuses. Ce sont la paix (l’émeraude, sceau du cachet royal, assure la paix par l’alliance), la confiance (la topaze qui symbolise notre héritage filial) et la protection (le jaspe qui symbolise la justice de Dieu pour ceux qui comptent sur son secours).
NOTRE RELATION HORIZONTALE LES UNS AVEC LES AUTRES
- La muraille de la communion fraternelle est représentée par le chandelier en or du tabernacle. Notre unité fraternelle a pour base Jésus; la base de nos relations est la Croix.
L’huile sainte passait dans les canaux pour arriver dans les mèches destinées à éclairer la table des pains de proposition. Nos vies par le Saint- Esprit sont données pour nos frères et sœurs: «il n’y a pas de plus grande joie que de donner sa vie pour ses amis». Lorsque nous nous donnons, nous devenons comme des olives broyées; la bible dit que l’huile de ce chandelier était de «l’huile d’olives concassées»: cela nous parle de la Croix qui fait mal; mais c’est pourtant ainsi que l’huile jaillit pour permettre au chandelier de briller et d’éclairer.
Eph 4/1,6: «Je vous exhorte donc à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous et en tous».
Cette muraille est composée de trois pans de murs reposant sur leurs fondements respectifs de pierres précieuses. Ce sont l’unité (la sardoine, rouge comme le sang de Jésus qui nous unit), la joie (le sardonyx, rouge comme la flamme brûlante du feu divin qui s’oppose à la tiédeur et manifeste notre zèle pour le Seigneur) et la lumière (la calcédoine a une nature translucide qui manifeste la lumière qui brille dans les ténèbres et qui matérialise la présence de la gloire de Dieu). Le chandelier d’un seul tenant, bien qu’ayant plusieurs branches, symbolise l’unité, mais aussi la joie parce que l’huile coule du chandelier et la lumière parce que les 7 lampes brillent.
- la muraille de la fraction du pain est représentée par la table des pains de proposition du tabernacle.
Héb 10/10: «Nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toutes». Les pains de proposition étaient mêlés d’encens, et nous parlent de notre identification avec Christ et par voie de conséquence les uns avec les autres; car nous sommes membres les uns des autres étant donné que nous appartenons au Corps de Christ.
Nous devons prendre soin les uns des autres, car c’est Dieu qui a placé chacun des membres dans le Corps comme Il a voulu. Cette muraille est composée de trois pans de murs reposant sur leurs fondements respectifs de pierres précieuses. Ce sont le partage (l’améthyste qui parle de la royauté de Jésus permettant l’humilité entre nous), le soutien (le béryl, qui parle de la sagesse de Dieu que nous manifestons les uns pour les autres dans le soutien fraternel) et les liens (la hyacinthe qui parle de l’autorité de Dieu que nous manifestons alors que nous formons un solide assemblage nous couvrant les uns les autres).
Les fondements de la muraille (composée des quatre murs que nous venons de décrire), ornés de pierres précieuses de toutes espèces, révèlent les diverses caractéristiques des Apôtres. Les minéraux les plus rares sont employés pour exprimer la richesse, la beauté et la splendeur de la Cité. Le caractère divin des saints apôtres, spirituellement pleinement développé, sera alors manifesté pour l’éternité.
Lorsque le jaspe brille : la justice de Dieu, la haine religieuse est mise en évidence. Lorsque le saphir brille : l’amour de Dieu, le mensonge est révélé. Lorsque la calcédoine brille : la pureté de Dieu, la volonté humaine est brisée. Lorsque l’émeraude brille : l’alliance de Dieu, toutes les fausses sécurités disparaissent. Lorsque la sardonyx brille : le feu de Dieu, la tiédeur n’a pas de place. Lorsque la sardoine brille : l’unité de Dieu, l’uniformité est détruite. Lorsque la chrysolithe brille : la foi de Dieu, l’orgueil est confondu. Lorsque le diamant brille : la sagesse de Dieu, les hommes sont déclarés hors de sens. Lorsque la topaze brille : l’espérance de Dieu, la mort recule. Lorsque la chrysoprase brille : la sainteté de Dieu, les normes terrestres deviennent fades. Lorsque la yacinthe brille : l’autorité de Dieu, le joug de l’autoritarisme est cassé. Lorsque l’améthyste brille : la royauté de Dieu, toute idolâtrie cesse.
Ces 12 pierres qui constituent les fondements de la muraille ornaient, sous l’ancienne alliance, le pectoral du jugement du souverain sacrificateur (Ex 28/17,20).
On retrouve 9 de ces pierres à la disposition de l’ennemi avant sa chute (Ez 28/11,19). Les 3 manquantes, la hyacinthe, la calcédoine et l’améthyste, qui représentent respectivement, l’autorité, la gloire et la royauté ont pour noms hébraïques respectivement «Léchèm», «Chévo» et «Arlahmah», dont les valeurs respectives sont 57, 29 et 39.
Le mot «Hamachiyarh», qui veut dire L’Oint, a pour valeur 57, le mot «Kévodo», qui veut dire Sa Gloire, a pour valeur 29 et le mot «Harouarh» qui veut dire L’Esprit, a pour valeur 39. Le Seigneur ne donne à personne l’autorité, la gloire et la royauté.
L’autorité est partie intégrante du Messie, la gloire partie intégrante du Père et la royauté partie intégrante du Saint Esprit.
Notre Seigneur manifeste ces choses mais nul ne peut se les approprier parce qu’elles sont inhérentes à Sa Personne.
La folie de Satan a consisté à vouloir s’élever pour usurper l’autorité, à vouloir la gloire et la royauté, c’est pourquoi le Seigneur l’a précipité de la montagne de Dieu. Cela doit être une leçon pour ceux qui prétendent posséder l’autorité, la gloire ou la royauté de Dieu. Ces pierres précieuses appartiennent à Dieu et à Dieu uniquement.
On comprend alors pourquoi Babylone, la mère des prostituées, prétend avoir le pouvoir, la gloire et la royauté et pourquoi Dieu jugera la grande prostituée (Ap 17).
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