Approche kabbalistique d’interprétation Biblique.

Selon l’Encyclopédie Judaïque, l’Encyclopédie du Judaïsme et d’autres sources, l’approche historique de la Kabbale pour l’interprétation Biblique laisse beaucoup à désirer par rapport à l’interprétation normale du texte. Le kabbalisme peut prétendre que la Bible est la base de toute vérité, mais il s’appuie en même temps lourdement sur l’interprétation mystique qu’il en fait, prétendant même qu’elle prévaut sur les écritures saintes.

Les kabbalistes d’aujourd’hui aiment dire qu’ils sont une élite capable de saisir la subtilité du mysticisme de la kabbale alors que la Bible a été « donnée » par Dieu dans sa miséricorde aux hommes déficients mentalement, pour les « consoler » de ne pas pouvoir intellectuellement ou spirituellement accéder à la compréhension de la Kabbale.

Or, la Bible rapporte en Matthieu 11/25 et 26 « En ce temps–là, Jésus dit : Je te célèbre, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux gens intelligents, et que tu les as révélées aux tout–petits. Oui, Père, parce que tel a été ton bon plaisir. »

La vérité selon les kabbalistes, peut être glanée dans une interprétation mystique des textes Bibliques anciens. Au cours de son histoire, le mysticisme Juif a reflété les tensions entre la tendance à parvenir à la vérité mystique au moyen d’un système ésotérique, l’art d’interpréter les textes, et les enseignements du Talmud qui les considère comme des symboles mystiques, d’un côté, et de l’autre, l’attirance vers des découvertes mystiques originales, par visions, songes, révélations de puissances célestes (anges ou esprits) et réflexions intuitives

Il est à noter que le Talmud http://fr.wikipedia.org/wiki/Talmud n’est qu’un recueil d’interprétations du Tanakh http://fr.wikipedia.org/wiki/Tanakh (ensemble des livres écrits sous l’ancienne alliance) placé au dessus du Tanakh lui-même, appelé plus couramment « tradition » proscrite par Dieu Esaïe 29/13 à 15:

« Son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine. C’est pourquoi je frapperai encore ce peuple Par des prodiges et des miracles; Et la sagesse de ses sages périra, Et l’intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra. Malheur à ceux qui cachent leurs desseins pour les dérober à l’Eternel, qui font leurs oeuvres dans les ténèbres, Et qui disent: Qui nous voit et qui nous connaît? »

Les kabbalistes se voient eux-mêmes comme transmetteurs d’anciens secrets, confiés par les générations passées.

Selon eux, les paroles Bibliques ne signifient pas des réalités essentielles, mais symbolisent d’une manière complexe une voie mystique qui, essentiellement, dépasse les mots.

Dieu aurait donné les Ecritures aux mystiques comme une sorte de dictionnaire de symboles, qu’eux seuls sont capables de comprendre et donc de posséder quelques aperçus de la vérité qui se cache derrière les mots.

Ainsi, les mystiques lisent les Ecritures d’une façon différente, unique, et ils peuvent utiliser Ses symboles – les termes Bibliques – pour exprimer la Voie mystique qu’ils ont entrevu.

Autrement dit, la vérité mystique du texte Biblique est quelque chose que seuls les mystiques sont à même de discerner au moyen de pratiques mystiques.

La signification simple des textes est reléguée au second plan. Un exemple classique en est le commentaire du Pentateuque selon l’interprétation du Zohar, http://fr.wikipedia.org/wiki/Zohar qui n’est rien d’autre qu’un exposé grammatical et historique du texte. Sa « signification » siège dans le regard de celui qui le contemple.

Dans l’Encyclopédie Judaïque, on nous apprend que le sens clair et évident des textes est inférieur à l’interprétation mystique des kabbalistes.

L’auteur du Zohar croit en réalité que, si Dieu avait voulu que la Torah soit une série de récits à prendre à la lettre, alors, lui-même (l’auteur du Zohar) ou ses disciples en auraient confectionné un meilleur texte : Dans le principal recueil du Zohar, … ces interprétations mystiques sont appelées ‘mystères de la foi’ = exégèse fondée sur des croyances ésotériques.

L’auteur du Zohar, dont la confiance était extrême dans la primauté de l’interprétation kabbalistique, a en fait exprimé l’opinion que, si la Torah avait été écrite comme une série de narrations littérales, lui-même et ses contemporains auraient été capables de composer un livre bien meilleur !

Pour les kabbalistes donc, le texte Biblique n’est rien d’autre qu’un symbolisme de vérité supérieure et un commentaire ‘inférieur’ du véritable texte mystique, prétendument révélé par leurs compagnons mystiques : leur attitude vis à vis du Pentateuque et, à un moindre degré, du reste de la Bible, est un corollaire naturel de leur croyance générale dans le caractère symbolique d’un phénomène terrestre…

La Torah devient pour eux l’objet d’une méthode originale et mystique de méditation…

la véritable loi écrite étant complètement invisible pour la perception humaine et se trouvant cachée dans le Parchemin Blanc des rouleaux de la Torah – les lettres visibles n’étant qu’un commentaire de ces textes disparus. Ils affirment, par conséquent, que les lecteurs qui s’attachent au sens superficiel du texte et à ses récits historiques, se font du mal spirituellement. Car les textes apparaissant ‘en surface’ ne sont que les vêtements et non le contenu intérieur qui s’en revêt. Ils disent alors: « Malheur à celui qui ne regarde qu’aux vêtements ! »

Du fait que la Torah a tant de différentes interprétations, les catégories conventionnelles qui en sont : littérale, allégorique, Biblique, mystique… ne servent que de base générale pour la multiplicité des lectures individuelles…

Avec l’herméneutique http://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A9neutique kabbaliste, le nombre des possibilités d’interprétations de la Torah est immesurable : « Dès le 16ème siècle et depuis, s’exprima la croyance très répandue que le nombre de lectures possibles de la Torah était égal à celui des 600.000 Israélites présents sur le Mont Sinaï – autrement dit, que chaque Juif l’approche par un chemin que lui seul peut suivre ».

En vérité : « Les diverses possibilités d’interprétation symbolique de l’Ecriture la changent en un ‘texte ouvert’ porteur d’infinies significations ».

L’Encyclopédie Judaïque continue en soulignant que Sa signification mystique impliquait « la totalité des commentaires possibles de la kabbale, qui interprètent les mots de la Torah comme des références à des événements dans le monde des Sefirot http://en.wikipedia.org/wiki/Sefirot , ou à la relation entre ce monde et les héros Bibliques ».

C’est pourquoi toute interprétation littérale n’est que l’aspect le plus écarté de la Torah : « l’enveloppe qui frappe en premier l’œil du lecteur et a besoin d’être ‘pelée’ pour qu’il découvre les véritables graines de vérité. Il en résulte que les autres couches se révèlent elles-mêmes à cette puissance de vision intérieure, plus pénétrante, qui est capable de découvrir dans la Torah les vérités générales ne dépendant nullement du contexte littéral immédiat.

Ce n’est qu’au niveau mystique du terrain (toujours suivant la comparaison avec la graine et son enveloppe, je suppose) que la Torah devient un corps de symboles mystiques qui dévoilent les processus de vie cachés du Divin et leurs connections avec la vie humaine ». Malheureusement, si nous avons recours à ses diverses interprétations mystiques et subjectives, la Bible peut enseigner absolument n’importe quoi ! Car, loin de le respecter, ces approches amoindrissent le texte sacré. On en trouve un exemple dans le livre de SatiNover , où il cite une interprétation kabbaliste de la Genèse par Nechunya Ben HaKanah : « Selon son point de vue, l’univers n’est pas vieux de quelques milliers d’années, comme semble l’indiquer le texte superficiellement, mais il aurait 15,3 milliards d’années, âge précis auquel on serait arrivé seulement récemment d’après l’estimation des théories astrophysiciennes modernes du ‘Big Bang’ ».

Le problème est que la théorie du Big Bang http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Bang est, selon toute probabilité, incorrecte – et il est scientifiquement impossible de déterminer si l’univers est jeune ou vieux.

Nous avons vu que, d’après la kabbale, le dieu ultime qu’elle propose serait supérieur à Celui de la Bible.

Est-il nécessaire de rappeler cette parole : Esaïe 45/18 :

« Car ainsi parle l’Eternel, Le créateur des cieux, le seul Dieu, Qui a formé la terre, qui l’a faite et qui l’a affermie, Qui l’a créée pour qu’elle ne fût pas déserte, Qui l’a formée pour qu’elle fût habitée: Je suis l’Eternel, et il n’y en a point d’autre. »

Si nous essayons de comprendre la Bible en la lisant de façon normale et littérale, alors, selon les kabbalistes, nous nous retrouvons avec une compréhension inférieure de Dieu, de la révélation, du salut, de Sa réalité, etc. parce que nous en avons sacrifié la vérité mystique et cachée.

Ils disent qu’une interprétation littérale n’est pas forcément fausse, mais qu’elle est inférieure et incomplète ; qu’il existe une dimension plus élevée de la connaissance de Dieu que celle que nous pouvons trouver dans le texte littéral de la Torah...

On nous dit donc que la vérité mystique de la Torah est supérieure à son sens littéral (ce qui est une sérieuse tromperie) ,

Le Zohar peut abandonner le sens littéral d'un vers ou au contraire, employer la technique littérale mystique, car le but est de pénétrer, d’ouvrir le contenu secret d’un mot, mettre à jour son essence divine.

Les kabbalistes prétendent que la Thora a des pouvoirs magiques parce qu’on peut utiliser chacune de ses lettres avec une révélation mystique ( bien entendu, seulement réservé à l’élite kabbalistique)

Je me permets de faire une petite parenthèse : lorsque nous lisons la Bible, éclairés par le saint Esprit, conformément à la volonté de Dieu, il n’est pas rare que Celui qui a inspiré ses auteurs nous accorde la grâce du « rhéma » de sa Parole. Sans l’Esprit du Dieu de la Parole, la Bible serait une lettre morte. Je vous recommande (non exhaustivement) la lecture d’un ouvrage excellent « au puits de Jacobs » de Jacques Charrat-Boutique http://www.emeth-editions.com/auteurs/charrat/charrat.htm#lpuit ainsi que la navigation sur le site de Paul Ghennassia pour s’y régaler des études bibliques à travers la connaissance hébraïque des textes http://www.bethyeshoua.be/html/etudesbibliques.htm

Le but de la Kabbale, serait alors, d’élargir les dimensions de la Torah et le transformer de la loi du peuple d'Israël, au sein de la loi secrète intérieure de l'univers...

Selon les principes mensongers kabbalistiques, l’étude de la vie à travers la Thora est la voie la plus sûre pour rencontrer Dieu.

Or, C’est par Christ que nous pouvons avoir accès à Dieu, il est le seul médiateur, le seul chemin et aussi la Parole faite chair !

La subtilité est colossale.

La Torah ne serait pas simplement la loi mais la loi cosmique, un plan de création. Le Zohar illuminerait l'aspect cosmique de Torah ce qui renforcerait la tradition et la transformerait en même temps. On retrouve-là, sans user de trop de discernement, la signature de Satan qui se déguise en ange de lumière. (2 corinthiens 11/14) Les lecteurs kabbalistiques de la Thora sont alors pressés de regarder sous le vêtement de la Loi divine, ce qui correspond au remplacement de la théologie http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ologie par la théosophie http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9osophie .

Le kabbaliste Moïse Cordovero http://fr.wikipedia.org/wiki/Tomer_Dvora nous dit que "ceux qui créent constamment de nouvelles interprétations de la Thora les moissonnent" - c'est-à-dire qu’il s’acquièrent la puissance du Dieu créateur. (Cordevo propose carrément une méthode pour imiter Dieu)

Or il y a une contradiction monumentale, car en effet, plus les kabbalistes s’enfoncent dans l’égarement de la kabbale, et plus ils s’éloignent de la vérité des écritures (donc de Dieu)

L’approche kabbalistique de l'interprétation biblique annule graduellement la signification des Saintes Ecritures Quand nous comparons les deux, nous voyons que le texte littéraire de la Bible est remarquablement cohérent et cohésif, tandis que les interprétations kabbalistiques sont contradictoires et clairement subjectives. Les kabbalistes recherchent par intérêt égocentrique ce dont ils ont besoin dans la Parole en évitant ou sabordant les exigences de Dieu.

J’aimerais copier entièrement le 119ème Psaume, tant chaque verset est important.

«Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, Qui marchent selon la loi de l’Eternel!

Heureux ceux qui gardent ses préceptes, Qui le cherchent de tout leur cœur,

Qui ne commettent point d’iniquité, Et qui marchent dans ses voies!

Tu as prescrit tes ordonnances, Pour qu’on les observe avec soin.

Puissent mes actions être bien réglées, Afin que je garde tes statuts!

Alors je ne rougirai point, A la vue de tous tes commandements.

Je te louerai dans la droiture de mon cœur, En apprenant les lois de ta justice.

Je veux garder tes statuts: Ne m’abandonne pas entièrement!

Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d’après ta parole.

Je te cherche de tout mon cœur: Ne me laisse pas égarer loin de tes commandements!

Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi."

Une partie de la kabbale, dite philosophique n’est pas enclin au mysticisme ou à l’herméneutique. La kabbale y est atténuée ou mieux encore, a annulé tous les éléments primordiaux dans le courant dominant kabbalistique, ainsi que la théurgie des commandements http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9urgie et l’eschatologie messianique.

Pour cette raison, les représentants de la kabbale philosophique ne sont jamais devenus influents dans la théologie juive.

Toutefois, quand bien-même cette kabbale est en apparence plus soft, n’oublions pas que Paul nous a fait cette recommandation, inspiré par Dieu : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie au moyen d’une philosophie trompeuse et vide, selon la tradition des humains, selon les éléments du monde, et non pas selon le Christ » Colossiens 2/8

INFLUENCE KABBALISTIQUE

Afin qu’il n’y ait pas de confusion ou d’amalgame, je tiens aussi à préciser que les études faites par des chrétiens ou juifs messianiques sérieux concernant le code de la Bible qui reste un outil d’enseignement ( Christian Pellone par exemple ou Paul Ghennassia) n’ont aucune commune mesure avec le code kabbalistique !

L'Encyclopédie Judaïque révèle : « L'influence de la kabbale a été grande, car elle a été une des forces les plus puissantes ayant affecté le développement intérieur de Judaïsme, tant horizontalement qu’en profondeur. »

Les historiens juifs du dix-neuvième siècle, en examinant le rôle significatif de la kabbale, ont considéré qu’elle a eut une influence négative voir catastrophique sur le peuple juif, même si l'évaluation historiographique* juive du vingtième-siècle a été beaucoup plus positive * http://209.85.129.104/search?q=cache:xKXREry4e60J:fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27histoire+historiographique&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=1 ... .

La kabbale a représenté une tentative théologique, avec une perspective du monde essentiellement mystique dans la structure de Judaïsme traditionnel sans changer les principes fondamentaux et les normes comportementales de ce dernier. Pendant environ trois cents ans (approximativement de 1500 à 1800) on a largement considéré la kabbale comme étant la vraie théologie juive, sur laquelle étaient comparées toutes les autres approches. La kabbale influençait la vie du peuple juif dans 3 domaines : - la prière - la tradition - l’éthique La kabbale pouvait donc avoir une influence illimitée dans la vie du peuple juif.

Rien de surprenant qu’elle soit encore aujourd’hui prédominante en Israël ; seule la révélation du Messie d’Israël purifiera la vue spirituelle du peuple juif.

Beaucoup de concepts kabbalistiques ont été eux-même imprégnés par les croyances populaires ou païennes , comme par exemple la doctrine du péché original de l'homme comme étant la cause d'une rupture dans les mondes supérieurs, la croyance en transmigration d'âmes, les enseignements kabbalistiques du Messie, ou la démonologie de la dernière kabbale.

Partout dans la Diaspora http://fr.wikipedia.org/wiki/Diaspora_juive , le nombre de coutumes dont les origines étaient kabbalistiques était énorme; plusieurs ont été tirées directement du Zohar et plusieurs autres de la tradition Lurianic http://en.wikipedia.org/wiki/Isaac_Luria

COMMENT COMPRENDRE LA CABALE

Comme nous l’avons vu précédemment, la kabbale n'a aucune commune mesure avec les valeurs numériques de la Bible. Pourtant, tout est fait pour laisser croire depuis le début de l’histoire de la kabbale jusqu’à aujourd’hui, qu’il y a un code secret dans la Bible, qui ne peut être révélé qu’aux initiés matures.

La kabbale est elle-même la source de la croyance de cette fabulation.

Le Sefer Yetsirah http://fr.wikipedia.org/wiki/Sefer_Yetsirah expliquerait comment Dieu a créé le monde au moyen des 22 lettres de l’alphabet Hébreu et des 10 Sefirot http://en.wikipedia.org/wiki/Sefirot (le monde à l’intérieur des mondes qui aurait fabriqué l’Arbre de Vie cosmique).

.../.. à suivre