Bachar El-Assad peut être content. Nicolas Sarkozy a quitté Damas après avoir réintégré la Syrie dans le clan des "nations civilisées" devant les médias du monde entier, et le dictateur syrien n'a cédé sur rien. Ni sur l'Iran, ni sur le Liban, nii sur le Hezbollah. Assad s'est même permis le luxe - et l'insolence - à peine le président français envolé, d'accorder une interview à la chaîne Al-Manar appartenant au Hezbollah: "Le soutien au Hezbollah ne sera pas remis en question, je n'ai pas de cadeau à faire aux Occidentaux!", Kouchner doit se dire déçu...

Et pour corroborer ce soutien au Hezbollah, le journal égyptien Al-Ahram révélait ce matin qu'un rapport de l'ONU fait état "d'un armement massif et continu du Hezbollah par la frontière libano-syrienne". Selon ce dernier rapport, le Hezbollah aurait déjà déployé des missiles anti-aériens au nord du fleuve Litani, qui peuvent atteindre la plupart des villes israéliennes". Par ailleurs, "le Hezbollah disposerait d'un arsenal militaire qui lui permettrait de livrer une longue guerre à Israël"

L'ONU avertit "qu'en cas d'attaque israélienne sur les installations nucléaires iraniennes, Téhéran pourrait également utiliser le Hezbollah pour viser Israël".

Le Hezbollah se sent d'ailleurs tellement sûr de lui que Hassan Nasrallah a annoncé ce soir dans un discours "que son organisation se vengera de la mort d'Imad Mourgnieh à la fin du mois du Ramadan".