NDLR : A rapprocher de l'article rapporté sur notre site ainsi que de la récente affaire Chantal Sébire

Une nouvelle affaire sur la fin de vie occupe l'espace médiatique peu avant la rentrée politique, comme pour éviter de relâcher la pression sur les élus. Rémy Salvat, un jeune homme lourdement handicapé, a mis fin à ses jours après avoir demandé au Président de la République de l'autoriser à mourir. Son acte serait la conséquence de la réponse négative du Chef de l'Etat accusé de ne pas lui avoir « laissé le choix. »

Une nouvelle fois, le malaise est là face à la manipulation des émotions, à l'étalage du privé dans l'espace public et à la déformation de la vérité comme dans l'affaire Sébire. On en vient à nouveau à réaffirmer la prétendue existence d'un droit naturel à mourir, comme on désinforme sur l'existence des unités de soins palliatifs. Dans ce débat tronqué, une seule voix étant médiatisée, n'y a-t-il pas une manipulation de la démocratie. Est-ce au Président de la République de répondre à des demandes de mort ? Plus encore, quand il répond par la négative, est-il légitime de refuser son opinion au motif qu'elle serait conservatrice ? La question implicite est de savoir si la position des opposants à l'euthanasie doit être expulsée du débat public au seul motif qu'elle serait sous-tendue par des considérations chrétiennes ?

>>> lire la suite