NDLR. C'est dans ce même pays que les participants aux gay prides affichent sans pudeur et sans répression leurs débordements... alors que les enfants eux, sont condamnés pour des gestes sans mauvaises intentions consciente. Plutôt que d'éduquer et d'enseigner le respect de l'autre, ils répriment et condamnent! Au secours ! Ils sont devenus fous !
Par crainte des procès intentés par les parents, les autorités scolaires appellent la police au moindre « attouchement » dans la cour de récréation.
Randy Castro avait six ans quand il a donné une tape sur les fesses à une fille de sa classe, Katherine DeLeon. Ils s'amusaient dans la cour de récréation de l'école primaire de Potomac View, dans la banlieue de Washington. Cela n'a pas plu à la petite fille.
Elle a dénoncé Randy à la maîtresse. L'institutrice a emmené le gamin chez le principal. Le principal a vite pesé la gravité de l'offense : il a appelé la police. Il a aussi rédigé un rapport qui restera pour toujours dans le dossier scolaire de l'enfant. Son titre : « Attouchements sexuels contre un étudiant, comportement odieux. »
Dans l'Amérique pudibonde, Randy Castro n'est pas un cas isolé. À New York, une directrice d'école a interdit à ses élèves de se toucher pour se dire bonjour. Au Texas, un garçon de 4 ans qui avait un peu trop pressé son visage contre la poitrine d'une assistante maternelle a été accusé de harcèlement sexuel. L'an dernier, 255 élèves du primaire ont été suspendus en Virginie pour des « contacts physiques inappropriés » avec un autre élève. Dans le Maryland, on dénombre 166 cas identiques, concernant 22 élèves en cours préparatoire, 16 au jardin d'enfants et trois… à la crèche.
Un directeur d'école n'est censé appeler la police qu'en cas d'incident « impliquant armes, alcool ou drogue, blessure volontaire ou autre infraction sérieuse ». Dans le cas de Randy, des psychologues ont souligné qu'« il est impossible qu'un enfant de son âge comprenne ce qui lui arrive ».
Mais les autorités scolaires ont tellement peur des procès qu'elles appliquent sans discernement la « tolérance zéro ». Dans les années 1990, la Cour suprême a confirmé la responsabilité des établissements qui manqueraient à l'obligation de mettre fin au harcèlement sexuel, généralement défini comme toute « pression ou contact jugé indésirable par la victime ».
Le Washington Post, qui a relaté l'histoire de Randy, a organisé la semaine dernière un forum avec des responsables éducatifs sur son site Internet. Une mère de famille y témoigne en ces termes : « Ma fille de cinq ans a été harcelée sexuellement par un garçon du même âge au début de l'année scolaire. Il l'a prise dans ses bras et l'a embrassée alors qu'elle ne le voulait pas. J'ai été extrêmement contrariée que le principal ne le suspende que pour une semaine. J'avais demandé son renvoi. J'ai aussi voulu porter plainte à la police. Devant leur refus, j'attaque au civil en dommages et intérêts. »













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